Publié le 31 Mars 2012

Hey Johnny Jane
Te souviens-tu du film de Gainsbourg Je t'aime
Je t'aime moi non plus un joli thème
Hey Johnny Jane
Toi qui traînes tes baskets et tes yeux candides
Dans les no man's land et les lieux sordides
Hey Johnny Jane
Les décharges publiques sont des atlantides
Que survolent les mouches cantharides
Hey Johnny Jane
Tous les camions à benne
Viennent y déverser bien des peines infanticides
Sandra par Marc Hervouet

Hey Johnny Jane
Tu balades tes cheveux courts ton teint livide
À la recherche de ton amour suicide
Hey Johnny Jane
Du souvenir veux-tu trancher la carotide
À coups de pieds dans les conserves vides
Oh Johnny Jane
Un autre camion à benne
Te transportera de bonheur en bonheur sous les cieux limpides

Hey Johnny Jane
Ne fais pas l'enfant ne sois pas si stupide
Regarde les choses en face sois lucide
Hey Johnny Jane
Efface tout ça, recommence, liquide
De ta mémoire ces brefs instants torrides
Hey Johnny Jane
Un autre camion à benne
Viendra te prendre pour t'emmener vers d'autres Florides

Hey Johnny Jane
Toi qui traînes tes baskets et tes yeux candides
Dans les no man's land et les lieux sordides
Hey Johnny Jane
Écrase d'un poing rageur ton oeil humide
Le temps ronge l'amour comme l'acide...

 

Texte: S.Gainsbourg

Photo: Marc Hervouet

Modèle: Sand

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 31 Mars 2012

Bon  alors voilà, on va dire que je ne suis jamais satisfait.

Il n'y a pas si longtemps je râlais à cause des séries policières américaines qui transformaient leurs héroïnes en bimbos pour appâter le chaland et donner du goût et de la saveur à ceux qui ne seraient pas captivés par l'intrigue. Si bien qu'à mes yeux, une femme d'action en chignon et talons hauts perdait définitivement toute crédibilité et l'intérêt pour la série tombait à l'eau. 

Et puis voilà pas que France2 nous sort une série, policière, qui se déroule à Montpellier et avec une femme flic qui est une vraie femme d'action, authentique instructeur de sport de combat. Belle allure, cheveux courts et là je suis sûr que celle-ci ne se laissera pas corrompre par la production pour développer une pamelandersonite. Sauf que... Si l'héroïne a tout pour me plaire, l'actrice est loin de faire la maille... et malgré la présence d'acteurs chevronnés, la belle Anne Le Nen a du mal au niveau comédie. Faut pas croire, c'est un vrai métier.

Bon sinon, à part ça c'est quand même cool de voir la ville comme ça. Et puis pour une fois qu'une flic ressemble à une flic...

 

Antigone 34 


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Rédigé par jeaneg

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Publié le 30 Mars 2012

alexandr-munaiev.png

C'est l'heure où le soleil plonge dans la baie. L'air est encore brûlant mais tout semble s'apaiser et la ville commence à respirer. Elle a fait glisser la baie vitrée et sur le balcon l'odeur du tabac blond se répand. Elle se nourrit du spectacle et savoure l'instant. Juste le temps d'une cigarette avant de replonger dans sa deuxième journée. La première s'est achevée quand elle a quitté son bureau en ville. Un peu plus tôt aujourd'hui, pour avoir le temps de passer chez le coiffeur, à peine une demi-heure, juste pour les faire couper. Et puis elle s'est remise en marche. Passer à l'école pour récupérer la petite, le grand rentrera seul un peu plus tard. Quelques courses à la supérette du quartier, puis de retour chez elle, assurer les devoirs, éplucher le courrier, imaginer  le dîner...

Le grand en rentrant lancera un regard distrait vers elle avant de disparaître dans sa chambre, déjà trop habitué à ce qu'elle soit là, tout naturellement...

Enfin le mari arrivera, la prendra dans ses bras, ébouriffera ses cheveux, l'embrassera. Ils dîneront, se raconteront leur journée. Elle les écoutera, tous, enthousiastes ou râleurs. Le soir venu, seule avec lui, ils feront l'amour et s'endormiront. Tout naturellement...

