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Publié le 12 Octobre 2017

Hé! T'es un garçon ou une fille? ... NON!

Non? Non quoi? Non tu n'es pas un garçon? Non tu n'es pas une fille?... Mais alors tu es quoi?

En voilà des points d'interrogation, des regards, des incertitudes maladroites et inconfortables... C'est fou comme cette pression s'exerce sur celles et ceux qui refusent d'entrer dans une des deux cases.

Olivia n'est plus, il s'appelle Otto. Oui je sais, c'est un peu passer d'un bord à l'autre, comme ça, comme on saute une flaque d'eau... Pourtant Otto n'est pas un garçon... ni une fille. Alors Otto, c'est une manière de dire aux autres : " Ne me prend pas pour une fille " mais bien sûr c'est bien plus compliqué que ça...

Otto c'est bien comme nom, un côté prussien qui va bien à son teint métissé, une mixité qui l'illustre bien, un paradoxe qui lui sied. 

Hé! T'es un garçon ou une fille? ... NON!

Mais Otto l'admet, c'est parfois dur à supporter, tous ces points d'interrogation au fond des yeux. Tout ce monde tellement formaté qui ne sais pas s'y retrouver dès qu'on lui brouille les cartes, qui ne supporte pas de ne pas pouvoir classer les choses et les gens.

Dans les nuits queer parisiennes, il trouve un peu de répit. C'est par là qu'il s'est libéré, que petit à petit Olivia a commencé à disparaitre... Coupe de cheveux. Ces cheveux qu'elle n'a jamais aimé, qui l'empêchaient d'être "comme les autres", qu'elle refusait de lisser parce que cela l'aurait féminisée davantage. Otto lui, les coupe, très courts et laisse friser les boucles, devient ce personnage queer, androgyne attrayant, attirant, séduisant et tente le plus possible, de tout son coeur, de faire disparaitre Olivia. Mais sur ce chemin, il y a bien des cailloux, pointus et tranchants et Otto encaisse, comme les autres, mille blessures chaque jour...

Sur les photos qu'il fait, on retrouve le monde d'Otto, des visages doux, la nuit, des sourires carnassiers, des regards perdus, des cheveux courts, des androgynes à la nuque rasée. Il observe, capture, saisi cette vie de fête nocturne où les âmes fortes et les corps fragiles se réconfortent...

Etudiant le jour, photographe la nuit ou vice versa, Otto ausculte le genre. Bien sûr

 

 

Hé! T'es un garçon ou une fille? ... NON!

" Fragments" le blog photo d'Otto Zinsou à découvrir absolument

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 21 Septembre 2017

Photo: Eric Jondreville

Photo: Eric Jondreville

Dans la salle, les "yuppies"de la ville sirotent vins blancs et cocktails, les hommes séduisent, les filles aguichent et la musique accompagne ce théâtre mondain. Derrière les platines Sin'Dee se prépare à lancer son set. Elle a tombé sa veste sage, secoue un peu sa frange fraîchement taillée... Elle a le trac, mais elle en a vu d'autre.

De sa jeunesse de "tomboy" à Perpignan, elle a gardé le caractère et les cheveux courts et ses tatouages sont autant de souvenirs à travers le monde.

Elle lance son set et se laisse entrainer par le rythme, agite les bras, se déhanche un peu. Comme une énergie retrouvée elle plonge dans la musique et emporte avec elle les moins timides de la salle.

Quand elle se raconte Sin Dee parle de musique, d'indépendance, de projet. Elle dit qu'elle n'aime pas trop son prénom, c'est pour ça qu'il est devenu ce pseudo inspiré de ses origines chinoises. Un héritage que l'on retrouve dans ses cheveux, lisses, épais et naturellement brillants, noirs comme l'ébène. 

Pour l'occasion elle est passé voir sa coiffeuse dans l'après midi au salon Tom Rose. Histoire de donner un coup de frais à sa coupe au bol devenue une sorte de marque déposée, la frange pas trop longue, la nuque carrée, le tour d'oreille bien tondu. Une variante.

Photo: Eric Jondreville

Photo: Eric Jondreville

Depuis toujours, ou presque, la musique a baigné son environnement. D'une collection de vinyles elle a trouvé le goût de mixer et de scratcher et petit à petit son style c'est affiné, comme un bon produit de qualité.

