Publié le 31 Juillet 2015

Hola España

Ce n'est un secret pour personne, j'aime l'Espagne et les espagnoles aux cheveux courts qui apparaissent dans les pages de ce blog, le démontrent. Vega la chanteuse, Beli la catalane, et aujourd'hui Aida.

On s'est croisé sur Instagram et comme toujours, je n'ai pas résisté au plaisir de papoter un peu, même si je n'ai que de vagues souvenirs de mon espagnol LV 2 qu'un coopérant argentin, homosexuel flamboyant au brushing décoloré, a tenté de m'enseigner au lycée.

Ce que je sais d'Aida, c'est qu'elle a 22 ans et qu'elle se prépare à une carrière dans l'éducation physique. Tomboy comme on l'imagine depuis longtemps, c'est à la fin de son adolescence qu'elle décide, sous le regard bienveillant de sa maman qui se reconnait bien en elle, de rendre visite au coiffeur à qui elle réclame sans hésiter la coupe qui depuis n'a pas beaucoup changée. Radicale!

Longtemps elle a cet air des filles sportives, tomboy aux cheveux rasés sur les côtés, plus longs dessus, bien démarqués... et puis, à la faveur du congé de sa coiffeuse habituelle, elle rencontre celle qui va apporter un peu de sophistication à son style, le dégradé fondu, la masse moins imposante... et tout ça pour 7,50€

Hola España

Quelques détails qui paraissent anodins... et qui pourtant donnent à Aida une allure bien différente.

Un style que je retrouve partout, comme une tendance...

Moi j'dis ça... j'dis rien!

Aida sur Instagram

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 30 Juillet 2015

Charisme et confiance

Autour des Femmes aux cheveux courts, on cultive fréquemment le paradoxe. Il en est un, souvent constaté, qui met face à face dans une même personne, le charisme et la confiance qu'elle a en elle-même.

Parce que oui, on peut avoir du charisme, être capable de séduire, voir de fasciner les autres, par son allure, ses attitudes, son mode de vie ou son physique et malgré cette force que les autres vous accordent, manquer de confiance en soi, chercher sa vraie nature, hésiter, se questionner...

Bien sûr, cette facette demeure secrète, connue des intimes seulement et quelques fois même pas de ceux-ci ou de celles-là.

On a déjà vu des comédiennes de talent révéler une extrême timidité et pourtant avoir le courage d'être sur scène. Il y a aussi des personnes au charisme certain qui avouent manquer de confiance. Et pourtant elles n'hésitent pas, elles mêmes fascinées par l'expérience, à couper, tailler, tondre et raser leurs cheveux, les colorer ou les décolorer parfois même.

Malgré tous les efforts produits à travers les textes de ce blog, se couper les cheveux court pour une jeune femme d'aujourd'hui demeure une mise en danger, parce qu'il faudra immanquablement faire face aux regards des autres, aux remarques acides, aux critiques cruelles, à peine compensés par quelques encouragements. Pourtant le bénéfice est là, pour celles qui savent surmonter l'opinion d'autrui et tenir le cap. Ainsi, dans ce cercle vertueux, le charisme est aussi renforcé par cette apparente audace qui permet à la personne manquant, dit-elle, d'assurance, de se couper les cheveux d'une manière qui ne laisse personne indifférent, fascine et séduit.

Photo: Floriane Satre

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 29 Juillet 2015

Ça s'bouscule

Voyez vous, les choses sont ainsi faites que, dès que vous sortez du cadre ordinaire dans lequel on vous voit habituellement, la foule d'emblée vous rejette, vous critique et se plaint de vous parce que vous l'effrayez en bousculant ses certitudes. C'est comme un réflexe, un geste d'auto-défense...

C'est sûrement pour cette raison que j'accorde aux femmes aux cheveux courts tant de qualités, de détermination, d'authenticité et finalement de courage. Parce que la moyenne générale aura vite fait de renoncer à ses envies, simplement pour s'éviter d'être dans le collimateur des bonnes âmes qui n'ont que ça à faire de vous dissuader de mettre à l'épreuve leurs convictions et leurs certitudes ou de vous reprocher de l'avoir fait.

