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Publié le 18 Août 2017

La belle androgyne - Un portrait de Marion

Il y a parfois derrière l'androgynie, des drames qui se jouent, à huis-clos, dans la tête. Une lutte étrange entre le masculin et le féminin. Mais souvent l'âge, la maturité apaisent les tourments et sans que la physionomie ne change, l'âme de l'androgyne s'épanouie...

Marion a toujours était un "garçon manqué". Ça vous étonne? Non bien sur! Enfant déjà elle avait l'inévitable coupe au carré des petites filles turbulentes mais avait autant de plaisir à jouer au foot qu'avec ses poupées. 

Et puis la plante a grandie, dans cette terre bordelaise qui sait faire de si belles choses. Adolescente, les cheveux n'étaient guère plus longs mais la coupe " emo" façon Justin B. finalement ça énervait tout le monde et ce fut presque un soulagement général lorsqu'à 16 ans, encouragée par une amie, elle décida enfin de se couper les cheveux... courts.

Mais rapidement, enfin, durant les années qui suivirent, les coiffeurs fréquentés ne parvenaient pas à la satisfaire. Elle avait toujours ce sentiment sournois de "paraître" trop masculine avec ses cheveux chaque fois coupés trop courts. Ce qu'elle voulait, c'était garder cette chevelure folle, ce panache irréductible, ces mèches indomptables et le conjuguer avec un tour d'oreille et une nuque bien nets... Jusqu'au jour où, un ami bienveillant, pour rendre service, de quelques coups de tondeuse rafraîchit sa coupe. Les contours fraichement rasés, Marion se dit que finalement ce n'était peut être pas si compliqué de faire ça soi-même et s'en alla s'acheter une tondeuse. De ce jour, elle ne remit plus les pieds chez un coiffeur... 

Depuis ce jour, avec un peu de cire et quelques pincées de poudre miracle, elle façonne son abondante "tignasse" et donne à sa coiffure l'allure qui lui plait, la rassure, marque sa différence et donne l'avantage, dans ce combat intérieur, à sa part de féminin.

 

Oh bien sûr il y eut quelques ratés, quelques coups de tondeuse malheureux, au début. Mais assez vite, les erreurs se fondaient dans le volume et en peu de temps tout rentrait dans l'ordre. Habilement, de temps en temps, elle désépaissi aux ciseaux le dessus et sans se tromper de sabot, ratiboise sa nuque et le tour des oreilles, le tour est joué!

Ainsi l'androgyne se revendique "femme aux cheveux courts"... Définitivement!

                                                 

La belle androgyne - Un portrait de Marion

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Rédigé par Jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 15 Août 2017

Ces tout petits riens

Un oeil peu attentif ou un regard mal entrainé ne verra pas de différence majeure et reconnaitra Méli, comme il l'a toujours vue, à travers les pages de ce blog.

Eh bien non! Ce n'est pas parce qu'on a l'habitude d'avoir les cheveux coupés très courts, que jamais rien ne change. Si le "fade" est toujours là, comme une marque d'authenticité, un label personnel, la différence réside toujours dans les détails. Depuis longtemps Méli avait l'habitude de se coiffer en arrière, ménageant pour ça une longueur raisonnable qui permettait cette coiffure.

Et puis, tranquillement, presque sournoisement, une envie de changement s'installe. Un modèle masculin vu dans un magazine fait le déclic. Oui, pourquoi pas coiffé vers l'avant, plus court, coupé droit sur le front... Un moment, une angoisse, celle de "faire" trop masculin.. et puis le parti pris de jouer la carte de l'androgyne, plus encore, un désir de nouvelle garde-robe, plus chic, plus "queer", du masculin mais avec toute la saveur du féminin.

Il ne faut pas longtemps à une femme aux cheveux courts pour concrétiser ses envies...

En vacances à Ibiza et encouragée par son amie Sofia, Méli a déjà repéré le "barberìa" qui lui inspire la confiance nécessaire à ce changement quasi radical...

Ces tout petits riens

La qualité du "skinfade" est essentielle. Les tempes et la nuque bien rasées, le dégradé parfaitement fondu, il faut s'habituer à présent à cette frange qui barre le front, à ce "court" dessus, à ce manque de mèches plus longues qui étaient familières...

Enfin l'essai est marqué. Il faudra le transformer au prochain rendez vous chez le coiffeur. En attendant, tout le monde aime Méli!

