Publié le 31 Mai 2011

fille de dos5

Tout allait pour le mieux. Un environnement idéal, une sérénité de boudha, Laora qui ressemblait chaque jour davantage à un adolescent merveilleusement ambigu avec une coupe au carré pour laquelle Frida la harcelait afin qu'elle ait toujours la nuque parfaitement tondue et à portée de main une psy dont je ne me posais même plus la question de savoir si elle était compétente ou pas vu qu'avec elle à présent les consultations étaient gratuites. De quoi nager dans le bonheur pour un homme comme moi... Et pourtant. J'avais le sentiment d'un vide intersidéral dans ma tête, le noir absolu, la panne. Ma libido était au niveau zéro, à tel point que je devais même me concentrer pour bander quand l'une ou l'autre me prodiguait une caresse.

Moi -" Dok, je crois que je deviens asexuel.

Ma Psy - Allons pon! Ein bedit broplème te tézir zans toude, rien te blus...

Moi - Non mais je t'assure, ça me fait peur. Regarde ma libido, les cheveux courts, les jolies femmes toussa... C'est comme si j'avais fait le tour de la question. Plus rien ne m'excite. Pourtant je pourrais être comblé au contraire avec Laora en Louise Brooks et toi en Tintin. Mais tout me semble vain.

Ma Psy - Du ne tois bas te inkiéder... Laize doi vaire, ne jerje bas miti à minuit...

Moi - Midi à 14 heures on dit...

Ma Psy - Was? Ya du as pien gombris... Laizes moi m'okuber de l'idalienne et don abédit refientra dout zeul

Moi - ...Mouais... Tu profiterais pas de la situation des fois?"

Soudain la vision d'un impotent dont on pousserait le fauteuil roulant dans un coin sombre pendant que le reste de la maisonnée se transformerait en lupanar m'effraya. Cela dû apparaître sur mon visage car Frida jugea utile de me prodiguer un "spécial" bouche à bouche...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 30 Mai 2011

C'est pas la première fois. Souvent une femme m'a séduit presque du jour au lendemain en se coupant les cheveux, apparaissant soudain plus belle, plus mature, plus libre, plus "elle même". Et puis de semaine en semaine, après le coup d'éclat, ce nouveau visage s'estompe et petit à petit disparaît à nouveau caché par une chevelure rassurante qui permet le camouflage et donne l'illusion d'une féminité plus conventionnelle...

Emma-W2.jpgLa jolie Emma m'avait séduit et je ne fut pas le seul. Mais si je me rappelle bien j'avais malgré tout tempéré mon jugement, avec une pointe de regret pour son allure tellement glamour vue dans les magazines juste avant qu'elle ne coupe ses cheveux si courts...

Mais bon, le métier d'actrice, s'il permet d'endosser bien des rôles et donne parfois des excuses pour libérer ses propres envies, impose malgré tout à celle qui l'exerce des impératifs d'apparence.

Emma-W.jpg

Si bien que la jolie Emma, aujourd'hui se bagarre avec ses cheveux qui repoussent, traversant cette période ingrate qui vous donne l'impression chaque matin d'avoir une tête à l'allure de dessous de bras que seuls les accessoires parviennent à dompter.

Emma-W3.jpgElle n'en reste pas moins jolie et ne se départie pas pour autant d'un caractère avéré de femme aux cheveux courts.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 28 Mai 2011

Freja-Beha.jpgIl y aurait comme une sorte de passage à vide, de dépression, un creux. L'impression d'être incapable de quoi que ce soit, et surtout d'écrire quelque chose de bien, de subtil ou d'intêressant. Je sais ce que l'on va dire, que ce n'est pas grave, que c'est très passager, que de toute façon on aime bien quand même....

Mais c'est moi que cela tourmente. Comme si j'étais pris au piège. En relisant certain billet je m'aperçois que je commence à radoter, que les sujets reviennent, que je tourne en rond autour de mon obsession. Je ne sais plus raconter d'histoire, ni parler d'amour, ni de haine. Je suis toujours troublé par le sourire d'une androgyne, fasciné par son allure subtilement dosée de masculin et de féminin, mais je ne suis plus capable de l'exprimer ou de le partager.  

