Publié le 30 Novembre 2014

L'insurgée

Je ne vais pas aller par quatre chemins, je ne suis pas du genre à couper les cheveux en quatre ( huhu! ). Quand on aime le cinéma, on aime tous les cinémas. C'est ce goût de l'éclectisme qui m'a amené à voir cette année les deux films dans lesquels le rôle principal est tenu par Shailene Woodley que d'aucun classerait dans la catégorie "actrice pour films d'ados" Peu importe!

Il y a donc eu The Fault In Our Stars, sirupeux et plein de bons sentiments où la jeune femme apparait, cheveux courts, malade mais parfois rayonnante, forte jusqu'à la rupture et puis il y a eu The Divergent, un film d'anticipation.

Les arcanes de la production et de la distribution ont fait que le premier tourné est sorti plus tard que le second, si bien que dans The Divergent, Shailene s'y trouve avec sa magnifique chevelure d'adolescente, longue, saine et épaisse.

L'insurgée

Un film d'action dans lequel elle est parfaitement crédible, tiré d'un roman triptyque depuis longtemps bestseller.

Et dans le deuxième volet donc, qui devrait être sur nos écrans au printemps, Shailene Woodley a cette petite tête bien faite qu'on découvre dans le trailer et sans trop me forcer je pense que, pour un film d'action, avec un héros féminin dans le rôle principal, c'est un peu plus vraisemblable. C'est pas dans Hunger Games qu'on aurait vu ça ... ( Rhooo mais non j'déconne... )

Bon enfin, voilà ce que ça donne

Résumé de l'épisode précédent...

... et trailer de l'épisode à venir

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 28 Novembre 2014

Dans ce parfum

De la nuit il ne reste qu'un mélange de subtiles parfums et d'odeurs familières. La couche à moitié abandonnée, la tiédeur du drap et ces effluves qui collent à la peau. Encore alanguie elle perçoit chaque nuance, chaque ton et doucement caresse son corps comme on froisse les pétales d'une fleur pour en extraire davantage d'essence. Elle retrouve ici et là son odeur, la devine, s'ennivre.

Et ses doigts brûlent et ses tempes battent. Sa peau frisonne sous la caresse quand elle parcourt sa nuque, tellement nue, tellement soyeuse. Ses doigts fourragent dans ses cheveux et des senteurs s'exhalent encore.

Sa peau embaume et à chaque inspiration son ventre se contracte, ses seins durcissent. Les doigts se crispent sur la nuque rasée et son corps tout entier ondule comme un cygne... Jusqu'à ce que le souffle lui manque et que toute sa chair se tende comme un arc bandé.

Un peu de sueur a perlé faisant naître une autre fragrance et sa peau luit, drainant une goutte de cet élixir dans le creux des reins.

Encore un frisson, long, presque sans fin.

Photo: Solenne Jakovsky

Le shooting de Sand

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 27 Novembre 2014

Mathilde, à la manière d'un Quartier Libre

Mathilde est un concentré de jeune femme moderne. Indépendante au caractère bien affirmé, elle se déplace en moto, cultive son allure androgyne, aime le mélange des genres et les contrastes, s'approprie son corps, transgresse les normes, fait du sport...

Au départ elle est graphiste et la qualité de ses aquarelles en atteste, mais depuis toujours ce qu'aime Mathilde c'est couper les cheveux. Ses frères, sa mère, ses copines, tous en profitent et personne ne s'en plaint parce que ce qui est fait avec passion est toujours bien fait.

A 19 ans elle coupe les siens, comme un affranchissement. Elle a conscience de l'importance qu'ont les cheveux sur notre image et l'expression de qui l'on est réellement. Pour être elle même, Mathilde un jour va se tondre complètement pour remettre à zéro les compteurs de sa vie, tourner une page et repartir. Et puisque c'est ça qu'elle aime vraiment, elle devient coiffeuse, pour de vrai!