Aujourd'hui on la retrouve dans les meilleures soirées, en club ou dans les bars de la ville. Les projets ne manquent pas, en solo ou en duo.

Le set se termine et un autre DJ reprend les platines, épaté de voir la salle s'agiter et danser. C'est une soirée d'opening d'un bar branché, pas une boite de nuit, pourtant le rythme a emporté la foule. C'est une réussite. Sin Dee rejoint ses amis, épanouie, enthousiaste et excitée par ce succès...

Photo: Eric Jondreville

Photo: Eric Jondreville

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 11 Septembre 2017

Photo: Dadu Phoenix

Photo: Dadu Phoenix

Il y a un petit air d'Irlande, un parfum de landes et de whisky dans le nom de ce salon. Mais plus encore, c'est un univers posé là au coeur de Nantes, rue Voltaire.

Ambiance Café Racer, cuirs, tatouages et barbes soignées. C'est Adé qui, involontairement, m'a conduit jusque là. Un salon unique en son genre dans la région. Pourtant cela paraît tellement naturel de marier les deux, tatouages et barbier. La barbière c'est O'Malet, un jeu de mots qui colle bien à cette ambiance.

Habituée des salons de tatouage, Adé n'avait pas encore essayé le fauteuil du barber et c'est le meilleur endroit lorsqu'une envie de fade vous prend après avoir laissé pousser ses cheveux trop longtemps.

Alors elle s'est installée, aurait pu fermer les yeux tellement elle était en confiance et a laissé Aurore jouer de la tondeuse..

La barbière de sa villeLa barbière de sa ville
La barbière de sa villeLa barbière de sa ville

Le résultat ne pouvait que lui plaire, parce que la barbière est passionnée par son job, tout comme ses associés, les tatoueurs, Niko, Dimitri, Aleksi et Pierrick, chacun avec leur style.

L'endroit est récent, refait, neuf et fonctionnel et pourtant il semble déjà avoir une âme, une ambiance incomparable.

Sans aucun doute le salon que je recommanderai, les yeux fermés, à mes amies nantaises ou de la région, celles qui aiment leur peau encrée et leur nuque bien rasée...

Dermal Mayhem x O'Malet Barber à Nantes, 19 rue Voltaire.

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Rédigé par Jeaneg

Publié dans #Portrait, #Humeurs

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Publié le 10 Septembre 2017

Bénéfices et dividendes

Sans doute que le jour où Chloé a tondu ses cheveux, elle n'imaginait pas tout ce que cela pourrait apporter de positif dans sa vie. Depuis le portrait écrit dans ces pages, cette coupe qui souvent est un passage, une période pour celles qui l'osent, s'installe, pour elle, un peu comme une nécessité, l'expression d'un état d'âme.

On se rappelle qu'à l'époque c'était l'engagement physique dans son projet "Renew" avec la photographe Margaux Gayet, qui l'avait incitée à exhausser cette envie qui lui trottait dans la tête depuis un moment. Il n'y avait là aucun calcul, juste le besoin d'être le plus authentique possible dans cette oeuvre surprenante...  

Bénéfices et dividendesBénéfices et dividendes
Bénéfices et dividendesBénéfices et dividendes

... où elle incarne véritablement et de manière stupéfiante Leonardo Di Caprio, Edward Furlong, Natalie Portman ou Keira Nightley dans des rôles très connus. ( D'ailleurs je vous donne rendez vous sur la page Facebook du blog pour un petit jeu )

Outre cette performance, la nouvelle tête de Chloé lui a ouvert les portes de nombreux créateurs et photographes, si bien qu'elle en tire aujourd'hui encore des dividendes. Mais l'essentiel je crois, est qu'elle se rapproche le plus possible de sa personnalité en conservant ses cheveux ras, professionnellement taillés et de manière sophistiquée, comme une marque personnelle, un signe imparable de reconnaissance.

"Renew" à la galerie Highways de Santa Monica du 9 septembre au 22 octobre 2017

Chloé Lobre

Margaux Gayet

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Rédigé par Jeaneg

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Publié le 18 Août 2017

La belle androgyne - Un portrait de Marion

Il y a parfois derrière l'androgynie, des drames qui se jouent, à huis-clos, dans la tête. Une lutte étrange entre le masculin et le féminin. Mais souvent l'âge, la maturité apaisent les tourments et sans que la physionomie ne change, l'âme de l'androgyne s'épanouie...

