Publié le 28 Avril 2018

Photo: Marco PM

Photo: Marco PM

Sans doute formaté dès l'enfance, j'ai souvent aimé les choses ordonnées, lisses, rectilignes, mais sans pour autant en être maniaque. Ainsi j'ai souvent pensé que les femmes dont les cheveux avaient cette raideur qu'ont les passe-lacets, étaient chanceuses, parce qu'elles n'avaient jamais l'air vraiment décoiffées. Mais je me rend compte aujourd'hui que celles qui sont bouclées comme des brebis néozélandaises ont tout autant de chance et pour la même raison finalement...

De toute façon c'est une cause perdue, parce que bien évidemment, chacun souhaite toujours avoir ce qui lui semble mieux chez les autres et lycée d'Versailles comme disait mon oncle Archi. Donc les "brebis" s'évertuent à lisser leurs boucles folles et les baguettes de tambour jouent du fer à friser avec désespoir. Résultat, l'une et l'autre usent de produits et d'engins qui enrichissent le marché des cosmétiques et de l'électroménager alors qu'elle pourraient raisonnablement s'en abstenir et être belles et heureuses comme elles sont. Accepter son lot est déjà un grand pas vers la sagesse.

Cependant on doit admettre que pour celles qui sont adeptes du Do It Yourself et qui, sans scrupules, se coupent elles mêmes les cheveux, les avoir bouclés et même frisés, simplifie grandement la tâche alors que celles qui ont le cheveux raide doivent se méfier du coup de ciseaux maladroit qui pourrait facilement ruiner leur frange ou leur coupe au carré...

Bref! Comme disait tante Mildred, les coiffeurs sont pas fait pour les chiens, sinon tout le monde irait chez le toiletteur. Ceci dit, pour certaines, des fois, on se pose la question... 

Naaaaaan, j'déconne!

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 27 Avril 2018

Ruth Bell

Ruth Bell

Si je prenais mes rêves pour des réalités, je dirais que Ruth est l'amie de Ava ( McAvoy ) et que Ava est l'amie du blog... donc Ruth est l'amie du blog. C'est bien connu, mi casa es tu casa et donc je n'ai pas de scrupules, aucun, à reparler ici de la topmodel britannique qui depuis 2015 est un peu la reine des podiums et des magazines, en toute simplicité.

Surtout qu'au fil de son Instagram, la jeune femme ne manque pas de saisir tous les moments de son évolution capillaire. Finie la boule à zéro. Rapide, pratique et radicale, certes, mais cela manquait un peu de sophistication. Alors depuis, bien sur toujours dans le registre "tomboy" elle joue de la mèche dans les yeux et de l'undercut tendance. C'est bien son style!

Son dernier selfie en date se perd dans la perspective, ç'en est presque artistique. Et c'est inutile de dire en quoi cette image séduit... 

D'ailleurs c'est amusant de voir à quel point une nouvelle coupe de cheveux incite presque toujours à faire un selfie. Alors quand on a 73700 followers comme Ruth, forcément, on se doit à ses fans, mais en réalité, même si vous n'avez que quelques dizaines de personnes qui suivent votre compte, c'est tellement important de montrer " au monde " sa nouvelle tête que personne n'y résiste. Certaines en jouent, annoncent par avance l'imminence d'un changement, d'autres, sans même attendre, se montrent sur le fauteuil du coiffeur et au final, toutes sont impatientes de voir les réactions provoquées par leur nouvelle tête. Une sorte de défi! 

Etonnant, non?

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 26 Avril 2018

Les Belles et le Barbu

Est-ce que ce n'est pas un peu incongru d'associer les femmes aux cheveux courts dont la féminité revue et corrigée n'est plus à démontrer et un barbu débordant de testostérone,  archétype de la virilité et chantre d'un domaine réservé au masculin? D'aucun.e.s penseront que oui et qu'on frôle la provocation. Peut être. Comme d'habitude. Mais n'empêche! C'est malgré tout judicieux d'allier les unes à l'autre, comme faire un lien entre deux rives et ouvrir une voie "alternative"... 

Cela pourrait encourager celles qui n'osent pas aller si loin? Cela pourrait démontrer aux hommes, "aux vrais" que certaines femmes "en ont" quelques fois plus que certains, que les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, que le mélange des genres n'a jamais appauvri l'un ou l'autre, au contraire...Et puis surtout, que lorsqu'on aime les cheveux courts et bien coupés comme certaines et bien il vaut mieux s'adresser aux spécialistes de la question, plutôt que de persister dans un monde où l'on va toujours tenter de vous convaincre que c'est mieux comme ci et comme ça. Quant au barbu, quelques grammes de finesse dans son monde de brutes ne pourra pas lui faire de mal. Non j'déconne!

