Publié le 3 Mai 2017

Toute première fois

Premier cri, premier sourire, premier mot, premier pas, première rentrée, première bagarre, première fierté, premier amour, premier baiser, premier chagrin, première victoire...

A toutes ces premières fois qui construisent patiemment l'humain, il ne faudrait pas oublier d'ajouter cette première fois où elle est revenue à la maison après avoir coupé ses cheveux. Un peu fébrile, à la fois excitée et inquiète, fière d'être elle même et pas très sûre encore de ne pas déplaire.

Alors quelle déception quand l'accueil est hostile, dévalorisant, ou pire encore, indifférent.

Est-ce qu'il n'est jamais arrivé, qu'un père ou une mère se moque de son enfant qui vient de faire ses premiers pas debout? Est-ce qu'ils s'amuseraient de ce premier chagrin d'amour? Est-ce qu'ils ne seraient pas fier de leur enfant qui vient de partir sur son vélo débarrassé des petites roues?

Choisir ses vêtements, choisir ses idoles, prendre possession de son corps et de son image, c'est aussi un pas, tout comme abandonné sa chevelure d'enfant, affirmer sa personnalité, trancher avec le passé et faire un pas de plus vers l'avenir.

Peu importe la coupe après tout, il y en aura d'autres. L'important c'est de voir cette jeune fille devenir jeune femme, cette personnalité s'affirmer et soutenir cette fierté d'être soi même.

Gif: Shisheido

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 3 Mai 2017

Photo: Peter Basch

Photo: Peter Basch

Je t'ai rencontrée par hasard,
Ici, ailleurs ou autre part,
Il se peut que tu t'en souviennes.
Sans se connaître on s'est aimés,
Et même si ce n'est pas vrai,
Il faut croire à l'histoire ancienne.
Je t'ai donné ce que j'avais
De quoi chanter, de quoi rêver.
Et tu croyais en ma bohème,
Mais si tu pensais à vingt ans
Qu'on peut vivre de l'air du temps,
Ton point de vue n'est plus le même.

Cette fameuse fin du mois
Qui depuis qu'on est toi et moi,
Nous revient sept fois par semaine
Et nos soirées sans cinéma,
Et mon succès qui ne vient pas,
Et notre pitance incertaine.
Tu vois je n'ai rien oublié
Dans ce bilan triste à pleurer
Qui constate notre faillite.
" Il te reste encore de beaux jours
Profites-en mon pauvre amour,
Les belles années passent vite."

Et maintenant tu vas partir,
Tous les deux nous allons vieillir
Chacun pour soi, comme c'est triste.
Tu peux remporter le phono,
Moi je conserve le piano,
Je continue ma vie d'artiste.
Plus tard sans trop savoir pourquoi
Un étranger, un maladroit,
Lisant mon nom sur une affiche
Te parlera de mes succès,
Mais un peu triste toi qui sais
" Tu lui diras que je m'en fiche...
que je m'en fiche..."

Texte: Léo Ferré

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Divers & variés

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Publié le 1 Mai 2017

Roberta Carrese

Roberta Carrese

Peut être que les gens ne se posent pas vraiment la question...? S'ils le faisaient, la première étape serait de consulter un dictionnaire. Là, ils apprendraient que la féminité pourrait être un ensemble de caractères psychologiques, morphologique ou comportementaux que l'on considère comme spécifiques aux femmes. 

Bon, je suis d'accord, ça ne nous avance pas beaucoup beaucoup. Néanmoins, si on approfondi la recherche, on ne trouvera nulle part que la longueur des cheveux soit un trait spécifique des femmes et par conséquent que cela est un quelconque rapport avec la féminité. CQFD.

Parce que j'en connais, des femmes, à la beauté délicate, à la morphologie sans équivoque, au style raffiné, au caractère subtil, qui depuis bien longtemps ont renoncé aux boucles dorées de leur enfance. J'en connais, qui n'ont pas de scrupules ni d'états d'âme à tondre leurs cheveux qui je ne sais par quel subterfuge, seraient devenus au fil des siècles LE symbole même de la féminité.