L'androgyne, lorsqu'elle affirme son ambiguité, à sa manière donne un (petit) coup de pied dans la fourmilière, remuant les idées toutes faites et les consciences binaires, tout comme celles qui ont toujours eu le caractère trempé, adolescente "tomboy" devenues femmes raffinées et qui pourtant aiment avec délice avoir la nuque rasée et les oreilles dégagées, toutes ces affranchies qui ré-inventent leur vie de femme en écartant les codes dictés par d'autres...

Photo: @chrisweberhair

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 27 Juillet 2015

Image d'antan... ou pas

Les choses ne changent pas tant que ça finalement. Elles s'en vont et reviennent comme une boucle perpétuelle, sans doute.

Prenez ce portrait d'Annemarie Schwarzenbach, genre d'icône androgyne des années 30, exemple de femme bien née, libre d'esprit et indépendante, qui usa sa jeunesse à parcourir l'Europe et le Moyen Orient, vivant de sa plume et de ses aventures. Elle faisait partie de celles qui ne voulaient rien abandonner aux hommes et qui à cette époque, devaient adopter leur style pour atteindre l'égalité. L'androgynie la servait parfaitement, bien que naturelle, elle cultivait cette allure masculine en portant des vêtements d'homme et en se coiffant comme eux. A cette époque, la tendance " femmes aux cheveux courts" était très en vue, mais vous classait directement dans une catégorie "aventurière", comme Lee Miller, Amelia Earhart, Gerda Taro et quelques autres, mais aussi dans tous les autres sens du terme.

Quoiqu'il en fut, pour elles comme pour les autres, se faire couper les cheveux en ce temps là était encore une affaire d'hommes, qui seuls savaient vous tailler les pattes au carré, dessiner un tour d'oreille et tondre une nuque. Il n'était donc pas difficile, en quelques détails subtils, d'accentuer, ou pas, le style masculin de la coiffure.

Aujourd'hui la boucle semble revenir à ce point là, où les cheveux courts ne suffisent plus simplement à marquer un style de vie. Par bonheur d'ailleurs, la chose est plus banale. Pourtant, les héritières d'Annemarie Schwarzenbach ont toujours cette façon de se démarquer, la coupe plus nette, toujours un peu plus "masculine", comme pour ne pas céder le terrain, rester " à égalité".

Photo: Probablement Marianne Breslauer

Etoile fuyante un très bel article de Libération sur A.Schwarzenbach

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 26 Juillet 2015

Ainsi soit-elle

Elle se demande si toutes les petites filles, comme celle qu'elle était, rêvent de devenir des princesses. Et si toutes, comme elle à présent, réalisent que ce fantasme était un piège...

La nostalgie la fait sourire, à peine, quand elle se rappelle ces jeux d'enfant où son rôle était toujours celui d'une victime sauvée par un prince providentiel, toujours plus fort, toujours plus malin. Les garçons s'y entendaient bien pour maintenir les choses, comment diable auraient-ils pu être veuves ou orphelines, eux, il fallait pour ça être une fille, avec robes et cheveux longs, avec une fragilité un peu idiote, même si ce n'était que pour "de faux".

Et quand, dans un sursaut d'amour propre, elle voulait, à son tour, être le vaillant chevalier ou le cowboy intrépide, tout le monde se défilait... Elle a bien tenté d'entrainer ses copines dans ses jeux où le genre importait peu. Enfant on peut tout se permettre, héros ou héroïne, l'imagination a le pouvoir de vous transformer... Les copines préféraient toujours être Bo Peep la bergère plutôt que Woody ou Buzz l'Eclair.

Et puis certaines choses ont changées. Comme l'été où sa mère lui a coupé les cheveux. Les garçons la voyaient différemment, les filles aussi. Finalement elle était libre de choisir son camp... Comme aujourd'hui

En y pensant, elle se dit que ses enfants n'auront peut être pas ces problèmes là...

