Publié le 29 Novembre 2015

Un portrait de Fany
Un portrait de Fany

C'est un korrigan, qui court la lande de sa Bretagne ou parcourt les chemins douaniers du bord de mer. Elle explore, s'aventure, comme lorsqu'elle était enfant, incroyable tomboy aux genoux écorchés qui préférait les cabanes dans les arbres aux poupées de sa soeur. Pourtant elle refuse d'abandonner l'idée qu'elle est une fille. Elle l'est et le revendique, mais elle préfère la compagnie des garçons et sème le trouble avec son allure d'androgyne.

Fany a toujours eu les cheveux courts. Petite elle avait cette coupe au carré, bien court, avec la nuque tondue, que portent les petites filles à qui ont a renoncé à faire des couettes. Bien sûr parfois il a fallu composer, faire des efforts, avoir l'air un peu plus "comme les copines", mais les cheveux longs elle les attachait du matin au soir en queue de cheval... Alors qu'elle intérêt? En sortant de l'adolescence elle est revenue aux cheveux courts. Mais c'était souvent trop court pour l'entourage et certains mots font parfois plus de mal qu'une vraie blessure... Alors courts oui, mais pas trop. De toute manière ça ne changeait rien à son caractère...

A présent jeune adulte, elle peut enfin n'en faire qu'à sa tête. Plus court, plus blond, plus androgyne, plus troublante. Sur ses autoportraits elle a parfois l'oeil noir et le regard tourmenté. C'est peut être là, au fond de ses prunelles sombres qu'il faut chercher sa vraie personnalité...

Avec son appareil photo, elle explore les lieux abandonnés, les paysages désertés, capture l'âme des choses qui semblent ne plus en avoir.

Un portrait de FanyUn portrait de Fany

Quelques fois le coiffeur ne suffit pas à son caractère trempé et Fany n'a pas peur de prendre elle même la tondeuse pour donner à son style, la netteté qui lui sied. Et aujourd'hui personne n'a le droit de lui dire que ses cheveux sont trop courts.

Un portrait de Fany

Photos: Fany Meil

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 27 Novembre 2015

Le buzz fait la différence

C'est un monde cruel que celui de la mode. Vu de l'extérieur, tout cela semble parfaitement futile et superficiel, plein de glamour et de paillettes, mais on comprend vite que les sommes en jeu dans cette industrie ne permettent aucun états d'âme à ceux qui en vivent. Et pour les mannequins la bataille est rude, pour, au gré des tendances, percer coûte que coûte. Mais à force de croire qu'il suffit d'extravagance pour se faire remarquer, on finit par la faire naitre cette tendance... Pour certaines, androgynes aux cheveux courts, ce n'est que l'affirmation de leur personnalité, un plus, un kiffe qui vous fait remarquer dans un casting. Pour d'autres c'est un vrai sacrifice, dicté par l'ambition ou juste l'envie d'améliorer sa vie.

Eh ben croyez le ou non, mais la tendance mannequin pour les présentations printemps-été 2016, c'est la boule à zéro.

Le buzz fait la différenceLe buzz fait la différenceLe buzz fait la différence
Le buzz fait la différenceLe buzz fait la différenceLe buzz fait la différence

A force d'avoir des personnalités affirmées, des "filles" qui n'ont pas peur de montrer qu'elles "en ont", des androgynes au genre incertain et bien les créateurs ont sauté sur l'occasion. A tel point qu'envisager un défilé sans un ou deux modèles tondus serait presque une erreur de casting.

J'avoue que de mon point de vue tout cela représente un fabuleux paradoxe puisqu'on admet cette image de la femme comme pur instrument de mode, pour ne pas dire de porte manteau, mais à qui l'on voudrait concéder une forte personnalité... Etrange non?

En attendant il faut se rendre à l'évidence, ces beautés là ne trichent pas.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 26 Novembre 2015

Comment dire?

Des fois elle aimerait bien en parler, discuter sans retenue, sans tabou, sans jugement. Mais c'est plus fort qu'elle, à chaque fois elle se referme, évacue le sujet, fait une pirouette quand on lui parle de ses cheveux...

Pourtant elle a toujours pensé à ça. Même petite lorsqu'elle avait ses cheveux longs attachés en queue de cheval du matin au soir. Elle était déjà fascinée par la manière dont le coiffeur coupait les cheveux de son frère, elle était la première à passer sa main sur la nuque fraichement tondue. C'est peut être là qu'est née son envie.

Adolescente un jour enfin elle a tranché! Sans compromis, sans regrets. Ce fut plus qu'une libération. Non seulement elle se sentait pleinement elle même mais en plus elle avait cette fois le sentiment d'être en communion davantage avec ce frère chéri. Petit à petit elle y parvenait.

Mais aujourd'hui adulte, comment expliquer, comment trouver les mots pour faire comprendre à quel point ses cheveux courts sont autre chose pour elle qu'une simple posture esthétique. Elle a besoin, chaque mois, le plus possible, de se retrouver face à elle même, de voir sa tête ballottée entre les mains du coiffeur, de sentir la tondeuse moissonner son du, d'avoir froid dans le cou en sortant, de caresser sa nuque pour en apprécier la nudité...