Mathilde, à la manière d'un Quartier Libre

Petit à petit sa coupe se radicalise, elle adore la sensation des cheveux bien tondus, le contraste du très court et du plus long ensemble, la délicatesse d'une nuque rasée, à la fois douce et "piquante".

Dans le salon où elle travaille, Mathilde coiffe les hommes autant que les femmes et parfois même les enfants, mais ce qu'elle préfère ce sont celles qui se coiffent "comme les garçons". Elle aime lire l'enthousiasme, la surprise, l'étonnement, la fierté, dans le regard de celles qui viennent à la recherche d'elles même. Elle aime l'émotion que procure une transformation totale et ce sentiment d'être la créatrice d'un bonheur nouveau.

C'est la première fois qu'une coiffeuse et femme aux cheveux courts à qui ces pages sont dédiées s'exprime ici. Et franchement, je suis heureux d'avoir fait cette rencontre avec Mathilde.

Photo: Mathilde Defresne

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 25 Novembre 2014

Pas de panique

On est jamais sûr de rien... et Dieu sait comme on se sent vulnérable parfois lorsqu'on se lance à soi même le défi d'être tel(le) qu'on le veut vraiment.

C'est particulièrement vrai chez le coiffeur. Même si on lui fait confiance et qu'on est sûr(e) de son savoir faire, il y a toujours un moment, dans les premiers instants de la coupe, où l'on préfère encore fermer les yeux plutôt que de se voir à travers le miroir. En général on a une tête inconnue, les cheveux dressés sur le sommet ou attachés d'une manière un peu ridicule et le reste taillé en une sorte de bol médiéval, le contour des oreilles et la nuque déjà rasés alors que le reste est encore presque long, sans aucune liaison entre les deux.

Forcément, on y connait rien, on sait juste qu'on est encore loin, à cet instant, de la coupe qu'on a expliqué dans toutes les largeurs au coiffeur, qui, lui, semble s'amuser à prendre des chemins détournés pour arriver à nos fins. On prie juste en silence pour qu'il ne nous abandonne pas dans cette situation, ne serait-ce que pour répondre à un maudit téléphone, nous laissant désarmé(e) face à cette image peu glorieuse de nous même.

Et puis non. Quelques frôlements de tondeuse plus loin, quelques claquements de ciseaux glissant sur le peigne et les proportions s'harmonisent, les liaisons apparaissent, le dégradé se fond et l'on se découvre cette tête de conquérant(e) qui nous rempli d'assurance et nous donne ce sentiment d'être invincible.

Photo: Adam Ciaccia

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Novembre 2014

Caméléone

Elle est tout à la fois, chevalier Jedi et seigneur Sith, Milady et D'Artagnan, Billy le kid et Calamity Jane ...

Sara est une guerrière. Une guerrière Grandeur Nature.

Pas la peine de dire comment, gamine, elle courait avec la bande des garçons. Et pas pour jouer la pauv'fille éplorée. Non! Pour se battre comme les héros, hommes ou femmes qui peuplent sa mythologie.

Je l'imagine Shanghaï li dans les steppes d'Asie Centrale à la poursuite de Corto Maltese ou Ansea Latal la flamboyante héritière bataillant aux côté du Scorpion...

Caméléone

C'est un peu comme du théâtre, une chorégraphie de cascadeurs, un jeu de rôle où l'espace d'un week end le quotidien s'efface et l'aventure vous emporte dans le temps. Il y a les costumes, bien sur, mais aussi l'Histoire et les duels. Sara se bat, au sabre laser ou à la râpière...

Caméléone

... et elle peste quand on veut lui faire jouer le rôle d'une courtisane.

Elle a du sang d'héroïne dans les veines. Pourtant sa vie est toute autre. Sara est vétérinaire et se consacre la plupart du temps à "Kiki" et à "Médor". Un travail de passion là aussi.