Ainsi, alliant l'action aux convictions, le prochain Apéro des Femmes aux cheveux courts invite le salon Baronet Noir Barber à installer son fauteuil pour la soirée au bar Les Fleurs du Malt - La  Mise en Bières sur les quais de Saône le 18 mai prochain. 

En attendant, certaines n'hésitent jamais, même en voyage, à pousser la porte d'un barbershop et à s'infiltrer en ces lieux souvent 100% testostérone ( en apparence ), comme Oriane, qui accompagnée d'une amie et en visite à Berlin, en a profité pour passer chez Jack Barber Shop 

Les Belles et le Barbu
Les Belles et le BarbuLes Belles et le BarbuLes Belles et le Barbu
Les Belles et le BarbuLes Belles et le Barbu

Une expérience toujours enrichissante...

Et surtout, n'allez pas croire que lorsque vous serez sur ce lourd fauteuil de cuir et de métal, vous devrez vous contenter de montrer du doigt, le modèle de coupe que vous souhaitez et de baisser la tête. Non! Les hommes en réalité, sont parfois encore plus méticuleux et attachés aux détails de leur coupe de cheveux que vous, alors le coiffeur a l'habitude. Son challenge à lui, c'est le temps. 20 minutes par client.e c'est cela qui lui permet d'afficher la coupe à 20€ et c'est pour lui largement suffisant pour raser une nuque à la tondeuse et désépaissir les cheveux plus longs dessus tout en faisant un fondu de qualité.

Alors rendez vous le 18 mai à Lyon?

Merci Oriane, complice de ce blog

L'Apéro des Femmes Aux Cheveux Courts

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Avril 2018

Florine Biehlmann

Certain.e.s se plaisent à croire que les cheveux courts seraient une sorte de renoncement, un "jet de l'éponge" sur le ring de la séduction, un façon explicite d'annoncer la couleur... D'autres s'imaginent qu'il ne s'agit que de sens pratique, de commodité d'entretien, de "refoulement" au second plan de cet élément de personnalité...

Soyons honnête, des exemples existent, qui viennent corroborer ces allégations. La révoltée de la Vie avec sa boule à zéro "de dépit", la ménagère de plus de cinquante ans, mère et parfois grand mère qui ne songe plus à séduire, même pas elle même et toutes celles pour qui le coiffeur est une corvée... c'est vrai.

Pourtant la plus grande majorité sait qu'au contraire, avoir les cheveux courts requiert un entretien constant, qu'ils sont un élément de séduction et d'expression de la personnalité de très haut niveau, qu'ils dénotent un caractère sophistiqué, une recherche de l'estime personnelle qui sont des facteurs d'épanouissement et que le qualificatif "pratique" ne se conjugue pas avec celui de "commode".

Et puis toute généralité est injuste, parce qu'il y a des "révoltées de la vie" qui attachent beaucoup de soins à leur boule à zéro et des ménagères qui sont ravies de pouvoir "enfin" s'occuper d'elles et couper leurs cheveux comme ça leur plait. L'essentiel est d'avoir du style, mais ça... tout le monde le sait.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 21 Avril 2018

Photo: Alyssia Evans

Photo: Alyssia Evans

... ou l'inverse, je ne sais plus... Des fois je me dis qu'on se fourvoie depuis le début, que finalement le standard ce serait plutôt la femme et que les petits garçons sont contraints dès l'enfance à devenir des êtres "virils", coûte que coûte, pour maintenir un statut artificiel, une construction mentale établie depuis des siècles, une sorte de grand bluff pour faire croire qu'ils sont les maîtres du jeu. Dingue!

Du coup, comme tout le monde n'est pas au courant, certaines se battent comme des folles pour tenter de rétablir la vérité, y parviennent parfois, mais comme le bobard est tellement énorme, la majorité, hommes et femmes, fait obstacle à leur entreprise de démystification et ainsi va la vie. Dingue j'vous dis!

Peut être alors que mon enthousiasme pour les femmes aux cheveux courts est aussi une façon de les considérer dans leur juste rôle, comme des partenaires, fifty-fifty, égales, d'homme à homme, enfin je veux dire d'humain à humain... L'autre soir, j'ai entendu Christiane Taubira parler à la télévision. Elle évoquait Benoite Groult et on ne peut guère, à ce niveau là, contester l'engagement de ces deux femmes pour l'égalité entre homme et femme. Et l'entendre dire que le féminisme ne peut pas être autre chose que de l'humanisme, qu'il ne peut pas être une lutte "contre" mais un combat "avec", une affaire de conviction, de détermination, mais jamais de rejet ou d'exclusion... Tout cela m'a fait chaud au coeur.

