Publié le 30 Novembre 2009

Parfois des choses me reviennent en tête, le souvenir d'un événement ou l'image d'une personne qui m'a parue chère...Je l'ai dit, j'aime les héroïnes, les pionnières, les conquérantes. Quand on évoque ce sujet on pense souvent au début du siècle passé, ces femmes hardies qui s'aventuraient au volant de voitures automobiles, qui traversaient la Révolution d'Octobre dans le tourbillon de l'Histoire, qui chassaient les fauves en Afrique...
Pourtant, moins loin de nous et des images d'Epinal, il y avait parmi nous une femme étonnante, à la détermination tellement farouche qu'elle aurait pu séduire les grands idéologues du XXeme siècle.
Elle ne s'est jamais embarassée de fioritures, de frou-frou et de tout ces trucs de filles, si bien qu'elle aurait pu paraitre un peu "garçon manqué". Mais quand on est déterminée, le but à atteindre est plus important que la voie qui y mène.
Elle était déjà héroïque au commandes d'un avion de chasse. La première, la pionnière.
Sa véritable gloire l'attend, à 33 ans. Il s'appelle Gabriel. Il naitra prématurement à 5 mois et demi, quelques semaines avant que sa mère ne meurt.
Caroline AIGLE foudroyée par un cancer va refuser d'avorter pour garder quelques chances de survie. Déterminée comme toujours, elle va aller le plus loin possible pour donner ses chances à son fils qui va naitre. Un instinct de mère, un instinct de femme...

Gabriel et son grand frère vivent aujourd'hui dans le village où j'ai grandi, héritiers d'une héroïne du siècle.


Le wiki de Caroline AIGLE


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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 30 Novembre 2009

A présent le tour de Florence était venu. Elle avait déjà enlevé sa veste de survêtement, et jeté la serviette sur ses épaules pour dissimuler sa poitrine nue car elle ne portait pas de soutien gorge, ce qui déclencha un concert de sifflets de la part de ses camarades, et fit rosir ses pommettes. Ses cheveux châtains aux reflets cuivrés, lisses et brillants, étaient déjà retenus par un élastique en une queue de cheval attachée haut derrière sa tête, et retombant sur sa nuque. La caporale saisi les cheveux soyeux, et retournant la tondeuse, elle appliqua les lames à l’envers sur la queue de cheval au-dessus de l’élastique. En peu de temps la queue de cheval fut tranchée, et rejoignit le tas de cheveux au sol. Les cheveux libérés glissèrent le long des joues de Florence, couvrant ses oreilles. Aussitôt, la main gauche de la caporale força la tête de Florence à fléchir et lui colla le menton sur la poitrine. La lame tiède de la tondeuse se posa sur la peau de la nuque et commença son œuvre, remontant rapidement vers le vertex. La sensation que Florence ressentait était difficilement descriptible. C’était la première fois qu’on lui coupait les cheveux à la tondeuse, et elle découvrait à la fois, le bruit qui résonnait à ses oreilles, les vibrations répercutées par son crâne, le sentiment de soumission que lui inspirait sa situation, sur ce tabouret dans une salle de bains, avec sa serviette qu’elle serrait elle-même autour de son cou, et aussi tout ce que son imaginaire avait associé à cet outil de coiffure dont l’action semblait toujours irrémédiable et définitive. Son estomac était toujours noué, mais cette fois pour une raison qu’elle n’arrivait pas à comprendre. Elle était irradiée par une certaine sensation de plaisir, quelque chose de tout à fait subtil qui faisait apparaître la chair de poule sur ses avant bras. Elle fermait les yeux, non pas pour retenir ses larmes comme sa camarade tout à l’heure, mais plutôt pour se concentrer sur ces étranges sensations qu’elle éprouvait. Ses beaux cheveux auburn étaient coupés ras tout autour de sa tête, et à présent la tondeuse passait du front vers le vertex, hachant les cheveux longs du dessus, et sillonnant en douceur la peau de son crâne. Ce qu’elle ressentait à ce moment là était délicieux. La tondeuse s’arrêta, et Florence dû revenir à la réalité. La caporale appelait déjà la suivante. Florence écarta les bras et secoua sa serviette en arrière en se redressant. Un coup d’œil à gauche dans le miroir des lavabos et elle découvrit sa nouvelle tête. Un centimètre sur le dessus, les oreilles très dégagées, quelques millimètres sur les cotés. C’était un visage nouveau qu’elle voyait, de grands yeux marron, étirés en amande, un nez étroit, de belles lèvres charnues. Avant, elle ne voyait d’elle que sa chevelure qui « masquait » le reste de sa physionomie. Maintenant c’était vraiment elle qui était reflétée dans le miroir. Quel choc, et quelle bonne surprise. Quelle révélation et quel….Plaisir !