Photos: Méli et Sofia

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Portrait

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Publié le 9 Août 2017

Dans une autre vie, Ellie était une étudiante et une photographe qui ne manquait pas de talent. Il y a 3 ans, elle s'était "livrée" dans un Quartier Libre qui n'a pas tellement vieilli.

Sauf qu'aujourd'hui, Ellie est partie à la recherche d'elle même, parfois très loin et nous le raconte avec beaucoup de lucidité...

"Depuis que je suis gamine j’ai toujours ressenti une attirance particulière pour le milieu militaire. Par le biais de divers reportages à la télé que je regardais avec mon père, je voyais ce métier comme un symbole de force, de protection, de cohésion, qui s’est confirmé par les années lorsque j’ai pris la décision de m’engager. Au départ, je m’y voyais photographe, afin d’éventuellement engager un premier pas vers mon rêve : celui d’être reporter de guerre. Aujourd’hui et depuis deux ans, pour des raisons particulières aussi bénignes qu’inévitables et qui me sont propres, je suis finalement devenue Fusilier Commando de l'Air.

J’avais effectivement une idée de ce qui m’attendait, mais j’étais loin de m’imaginer que le milieu militaire demandait autant de caractère, de mental, de physique. Je parle bien évidemment des formations militaires, où j’ai appris à aller au delà des limites que je m’étais inconsciemment imposée au départ, de puiser l’énergie nécessaire et cachée, que l’on apprend à trouver lorsque l’on se pense incapable d’aller plus loin. Ma rencontre avec la difficulté m’a appris que le corps humain, et particulièrement son cerveau, peut surpasser beaucoup d’épreuves, je ne me suis jamais autant surprise que durant cette période, et je pense avoir muri. Du moins, j’ai beaucoup changé. Mon rapport avec les hommes a beaucoup changé, si aujourd’hui je me sens beaucoup plus proche d’eux, mes premiers mois en leur compagnie étaient néanmoins difficiles. Le métier n’offrant pas la possibilité de, clairement, ouvrir sa gueule, nous devions, homme comme femme, apprendre à nous la fermer, qu’importe les remarques, que les raisons soient justes ou non, que l’on soit en tort ou pas, nous devions prendre sur nous. Nos cadres avaient la facilité de nous dire qu’il n’y a pas de sexe dans l’armée, mais selon mon point de vue, les filles devaient faire leurs preuves plus que les hommes. Nous devions nous situer à un niveau équivalent à celui de l’homme, et voir plus. Autrement, nous avions le sentiment de ne pas être au niveau de l’armée en général. A la moindre erreur, nos compétences étaient remises en question.

Nous n’étions pas nombreuses et j’étais la seule aux cheveux courts. Ce détail n’avait par ailleurs pas laisser mes cadres de marbre, l’armée demandant aux hommes d'avoir le crâne rasé et aux femmes de porter un chignon, je me situais dans un intermédiaire délicat. Je n’étais d’ailleurs pas réellement perçue comme une femme. Plus comme « le bonhomme » du CODO. Et je pense même que mon allure offrait l’illusion d’une guerrière. Plus guerrière que je ne l’étais réellement ! Pour en revenir à ce problème de coupe de cheveux, je ne pense pas qu’un crâne lisse devrait être une règle, je ne comptais pas les laisser me raser le crâne. Pourquoi les laisserai-je me raser le crâne ? Les hommes y ont certainement droit, mais moi, je suis une femme. Les autres femmes ne se laissent pas raser le crâne, cheveux longs ou non, j’en suis une, avec une coupe de cheveux différente, c’est tout. Certains n’étaient pas en accord avec moi, ce que je peux concevoir, je l’admets, les points de vue de chacun était variés et justifiés. Ayant déjà eu les cheveux tondus, l’idée de retenter l’expérience n’était pas ce qui me dérangeait le plus, mais plutôt celle de m’égaliser à l’homme, dans le sens péjoratif du terme… Je veux dire, dans le sens où je n’en suis pas un, vous voyez ? De ce fait, j’avais pris le risque de me faire remarquer. J’ai donc du faire démonstration de mes capacités, plus que je ne le faisais déjà les premières semaines, autant physiquement que psychologiquement. Je voulais me montrer au niveau de chaque et plus encore. Ce n’est certainement pas parce que je suis une fille, que je suis moins forte, certainement pas parce que j’ai eu recours à un refus, que je n’étais pas moins apte à répondre aux ordres que l’on me donnait. Et dans mon travail, il est indispensable de savoir écouter et exercer convenablement un ordre, que cela soit pour un détail ou un entrainement au terrain, pour d’éventuels problèmes intervenants ou autres. Et grâce à ma réussite à ces formations très difficiles, et avec de bons résultats, je pense y être parvenue.

