Publié le 31 Octobre 2014

Si je me penche un peu par dessus mon épaule pour regarder ce qu'était le blog à son origine, je vois bien que les choses sont différentes. Il y avait tellement à dire, tellement d'émotions à faire passer et tant de révélations... Je sens à quel point les idées ont muries, d'autres sont devenues évidentes. L'amour des femmes aux cheveux courts m'a entrainé vers un discours de tolérance, la fascination pour l'androgyne m'a fait réfléchir sur les sentiments de celles ou ceux qui ne choisissent pas toujours d'être "les deux mon capitaine" dans la liste proposée et à défendre toutes les différences.

Les échanges, les dialogues, les commentaires m'ont éveillé, rassuré, encouragé. J'ai rencontré des personnes formidables... juste en parlant de leur coupe de cheveux.

Franchement, de quoi se plaint-il? Eh bien "il" ne se plaint pas en fait. Parce qu'en plus, en écrivant comme je le fais sur les femmes aux cheveux courts, je sais que je fais ( toutes proportions gardées ) du bien à celles qui voudraient mais n'osent pas, à celle qui osent et se sentent montrées du doigt, à celles qui osent et se fichent pas mal du doigt des autres, qu'en cultivant cette image de la femme, je romps avec les clichés et que j'encourage à regarder les femmes différemment, de manière égalitaire et sans arrière pensées sexuelles.

Il y a toujours plein de tabous autour des cheveux, mais en dissertant sur ma dilection, je sais bien que j'en étonne certaines et que j'en excite d'autres. Que même les supporters de foot viennent me lire, ce qui ne peut pas être réciproque. En admettant que l'un d'entre eux puisse faire une phrase avec un sujet, un verbe et un complément, si c'est pour lire un commentaire du genre: " Wooooh trop fort! Où qu'c'est qu'il va-t-il chercher tout ça.... " ( oui à ce niveau là, il y a des fois plus qu'il n'en faut ) non vraiment, j'aime autant pas...

Boooon aller, c'est sans méchanceté. Restez dans l'ombre les gars, c'est tout.

Et puis je me rend compte que, comme le sont souvent les femmes aux cheveux courts, je suis victime moi aussi d'une sorte "d'escalade" qui me fait montrer de plus en plus fréquemment des coupes de cheveux très courtes ou extrêmement courtes. Mais en réalité je suis toujours sensible à toutes les femmes aux cheveux courts, l'essentiel restant l'esprit qui les anime.

Voilà... c'est tout. Juste un petit coup d'oeil dans le rétro.

Flashback

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost 0

Publié le 31 Octobre 2014

Ras la frange

C'était comme un fantasme des mères de famille à une époque. Les copines de l'école qui y échappaient se comptaient sur les doigts de la main. Avec plus ou moins de bonheur ont retrouvait régulièrement les autres avec une frange qui leur barrait le front, souvent taillée trop court. Les plus chanceuses avaient droit au travail d'une professionnelle, mais la majorité devait s'en remettre au talent - ou pas - de leur génitrice, qui, en s'appliquant pourtant, dégageait en quelques coups de ciseaux assassins, le regard souvent balayé par des mèches trop longues mais qui ne l'étaient pas assez pour être emprisonnées dans la queue de cheval "réglementaire".

Aujourd'hui ce genre de supplice semble avoir disparu du monde de l'enfance, transformé comme par enchantement en un plaisir d'adulte.

Un style "graphic" qui revient comme une tendance, à la façon du carré de Louise Brooks ou de la coupe au bol. Une coupe dans la précision, millimétrée, où la netteté du coup de ciseau s'allie au fondu de la tondeuse... Peut être des souvenirs de petite fille?

Ras la frange

Photos: Jean Louis David

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost 0

Publié le 30 Octobre 2014

La vie idéale de MBP

Une fois, ou deux peut être, Marie Bénédicte a eu les cheveux longs. En tout cas elle a toujours aimé les cheveux courts. Et par bonheur, tout le monde autour d'elle l'aimait aussi avec les cheveux courts. Si bien que naturellement, elle en est arrivé à les tondre.