Photo: Ryan Plett

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 25 Juillet 2015

Tomboy chic

Elle a les cheveux longs, oui c'est vrai. Mais c'est davantage à la manière d'un garçon rebelle.

Pour un peu elle se sentirait bien plus féminine si elle cédait à la tentation de les couper. D'ailleurs elle les a eu courts déjà, elle se connait par coeur. Dans son esprit elle est une femme aux cheveux courts, bien sûr, mais elle cultive son image, comme un exemple parfait de ce qu'il ne faudrait pas faire en la jugeant simplement sur sa semblance. Comme ces gens qui se contentent de la couverture d'un livre sans même le lire...

Sous ses longs cheveux couleur de miel, elle garde, secrète et inaccessible, sa nuque tondue qu'elle ne révèle qu'aux intimes.

Ainsi tout le monde la croit femme féminine, au delà de son costume de vêtements masculins, mais en réalité elle est sans genre, élégant tomboy, androgyne fantastique qui joue de la stupidité de ceux qui ne voient que les apparences...

Photo: Mario Sorrenti

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Humeurs

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Publié le 23 Juillet 2015

La femme est l'avenir de l'homme...

... et peut être que ça commence par les podiums du Prêt-à-Porter.

Avant, Kris Gottschalk était blonde, avec une coupe au carré un peu passe-partout... Et puis un jour son destin a changé. L'aiguillage a été un peu brutal, un accident de moto qui lui a brisé quelques os et laissé de belles cicatrices. A cause d'une plaie au cuir chevelu elle s'est tondue... et le regard des autres sur elle a changé

La femme est l'avenir de l'homme...

Une révélation! Comme Saul sur le chemin de Damas, Kris sort de cette épreuve avec un apétit de vie et une ouverture d'esprit bien différent.

Elle garde les cheveux courts, très courts, toujours plus courts et la voici aujourd'hui, comme d'autres avant elle, poussée vers les collections Homme pour défiler sur les podiums.

La femme est l'avenir de l'homme...

Evidemment qu'elle n'avait pas envisagé cela au début de sa carrière, mais pourtant tout semblait assez évident, morphologiquement, mentalement... Non pas qu'elle se sente plus masculine, c'est tout le contraire. Cette confiance en elle découverte après l'accident, ce sentiment d'être tout à fait bien dans sa peau, lui donne l'envie de tout oser, sans peur qu'on se méprenne sur sa vraie nature.

La Vie vous joue de ces tours des fois....

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 22 Juillet 2015

De l'audace, de l'audace... toujours de l'audace

C'est comme un canapé moelleux, si on n'y prend pas garde, on se laisse envelopper, on s'enfonce dans ce confort tiède et on finit pas s'endormir...

Ça n'a l'air de rien, tellement on est habitué ici, à voir de jolies femmes aux cheveux courts. Le climat ambiant pourrait nous laisser l'illusion que le monde tout autour fonctionne aussi comme ça... Et pourtant!

Est-ce qu'on imagine réellement l'audace, le courage, la confiance qu'il faut, quand on a 20 ans, pour sortir du cadre, oser l'improbable, façonner son image à son idée, affirmer ses idées au monde entier et s'assumer alors que le plus grand nombre trouve son bonheur, anonyme au milieu du troupeau?

Imaginez seulement le poids du "qu'en dira-t-on" autour de vous, pour vous même parfois. L'appréhension de choisir un vêtement qui plait mais qu'on "osera" pas porter dans la rue, l'envie d'un tatouage, mais la peur de le montrer, ce désir insensé d'être absolument soi même, totalement affranchi(e) de ce fameux "qu'en dira-t-on", juge illusoire et fantoche qui veille sur la harde de monsieur Panurge, toujours prêt à plonger la tête qui dépasse dans le bidet des conventions.

