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Publié le 23 Mars 2020

Confinement

C'est comme un écho à l'article précédent, une suite attendue...

Un jour de plus, confiné à la maison. Violaine et Louis tournent un peu en rond. Violaine s'agace de l'absence de coiffeur, des cheveux qui poussent dans sa nuque. Râler ça fait du bien. Louis a une idée: " Profitons en pour nous raser la tête..." La petite phrase, presque anodine, est comme un détonateur. Ben oui après tout... Depuis le temps que ça trotte dans la tête cette idée. C'est l'occasion ou jamais, de toute façon on est là, coincés à la maison, sans risque d'être confronté immédiatement au regard des autres...

ConfinementConfinement

Alors c'est parti! Salle de bain, tondeuse. Le sabot préservera au moins 20mm, pas question non plus d'être "rasée". L'expérience est excitante, à la fois terrible et ludique. Elle a tellement lu de ces témoignages de celles qui ont osé. Est-ce qu'elle aussi ressentira toutes ces sensations? Après avoir tondu son compagnon, c'est à elle d'y passer. Violaine est une femme aux cheveux courts, depuis longtemps. Elle connait ce besoin d'avoir toujours la nuque bien nette, ce regain de confiance que confère chaque passage chez sa coiffeuse, une perle qui n'a pas peur de couper ses cheveux très courts, juste comme elle aime.

 Mais là c'est différent, c'est presque brutal. Plus personne n'est habitué à tant de radicalité. Pour la première fois, le sabot glisse à même le crâne et dégage le front. C'est là toute la différence. Auparavant il y avait toujours ces grandes mèches un peu ondulées qui pouvaient masquer le visage. Cette fois plus de masque, plus de paravant... C'est troublant.

Voilà, c'est fait... C'est tout? Rien de plus? ​​​​​​​Violaine n'est pas sure. Elle a du mal à se reconnaitre.​​​​​​​ Finalement ce n'est que ça. Elle se trouve ... plus âgée ou alors une allure de petit garçon... Tout n'est que paradoxe. 

ConfinementConfinement

Pourtant en y regardant bien, ce visage harmonieux, ces yeux clairs et ce front large... On retrouve à la fois Mia Farrow et Jean Seberg dans toute leur éclatante féminité, l'une fragile, diabolique et tourmentée l'autre guerrière archangélique. 

Ce qui est bien avec le confinement, c'est que l'image de cette transformation est totalement maitrisée. Pas de regard importun, pas d'avis indésirable, elle peut diffuser sa nouvelle tête judicieusement. Les parents? Bof, le résultat n'est pas enthousiasmant. Normal, question de génération sans doute. Les ami.e.s? Déjà plus encourageant. La coiffeuse? Alors là oui! Mais l'essentiel bien sûr est ailleurs. L'essentiel est de se retrouver, se reconnaître,  s'accepter et pour cela elle voit dans le regard de Louis tout ce qui lui faut pour la rassurer.

Et on se dit que tout compte fait, c'est bien le confinement qui nous permet de faire ce genre d'expérience, tranquille, sans le parasitage autour, en choisissant à qui on diffuse la nouvelle et en ayant tout le temps nécessaire pour s'apprivoiser soi même... Juste avant de s'enhardir davantage.

Photos: Violaine P.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait, #Quartier Libre

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Publié le 25 Juillet 2019

Des mots sur le cœur

Je n'ai jamais aimé faire partie d'un groupe, quel qu'il soit. Il faut dire que je ne suis jamais définie à travers ma sexualité, mon genre ou encore le fait d'être sportive. J'aime m'entourer de gens différents. De toutes les ethnies, les religions, les croyances... Je me suis toujours dit que si je faisais partie d'un groupe quelconque je rentrerais dans des cases. Je viendrais à me définir par un trait de caractère alors que je suis un tout. Alors, m'engager dans une communauté ne m'a jamais vraiment enchantée.