Caméléone

Il y a du Peter Pan chez cette femme aux cheveux courts, ce pouvoir d'imagination qui préserve à jamais du temps qui passe.

Photos: Sara Erdjka

et pour en savoir plus: http://whoareyouintheweekend.tumblr.com/

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 23 Novembre 2014

Nous fuirons sans repos ni trêve...

Aujourd'hui l'espace est splendide!

Sans mors, sans éperons, sans bride,

Partons à cheval sur le vin

Pour un ciel féérique et divin!

Comme deux anges que torture

Une implacable calenture,

Dans le bleu cristal du matin

Suivons le mirage lointain!

Mollement balancés sur l'aile

Du tourbillon intelligent,

dans un désir parallèle,

Ma soeur, côte à côte nageant,

nous fuirons sans repos ni trêves

Vers le paradis de mes rêves!

Le Vin des Amants - Ch. Baudelaire

Photo: Jaesung Lee

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #gayfriendly, #Divers & variés

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Publié le 22 Novembre 2014

A la rencontre de Wiebke

J'ai une vie formidable!

Si si... Ah ben si! Elle est formidable au moins pour une raison, c'est qu'hier j'ai rencontré Wiebke, délicieuse et pétillante jeune femme à la blondeur raffinée qui comme son nom ne l'indique pas est anglaise.

C'est Alexane qui m'avait mis sur le coup et c'est la gentillesse de Wiebke qui a fait le reste.

Une allure de it girl, short en cuir sur collants opaques, bottines de daim clair, t-shirt noir et cardigan de laine peignée... au premier regard vous êtes sous le charme. Avec tout ce noir, un rouge à lèvre pétant qui souligne un visage rieur sous une coupe de cheveux à l'undercut bien nette.

Wiebke, avant d'être femme aux cheveux courts, a été fille aux cheveux courts. Sa première coupe de cheveux c'était à 11/12 ans et depuis, plus question de cheveux longs. Non pas qu'elle revendique quoi que ce soit, mais juste parce que ses cheveux trop fins ne ressemblaient à rien si elle les gardait longs. Aussi simple que ça.

A la rencontre de WiebkeA la rencontre de Wiebke

Etudiante "Erasmus" à Montpellier, elle reste pourtant fidèle à son coiffeur londonien, pour qui elle a servi de modèle et qui depuis est un ami.

Elle a bien tenté un coiffeur sur place, mais visiblement elle n'en fut pas satisfaite et on sait bien à quel point c'est difficile de livrer sa tête à des inconnus.

Elle avoue une admiration pour Sinead O'Connor et quelques fois l'idée lui traverse l'esprit lorsqu'elle passe la main sur sa nuque tondue, qu'un jour... peut être elle aussi...

A la rencontre de Wiebke
A la rencontre de Wiebke
A la rencontre de Wiebke
A la rencontre de Wiebke
A la rencontre de Wiebke
A la rencontre de Wiebke
A la rencontre de Wiebke

Et moi je suis sous le charme de la belle anglaise, qui se raconte en soufflant sur son chocolat chaud et qui s'amuse beaucoup à l'idée de partager le fruit de cette rencontre avec ses ami(e)s et sa famille.

Ma vie est formaidable j'vous dis!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre, #Divers & variés

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Publié le 20 Novembre 2014

Pourquoi t'as fait ça? ( une suite... )

Oui je me suis dit qu'il pouvait y avoir une suite à cet article là parce qu'il y a un autre aspect dont je n'ai pas parlé, mais qui pourtant, de manière assez incroyable, existe. Une sorte de double peine.