On peut toujours sourire, faire la moue et considérer avec un léger mépris ce sujet si futile, mais n'empêche, une simple coupe de cheveux change parfois bien des choses. Cette affirmation de soi, ce signal envoyé à la ronde, cette façon de rejetter les conventions, de refuser le rôle et d'imposer sa propre interprétation, tout cela est bien plus important qu'on ne l'imagine.

Alors je dédie cette photo de Loreta à toutes celles qui n'ont pas peur d'être elles mêmes, qui sont à la barre de leur navire, capitaines pleins de courage, qui résistent au quotidien sournois qui voudrait à tout prix les dissoudre dans la masse.

Photo: Loreta Shabani

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 21 Juillet 2015

Le Diable est dans les détails

Il suffit de pas grand chose parfois, pour boulverser l'image que l'on souhaite donner de soi...

Prenons un exemple au hasard... la coupe de cheveux!

Après les étapes préliminaires, cheveux longs, puis un peu courts, puis plus courts, le virus se développe et arrive enfin cette période où c'est vraiment cette coupe qui vous tente, un besoin quasi irrépressible d'avoir le tour d'oreille et la nuque presque rasés, dans un style finalement assez tendance en ce moment...

Si vous n'y prenez pas garde et si votre coiffeur n'est pas totalement complice de vos désirs, vous risquez de vous retrouver avec une coupe... comment dire... très courte certes, mais dans un style de footballeur de division d'Honneur qui malheureusement se voit de plus en plus fréquemment : les côtés "passés" à la tondeuse munie d'un sabot et la ligne d'implantation conservant cette épaisseur d'un ou deux millimètres ménagée précédemment, coupée droite de manière artificielle, les pattes en pointe, dessinées au rasoir...

Des détails me direz vous? Tttttt... Pour avoir du style, tout est dans les détails. Et en l'occurence, pour passer d'une coupe, très courte mais sans saveur, à un style remarquable, il faut l'audace et la détermination qui font les vraies femmes aux cheveux courts. "Effacer" la ligne d'implantation des pattes à la nuque, fondre un dégradé minutieux, joignant les côtés presque "blanchis" avec la masse des cheveux conservée plus longue dessus. Un style qui n'est déjà plus forcément à la portée de la coiffeuse du quartier...

Photo: Anaïs ( qui a bien compris l'importance des détails )

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 20 Juillet 2015

Frida m'a flingué

Je me sentais, ce matin là, proprement irrésistible. Autant dire "fier comme un alpaga". Néanmoins j'avais rendez vous au cabinet de ma thérapeute bavaroise, une sorte de consultation de routine. Comme Ipomée, la secrétaire portugaise, voulait, par habitude, faire barrage en me voyant, je la narguais avec délectation, lui mettant sous le nez mon nom sur le carnet de rendez vous de sa patronne, événement parfaitement improbable pour elle.

Une fois vautré sur le chesterfield sans âge, sans attendre que Frida m'interpelle je lui lançais tout de go:

Moi"- Sans m'vanter, Frid' tu trouves pas que je suis vraiment "l'homme idéal"?

Ma Psy - Dézolé, mais che ne crois pas non...

Moi - Mais euh....

Ma Psy - La férité c'est que tu es terriblement misogyne en réalité.

Moi - Non mais attend! Il n'y a pas plus amoureux des femmes que moi. Je suis ouvert d'esprit, intelligent, pas jaloux pour un mark, nous formons un trio harmonieux...

Ma Psy - Tu es amoureux des femmes aux cheveux courts, des femmes au caractère solide, des femmes qui savent considérer leur part de masculin, qui sont authentiques et audacieuses... c'est vrai.

Mais tu méprises toutes les autres, tu moques les femmes qui sont trop féminines, un peu soumises et sans cervelles, celles qui n'osent pas se révéler à elles mêmes ou qui n'en n'ont finalement pas envie, celles qui se complaisent dans un rôle de femme au foyer désespérée...

Moi - Mais euuuuuh...

Ma Psy - ... En réalité les femmes comme ça t'exaspèrent, tu les trouves stupides tellement tu es prétentieux et sûr de toi.

Mais on t'aime quand même hein!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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