Publié le 15 Janvier 2017

Sa vraie nature

Inutile de le nier davantage: j'aime le foot! Oui enfin bon, pas de quoi se vanter hein? Et puis surtout, j'aime le foot féminin, ce qui, aux yeux d'un supporter du PSG est pire et aussi incompréhensible que de ne pas aimer le foot du tout... Bref!

Même si globalement la plupart des joueuses sont des femmes aux cheveux longs, belles et athlétiques, comme Alex Morgan qui vient cette saison remonter le moral des supporters lyonnais avec son allure de fille de magazine, ou encore Hope Solo ( la fille de Han... non j'déconne ) emblématique gardienne de but de l'équipe US, je persiste à croire que toutes ces queues de cheval n'ont rien à voir avec la vraie nature de ces jeunes femmes. 

 

Sa vraie nature

Justement au sein de cette fabuleuse équipe de l'USWST, il y a Ashlyn Harris, qui n'aurait sans doute pas attiré davantage mon attention, malgré son palmarès impressionnant, si elle n'avait pas rejoint récemment les deux ou trois "femmes aux cheveux courts" de l'équipe nationale US.

Ashlyn Harris, avant c'était "ça": 

Gardienne de but en second, grande, tomboy à la longue chevelure blonde, tatouée et passablement "badass".

Un parcours personnel qui fait penser à ceux des boxeurs noirs de la l'âge d'or qui parviennent à s'extraire de la misère à coups de poings. 

Si son enfance misérable et sa jeunesse tumultueuse paraissent aujourd'hui improbables c'est parce que la jeune femme s'est battue pour construire sa vie et apparaitre dans la lumière sans rien devoir à personne. Et ça, c'est du caractère de "femme aux cheveux courts"

 

Et quand Ashlyn Harris décide décide de se couper les cheveux, elle ne fait pas les choses à moitié. Sa spectaculaire transformation reste à mes yeux l'expression de sa vraie nature, une sorte d'achèvement, consacrant la femme qu'elle est vraiment, sa vraie nature...

Sa vraie nature
Sa vraie natureSa vraie nature

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Portrait

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Publié le 14 Janvier 2017

Photo: Anna Harty

Photo: Anna Harty

Cher moi même,

Il faut bien dire que ce n'est pas banal cette façon que tu as d'exprimer au grand jour cette dilection si particulière qui te tient depuis toujours. C'est vrai, la plupart du temps les hommes se contentent de quelques blagues, toujours un peu graveleuses, pour signaler davantage leur hétérosexualité plutôt qu'un goût particulier en la matière. C'est donc sans doute que tu te situes assez loin de ces bougres là.

Mais pourquoi un blog? Ces choses là sont tout de même plutôt de l'ordre de l'intime. Tu pourrais tout aussi bien coucher tes mots sur un cahier... Ah oui je sais! L'envie de partager... Mouais, une jolie façon de camoufler son orgueil et sa vanité. Enfin non, c'est injuste. Il y avait bien au départ ce besoin de hurler à tous, ce qui longtemps pour toi avait parût une anomalie. Pensez donc, aimer les femmes aux cheveux courts, alors que la Terre entière depuis toujours ne reconnaît la féminité qu'à travers une beauté plantureuse à la chevelure cascadant sur les reins. Une hérésie. Il y avait bien quelque chose de jouissif à dire "à tous" eh bien que tu n'étais pas comme "eux". C'est vrai.

Mais il n'y a pas de chemin facile. Par bonheur, on arrive toujours, un moment dans notre vie, à atteindre un niveau de sagesse ou de maturité qui ne fait plus craindre les soupçons que pourraient formuler les quidams mal dégrossis qui considèrent qu'aimer les femmes aux cheveux courts équivaut à aimer les hommes. Ce qui pouvait être vrai lorsque tu avais 15 ans, aujourd'hui ne peut que te faire sourire. 

Il faut bien avouer que ce travail t'a fait du bien. Moi qui te connais un peu, je le vois bien. Et je te reconnais dans "l'homme lesbien" capable d'exprimer avec tendresse et respect un véritable amour des femmes, comme complices, amies, amantes.