Puis un soir, dans la confusion, sans conviction je me suis retrouvée dans ce bar, avec cette soirée des femmes aux cheveux courts. Je me suis assise et j'ai observé. Je n'ai participé à aucune conversation, je me suis installée calmement et j'ai regardé tout ce qui m'entourait. Et je me suis rendue compte que j'étais entourée de Femmes Badass! Toutes plus courageuses les unes que les autres, toutes différentes, toutes belles, qui s'assument! J'étais fascinée et je me sentais tellement petite et insignifiante à côté de toutes ces femmes. Elles rigolaient et s'enlaçaient. Et moi, je voulais faire partie de leur Team. Je voulais en être. Etre courageuse et assumée.

Je suis partie de cette soirée en espérant un jour les retrouver.

Quelque jours après cette soirée, quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai retrouvé mon portrait sur la page Facebook de cette Team. Je n'aime pas être prise en photo à mon insu, d'autant plus si on poste la photo sans mon accord. Mais là, là je me suis sentie badass parce que cette Team m'avait remarquée alors que j'avais eu l'impression d'avoir été insignifiante à côté d'elles toutes.

Je ne vais pas vous mentir, le jour où le grand créateur (celui du blog) m'a contactée et m'a proposée d'aller boire un verre, je me suis dit "c'est quoi ce délire bordel?!". Je me suis tout de même déplacée, par acquis de conscience.

Je crois bien que sur toutes ces dernières années, il a été une de mes plus belles rencontres. Je n'étais pas au mieux. Et ils m'ont intégré dans leur Team.

J'ai appris grâce à eux qu'une communauté ne se résumait pas à un trait de caractère et que dans un même groupe il y a un nombre incalculable de personnes plus différentes et fabuleuses les unes que les autres. Le créateur a réussi à me faire voir les choses d'un autre angle et me faire sentir bien. J'ai commencé à me sentir privilégiée. J'ai repris confiance en moi. J'ai réussi à me sentir unique et badass avec toutes ces femmes. Elles m'inspirent. Et les voir s'assumer, s'aimer les unes les autres et elles-mêmes, se soutenir, se sourire... Ça me donne la force et le courage de dire et de faire des choses dont je ne me préoccupais pas avant...

Cette année est une bonne année. Je rencontre des gens qui m'inspirent, qui me font rendre compte que le combat ne se fait pas dans son coin mais ensemble. Qu'il ne se fait pas dans l'ombre mais dans la lumière.

Cette année, j'ai fait la Pride. Pendant, longtemps je ne me suis pas senti concernée puis j'y suis allée. J'ai pleuré. De fierté. D'émotion. J'ai été émue de voir tous ces gens plus différents les uns que les autres. Ces gens qui marchaient ensembles avec fierté.

Maintenant, je suis fière de faire partie de ce groupe.

Alors, je veux remercier ces gens qui sont entrés dans ma vie, qui ont tout chamboulés, qui ont remis beaucoup de choses en question. Grâce à eux, j'ai pu voir que faire parti d'un groupe te permet de te sentir unique et peut te redonner confiance en toi.

Merci de m'apprendre à me remettre en question, d'apprendre de vous et de me redonner la confiance en moi que je perds parfois dans un moment de faiblesse.

 

Texte: Delphine D.

Photos: Laïla Brisset

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 16 Avril 2019

Photo: Laïla Brisset

Photo: Laïla Brisset

J'ai passé 22 ans de ma vie avec les cheveux longs. Genre vraiment long. Je veux dire des cheveux qui descendent jusqu'au milieu du dos et d'une épaisseur impressionnante. Du plus loin que je me souvienne j'ai eu les cheveux longs. Quand je regarde des photographies de mon enfance, j'ai les cheveux châtains, longs et épais. J'ai cette impression que je suis née avec les cheveux de Pocahontas.

