Le besoin et l'envie

Publié le 6 Juin 2019

©jeaneg

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Il faut de l'audace et une belle assurance pour, sans hésiter trop longtemps, passer des cheveux longs aux cheveux courts, puis rapidement aux cheveux très courts, coupés "au bol". Mais l'audace est juste la conséquence d'un caractère. La coupe de cheveux, elle, est la mise en harmonie de ce caractère qui définit la personnalité et l'image que l'on projette sur les autres.

Clara a ce type de détermination et elle n'a pas hésité longtemps avant d'adopter ce style qui, irrémédiablement, la distingue parmi la foule. En le faisant, elle s'inscrit dans une routine où le besoin se confond avec l'envie. Le besoin de retrouver chaque mois la coiffeuse qui va

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soigneusement, de quelques coups de tondeuse, réaffirmer la singularité de la coupe, accentuer le contraste entre long dessus et rasé autour, structurer davantage ce qui dans quelques temps sera une coupe au bol idéale. Mais aussi l'envie, toujours plus intime, de retrouver la texture si particulière des cheveux tondus, la rigueur d'une frange bien nette, l'excitation d'une caresse sur la nuque rasée...

Ainsi le besoin peut se justifier par l'envie et l'envie s'excuser par le besoin, parce qu'une telle coupe ne mérite pas l'approximation, parce que les cheveux très courts nécessitent la précision et la régularité de l'entretien, parce qu'il y a une part de plaisir dont elle n'a aucune raison de se priver.

Plus tard elle envisage d'autres styles, toujours aussi court, peut être même davantage, mais elle a pour l'instant besoin de se rassasier et d'explorer celui-là dans son entier, de l'avoir dans sa plus parfaite expression... Un besoin. Une envie...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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