Donc, l'essentiel ne serait pas pour certains hommes de laisser " leur part de féminité" s'exprimer librement, quoi que ce serait déjà pas mal, mais plutôt pour les humains de tendre vers une convergence, cet équilibre qu'il convient d'établir en chacun de nous et de réaliser ça à une échelle beaucoup, beaucoup plus grande... entre homme et femme.

Mouais, bon, je vais prendre un café moi... 

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 19 Avril 2018

Chloé Lobre pour Mazarine Paris

Chloé Lobre pour Mazarine Paris

Il faudra bien un jour que tout cela se termine... Pourtant il ne se sens pas vraiment guéri de cette passion qui l'a longtemps dévoré, mais c'est comme si à présent il n'avait plus besoin de laisser échapper son trop plein d'affection, son surplus d'émotion. Pire même, parfois il a le sentiment que sa vieille carapace repousse, comme une vielle maladie de peau qu'on croyait définitivement disparue et que, doucement, sournoisement, il retombe dans son enfermement...

Et puis un dimanche après midi au Palais de Tokyo, chassant son indifférence au milieu d'un art qu'il ne comprend pas, il se laisse à nouveau prendre au piège quand soudain, devant les grandes baies ensoleillées, une silhouette presque familière vient capter son attention. Il se laisse séduire par l'allure d'une jolie femme insensible aux regards. Son vêtement paraît si confortable qu'elle semble le porter directement sur sa peau nue et de cette masse sombre dans le contre jour par moment, émerge un cou dénudé et une tête aux cheveux très courts. C'est certainement ça qui la rend familière. 

Soudain il s'aperçoit qu'il la fixe depuis plusieurs minutes et il se sent gêné, détourne son regard, fait quelques pas de côté, scrute la Tour Eiffel qui n'est pas si loin... mais il ne la voit pas, il pense à elle, la retrouve à quelques pas de lui. Le visage fermé ne parvient pas à être dur et ses cheveux coupés très haut sur son front lui donne un air d'enfant. Elle est presque tondue. Etonnamment cette coupe n'apporte aucun caractère masculin, pire, cela lui donne de la douceur, une douceur juvénile, contrastée par le visage maquillé et l'équilibre se fait, lui donnant l'allure d'une idéale androgyne.

Alors le feu reprend et pour une fois encore il se laisse séduire, cède à ses émotions et retombe amoureux de l'inconnue du Palais de Tokyo, qu'il ne reverra plus.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 18 Avril 2018

Trancher dans le vif

D'abord... d'abord il y a une sorte d'exaltation. Une excitation étrange, le sentiment de se prêter à un acte totalement insensé, de transgresser une règle secrète et de conquérir une liberté. Une folie oui! Mais c'est tellement bon. Et puis, cette idée, ça fait des semaines qu'elle tournait dans sa tête, jusqu'à cet instant ou elle se retrouve dans le studio du photographe. L'agence a décidé pour elle, ou plutôt les avis ont convergé. On l'encourage. Le coiffeur pro a prêté ses ciseaux. L'objectif est prêt, elle empoigne une mèche sur son épaule et doucement, pendant que le flash crépite, elle sent les lames trancher la matière, crisser sur le cheveux et claquer d'un coup sec. Elle a le cœur qui bat, une sorte de trac qui la fait rire. Elle abandonne la  mèche qu'elle vient de couper, sans un regard, glisse ses doigts à travers les cheveux et empoigne à nouveau ceux qui vont être coupés.

Trancher dans le vif

Un instant, le professionnel reprend la main, rapidement taille les mèches inégales, raccourci encore la chevelure en un carré présentable. Le photos reprennent. Elle a saisi de nouveau la paire de ciseaux, mais cette fois elle les tient tout près de son visage. Elle tire un peu sur les cheveux, comme pour éviter d'être trop près du crâne. Elle sent l'inéluctable, il ne faut plus reculer. Son rire nerveux a disparu, elle se concentre. Coupe, coupe encore. Ce n'est pas désagréable cette amputation sans douleur, presque excitant. 

Cette fois la tête se dessine dans sa rondeur. Le coiffeur est là, reprend les ciseaux, taille encore un peu, ici et là... Puis s'approche avec une tondeuse qui hurle un peu. Le bruit envahi le studio. Cette fois les visages restent graves...