Marion a toujours était un "garçon manqué". Ça vous étonne? Non bien sur! Enfant déjà elle avait l'inévitable coupe au carré des petites filles turbulentes mais avait autant de plaisir à jouer au foot qu'avec ses poupées. 

Et puis la plante a grandie, dans cette terre bordelaise qui sait faire de si belles choses. Adolescente, les cheveux n'étaient guère plus longs mais la coupe " emo" façon Justin B. finalement ça énervait tout le monde et ce fut presque un soulagement général lorsqu'à 16 ans, encouragée par une amie, elle décida enfin de se couper les cheveux... courts.

Mais rapidement, enfin, durant les années qui suivirent, les coiffeurs fréquentés ne parvenaient pas à la satisfaire. Elle avait toujours ce sentiment sournois de "paraître" trop masculine avec ses cheveux chaque fois coupés trop courts. Ce qu'elle voulait, c'était garder cette chevelure folle, ce panache irréductible, ces mèches indomptables et le conjuguer avec un tour d'oreille et une nuque bien nets... Jusqu'au jour où, un ami bienveillant, pour rendre service, de quelques coups de tondeuse rafraîchit sa coupe. Les contours fraichement rasés, Marion se dit que finalement ce n'était peut être pas si compliqué de faire ça soi-même et s'en alla s'acheter une tondeuse. De ce jour, elle ne remit plus les pieds chez un coiffeur... 

Depuis ce jour, avec un peu de cire et quelques pincées de poudre miracle, elle façonne son abondante "tignasse" et donne à sa coiffure l'allure qui lui plait, la rassure, marque sa différence et donne l'avantage, dans ce combat intérieur, à sa part de féminin.

 

Oh bien sûr il y eut quelques ratés, quelques coups de tondeuse malheureux, au début. Mais assez vite, les erreurs se fondaient dans le volume et en peu de temps tout rentrait dans l'ordre. Habilement, de temps en temps, elle désépaissi aux ciseaux le dessus et sans se tromper de sabot, ratiboise sa nuque et le tour des oreilles, le tour est joué!

Ainsi l'androgyne se revendique "femme aux cheveux courts"... Définitivement!

                                                 

La belle androgyne - Un portrait de Marion

Photos: Marion M.

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Rédigé par Jeaneg

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Publié le 15 Août 2017

Ces tout petits riens

Un oeil peu attentif ou un regard mal entrainé ne verra pas de différence majeure et reconnaitra Méli, comme il l'a toujours vue, à travers les pages de ce blog.

Eh bien non! Ce n'est pas parce qu'on a l'habitude d'avoir les cheveux coupés très courts, que jamais rien ne change. Si le "fade" est toujours là, comme une marque d'authenticité, un label personnel, la différence réside toujours dans les détails. Depuis longtemps Méli avait l'habitude de se coiffer en arrière, ménageant pour ça une longueur raisonnable qui permettait cette coiffure.

Et puis, tranquillement, presque sournoisement, une envie de changement s'installe. Un modèle masculin vu dans un magazine fait le déclic. Oui, pourquoi pas coiffé vers l'avant, plus court, coupé droit sur le front... Un moment, une angoisse, celle de "faire" trop masculin.. et puis le parti pris de jouer la carte de l'androgyne, plus encore, un désir de nouvelle garde-robe, plus chic, plus "queer", du masculin mais avec toute la saveur du féminin.

Il ne faut pas longtemps à une femme aux cheveux courts pour concrétiser ses envies...

En vacances à Ibiza et encouragée par son amie Sofia, Méli a déjà repéré le "barberìa" qui lui inspire la confiance nécessaire à ce changement quasi radical...

Ces tout petits riens

La qualité du "skinfade" est essentielle. Les tempes et la nuque bien rasées, le dégradé parfaitement fondu, il faut s'habituer à présent à cette frange qui barre le front, à ce "court" dessus, à ce manque de mèches plus longues qui étaient familières...

Enfin l'essai est marqué. Il faudra le transformer au prochain rendez vous chez le coiffeur. En attendant, tout le monde aime Méli!

