Publié le 31 Janvier 2011

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J'avais voulu faire le malin en parlant le soir même avec Laora de vidéos.

Laora " - Ma che cosa, c'est la bloundasse qu'elle t'a raconté ça?

Moi - ...Je... Euh... Non... C'est que..."

Autant dire que je me mordais les doigts d'avoir fait preuve d'une telle imprudence. Mais l'incident avait l'avantage de ruiner la manoeuvre de Frida qui comptait sans doute renforcer une complicité avec moi. Laora, de bonne humeur, préféra en rire.

Elle persévèrait dans sa volonté de laisser repousser ses cheveux et comme elle était une femme parfaitement sophistiquée, ne manquait jamais un rendez vous chez le coiffeur pour que son allure soit impeccable. Si bien que de mois en mois je lui trouvais une nouvelle physionomie.

Laora " - C'est dour tou sais. Ma che jé vé pas laisser les chéveux pousser comme oune sauvageonne si? Des fois jé mé dis che jé fais tout raser...

Moi - Non, je ne te crois pas. Tu dis ça juste pour t'exciter toi même. Mais tu ne le ferais pas. "

Elle fit une moue délicieuse, sans avouer la vérité, si bien que je n'arrivais pas à deviner le fond de sa pensée...

 

Model: Liza Manili

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 30 Janvier 2011

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La matinée s'achevait. Anna avait profité de l'instant, excitée elle aussi, plus par l'état de son compagnon que par les sensations rencontrées auparavant, alors que, jouant la soumission, elle se faisait tondre. Elle avait poursuivit sa caresse et lui s'était laissé faire, gardant les mains sur les cheveux ras. Un moment, Anna l'avait englouti, lèchant et agaçant le membre dur. Très vite, il l'avait prise dans ses bras et l'avait empalée, sentant contre son cou les cheveux courts piquer sa peau. Les souffles s'accélérèrent, les lèvres se mêlèrent, chacun était aussi actif que l'autre pour amener le plaisir, veillant à partager l'instant crucial. Les corps soudés avaient rejoint le fauteuil à l'écart de la fenêtre et un rythme plus violent les amena bientôt à l'explosion de leur jouissance.

Anna laissait l'eau brûlante de la douche couler sur sa tête, massant son cuir chevelu et chassant les derniers cheveux coupés qui étaient collés à sa peau. L'expérience avait été délicieuse, au delà de ses espérences. Quant à savoir pourquoi ce geste avait eu le pouvoir de fortifier l'excitation de son compagnon.... ?

 

Photo: Paul Barbera

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 29 Janvier 2011

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  Elle arpente la plage et laisse le vent du large balayer ses cheveux courts. Au loin les cavaliers par moment font jaillir des gerbes d'écume quand, sous le galop de leur chevaux la mer glisse une vague. Ils seront bientôt là, devant le vieux warf. Et chacun aura un mot gentil pour elle, un sourire. Elle n'en sera pas distraite, et au pas, les cavaliers poursuivront sur la plage déserte, flattant leur monture à peine essoufflée. Et elle, elle reprendra le cours de ses pensées qui toutes depuis qu'il est parti vont vers lui. Elle lui parle, tout bas et le vent emporte ses mots. Elle lui dit comme c'est dur, comme elle a peur sans lui et l'envie lui vient de maudire la mer, et le ciel et le sable froid où ses pas s'enfoncent.

Soudain, comme soulagée, elle rejoint la vie, affiche un sourire et endosse son armure de femme forte, au caractère trempé, que tout le monde connaît ici. Immanquablement on lui demandera des nouvelles de son homme, si loin, là bas, à la guerre. Et elle dira que tout va bien...

 

Photo: Marcus McIernon

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 28 Janvier 2011

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Ne me quitte pas

Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi
Le cœur du bonheur

Refrain
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Ne me quitte pas


Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine

 

 


Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces amants-là                                                   
Qui ont vu deux fois
Leurs cœurs s'embraser
Je te raconterai
L'histoire de ce roi                                                                                                                                                                            
Mort de n'avoir pas
Pu te rencontrer

 

On a vu souvent
Rejaillir le feu
De l'ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas

 

Ne me quitte pas
Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chie, ne me quitte pas, ne me quitte pas, ne me quitte pas...Ne me quitte pas.