 

 

Trancher dans le vif

Avec adresse le coiffeur a glissé les lames vibrantes sur le crâne, moissonnant les cheveux déjà presque courts. Il est passé puis repassé au même endroit. Les cheveux libérés du poids de leur longueur se redressent comme autant de chaumes d'un champ de blé. Les photos reprennent, cette fois c'est elle qui tient la tondeuse, intimidée. Elle est un peu maladroite. Les crissements des ciseaux sur les mèches soyeuses, un peu intimes, un peu sensuels, sont remplacés par le ronronnement de l'engin qui hache la chevelure, frôlant le crâne, s'appuyant sur la peau. Et au fur et à mesure que les cheveux éparpillés s'accumulent sur les épaules et la chemise, l'émotion grandit.

Trancher dans le vif

Le trouble s'intensifie lorsque la main libre passe délicatement sur les cheveux tondus, caresse l'arrondi du sommet, la nuque. Il y le vide. Doux, soyeux, presqu'aussi agréable que le pelage d'un animal, mais cette nudité soudain l'affole et la bouleverse. 

Elle est heureuse, mais émue presqu'aux larmes. Le coiffeur termine, repasse encore et encore pour que plus rien ne dépasse. Voilà! C'est fait, ses cheveux blonds sont tondus, rasés et ils apparaissent plus sombres. Tout autour d'elle gisent des mèches plus ou moins longues, vestiges de son autre elle même, souvenir de celle qu'elle était auparavant, jolie, blonde, attendue. La voici nouvelle, hors du cadre. Les photos reprennent, les flashes font briller les larmes qui ont coulées sur ses joues, mais cet émoi s'estompe, remplacé par un sentiment étrange, de liberté, de fierté. Oui de fierté.

Modèle: Irka Chiganaeva - Tush Magazine

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 17 Avril 2018

Juste cause

On a toujours besoin de bonnes raisons pour bouleverser notre  confort, nos idées toutes faites et nos préjugés. J'aurais pu, par exemple, continuer de penser que mon panthéon personnel ne pouvait être accessible qu'à des héroïnes du temps jadis, des femmes exceptionnelles de bravoure, de courage et d'engagement. 

Et voilà qu'une gamine de 18ans frappe à la porte de ma conscience, des larmes de rage sur les joues, les poings serrés à s'en faire péter les phalanges. Pourtant sa "cause" ne devrait pas me toucher plus que ça. Ce problème là est bien américain, avec leur foutu amendement de la Constitution, qui, comme un livre saint, est interprétée par chacun à la sauce qui lui convient. Ce problème n'existe pas en France. J'ai pas dit qu'on était à l'abri, mais c'est bien plus compliqué pour quelqu'un qui ne serait ni gangster, ni terroriste, d'avoir une arme automatique à la maison. Et puis les armes ont longtemps été mes outils de travail...

Mais voilà, trop c'est trop!  

Photo: Jonhatan Ernst

Photo: Jonhatan Ernst

Elle est sans doute de ces héroïnes que leur combat transcendent, mais certainement aussi de ces femmes qui, qu'importe leur âge, sont capables de se lever en brandissant un étendard, de parler devant les foules, intelligemment et d'emporter derrière elles une nation entière. Voilà pourquoi Emma Gonzalez trouve sa place dans mon panthéon.

Comme par hasard, ses cheveux tondus en font une icône, un personnage, parce qu'on la remarque déjà à cela. Avant le drame de Parkland elle était déjà une figure  et lorsqu'elle a coupé ses cheveux, elle avait expliqué ça de la manière la plus évidente qui soit:

“I decided to cut my hair because it was a pain in the neck, if you’ll forgive the pun. It was really hot all the time; it was very cumbersome and very heavy, leading to a lot of headaches. It was expensive to keep it up, and as prom time came around, I figured it would be cheaper to not have to worry about doing my hair. The more my parents said no, the more I wanted it. Actually, I even made a powerpoint in order to convince them that I should do it. I figured I would look really good with it, and I do. So, it all worked out fine.”

Ce qui pourrait se traduire ainsi: 

J’ai décidé de couper mes cheveux parce qu’ils étaient vraiment pénibles (...) J’avais chaud tout le temps, ils étaient très encombrants et très lourds, à tel point que ça me provoquait des maux de tête. Leur entretien me revenait cher et comme le bal de promotion n’allait pas tarder à arriver je me suis dis que je dépenserai moins d’argent si je n’avais pas à me soucier de ma coiffure. Plus mes parents me disaient non, plus j’avais envie de les raser. Finalement j'ai même fini par leur faire un Powerpoint pour les convaincre que je devrais faire. Je me disais que je pourrais bien avoir belle allure avec ça. Alors tout a été impeccable" 