Un jour se dit-elle, elle ira jusqu'au bout. Elle toute seule, devant son miroir. Elle coupera tout, complètement et ce sera comme un aboutissement, une conclusion. Sans doute qu'après cela elle sera en paix avec elle même? Mais en attendant qui comprendrait tout ce qu'elle a dans la tête...

Modèle: Chloé François

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 24 Novembre 2015

T'as vu monter Carlo?

Question princesses, figurez vous, j'en connais un rayon. Rien à voir avec une nostalgie de l'Ancien Régime, non, juste une curiosité de croquant un peu fasciné par ce monde étrange qui semble si loin de mes préoccupations de pauvre... Bref!

Pourtant, on ne peut pas dire que le statut de princesse auquel accèdent aujourd'hui quelques jolis brins de femmes qui n'avaient au départ aucunes prétentions nobiliaires, soit très enviable d'un point de vue de l'épanouissement personnel.

Je ne parle pas de la Famille d'Angleterre, toujours égale à elle même et dont la plus belle et la plus récente princesse semble confinée dans un style de mémère chère à sa belledoche, indeed.

Mais par exemple Letizia d'Espagne, aujourd'hui reine, après avoir été une journaliste brillante et moderne s'est tout de même retrouvée transformée au fil des années en bonne bourgeoise dépressive et anorexique, le tout enrobé dans une penderie piquée à sa cousine anglaise...

Alors du coup Charlène de Monaco, même si le rocher monégasque est bien moins prestigieux que les forêts de Windsor ou que les plaines andalouses, devient ma préférée. Ainsi cette sud-africaine géante et bien bâtie, semble imperméable au style "Babeth The Second" qui parait déteindre sur toutes les monarchies du monde occidental.

Pire encore, la voilà qui se coupe les cheveux, et pas qu'un peu. Il y avait bien eu Diana "la rebelle" auparavant, mais toujours dans un style malgré tout conventionnel. Là, avec Charlène, autant vous dire qu'on frôle le hooliganisme. Alors du coup, cette princesse un peu mystérieuse, je l'aime bien moi...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 23 Novembre 2015

College boy

Elle pourrait être un personnage dans un roman d'Hemingway, de ces femmes énigmatiques qui nourrissaient son imagination. Comme ses héroïnes, elle s'habille volontiers en vêtements de garçon et coupe ses cheveux à la manière des collégiens d'Eton. C'est cette façon de brouiller les images en mêlant les genres qui fascinait le romancier...

Elle, ne trouble personne. En tout cas elle n'en a pas la volonté. Elle veut juste cultiver ce style qui se moque des genres, être une femme dandy, une femme aux goûts masculins et aux manières féminines.

D'un geste familier elle met en désordre sa chevelure sans qu'elle paraisse jamais décoiffée et l'heure venue, se rend chez le barbier faire tondre sa nuque d'enfant. Fière de son allure, elle parcours les rues, tirée à quatre épingles, le col du chemisier boutonné, la veste cintrée et le pantalon juste assez court pour ne pas masquer ses chevilles nues au dessus des Derby de cuir façonné...

Assurément cette femme a du pouvoir, celui de séduire autant les femmes que les hommes, sans quoi les idiots n'en auraient pas peur et les idiotes n'en seraient pas jalouses...

Photo: ©jeaneg

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 21 Novembre 2015

Ainsi soient-elles

Certaines ont attendu longtemps, le courage ou l'événement. Certaines s'y sont pris de bonne heure. Certaines ne peuvent plus s'en passer. Certaines n'éprouvent rien d'autre qu'un besoin esthétique et accessoire. Certaines ne pourraient pas envisager le chemin inverse. Certaines ressentent un vrai besoin...

Ces femmes aux cheveux courts sont tellement diverses. J'aime celles qui se découvrent, se révèlent, celles qui n'ont pas peur, celles qui savent apprivoiser l'ambiguité, celles qui s'amusent du trouble des autres, celles qui ne renient rien. J'aime ce mélange de féminité assumée et de masculin sophistiqué. J'aime celles qui gardent en tête une envie d'aller toujours plus loin et qui pensent que ce n'est pas raisonnable après tout et j'aime celles qui ne sont pas raisonnables. J'aime celles qui ne voient pas ce qu'il y a de mal quand il n'y a pas de mal, celles qui sont fières de ce qu'elles sont, celles qui s'énervent quand leurs cheveux poussent trop vite et celles qui pensent que leurs cheveux ne poussent pas assez vite, celles qui ne militent pas mais qui trouvent les choses injustes et celles qui se battent pour que ça change. J'aime celles qui tortillent leur mèche sur le front et celles qui caressent leur nuque pour se rassurer, celles que cela excite et celles qui se sentent belles...

J'aime les femmes aux cheveux courts qui n'ont pas peur de ce que cela peut représenter et qui aiment en parler.

