Publié le 29 Septembre 2019

Une histoire ( hélas ) connue

C'est l'histoire de Kim. Une grande voyageuse qui depuis plusieurs semaines se trouve en Australie. Kim est une jeune femme aux cheveux courts et quel que soit l'endroit de la planète où elle se trouve, elle aime bien avoir sa coupe toujours bien nette. Habituée des barbershops et des coupes à la tondeuse, elle a rapidement compris que c'est là qu'elle aurait toujours la coupe qui lui convient à un prix raisonnable.

Alors, quand après quelques temps dans l'Outback elle retrouve la ville, à Melbourne, elle décide tout naturellement d'aller se faire couper les cheveux. Et là... Pour la première fois de sa vie, le salon dans lequel elle demande une coupe, la refoule, prétextant que le salon est "pour homme". Etonnement, incompréhension, frustration. Elle qui vient d'Allemagne, qui a parcouru l'Europe, l'Asie et qui même depuis qu'elle est en Australie n'a jamais rencontré cette situation, est révoltée. 

Pourtant, cette situation, beaucoup de femmes aux cheveux courts la connaissent, mais la mésaventure de Kim remet le sujet d'actualité. 

Difficile aujourd'hui de comprendre cette discrimination radicale, ce refus catégorique, comme un caprice, qui n'est motivé que par la nature sexuelle. Pas une explication, pas une seule raison ne parait valable pour expliquer cette exclusion, ni technique ( la nature du cheveux, la qualité des soins requis.... blablabla ) ni culturelle ( un lieu réservé à la masculinité, un sanctuaire, un espace dédié.... blablabla ). Alors quoi? Peut être la peur, une sorte d'effet indésirable d'une virilité mal placée, mal assumée ou au contraire trop bien assimilée?

Parce que généralement, il ne s'agit pas de faire de la "coiffure pour dames". Les femmes qui viennent là , le font parce qu'elles veulent une coupe comme celles qui sont pratiquées régulièrement dans le lieu. Ni plus, ni moins.

Par chance, un peu de persévérance permet d'oublier rapidement cet échec et il ne faut généralement pas longtemps pour trouver un barbershop moins "orthodoxe" qui accepte la nouvelle cliente, surpris lui même de la surprise de celle-ci.

Ainsi Kim a pu se faire tailler les cheveux finalement chez Captain Style

captain style barber shop 316 Brunswick Street Fitzroy VIC 3065 Australia

Résultat:

Alors l'alternative à cette façon stupide de genrer les salons de coiffure sera sans doute un salon, ou un studio queer, un lieu où la raison sociale n'est plus "pour homme" ou "pour dame", mais des styles de coupes, du court au très court, dans lesquels, quelque soit son genre, on est toujours bienvenue.

 

Merci à Kim Holti

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Humeurs, #Over the World

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Publié le 27 Septembre 2019

Photo: Adina Salome Harnischfeger par Jonas Tenzin Ledrup

Photo: Adina Salome Harnischfeger par Jonas Tenzin Ledrup

C'est un état naturel. Une chose à laquelle on ne pense pas réellement, pendant longtemps, puis qui envahi l'esprit un jour ou l'autre. Au temps de l'innocence, on ne se souci pas d'avoir les cheveux courts et les genoux écorchés. On ne "joue" pas au garçon. On ne cherche pas non plus à être une petite fille. On est! Ce sont les adultes qui ont ces idées là.

Le désir vient après. Le désir et la volonté de ne pas se laisser enfermer dans un rôle pour lequel on aurait aucun talent. Aucun talent pour les robes et les jupes, pour le maquillage et les queues de cheval... Ça arrive, il n'y a pas de honte à cela.

Alors bien sûr, un temps elle a essayé de se glisser dans la panoplie de la fille, celle que les garçons regardent... Elle a eu les cheveux longs, oui. Mais elle a vite compris le jeu de dupes dans lequel on l'entrainait, ce miroir aux alouettes qui fait croire aux filles qu'on les séduit parce qu'elles sont jolies et sexy.

Elle est jolie et sexy, pas besoin d'artifices pour "habiller" tout ça! Elle s'est rasé la tête et depuis les garde très courts, c'est son plaisir, sa gourmandise. Elle ne se maquille pas non plus, ni ne perd son temps à dessiner ses sourcils. Elle est dans son état naturel, ne renie pas son corps de femme, en est même plutôt fière et pour le reste...

Soyez vous même! C'est la meilleure manière d'être beau.