Elle chassa les cheveux coupés qui étaient collés sur ses joues, et se pencha en avant pour frotter ses mains sur sa tête et faire tomber les cheveux coupés au sol. Et là aussi la sensation ressentie fut délicieuse. C’était comme caresser un pelage d’animal. Les doigts glissaient sur les cheveux très courts du dessus, passant en arrière en rebroussant doucement, puis la nuque, en remontant, où là, les cheveux piquaient un peu, tellement ils étaient ras…

Florence se rhabilla, et alla attendre son tour devant le bureau de la chef.

L’entretien terminé, elle rejoignit ses camarades dans la chambre. Presque toutes avaient les cheveux tondus, et presque toutes avaient au moins une main caressant la nuque où le dessus de la tête. C’était assez amusant. Elle retourna dans les lavabos. La tondeuse continuait sa ronde à travers la chevelure d’une jeune métisse asiatique aux cheveux très épais. La caporal commençait à ressentir la fatigue, après avoir passé l’après midi à tondre les filles. Voyant Florence arriver, sans hésiter elle l’interpella :

_ « Tiens, vas y, remplaces moi !

_ Moi ? Mais je n’ai jamais fait ça !

_Hé bien tu ne pourras plus le dire après ! » Et disant cela elle confia la tondeuse à Florence. La fille sur le tabouret ne broncha pas. La caporale expliquait à Florence comment faire, prenant le temps d’allumer une cigarette. Florence hésitante poussa la tondeuse dans les cheveux noirs, maladroite. La caporale lui prit la main libre pour la poser sur la tête de la fille, et petit à petit elle prenait davantage confiance en elle, et là encore, elle découvrait un plaisir nouveau. C’était amusant et excitant, sentir les cheveux dégringoler sur sa main après le passage de la tondeuse, avoir l’impression d’infliger une punition, sans douleurs, sentir vibrer dans sa main cet appareil si étrange et si terrifiant. Florence n’en finissait plus de passer et repasser la tondeuse sur le crâne de la jolie métisse, elle ne voulait plus s’arrêter. La caporale intervint, libéra la fille tondue, et fit assoire la suivante. Florence était ravie. Elle allait pouvoir couper les cheveux longs de sa camarade, de beaux cheveux, châtains clairs, souples, longs jusqu’aux épaules. La caporale l’observait du coin de l’œil, amusée. Avec la tondeuse équipée du sabot de plastique, Florence passa la main sous la masse des cheveux blonds, puis ramena la tondeuse vers elle, en remontant, et les longues mèches ainsi fatalement peignées, dégringolèrent sur sa main et sur son poignet avant de finir leur course sur le carrelage.