Aujourd’hui j’ai réussi à me trouver une place au sein de cette communauté masculine. Je ne suis effectivement pas vue comme quelqu’un de féminin, puisque je ne le suis pas. Je ne suis toujours pas perçue comme une fille selon mon point de vue et leur manière de se comporter avec moi comme si j’étais « un pote ». Mais je ne me sens pas en dessous d’eux. Mes cheveux sont toujours un problème, ma dégaine est toujours remise en question, « mais Ellie, laisse toi pousser les cheveux, t’as jamais pensé à être plus féminine ? Ça t’irait carrément mieux ! », mais répondre à des attentes qui ne me conviennent pas, ne m’intéresse pas. Le milieu militaire réclame suffisamment d’uniformité, je ne veux pour autant pas ressembler à un mouton et répondre à tout dans le détail le plus absurde au point de remettre en question la personnalité de chacun. Parce qu’il est évident que presque chaque femme ayant intégrée l’armée se soient plus ou moins fait « dragouiller ». Même moi et mes cheveux courts qui, selon eux devraient être longs. Par expérience, par rapport à ce que j’ai vu, de ce que j’ai eu affaire, la femme est définitivement une créature incroyable. Je l’ai vu déterminée, subir, vomir, tenir tête, prendre soin des autres, je l’ai vu passer des étapes que certains hommes n’ont pas toujours été capables de faire, je l’ai vu désireuse de réussir, je l’ai vu réussir. Le travail de militaire n’est pas spécifiquement un travail d’homme. La femme est tout autant capable d’atteindre des objectifs, la femme doit faire partie du milieu militaire. Dans un état d’esprit de compétition rien ne peut l’empêcher d’aboutir à son but et elle peut devenir un élément indispensable à une section. Et c’est ce que j’espère devenir."

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait, #Quartier Libre

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Publié le 16 Juillet 2017

Tout pour plaire - Un portrait d'Amandine

C'est pas parce qu'on a un prénom gourmand, qu'on peut se laisser croquer facilement! Amandine est très occupée, par sa vie, sa famille, les soirées parisiennes et son boulot. Son boulot justement, c'est la coiffure, comme par hasard. Elle est coloriste dans un prestigieux salon parisien. Une chance pour la jeune femme qui n'a pas peur du changement.

il y a longtemps que l'androgyne a choisi les cheveux courts. Elle avait 17 ans, l'envie et puis une couleur un peu ratée et la voilà avec les cheveux courts et la tête de Justin Bieber avant même que Justin Bieber ne soit dans la tête de toutes les filles de l'époque.

Le Bac en poche elle se lance dans le métier dans lequel on ne tarde pas à l'apprécier. Elle fait de la coloration sa spécialité et elle apparaitra même à la télévision, dans l'émission de relooking de M6 où elle a fait bénéficier la candidate de Cristina Cordula de son talent. C'est pas rien!

Tout pour plaire - Un portrait d'Amandine

Cependant Amandine garde toujours sa jolie petite tête. Elégante, maquillée ( ça me rassure dit-elle ) elle cache une timidité naturelle sous son allure de femme affranchie. 

Récemment, c'est son collègue Julien qui lui a coupé les cheveux très courts. Dans son salon on dit :" coupe barber dégradé américain " pour parler de fade, mais ça ne change rien sinon pour accentuer l'ambiguïté de son style. C'est jamais marrant de se faire appeler "monsieur" quand on est une femme, dit-elle, mais Amandine a de la répartie et s'amuse en général à donner du "madame" au type qui se trompe... 

 

Tout pour plaire - Un portrait d'Amandine

Alors avec ce "très court", Amandine en profite pour faire parfois le "bad boy", exhibe ses tatouages, abandonne un temps le maquillage, se prête à l'exercice du modèle pour faire quelques photos de la nouvelle collection du salon et puis sans doute les laissera-t-elle repousser un peu, ou pas, au gré de son humeur...