Je n'ai pas à me plaindre, des compliments sur ma chevelure j'en ai eu à foison. J'avais presque toutes mes copines qui me jalousaient, je sortais dans la rue on me faisait des jolies remarques dessus. Puis petit à petit, j'ai commencé à m'effacer derrière ma chevelure. Pour moi, je n'existais que par mes cheveux. Je passais beaucoup de temps à les coiffer, à les toucher et je ressentais ce besoin de recevoir des compliments sur mes cheveux. Je n'avais pas beaucoup confiance en moi. Je ne me trouvais pas spécialement jolie et j’admets que mes 15 kilos en trop ne m'aidaient pas. Le regard des autres me faisait mal, alors il ne me restait plus que mes cheveux. Puis est venu le temps où mes kilos superflus se sont envolés. Mais physiquement je ne me plaisais toujours pas. Je me cachais encore derrière ma chevelure. Je dirais même que c'était pire parce que même si j'ai tout fait pour perdre ces kilos en trop, j'avais l'impression d'avoir perdu une partie de moi. Je n'avais plus cette excuse de « je m'habille comme un mec parce que je suis en sur-poids ». Et je n'avais pas encore trouvé mon style et on ne peut pas dire que j'étais audacieuse à ce niveau-là. Je ne me plaisais toujours pas. Je ne me trouvais pas assez jolie. Et le regard des autres m'effrayait toujours autant. Mais lorsqu'on me complimentait sur mes cheveux, je me sentais rassurée et jolie. Il était hors de question que je m'émancipe d'eux. Ils étaient une partie intégrante de ma vie. Ils étaient moi. Et sans eux, je n'arrive pas à être moi.

photo: Kriss Photography

Puis, les années passaient et je commençais à me lasser de ces compliments sur mes cheveux. On ne remarquait que je faisais du sport, que j'avais fait un effort sur mes vêtements, que je me maquillais... Non ! J'étais des cheveux longs. Inconsciemment, je me suis effacée littéralement derrière eux...

Vient le monde merveilleux d'Instagram où il est possible de suivre des filles audacieuses à l'autre bout du monde. Viennent les soirées dans les bars où je croise ces filles courageuses d'être Elles. Ces filles que j'admirais tant. Je me disais « ah... que j'aimerais... ». Que tu aimerais quoi Delphine ?!

Que tu aimerais être comme ces filles ? Être toi-même ? Vas-y REVELE toi au monde. Révèle toi à toi-même !!!

Alors, j'ai commencé par un carré. J'ai commencé par des piercings. Un tatouage visible. Pas n'importe lequel. Au bras. Un bras complet. J'ai assumé mes tee-shirt AC/DC, Pink Floyd, mes Doc Martens. Mes jeans, mes vestes en cuir, mes cheveux verts, mon trait d'eye-liner... Je me suis assumée. Et un jour, après une rupture difficile, je me suis fait raser les côtés.

Voilà Delphine ! Tu es enfin toi !!!! Ça été un travail de longue haleine mais tu y es arrivée. Tu as tout donné. Tu t'es cherchée pendant 25 ans et le chemin n'est pas terminé, mais tu as réussi à t'émanciper et à te révéler au monde mais surtout à toi-même, tu peux enfin te regarder fièrement dans le miroir et être capable de te trouver jolie.

Alors toi, oui toi qui me lis, je ne te dis pas de te couper les cheveux, de mettre des Doc et monter sur ta moto, je n'en ai pas moi-même, mais révèle toi à toi-même.

Tu verras qu'il est plus aisé d'accepter la critique quand tu te plais, que lorsque l'on te critique pour ce que tu n'es pas. On ne né pas audacieux, on le devient, ça se travaille, tous les jours ! Accepte toi, tu es merveilleuse !!!!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 7 Novembre 2018

Photo: Coralie Robin

Photo: Coralie Robin

On échappe pas à sa vraie nature. C'est l'expérience qu'a vécue Coralie. Imaginant que sa nouvelle vie et ce tournant passait aussi par une nouvelle image. Ce qui est vrai dans un sens ne l'est pas toujours en sens inverse et si une femme qui change de vie se coupe souvent les cheveux, Coralie en tout cas n'était pas prête à laisser pousser les siens...

