Publié le 12 Janvier 2017

Un pronom, c'est important... et en même temps ce n'est qu'une façon de parler... Non?

J'en connais pour qui cela représente bien plus qu'une simple forme grammaticale. Entre Elle et Il c'est un monde entier, une vie de différence. Chacun fait mine d'y prêter peu d'attention, imaginant que le temps, aaaah le temps, remettra les"choses" dans le bon ordre ou qui trouvent amusant cette attitude de "garçon manqué". Mais le garçon n'est peut être pas si "manqué" que cela.

On s'amusait de sa façon d'être, de se vêtir et puis le jour où "il" est revenu de chez le coiffeur, les oreilles fièrement dégagées et la nuque un peu rasée, ce jour là soudain, "elle" a disparu, s'est effacée, pour faire comprendre à celles et ceux qui pensaient à un jeu, que cela n'en était sans doute pas un.

L'image est bien plus spectaculaire que les mots, plus facile à comprendre que les sentiments. Alors cette première coupe de cheveux c'est une façon d'ouvrir la page, d'entamer l'histoire, de mesurer la persévérance avec les mois et les semaines qui s'écoulent et ce masculin qui s'affirme...

N'ayez pas d'inquiétude bonnes gens, votre trouble à vous n'est que superficiel, agaçant votre perspicacité et votre don de mettre chaque "chose" à sa place. Pour "lui" qui ne trouve son bonheur qu'au rayon hommes alors que sa voix claire trahie son sexe, "lui" qui se réjouit de s'installer dans le fauteuil du barbier qui va tondre ses cheveux pour affirmer davantage cette image tant rêvée, "lui" qui chaque matin détourne le regard du miroir pour ne plus voir ce corps de fille à peine esquissé, il faut apprivoiser cette dysphorie qui le torture... et vivre.

Peut être s'installera-t-elle dans cette androgynie qui lui offrira d'être "il" à sa guise, cultivant l'atout d'une harmonie idéale entre le masculin qu'il est et le féminin qui persiste..?

Photo: Kriss Photography

Modèle: Ninon P.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 10 Janvier 2017

Photo: Shervin Lainez

Photo: Shervin Lainez

Des questions auxquelles tout le monde voudrait des réponses, des pourquoi et des comment, de l'enthousiasme et des regrets aussi... Elle s'avance, esquisse un sourire, passe une main sur sa nuque, comme pour dire "oui je sais, ne dites rien" et ce geste inspire une sorte de compassion, rappelle sa timidité.

C'est tout le paradoxe. Elle est secrète, discrète, préfèrerai sans doute passer inaperçue. Pourtant elle décolore ses cheveux jusqu'à les avoir presque blancs et les coupe si court qu'on les dirait rasées. Et soudain, tous les regards se posent sur elle, l'éclairent, comme l'artiste seule en scène, plongeant les autres dans l'obscurité. C'est le signal de sa part que tous attendaient, la voilà plus proche, plus accessible, alors tout le monde lance sa question. Auparavant bien sûr personne n'aurait osé demander pourquoi elle avait les cheveux si châtains, pourquoi elle les portait si longs... L'absence d'intérêt la rendait invisible semble-t-il.

Et puis voilà, la discrète, la secrète, celle que personne ne voyait, exulte. Pourtant elle ne souhaite pas se raconter davantage. Mais sa coupe de cheveux, au moins, ne trompe personne. La voici elle même, telle qu'elle s'est toujours vue et c'est comme si les autres ne la découvraient que maintenant, à travers la pâleur de sa nuque tondue, de ses oreilles nues, de sa blondeur extrême... Elle n'en dira pas plus, mais à présent, ses vêtements ont du sens, son allure, son caractère aussi. Ceux qui ne voyaient qu'une fille "comme les autres", perçoivent enfin une autre nature... Timide, mais conquérante!

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 7 Janvier 2017

Photo: Vincent Radzinski

Photo: Vincent Radzinski

Si vous la voyez comme ça, élégante, sophistiquée, à peine maquillée et bien coiffée, c'est parce que Mathilde a cherché un peu, auparavant, pour trouver le style dans lequel elle se sent parfaitement bien. Pas de quoi fouetter un chat vous allez dire et on en est tous là après tout... Oui mais non! 

