Publié le 23 Octobre 2016

Je te donne...

Est-ce que c'est du courage? Est-ce que c'est de l'inconscience? Comment, pourquoi... toutes ces questions qui font le désespoir de tant de gens.

Pourtant, fondamentalement le principe est simple. Il a d'ailleurs été mis en avant par plusieurs enfants, sans doute plus évolués que le reste de la population, qui un jour dans leur toute jeunesse ont pris conscience qu'il possédaient un trésor inépuisable qui souvent manquait à d'autres. Tout naturellement donc ils ont décidé de le partager. Ainsi ils laissèrent pousser leurs cheveux plus que la norme, dans le seul but de les couper lorsqu'ils auraient atteint une longueur suffisante pour être utilisés à fabriquer des perruques pour d'autres enfants qui, malades, se retrouvaient sans poils sur le caillou. N'est-ce pas là un bel exemple? 

Evidemment, venant d'enfants, cet acte reste touchant. 

 

Je te donne...

Il faut croire qu'en grandissant, l'humain perd aussi cette faculté à voir les choses dans leur simplicité. Sauf quelques uns, heureusement.

C'est encore plus remarquable, comme avec les enfants, lorsque cet altruisme est pratiqué par une belle femme qui peut se sentir particulièrement "gâtée par la nature". Bon évidemment, la charité souvent passe après un intérêt particulier. Là par exemple, ce mannequin imagine certainement donner un coup de "boost" à sa carrière en se démarquant de ses consoeurs. Bien vu, ça marche presque à tous les coups. Mais là où c'est encore plus intelligent, c'est quand on "justifie" ce geste en faisant don de ses cheveux coupés à un des nombreux organismes qui viennent en aide aux personnes en traitement qui ont perdus les leurs. Là, ça cloue le bec à tout le monde!

Je te donne...

Mais qu'on soit mannequin polonais ( comme Karolina "Cléo" Cwiek ) ou pas, plutôt que du courage ou de l'inconscience, c'est de la grandeur d'âme qu'il faut, malgré l'apparente inconséquence du geste, pour se priver "momentanément" de cette chevelure toujours aussi importante aux yeux du plus grand nombre... 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 20 Octobre 2016

Nécessairement

J'ai cherché des synonymes pour exprimer au mieux cet impératif besoin qu'on certaines femmes aux cheveux courts, d'avoir toujours les oreilles et la nuque parfaitement dégagées. Immanquablement, fatalement, forcément, inévitablement, obligatoirement... c'est une liste assez longue. Mais cela montre à quel point, dans certains cas, l'addiction est forte. Difficile par contre de savoir vraiment quelles sont les racines de cette irrépressible envie.

Le style, bien sûr. Avoir du style quand on est femme aux cheveux courts, nécessite une attention de chaque instant. Pire, ce genre de coupe, ne peut absolument pas se justifier d'un simple aspect pratique. Ici "shorthair care" et à mort même.

 

Nécessairement

Ensuite il y a les sensations. Celle d'abord du plaisir que procure un mode de vie différent, si comme Alex, non contente de cultiver un corps abondamment tatoué, vous êtes passionnée par la mécanique et que pour vous les seuls salons de coiffure valables sont des "barbershop".

Après, il y a d'autres émotions. Celle qui naissent lorsque vous voyez une tête que vous aimez bien, la votre, se métamorphoser sous les lames tièdes de la tondeuse d'un professionnel, mettant la peau à nue, sculptant la matière et fondant un dégradé comme un peintre estompe une ombre.

Et puis pour finir, ce plaisir tout personnel, presque intime, qui fait frissonner vos cervicales lorsque vous passez la main, enfin, sur votre nuque fraîchement rasée et que vous jouez avec votre chevelure, un peu folle, qui contraste pas sa longueur et sa couleur, avec ces contours rigoureux.

Nécessairement

Et là, on comprend, pour certaines femmes aux cheveux courts, ce que "nécessairement" signifie. Lorsqu'au bout de 3 semaines, elles commencent à être impatientes de l'heure du rendez vous, lorsque sous les doigts le velours s'épaissit, que le contraste est chaque jour moins net... IL FAUT aller chez le coiffeur, immanquablement, fatalement, forcément, inévitablement, obligatoirement...

Photos: Robert Braid

Modèle: Alexandra Markham

Coiffeur: Braid Barbers

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Portrait

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Publié le 19 Octobre 2016

“Le talent et le goût ne suffisent pas, seul le style compte.”