 

Paroles: J. Brel

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Publié dans #Tendresses

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Publié le 27 Janvier 2011

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Dans sa tête, il l'appelait "Elle". Elle n'était plus une enfant, mais il ne savait pas si elle était femme ou ange. La toute première fois il fut fasciné par ses lèvres. Elle avait les cheveux longs qui masquaient son visage avec un savant désordre. Un corps longiligne qui aurait pu être celui d'un garçon. Mais ses lèvres avaient cette moue boudeuse qui la rendait irrésistible, presque altière, mais sans aucun mépris. Et puis à travers les méches il avait découvert son regard amusé et curieux, des yeux marrons, presque clairs qui s'harmonisaient avec sa chevelure. Ce jour là elle était fille, sans doute la plus jolie fille qu'il ait rencontré. Et puis le lendemain il eut un choc. Ses cheveux étaient coupés, courts. Ses oreilles dégagées et son cou dévoilé. Et la fascination du début se transformait en véritable envoûtement. Un sortilège étrange car il ne savait plus dès lors lui attribuer un genre, et presque naturellement il imagina qu'elle ne pouvait être qu'un ange...

 

Photo: Freja Beha Erichsen par Paolo Roversi

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 26 Janvier 2011

EasyFashion ParisJe me demande si les chinoises ont autant d'a priori que les européennes ( les françaises? ) en ce qui concerne les cheveux très courts? Chez nous, il y a encore ( peut être plus pour longtemps? ) de vieux souvenirs chez nos seniors qui laissent un goût de honte et de pêché quand une femme se fait couper les cheveux très courts. On aurait tendance à la montrer du doigt ( sauf les manchots, ça va de soit, hein Georges...)

Mais à ce compte là, les chinoises pourraient avoir le même trauma, datant de la Révolution Culturelle. A cette époque là, les gardes rouges n'hésitaient pas à humilier les contre-révolutionnaires et tondaient volontiers hommes et femmes en place publique...

Enfin quoiqu'il en soit, je trouve particulièrement exquise l'allure d'une jolie femme d'Asie qui se coupe les cheveux très courts. La nature même des cheveux et l'implantation donne un effet toujours spectaculaire et ajoute encore à la fascination que j'éprouve pour ces femmes d'Orient.

 

Photo: Fred- EasyFashion

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Publié dans #Humeurs

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Publié le 25 Janvier 2011

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Dans la nuit tiède elle va sans but, un peu hypnotisée par les lumières du quartier. Autour d'elle la faune est colorée, gouailleuse. Les filles s'interpellent, s'apostrophent, les hommes rôdent. A la sortie du club, parfois une tête connue, le regard trouble, des femmes trop blondes, les yeux charbonneux, les cheveux courts. " Hey babe! Take a walk on the wild side..." Comme un parfum de sixties's, ici les genres sont incertains. Le quartier effraie les honnêtes gens. Elle a le sentiment de glisser doucement dans les effluves de marijane, courtisée par les femmes, les hommes, les travestis. Elle n'a pas peur. Ici la vie brûle, par tous les bouts. Elle fend la foule, sent des mains sur elle, des caresses. Elle se laisse engloutir dans les salons de velours rouge, laisse prendre ses lèvres par des baisers d'amour au goût de Jack Daniel's, se laisse emporter dans cette folie. "And the coloured girls go doo do doo do doo do do ...."