Photos: Méli et Sofia

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 9 Août 2017

Dans une autre vie, Ellie était une étudiante et une photographe qui ne manquait pas de talent. Il y a 3 ans, elle s'était "livrée" dans un Quartier Libre qui n'a pas tellement vieilli.

Sauf qu'aujourd'hui, Ellie est partie à la recherche d'elle même, parfois très loin et nous le raconte avec beaucoup de lucidité...

"Depuis que je suis gamine j’ai toujours ressenti une attirance particulière pour le milieu militaire. Par le biais de divers reportages à la télé que je regardais avec mon père, je voyais ce métier comme un symbole de force, de protection, de cohésion, qui s’est confirmé par les années lorsque j’ai pris la décision de m’engager. Au départ, je m’y voyais photographe, afin d’éventuellement engager un premier pas vers mon rêve : celui d’être reporter de guerre. Aujourd’hui et depuis deux ans, pour des raisons particulières aussi bénignes qu’inévitables et qui me sont propres, je suis finalement devenue Fusilier Commando de l'Air.

J’avais effectivement une idée de ce qui m’attendait, mais j’étais loin de m’imaginer que le milieu militaire demandait autant de caractère, de mental, de physique. Je parle bien évidemment des formations militaires, où j’ai appris à aller au delà des limites que je m’étais inconsciemment imposée au départ, de puiser l’énergie nécessaire et cachée, que l’on apprend à trouver lorsque l’on se pense incapable d’aller plus loin. Ma rencontre avec la difficulté m’a appris que le corps humain, et particulièrement son cerveau, peut surpasser beaucoup d’épreuves, je ne me suis jamais autant surprise que durant cette période, et je pense avoir muri. Du moins, j’ai beaucoup changé. Mon rapport avec les hommes a beaucoup changé, si aujourd’hui je me sens beaucoup plus proche d’eux, mes premiers mois en leur compagnie étaient néanmoins difficiles. Le métier n’offrant pas la possibilité de, clairement, ouvrir sa gueule, nous devions, homme comme femme, apprendre à nous la fermer, qu’importe les remarques, que les raisons soient justes ou non, que l’on soit en tort ou pas, nous devions prendre sur nous. Nos cadres avaient la facilité de nous dire qu’il n’y a pas de sexe dans l’armée, mais selon mon point de vue, les filles devaient faire leurs preuves plus que les hommes. Nous devions nous situer à un niveau équivalent à celui de l’homme, et voir plus. Autrement, nous avions le sentiment de ne pas être au niveau de l’armée en général. A la moindre erreur, nos compétences étaient remises en question.

Nous n’étions pas nombreuses et j’étais la seule aux cheveux courts. Ce détail n’avait par ailleurs pas laisser mes cadres de marbre, l’armée demandant aux hommes d'avoir le crâne rasé et aux femmes de porter un chignon, je me situais dans un intermédiaire délicat. Je n’étais d’ailleurs pas réellement perçue comme une femme. Plus comme « le bonhomme » du CODO. Et je pense même que mon allure offrait l’illusion d’une guerrière. Plus guerrière que je ne l’étais réellement ! Pour en revenir à ce problème de coupe de cheveux, je ne pense pas qu’un crâne lisse devrait être une règle, je ne comptais pas les laisser me raser le crâne. Pourquoi les laisserai-je me raser le crâne ? Les hommes y ont certainement droit, mais moi, je suis une femme. Les autres femmes ne se laissent pas raser le crâne, cheveux longs ou non, j’en suis une, avec une coupe de cheveux différente, c’est tout. Certains n’étaient pas en accord avec moi, ce que je peux concevoir, je l’admets, les points de vue de chacun était variés et justifiés. Ayant déjà eu les cheveux tondus, l’idée de retenter l’expérience n’était pas ce qui me dérangeait le plus, mais plutôt celle de m’égaliser à l’homme, dans le sens péjoratif du terme… Je veux dire, dans le sens où je n’en suis pas un, vous voyez ? De ce fait, j’avais pris le risque de me faire remarquer. J’ai donc du faire démonstration de mes capacités, plus que je ne le faisais déjà les premières semaines, autant physiquement que psychologiquement. Je voulais me montrer au niveau de chaque et plus encore. Ce n’est certainement pas parce que je suis une fille, que je suis moins forte, certainement pas parce que j’ai eu recours à un refus, que je n’étais pas moins apte à répondre aux ordres que l’on me donnait. Et dans mon travail, il est indispensable de savoir écouter et exercer convenablement un ordre, que cela soit pour un détail ou un entrainement au terrain, pour d’éventuels problèmes intervenants ou autres. Et grâce à ma réussite à ces formations très difficiles, et avec de bons résultats, je pense y être parvenue.