Florence se délectait. Elle coupa comme ça les cheveux tout autour de la tête, et trouva plutôt facile de faire par exemple une coupe « à la garçonne » un peu dégradée avec cette tondeuse. Elle prit vraiment du plaisir à couper les cheveux de sa camarade, à tel point qu’elle sentait son entrejambe légèrement humide…Enfin, plaquant sa main libre derrière la tête de la fille, elle passa la tondeuse sur le front et vers l’arrière, en appuyant bien pour que la hauteur de coupe soit bien celle limitée par le sabot. Elle se pencha pour bien voir si aucun cheveux ne dépassait après le passage de la tondeuse, elle passait la main libre sur les cheveux fraîchement coupés. Puis, la main fermement posée sur le sommet de la tête, elle l’orienta pour tondre les cheveux derrière l’oreille, remontant et tournant autour de l’oreille, de chaque cotés, et enfin la nuque….Elle poussa la tête vers l’avant, remonta sa main libre, les doigts écartés à travers les cheveux relativement longs encore à cet endroit là, pour les démêler, puis, le ventre au contact du dos nu de sa camarade, elle plaça la tondeuse sur la nuque et remonta doucement. Les mèches tombèrent sur la serviette et Florence était presque dans un état second. Elle fut ramenée à la réalité par la caporal, qui récupéra la tondeuse de ses mains, pour finir la coupe, cette fois sans sabot. C’était trop fort, Florence n’en pouvait plus d’autant de sensations nouvelles. Elle alla dans les toilettes pour se masturber.

Le soir venu, elle passa un long moment encore à se caresser, tard dans la nuit, pendant que ses camarades dormaient. Elle revoyait les images de cette journée, les filles « prostrées » sur le tabouret dans les lavabos, la tondeuse, la masse des cheveux coupés sur le sol, jetée ensuite dans une grande poubelle, elle se revoyait elle-même en train de tondre sa camarade…Tout cela était une véritable révélation pour elle. Peut être était elle folle ? Comment peut on être excitée, sexuellement excitée, par le simple contact avec des cheveux, par de simples images de cheveux que l’on coupe, par le simple fait de couper des cheveux…En tout cas, jamais auparavant les expériences sexuelles qu’elle avait connues ne lui avaient procurées autant de plaisir. Elle entrevoyait déjà une perspective intéressante. Après tout l’Armée allait peut être lui apporter la chance de sa vie : Bien travailler, être bien notée, choisir son poste, et ainsi passer un CAP pour devenir…..COIFFEUSE MILITAIRE.

FIN

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 29 Novembre 2009

...Voici que vient l'été la saison violente
    Et ma jeunesse est morte ainsi que le printemps
    Ô soleil c'est le temps de la Raison ardente
        Et j'attends
    Pour la suivre toujours la forme noble et douce
    Qu'elle prend afin que je l'aime seulement
    Elle vient et m'attire ainsi qu'un fer l'aimant
    Elle a l'aspect charmant
    D'une adorable rousse

    Ses cheveux sont d'or on dirait
    Un bel éclair qui durerait
    Ou ces flammes qui se pavanent
    Dans les roses-thé qui se fanent

    Mais riez riez de moi
    Hommes de partout surtout gens d'ici
    Car il y a tant de choses que je n'ose vous dire
    Tant de choses que vous ne me laisseriez pas dire
    Ayez pitié de moi.



La jolie rousse
Guillaume Apollinaire(1880 - 1918)

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 29 Novembre 2009

Les recrues féminines sont à présent à pied d'oeuvre. La première surprise c'est leur nouveau chef, Cathy, jolie jeune femme pleine de détermination. La deuxième surprise vient justement de cette détermination...



Recrues féminines II

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 28 Novembre 2009


Dans son miroir c'est l'autre qu'elle voit. Par mimétisme elles se confondent l'une l'autre, s'amusant du trouble que cela provoque autour d'elles. Garçon, fille? Allez savoir...Eh bien non justement, les vêtements sont amples, les cheveux sont courts...Comme des jumelles elles vont chez le même coiffeur, qui leur coupe les cheveux de la même façon, comme ...Comme des filles aux cheveux courts. Les gens jazent. Les gens n'aiment pas ne pas savoir. L'ignorance dans laquelle on les tient les rend mauvais. Mais enfin! C'est intolérable! On ne sais plus qui est qui...Rendez vous compte, on dirait deux garçons...Mais non...Ce sont deux filles. Quelle horreur!  Tout cet amour...Beurk!


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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 28 Novembre 2009

Une nouvelle histoire. Une histoire de militaires, ça change? Un monde à part...Et pourtant!

