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Publié le 19 Avril 2017

Pas si sage - Un portrait de Bertille

Se fier aux apparences, c'est pas un truc qu'on fait ici. Pourtant, du haut de ses 20 ans, Bertille a tout d'une jeune femme bien sage. Famille aimante, études studieuses... Mais en vrai, c'est une rebelle!

Adolescente aux cheveux longs, elle avait cet air farouche et sauvage et sous cette allure elle était déjà très "garçon". Normal, elle a grandi avec son frère jumeau, élevés l'un et l'autre sans qu'on se préoccupa de leur genre.

Et puis un jour, à 17 ans, Bertille décide d'être enfin elle même et pour cela, elle range ses robes, ses dentelles et file chez le coiffeur pour qu'il lui coupe les cheveux. Elle les veut courts, tout de suite, sans transition.

Hélas, le coiffeur n'est pas à la hauteur. La coupe ne lui plait pas, est mal faite et elle n'a qu'une envie, 15 jours plus tard, c'est d'aller de nouveau chez le coiffeur, un autre, pour avoir la coupe qui lui plait.

Pas si sage - Un portrait de BertillePas si sage - Un portrait de Bertille

Dès ce jour là, bien qu'elle le soit depuis toujours, elle s'est révélée femme aux cheveux courts. Mais il a fallu composer, entre l'addiction et le désir de les avoir toujours plus courts et la famille dont l'avis compte toujours un peu...

Pourtant Bertille rêve de couleurs et de nuque rasée à la tondeuse. Les études l'éloignent un peu de la famille, elle cherche un nouveau coiffeur, tente les barbiers, les salons pour hommes. Hélas, pas un n'accepte, au prétexte qu'elle est une femme... Bertille n'a pas le temps. Il faudra attendre les vacances et le retour au bercail pour enfin retrouver la petite tête qui lui plait tant.

Pas si sage - Un portrait de BertillePas si sage - Un portrait de Bertille

C'est court, certes, mais elle n'a pas osé en demander davantage... La raison, toujours. On peut être rebelle et raisonnable? La preuve.

La coupe lui plait, elle se sent toujours bien dans sa peau, mais elle n'ignore pas les regards des grincheux qui lorgnent sur ses sweaters trop larges et ses cheveux trop courts. C'est peut être pour ça que la prochaine fois elle n'hésitera pas à faire raser sa nuque... Juste histoire d'en remettre une couche...

Pas si sage - Un portrait de Bertille

Photos: Bertille L.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 8 Avril 2017

La fille qui a du chien - Un portrait de Fanny

C'est une femme discrète, à l'allure souple et sportive. Jean, chemise au col boutonné, un bijou  ancien en pendentif, blouson de cuir... Fanny ne joue pas l'ambiguë. Elle cultive sa propre féminité. Une féminité qui ne souffre pas de sa nuque rasée ni de ses oreilles bien dégagées, qui, au contraire, stimulent efficacement son éternelle jeunesse.

La fille qui a du chien - Un portrait de FannyLa fille qui a du chien - Un portrait de FannyLa fille qui a du chien - Un portrait de Fanny

C'était une petite fille aux cheveux longs, toujours bien coiffés, attachés en queue de cheval. Et puis un jour tout le monde l'a découverte encore plus jolie avec les cheveux libres, flottant sur les épaules. Une coupe au carré et puis... et puis. Petit à petit, irrésistiblement, sa jolie tête au carré se raccourci, "s'assymétrise", se taille et se tranche en lignes droites et obliques, la frange toujours très nette, la nuque finement tondue. Mais aujourd'hui les options du carré étant épuisées, la voici enfin les oreilles dégagées, toujours attentive au travail bien fait. Elle sait ce qu'un millimètre en plus ou en moins peut faire comme différence.

Les ciseaux et la tondeuse c'est son quotidien. Elle est coiffeuse elle aussi, mais ses client(e)s ont quatre pattes et une confiance aveugle en son talent à les rendre belles et beaux.

Et quand elle ne travaille pas dans son salon, Fanny jongle, saute, roule, patine et se bagarre, en résumé...

