Publié le 28 Septembre 2017

Feat. Flora V. et Beli K.

Feat. Flora V. et Beli K.

Toutes sont venues, connues et habituées, les autres aussi... Excitées par l'événement, curieuses et amusées ou juste pour passer une soirée amicale.

Cependant il y avait une atmosphère particulière, peut être celle d'un rendez vous amoureux, avec l'impatience de se rencontrer et le soin particulier qu'on apporte à son allure. Bien sûr, l'occasion était idéale, puisque les cheveux courts étaient le plus grand dénominateur commun. 

Alors peu importe la date du dernier rendez vous, il fallait que la coupe soit fraîche, de la veille ou du matin même. Pour certaines c'était le hasard d'un calendrier déjà arrêté, pour d'autres une détermination calculée... Néanmoins ce soir là toutes sont venues partager leurs cheveux courts, leur style, leur allure. Un peu comme un signe de reconnaissance, parfois une main glissait sur une nuque plus rasée que les autres, un geste d'initiées, de complices...

Celles qui avaient imaginé laisser pousser un peu leur cheveux, n'ont pas tardé, le surlendemain, comme revenues à la raison, à trouver le coiffeur rédempteur, où qu'elles soient.

Un moment de bonheur simple, de rencontres, de regards, de découvertes ou de retrouvailles.

Photo: Roxanne Valin 

NB: Samedi 23/09/2017 c'était l'Apéro des Femmes Aux Cheveux Courts 4ème édition, au Rosa Bonheur des Buttes Chaumont à Paris. Si vous ne voulez pas manquer le prochain, restez connecté(e)s

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 27 Septembre 2017

feat. Flavia et Oriane

feat. Flavia et Oriane

La mère Dugenou, ma voisine, n'en revient pas. Dans le quartier depuis quelques temps, elle croise des gens, des jeunes, sans parvenir à faire la distinction entre garçons et filles. Dans la rue il y a des bars, de la musique, des endroits où l'on danse et toujours plus de cette jeunesse qu'elle ne parvient pas à démêler...

Mais là où ma voisine me surprend le plus, c'est lorsqu'elle m'avoue que finalement, elle aime ça. Et comme elle voit que je suis stupéfait de cet aveux, elle m'explique:

"Ben oui vous voyez, finalement c'est ça les femmes modernes. Aujourd'hui elles n'attendent pas qu'on leur dise quoi faire, elle font. Elles dansent, elles boivent, elles fument, elles s'aiment, boivent des pintes de bière et se coupent les cheveux , s'habillent comme elles veulent... C'est pas comme quand j'étais jeune... Des fois j'ai envie d'aller me mêler à elles... mais je suis trop vieille maintenant..."

J'ai ressenti la tristesse de ces derniers mots... C'est vrai qu'elles sont admirables ces femmes actuelles qui brouillent toutes les cartes et s'affranchissent des vieux codes. Elles paraissent sans peur, indépendantes et pleine d'assurance, ne renoncent à rien, dessinent une nouvelle féminité, sans artifices et sans appâts.

Alors j'ai pris ma voisine par la main, on a traversé la rue pour aller boire une pinte sur le trottoir du bar d'en face, avec ces femmes aux cheveux courts... Et c'était bien.

 

Photo: Camille Feraille

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 26 Septembre 2017

Cet atout féminin

Pour l'occasion, elle a choisi cette robe, s'est dit que c'était assez osé, mais que sans doute cela valait la peine... Elle a soigné son apparence, jusque dans les détails, les escarpins, ni trop plats ni trop perchés, une pochette, quelques bijoux discrets, comme le maquillage... toutes ces armes de séduction fatale que son instinct l'incite à mettre en oeuvre.

Et puis surtout son atout maître. Cette carte imbattable qui produit un effet irradiant qui touche aussi bien l'objet de la séduction qu'elle même et ainsi la fait rayonner.

Un peu plus tôt elle est allé chez le coiffeur. Ce n'était pas vraiment le jour habituel de sa routine mensuelle, mais l'occasion imposait un rafraîchissement. Il lui fallait sentir son cou nu et ses oreilles bien dégagées, recharger la confiance, un peu comme on le fait avec son smartphone, pour avoir la certitude d'être "à bloc" et laisser cette batterie émettre des ondes merveilleuses et rassurantes.