Recrues féminines

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 27 Novembre 2009

Ca l'a pris comme ça, d'un seul coup. Le trop-plein était atteint. L'envie était là, de tout balancer, de tout foutre en l'air. A 17 ans, toute cette vie gâchée, à ne rien faire, à vivre comme tout le monde alors que le monde est en train de mourir. La révolte, et pourquoi pas la révolution?
Mais elle...Elle n'était pas comme eux. On ne la mettrait pas dans le moule. Elle avait d'autres ambitions.
Elle s'est approché du miroir, les ciseaux à la main, elle a saisie les cheveux au dessus de son oreille et presque râgeusement elle l'a tranchée la mèche. Puis une autre, et encore une autre. Elle se sentait au fur et à mesure naitre à une nouvelle vie.
Le plus gros fait, elle est partie en claquant la porte, retrouver son amie. C'est elle qui l'a tondue, pour "rattraper" le massacre. Elle s'est trouvée belle, son amie aussi. Sa colère n'était pas passée, juste calmée. Le regard des autres ne lui fasait pas peur. Elle levait la tête, fièrement, provocante. Elle était différente....
Et puis l'amour a reprit le dessus


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Rédigé par jeaneg

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Publié le 27 Novembre 2009


Elle joue avec. La tristesse ordinaire, celle du quotidien. Toutes les photos de Mary sont tristes...Mais pas d'une tristesse à pleurer, non! Une belle tristesse, la même que celle que j'aime provoquer, qui parfois m'envahie.

Elle n'a jamais les cheveux très longs. Elle préfère jouer l'androgyne. Pas l'ambiguité, non juste l'allure. Ca lui va bien.
Elle se cherche, elle se montre, elle existe aussi par ses portraits.

Garçonne mélancolique, elle connait la puissance d'une image. Je lui poserai la question: " Pourquoi Mary as-tu les cheveux si courts?" Elle me dira: " Sans doute pour me séduire moi même. Je me sens si forte ainsi!"

Son album Flickr. Merci Mary



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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 26 Novembre 2009

J'étais un peu anxieux ce matin en me rendant à ma consultation. La semaine avait été chargée et les dernières révélations de Frida m'avaient un peu destabilisé. Admettre que je ne voyais bien que les femmes aux cheveux courts me faisait tellement mal aux saccoches que je cherchais par tous les moyens une riposte aussi cinglante que possible...
Moi- " Dok, j'ai bien réfléchi à votre théorie. Essayer de me faire croire que le simple fait de vous couper les cheveux pouvait révéler une tendance monomaniaque chez moi, et que si vous ne l'aviez pas fait vous seriez toujours invisible à mes yeux...
Ma Psy- Yaaa! z'est douda vait za nein?
Moi- Maaaaaaiiiiiiis pas du tout! Absolument pas....J'avais parfaitement remarqué vos yeux bleus, vos taches de rousseur, votre corps...Euh...Enfin vous n'étiez pas du tout invisible. Simplement, votre coupe de cheveux vous a mise en valeur...
Ma Psy- Ach...Fraiment? En faleur au boint te fous vaire benzer à moi doude la zemaine? Ne mendez bas!
Moi- Non mais sincèrement dok? Est ce que vous pensez que cela fait avancer les choses votre petit numéro de vamp à poil ras?
Ma Psy- Fambeu? N'exachérons rien. Che me zuis kondendée t'une koube te jefeux.
Moi- Oui bon d'accord...Et par ailleurs cela vous va très bien. Mais ne perdons pas de vue que je suis là pour soigner ma construction psychosexuelle un tantinet branlante depuis ma puberté...
Ma Psy- Allons allons mon jeeer. Dout zela n'est bas zi pranlant ke za. Fous aimez les femms aux jefeux kourts? Komme zerdains aiment l'omelede aux champon..
Moi- Ah ben non... Quand même pas...Non

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 26 Novembre 2009

En pensant à une certaine catalane, je me suis dit que ce serait pas mal de revoir quelques jolis portraits déjà vus ici, ou pas...en profitant de la musique...












                                                                                                

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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