Elisa et Cannelle forment un couple de jeunes femmes comme il en existe des milliers. L'une et l'autre sont femmes aux cheveux courts et assez fières de l'être parfois, contre les avis grincheux de l'entourage...

Elles l'étaient avant de se trouver, sans chercher à cultiver un genre plutôt qu'un autre. Les cases, les catégories, ça les ennuie. Elles ne revendiquaient rien d'autre que d'être elles mêmes et depuis toujours ne s'imaginent bien qu'avec les cheveux courts.

C'est la rencontre de ces deux envies qui va, petit à petit forger leur style, leur faire ré-inventer un étonnant glamour, un féminin élégant et ambigu. Les cheveux courts comme un art de vivre.

“Le talent et le goût ne suffisent pas, seul le style compte.”“Le talent et le goût ne suffisent pas, seul le style compte.”

C'est Elisa la plus acharnée, la plus attentive à avoir une coupe toujours millimétrée, la nuque et les tempes toujours bien tondues. Un style exigeant, mais par chance sa coiffeuse est une amie et la coupe chaque 3 semaines est à un prix raisonnable.

“Le talent et le goût ne suffisent pas, seul le style compte.”“Le talent et le goût ne suffisent pas, seul le style compte.”

Mais Cannelle n'est pas en reste. Elle a abandonné sa coupe au carré de jeune fille et elle qui n'aime pas tellement aller chez le coiffeur a finit par confier sa coupe à son âme soeur. Et comme toujours, ce que l'on aime, on le fait bien. Cannelle râle, tempête, discute, se plaint, de peur de ne pas se plaire, mais elle se rassure dans le regard d'Elisa. Ainsi, après le carré et le wedge, petit à petit les pattes et le bas de la nuque se sont effacées sous la tondeuse d'Elisa, puis résolument, parce que c'est le style qu'elle aime, Cannelle a finit par adopter la coupe au bol.

“Le talent et le goût ne suffisent pas, seul le style compte.”

Et voilà que ces deux amoureuses des cheveux courts, de leur goût respectif, font une conjugaison dans un style affirmé, jeunes "dappers" à la nuque fraîche, androgynes sans l'être vraiment, séduisantes, troublantes et finalement glamour.

Photos: Cannelle et Elisa

Instagram: @stand.hight et @el.llee

Citation: Pierre Cardin

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Portrait

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Publié le 17 Octobre 2016

©jeaneg

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N'écoutez pas les autres, celles et ceux qui jugent, qui tranchent et qui condamnent. Ne croyez pas ces idées folles qui sont colportées par les esprits étroits et jaloux.

On vous dira que je suis mal dans ma peau, que je me prend pour un homme et que j'aime les femmes, que c'est un trouble de la personnalité, une manière de faire fuir les garçons, un renoncement, un suicide de ma féminité et encore plein de mots cruels...

Je suis comme je suis et j'ai fait bien du chemin, seule et sans peur, malgré tout cela. J'avais cette envie depuis petite, j'avais ce besoin d'être différente, hors du cadre. Pas excentrique, pas provocatrice, juste moi même. Je savais bien que ce serait comme ça que je me plairai.

Aujourd'hui, mes cheveux courts font l'éloge de ma féminité et ne trompent que celles et ceux qui veulent bien être trompés sur mon genre. Qu'importe qui me séduit, j'aime ces regards qui se tournent vers ma nuque quand elle est tondue, j'imagine ces murmures de désir, ces envies de baisers aux creux de mes cervicales. Je suis comme je suis, ne cherchez pas de raisons à mon plaisir d'être sans artifice.

J'aime la netteté de ces multiples détails, mes oreilles nues et le velours des cheveux ras. Je m'amuse de l'ambiguïté qui trouble les regards, j'aime les caresses de mes doigts qui s'exaspèrent sur mon cou, je frissonne de ces sensations et à peine mes cheveux coupés, songe déjà à la prochaine fois avec envie...

Ne cherchez pas, ne jugez pas. Je suis comme je suis, assez fière de moi pour sourire de ces mines déboussolées qui ne veulent pas comprendre que chacune peut dessiner sa féminité à sa guise. 

* Je suis comme je suis - Jacques Prévert

©jeaneg

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Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 16 Octobre 2016

Emma qui?

Alors voyons... Emma Stone, oui une actrice connue pour apparaitre partout sur le tapis rouge, mais dont personne n'est capable de citer un film... Ah si! Ben oui bien sûr... Emma Stone c'est l'éternelle fiancée de Spiderman. C'est ça non? je me trompe?