 

Adina Salomé Harnischfeger

Jonas Tenzin Ledrup

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Septembre 2019

Virginie Bx par @gromince

Virginie Bx par @gromince

L'été, les vacances... Sortir de sa routine, changer de rythme. Peu importe le temps qu'on y passe, l'essentiel est de briser le quotidien, de rompre les habitudes. Inutile de partir bien loin, il s'agit de se dépayser. Les pieds nus, le soleil, ne rien faire sinon profiter de la famille, se lever avec le soleil, déjeuner au milieu de l'après midi et trainer tard le soir...

Et dans tout ça, le coiffeur bien souvent se range dans la catégorie " On verra à la rentrée".

Elle, sa routine c'était de passer voir son coiffeur chaque mois, quelques fois plus. Un petit salon "rebeu", du quartier. Parce que c'est pas parce qu'on a les cheveux tondus, qu'il faut avoir l'air d'un bidasse à peine incorporé. Même rasée, il faut toujours un peu de sophistication, de dégradé, d'harmonie et elle gère ça plutôt bien.

Mais voilà, pour peu qu'on ait pas trop calculé son coup, les vacances qui s'écoulent sont autant de jours, de semaines, peut être même de mois qui vous éloignent de votre dernier passage sous la tondeuse.

Elle s'en amuse, voit ses petits cheveux prendre un peu plus de liberté, quelques épis réapparaitre. Entre deux doigts elle parvient à pincer une "mèche" sur son cou. Mais les vacances s'achèvent et même si c'était amusant de voir cette tête qu'elle n'avait pas vue depuis longtemps, elle a déjà prévu dans son agenda, le jour et l'heure où, comme un rituel de rentrée, la tondeuse du coiffeur remettra tout cela "à zéro". 

Virginie Bx par @gromince

Virginie Bx par @gromince

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 20 Septembre 2019

Une Poppy de talent

Il y a, non loin de chez moi, un théâtre au bord de la mer. Dans ce lieu presque unique, à Sète, chaque année le jazz se régale de jouer, pour des amateurs qui se régalent d'écouter. C'est là, en juillet dernier, que j'ai entendu Poppy Ajudha. Poppy chante. Elle a ce timbre aigrelet des banlieues londoniennes qui s'accorde bien avec le jazz et la soul. Elle s'accompagne parfois de cette Höfner qui semble être la toute première guitare qu'on lui ait offert quand elle avait 13 ans, tellement elle est patinée... C'est plus tard qu'elle s'est rasé la tête, pour "rejeter les idéaux normatifs de beauté". Le cheveux ras, elle est devenue blonde, pour contraster son métissage. Depuis elle joue avec ça, c'est son style... 

Ce n'est que le début, bientôt un premier album, mais le personnage ne laisse pas indifférent. Ses textes sont d'aujourd'hui, des préoccupations féministes, des idées sur le genre et le racisme, toutes choses qu'elle connait et pour lesquelles elle se sent concernée 

Photo: Alex Dobé

Photo: Alex Dobé

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 12 Septembre 2019

Photo: Fox Harvard

Photo: Fox Harvard

Bon! Qu'on aille pas se méprendre, il ne s'agit pas là non plus de faire l'apologie d'un quelconque saphisme, mais en cette période de rentrée scolaire, il est tout de même bon de rappeler quelques vérités vraies.

"- Les garçons préfèrent les cheveux longs!

  - Ah ouais? Passe moi les ciseaux!"

L'énoncé préliminaire, bien que faisant une généralité en englobant tous les garçons, part d'un constat pourtant vérifié. Formatés comme ils le sont depuis leur plus jeune âge, lorsqu'arrivent les tourments de la sexualité, "les garçons" ont cette image en tête que la féminité passe forcément par une chevelure longue et opulente. Ainsi, il ne leur est pas encore venu à l'esprit que la coiffure n'est qu'un accessoire de cette féminité et ils s'imaginent volontiers que draguer une fille aux cheveux courts équivaudrait pour eux à un coming out.