D'abord parce que Mathilde a commencé de bonne heure, entre collège et lycée. Et rappelez vous, c'est pas la période de votre vie où vous êtes le plus à l'aise pour vous démarquer de la foule. Pourtant elle n"hésite pas, cheveux rouges, côté rasé... Ça fouille, ça cherche, ça tâtonne... Entre punk et gothique.

Même si elle confesse une grande timidité, Mathilde ne manque pas pour autant d'audace ni de détermination et là où d'autre hésitent longtemps, elle se dit que pour trouver la bonne longueur de cheveux, le mieux c'est de partir de zéro!

Dans la famille C. je voudrais... Un portrait de MathildeDans la famille C. je voudrais... Un portrait de Mathilde

Alors courageusement, elle tond ses cheveux, cette fois-ci, entièrement. Le résultat est stupéfiant, on l'imagine, d'autant que Marie Ange, sa soeur, a elle aussi la tête rasée. Quelle famille!

Mais pour Mathilde ce n'est que le point de départ et laissant repousser patiemment ses cheveux, elle attend le moment où ils auront la taille idéale pour lui plaire. Par chance son ami, qui ne manque pas de qualité, est aussi un peu coiffeur, ce qui facilite bien des choses et lui évite d'avoir l'air d'une "tête de loup", ce qui arrive toujours lorsque les cheveux repoussent sur un crâne qui a été tondu.

Aujourd'hui elle pense avoir trouvé LE style qui lui plait, un court "pixie cut", un peu Jean Seberg, qui exprime parfaitement sa personnalité de femme aux cheveux courts.

Photos: Vincent Radzinski

Mathilde Clémenceau sur FB

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 5 Janvier 2017

Old School

Il y a certaines choses qui n'ont pas d'âge. Quelque soit l'époque, on a le sentiment que cela a toujours existé, et l'on se perd dans le temps en cherchant une origine improbable...

Comme cette coupe de cheveux que (presque) tous les enfants aux cheveux raides ont connu. Sans doute parce que, à certains égards et pour des parents peut être peu soucieux de sophistication, c'était facile à réaliser, pratique et seyait aussi bien aux garçons qu'aux filles. L'actrice Simone Signoret se souvient que petite, sa mère lui faisait couper les cheveux ainsi, mais que, très à cheval sur certains principes et en particulier l'hygiène, elles étaient souvent obligées de changer de salon, parce que sa mère ne manquait jamais de faire remarquer au coiffeur qu'il devait passer son instrument à la flamme du bec Bunsen pour tuer les germes, pendant que la petite, engoncée dans le peignoir, gardait la tête baissée, attendant fébrilement que le coiffeur, un peu vexé, lui rase la nuque à la tondeuse...

Si au XXème siècle, entre deux guerres ou dans les années 50, le style était très courant pour les enfants, aujourd'hui cela aurait un parfum de nostalgie. D'ailleurs plus personne n'inflige ce genre de coupe à ses enfants... Si?

Pourtant cela ne disparait pas. On la retrouve, ça et là, cette coupe " à la garçonne " devenue " à la Jeanne d'Arc ", devenue " au bol " devenue" undercut "... enfin quelque soit son nom, c'est toujours coupé droit d'une oreille à l'autre et tout ce qui dépasse tondu au plus ras. Mais ce ne sont plus tellement les enfants qui y auraient droit aujourd'hui, mais plutôt les jeunes femmes en quête de style, graphique, sexy, intemporel et connaissant sans doute le pouvoir mystérieux d'une nuque bien rasée ainsi exposée aux regards...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Janvier 2017

Dans la vie il y a des Kaktus

Mais ce Kaktus là ne risque pas de vous blesser... ce serait même plutôt le contraire. 

Kaktus c'est... comment dire... un magazine nouveau genre, ou plutôt un livre-magazine, ou bien encore... un objet. Oui voilà! Kaktus est un objet. Un bel objet d'abord qui peut avantageusement trainer sur la table basse du salon sans heurter le regard des maniaques du rangement. Et puis cet objet, si vous le prenez et l'ouvrez, c'est un peu comme si vous embarquiez sur une croisière... Des endroits nouveaux, des rencontres, de l'artisanat... " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, calme luxe et volupté..." comme disait l'oncle Charles.

Et là vous vous dites:" Mais qu'est-ce que c'est que ce binz? V'là qu'il nous parle de bouquins maintenant? "

Ben oui mais non! Si je parle de cet objet-livre-magazine c'est parce que sa rédactrice en chef n'est autre qu'Auriane, une jeune femme aux cheveux courts que les lectrices ( et lecteurs ) les plus assidues reconnaitrons certainement.