Eh ben figurez vous que pour le coup, Emma Stone est aujourd'hui mon actrice préférée. Oui je sais, toujours cette mauvaise foi et ce parti pris totalement arbitraire.

Parce que cette jeune et jolie actrice a décidé de rompre l'image de poupée glamour d'Hollywood et de faire confiance à autre chose que sa chevelure auburn pour séduire son monde. Et ça, c'est bien!

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Publié dans #Humeurs

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Publié le 14 Octobre 2016

Photo: Cait Oppermann

Photo: Cait Oppermann

D'ailleurs il serait peut être temps justement de s'en rendre compte. Parce que ça ne date pas d'hier tout de même, cette envie de conjuguer la féminité d'une manière différente. Une fois qu'on a bien compris les différents éléments du puzzle, que l'on sait que féminité, tout comme virilité, n'ont rien à voir avec la longueur des cheveux des unes et des autres et qu'on a bien intégré que le meilleur moyen d'être quelqu'un c'est d'être soi même, on est en droit de se demander pourquoi, encore aujourd'hui, dans les grandes villes, des coiffeurs qui se revendiquent à présent "barbiers" refusent encore de couper les cheveux des femmes qui aiment bien avoir les cheveux très courts.

 

Ben si, y en a !! De ces pseudo salons "old school" qui font du hipster à longueur de journée et dont les coiffeurs craignent sans doute pour leur image de mâle tatoué si d'aventure ils laissaient s'installer une femme sur leur fauteuil.

Bref! Heureusement que la plupart n'a pas ce genre de complexe. Parce que certaines femmes aux cheveux courts aiment vraiment avoir les cheveux très courts et sont capables de s'approprier des styles jusque là "réservés" au catalogue des "coiffeur pour homme et garçonnet"

On passe sur la question des prix et de la différence qu'ils font entre homme et femme eux aussi...

Mais voilà, dans ce monde de brutes, les femmes elles mêmes, dont certaines aiment tellement les cheveux courts qu'elles en font profession, ne manquent pas d'idées. Comme par exemple  

 

 

C'est le cas de Mélanie dont j'ai pu déjà vanter les qualités dans ces pages. Elle me disait justement, que comme le salon de sa mère, où elle travaille encore en parallèle de son activité de coiffeur à domicile, était fermé le lundi, elle pourrait très bien instaurer une journée " Barber ladies", un jour totalement dédié aux femmes qui aiment avoir la nuque fraîche et les oreilles bien dégagées. L'idée est intéressante et devrait être soumise à ces salons de barbier "old school" au décor vintage un peu artificiel, qui cherchent absolument à cultiver le genre "men only". Cela permettrait sans doute de dissiper leurs préjugés et d'ouvrir non seulement leur esprit, mais aussi leur clientèle à bien des femmes qui sont à la recherche de leur savoir faire.

Enfin, j'dis ça, j'dis rien...

Photo: Cait Oppermann

Photo: Cait Oppermann

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Publié le 13 Octobre 2016

Alter ego

Il s'est approché du regard, laissant ses yeux absorber l'image de ce contre-jour sensuel. L'admiration qu'il a pour elle, même de dos, prend un sens différent, débarrassé des parasites du beau et du laid, des conventions esthétiques, de son sourire et de son visage rieur qui balaient toute raison.

A cet instant il ne voit que le subtil mélange de la force et de la féminité, qui se côtoient, qui se soutiennent l'une et l'autre. Cette main aux doigts manucurés dans ce geste qu'ont les athlètes toujours attentifs à leur corps et qui soudain devient lascif, ce cou charpenté, musclé, qui s'étire et parait délicat par sa nuque aux cheveux rasés, cette courte chevelure, taillée et tondue, qui dessine une petite tête juvénile et sans genre, dégageant toute la finesse d'une oreille gracieuse et le contour d'un fin maxillaire à la peau fruitée...

A cet instant, plus encore, son désir est sans bornes, parce qu'elle n'a rien fait pour cela, sinon être elle même, puissante et fragile et cette altérité la rapproche de lui, en la faisant complice, alliée et similaire, l'âme soeur dont sans cesse l'autre moitié de l'Androgyne est en quête.

Photo: Dafné Bianchi par Stencia Yambogaza

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Publié le 11 Octobre 2016

Maïtena Biraben pour Vincent V

Maïtena Biraben pour Vincent V

Je n'ai jamais trop bien su comment aborder la question. Et puis il y l'excellent site de mon amie Romy Duhem Verdière, Têtue.net, qui aborde cela bien mieux que n'importe qui...