La réponse radicale qui est faite est loin de signifier qu'en se coupant les cheveux, la fille voudrait renoncer aux avances des garçons, mais plutôt qu'elle refuse de n'être considérée qu'à travers, ou à cause de ses cheveux longs. Et c'est là une affirmation évidente d'un caractère déjà bien trempé, n'y voyez pas autre chose. Par ailleurs, en se coupant les cheveux, la fille se soustrait à la lourdeur des garçons de son âge et s'ouvre par la même occasion un champ relationnel bien plus intéressant avec ceux qui, plus matures et plus intelligents, s'attachent à la personnalité plutôt qu'à son enveloppe. C'est bien connu...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 7 Septembre 2019

Photo: @raven.steele76

Photo: @raven.steele76

Si le succès  peut se mesurer à la quantité de followers sur un compte Instagram, il y a de quoi être  fasciné par l'audience que peuvent avoir certains d'entre eux. Au début un peu méfiant, voir "méprisant" pour la personne "cachée" derrière ces compilations de femmes aux cheveux courts, le jugement s'adoucit, lorsqu'on constate que finalement, cela ne fait que répondre à une réelle demande et marie le goût pour un certain style de coupe à la promotion d'autres comptes. Parce que bien sur, il ne saurait être question de reprendre les images d'autrui sans le citer et appeler les autres à le visiter, comme on le voit encore trop souvent, sur d'autres réseaux.

Ainsi donc apparaissent de vrais catalogues qui font connaitre les talents de barbier.e.s un peu partout à travers le monde et montrent la qualité de leur savoir-faire. Avec la tendance du moment qui voit les plus acharnées adopter volontiers le "fadecut", ces recueils sont de vraies mines. 

La qualité des photos, des vidéos et des liens feront la différence. Comme Barberias del mundo  par exemple, 15 200 abonné.e.s et parfois des images piochées sur Les Femmes Aux Cheveux Courts...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 6 Septembre 2019

©Hergé

©Hergé

Alors que ce blog termine paisiblement son existence, on vient claironner sur la place publique qu'il ne serait fait que par la force et la contrainte, l'auteur n'hésitant pas à "harceler" toutes celles qui viennent s'y livrer en pâture à l'appétit de quelques pervers.e.s friand.e.s des visages de jolies femmes aux oreilles bien dégagées. Tonnerre de Brest!

On pourrait en rire, hélas, c'est d'une tristesse à mourir. En être réduit au mensonge et à la calomnie pour me faire de la peine... Que certaines jeunes filles peu averties s'imaginent faire acte de féminisme en fustigeant tout homme s'intéressant de près ou de loin à cette cause, ce n'est déjà pas très malin. S'imaginer que le patriarcat signifie toute population mâle de la planète et le combattre comme tel est une erreur fondamentale que commettent trop souvent les plus jeunes et les moins matures. Mais tant que cela reste entre la fac de Lettres et la "coloc" parisienne, c'est un moindre mal. Seulement voilà, à force de tourner en rond dans les soirées alternatives de la capitale, cette petite frange de la population finit par croire fermement que la vérité est là, dans ce mode de vie, dans ce quotidien filtré, purifié de tout homme "trop" viril.

Mais qu'un seul passe à portée de "clic", assez aimable pour s'intéresser à elles et le voilà suspect tout trouvé, paré pour endosser toute la haine qu'elles vouent au patriarcat. Sans discernement, sans jugeote... Dommage pour lui. Malheureusement la péripétie, qui peut exciter les plus sottes et réjouir les plus hystériques, a le plus souvent une portée que la plupart ne soupçonne pas.

Ainsi, la radicalité qui est revendiquée, prend des accents de dictature et ces "bonnes âmes" d'habitude si promptes à condamner tous les totalitarismes, finissent par se comporter, ni plus, ni moins,  comme de maladroites inquisitrices, faisant plus de mal à leur propre cause qu'elles ne lui procurent de bénéfices. Qu'importe! C'est tellement amusant...  

 *Louis Aragon

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 4 Septembre 2019

Photo: Peter Lindbergh

Photo: Peter Lindbergh

Photographe... Pfffft, c'est pas un métier ça!

Ah bon?

Ben non... Franchement, t'as juste à appuyer sur le bouton au bon moment. Si t'as un bon appareil, ça va quoi 

On a tous entendu ça, non?

Peter Lindbergh, le mec qui "appuyait sur le bouton" est mort. Cela ne va pas émouvoir la planète. Après tout, c'est notre lot à tous de disparaitre un jour... Pourtant je dois avouer que sans lui, bien des articles de ce blog n'auraient pas eu autant de saveur parfois. Si l'image n'avait pas eu autant de qualité, s'il n'y avait pas eu d'émotion, de contraste dans ces visages, si les regards n'avaient pas révélés les sentiments, l'inspiration n'aurait pas été la même.

Photo: Gisele Schrober

    Cet homme là aimait les femmes, sans aucun doute.

Peter Lindbergh 

 

 

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