Aujourd’hui j’ai réussi à me trouver une place au sein de cette communauté masculine. Je ne suis effectivement pas vue comme quelqu’un de féminin, puisque je ne le suis pas. Je ne suis toujours pas perçue comme une fille selon mon point de vue et leur manière de se comporter avec moi comme si j’étais « un pote ». Mais je ne me sens pas en dessous d’eux. Mes cheveux sont toujours un problème, ma dégaine est toujours remise en question, « mais Ellie, laisse toi pousser les cheveux, t’as jamais pensé à être plus féminine ? Ça t’irait carrément mieux ! », mais répondre à des attentes qui ne me conviennent pas, ne m’intéresse pas. Le milieu militaire réclame suffisamment d’uniformité, je ne veux pour autant pas ressembler à un mouton et répondre à tout dans le détail le plus absurde au point de remettre en question la personnalité de chacun. Parce qu’il est évident que presque chaque femme ayant intégrée l’armée se soient plus ou moins fait « dragouiller ». Même moi et mes cheveux courts qui, selon eux devraient être longs. Par expérience, par rapport à ce que j’ai vu, de ce que j’ai eu affaire, la femme est définitivement une créature incroyable. Je l’ai vu déterminée, subir, vomir, tenir tête, prendre soin des autres, je l’ai vu passer des étapes que certains hommes n’ont pas toujours été capables de faire, je l’ai vu désireuse de réussir, je l’ai vu réussir. Le travail de militaire n’est pas spécifiquement un travail d’homme. La femme est tout autant capable d’atteindre des objectifs, la femme doit faire partie du milieu militaire. Dans un état d’esprit de compétition rien ne peut l’empêcher d’aboutir à son but et elle peut devenir un élément indispensable à une section. Et c’est ce que j’espère devenir."

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait, #Quartier Libre

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Publié le 16 Juillet 2017

Tout pour plaire - Un portrait d'Amandine

C'est pas parce qu'on a un prénom gourmand, qu'on peut se laisser croquer facilement! Amandine est très occupée, par sa vie, sa famille, les soirées parisiennes et son boulot. Son boulot justement, c'est la coiffure, comme par hasard. Elle est coloriste dans un prestigieux salon parisien. Une chance pour la jeune femme qui n'a pas peur du changement.

il y a longtemps que l'androgyne a choisi les cheveux courts. Elle avait 17 ans, l'envie et puis une couleur un peu ratée et la voilà avec les cheveux courts et la tête de Justin Bieber avant même que Justin Bieber ne soit dans la tête de toutes les filles de l'époque.

Le Bac en poche elle se lance dans le métier dans lequel on ne tarde pas à l'apprécier. Elle fait de la coloration sa spécialité et elle apparaitra même à la télévision, dans l'émission de relooking de M6 où elle a fait bénéficier la candidate de Cristina Cordula de son talent. C'est pas rien!

Tout pour plaire - Un portrait d'Amandine

Cependant Amandine garde toujours sa jolie petite tête. Elégante, maquillée ( ça me rassure dit-elle ) elle cache une timidité naturelle sous son allure de femme affranchie. 

Récemment, c'est son collègue Julien qui lui a coupé les cheveux très courts. Dans son salon on dit :" coupe barber dégradé américain " pour parler de fade, mais ça ne change rien sinon pour accentuer l'ambiguïté de son style. C'est jamais marrant de se faire appeler "monsieur" quand on est une femme, dit-elle, mais Amandine a de la répartie et s'amuse en général à donner du "madame" au type qui se trompe... 

 

Tout pour plaire - Un portrait d'Amandine

Alors avec ce "très court", Amandine en profite pour faire parfois le "bad boy", exhibe ses tatouages, abandonne un temps le maquillage, se prête à l'exercice du modèle pour faire quelques photos de la nouvelle collection du salon et puis sans doute les laissera-t-elle repousser un peu, ou pas, au gré de son humeur...