Réveil, aujourd’hui, je ne pense qu’à mon rendez-vous chez le coiffeur. J’ai hâte d’y aller. J’ai hâte de sentir la sensation de la tondeuse sur mon crâne. 13h30, j’y vais. J’entre dans le salon, l’endroit donne envie d’y aller en tout cas. Le salon est grand, avenant, les gens ont l’air sympa. En arrivant, j’explique à la dame ce que je veux. En gros, j’ai besoin de me retrouver. Elle m’a immédiatement dit que les cheveux courts étaient fait pour moi. Et ça m’a fait plaisir. Ça m’a conforté dans mon choix de ne pas les laisser pousser. D’ailleurs, faut que je revienne sur cette idée qui m’a traversé l’esprit. Celle de me laisser pousser les cheveux. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai voulu faire ça. Changement de vie, changement de pays. Le changement, tout simplement. J’ai vu ça comme un nouveau départ, qui irait avec tout le reste. Finalement, au bout d’un mois, je ne me reconnaissais plus. J’avais l’impression de ne plus être moi, avec ces cheveux qui cachaient mon crâne. Ce n’était plus moi. Je suis une femme aux cheveux rasés, et personne d’autre. Cette coupe au bol était mon identité, depuis longtemps. J’ai voulu changer comme j’ai réussi à changer de vie. Mais ça m’a rattrapé. J’ai fait comme une sorte de dépression capillaire. La sensation de la tondeuse sur mon crâne me manquait terriblement. Aujourd’hui, le 6 novembre, il était temps pour moi de me retrouver. C’est tout naturellement que je suis retournée chez le coiffeur ici, dans ma nouvelle ville de Reykjanesbaer. Je me suis installée sur ce fauteuil face aux immenses miroirs, et rien que ça, ça m’a rendu heureuse. Je lui ai expliqué ce que je voulais. Elle a immédiatement dégainé sa tondeuse, et c’était parti. J’ai fermé les yeux, et pris une grande respiration. Et j’ai senti la tondeuse sur mon crâne. Enfin. Après tout ce temps. Je vous laisse imaginer la sensation qui m’a traversée. Intense. Forte. Plaisante. J’ai immédiatement dit « I’m back now, I feel like I’m me, again. It’s so fucking good. » Ça l’a beaucoup fait rire. Je crois qu’elle ne s’attendait pas à ce genre de réaction. Ce ne sont que des cheveux, pas vrai? Je lui ai expliqué que pour moi c’était plus. C’était mon identité que je venais de retrouver. Et rien ne pouvait me rendre plus heureuse. Je peux enfin repasser ma main sur mon crâne, et plus sur des petits cheveux. Je suis sortie avec le sourire aux lèvres et un intense sentiment de satisfaction.

Photos: Margret Sørensen
Photos: Margret SørensenPhotos: Margret Sørensen

Photos: Margret Sørensen

Ainsi on retrouve Robin le petit marin, partie à l'aventure au pays des glaces et Coralie nouvelle, mais avec toujours cette coupe extraordinaire qui la rend unique.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 9 Avril 2018

Une réflexion d'Alexa, un constat, en quelques mots, accompagnés de selfies éloquents...

Rien à ajouter, rien à retrancher

"Comme une décision peut bouleverser notre estime de soi... Oser pour mieux s'affirmer, mieux s'accepter et finalement ressentir la liberté d'être qui l'on veut. Certains sauront que cette décision n'était pas anodine, d'autres n'y verront aucun rapport, entre cette initiative et la femme que je suis devenue...

Voilà maintenant un an et demi que je me suis coupé les cheveux! Et le sourire ne quitte pas mon visage lorsque je me compare au passé. Coupe rock, punk, branchée, bcbg ou juste négligée, peu importe sa forme, sa couleur, pourvu qu'elle soit courte!

S'assumer dans nos choix, tenir front face aux jugements et le sourire suivra avec fierté de vivre la vie que l'on veut et non celle que la société nous impose..."

Une photographe de talent à découvrir

Alexa Dyune Bond

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait, #Quartier Libre

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Publié le 24 Février 2018

Photo: Manon Trillard

Photo: Manon Trillard

Laetitia, vous vous rappelez... Noël dernier. Ce jour là, la jeune femme part à la recherche d'elle même et découvre son vrai visage. Une conclusion idéale de cette année 2017 où, en quelques mois, elle a échangé son image de jeune fille pour celle de jeune femme.