Bon bien sûr il y a les cheveux courts aussi. Ce genre de fétichisme devenu davantage une dilection. Une dilection parce que ce qui pouvait sembler pervers n'est finalement plus qu'un éventail de sensations et de plaisirs, mélange de tactile et de cérébral.

Parce que sans doute cette jolie femme en coupant ses cheveux courts se rapproche davantage de l'homme que tu es avec sa sensibilité féminine et que, faisant chacun un pas vers l'autre vous vous retrouvez plus facilement? Parce que cette femme aux cheveux courts est assez sûre de sa féminité et de sa force pour ne pas se ranger parmi les modèles stéréotypés...

Alors je te comprend. Il fallait bien faire comme ça. Parce que finalement, en t'adressant aux femmes aux cheveux courts, tu parles aux femmes que tu aimes, connues ou inconnues, mais aussi aux femmes qui aiment les femmes, comme toi et aux hommes aussi, qui te sont semblables et ne savent pas toujours trouver les mots, une sorte de discours universel en somme....

Mon cher moi même, je te souhaite de trouver ici encore longtemps, toute la satisfaction et le bien être possible. 

Je t'embrasse,

Moi 

PS: La lettre originale date de 2012

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 12 Janvier 2017

Un pronom, c'est important... et en même temps ce n'est qu'une façon de parler... Non?

J'en connais pour qui cela représente bien plus qu'une simple forme grammaticale. Entre Elle et Il c'est un monde entier, une vie de différence. Chacun fait mine d'y prêter peu d'attention, imaginant que le temps, aaaah le temps, remettra les"choses" dans le bon ordre ou qui trouvent amusant cette attitude de "garçon manqué". Mais le garçon n'est peut être pas si "manqué" que cela.

On s'amusait de sa façon d'être, de se vêtir et puis le jour où "il" est revenu de chez le coiffeur, les oreilles fièrement dégagées et la nuque un peu rasée, ce jour là soudain, "elle" a disparu, s'est effacée, pour faire comprendre à celles et ceux qui pensaient à un jeu, que cela n'en était sans doute pas un.

L'image est bien plus spectaculaire que les mots, plus facile à comprendre que les sentiments. Alors cette première coupe de cheveux c'est une façon d'ouvrir la page, d'entamer l'histoire, de mesurer la persévérance avec les mois et les semaines qui s'écoulent et ce masculin qui s'affirme...

N'ayez pas d'inquiétude bonnes gens, votre trouble à vous n'est que superficiel, agaçant votre perspicacité et votre don de mettre chaque "chose" à sa place. Pour "lui" qui ne trouve son bonheur qu'au rayon hommes alors que sa voix claire trahie son sexe, "lui" qui se réjouit de s'installer dans le fauteuil du barbier qui va tondre ses cheveux pour affirmer davantage cette image tant rêvée, "lui" qui chaque matin détourne le regard du miroir pour ne plus voir ce corps de fille à peine esquissé, il faut apprivoiser cette dysphorie qui le torture... et vivre.

Peut être s'installera-t-elle dans cette androgynie qui lui offrira d'être "il" à sa guise, cultivant l'atout d'une harmonie idéale entre le masculin qu'il est et le féminin qui persiste..?

Photo: Kriss Photography

Modèle: Ninon P.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 10 Janvier 2017

Photo: Shervin Lainez

Photo: Shervin Lainez

Des questions auxquelles tout le monde voudrait des réponses, des pourquoi et des comment, de l'enthousiasme et des regrets aussi... Elle s'avance, esquisse un sourire, passe une main sur sa nuque, comme pour dire "oui je sais, ne dites rien" et ce geste inspire une sorte de compassion, rappelle sa timidité.

C'est tout le paradoxe. Elle est secrète, discrète, préfèrerai sans doute passer inaperçue. Pourtant elle décolore ses cheveux jusqu'à les avoir presque blancs et les coupe si court qu'on les dirait rasées. Et soudain, tous les regards se posent sur elle, l'éclairent, comme l'artiste seule en scène, plongeant les autres dans l'obscurité. C'est le signal de sa part que tous attendaient, la voilà plus proche, plus accessible, alors tout le monde lance sa question. Auparavant bien sûr personne n'aurait osé demander pourquoi elle avait les cheveux si châtains, pourquoi elle les portait si longs... L'absence d'intérêt la rendait invisible semble-t-il.