De toute manière, ce ne sera jamais très long, juste comme une femme aux cheveux courts.

Tout pour plaire - Un portrait d'AmandineTout pour plaire - Un portrait d'Amandine
Tout pour plaire - Un portrait d'AmandineTout pour plaire - Un portrait d'Amandine

Amandine Gaillard: experte en ciseaux et pinceaux @am.gaillard

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 30 Juin 2017

Avec Rebeca "Bex" Walker chez Cut & Grind à Soho - London

Avec Rebeca "Bex" Walker chez Cut & Grind à Soho - London

Ça fait un bail qu'on se connait. Beli a souvent accompagné le blog, une dizaine de fois je dirais, depuis septembre 2014 et ce Quartier Libre

Dès le début, c'est une sorte de fascination qui s'est exercée en découvrant la jeune femme, pleinement assumée, l'allure sportive, chevauchant sa grosse cylindrée, indépendante mais toujours très soucieuse de ses proches, les cheveux courts et le physique androgyne.

C'est ensuite son caractère et son enthousiasme qui commencèrent à tisser le lien qui tout naturellement nous a relié. L'honnêteté, la sincérité, la gentillesse et la curiosité envers les autres. Une sorte du pureté d'esprit qui lui donne ce charisme extraordinaire que tous lui reconnaissent. Il n'y a rien d'artificiel chez elle, pas de clinquant, pas de jeu d'apparence. Tout est vrai!

Bientôt 6 mois que Beli est à Londres et Londres pour le style, les fringues et le coiffeur, y a pas mieux. Si, tout le monde vous l'dira! Et question coiffeur, il faut toujours tout remettre en question lorsqu'on s'installe loin de ce qui a été son quotidien durant des années. Après quelques tâtonnements, il semblerait bien qu'elle ait trouvé, parmi la pléthore de barbershops, l'endroit idéal. Et quoi de mieux que l'amie d'une amie pour vous couper les cheveux, à condition bien sûr qu"elle soit qualified barber, ce qui est le cas de Rebeca "Bex" Walker, of course!

Parce que voyez-vous, Beli a toutes les qualités et celle qui n'est pas la moindre pour une femme aux cheveux courts, c'est d'être toujours très attentive a avoir une coupe impeccable!

Beli est mon idole

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses, #Portrait

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Publié le 14 Juin 2017

Photo: ©jeaneg

Photo: ©jeaneg

C'est une femme aux cheveux courts, mais pas vraiment dans le style de celles qui habituellement apparaissent sur ces pages. Pourtant, il ne faut jamais s'arrêter à une apparence. L'occasion était là, il fallait aller à la rencontre de Lauren.

Lauren est américaine, naissance à L.A, vie à L.A, travail à L.A, connait tout le monde à L.A. Si si... Normal, il y a du beau monde qui défile dans son studio de tatouage. " Madison Paige?.. Terra Juana?... Oui ce sont des potes à moi!... Isabela Gasser? Ah ben oui, on était ensemble il y a 3 jours... qu'est-ce qu'on s'est marrées!" Autant vous le dire: Lauren est "soooo famous!"

 

A la rencontre de Lauren

Question tatouage, elle même ne sait plus combien elle en a et il est difficile de trouver un endroit visible de son corps qui ne soit pas encré. C'est presque la moindre des choses pour une tatoueuse. Question coupe de cheveux, une fois le premier coup de ciseaux donné dans sa longue chevelure de jeune fille, là aussi ça était l'escalade. Couleurs et styles se sont succédés durant ces dernières années, comme s'il y avait du temps à rattraper. Elle a gardé le naturel de son enfance de tomboy, c'est juste que son style s'est mis petit à petit en adéquation avec son caractère. 

A la rencontre de Lauren

Pour son premier tour en Europe, Lauren ne s'économise pas: Danemark, Espagne, Suisse, France, Allemagne... En un mois - le temps réglementaire entre deux coupes de cheveux - elle sera partie retrouver ses amies, de place en place, laissant parfois le hasard, comme cette rencontre avec Les Femmes Aux Cheveux Courts, guider ses pas. Simplicité, nonchalance, gentillesse, curiosité, échange... Assurément une belle rencontre.

A la rencontre de Lauren

Vous voulez en savoir davantage  sur Lauren?