L'émotion me manque. L'humeur n'y est pas. Parfois même je relis ces pages et je (re) découvre un billet tellement plein d'émotion, que je me rappelle avoir presque pleuré en l'écrivant. Et puis, rassuré en pensant que personne ne pourrait savoir à quel point ces mots étaient personnels, je tournais la page et feignais d'avoir de l'imagination...

Mais là, je me sens sec. Peut être un peu de temps me sera nécessaire pour retrouver ma veine et à nouveau l'enthousiasme pour louer sans repis l'adorable garçonne...

 

 

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 27 Mai 2011

milla-par-Bob-Richardson-copie-2.jpg

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

 


Texte: Arthur Rimbaud

Photo: Bob Richardson

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Publié dans #Humeurs

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Publié le 26 Mai 2011

cloudnine-copie-1.jpg

C'est seulement quand elle penche ainsi sa tête vers l'avant que son cou gracile prend sa vraie dimension. Lorsque sa nuque apparaît nue dans l'écrin épais et soyeux de ses cheveux, tailés avec précision, tout au contour de cette colonne fragile qui appelle le baiser et la caresse. Lorsque sa chevelure brille sous un rai de lumière, on pourrait presque deviner la tiédeur de la peau et le parfum des lourdes mèches qui glissent comme un drapé de soie. L'instant est furtif, d'un moment à l'autre elle relévera la tête et le rideau tombera sur ses vertèbres, abritant la nuque des regards indiscrets et même nue, ce sera comme si elle venait de mettre son vêtement...

Alors, il faut profiter de l'instant, ne rien dire, ne pas bouger, à peine respirer et laisser la magie opérer... Il sera bien temps, après, d'enlacer le corps, d'embrasser la peau et de plonger dans le parfum de la chevelure.

Photo: Katherine White

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 25 Mai 2011

garçonne-copie-1

Je me demandais ce matin en me brossant les dents, s'il y avait eu une autre période dans l'Histoire qui fût autant marquée par la volonté des femmes de bouleverser leur vie. J'ai pensé à la Révolution, où juste après, par réaction à la Terreur les moeurs se débridèrent, les femmes les plus audacieuses osèrent les cheveux courts, façon "mon dernier voyage sur l'échafaud". Mais non! tout cela n'était que mode et sans vraiment d'impact sur LA femme. Non décidemment je ne voyais pas d'autre événement qui fût aussi décisif.

Un vent de follie souffle sur le Paris des années 20 et comme pour tout événement majeur une conjoncture va se produire, d'avénement de talents, de modes, de loisirs, de cultures et de moeurs qui vont bouleverser la vie des femmes. Pour celles qui sautent dans le train de la liberté, se couper les cheveux était l'acte le plus militant qui soit. Une femme sur trois en 1925...

Les cheveux courts de cette époque étaient l'affirmation de l'émancipation, le symbole d'une liberté conquise, quelque chose de jamais vu auparavant dans l'Histoire qui n'avait compté jusqu'à lors que quelques "aventurières" remarquables mais isolées. Cette fois, le mouvement était de masse. 

Et je sais, moi, que la femme aux cheveux courts d'aujourd'hui est aussi l'héritière de ces conquérantes du XXème siècle, audacieuse et déterminée.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Mai 2011

linda

C'est fini, vois-tu, je ne t'aime plus. Tu as tellement joué avec mon coeur qu'aujourd'hui il est devenu sec comme un sarment de vigne. J'ai pleuré des nuits et des nuits, loin de tous, dans l'ombre, en pensant aux jours clairs et joyeux, en pensant aussi que tout cela était absurde. Pourtant je t'ai gardé dans mon coeur, longtemps encore, en songeant aux petits joyaux qui désormais étaient nos seuls liens. Beaucoup de temps est passé, les enfants ont grandies, les voici jeunes femmes, qui s'éloignent un peu. Et toi tu grinces à présent, sentant la rente s'épuiser. Dans le désespoir tu deviens grottesque et pitoyable et je m'aperçois d'un seul coup à quel point je te hais. Peut être autant que je t'ai aimée.