Et puis voilà, la discrète, la secrète, celle que personne ne voyait, exulte. Pourtant elle ne souhaite pas se raconter davantage. Mais sa coupe de cheveux, au moins, ne trompe personne. La voici elle même, telle qu'elle s'est toujours vue et c'est comme si les autres ne la découvraient que maintenant, à travers la pâleur de sa nuque tondue, de ses oreilles nues, de sa blondeur extrême... Elle n'en dira pas plus, mais à présent, ses vêtements ont du sens, son allure, son caractère aussi. Ceux qui ne voyaient qu'une fille "comme les autres", perçoivent enfin une autre nature... Timide, mais conquérante!

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 7 Janvier 2017

Photo: Vincent Radzinski

Photo: Vincent Radzinski

Si vous la voyez comme ça, élégante, sophistiquée, à peine maquillée et bien coiffée, c'est parce que Mathilde a cherché un peu, auparavant, pour trouver le style dans lequel elle se sent parfaitement bien. Pas de quoi fouetter un chat vous allez dire et on en est tous là après tout... Oui mais non! 

D'abord parce que Mathilde a commencé de bonne heure, entre collège et lycée. Et rappelez vous, c'est pas la période de votre vie où vous êtes le plus à l'aise pour vous démarquer de la foule. Pourtant elle n"hésite pas, cheveux rouges, côté rasé... Ça fouille, ça cherche, ça tâtonne... Entre punk et gothique.

Même si elle confesse une grande timidité, Mathilde ne manque pas pour autant d'audace ni de détermination et là où d'autre hésitent longtemps, elle se dit que pour trouver la bonne longueur de cheveux, le mieux c'est de partir de zéro!

Dans la famille C. je voudrais... Un portrait de MathildeDans la famille C. je voudrais... Un portrait de Mathilde

Alors courageusement, elle tond ses cheveux, cette fois-ci, entièrement. Le résultat est stupéfiant, on l'imagine, d'autant que Marie Ange, sa soeur, a elle aussi la tête rasée. Quelle famille!

Mais pour Mathilde ce n'est que le point de départ et laissant repousser patiemment ses cheveux, elle attend le moment où ils auront la taille idéale pour lui plaire. Par chance son ami, qui ne manque pas de qualité, est aussi un peu coiffeur, ce qui facilite bien des choses et lui évite d'avoir l'air d'une "tête de loup", ce qui arrive toujours lorsque les cheveux repoussent sur un crâne qui a été tondu.

Aujourd'hui elle pense avoir trouvé LE style qui lui plait, un court "pixie cut", un peu Jean Seberg, qui exprime parfaitement sa personnalité de femme aux cheveux courts.

Photos: Vincent Radzinski

Mathilde Clémenceau sur FB

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 5 Janvier 2017

Old School

Il y a certaines choses qui n'ont pas d'âge. Quelque soit l'époque, on a le sentiment que cela a toujours existé, et l'on se perd dans le temps en cherchant une origine improbable...

Comme cette coupe de cheveux que (presque) tous les enfants aux cheveux raides ont connu. Sans doute parce que, à certains égards et pour des parents peut être peu soucieux de sophistication, c'était facile à réaliser, pratique et seyait aussi bien aux garçons qu'aux filles. L'actrice Simone Signoret se souvient que petite, sa mère lui faisait couper les cheveux ainsi, mais que, très à cheval sur certains principes et en particulier l'hygiène, elles étaient souvent obligées de changer de salon, parce que sa mère ne manquait jamais de faire remarquer au coiffeur qu'il devait passer son instrument à la flamme du bec Bunsen pour tuer les germes, pendant que la petite, engoncée dans le peignoir, gardait la tête baissée, attendant fébrilement que le coiffeur, un peu vexé, lui rase la nuque à la tondeuse...

Si au XXème siècle, entre deux guerres ou dans les années 50, le style était très courant pour les enfants, aujourd'hui cela aurait un parfum de nostalgie. D'ailleurs plus personne n'inflige ce genre de coupe à ses enfants... Si?