Elle sait le pouvoir de cette nuque, l'attrait du touché, l'attirance du regard, la fascination de l'esprit, l'exacerbation de sa féminité. Après la coupe, d'une caresse du bout des doigts elle sait qu'elle est irrésistible, glissant une main de la peau satinée aux cheveux presque rasés, puis râpant un peu et enfin doux et dru comme une fourrure...

Tout à l'heure, elle sera impatiente de l'instant où un baiser viendra se poser au creux des cervicales, sur cette nuque rasée, comme une déclaration.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 22 Septembre 2017

Photo: Beli Klein

Photo: Beli Klein

Je m'appelle Bex Walker, 27 ans, née et élevée à Barcelone, en Catalogne et ceci est un peu de mon histoire.

Après avoir travaillé pour un établissement bancaire durant plus de 5 ans, j'ai su que ce n'était pas ce que je voulais faire pour le reste de ma vie. Ne vous méprenez pas, c'était une excellente expérience mais pas pour moi.

Une fois que j'ai fini de travailler pour cette banque, j'ai déménagé à Sydney en Australie. J'ai eu du bon temps, mais je sentais  que je n'avais pas trouvé ma vraie passion, il y avait quelque chose qui manquait, encore perdu et qui voulait me trouver.

Directement de Sydney, j'ai déménagé à Londres, et c'est là que tout a changé. En parcourant les belles rues d'East London, j'ai repéré un beau salon de coiffure, j'ai regardé et vu quelque chose d'incroyable, les gens qui passaient un bon moment, on y jouait des airs entrainants, les barbiers semblaient heureux et les clients semblaient détendus, reposés, bière à la main et cravate desserrée. Cette image s'est collée dans ma tête, je voulais travailler dans un environnement similaire.

Je suis rentré à la maison et j'ai commencé à chercher des cours de barbier lorsque je suis tombé sur l'un d'eux très attrayant à la Londron School of Barbering. Sans même le réaliser, une semaine plus tard, je commençais ma nouvelle vie. 12 semaines de cours, et je suis entré dans le véritable monde du barbier. De toute évidence, le cours vous enseigne les bases et vous apprenez l'affaire réelle une fois que vous êtes dans le travail.

Dans ma brève expérience en tant que coiffeur, j'ai réalisé beaucoup de choses, l'une d'entre elles étant que les barbiers ne font pas que couper les cheveux.

Toute les personnes qui passent dans mon fauteuil, ont une histoire, ils ont peut-être eu une jolie journée de travail, des problèmes familiaux, des problèmes personnels, mais ils viennent à moi pour une coupe, et sans s'en rendre compte, ou peut-être qu'ils le font, ils partent se sentent mieux avec eux-mêmes, mettant de côté leurs problèmes pendant 30 minutes, se détendent et se retrouve le moral regonflé.

Avoir une coupe de cheveux c'est comme une thérapie.

Ce que j'aime le plus dans mon travail, c'est de voir les gens revenir et me dire combien leur coupe précédente a été bien faite, ils ont eu des compliments d'amis ou de filles et ils veulent que vous fassiez de même, mais ce ne sera jamais le même que le dernier, j'essaie de faire mieux que leur précédente coupe.

Quartier Libre - Bex la coiffeuse de Beli

Apprendre à «connaître» mes clients est également une grande chose, ils parlent de leurs enfants, de leur femme, de leur travail ... et évidemment, il faut du temps pour que quelqu'un s'ouvre, mais lorsque vous atteignez ce point, c'est très satisfaisant.

Je tente constamment de me défier tous les jours en construisant ma clientèle et en fournissant les meilleurs services.

Jusqu'à présent, j'ai rencontré des gens étonnants dans l'industrie, dont certains sont mes très bons amis à Londres, et lentement, j'essaie de m'impliquer davantage et de développer mon réseau.

Aussi, j'ai eu la chance de rencontrer des gens que je peux appeler des amis comme Beli, ce qui est amusant, car en tant que coiffeur, 95% de vos clients sont masculins, mais j'ai le plaisir de couper des filles aux cheveux courts. Je crois que le barbering est une industrie axée sur les hommes et exclusivement dédié aux hommes, mais j'aime bien le voir de manière globale, et tout le monde, peu importe le genre, qui aime les cheveux masculins courts, est le bienvenu dans mon fauteuil.

Je suis inspirée par de nombreux barbiers, beaucoup de femmes coiffeurs et je souhaite atteindre ce niveau de professionnalisme dans un avenir proche en travaillant dur et en faisant ce que j'aime.