Une réussite, une sorte d'aboutissement.

L'histoire pourrait être presque banale, surtout dans les pages de ce blog. Ce qui l'est moins c'est la personnalité de la jeune femme. Ne vous fiez pas aux photos glamour. Marie Bénédicte est une guerrière!

La vie idéale de MBP

Elle a même bien failli l'être au sens propre du terme.

Faut dire que MB est plutôt du genre à grimper aux arbres. Randonnée, rafting, parachutisme, moto, équitation... l'adrénaline il lui en faudrait un bol à chaque petit déjeuner.

Ça faisait longtemps qu'elle pensait à cette coupe. Demi Moore l'avait impressionnée en GI Jane et la chance de MB c'est d'avoir un environnement "d'amoureux des femmes aux cheveux courts", son compagnon et son père, tous fans. Les gens dans la rue ou les commerces, les clients dans la banque où elle travaille... tout le monde la connaissait avec les cheveux courts et depuis qu'elle est tondue, pas un ne s'est détourné. Au contraire. C'en est presque idéal.

Bon, elle a bien essayé les cheveux longs, mais franchement, c'est pas son truc. C'est pas le truc de "daddy" non plus, alors il y a peut être de l'inconscient là dedans, mais à chaque fois qu'elle coupe ses cheveux, toujours un peu plus courts, elle est davantage la fille de son père...

La vie idéale de MBP

Mais n'allez pas croire que la jeune femme est resté le tomboy indécrottable de son adolescence. Marie Bénédicte est une lady qui partage autant la sophistication d'une robe élégante et d'un maquillage de bon goût que le teint naturel et les chaps de la cavalière des grands espaces. Ses cheveux courts sont juste l'expression de sa confiance en elle, de son assurance.

Depuis cet été un pas de plus est franchi, un nouveau défi relevé, un nouveau challenge accompli.

La vie idéale de MBP
La vie idéale de MBP

Marie Bénédicte est un modèle de femme aux cheveux courts. Et ce ne rien de dire que j'ai du plaisir à partager cette rencontre...

Marie Bénédicte Petit

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

Repost 0

Publié le 29 Octobre 2014

Laora me harcèle

J'ai toujours été fasciné par la capacité qu'a la belle italienne à inventer sa vie. Un article de magazine, un film, un roman et zou! la voilà partie dans une autre vie, un autre décor...

Un jour en voyant une illustration de Thomas Pitilli elle s'est imaginé devenir coiffeuse. Non mais pas coiffeuse... coiffeuse. Non! coiffeuse-coiffeur plutôt, transformant tous les mâles alentour en hipsters aux oreilles bien dégagées et à la nuque blanche. Une lubie dont elle voulait absolument que je fasse les frais.

Tant qu'elle exerçait son "talent" sur son petit neveu, tout allait bien. Et puis un jour ce fut Frida qui senti le souffle de la tondeuse milanaise. Il faut bien avouer que la lombarde avait pris de l'assurance et qu'elle se débrouillait pas mal du tout, armée exclusivement de son peigne et de sa machina.

Elle trouvait que c'était un préliminaire très excitant pour une partie de jambes en l'air, ce dont j'étais moi aussi persuadé, mais j'avais toujours eu beaucoup de mal à livrer ma chevelure à un amateur, fut-il une intime. Cependant un jour je cédais et depuis ce jour là, j'ai la bizarre impression que chaque fois que mon chevreau de Toscane me regarde, c'est pour inspecter ma coupe de cheveux, prête a bondir sur l'occasion d'un rafraîchissement.

Oh aller! Je ne me plains pas, parce que la piémontaise sait bien transformer cet exercice en moment de pure sensualité. En plus!

Illustration: Thomas Pitilli

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

Repost 0

Publié le 28 Octobre 2014

Désir, crainte et envie

Elle est de ces filles à la chevelure généreuse, saine et vigoureuse.