Non seulement il vous faut affronter le jugement des autres, leurs regards suspicieux, leurs sentences assassines et leur morale à la "mord moi l'noeud" ( tiens je l'aime bien cette expression, c'est tellement imagé... ) lorsque vous sortez toute fière de chez le coiffeur avec cette coupe, enfin, qui vous plait tant, mais parfois même il faut faire face carrément à de l'hostilité, de la méchanceté, de la haine. Non content de vous pourrir la vie avec leur opinion, leurs goûts et leurs couleurs, certaines personnes vont vous reprocher d'avoir "fait ça", comme s'ils étaient provoqués par votre image, vexés d'avoir des doutes sur votre genre, ou jaloux de leur prérogative de dominant ou que vous cherchiez à rompre le cadre dans lequel toute personne "normale" devrait se tenir. Et pour la bêtise il n'y a pas de genre, homme et femme rivaliseront pour cracher leur venin, comme si vous mettiez en péril la bonne marche du monde... enfin de LEUR monde.

Alors oui, le chemin n'est pas couvert de pétales de rose pour celles décident juste d'être elles même.

Photo: Ariana London

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 19 Novembre 2014

La femme invisible

Les femmes ont toutes de super pouvoirs! Je l'ai toujours su. Et même celui de se rendre invisible. Si, on me l'a dit! Il leur suffit pour ça de couper leurs cheveux. Hélas pour elles, cette magie là n'opère pas avec moi. Ce serait même le contraire voyez vous.

Cependant je sais que cette diablerie fonctionne avec bon nombre de mes congénères, dans le genre conservateur-traditionnaliste qui cultivent l'image ancestrale de la mère-épouse-soeur dont la place et le rôle sont parfaitement définis pour eux, c'est à dire au lit, à la buanderie ou aux fourneaux. Ça c'est pour l'aspect "domestique". Parce que pour les fantasmes on serait plutôt dans le monde "meeeeerveilleux" des soeurs Kardashian et de la bimbo de compétition pour téléréalités. Les goûts et les couleurs...

Là oui! Dans ce contexte, il suffirait à une jolie femme, chic et sexy d'avoir la nuque fraîche et bien dégagée pour devenir invisible aux regards masculins et ainsi se dispenser des réflexions salaces, des sifflets et autres reluquages à chaque fois qu'elle fait un pas dans la rue. C'est comme ça...

Et puis il y a tout le contraire. Parmi mes contemporain(e)s, celles et ceux qui ont un peu plus de largesse d'esprit, qui ne voient pas tout en terme de domination, qui se nourrissent de l'esprit et moins des apparences et qui connaissent des raffinements qu'ignorent les téléspectateurs de TF1 ( au hasard ). Pour ceux/celles là, la magie a un effet inverse, les cheveux courts dévoilant l'apparence authentique, démasquant le regard, rejetant les artifices sans abolir la féminité ni le charme.

Alors voilà, même si les femmes ont bien d'autres pouvoirs, celui de se rendre invisible ne marche pas sur moi. Désolé.

Photo: Mariam Sitchinava

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Novembre 2014

Quelque chose d'Audrey

Je me demande si je n'ai pas trop vite fait d'assimiler son visage à celui de la truculente Amélie Poulain. C'est vrai! En plus ce rôle c'était tellement elle, avec sa petite gouaille de fille de faubourg, ce "je ne sais quoi" qui lui fait une bouche en coeur quand elle minaude et ses fossettes de gamine.

Gamine ça lui va bien aussi. C'est comme ça que les américains appellent ce style qu'on lui connait depuis l'année dernière, les cheveux courts comme ça, qui font une petite tête adorable, comme ils ont adoré Mia, Jean ou ... Audrey.

D'ailleurs c'est ce qui m'est venu à l'esprit en voyant cette photo, cette connivence avec Audrey Hepburn, quelque part... mais en même temps une certaine dureté qui la rend presque androgyne, malgré la pulpe de ses lèvres.

Ce n'est peut être que passager, ces cheveux courts qui domptent une chevelure épaisse et bouclée, mais cela me séduit et me donne le sentiment de découvrir cette Audrey là qu'Amélie m'avait caché.

Photo: Mark Abrahams

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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