Aujourd'hui elle revient sur cette expérience incomparable et nous raconte "cette belle rencontre" avec elle-même.

 

Belle rencontre - Quartier Libre de LaetitiaBelle rencontre - Quartier Libre de LaetitiaBelle rencontre - Quartier Libre de Laetitia

     « Bonjour moi, ravie de te rencontrer »

 

Le stress quand tu vois la tondeuse s'approcher, puis la libération quand tu vois tes cheveux tomber. Enfin, la douceur de ton crâne quand tu le touches.

Ayant passé le cap de la tondeuse il y a presque 2 mois (Cf. « demain est une nouvelle année », article de décembre), j'ai eu tout le temps de réfléchir sur les conséquences de mon acte. Bilan : je ne le regrette absolument pas ! 

Pour revenir rapidement sur l'avantage le plus évident et pratique : quasiment plus besoin de se laver les cheveux, ni de les sécher. Plus besoin de passer 1h a essayer de se coiffer le matin. Plus de « bad hair day », plus de frais de coiffeur.

NB : je vous déconseille de passer le cap en hiver, car oui tu peux attraper un rhume en 5 minutes si tu ne mets pas de bonnet dehors.

©jeaneg

Face à mon acte, les réactions ont été très diverses. Etant donné que je vis à Paris et que mon entourage est très ouvert, le pas était forcément plus facile à passer. J'admire donc d'autant plus celles qui osent en étant dans un climat moins propice.

 

J'ai donc été d'une part sujette à beaucoup de regards admiratifs, des grands sourires, agrémentés de « franchement, t'as osé » ou « wow, ça te va tellement bien ! ». Et même, à mon agréable surprise, de la part de personnes improbables, très conservatrices par exemple.

 

S'en suit le plaisir de pouvoir inspirer : « maintenant que j'y pense, j'aimerais bien le faire aussi...». Le plaisir d'être contactée, sur Instagram, par des femmes du monde entier (d'Iran par exemple !) s'identifiant à moi, se sentant moins seules, heureuses de savoir que oui, autre part dans le monde, il y a aussi des femmes qui peuvent se raser la tête et l'assumer.  Assumer ce choix le rend attractif, possible ! Pour les femmes qui seraient tentées, mais aussi pour une société dont les codes de beauté et de féminité sont un peu trop ancrés. 

 

En effet, même toutes les réactions positives étaient souvent suivies d'un « Mais tu vas les faire repousser, non ? ». On associe, au mieux, le fait de se raser à un coup de tête, quelque chose de provisoire, un test. Un acte symbolique suite à tel traumatisme de sa vie.

©manontrillard

On l'associe, au pire, à une perte de sa féminité.

On m'a fait la remarque que je faisais penser à ces femmes accusées de collaboration à la fin la Seconde Guerre mondiale, rasées en place publique. Quel meilleur exemple pour associer une femme rasée à un traumatisme, à l'humiliation suprême ? Après tout, c'est le pire qu'on pourrait faire à une femme, n'est ce pas ? Lui arracher violemment sa féminité, symbolisée par ses cheveux. Mais dans cet exemple, ce n'était pas un choix. Et c'est une notion qui fait toute la différence.

 

Les gens t'enfermeront dans des idées préconçues, et quel bonheur ça sera de les démonter. Je me rappelle d'une fois ou j'étais dans le bus avec une amie. Une vieille dame me jetait des regards suspects, pensant sans doute que j'étais une punk en déroute (bien que je n'en ai pas du tout le look), perdue dans ma vie ou que sais-je. Et quel bonheur ce fut, de la voir esquisser un sourire après m'avoir vue entamer une longue discussion intellectuelle avec mon amie. Avoir les cheveux rasés te pousse aussi à développer et affirmer d'autant plus ta personnalité. Car tu auras constamment à prouver ce que tu es, c'est à dire autre chose qu'un manque de cheveux.

 

Oui, j'ai le crâne rasé. Ce n'est pas ma seule identité. Je suis aussi féministe, passionnée d'histoire, danseuse de tango, dessinatrice, grande lectrice, adoratrice de raclette… et j'en passe.