Dans la vie il y a des Kaktus

Alors oui, on pourrait dire que finalement, quand on fait des études de journalisme, après tout, c'est dans l'ordre des choses que de se lancer dans une telle entreprise, que ça fait partie du job, comme pour montrer à ses profs son savoir faire... Mais moi je dis qu'il faut savoir reconnaitre la determination, l'envie d'entreprendre, les belles idées et les convictions lorsqu'elles se montrent. Et outre les cheveux bien courts d'Auriane, j'admire surtout son audace, à même pas 20 ans, de se lancer dans l'édition d'un magazine papier de grande qualité.

Dans la vie il y a des Kaktus
Dans la vie il y a des KaktusDans la vie il y a des Kaktus

Plaisir d'offrir, joie de recevoir, Kaktus est "l'objet" qui fait du bien partout où on le trouve, chez vous, chez vos ami(e)s... Achetez, offrez, j'ai reçu le mien deux jours après l'avoir commandé et franchement, ça fait plaisir.

Dans la vie il y a des Kaktus

Extrait: Invitation au voyage - Charles Baudelaire

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 2 Janvier 2017

Jaloux

En découvrant cette photo, passé l'enthousiasme que j'ai eu de voir une amie si bien mise en valeur, un sournois sentiment de jalousie s'est glissé dans mon esprit. Sournois tout autant qu'injustifié après tout. Seulement voilà, c'est assez difficile de maitriser ses états d'âme et du coup, ben je me suis dit que j'aurais aimé prendre moi même cette photo et ainsi faire ce portrait d'une belle femme aux cheveux courts.

Mais de quoi me plains-je? Je connais Anne-Elisabeth depuis bientôt 5 ans et j'ai deux fois eu l'occasion de parler d'elle sur mon blog. So what?

Alors? Ben alors je trouve que tout ce que j'ai pu dire jusqu'à présent se résume finalement en une photo et que cette photo, ce n'est pas moi qui l'ai prise. Voilà!

Parce que oui, tout y est, en un seul cliché on a le portrait parfait d'une femme androgyne, conjuguant à merveille les codes vestimentaires, le visage clair et serein d'une jeunesse qui s'éternise malgré le temps, souligné par une coupe de cheveux idéale...

Ajoutez à cela l'esquisse d'un sourire qui laisse deviner une gentillesse naturelle tempérée par un caractère déterminé et le tableau sera complet.

Conclusion, je me sens comme un damné passant son temps à gratter la terre de ses ongles alors que d'autres, d'un clic, saisissent la pépite... La vie est trop injuste ( soupir )

Photo: Lucie Py

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 30 Décembre 2016

Giorgia Soleri

Giorgia Soleri

Il faut bien avouer que, vis à vis des gens un peu curieux, la relation que nous entretenions, Frida, Laora et moi, nous concédait une odeur de soufre et nous faisait siéger, dans l'esprit des supporters de la Manif pour Tous, directement sur les genoux de Satan himself. Par chance, nous avions depuis longtemps jeté par dessus nos épaules les derniers restes de vergogne que nous possédions et nous étions mis d'accord pour ne jamais nous priver de choses susceptibles de nous procurer du plaisir, même sous le regard réprobateur des "bonnes gens".

Oh bien sûr, tout cela ne s'était pas fait en un jour. Il avait fallu faire sauter quelques verrous et l'on peut dire que de ce côté là Frida, ma psy bavaroise, nous avait bien fait grandir. 

La difficulté aujourd'hui était que nous étions tellement libérés, que nous frôlions chaque jour, ou presque, une indécence incompatible avec la bonne éducation que nous avions tous reçu... Enfin, Laora surtout. 

Ainsi, ce jour là, pour me provoquer et s'amuser de voir mes joues rosir, elle m'avait demandé, puis supplié en faisant sa mine de chaton abandonné, de tondre sa toison pubienne qui d'après elle avait atteint un seuil de friche insupportable.

Laora: " Ma jé sais que tou as les mêmes goûts que moi, alors, c'est plou pratique si c'est toi qui lé fait, comme ça moi jé peux jouir en même temps, no? " Ce qu'elle n'avait pas manqué de faire, à plusieurs reprises alors que je faisais oeuvre de jardinier, taillant, tondant et rasant le joli buisson. Puis, le plus naturellement du monde, elle m'encouragea à quitter moi aussi mes vêtements, pendant que Frida qui nous avait rejoint, s'harnachait d'un godemiché. Autant vous dire qu'à ce moment là, nous étions loin d'une discussions littéraires, comme celles qui animaient nos soirées habituellement...Enfin, des fois. 