Amen

Photo: Silvia Giovanelli

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 20 Novembre 2015

La force de l'Amour

Entre tous mes tourments entre la mort et moi
Entre mon désespoir et la raison de vivre
Il y a l’injustice et ce malheur des hommes
Que je ne peux admettre il y a ma colère

Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne
Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
Le pain le sang le ciel et le droit à l’espoir
Pour tous les innocents qui haïssent le mal

La lumière toujours est tout près de s’éteindre
La vie toujours s’apprête à devenir fumier
Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini
Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe

Et la chaleur aura raison des égoïstes
Leurs sens atrophiés n’y résisteront pas
J’entends le feu parler en riant de tiédeur
J’entends un homme dire qu’il n’a pas souffert

Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé
Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
Tu rêvais d’être libre et je te continue.

Paul Eluard

Photo: Abel Anaya

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 19 Novembre 2015

A way of life

Il y a des photos qui sont, plus que d'autres, chargées de symboles illustrants assez bien notre époque. Difficile d'imaginer, 10 ou 15 ans en arrière, une telle scène où un mannequin d'agence, profitant de son temps libre, retrouve sa coiffeuse préférée, dans un salon qui a toute l'apparence d'un barbershop, pour rafraîchir sa coupe et son fade à coup de tondeuse.

Afra Cuellar est mexicaine, mannequin pour l'agence new yorkaise RED et elle a bien voulu me confier cette photo de son Instagram, qui montre à quel point les codes ont changés. Je m'en réjouis.

N'empêche, il faut bien que les plus audacieuses montrent l'exemple...

Les jeunes femmes investissent les salons au style masculin, comme clientes pour avoir les coupes de cheveux qui leur plaisent, comme coiffeuses, parce qu'il n'y a pas de raison de ne pas aimer pratiquer ce style, quelque soit le sexe de celui ou celle qui s'installe dans le fauteuil.

Non, franchement, je la trouve très moderne cette photo.

Photo: Afra Cuellar sur Instagram

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 18 Novembre 2015

Aller hop!

C'est drôle tout de même, l'humain. Après ce qui venait de se passer, j'étais... comment dire? Déprimé, sans envie, creux. Et puis ce soir Laora débarque dans un vertigineux décolleté, toute pimpante et ébouriffée.

Laora " Cuore mio! Tou viens avec moi. Il faut que l'on fait les choses les plus essitantes, qu'on sé saoule et qu'on fasse l'amour plein dé fois..."

A l'énoncé d'un tel programme, difficile de rester sur la réserve. Je sentais bien qu'il s'agissait d'un sursaut vital, d'un acte de survie de mon cabri des Dolomites, pour ne pas sombrer dans le marasme général et j'étais donc bien tenté, uniquement pour ça, de suivre son programme.

Et moi qui me croyais le mieux à même d'encaisser la crise naissante, le mieux armé, le plus apte à réagir en conscience face à la menace, je me faisais niquer par une gamine à l'accent de Castafiore, capable à elle seule de remplacer au pied levé toutes les vierges promises à ces creux du bulbe qui n'en verront même pas la couleur. Quelle ironie!

Laora " - D'abord tou m'amènes chez lé coiffeur, qu'il mé fait la souper coupe bien rasée sour les côtés et la nouque. Ma tou restes là tout près dé moi, que jé té fait bander à travers lé pantalon! Et pouis après on va à la terrasse dé bistrot pour que tout lé monde il bande aussi en mé voyant et qu'il soit jaloux dé toi. Et on va boire dou champagne, si? Et jé té caresse la bite sous la table avec mon pied nou. Alors on rentre à la maison et on baise dans toutes les pièces, si Frida elle est pas là... A moins que tou mé baises dans les chiottes dou café avant...

Moi - Je.... Ben... En effet... Absolument... Euh...

Laora - Andiamo!! Viva la vita"

Photo: Hanaa Ben Abdesslem Vogue Espagne

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 17 Novembre 2015

Par les temps qui courent, un bon consensus ça ne peut pas faire de mal et donc, de ce point de vue, je pense que chacun sera d'accord pour admettre que la coupe de Jo Jackson n'est pas à la portée de tout le monde.

Cependant, quand on est une jeune femme comme elle, originaire du Zimbabwe, vivant en Afrique du Sud, plutôt badass, passionnée, enthousiaste et blogueuse, francophile et francophone, toujours curieuse des autres et du monde, ma foi, on peut bien se permettre cette coupe qui montre bien à quel point elle ne s'inscrit pas dans un genre plus qu'un autre.

Coupe par Salomé Dewet
Coupe par Salomé Dewet

Coupe par Salomé Dewet

Alors du coup, comme depuis longtemps les femmes se sont appropriées l'undercut masculine des années 50, il est temps pour les plus audacieuses de pousser plus loin encore leurs pions et d'adopter le fade, cette façon de tondre à zéro de la tempe à la nuque et fondre un minutieux dégradé jusqu'à la masse de la chevelure laissée bien plus longue dessus.. Effet garanti, ce fade là a du goût.

Cependant, puisqu'on est ici dans le consensus... Les goûts et les couleurs, on ne discute pas!

Consensus

Jo Jackson sur Instagram @baobabjo_​

Son blog Koeksisters

Sa coiffeuse Salomé Dewet

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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