 

La fille qui a du chien - Un portrait de FannyLa fille qui a du chien - Un portrait de FannyLa fille qui a du chien - Un portrait de Fanny

N'allez pas vous fier à sa silhouette fine et son petit gabarit. Fanny, lorsqu'elle ne travaille pas, use une autre partie de son temps en musculation, jonglage et acrobatie à l'école du cirque et à présent roller derby. PoppyWhite ( c'est son pseudo dans l'équipe ) ne donne pas sa part au chien dans cette course par équipe, en roller, où il ne faut pas avoir froid aux yeux.

Mais de ça, je vous reparle bientôt, avec Fanny et son équipe du Derby Club le Crès Lattes Montpellier...

Surprenante Fanny aux cheveux courts, depuis presque toujours, qui encore chaque mois a envie de les couper plus courts, qui parle avec passion de son travail, de ses loisirs, de ses envies, avec la force et l'enthousiasme d'une fille de 20 ans...

 

La fille qui a du chien - Un portrait de Fanny

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Son salon: "Animachic" 24 rue Vincent Euvrard à Montpellier 04.67.27.77.77

Son club de derby: Derby Club Le Crès Lattes Montpellier ( DCCLM )

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Rédigé par Jeaneg

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Publié le 28 Mars 2017

Badaaaaaaaass - Un portrait de Lucile

Les femmes de passion ont toutes une place dans mon coeur. Lucile est l'une d'entre elles et je suis bien heureux de l'avoir rencontrée.

L'histoire est un peu la même pour beaucoup. Une enfance de "garçon manqué", du sport, des genoux écorchés. Déjà petite, Lucile voulait qu'on lui coupe les cheveux au bol comme son frère... Et puis très tôt, trop tôt, le poids des responsabilités, pour suppléer l'absence du père. Le sport avant tout, comme échappatoire. Le foot et ça tombe bien, un club de filles se trouve pas loin.

Lucile est une femme de passion, libre, indépendante. Les disciplines du triathlon ont façonné son corps, la moto, les voyages, son métier qu'on ne peut faire que par passion. Tout ce qu'elle entreprend, elle le fait sans compter.

Il y a 8 mois, lassée de sa chevelure indomptable, elle décide de les couper, radicalement. Elle montre une photo de Jeanne Added à la coiffeuse, elle en est fan. Depuis, inutile de dire à quel point elle aime ça...

 

Badaaaaaaaass - Un portrait de Lucile

Obligatoirement, son séjour à Montpellier devait passer par le Ksalon et la rencontre avec Régine!

Badaaaaaaaass - Un portrait de LucileBadaaaaaaaass - Un portrait de Lucile
Badaaaaaaaass - Un portrait de LucileBadaaaaaaaass - Un portrait de Lucile

Un rafraîchissement, juste le plaisir de retrouver le contact un peu râpeux des cheveux rasés sur la nuque, "blanchir" un peu les tempes et fondre un dégradé dans ses cheveux d'ocre. Comme toujours Régine a su faire et Lucile s'en est sentie requinquée.

Lucille est repartie vers la Picardie, là bas, dans le Noooord... là où les gens savent avoir de la chaleur dans le coeur. Renfiler sa blouse d'infirmière, reprendre ses footing quotidiens, renouer avec les concerts de Jeanne Added qu'elle ne manque ( presque ) jamais, retrouver ses amis, ses amours, ses emmerdes et Yassine, son coiffeur rebeu... La voilà à jamais parmi les Femmes aux cheveux courts. Badass forever!

 

Badaaaaaaaass - Un portrait de Lucile

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 16 Mars 2017

Question de style - Un portrait de Lena

 Pour rien au monde Lena ne voudrait avoir une autre nature de cheveux. Souple et lisse, une belle nature à l'évidence. Une chevelure épaisse, drue, soyeuse, idéale pour le style qu'elle affectionne... Et là, alors que toutes les jeunes femmes de son âge tenteraient de cultiver cette manne, pour les avoir longs en guise, pensent-elles, d'atout maître de leur féminité, et bien Lena, elle, adore qu'on les lui rase.

 

Question de style - Un portrait de Lena

Mais ce n'est pas juste histoire de prendre le monde à contre-pied. C'est sa façon à elle de surmonter la timidité, d'exprimer sa personnalité, de se rassurer et d'acquérir une confiance qui lui faisait défaut. 