 

Photo: Alexandr Munaev

8 mars Journée Internationale des Femmes

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 29 Mars 2012

Nivat-copie-1.jpg

L'autre soir je regardais d'une oreille distraite les intellectuels de tous crins se déchirer dans un combat ensanglanté à coup de phrases assassines dans l'émission Ce soir ou jamais. Et puis, j'ai fini par prêter un oeil à mon écran et j'ai découvert, là au fond, un peu dans l'ombre, une femme élégante et discrète. J'avais du manquer son intervention, parce que jusqu'à la fin je ne la vis parler que très peu. Pourtant il y avait quelque chose de magnétique dans son regard et sa sérénité semblait inébranlable. Le calme des vieilles troupes, me suis-je dit, cette assurance qu'ont les vétérans qui ont vu tant d'horreurs que les duels de sociologues et auteurs bo-bo de la cité ( l'île de la Cité ) ne peuvent que les faire sourire gentiment.

Cette femme souriante je ne l'avais pas reconnue et les photos que l'on peut trouver d'elle sur l'Internet ne rendent pas justice à sa beauté. Anne Nivat, puisque c'est elle, est une héroïne moderne. Une femme d'aventure, sans peur, qui parcourt la guerre depuis des années pour raconter ce que personne ne peut imaginer. Comment pourrais-je ne pas la faire entrer illico dans mon panthéon, aux côtés de ces femmes d'action, conquérantes déterminées qui toujours m'ont fasciné. Le prix Albert Londres c'est autant dire la Légion d'Honneur pour un reporter. Ca vous pose le personnage. Pourtant elle garde l'humilité de celles et ceux qui ont côtoyé la mort, faisant parfois route avec elle à travers les champs désolés et les ruines où les enfants pleurent.

Incontestablement une femme aux cheveux courts....

 

Anne Nivat

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Publié le 28 Mars 2012

shisheido.jpg

Au début c'est juste une idée, un peu comme une lubie. Une envie de changement ça vient comme ça. On y pense, puis on oublie...

Quelques jours passent parfois, l'idée revient. Dans la rue on croise de plus en plus de personnes qui nous montrent justement cette image qui nous plait. On finit par ne plus voir que ça... Et puis l'idée devient obsédante. Chaque matin on se découvre à nouveau avec cette même tête, celle que l'on aimerait changer. Pinces barrettes et chouchous n'y suffisent plus. Cela fait des jours qu'on ne sort plus que les cheveux attachés. Avec cette envie on a le sentiment d'être dans l'air du temps et pius justement en parlant de temps, voilà qu'il fait beau. Une tonne de bonne raisons nous assaillent pour lutter contre une seule idée: Mais si ça ne me va pas, il me faudra des mois pour retrouver ma chevelure. Mais plus le temps passe et plus l'argument s'effrite. Tout le monde donne un avis positif, encourage, tous! 

Subitement, un jour, on sait que c'est le bon. C'est aujourd'hui. L'envie, le courage, l'allant, tout est là. Cent fois on a faillit prendre la paire de ciseaux et trancher. Et puis, raisonnable, on s'est dit que le coiffeur de toute façon serait incontournable, alors on file, l'estomac noué malgré tout, mais décidée. 

Le résultat est presque émouvant tellement on se (re) découvre différent, plus de regard, plus de visage, plus d'oreilles et puis s'ébouriffer devient un jeu. 

Et le premier matin on se dit qu'on était bien stupide d'avoir tant d'appréhension et que si l'on avait été moins bête on l'aurait fait depuis longtemps...

 

Photo: Publicité Shisheido

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Publié le 27 Mars 2012

Bon ben voilà, mine de rien, ça fait tout de même un score. Mille! J'ai pas vu le temps passer sincèrement. J'ai pas tellement de recul pour apprécier la façon dont ce blog a évolué. Peut être est-il différent aujourd'hui? C'est une question... Oh aller, non, pas tellement.

Frankie-S.jpg

Il me sert toujours à déballer mon affection, mon admiration, ma dilection pour les femmes aux cheveux courts, jeunes et moins jeunes, glamour et chic ou rock et rebelles, qui simplement prennent le parti de se dévoiler, plus ou moins.

Martina2.jpg 

Parce que oui, les cheveux courts c'est une façon de se mettre à nu, d'éviter les artifices et de jouer l'authenticité. Bon je sais, il y en a qui vont dire que, non c'est juste que c'est plus pratique, qu'on gagne du temps le matin blabla... Je n'en crois pas un mot bien sûr.

FBE.jpg

Il y a toujours une intention au delà de la coupe de cheveux. Une envie, un désir, un besoin. Affirmer son caractère, jouer l'ambiguité ou juste se faire plaisir...

En tout cas, ce millième article c'est un peu pour moi comme un Everest, mon Anapurna. Je me rend compte que je suis capable, sur ce même thème, d'être bavard au point d'écrire toujours avec la même ferveur et la même envie, un article chaque jour ou presque et voir que beaucoup de femmes partagent ce plaisir me rempli de bonheur... 