Depuis toujours on les lui taille, juste au dessus des épaules, comme on le ferait d'une plante exubérante, pour discipliner la luxuriance. Elle y est habituée, pourtant elle a des fois des envies.... Elle y pense et puis oublie.

Mais c'est quelques fois plus puissant. Elle plonge ses mains dans la matière soyeuse et chaude, la bouscule, la renverse, caresse sa nuque, l'imagine rasée, comme celle de cette fille aperçue l'autre jour et frissonne à cette idée, de crainte ou d'excitation. Elle tire enfin ses cheveux en arrière, le plus possible pour avoir l'air de les porter courts, voir ses oreilles, son front. Elle voudrait sentir, comme chez cette fille, ce velours de cheveux ras ou se voir, comme ce garçon, la tête penchée pendant que la tondeuse transforme sa toison en fourrure et son coeur cogne un peu et ses joues s'enflamment et la chaleur gagne son ventre...

Un jour l'envie sera plus forte que la crainte... Un jour.

Photo: Rene Vaile

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses, #gayfriendly

Repost 0

Publié le 27 Octobre 2014

Celle dont tu ignores tout

On croit toujours tout savoir des gens que l'on croise, d'un seul regard. L'oeil bionique affiche une trame, comme un écran de radar, et selon les critères perçus, l'image que l'on voit est rangée dans une catégorie ou bien une autre. Celle-ci avec son allure indéterminée et ses cheveux "rasés" hésite encore... marginale, malade, déprimée, extrémiste, militante? Les vêtements auraient aidés, il n'y en a pas, dommage, souvent l'habit nous fait le moine. Mais il y a des bijoux, des bijoux modernes, de l'or qui perce oreilles et cartilage. Pourtant c'est esthétique. Il y a de la sophistication, du vernis couvre les ongles soignés. On aurait préféré qu'elle soit un peu crasseuse comme cette fille qui traine son chien bâtard et boit de la bière sur nos trottoir, ou alors un cathéter planté dans le bras sur un lit d'hospice pour expliquer cette boule à zéro... mais non... c'est pire, tout semble "normal".

Elle apparait délicate, presque fragile avec son teint clair et ses yeux d'opale. Et pourtant ses cheveux tondus la rendent puissante, si puissante qu'on ne cherche même plus à savoir pourquoi elle les taille si courts. On la trouve même élégante et raffinée comme une déesse androgyne et puisque on touche au divin, on est rassuré.

Différente, l'aurait-on à peine regardé?

Photo: Tumblr

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Repost 0

Publié le 26 Octobre 2014

Beli l'avait dit dans son interview, à part l'infidélité faites lorsqu'elle étudiait à Barcelone en allant se faire couper les cheveux dans un salon du quartier gay de la ville, elle va toujours à Tarragone chez son amie du salon "45 Graus"

Les copines!

Mais peut-on vraiment parler de fidélité, d'amitié, de complicité, comme on le ferait pour un couple?

Parfois oui, parce que souvent le coiffeur ou la coiffeuse est une personne qui vous connait sous un jour particulier et quelques fois intimement. Ainsi je comprend bien qu'une fois qu'on a rencontré un(e) professionnel(le) efficace, qui perçoit dans les détails les attentes de celle qui vient chercher son image, la vraie, qui n'a pas peur de tondre et de raser et qui sait le faire avec talent, on finit par tisser des liens autres qu'une simple relation de clientèle.

Les copines!

Là, à Tarragone où elle a ses racines, Beli sait qu'elle peut compter sur Anna sa coiffeuse de toujours, qui sait bien comment "cultiver" l'image de la jeune et jolie webdesigner

Les copines!

Et du coup, chaque rendez vous est un moment ludique, une rencontre entre copines, une "party" entre filles.