Etonnement, alors que la plupart, timides et réservées, auraient conservé ce magnifique paravent, à la fois refuge et appât, Lena a eu besoin d'affirmer son androgynie. Alors, un peu avec le trac, mais déterminée, elle a tout fait couper, dans ce style qui allie si bien les genres. Depuis, toutes les deux semaines, elle a besoin de souligner à nouveau cette allure ambiguë, de retrouver sa nuque et ses tempes mises à nu... Paradoxalement c'est ce qui aujourd'hui la rend populaire auprès de son entourage et des inconnu(e)s du monde entier qui la suivent sur les réseaux sociaux. 

Question de style - Un portrait de LenaQuestion de style - Un portrait de Lena

Un style sans faille que finalement peu sont capables d'assumer, mais qui sans erreur possible désigne une jeune femme de tempérament, audacieuse et déterminée qui, à la manière des comédiens qui avouent leur timidité, se met en lumière pour lutter contre sa réserve naturelle.

 

Photos: Lena Cordiez

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 1 Mars 2017

Freelance - un portrait de Chloé

C'est arrivé comme ça voyez vous... Sans vraiment chercher, un peu par hasard, je suis tombé un jour sur une photo de Chloé sur Instagram. L'image plutôt androgyne, l'allure, le physique, tout cela m'a plu, alors je me suis abonné à son compte...

Freelance - un portrait de ChloéFreelance - un portrait de Chloé

Et puis, au fil du temps, je n'y ai plus porté trop d'attention. Jusqu'au jour où un portrait d'elle est apparu sur mon fil Facebook. Un portrait de ce très bon Pascal Pierrou. Un portrait fascinant parce que Chloé avait rasé ses cheveux!

 

Comment résister? Je lui ai donc écrit, curieux des raisons, s'il y en avait, qui avaient provoqué ce radical changement. Un projet artistique dont elle a l'idée, sur "la construction de l'identité", me répond-elle, un sujet suffisamment motivant pour la pousser à se raser la tête.

PARENTHESE

Personnellement, j'emploie volontiers le terme techniquement plus approprié de "tondre" lorsque les cheveux sont coupés très très courts. Chloé ne le fait pas et elle n'aime pas ce mot.  Je comprend pourquoi parce que moi même je ressens une certaine violence dans ce terme qui évoque plus souvent, la punition, le châtiment... Une forme de pudeur donc, pousse à ne pas l'employer...

PARENTHESE

 

Freelance - un portrait de Chloé

Repérée par un agent, son style et son allure androgyne, exacerbés par sa nouvelle coupe de cheveux, lui offrent quelques contrats. La voilà propulsée officiellement modèle freelance, une activité qui vient compléter son "vrai" métier d'UX Designer qu'elle exerce lui aussi en indépendante.

Mais revenons un peu en arrière... Juste un peu avant septembre 2014. A cette époque Chloé a encore les cheveux longs. Elle parle souvent de les couper, mais elle n'est pas encore prête. Androgyne, tendance "garçon manqué", elle se demande si les cheveux courts ne vont pas aggraver son "cas"

"Ca faisait longtemps que je voulais les cheveux courts. J’ai hésité des années, et là, pour le coup, j’avais peur que ça tranche trop. 
Je pense que j’avais du mal à me séparer de cette longueur de cheveux parce que c’était un changement radical physiquement et je savais que l’image que j’allais renvoyer serait différente. Forcément. Je ne savais pas si ça me correspondrait mieux.
Bref au final à force de tergiverser, j’ai fini par la faire, cette coupe garçonne, et clairement ça a été une révélation. J’ai raccourci petit à petit à chaque passage chez le coiffeur, prenant à chaque fois un peu plus d’assurance."

Et voilà! C'est parti comme ça.

Cheveux courts donc, juste courts, mais un bénéfice confiance énorme. Puis arrive quelques mois plus tard, le moment de concrétiser son projet artistique et l'idée que ce serait bien, que ce serait important que pour cela elle sacrifie ses cheveux courts et passe carrément à la tondeuse...

