Publié le 30 Juin 2014

Quelques mots qui tuent

Je le vois parce que je suis toujours attentif à cela et j'entend ces phrases un peu lapidaires que l'entourage, quelques fois sans même s'en rendre compte, balance en guise de jugement lorsque, malgré tout, du regard on les interroge pour connaître leur opinion.

" L'essentiel c'est que ça te plaise..." Ouch!

Oui parce qu'on a beau dire qu'on s'en fiche de l'opinion des autres, que la bave du crapaud n'atteind pas les plumes du canard de la caravane sur laquelle ce con de clebs aboie, ben ça fait mal tout de même.

Parce que tout de même, il en a fallu du courage, parce que pendant longtemps l'esprit s'est totrturé pour se décider, entre l'envie et le "raisonnable", parce que finalement on a respiré un grand coup et qu'on s'est dit que cela serait trop bête de ne vivre qu'à travers le regard des autres et parce que après avoir un peu tremblé on est fière de l'avoir fait et de la tête que cela nous fait, dépouillée et authentique, plus vraie que vraie.

Alors du coup cette fierté on voudrait bien la partager, la valider même si on a assez de caractère pour s'en contrefiche.

Et encore là on est dans l'extrême, mais les mêmes mots sont encore plus cruels lorsqu'on on a osé simplement une frange plus nette, plus courte, ou juste les oreilles dégagées ou la nuque un peu rasée... Oui parce que derrière ce:" l'essentiel c'est que ça te plaise" il y a tellement de reproches bien camouflés. On préfèrerait mille fois un avis sincère et tranché, juste pour pouvoir se dire que de toute façon on s'en fout.

Photo: Amanda Demme

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Publié le 29 Juin 2014

Délicieuse pâleur

Il y a, plus que la chair à peine voilée de ce dos aux épaules serrées, la vision de ce cou déjà pâle où contraste les cheveux noirs, coupés courts, à la façon d'un collégien d'un autre temps...

La dentelle te rassure, persuadant ton esprit que cette nuque, plus pâle encore que le reste est bien celle d'un corps féminin et ton trouble s'apaise.

Mais pourquoi ce malaise, si ton désir s'éveille et si l'envie te pousse à la caresse?

Tu t'en veux, oui enfin, d'avoir imaginé faire une part au Bien ou au Mal alors que ton désir n'était que de douceur et d'amour. Il ou Elle l'aurait tout autant mérité...

Te voilà soulagé et du trouble ne reste que le plaisir de cette ambiguité que fait naître chez toi cette nuque de femme taillée par le barbier.

Photo: Justin Lane

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Publié le 28 Juin 2014

Figurez vous que quand j'aime les choses j'aime bien le faire savoir. Et donc là je me baladais ce matin sur les pages FB des ami(e)s de mes ami(e)s qui sont bien sûr mes ami(e)s, selon le principe bien connu, lorsque je suis tombé nez à nez avec le joli minois de Emily Lady. Ni une ni deux je fais le curieux et je découvre, outre un caractère qui colle bien avec ses cheveux courts, une voix assez grave pour me plaire et des textes plutôt intelligents. J'ai bien l'impression que cette Emily a des choses à dire.

Hey Lady!

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Publié le 28 Juin 2014

Persistante confusion

En réalité ce n'est pas nouveau, ça fait 5 ans que cela dure. Putain, 5 ans!

Ma dilection, mon plaisir, mon bonheur de mettre en avant les femmes aux cheveux courts et d'illustrer mes propos avec des photos choisies, qui forcément ne montrent que de jolies femmes, n'est souvent interprété que comme une simple galerie d'images qui peuvent faire le bonheur de ceux qui ont la flemme de chercher eux mêmes ou servir de catalogue à celles qui ont envie de changer de tête. Soit!

Bien sur je comprend cela et je ne me vexe pas parce que finalement tout cela participe de l'amour commun que nous avons pour les cheveux courts, les unes et les autres. Mais bon, il n'y a pas que ça tout de même, qu'on me l'accorde.

Et lorsque mon humeur vient ici raconter les déboires de celles qu'on regarde de travers à cause de leur coupe de cheveux et de la stupidité de ceux qui s'imaginent tout et n'importe quoi à propos de celles là, ce n'est pas pour qu'on vienne me dire que la photo de l'article est belle et qu'on veut l'épouser ( épouser une photo, non mais j'vous jure! )

Enfin bref!

Photo: Sandra Sudelin

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Publié le 26 Juin 2014

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Une question se pose: Faut-il, si on a du caractère et un style personnel et affirmé, travailler dans le showbizz, la mode ou dans la recherche... d'emploi?