Son Instagram

Son site Internet

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés, #Portrait

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Publié le 29 Mai 2017

Photo: Thomas Depaepe

Photo: Thomas Depaepe

Il y a, tout au long des pages de ce blog, des Muses qui le parcourent et reviennent de temps à autres, fidèles et bienveillantes. De belles figures, altières qui donnent de la noblesse à mon propos.

Parmi elle, Marie Ange semble la plus extrême de toutes, qui ne tolère plus qu'un millimètre ou deux à ses cheveux depuis cet été de 2013 où elle les avait tondus pour la première fois. Depuis, au gré des photographes qui surent saisir son âme, il y a eu ce portrait de guerrière, cette humeur de premier jour, cette idée d'une nouvelle religion, un questionnement sur les limites entre trop et trop, un nouveau portrait, au coin de la rue, puis des questions sur la mode

Mais tout cela remonte à loin...

Enfin je la retrouve avec cette nouvelle image, le crâne toujours fraichement tondu à tel point que certain(e)s diront rasé, ultime fierté de femme aux cheveux courts, si courts qu'ils en sont presque absents. Et pourtant elle demeure un exemple, une figure emblématique de caractère et de charisme, fière et sans peur. Et chaque image d'elle devrait inspirer celles et ceux qui s'imaginent que la chevelure est le suprême atout de la féminité, leur faire découvrir sans doute, que l'essentiel est ailleurs...

La voici qui revient à la photographie et j'espère que j'aurais encore de nombreuses occasions d'afficher son portrait de femme aux cheveux courts ras. 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Portrait

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Publié le 20 Mai 2017

Photo: Yana Bardadim

Photo: Yana Bardadim

Il était une fois.... Karolina que tout le monde appelle Cléo, une jeune femme qui vit en Pologne. Comme Cléo est bien jolie, elle agrémente sa vie d'étudiante en posant pour quelques photographes et finit par en trouver un qui lui plait bien. 

Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Fin...

Non j'déconne!

Donc Cléo est jolie, un regard qui "accroche", des traits délicats, grande et mince, ses cheveux longs et châtains tombant sur les épaules. Mais un jour, parlant de tout et de rien avec son boyfriend, elle s'interroge à voix haute:" Je me demande à quoi je pourrais ressembler avec les cheveux courts...?" Ni une ni deux... ni trois ni quatre d'ailleurs, son petit ami bondit sur son ordinateur et en quelques clics de Photoshop sort une photo avec la belle ratiboisée. Troublant... très troublant. Et amusant. Comme le montage est plutôt réussi, la jeune femme le poste sur son Instagram.

Cléo CwiekLe lendemain, les réactions sont nombreuses...et élogieuses. Alors l'idée un peu folle qui lui trottait dans la tête prend finalement corps et bascule dans la réalité, Cléo va se faire tondre!

Et comme elle est charitable, elle en profite pour faire don de sa chevelure à Locks of Love, une association nord américaine qui aide les enfants malades. D'une pierre, deux coups.

Inutile de dire que la transformation propulse la jeune Cléo sur tous les podiums à travers le monde et bouleverse considérablement sa vie.

Moralité: les idées folles ne le sont pas toujours autant qu'on l'imagine, tant qu'on ne les a pas concrétisées. 

 

Modèle: Cleo Cwiek

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Divers & variés, #Portrait

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Publié le 19 Avril 2017

Pas si sage - Un portrait de Bertille

Se fier aux apparences, c'est pas un truc qu'on fait ici. Pourtant, du haut de ses 20 ans, Bertille a tout d'une jeune femme bien sage. Famille aimante, études studieuses... Mais en vrai, c'est une rebelle!

Adolescente aux cheveux longs, elle avait cet air farouche et sauvage et sous cette allure elle était déjà très "garçon". Normal, elle a grandi avec son frère jumeau, élevés l'un et l'autre sans qu'on se préoccupa de leur genre.

Et puis un jour, à 17 ans, Bertille décide d'être enfin elle même et pour cela, elle range ses robes, ses dentelles et file chez le coiffeur pour qu'il lui coupe les cheveux. Elle les veut courts, tout de suite, sans transition.

Hélas, le coiffeur n'est pas à la hauteur. La coupe ne lui plait pas, est mal faite et elle n'a qu'une envie, 15 jours plus tard, c'est d'aller de nouveau chez le coiffeur, un autre, pour avoir la coupe qui lui plait.