"... ce n’était pas quelque chose qui me fascinait particulièrement ( de me raser la tête, ndr ). Je trouvais ça « bizarre » mais ce projet artistique me tenait (me tient toujours) vraiment très à coeur, et il fallait en passer par là, et en ça j’étais fière de cet acte, qui prouvait mon investissement dans ce projet.
Soit-dit en passant, le projet est maintenant terminé. Il sera exposé en Septembre 2017

À force de penser au fait de devoir me raser la tête dans les mois à venir, j’ai fini par aimer l’idée de vivre cette expérience. Je l’ai vécu comme l’opportunité d’avoir un face à face avec mon âme. Il n’y a plus d’artifices, plus de frivolités, de détails d’apparence, il y a soi, son regard, son vécu, et c’est tout. Et c’est exactement comme ça que je l’ai vécu. 
Par chance, j’ai aimé ce que j’ai découvert, et après quelques semaines d’adaptation nécessaire, j’ai en effet décidé que je me sentais mieux comme ça pour le moment.
 "

Cette première fois, c'est son ami, son amoureux qui lui rase les cheveux. Par la suite ce sera Jérémy Langlet, un professionnel, parce que même rasée, une coupe c'est plus joli quand c'est structuré et dégradé.
                  

Freelance - un portrait de Chloé
Freelance - un portrait de Chloé
Freelance - un portrait de Chloé
Freelance - un portrait de Chloé
Freelance - un portrait de Chloé
Freelance - un portrait de Chloé
Freelance - un portrait de Chloé
Freelance - un portrait de Chloé

Depuis, c'est comme une évidence. Bientôt un an que cela dure et rien ne semble objecter cette nouvelle image qui contente totalement le coeur androgyne de Chloé.

Chloé Lobre sur

Instagram

Crédit photos: Pascal Pierrou, Anna Harty, Margaux Gayet, Juliette Guénon, Marie Rouge, Seth London, Lindsay Thoeng

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 25 Février 2017

Toutes celles qui y ont gouté le savent bien. Quand on commence à se couper les cheveux très courts, on a souvent envie de les couper plus court encore...

Pour Jay c'est un peu plus compliqué. Jay rencontre une dysphorie du genre, s'identifie comme non-binaire et cela bouleverse sa vie. Accordant son style à ce statut qui s'impose, Jay va régulièrement chez le coiffeur, parce que depuis, cette coupe de cheveux est comme un baume, un réconfort. Cette image, les cheveux fraîchement coupés, est rassurante. 

La vie de Jay

Rassurante et douloureuse... Parce que son corps lui montre ses rondeurs, ces formes d'un genre que Jay ne reconnait plus comme le sien. Comme une drogue à l'effet fulgurant, la coupe de cheveux l'emporte vers un nirvana d'où rapidement il faut redescendre, pour se confronter aux regards des autres.

Jay raconte:

"J'étais dans le train, à côté d'une dame. Elle était avec son chien et lui parlais....le chien me regardait et la dame lui dit "Non ne souffle pas en pleine figure du monsieur". Je ne réponds rien, je souris de façon impassible. Elle se rattrappe: "Euh...de la dame....je ne sais pas...pardon". Elle a commencé à se confondre en excuses. Ca m'a énervé parce qu'elle a cherché à tout prix à me caser. C'est pas grave si tu te trompes !!!! Mais change pas d'avis sans cesse, comme si c'était qqch de fixe et de mortel"

Personne ne peut imaginer à quel point ça peut être douloureux, ce tiraillement entre deux rives dans une société habituée à voir en pile et face, blanc ou noir, vide ou plein... Si tu n'es pas fille, tu es donc garçon? Bien sûr... Bien sûr... Mais non!

J'ai connu Jay avec une allure de jeune fille, étudiante, cheveux mi longs. Ce jour là, elle se jetait à l'eau, avait décidé de couper ses cheveux, courts, très courts. Et je me rend compte aujourd'hui à quel point cette transition a du la bouleverser. Je la revois, passant la main sur sa nuque fraîchement tondue. Je sais qu'à présent elle fait toujours ce geste, plus souvent, parce que c'est rassurant, protecteur... "j'ai l'impression de retrouver ce geste de quand j'étais gamin et que je caressais ma peluche."

 

Depuis, Jay suit son chemin, difficile et cruel, mais avec le soutien et le réconfort de l'amour... et le plaisir, indicible et secret d'effacer, à chaque coup de tondeuse, les vestiges d'un autre genre..