Pourtant cela ne disparait pas. On la retrouve, ça et là, cette coupe " à la garçonne " devenue " à la Jeanne d'Arc ", devenue " au bol " devenue" undercut "... enfin quelque soit son nom, c'est toujours coupé droit d'une oreille à l'autre et tout ce qui dépasse tondu au plus ras. Mais ce ne sont plus tellement les enfants qui y auraient droit aujourd'hui, mais plutôt les jeunes femmes en quête de style, graphique, sexy, intemporel et connaissant sans doute le pouvoir mystérieux d'une nuque bien rasée ainsi exposée aux regards...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Janvier 2017

Dans la vie il y a des Kaktus

Mais ce Kaktus là ne risque pas de vous blesser... ce serait même plutôt le contraire. 

Kaktus c'est... comment dire... un magazine nouveau genre, ou plutôt un livre-magazine, ou bien encore... un objet. Oui voilà! Kaktus est un objet. Un bel objet d'abord qui peut avantageusement trainer sur la table basse du salon sans heurter le regard des maniaques du rangement. Et puis cet objet, si vous le prenez et l'ouvrez, c'est un peu comme si vous embarquiez sur une croisière... Des endroits nouveaux, des rencontres, de l'artisanat... " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, calme luxe et volupté..." comme disait l'oncle Charles.

Et là vous vous dites:" Mais qu'est-ce que c'est que ce binz? V'là qu'il nous parle de bouquins maintenant? "

Ben oui mais non! Si je parle de cet objet-livre-magazine c'est parce que sa rédactrice en chef n'est autre qu'Auriane, une jeune femme aux cheveux courts que les lectrices ( et lecteurs ) les plus assidues reconnaitrons certainement.

Dans la vie il y a des Kaktus

Alors oui, on pourrait dire que finalement, quand on fait des études de journalisme, après tout, c'est dans l'ordre des choses que de se lancer dans une telle entreprise, que ça fait partie du job, comme pour montrer à ses profs son savoir faire... Mais moi je dis qu'il faut savoir reconnaitre la determination, l'envie d'entreprendre, les belles idées et les convictions lorsqu'elles se montrent. Et outre les cheveux bien courts d'Auriane, j'admire surtout son audace, à même pas 20 ans, de se lancer dans l'édition d'un magazine papier de grande qualité.

Dans la vie il y a des Kaktus
Dans la vie il y a des KaktusDans la vie il y a des Kaktus

Plaisir d'offrir, joie de recevoir, Kaktus est "l'objet" qui fait du bien partout où on le trouve, chez vous, chez vos ami(e)s... Achetez, offrez, j'ai reçu le mien deux jours après l'avoir commandé et franchement, ça fait plaisir.

Dans la vie il y a des Kaktus

Extrait: Invitation au voyage - Charles Baudelaire

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 2 Janvier 2017

Jaloux

En découvrant cette photo, passé l'enthousiasme que j'ai eu de voir une amie si bien mise en valeur, un sournois sentiment de jalousie s'est glissé dans mon esprit. Sournois tout autant qu'injustifié après tout. Seulement voilà, c'est assez difficile de maitriser ses états d'âme et du coup, ben je me suis dit que j'aurais aimé prendre moi même cette photo et ainsi faire ce portrait d'une belle femme aux cheveux courts.

Mais de quoi me plains-je? Je connais Anne-Elisabeth depuis bientôt 5 ans et j'ai deux fois eu l'occasion de parler d'elle sur mon blog. So what?

Alors? Ben alors je trouve que tout ce que j'ai pu dire jusqu'à présent se résume finalement en une photo et que cette photo, ce n'est pas moi qui l'ai prise. Voilà!

Parce que oui, tout y est, en un seul cliché on a le portrait parfait d'une femme androgyne, conjuguant à merveille les codes vestimentaires, le visage clair et serein d'une jeunesse qui s'éternise malgré le temps, souligné par une coupe de cheveux idéale...

Ajoutez à cela l'esquisse d'un sourire qui laisse deviner une gentillesse naturelle tempérée par un caractère déterminé et le tableau sera complet.

Conclusion, je me sens comme un damné passant son temps à gratter la terre de ses ongles alors que d'autres, d'un clic, saisissent la pépite... La vie est trop injuste ( soupir )

Photo: Lucie Py

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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