Comme tout le monde, mon identité est multiple et ne saurait être définie par ma coupe de cheveux, même si celle-ci exprime bien sûr un pan de ce que je suis.

 

Oui, se raser la tête peut être un choix. Mon choix, celui d'autres femmes dans le monde. Et quel choix  merveilleux !  Se raser la tête en temps que femme, c'est une expérience sociale, sociétale, personnelle. Ça m'a beaucoup amenée à questionner ma féminité, mon identité… comme chaque femme devrait !

 

Je ne cache pas que ça a parfois été dur à vivre, souffrir intérieurement de se penser moins désirable, notamment au regard des hommes. (Ah oui, j'ai oublié de préciser : non, ce n'est pas parce que j'ai la tête rasée que je n'aime que les femmes : en l'occurrence j'aime tout autant les hommes, voire plus !) J'ai donc eu des coups de blues au début, pensant que je n'étais plus attirante, que je m'étais enfermée dans une case « lesbienne » et que les hommes ne seraient plus attirées par moi tant que j'aurai cette coupe. Eh non ! Je dirais même que ça a fait le tri: ceux qui sont venus vers moi étaient alors les hommes plus ouverts, avec le plus de caractère...

©manontrillard

Je comprend qu'on puisse trouver une femme aux cheveux rasés moins belle, chacun ses goûts après tout. Mais qu'on pense que j'ai perdu ma féminité ? Erreur. En effet, face à cette sensation de doute quant au désir que je pourrais susciter, s'oppose ceci : j'adore ma coupe, et ne me suis jamais sentie aussi féminine ! C'est tout le paradoxe de la question, et en même temps l'indice que les codes de la beauté et de la féminité peuvent évoluer.

 

Surtout, je ne suis jamais sentie aussi confiante ! Je découvre tout un pan de confiance et je ne savais même pas qu'il était à ma disposition. Et croyez moi, c'est la meilleure des sensations. Se raser la tête te permet de t'affirmer, de t'accepter, au niveau de ta personnalité mais aussi de ton physique ! Tu te retrouves à nu. Plus d'artifices pour te faire détourner le regard, plus de cheveux.

Pour la première fois, tu te vois réellement, tu es pleinement toi, et tu n'as nulle part où te cacher.

 

Alors qu'on t'appelle « Britney », « Crane d'œuf », « Eleven », ou « V pour Vendetta »... Rigole face à ces surnoms, approprie les toi, et invente en  de nouveaux !

 

Mon expérience est bien sur très personnelle, mais se raser la tête, je dirais que dans l'idéal, c'est quelque chose que chaque femme devrait tenter dans sa vie, si elle veut mieux se connaître et bouleverser un peu les codes établis.

J'imagine que certaines sont stoppées par la peur : de ce que les gens vont penser, de ce à quoi elles ressembleront. Mais la peur t'empêchera de faire un bon nombre de choses incroyables dans ta vie.

 

Vous ne pouvez pas deviner le résultat, esthétique comme psychologique, avant de passer le cap !

 

Texte: Laetitia Dedieu

Instagram

Photos: Manon Trillard

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 18 Janvier 2018

Et que ça pousse

C’était il y a un an , à quelques jours près. 

Je me souviens … 

J’avais pris rendez-vous pour me faire couper les cheveux, avec cette envie de changer de tête , de sentir la lame contre ma nuque et les vibrations de la tondeuse sur les tempes. J’avais du retard , je me perdais dans les rues censées me conduire chez mon coiffeur… enfin je finissais par trouver ! Il se mit au travail et hop un travail de fou , un fade , un dégradé de poils sur mes tempes et ma nuque … si je pouvais je le décernerais meilleur coiffeur du monde ! 
 