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 24 Février 2017

Photo: Romain Dion

Photo: Romain Dion

Au fil de mes rencontres, poursuivant le dénominateur commun de ces femmes aux cheveux courts qui peuplent mes pages, il arrive, par hasard ( mais le hasard existe-t-il? ) que des évidences m'apparaissent... En voyant Coralie, ici et là, sous l'objectif de photographes talentueux, le souvenir d'Adé me revient... Ces deux là sont comme jumelles.

Photo: Pascal PierrouPhoto: Pascal Pierrou

Photo: Pascal Pierrou

L'idée n'avait pas échappé à Pascal Pierrou...

Coralie a 22 ans. Elle en avait 16 le jour où, pleine de détermination, elle a rasé ses cheveux, décidée à s'extraire de la foule. "Garçon manqué" elle l'a toujours été, mais les cheveux courts, au lieu de la consacrer dans ce rôle, lui ont donné la féminité qui manquait à son image. Il a fallu du temps bien sur, quelques tâtonnements, pour parfaire un style délicieusement androgyne, ambigu, troublant... De la couleur dans ses cheveux, un trait de liner aux contours de ses yeux et quelques ajustements dans la coupe. 

L'habitude de la nuque rasée ne se perd pas si facilement. Encore faudrait-il en avoir l'envie d'ailleurs. Coralie aime ça, deux fois par semaine, quand son amie, devenue experte, glisse la tondeuse nue sur ses cervicales. Plus tard et de temps en temps, un coiffeur "arrange" le dessus, donne du mouvement, dégrade, désépaissi... Tout ça fait le style.

La soeur jumelle: Un portrait de Coralie

La photo reste un plaisir. Les mots sont plus importants. Coralie, déjà récompensée, déjà publiée, poursuit ses projets d'écriture, méticuleusement, pas à pas, comme elle façonne son style à l'image de sa personnalité.

TROMBINOSCOPE. Un mot qui m'est familier, une idée que j'aime... Coralie pour ce projet collecte des photos d'identité, de tous et de partout, comme un patchwork du monde où tous ces visages raconteront une histoire qui déjà, trotte dans sa tête.

Une belle rencontre assurément... 

Photo: Romain Dion

Photo: Romain Dion

Coralie Robin est sur

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Et pour en savoir plus et participer au projet TROMBINOSCOPE c'est là!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 15 Janvier 2017

Sa vraie nature

Inutile de le nier davantage: j'aime le foot! Oui enfin bon, pas de quoi se vanter hein? Et puis surtout, j'aime le foot féminin, ce qui, aux yeux d'un supporter du PSG est pire et aussi incompréhensible que de ne pas aimer le foot du tout... Bref!

Même si globalement la plupart des joueuses sont des femmes aux cheveux longs, belles et athlétiques, comme Alex Morgan qui vient cette saison remonter le moral des supporters lyonnais avec son allure de fille de magazine, ou encore Hope Solo ( la fille de Han... non j'déconne ) emblématique gardienne de but de l'équipe US, je persiste à croire que toutes ces queues de cheval n'ont rien à voir avec la vraie nature de ces jeunes femmes. 

 

Sa vraie nature

Justement au sein de cette fabuleuse équipe de l'USWST, il y a Ashlyn Harris, qui n'aurait sans doute pas attiré davantage mon attention, malgré son palmarès impressionnant, si elle n'avait pas rejoint récemment les deux ou trois "femmes aux cheveux courts" de l'équipe nationale US.

Ashlyn Harris, avant c'était "ça": 

Gardienne de but en second, grande, tomboy à la longue chevelure blonde, tatouée et passablement "badass".

Un parcours personnel qui fait penser à ceux des boxeurs noirs de la l'âge d'or qui parviennent à s'extraire de la misère à coups de poings. 

Si son enfance misérable et sa jeunesse tumultueuse paraissent aujourd'hui improbables c'est parce que la jeune femme s'est battue pour construire sa vie et apparaitre dans la lumière sans rien devoir à personne. Et ça, c'est du caractère de "femme aux cheveux courts"

 

Et quand Ashlyn Harris décide décide de se couper les cheveux, elle ne fait pas les choses à moitié. Sa spectaculaire transformation reste à mes yeux l'expression de sa vraie nature, une sorte d'achèvement, consacrant la femme qu'elle est vraiment, sa vraie nature...