De toute manière, ce ne sera jamais très long, juste comme une femme aux cheveux courts.

Tout pour plaire - Un portrait d'AmandineTout pour plaire - Un portrait d'Amandine
Tout pour plaire - Un portrait d'AmandineTout pour plaire - Un portrait d'Amandine

Amandine Gaillard: experte en ciseaux et pinceaux @am.gaillard

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 30 Juin 2017

Avec Rebeca "Bex" Walker chez Cut & Grind à Soho - London

Avec Rebeca "Bex" Walker chez Cut & Grind à Soho - London

Ça fait un bail qu'on se connait. Beli a souvent accompagné le blog, une dizaine de fois je dirais, depuis septembre 2014 et ce Quartier Libre

Dès le début, c'est une sorte de fascination qui s'est exercée en découvrant la jeune femme, pleinement assumée, l'allure sportive, chevauchant sa grosse cylindrée, indépendante mais toujours très soucieuse de ses proches, les cheveux courts et le physique androgyne.

C'est ensuite son caractère et son enthousiasme qui commencèrent à tisser le lien qui tout naturellement nous a relié. L'honnêteté, la sincérité, la gentillesse et la curiosité envers les autres. Une sorte du pureté d'esprit qui lui donne ce charisme extraordinaire que tous lui reconnaissent. Il n'y a rien d'artificiel chez elle, pas de clinquant, pas de jeu d'apparence. Tout est vrai!

Bientôt 6 mois que Beli est à Londres et Londres pour le style, les fringues et le coiffeur, y a pas mieux. Si, tout le monde vous l'dira! Et question coiffeur, il faut toujours tout remettre en question lorsqu'on s'installe loin de ce qui a été son quotidien durant des années. Après quelques tâtonnements, il semblerait bien qu'elle ait trouvé, parmi la pléthore de barbershops, l'endroit idéal. Et quoi de mieux que l'amie d'une amie pour vous couper les cheveux, à condition bien sûr qu"elle soit qualified barber, ce qui est le cas de Rebeca "Bex" Walker, of course!

Parce que voyez-vous, Beli a toutes les qualités et celle qui n'est pas la moindre pour une femme aux cheveux courts, c'est d'être toujours très attentive a avoir une coupe impeccable!

Beli est mon idole

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 14 Juin 2017

Photo: ©jeaneg

Photo: ©jeaneg

C'est une femme aux cheveux courts, mais pas vraiment dans le style de celles qui habituellement apparaissent sur ces pages. Pourtant, il ne faut jamais s'arrêter à une apparence. L'occasion était là, il fallait aller à la rencontre de Lauren.

Lauren est américaine, naissance à L.A, vie à L.A, travail à L.A, connait tout le monde à L.A. Si si... Normal, il y a du beau monde qui défile dans son studio de tatouage. " Madison Paige?.. Terra Juana?... Oui ce sont des potes à moi!... Isabela Gasser? Ah ben oui, on était ensemble il y a 3 jours... qu'est-ce qu'on s'est marrées!" Autant vous le dire: Lauren est "soooo famous!"

 

A la rencontre de Lauren

Question tatouage, elle même ne sait plus combien elle en a et il est difficile de trouver un endroit visible de son corps qui ne soit pas encré. C'est presque la moindre des choses pour une tatoueuse. Question coupe de cheveux, une fois le premier coup de ciseaux donné dans sa longue chevelure de jeune fille, là aussi ça était l'escalade. Couleurs et styles se sont succédés durant ces dernières années, comme s'il y avait du temps à rattraper. Elle a gardé le naturel de son enfance de tomboy, c'est juste que son style s'est mis petit à petit en adéquation avec son caractère. 

A la rencontre de Lauren

Pour son premier tour en Europe, Lauren ne s'économise pas: Danemark, Espagne, Suisse, France, Allemagne... En un mois - le temps réglementaire entre deux coupes de cheveux - elle sera partie retrouver ses amies, de place en place, laissant parfois le hasard, comme cette rencontre avec Les Femmes Aux Cheveux Courts, guider ses pas. Simplicité, nonchalance, gentillesse, curiosité, échange... Assurément une belle rencontre.

A la rencontre de Lauren

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