Des convictions, un sens pratique désarmant, un trop plein d'humanisme, du courage ( aujourd'hui sa voix résonne trop fort dans le pays de Onc'Sam pour ne pas inquiéter le très puissant, très très puissant lobby des armes à feu... ) voilà ce qui fait toujours mon admiration. Amen

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 14 Avril 2018

Photo: Justin Dillaha

Photo: Justin Dillaha

Lassées des salons mixtes ou féminins où les tarifs femmes sont toujours 10 ou 15€ plus chers que les tarifs hommes, énervées par les coiffeuses qui cherchent toujours à "féminiser" une coupe de cheveux qu'elles veulent résolument sans genre, toutes celles qui n'ont pas d'affinité particulière avec leur coiffeur, ou que leurs déplacements amènent fréquemment de villes en villes, sont toujours à la recherche DU coiffeur qui pour un prix raisonnable saura tailler leurs cheveux aussi courts qu'elles le souhaitent et sans état d'âme.

C'est ainsi que certaines en viennent à lorgner du côté des salons pour hommes, estimant que leur coupe de cheveux, toujours très courte, mérite un entretien mensuel à un prix raisonnable. Et là, bien sûr, les choses ne sont pas si simples. Premier obstacle, et pas le moindre, bon nombre de ces salons pour hommes, surfant sur la tendance "old school" des salons de barbiers, se réservent une clientèle exclusivement masculine pour conserver une image 100% testostérone. Si malgré cela notre femme aux cheveux courts parvient à se faire accepter dans cette antre masculine, il faut bien avouer que c'est hautement intimidant si on a le caractère un peu timide. 

Parfois, il arrive qu'en désespoir de cause, notre femme aux cheveux courts envisage l'idée d'une coupe, pour pas cher, dans ce salon maghrébin du quartier. 10€ la coupe, forcément, c'est un argument de poids. A condition d'être une inconditionnelle du skinfade, aimer la nuque et le tour d'oreille bien "blanchis" et de renoncer à une quelconque sophistication. Le "rebeu" est expert en fade ( qu'il a souvent appris sur le tas )... mais ne sait faire que ça. Alors oui, c'est pas cher, mais il faut vaincre sa timidité, ( parce que là aussi, le regard des autres clients peut être "pesant" ) et ne pas espérer de fantaisie.

Alors sincèrement, j'ai envie de dire que la vie des femmes aux cheveux courts serait bien plus simple si les coiffeurs considéraient la longueur de la coupe plutôt que le genre de leurs client.e.s.

Force et courage

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 13 Avril 2018

L'humeur de Marie #14

"Alors, je ne sais pas pourquoi, il y a quelque chose qui a crevé en moi. Je me suis mis à crier à plein gosier et je l'ai insulté. ( … ) Mais du moins, je tenais cette vérité autant qu'elle me tenait. ( … ) J'avais vécu de telle façon et j'aurais pu vivre de telle autre. J'avais fait ceci et je n'avais pas fait cela. Je n'avais pas fait telle chose alors que j'avais fait cette autre. Et après ? C'était comme si j'avais attendu pendant tout le temps cette minute et cette petite aube où je serais justifié. Rien, rien n'avait d'importance et je savais bien pourquoi."

 

 

Vous avez déjà ressenti cette espèce d'incongruité, ce décalage entre votre corps et le reste ?

C'est comme si il était en contradiction avec chacun de vos mouvements, de vos pensées.

Mais finalement, ne pas mettre de nom là-dessus, ça a un côté pratique ; ne pas savoir qui on est, gros problème et grand avantage. Imaginez un peu la latitude d'action que cela offre : pouvoir être qui on veut, sans se voir enfermé dans un carcan d'idées préconçues ou de règles de conduites étriquées. C'est à en devenir dingue, parfois : laisser ressurgir l'autre. Le laisser venir et prendre le dessus. A quel prix ?

Tantôt genré au masculin, plus rarement au féminin. Les styles s'agencent et se déconstruisent, les émotions naissent pour mourir aussi rapidement. Rien ne dure, tout est éphémère : les envies et les désirs d'identité n'y dérogent pas. C'est l'inconstance qui prédomine, l’intranquillité qui surplombe toute volonté. La seule permanence qui subsiste est celle des marques infligées.

A grands coups d'éclats, tout envoyer valser pour recréer : se laisser évoluer dans un sens qui nous convient, au risque de faire un grand saut dans le vide. Une perverse errance, pour perdre de vue tout rivage : stratégie du hasard.

Texte et photo: Marie Corcelle

Extrait : Albert Camus - L'Etranger

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Publié dans #Chronique de Marie

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