Alors que la thérapeute munichoise s'apprêtait à sodomiser notre italienne dévergondée, celle-ci s'empara de ma verge, suçant et masturbant comme si sa vie en dépendait.

Ma Psy: " Tu n'imachines pas à kel boint che me zens gay lorzgue ch'engule zette pedite chienne afec zon allure de garzonnet! "

Et là, j'avoue que... je n'ai pas su quoi répondre...

 

PS: Bon ben voilà... Bonne Année hein?

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 29 Décembre 2016

Sortilège

Elle est délicieuse cette sensation étrange de montrer son audace et d'apparaitre dans la lumière avec cette coupe que tout le monde autour de soi trouvait "osée". D'abord il y a eu la peur, ce trac qui vous noue un peu l'estomac dès qu'il s'agit de bouleverser son image... Le shampooing, la couleur, tout ça c'est plutôt réconfortant. Et puis revient ce petit noeud dans le ventre, mélange d'appréhension et d'excitation. Une respiration, un souffle et la tondeuse à même la peau efface les cheveux jusqu'à la tempe. Le regard s'élargit, surpris, curieux, la bouche sourit. Voilà c'est fait. Inutile d'envisager un retour en arrière, le pas est franchi...

La machine ronronne, glisse, caresse, donne de petits coups, ici, là, revient, repasse puis se tait.

Sortilège

Lorsque tout est achevé, alors qu'on s'attendait à la retrouver plus "masculine", c'est tout le contraire. Le contraste révèle toute la finesse de son visage, la délicatesse de ses traits. La voici qui apparait nouvelle. Les vêtements sont les mêmes, le visage est le même, la personne est la même, pourtant le regard pétille, curieux il cherche à travers le miroir ce qui diable a pu se transformer à l'intérieur... La fierté, la confiance, cette satisfaction d'être exactement celle qu'elle voulait être et qui subitement se voit.

Sortilège

Ensuite il y a ce geste auquel personne ne résiste. Le regard quitte le miroir, la tête se baisse et la main, doucement, vient se poser sur la nuque. Le contact fait naître un sourire, qui s'efface, puis les doigts, délicatement, caressent la peau hérissée de cheveux ras et les frissons qui parcourent les épaules font presque rougir...

Elle se reprend, s'admire un instant et sûre d'elle retrouve le monde... Invincible!

Coupe: Dexter Dapper

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 27 Décembre 2016

Courts, très courts... vraiment courts!

Il y a bien des façons d'avoir les cheveux courts et finalement je suis plus fasciné par la démarche que par le résultat, quand les femmes savent déterminer leur propre féminité sans se plier aux règles désuètes d'un jeu de séduction ancestral.

Les goûts et les couleurs appartiennent à chacun(e) et personne ne peut en discuter, c'est ça la règle. Qu'on me le demande et je donnerai mon avis, lui aussi personnel, en fonction de mes propres critères, de goût et de couleur. Par exemple, je n'ai jamais vraiment trouvé très esthétique d'avoir moins d'un centimètre de cheveux sur le crâne. Cependant, je dois avouer que certaines, par leur démarche et par le résultat obtenu, m'ont submergé d'admiration et de respect.

Il n'en reste pas moins vrai que c'est une incroyable expérience humaine et que bouleverser en quelques passages de tondeuse sa physionomie, révèle à coups sûrs bien des choses sur soi même et sur les autres....

D'ailleurs, sans aller jusqu'à l'ultime -et éphémère- sacrifice de sa chevelure, j'ai remarqué l'audace dont il faut faire preuve pour "effacer" les détails qui pendant longtemps sont restés imposés par les coiffeuses sans imagination, aux jeunes femmes qui rêvaient de cheveux courts. Pas "trop court" sur la nuque et bien sur les pattes un peu longues et effilées... "pour ne pas faire trop masculin" (sic ). Ça n'a l'air de rien, mais surmonter ces tabous, donne à certaines et à juste raison, un sentiment de fierté incomparable.

En cette période de grandes résolutions, je me suis dit que c'était intéressant de l'évoquer... 

Photo: Andis

 

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Rédigé par Jeaneg

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Publié le 26 Décembre 2016

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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