 

Modèles: Franckie Sandford, Martina, FBE

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Publié le 26 Mars 2012

Benthe-de-Vries-par-Fanny-Latour-Lambert.jpg

      Soudain il réalisa qu'il n'avait jamais été amoureux et contre toute attente, cette fille à l'allure de garçon faisait naître en lui ce sentiment étrange qu'il soupçonnait d'être l'amour. Depuis qu'il la voyait, tous ses gestes lui gonflaient le coeur de tendresse. Cette façon naturelle de jouer l'ambiguité, de maquiller juste ses lèvres pour être résolument femme ou de rouler les manches de son t-shirt comme un mauvais garçon, lui donnait l'envie de l'envelopper de ses bras et de l'embrasser tant que leur deux corps en fusionnent. Elle avait certaines fois les cheveux plus courts encore que les siens et son cou un peu frêle et ses oreilles délicates et sa nuque toujours nue étaient autant de délices à ses yeux, comme ses seins minuscules pour lesquels il avait l'amour d'un amateur d'art pour une miniature persane. 

Pas un instant il n'a eu un doute, ni une seule interrogation sur cette allure. L'amour, si c'était lui, commandait. Que lui importait le genre si son coeur battait. Et son coeur battait, fort. Il se sentait stupidement heureux, presque béat à la perspective de retrouver ce brin de fille, libre et sûre d'elle, qui d'un seul sourire pouvait l'enchaîner.

Photo: Fanny Latour-Lambert

Modèle: Benthe de Vries

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 25 Mars 2012

eugene buzuk

Quand tu partiras, le vide autour de moi résonnera, je ne saurais plus où poser mon regard.

Dans chaque endroit je croirais te revoir, tous les objets te rappelleront à ma mémoire.

Ton parfum flottant dans l'air m'obsédera, j'espérerai t'apercevoir derrière chaque porte.

En fermant les yeux, un frisson me traversera, sentant encore la caresse de ta peau,

j'envelopperai ton buste avec mes bras. Le nez enfoui dans tes cheveux, c'est ton odeur qui 

m'enivrera... Mais tu ne seras plus là...

Alors je resterai là, battu comme un chien, orphelin perdu dans ce monde où tu ne seras plus.

 

 

Photo: Eugene Buzuk   

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Publié le 24 Mars 2012

Sandra-par-Pascal-Pierrou.jpg

Et pourquoi donc, j'vous d'mande un peu, est ce qu'il faudrait à chaque fois justifier tous nos actes? J'en connais qui me répondront qu'il n'y a rien à justifier, que chacun fait selon ses envies et ses plaisirs, dans la limite du respect des autres bien sûr...

Pour autant j'en soupçonne bien plus d'être prisonnier(e)s de règles étranges aux origines douteuses, de préjugés toujours stupides et ainsi de s'enfermer dans une vie qui peut être n'est pas celle dont ils ou elles rêvent.

Il y a cependant des signes d'affranchissement qui ne m'échappent pas et qui souvent me font sourire. Tatouages, piercings et cheveux courts. Voilà un joli cocktail qui pourtant risquerait de faire tout de suite penser à une rebellion, un refus pur et dur d'accepter le carcan qu'impose la société. 

Et pourtant il ne s'agit que d'envie assouvie, d'expression du caractère, d'affirmation de soi... En somme que des qualités, non?

 

Photo: Pascal Pierrou

Modèle: Sand

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Publié le 23 Mars 2012

Andrew-Smith.jpg

Peut être faut-il connaître ce sentiment particulier qui fait d'un être humain un parent? Sentir cette émanation de soi même, cette part de chair et de sang, évoluer dans le monde que l'on fréquente et ressentir une sourde inquiétude, souvent injustifiée, lorsque le petit d'homme s'avance seul sur le chemin. Mais avant cela il faut lui tenir la main, l'aider, le porter et ainsi porter son propre avenir...

... On imagine facilement pour lui un environnement différent dénué de nos tracas quotidiens et de nos histoires d'adultes... On le veut innocent.

Mais notre monde horrible s'engouffre alors, comme une bourrasque maléfique, un souffle de haine et de mort, au milieu des jeunes pousses et les emporte. Et toutes les promesses s'évanouissent et notre révolte est d'autant plus violente...

Là bas sur le Mont du Repos les petits corps déchiquetés par une bête sauvage retrouvent la paix. Mais l'ogre n'a pas gagné. Sans âme, sa charogne finira sur le talus. Gabriel, Arieh et Myriam eux sont dans le monde que l'on voulait imaginer pour eux, marchant dans la lumière...

Au revoir les enfants.

 

Photo: Andrew Smith

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