Sa vraie nature
Sa vraie natureSa vraie nature

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Portrait

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Publié le 7 Janvier 2017

Photo: Vincent Radzinski

Photo: Vincent Radzinski

Si vous la voyez comme ça, élégante, sophistiquée, à peine maquillée et bien coiffée, c'est parce que Mathilde a cherché un peu, auparavant, pour trouver le style dans lequel elle se sent parfaitement bien. Pas de quoi fouetter un chat vous allez dire et on en est tous là après tout... Oui mais non! 

D'abord parce que Mathilde a commencé de bonne heure, entre collège et lycée. Et rappelez vous, c'est pas la période de votre vie où vous êtes le plus à l'aise pour vous démarquer de la foule. Pourtant elle n"hésite pas, cheveux rouges, côté rasé... Ça fouille, ça cherche, ça tâtonne... Entre punk et gothique.

Même si elle confesse une grande timidité, Mathilde ne manque pas pour autant d'audace ni de détermination et là où d'autre hésitent longtemps, elle se dit que pour trouver la bonne longueur de cheveux, le mieux c'est de partir de zéro!

Dans la famille C. je voudrais... Un portrait de MathildeDans la famille C. je voudrais... Un portrait de Mathilde

Alors courageusement, elle tond ses cheveux, cette fois-ci, entièrement. Le résultat est stupéfiant, on l'imagine, d'autant que Marie Ange, sa soeur, a elle aussi la tête rasée. Quelle famille!

Mais pour Mathilde ce n'est que le point de départ et laissant repousser patiemment ses cheveux, elle attend le moment où ils auront la taille idéale pour lui plaire. Par chance son ami, qui ne manque pas de qualité, est aussi un peu coiffeur, ce qui facilite bien des choses et lui évite d'avoir l'air d'une "tête de loup", ce qui arrive toujours lorsque les cheveux repoussent sur un crâne qui a été tondu.

Aujourd'hui elle pense avoir trouvé LE style qui lui plait, un court "pixie cut", un peu Jean Seberg, qui exprime parfaitement sa personnalité de femme aux cheveux courts.

Photos: Vincent Radzinski

Mathilde Clémenceau sur FB

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 19 Décembre 2016

L'icone androgyne: Un portrait de Kim

Il y a des personnes que l'on a le sentiment de déjà connaître lorsqu'on les rencontre. Des allures qui ont jalonné notre mémoire, des styles que l'on retrouve de loin en loin, pour nous rappeler cette image de l'androgyne qui nous a toujours fascinée...

Kim est née à la campagne mais elle a grandi dans la ville et on a pas de mal à l'imaginer, Gavroche, trainant ses Vans et son baggy avec nonchalance sur son skate. La dernière fois qu'elle a porté une robe, elle s'en souvient, c'était pour un mariage où on lui faisait jouer le rôle d'une petite demoiselle... un cauchemar!

Petite tomboy, son père comprend la force de ses convictions lorsqu'elle demande qu'on lui coupe les cheveux. Pensant réaliser une bonne opération, il lui promet la coupe de cheveux qu'elle désire en échange d'une bonne note en dictée... Kim ramène un 10/10.

Depuis, après avoir expérimenté toutes sortes de choses, de coupes et de couleurs, elle a forgé un style qui est devenu lui même une sorte de référence, tout comme elle a pu être inspirée de modèles, réels ou romanesques dans sa jeunesse. 

 

Shane, Nanou...Shane, Nanou...

Shane, Nanou...

Aujourd'hui elle pourrait à son tour être cette icône androgyne qui inspire d'autres générations, parce qu'elle n'a jamais vraiment été inquiète de son genre, assurée et fière d'être "différente". Elle n'en tire aucune vanité, semble presque gênée qu'on lui témoigne autant d'attention, mais béni le ciel d'avoir ce corps longiligne et droit qui souligne merveilleusement l'ambiguïté de son genre.

Il y a chez elle ce dosage parfaitement subtil entre le masculin et le féminin, l'aisance à naviguer d'un genre à l'autre, sans jamais d'excès et malgré son caractère réservé, l'aura de celles qui parviennent à être toujours à l'aise dans l'authenticité. 

 

L'icone androgyne: Un portrait de Kim

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