45 Graus perruquers

et

Anna Campanera avec Beli Klein

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost 0

Publié le 24 Octobre 2014

Working girl

Je sais bien qu'on a toujours tendance à tout mélanger. Les causes et les effets, les actions et les réactions, les tenants et les aboutissants.

Ainsi on pourrait penser, en voyant une femme à un poste de responsabilité, qu'elle se donne une image, cherchant à "crédibiliser" sa position. Vêtements classiques, parfois même masculins, maquillage discret, coupe de cheveux courte. C'est un peu cliché, mais il faut bien admettre que parfois une image " asexuée " facilite les choses dans ce monde d'hommes lorsqu'on veut être prise au sérieux. Le contraire laisserait planer le doute quant à la compétence de l'intéressée et de mauvaises langues pourraient faire croire que "son physique l'a beaucoup aidé"... Le monde est cruel.

Moi au contraire je crois que c'est le caractère et la personnalité qui s'expriment à travers cette image dynamique et que c'est cela qui favorise l'accession aux responsabilités. Pas d'embrouilles, pas d'esbrouffe, du clair, du net.

Je veux croire que la sincérité paie toujours...

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost 0

Publié le 23 Octobre 2014

Avatar

J'aime imaginer que tu sais, instinctivement, lorsque je pense à toi. Rien d'autre, juste le sentiment d'être l'objet de mes pensées, sans que tu puisses dire où, ni pourquoi. Et de cette communion égoïste je ferais un moment délicieux.

Libre et en secret je peux ainsi te retrouver, même lorsque tu es loin, surtout lorsque tu es loin de moi. Retrouver ta silhouette féline, mi chatte, mi lionne, ton allure androgyne d'éphèbe à la peau ambrée, ta chevelure au parfum entêtant, toujours savament taillée et envelopper de mes bras tentacules ton corps souple.

Sans me voir tu saurais que je suis là, tu sentirais mon souffle sur ta nuque et ta main, complice viendrait soulever tes cheveux pour offrir ton cou nu. Un frisson t'envahirait, t'entrainant vers une délicate extase où tes yeux clos devineraient mes baisers sur tes seins d'éternelle adolescente...

Et tout au long de ce moment, ton esprit prisonnier s'abandonnerait au plaisir, jusqu'à ce que l'avatar invisible le libère.

Soudain le charme s'évanouirait, laissant sur tes lèvres un goût familier, comme l'empreinte d'un fantôme.

Photo: Christelle Landais

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

Repost 0

Publié le 22 Octobre 2014

Les petites filles aux cheveux courts

En lisant l'article de Géraldine Cayzac sur hufftingtonpost.fr je me suis dit que sa réflexion était particulièrement juste et je me suis souvenu moi aussi des filles de l'école, dont il n'était pas rare de voir certaines avec des coupes au bol "faites maison". C'était la campagne et dans la cour ce n'était pas toujours facile pour un oeil étranger, de trier filles et garçons.

En ce temps là ce n'était pas très "glamour" d'avoir la nuque rasée, mais on s'en fichait et puis les enfants n'étaient pas là pour rivaliser d'apparence. Il y avait bien quelques véléités pour les garçons à tenter d'avoir les cheveux un peu plus longs que la boule à zéro habituelle et pour les filles d'avoir ces fameuses chevelures de princesses. Mais les petits tomboys se moquaient bien de ça et les autres n'avaient pas le choix.

Cependant, je trouve amusant aujourd'hui de constater à quel point cette coupe de cheveux tellement "rustique" que partiquaient père et mère sur leur progéniture, docilement penchée sur la table de la cuisine, à coups de larges ciseaux et de tondeuse mécanique, à quel point disais-je cette coupe est devenue "non genrée". Personne aujourd'hui n'oserait imposer ce style, il est donc consenti, voulu et en général par des jeunes femmes qui s'affirment dans un style androgyne, parce que ce casque de cheveux posé sur une nuque rasée a souvent autant du masculin que du féminin et que son aspect juvénile gomme lui aussi le genre.

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost 0