Pas si sage - Un portrait de BertillePas si sage - Un portrait de Bertille

Dès ce jour là, bien qu'elle le soit depuis toujours, elle s'est révélée femme aux cheveux courts. Mais il a fallu composer, entre l'addiction et le désir de les avoir toujours plus courts et la famille dont l'avis compte toujours un peu...

Pourtant Bertille rêve de couleurs et de nuque rasée à la tondeuse. Les études l'éloignent un peu de la famille, elle cherche un nouveau coiffeur, tente les barbiers, les salons pour hommes. Hélas, pas un n'accepte, au prétexte qu'elle est une femme... Bertille n'a pas le temps. Il faudra attendre les vacances et le retour au bercail pour enfin retrouver la petite tête qui lui plait tant.

Pas si sage - Un portrait de BertillePas si sage - Un portrait de Bertille

C'est court, certes, mais elle n'a pas osé en demander davantage... La raison, toujours. On peut être rebelle et raisonnable? La preuve.

La coupe lui plait, elle se sent toujours bien dans sa peau, mais elle n'ignore pas les regards des grincheux qui lorgnent sur ses sweaters trop larges et ses cheveux trop courts. C'est peut être pour ça que la prochaine fois elle n'hésitera pas à faire raser sa nuque... Juste histoire d'en remettre une couche...

Pas si sage - Un portrait de Bertille

Photos: Bertille L.

Sur Instagram

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 8 Avril 2017

La fille qui a du chien - Un portrait de Fanny

C'est une femme discrète, à l'allure souple et sportive. Jean, chemise au col boutonné, un bijou  ancien en pendentif, blouson de cuir... Fanny ne joue pas l'ambiguë. Elle cultive sa propre féminité. Une féminité qui ne souffre pas de sa nuque rasée ni de ses oreilles bien dégagées, qui, au contraire, stimulent efficacement son éternelle jeunesse.

La fille qui a du chien - Un portrait de FannyLa fille qui a du chien - Un portrait de FannyLa fille qui a du chien - Un portrait de Fanny

C'était une petite fille aux cheveux longs, toujours bien coiffés, attachés en queue de cheval. Et puis un jour tout le monde l'a découverte encore plus jolie avec les cheveux libres, flottant sur les épaules. Une coupe au carré et puis... et puis. Petit à petit, irrésistiblement, sa jolie tête au carré se raccourci, "s'assymétrise", se taille et se tranche en lignes droites et obliques, la frange toujours très nette, la nuque finement tondue. Mais aujourd'hui les options du carré étant épuisées, la voici enfin les oreilles dégagées, toujours attentive au travail bien fait. Elle sait ce qu'un millimètre en plus ou en moins peut faire comme différence.

Les ciseaux et la tondeuse c'est son quotidien. Elle est coiffeuse elle aussi, mais ses client(e)s ont quatre pattes et une confiance aveugle en son talent à les rendre belles et beaux.

Et quand elle ne travaille pas dans son salon, Fanny jongle, saute, roule, patine et se bagarre, en résumé...

 

La fille qui a du chien - Un portrait de FannyLa fille qui a du chien - Un portrait de FannyLa fille qui a du chien - Un portrait de Fanny

N'allez pas vous fier à sa silhouette fine et son petit gabarit. Fanny, lorsqu'elle ne travaille pas, use une autre partie de son temps en musculation, jonglage et acrobatie à l'école du cirque et à présent roller derby. PoppyWhite ( c'est son pseudo dans l'équipe ) ne donne pas sa part au chien dans cette course par équipe, en roller, où il ne faut pas avoir froid aux yeux.

Mais de ça, je vous reparle bientôt, avec Fanny et son équipe du Derby Club le Crès Lattes Montpellier...

Surprenante Fanny aux cheveux courts, depuis presque toujours, qui encore chaque mois a envie de les couper plus courts, qui parle avec passion de son travail, de ses loisirs, de ses envies, avec la force et l'enthousiasme d'une fille de 20 ans...

 

La fille qui a du chien - Un portrait de Fanny

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Son salon: "Animachic" 24 rue Vincent Euvrard à Montpellier 04.67.27.77.77

Son club de derby: Derby Club Le Crès Lattes Montpellier ( DCCLM )

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Rédigé par Jeaneg

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