La féminité ne peut que difficilement se définir, chaque individu étant unique, chaque femme en a elle même sa propre définition. Et celles qui aiment avoir les cheveux courts ne sont certainement pas celles qui en possèdent le moins.

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Publié dans #Humeurs

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Publié le 29 Avril 2017

Photo: Jeff Todd

Photo: Jeff Todd

Vous les croisez peut être chaque jour, vous les appréciez, ou les détestez, vous jugez, vous commentez. Vous vous dites sans doute qu'elles sont bien masculines pour des filles, ou bien vous êtes toujours à vous demander à qui vous avez affaire, fille ou garçon?

Ça vous trouble, ça vous gène ou tout simplement cela vous laisse indifférent(e)? Et après tout, cette indifférence est un moindre mal...

C'est son allure de merveilleux androgyne qui d'abords appelle le regard. Un corps d'éphèbe, noyé dans des vêtements larges, un visage lisse et bien sur des cheveux très courts. Naïvement on pense que la fille est de celles qui n'ont pas froid aux yeux et s'embarrassent peu du conformisme féminin. Mais parmi ces filles là, il y a des âmes errantes, qui mènent des combats de Titans parfois pour accepter leur corps. Et cette lutte est secrète...

Comment imaginer cet affrontement s'il n'y avait parfois quelques indices, semés par l'intéressé... Il parle de lui au masculin et emploi sans se tromper le pronom de ce genre. Le contraste est frappant, on croit au lapsus... et puis non, au long de la conversation la chose se confirme. Une conversation où la voix de basse, un peu grave sonne à l'oreille elle aussi comme un indicateur. Je la trouve sexy, moi, cette voix qui affuble le tomboy. Justement, le style, lui aussi, s'il se voulait sans genre, il est tout de même masculin, subtilement, intentionnellement.

Je me suis laissé prendre... Je m'étais trompé parce que je ne voyais que la femme androgyne aux cheveux courts, de celles qui me séduisent par leur allure et leur caractère. Mais je n'y étais pas. Pourtant le charme a opéré et l'affection demeure pour ces garçons "manqués" qui se battent chaque instant pour réparer ça.

 

 

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Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 28 Avril 2017

Cara Delevingne

Cara Delevingne

On dira ce qu'on veut et je ne sais pas ce qu'en pensent les autres, mais moi je trouve ça toujours douloureux. Enfin, moche quoi!

A mes yeux, la peau du crâne rasée a cette pâleur morbide qui n'inspire rien de bon et l'aspect visuel d'un oeuf dur fraîchement débarrassé de sa coquille. Mais bon! Je sais aussi, que cette apparence est éminemment temporaire et qu'au bout d'une semaine déjà, quelques millimètres de cheveux changent tout.

N'empêche! Qu'on y soit contraint par la maladie ou par le réalisme requis d'un scénario, c'est tout de même courageux. Enfin... 

En ce moment, actrice, chanteuse, modèle... c'est à qui fera le plus joli buzz ( jeu de mot! ) Alors bien sûr, il y a toujours quelque part un retour attendu sur cet investissement personnel.

Evidemment quand on s'appelle Cara Delevingne, Kristen Stewart ou Katy Perry, c'est plutôt excitant ce genre d'excentricité, mais c'est rarement gratuit.

Le crâne rasé de miss Delevingne, aussi moche soit-il, sera peut être le gage d'une récompense consacrant son passage des podiums de la mode vers les écrans de cinéma. En attendant, si elle voulait bien l'assumer, outre le bénéfice d'une expérience personnelle enrichissante, elle donnerait un bel exemple et peut être même du réconfort, à toutes celles qui n'ont rien demandé et qui ne peuvent pas faire autrement...