Je suis bien désespéré lorsque j'entend une patronne de restaurant se plaindre de ne pas trouver de serveuse, alors que je connais au moins 10 personnes qui voudraient bien de ce job, chiant et mal payé.  

Enfin, avant d'être désespéré je cherche à comprendre et c'est lorsqu'on m'explique que la dernière personne qui s'est présentée pour la place ne pouvait pas faire l'affaire... à cause de sa coupe de cheveux, que je suis désespéré.

Non mais je rêve? Au XXIème siècle on en est encore à imaginer que parce que la serveuse a les cheveux "trop" courts elle va faire fuir la clientèle... sacrée clientèle entre parenthèses.

Et puis il ne faudrait pas tout confondre en se rangeant à l'avis de la marchande de soupe et en pensant que, ben oui, ces jeunes, ils pourraient faire un effort tout de même... Un effort de quoi? L'essentiel me semble bien ailleurs que dans l'apparence. L'intelligence, l'enthousiasme, la volonté de bien faire, le sens des responsabilités, le courage... Pour servir et sourire. 

Là je me dis qu'un peu de pédagogie serait bienvenue pour combattre autant de stupidité. Expliquer, gentiment, qu'une jeune femme qui sait s'affirmer et qui assume un style original a beaucoup plus d'atouts séduction et qu'au lieu de prendre ses clients pour des cons, m'ame Ténardier ferait mieux d'imaginer qu'une serveuse à qui sa coupe de cheveux donnerai un peu d'ambiguité pourrait attirer des clients à l'ouverture d'esprit sans doute plus conséquente sans pour autant transformer son bouge en pétaudière. Enfin quelque chose dans ce genre là.

Ou alors des baffes....?

 

 

 

Photo:Internet

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 26 Juin 2014

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Il était tard, j'errais dans le brouillard, il faisait froid et j'avais faim. Trébuchant pour la centième fois, mes mains s'écorchèrent un peu plus sur le sol rocailleux alors qu'au loin une chouette lugubre hululait...

Non bon! J'déconne. J'étais perdu c'est vrai, mais pas dans la sinistre forêt de Sherwood, dans l'immense centre commercial Westfield où personne ne peut mourir ni de faim ni de froid s'il lui reste 10£ en poche.

Dimanche soir, presque l'heure de la fermeture, j'allais remonter le fil d'Ariane que j'avais pris la précaution de dérouler en entrant, lorsque mon "radar" m'indiqua droit devant, la plus jolie femme aux cheveux courts du quartier. Sûre d'elle et de son allure, elle téléphonait dans la galerie, la mine sérieuse.

Le temps de lécher quelques vitrines supplémentaires et pour elle de terminer sa conversation, je me suis approché pour lui faire mon compliment.

Danielle, ma belle. These are words that go together well... Ok je rassure tout le monde, en vrai je n'ai pas chanté et personne n'a été maltraité durant l'interview.

Danielle donc, était ravie de l'attention que je lui portais et curieuse de voir ce que pouvait être ce blog de frenchy qui s'intéressait tant à sa coupe de cheveux, originale certes, mais sans extravagance. 

Elle se préta avec bonne humeur à mes caprices de photographe amateur et nota soigneusement les coordonnées du blog en échange.

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Il était temps pour moi de rejoindre la France, cher pays de mon enfance, et chemin faisant je me disais que les anglaises avaient bien cette audace qu'on leur imagine toujours, dignes héritières de Twiggy et de Mary Quant.

 

 

 

Photos: jeaneg

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Publié le 25 Juin 2014

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Seulement voilà, Catherine et sa coupe "Tank Girl" finalement, j'avais presque l'impression que c'était un coup de chance de l'avoir rencontrée dans la rue. Où fichtre pouvaient-elles bien se cacher, les anglaises, les vraies? 

Eh bien pendant que les touristes font les touristes, les anglaises, elles, travaillent. Of course!

C'est donc dans un temple de la consommation que j'ai rencontré Elisabeth, la reine du 501. Et une fois encore c'est le hasard qui a prévalu. Je venais d'acheter un pantalon donc et sortant du magasin je suis tombé sur elle, veillant à l'heure de la fermeture que les clients n'entrent plus et saluant ceux qui sortaient.

Difficile de s'installer dans une conversation, comme j'aime le faire, pour connaître l'état d'esprit, le pourquoi et le comment de cette jolie jeune femme. Elle fût charmante, souriante et compréhensive et je me contentais de quelques photos sans pouvoir en savoir davantage sur elle, son allure "so boyish", jean, t-shirt blanc et Converse.

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Cependant, la gentillesse avec laquelle elle se préta à mon jeu m'encourageais à poursuivre mon enquête.