 

Photo: Linda Evangelista par S. Meisel

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 23 Mai 2011

clara-samith.jpg

Ouhlà.... Juste avant de partir, un sursaut de lucidité me colle encore devant mon clavier. "Mais où tu vas là? " M'interroge-je. Je m'aperçois qu'à force de lire les commentaires trop élogieux, je me laisse bercer par une douce routine qui provoque chez moi une sorte de léthargie dangereuse... Est ce que par hasard je ne serai pas en train de faire un peu ce que l'on attend de moi? Est ce qu' au fil des articles, je ne serai pas en train de me contenter de livrer juste "ce qui plait" au lieu de ne penser qu'à mon plaisir àmoi en vrai égoïste que je suis?

Si je n'avais pas eu cette réaction, peut être que je me serai vautré dans un quotidien, jouant de ma palette, juste avec Frida-Laora, quelques poèmes et chansons et surtout me satifaire de poster quelques jolies images, ce que d'autres forums font depuis bien longtemps. STOP!

Revenons à l'essentiel, c'est à dire MOI! Et les femmes aux cheveux courts, qui provoquent toujours tant d'émois. 

Ouf! On l'a échappé belle. Je reviens plus tard.

 

Photo: Clara Zamith

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 22 Mai 2011

Ah chienne de vie! Me voilà obligé de voyager pour quelques jours. Pour ne pas laisser ce blog orphelin je vais juste y coller quelques belles figures, que je reprendrai peut être un jour pour raconter des histoires... Ou pas...

ronja furrer

max chelak

Photo: Maxim Chelak

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jana-straulino-copie-1.jpg

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Dans un ordre approximatif, Ronja Furrer, Jana Straulino, EmmaThompson, Tilda Swinton, Kristina Salinovic et quelques inconnues...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 21 Mai 2011

marla-fake.jpg

Dans la matinée les informations sont devenues plus précises. La nouvelle était confirmée cette fois directement par l'Aman, le renseignement militaire. Le CH53 du commando, malgré la couverture aérienne avait été abattu au dessus de l'Irak par un tir de SA 7, une de ces bonnes vieilles "merdes" soviétiques qui depuis 40 ans équipaient toutes les rebellions du monde. Presque un coup de "pas de chance". Le raid c'était déroulé dans ses moindres détails comme prévu. Les quads du Shayetet 13 avaient intercepté le convoi qui conduisait Moïra de Téhéran vers la frontière irakienne. L'attaque avait duré 15 minutes montre en main. Les hélicos avaient fait un saut de puce dans le désert pour recueillir les équipes d'assault. L'affaire à cette heure là, était un succès.... 

Durant la nuit, comme un film, avait défilé dans ma tête tout ce que je savais d'elle. Notre première rencontre en Bosnie où je l'avais vue débarquer au milieu d'une équipe du SAS. Elle paraîssait plutôt fluette parmi ces gaillards, mais elle m'avait subjugué dès le premier regard...

Puis Paris, cet appartement dans le XVème, Mexico, Saint Marteen et sa première "mort", San Francisco, Toronto, Bruxelles et les diamantaires, Tel Aviv...

Aucun corps dans la carcasse de l'hélico abattu n'était identifiable. L'opération פרל שרשרת (collier de perles) était un échec...

Des coups durs comme la mort d'un agent j'en avais connus. Mais Moïra...

...je ne manquerai de rien.

 Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles.

Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom.

Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent...

Elle aimait citer ce psaume, encore un héritage de tante Dorothy, et aujourd'hui j'y pensais comme à une épitaphe...

 

Extrait: La Bible - Psaume 23

Photo: Marla Fake

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Moïra

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