Les projets à venir sont d'obtenir plus de formations dans plusieurs académies et d'ouvrir ma propre boutique dans quelques années, donc vous savez ... si vous avez envie de vous marrer, et avez besoin d'un rafraichissement, venez dans mon fauteuil, vous ne le regretterez pas.

Photos: Beli KleinPhotos: Beli Klein

Photos: Beli Klein

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 21 Septembre 2017

Photo: Eric Jondreville

Photo: Eric Jondreville

Dans la salle, les "yuppies"de la ville sirotent vins blancs et cocktails, les hommes séduisent, les filles aguichent et la musique accompagne ce théâtre mondain. Derrière les platines Sin'Dee se prépare à lancer son set. Elle a tombé sa veste sage, secoue un peu sa frange fraîchement taillée... Elle a le trac, mais elle en a vu d'autre.

De sa jeunesse de "tomboy" à Perpignan, elle a gardé le caractère et les cheveux courts et ses tatouages sont autant de souvenirs à travers le monde.

Elle lance son set et se laisse entrainer par le rythme, agite les bras, se déhanche un peu. Comme une énergie retrouvée elle plonge dans la musique et emporte avec elle les moins timides de la salle.

Quand elle se raconte Sin Dee parle de musique, d'indépendance, de projet. Elle dit qu'elle n'aime pas trop son prénom, c'est pour ça qu'il est devenu ce pseudo inspiré de ses origines chinoises. Un héritage que l'on retrouve dans ses cheveux, lisses, épais et naturellement brillants, noirs comme l'ébène. 

Pour l'occasion elle est passé voir sa coiffeuse dans l'après midi au salon Tom Rose. Histoire de donner un coup de frais à sa coupe au bol devenue une sorte de marque déposée, la frange pas trop longue, la nuque carrée, le tour d'oreille bien tondu. Une variante.

Photo: Eric Jondreville

Photo: Eric Jondreville

Depuis toujours, ou presque, la musique a baigné son environnement. D'une collection de vinyles elle a trouvé le goût de mixer et de scratcher et petit à petit son style c'est affiné, comme un bon produit de qualité.

Aujourd'hui on la retrouve dans les meilleures soirées, en club ou dans les bars de la ville. Les projets ne manquent pas, en solo ou en duo.

Le set se termine et un autre DJ reprend les platines, épaté de voir la salle s'agiter et danser. C'est une soirée d'opening d'un bar branché, pas une boite de nuit, pourtant le rythme a emporté la foule. C'est une réussite. Sin Dee rejoint ses amis, épanouie, enthousiaste et excitée par ce succès...

Photo: Eric Jondreville

Photo: Eric Jondreville

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 20 Septembre 2017

Gisele Fox par Dominic Beyeler

Gisele Fox par Dominic Beyeler

Sur un coin de la nappe il avait esquissé son visage, puisant dans des souvenirs en partance... Les traits essentiels, quelques mèches courtes sur un visage presqu'enfant, des lèvres pleines et toute une galaxie de tâches de rousseur pour rehausser des yeux de chat...

Malgré bien des efforts, il ne parvenait pas à chasser cette image de son esprit et les gestes sont venus comme ça, presque incontrôlables. Il a pris un grand carnet, le plus grand et il a recommencé, traçant, estompant, coloriant le visage de la fille-garçon, l'adolescente-femme, l'enfant-adulte... L'androgyne inattendue.

Elle aurait sans doute été une jeune fille invisible, elle l'a d'ailleurs été, jusqu'au jour où elle est revenue avec ses cheveux coupés. Ce jour là, lorsqu'il l'a vue son sang s'est écoulé, brûlant dans son coeur, ses mains, ses tempes. Elle s'est approchée, laissant tomber son front sur sa poitrine et il a caressé sa nuque, ébouriffé sa coiffure sage. Ils ont eu un grand soupir commun qui sans doute signifiait comme un soulagement de la savoir enfin elle-même.

Sans aucun doute il l'aimait déjà, c'est juste que cet aboutissement et la fierté qu'elle en retirait exhaussait aussi son bonheur. Elle était devenue unique et ambiguë, mystérieuse aux regards des autres et cela lui donnait le sentiment d'être privilégié...

Jusqu'au jour où, dans un terrible fracas, son bonheur s'est enfuit, ne lui laissant que la nostalgie sur les pages de son carnet à croquis.