A suivre...

 

 

Photo: jeaneg

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Publié le 23 Juin 2014

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C'est bien connu, les voyages forment la jeunesse. La mienne étant déjà pas mal formée, voir déformée, je n'ai cependant pas hésité à aller faire un tour "over Channel", histoire de vérifier que les anglaises, comme tout le monde le sait depuis Mary Quant, sont toujours aussi audacieuses.

Eh bien je n'ai pas été déçu! Mais il a tout de même fallu s'écarter des sentiers battus et rebattus par les touristes. Les vraies anglaises ne sont pas le weekend sur Picadilly ou Trafalgar square.

C'est donc tranquille sur Great Queen street que j'ai croisé Catherine, enfin Kass'rine comme elle dit avec un joli sourire. Question audace et originalité elle était l'anglaise que j'attendais. Doc Martens noires, short en jean délavé gris, débardeur noir, écouteurs et lunettes cerclées elle avait l'allure légère et déterminée.

De loin je n'avais pas fait attention, juste remarqué ses cheveux blonds coupés courts. Et puis en y regardant mieux je découvre quelques excentricités de créateur, des cheveux taillés un peu bizarrement et surtout cette "overcut", à l'inverse d'une "undercut", la raie sur le côté marquée par un passage de tondeuse, du front à l'occiput, sur une bonne largeur.

Catherine l'assume avec enthousiasme, elle dénonce volontiers son coiffeur qui justement se trouve au coin de la rue, au n°5, juste avant le Starbuck. 

A suivre...

 

 

 

Photo: jeaneg

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Publié le 19 Juin 2014

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Il n'y a somme toute pas si longtemps encore, certains garçons ce seraient damnés pour qu'on leur laisse le loisir de quelques longueurs dans leurs cheveux pour masquer ce tour d'oreille que le coiffeur de l'époque s'évertuait à dessiner largement à coup de ciseaux et de tondeuse, comme un garde-boue de bicyclette. A l'époque de la coupe "bien dégagée derrière les oreilles" beaucoup rêvaient de cheveux longs. Quant aux filles n'en parlons pas, les plus audacieuses coupes à la garçonne imitaient le style de Jean Seberg ou de Twiggy.

Les temps changent, la roue tourne et les modes et les tendances reviennent comme des ritournelles, mais parfois sous des formes inattendues. 

Aujourd'hui les oreilles ne se cachent plus et le plus étonnant, ce qui me ravi personnellement, c'est que les jeunes femmes aussi, adoptent cette rigueur capillaire qui dénude leurs pavillons auriculaires. C'est l'air du temps qui veut ça. Les garçons se contentent d'une tondeuse de supermarché pour ne plus ressembler à rien alors que les filles s'approprient davantage de styles et de comportements jusque là encore masculins. Une dissolution des genres auxquels elles apportent de l'élégance et de l'ambiguité. Vêtements, tatouages et coupes de cheveux ne sont plus des marqueurs masculins ou féminins, ils sont du genre humain.

 

 

Photo: David Burton

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Juin 2014

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A cet instant il n'y avait que le feulement du 6 cylindres en ligne, ronronnant sous le capot de la Jaguar. Au volant du bolide on imaginait une héroïne d'Hemingway, n'importe laquelle, elles étaient toutes des femmes ambigues et indépendantes, mystérieuses et envoutantes.

Elle avait roulé un train d'enfer jusqu'à la côte, exaltée par tant de liberté. A présent, presque arrivée, elle roulait au pas avant d'atteindre les falaises...

Peut être que, tout comme lady Ashley, elle allait filer le long de cette côte, jusqu'à l'Espagne, Pampelune et ses corridas pour, comme Brett, retrouver son Pedro Romero?

Elle avait retiré son beret et secoué ses cheveux courts d'une main habile. A ce moment elle passa une main sur son cou et l'idée lui vint, comme Catherine Bourne, de poursuivre jusqu'à Biarritz, se mettre en quête d'un bon coiffeur, qui lui ferait une coupe de collégien en lui rasant la nuque...

Les montagnes toutes proches lui rappelèrent Maria et son Robert Jordan, peut être les croiserait-elle à Madrid? Elle les suivrait du regard et peut être que, comme l'avait promis Robert, une fois la guerre finie, il conduirait Maria chez ce coiffeur pour faire couper proprement ses cheveux tondus?

Un sourire lui vint aux lèvres. Elle se sentait toutes ces héroïnes à la fois, tellement libres. Laissant le béret sur la banquette de cuir, elle reprit la route vers le Sud, cheveux au vent.

 

 

Photo: Rennio Maifredi

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Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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