 

Photo: Jonathan Addie

 

 

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Publié le 24 Janvier 2011

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Je n'ai pas résisté au plaisir de (re) regarder hier "Jeanne d'Arc", version Luc Besson, avec Milla Jovovich dans le rôle. Question femmes d'action, il y avait le choix puisqu'une autre chaîne diffusait "A armes égales" le film où Demi Moore fait des pieds et des mains pour devenir un vrai commando. Et moi, les femmes d'action ça me plait. Autre point commun à ces deux films, bien sûr,  la coupe "bien dégagée derrière les oreilles" des deux héroïnes. Il faut reconnaitre une certaine audace, à l'une comme à l'autre pour entrer à ce point dans le personnage. Faut dire quand même que cela aurait paru pour le moins "frileux" de se contenter des arifices du maquillage pour incarner des rôles aussi forts. C'est en tout cas le genre de détail qui fait beaucoup pour la crédibilité de l'histoire. D'ailleurs je n'ai pas pu m'empêcher de faire le comparatif avec d'autres films mettant en scène des femmes d'action. Prenons par exemple.... Madame Pitt. Comment pourrais-je croire un seul instant qu'un agent double, qu'une espionne, qu'une tueuse professionnelle, puisse vivre toutes les aventures qui la font cascader avec une chevelure d'ophélie qui lui bat les reins? On va dire que je suis de parti pris, mais n'empêche...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 23 Janvier 2011

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Sans attendre davantage elle avait enfourché la chaise et s'appuyait sur le dossier de ses deux avant-bras. Sous la lumière de ce dimanche matin Anna lui semblait plus pâle et la peau de son dos presque translucide. Il avait proposé sa serviette pour couvrir les épaules, mais elle avait décliné, la jetant sur le lit tout proche. Elle regardait au loin à travers la fenêtre, le dos droit, les épaules creusées. Cela le fit sourire. L'attitude d'Anna, toute naturelle, inversait complètement les rôles. Elle semblait sereine et décontractée alors que lui se sentait nerveux et maladroit. De sa main libre il caressa la peau tiède, remonta vers la nuque puis les cheveux, avec tendresse. Un sourire éclaira le visage d'Anna. Elle passa ses deux mains à rebrousse de la nuque vers le sommet, puis laissa ses bras sur ses cuisses, arrondissant ainsi le dos et baissant la tête. Il vérifia une fois encore l'appareil, s'assura que le sabot de plastic noir était bien fixé et appuya sur l'interrupteur. Il fit une petite grimace fataliste qu'Anna ne pouvait voir, puis se lança en posant la tondeuse sur la nuque. Facilement l'appareil fit son chemin à travers les cheveux drus, les machoires d'acier moissonnant les quelques millimétres surperflus. Cependant la différence apparaissait nettement et il trouva la tâche finalement plus aisée qu'il ne le pensait. Sa main libre passait avant ou après sur le chemin de la tondeuse et le picottement sur ses doigts avait un effet inattendu. Rapidement les épaules d'Anna furent couverte d'une pluie de petits cheveux noirs. Elle fermait les yeux et se laissait faire, dodelinant de la tête au gré des désirs de son coiffeur improvisé.

La coupe achevée, il se laissait aller à caresser la courte chevelure et y prenait un plaisir nouveau. Anna profita de sa proximité et glissa une main experte dans la jambe de son short qui révèlait l'ardeur qu'elle espérait. Elle cru le voir rougir et cela déclancha un rire cristalin...

 

Photo: Paul Barbera

 

 

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Publié le 22 Janvier 2011

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...Ce fut Marie la Tonkinoise,
Qui voulut faire notre bonheur,
En m'faisant passer sous la toise,
Dans l'vieux Cholon ou bien ailleurs,
Tu était rusée comme un homme,
Mais ton but j'l'voyais pas bien,
Avec ta morale à la gomme,
Au cours de la piastre à Nankin.

 

Marie, Marie-Dominique
Que foutais-tu à Saïgon?
Ca ne pouvait rien faire de bon,
Marie-Dominique,
Je n'étais qu'un cabot clairon,
Mais je me rappelle ton nom,
Marie-Dominique;
Est-ce l'écho de tes prénoms,
Ou le triste appel du clairon?
Marie-Dominique...

 

Extrait: "Marie Dominique" de Pierre Mac Orlan

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Publié dans #Tendresses

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