Illustration: Dominic Beyler 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 16 Septembre 2017

Quand la page se tourne

On n’est jamais mieux servi que par soi-même dit-on.
Mais pour le coup j’avais bel et bien besoin de ma barbière de quartier punk pour enclencher ma démarche plus ou moins pensée et réfléchie.
Alors je prends rendez-vous, mais je dois attendre une semaine et demie.
Normalement décidée à changer radicalement, je pense aux possibilités qui s’offrent à moi… mais tout aussi à reculer et ainsi m’y rendre pour ma coiffure habituelle.
Une semaine et demie de montagnes russes et de hauts le cœur.
Une semaine et demie où chacun des réveils se traduisent par ma difficulté à prendre une décision.
Mais ça y est, je suis sûre de mon choix.
Le Jour J dans toute sa splendeur.
Je quitte mon domicile les cheveux gras, avec une gueule de bois.
15 minutes pour m’y rendre et de plus en plus de pas qui me rapprochent de mon but, du salon.
15 minutes qui font considérablement monter la pression et aussi l’alcool de la veille qui n’a pas encore été totalement drainé par mon foie.
15 minutes pendant lesquelles je réalise que je n’avais pas ressenti une telle sensation depuis des mois.
Ce genre d’indescriptibles sensations dans les tripes, tout à fait personnelles.
15 minutes décisives en soi.



 

Quand la page se tourne

Et c’est quand j’arrive au salon et me confie à Régine, que les raisons pour lesquelles j’entreprends ce changement se font plus claires. En les expliquant à l’oral je me comprends déjà mieux ; alors que nous n’avions pas encore entamé la transformation.
Une transformation qui après coup, avait sans doute déjà commencé quand j’ai noté mon prénom dans le carnet de rendez-vous pour le vendredi 15 Septembre à 14 heures.
Peut-être même avant, sûrement avant encore.
Après 1 an sur Montpellier, j’ai compris des choses que je n’aurais sans doute pas comprises en restant dans ma ville natale ; dont pourtant j’apprécie les teintes et couleurs à chacun de mes brefs retours.
1 an dans une nouvelle ville et une personnalité qui a évoluée.
Mon statut tout autant… je suis une femme indépendante, à l’énergie débordante, à l’ambition montante. Pourtant le visage que j’aborde n’est plus le mien, il ne correspond plus à ce que je veux être et suis déjà.
Je lui dis que je veux m’asseoir sur le fauteuil, et m’en relever grandissante. Que cette nouvelle coupe soit une prolongation d’une personne changée et changeante.
Que je laisse dans ce salon les résidus d’une personnalité indécise et tremblante. 


 

Quand la page se tourne

A l’heure où j’écris nous sommes le lendemain. Les plus pragmatiques diront que j’aurais très bien pu écrire en rentrant chez moi, battre le fer tant qu’il était encore chaud. Mais j'étais assommée d’une terrible migraine tant la pression s’est manifestée à travers mon cerveau et est redescendue de manière brutale.
 
Mais je me souviens très bien des premières secondes où cette personne qui n’est plus désormais, a senti les premiers coups de ciseaux. Au revoir la routine, Régine commence la coupe comme elle ne l’avait jamais fait auparavant.
Les coups de ciseaux pleuvent, mes mèches sur le sol aussi.
Je sens mon pouls battre dans mes avant-bras, mes doigts.
Mon visage change de tonalité, les traits se dévoilent.
Mon regard change de formes, l’iris se dilate.
Je me lève du fauteuil, mes jambes toujours engourdies peine à me tenir debout.
Mais la personne qui se tient face à ce miroir, se comprend et s’accepte.
Ce miroir qui a toujours déformé mes attentions a été brisé et un nouveau s’est créé.
Pour ainsi et enfin laisser place à Maëva.  



 

Quand la page se tourne

J’embrasse Régine, puis offre mon profil à l’auteur de ce blog et sors du salon.
Je me retrouve hors de mon cocon.
Me disant que la vie est et restera un combat constant avec les autres, mais surtout et toujours avec soi-même.
Tu montes sur le ring, tu commences à donner des coups, les marques sur ton corps et dans ton cœur témoignent de ton mal, mais si tu le veux, tu peux finir par embrasser ton meilleur rival.
Toi.
Et ainsi se relever à deux du tapis.

Quand la page se tourne

Texte et Photos: Maëva Cristofoli

Son travail: Kriss Photography

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Publié le 15 Septembre 2017

Quartier Libre : Justin(e) de la montagne

Justine est une fille formidable! Et Justin un type formidable... Elle est les deux en fait. Du Népal aux Pyrénées, elle grimpe, grimpe toujours. Elle glisse sur les vagues de Hossegor ou sur la poudreuse du Pas de la Case. Elle court et combat sur les tatamis et les stades de rugby. Elle n'arrête pas!. Cette nature pleine d'énergie se raconte, un peu, pour Les Femmes Aux Cheveux Courts...