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 27 Avril 2017

Photo: Txema Yeste

Photo: Txema Yeste

Je la connaissais depuis de nombreuses années, mais Alice était unique en son genre.
C'était une sorte d'équation insoluble, composée de multiples termes, sans jamais aboutir à un seul résultat : Elle. Alice était tout, sauf elle-même. La seule chose qui était constante dans cette étrange composition, c'était ses cheveux, portés souvent très courts. Une nuque impeccable pour une peau claire, visible aux yeux de tous, et de petites oreilles dégagées, toujours à l'affut. 

C'était une ronde de personnages, des rôles dans des situations données, des nombres évoluant dans un espace. Des cartes tirées du paquet et abattues au moment voulu.
Un genre de signe, une ligne sans fin ; une couleur, le noir, puisqu'il n'en était pas une. Elle n'était pas, tout simplement, et n'existait qu'à travers ses personnages. 

Tour à tour, Alice était Armande : un crâne fraîchement rasé pour un skin fade, suivi d'un imper en cuir noir pour un côté sévère. On la dévisage, avec son côté aryen, ses cheveux blonds et ses grands yeux bleus. Il n'en était rien, et elle voguait très loin de ces idées.  Un jour arrivait Liz, avec un blazer long, une touche de maquillage pour rehausser une féminité dissimulée, avec une coupe au bol pour un air plus délicat. Si elle ne voulait pas être une grande fille, elle serait un petit garçon : c'était Clémentine, un jean un peu large, les cheveux ébouriffés plus ou moins coiffés, et une paire de converses pour un t-shirt à col rond. 

Pessimiste et optimiste, solitaire et entourée, patiente et exaspérée, engagée et je m'en foutiste, indécise et déterminée. Tout et son contraire. Une équation caméléon.
Tel était son malheur et sa chance : ne pas savoir ce qu'était qu'être soi.  En contrepartie, elle pouvait se permettre d'être autre, de jouir d'une liberté illimitée en s'autorisant à être une foultitude de personnes. Femme un jour, homme un autre, les deux ou aucun. La seule chose qu'Alice mettait un point d'honneur à conserver, c'était ses cheveux. Jamais longs, toujours courts. 

Texte: Marie C.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Chronique de Marie

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Publié le 26 Avril 2017

Photo: ©jeaneg

Photo: ©jeaneg

Après avoir héroïquement franchie cette étape décisive, laissant sur le carreau d'un salon de coiffure, les mèches blondes de son enfance, la femme aux cheveux courts, libérée, fière et confiante, rencontre rapidement ce que toutes connaissent bien, cette addiction sournoise et irrésistible, qui va la pousser à chaque rendez vous à couper davantage ses cheveux déjà courts.

Parfois même, tellement habituée au charme de sa petite tête et au plaisir trouble de sa nuque bien tondue, elle se laisse entrainer à l'excès, encourant, elle le sait d'avance, les foudres de son entourage...

Et puis un jour, plus ou moins long à venir, arrive une envie de voir ce que cela pourrait donner s'ils étaient un peu plus longs.... Elle laisse passer un rendez vous, puis deux, mais n'en peut pas d'avantage, se trouve un autre coiffeur, tente une coupe plus longue, pour voir ... 

Elle essaie de se convaincre, déclare à la cantonade qu'elle arrête, qu'elle a décidé de les laisser pousser, fanfaronnade destinée à l'encourager à ne pas renoncer.

Finalement, après quelques mois, plutôt fière de sa volonté de fer, elle retrouve des bouclettes et une épaisseur qu'elle avait oubliée... Mais aussi une image qui, si elle reçoit l'approbation du reste du monde, ne l'excite pas plus que ça. Et puis... les beaux jours reviennent.

Alors, sans rien dire à personne, elle retrouve son coiffeur, le vrai et comme souvent, la rechute est encore plus sévère. Finies bouclettes et ondulations, elle se redécouvre, les tempes un peu "blanchies", la nuque bien rasée, le dessus follement ébouriffé et dans la tête cette phrase désormais culte qui la fait sourire :  "Ma mère va me tuer!"