Heureuse de ma nouvelle tête je suis réparti .. En route j’ai reçu un message de mon meilleur ami , il rentrait de Paris il était complètement malade et me demandais si je pouvais lui prendre des médicaments pour la toux et comme je vivais au moins 3 jours par semaine chez lui il savait que je serai là ce soir ... pendant que je cherchais une pharmacie je m’imaginais sa réaction … je me doutais qu’il n’allait pas aimer. Et après cette pensée j’ai commencé à me dire que j’allais bouder ce soir.  
Je suis enfin rentré , j’ai pris une douche , enfilé ma jolie robe , je savais qu’il n’allait pas tarder à rentrer. En moi se mélangeait l’excitation et l’agacement … enfin j’avais envie de paraître agacée … intouchable par ce que je savais qu’il allait me dire un truc .. Que ça allait être le premier et que son commentaire à lui serait celui qui me serait le plus important. 
Je regardais l’heure … cherchant quoi faire … j’ai pris mon téléphone , mon casque et j’ai fait ce que je faisais tout le temps chez lui … la vaisselle … de toute façon il allait bientôt rentrer ! J’ai mis la musique à fond … mais pas trop quand même histoire d’entendre le bruit de l’ascenseur et de la porte … qui se fit vite entendre .. Je fis mine de ne rien remarquer et d’avoir un air neutre quand il est rentré … intérieurement c’était Bagdad niveau émotion 😂
Il me traita de morue , que c’était moche que je ressemblais à un mec , qu’il n’aimait pas. Je lui ai donné ses médicaments (vengeance le sirops pour la toux était infecte) et lui fis voir ma robe (échec : t’en a déjà une pareille !! - hum non … non pas du tout non ) 
Au fond j’étais déçue … mais je savais que ce n’était pas méchant , qu’il préfère les cheveux longs , qu’il me trouve plus jolie avec , comme beaucoup de monde d’ailleurs. Mais c’est vrai que moi je me sentais mieux avec cette coupe là .. Cette coupe de guerrière … 
Et à partir de ce soir la .. Il y a presque un an … juste avant de s’endormir on a lancé le pari de ne plus y toucher pendant un an ...

Pari tenu!

 

Texte et photos: Erevan G.

Et que ça pousseEt que ça pousse

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 24 Décembre 2017

Quartier Libre: l'histoire de Mathilde

Il y a longtemps que je "vois" Mathilde autour du blog. Aujourd'hui elle a eu envie, spontanément, de livrer son histoire. Après s'être nourrie de toutes celles racontées précédemment, avoir trouvé du courage en les lisant et finalement être allé avec détermination vers sa vraie personnalité, c'est à son tour de transmettre et sans doute d'encourager d'autres lectrices...

"C’était quelques jours après Noël. La nouvelle, plutôt drôle, avait fait le tour de la famille : ma petite cousine s’était emparée d’une paire de ciseaux et avait entrepris de se couper les cheveux « comme Mathilde ! ».

Mathilde, c’est moi. À ce moment-là, j’avais, sur un coup de tête, coupé mes cheveux très courts. Ce changement radical avait, apparemment, marqué Cassandre, 3 ans.

Les cheveux courts et moi, c’est une longue histoire d’amour et pour moi, cela signifie bien plus qu’une simple coupe...

 

Été 2000. J’ai 4 ans lorsque j’entre dans le magasin avec Maman. D’un regard, je balaye les rayonnages de vêtements puis déclare, déterminée : « Je ne veux pas de rose, ni de robe ». Avec ma coupe au carré, je suis un vrai garçon manqué. J’aimais jouer dehors, construire des cabanes et jouer les casse-cous, fière d’exhiber les hématomes et mes bobos. Les Barbies ? Je leur coupais les cheveux, c’était tout l’intérêt que je leur trouvais.

 

À 8 ans, je renforce mon allure de « p’tit mec » et opte pour une coupe très courte, les cheveux ébouriffés, à la garçonne. Jusqu’à la fin du collège, je reste tomboy, préférant le sport au maquillage, portant volontiers les vêtements de mon grand frère et laissant au naturel la pilosité naissante que mes camarades féminines détestaient déjà.

Entrée au lycée privé catholique, en internat. C’était mon choix, mais je comprends vite qu’il faut que je rentre dans le moule. Je laisse pousser mes cheveux, je me maquille, ma garde-robe se féminise et je passe chez l’esthéticienne tous les mois... Mon corps change aussi, il s’arrondit de toute part, je le déteste. Crise d’ado silencieuse. Je préfère profiter des moments heureux que m’offrent le lycée et l’internat. Mais au fond de ma pensée se profile une vérité que je refuse d’accepter.