"Les cheveux courts. Du plus loin que je me souvienne j'ai toujours détesté avoir les cheveux longs. La première fois que je suis passé sous les ciseaux à couper comme je voulais , courts, je devais avoir 10 ans. J'avais profité d'un séjour chez les grand-parents pour me faire une coupe au bol. Et quelle libération ! Pour la 1ere fois j'ai eu la sensation d'être enfin moi-même. Inconsciemment j'avais franchi la frontière qui m'opprimait depuis mon plus jeune âge. J'avais franchi la frontière des genres. Et quand on m'appelait "jeune homme" rien ne me faisait plus plaisir. Je réussissais un coup de maître. J'étais une fille secrètement... j'ai du attendre 9 ans plus tard pour réaliser tout ça, avec la découverte du milieu gay, je réalisais deux choses : j'assumais enfin le fait de pouvoir aimer les femmes et le genre binaire avec lequel la société m'assommait depuis petit volait en éclat. Je me suis toujours sentie à l'étroit dans les cases. Enfin je pouvais être ce que je voulais. Qui je voulais. Et surtout moi-même. Je sais que je ne serai jamais une fille dans le sens commun du terme, comme je ne serai jamais un garçon non plus. Je suis moi quelques part à la frontière des genres.

Quartier Libre : Justin(e) de la montagneQuartier Libre : Justin(e) de la montagne

Je me sens masculin souvent : dans mes attitudes, mes choix vestimentaires parce que c'est comme ça que je me sens le mieux. Je crois que j'ai accepté cette part de masculinité importante chez moi qui me caractérise. Une femme je le suis aussi, de mon sexe naturel qui m'as donné cette douceur et cette sensibilité qu'on ne pourrait m'enlever... Qu'on me genre "il" ou "elle" peu m'importe. Qu'on pense que je suis un garçon, peu m'importe. Mes cheveux courts... rasés... auront été pour moi ce déclic libérateur, la petite touche qui manquait au tableau pendant des années pour que ce soit parfait. Cette petite touche qui me fait me sentir moi-même. I'm tomboy and proud. Je suis tomboy et fier."

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 14 Septembre 2017

Presque nue

Dans cette lumière diffuse chaque parcelle prenait du relief. Elle n'avait pour seul rempart qu'un plaid et l'encre de sa peau pour détourner les regards de son corps androgyne en captant l'attention sur ses oeuvres marines.

Vaine illusion... 

La diversion ne parvenait pas à ses fins. Impossible de lutter contre la courbe du sein éclairée par le jour, ni celle du cou, nu et troublant. Tellement nu et si troublant... Un corps de voyageuse, parcourant les mers, hissant des voiles, tirant des bords et jetant des ancres. Mais pas un corps de matelot. Sa nuque à la peau rasée avait encore la pâleur des enfants et sa chevelure taillée en rond, une douceur juvénile. 

La tête penchée, le regard posé sur ce sein discret, faisait saillir quelques muscles sous la peau de velours et les vertèbres dessinaient vers la nuque une architecture délicate que rien ne voilait...

Elle était ainsi, presque nue.

Photo: Vincent-Alexandre Baudiffier

Modèle: Coralie Robin

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Publié le 13 Septembre 2017

Le 23 septembre, c’est l’apéro des femmes aux cheveux courts.
A la base, ‘’ les femmes aux cheveux courts ‘’, c’est un blog. 
Un blog qui raconte des histoires de femmes, des ressentis, l’esthétique des coupes courtes, des humeurs, le pourquoi du comment on franchit l’étape. Une question d’états d’âme, de genre, de non-genre, de style, de vécu. 
Alors toutes ces femmes qui seront réunies, ce soir là, sont toutes uniques: remarquables parce qu’originales, singulières parce que fières de caractère. Cette liberté d’être soi, d’arborer fièrement son visage et son style, cette personnalité propre à chacune: voilà ce qu’est une femme aux cheveux courts. 
Alors pour fêter les 8 ans d’existence de ce blog, qui a permis à tant de personnes de se rencontrer, de se trouver, à travers la France mais aussi le monde, on célèbre cela au Rosa Bonheur, dans la capitale, dès 18h ! 

Texte: Marie C.

Photo: Beli Klein

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Publié dans #Chronique de Marie

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