Pourtant, mon statut d'ineffable amoureux des femmes aux cheveux courts aurait pu m'amener depuis longtemps à parler de cela sans attendre une quelconque commémoration. Mais en réalité j'ai toujours préféré parler des femmes qui décidaient, de celles qui, déterminées, faisaient le choix de couper leurs cheveux, se montrant fières et fortes, capables de rejeter l'image d'une féminité stéréotypée.

Cependant, je dois admettre, que cette force, cette détermination, n'est rien en comparaison de ce que doivent déployer les femmes qui, par le traitement qu'elles subissent, n'ont pas ce choix.

Alors il faut que je rétablisse la vérité. Ce qui me rend le plus triste, c'est que, par la faute sans doute de notre culture de l'image ou de nos critères sexistes, ces femmes se sentent presque honteuses de leur situation, alors que leur combat, leur courage et leur force devraient les montrer à nos yeux comme autant d'héroïnes d'une guerre individuelle et personnelle.

Et cette beauté que je trouve à celles qui renoncent avec style à cet appât de séduction aux yeux de certains hommes, à celles qui rompent le cadre d'une féminité dictée par certains hommes, à celles qui se libèrent des dogmes et se révèlent authentiques et sans artifices, j'aimerai bien que celles qui n'ont rien choisi du tout, en prennent aussi leur part. J'aimerai qu'elles n'aient pas honte de leur crâne nu parce que lui aussi révèle leur véritable beauté, sans artifice et que, plutôt que de se cacher sous des foulards et des perruques, elles montrent fièrement les guerrières qu'elles sont devenues.

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Publié le 9 Octobre 2016

Photo: Sean & Seng

Photo: Sean & Seng

L'aube n'est pas tout fait là encore, il y a cette clarté étrange dans laquelle les loups se confondent aux chiens...

Dans cet air immobile, je peux laisser mon esprit vagabonder. Je suis là, à cette même place que celle où mon souvenir de toi me ramène et dans ma méditation, les yeux clos, je ressens ta présence... Oui c'est bien toi.

Assise en tailleur sur la balancelle de bois du ponton, tu me regardes et je retrouve ce visage d'une infinie douceur...

Il nous aura fallu du courage pour ne pas nous déchirer davantage et le temps semble finalement nous avoir réconciliés. Irrésistiblement.

Je sais que tu es là, comme ce trésor caché dans la maison hantée, que personne n'a trouvé. Est ce que quelqu'un jamais ne l'a cherché d'ailleurs? Mais je sais qu'il est là et cela enchante pour moi la maison...

Mon souvenir t'offre ce privilège d'être insensible au temps et ses injures. Tu es comme je t'ai aimée. Pour toujours. Et puisque tu me rejoins ce matin, laisse moi encore caresser ton cou, et ta joue et tes lèvres, avoir l'illusion, un instant, que pour moi aussi le temps s'est arrêté, pour me donner le courage d'attendre ce jour où nous nous retrouverons...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 8 Octobre 2016

Sarah... et d'autres

Si vous la rencontrez bizarrement parée,
trainant dans le ruisseau un talon déchaussé
Et la tête et l'oeil bas comme un pigeon blessé,
Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d'ordures
Au visage fardé de cette pauvre impure
Que déesse famine, par un soir d'hiver
a contraint à relever ses jupons en plein air.
Cette bohème là c'est mon bien ma richesse,
Ma perle, mon bijou, ma reine, ma duchesse...

La femme qui est dan mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps
Les yeux cernés par les années
Par les amours au jour le jour
La bouche usée par les baisers
Trop souvent mais trop mal donnés
Le teint blafard, malgré le fard
Plus pale qu'une tâche de lune

La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps
Les seins si lourds de trop d'amour
Ne portent pas le nom d'appats
Le corps lassé trop caressé
Trop souvent mais trop mal aimé
Le dos vouté semble porter
Des souvenirs qu'elle a dut fuir

La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps
Ne riez pas, n'y touchez pas
Gardez vos larmes et vos sarcasmes
Lorsque la nuit nous réunit
Son corps ses mains s'offrent aux miens
Et c'est son coeur couvert de pleurs
Et de blessures qui me rassurent

Texte: Georges Moustaki

Photo: Dorothea Lange

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Publié dans #Tendresses, #Divers & variés

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