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 24 Avril 2017

J'en reviens pas

J'en reviens pas, mais je ne m'en plains pas hein?C'est juste que si on prend un peu de recul, il apparait tout de même assez extraordinaire de voir avec quelle facilité les femmes aux cheveux courts ont pu s'approprier et en si peu de temps, un style clairement réservé jusqu'alors. 

Et je le vois comme un signe intéressant d'une sorte de course de fond entre filles et garçons pour démontrer que plus rien n'est acquis et que, question de style, on peut toujours tout se permettre. 

C'est vrai, cet accès à ce style de coupe de cheveux me donne toujours le sentiment d'une égalité plus proche. Je parcours souvent les médias sociaux, les supports d'images comme Tumblr ou Pinterest et je vois de plus en plus de "fade", de "low-fade" et de "skin fade" adoptés par les femmes. Et je ne peux m'empêcher de penser que c'est là une façon d'adoucir radicalement une certaine forme de virilité qui pourrait monter inconsidérément à la tête des mâles.

 

J'en reviens pasJ'en reviens pas

C'est marrant tout de même, ces voies détournées que peut emprunter l'évolution pour amener les femmes et les hommes sur le même plan, non?

Photos: Pinterest

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 22 Avril 2017

Tu te trompes si tu crois qu'il faut attendre, si tu penses qu'on te respectera un jour, si tu espères que ce droit sera acquis pour toujours. La lutte est quotidienne et le sera à jamais...

Tu la vois, dans la rue, cette fille qui ne te ressemble pas. Eh bien elle n'attend rien, de personne. Elle ne se demande pas si c'est bien ou pas d'avoir des tatouages sur sa peau, elle ne semble pas craindre le regard des autres... Son corps ne la gène pas, au contraire il la libère. Mais ne te trompe pas. Elle est assez jolie pour séduire qui elle veut. Elle pourrait, elle aussi, jouer le jeu des dupes, avoir les cheveux longs, porter une robe et compenser les appâts qu'elle n'a pas par d'autres subterfuges. N'en doute pas, elle y parviendrait.

Au lieu de ça, elle préfère être elle même. On lui dit "garçon manqué", elle répond mauvais garçon, on lui dit que ses cheveux sont trop courts, elle va les faire tondre et raser. Trop courts pour qui, trop courts pourquoi? Est-ce qu'on dirait ça à un garçon? Eh bien elle est garçon! Et comme les garçons, elle fait ce qui lui plait, elle aime qui lui plait, elle s'habille comme ça lui plait et fait couper ses cheveux comme elle veut.

Photo: Krawa de La Rochelle

 

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 21 Avril 2017

Around the World - Julie en Grèce

Julie c'est un peu le grand reporter du blog. Toujours par monts et par vaux, elle n'hésite pas à pousser la porte d'un salon, où qu'elle se trouve, pour entretenir sa coupe. Après Los Angeles, d'abord avec l'exceptionnelle Alana Lucia, puis avec Richelle Justine toujours chez Blind Barber, la voici au repos quelques jours en Grèce.

Ce n'était pas vraiment prévu, mais en visitant le marché de Ermioni, charmante cité antique des bords du Péloponnèse, ce salon pour hommes lui a semblé parfait pour un petit coup de tondeuse et Julie aime bien faire "au feeling". 

Around the World - Julie en Grèce

Pas grand monde ce matin là, en quelques gestes elle est parvenue à faire comprendre au coiffeur qui ne parle ni l'anglais ni le français, ce dont elle avait besoin. Pas de "super fade", pas d'extravagances, juste un bon "rafraîchissement" pour ne pas rentrer hirsute à Paris. 

Around the World - Julie en Grèce

Photos: Julie M.

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Publié dans #Over the World

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