 

Sorti du lycée, je pars pour Nantes : nouveau départ, à l’autre bout de la France, loin de mes amis et de ma famille. Après un an dans cette grande ville, j’ouvre enfin les yeux et mon esprit. J’ai grandi, j’ai besoin de changement. Sur un coup de tête je décide de couper mes cheveux courts et c’est comme une libération ! En quelques mois, je trouve le style vestimentaire qui me correspond et qui m’aide à accepter mon corps de femme. Je m’affirme, je prends confiance en moi, après des années de doutes. Et la vérité, si longtemps refoulée, ressurgie comme une grande claque. C’était là, sous mes yeux.

Je suis une femme aux cheveux courts qui aime les femmes aux cheveux courts.

 

Il fallait sauter le pas, oser s’affirmer pour se découvrir, s’accepter et se faire accepter. C’était comme un déclic. À chaque coup de ciseaux, je voyais mieux en moi, à chaque passage de tondeuse, une chaîne se brisait.

 

Quant à Cassandre, je ne serais pas étonnée qu’elle devienne, dans quelques années, une femme aux cheveux courts."

Texte et photos: Mathilde Faivre

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 23 Novembre 2017

Quartier Libre : Coline

C'est aujourd'hui que je suis enfin la personne que j'ai toujours voulu être: une personne qui me ressemble avec un style, qu'ils disent tous "particulièrement différent". J'ai toujours eu ce besoin de vouloir m'exprimer à la "tomboy" depuis mon plus jeune âge. Ma mère n'aimait pas du tout ça, elle me forçait à m'habiller "en fille", quelques fois j'en pleurais; puis je me disais que ce n'était pas de ma faute, que c'était comme ça. Je ne voulais pas la décevoir, je voulais la rendre fière, alors j'ai gardé mes cheveux longs, très longtemps, trop longtemps.

J'essayais de lui plaire dans la façon de m'habiller: des robes, quelques fois des talons.. Je me forçais à lui faire décrocher un sourire de sa part, de lui décrocher quelques mots doux comme "tu es belle ma fille", ou j'essayais de lui montrer que ce n'était pas moi, qu'elle avait tort. Aux yeux de ma famille, j'étais la gosse qui ne décrochait jamais de sourire, qui était moche et qui n'avait aucun potentiel, aucun avenir. Je voyais leur dégoût dans leur regard, j'étais mal car j'avais une image de ma personne horrible. Mes cheveux me mangeaient le visage ainsi que ma personnalité, ce n'était pas moi, ça n'avait jamais été moi. Petit à petit je ne m'occupais plus d'eux, ils ne méritaient plus aucune attention de ma part, je ne voulais plus être leur esclave. Avec eux, je me forçais à être une autre personne, une personne complètement différente de moi. Les gens se moquaient de mon physique, j'étais moche, je ne m'aimais pas, les gens ne m'aiment pas. J'étais mal dans ma peau durant très longtemps.

Puis le 7 juin 2016, j'ai croisé une photo, une belle et magnifique photo d'une femme aux cheveux courts. Le coup de foudre. J'en ai parlé à ma meilleure amie à l'époque, elle trouvait ça "dangereux" de me faire cette coupe là mais elle était partante pour l'aventure. Ce jour là, elle m'a accompagnée chez le coiffeur, mes parents n'étaient pas au courant que j'avais choisi une coupe courte. 1, 2, 3 coups de ciseaux puis j'étais enfin moi. Le sourire jusqu'aux oreilles, j'éclatais de rire à chaque mèche de cheveux qui tombait sur le sol, j'étais fière de moi, c'était la première fois. Petit à petit, je commençais à mettre timidement ma main dans mes cheveux, je n'y croyais pas, je ne croyais pas à ce miracle. C'était un sentiment de bonheur qui m'envahissait, enfin. Le soir même, je suis rentré chez moi. Mes parents m'ont vu, ils se sont arrêtés net. Ils ont ouvert grand leur bouche, et leurs yeux étaient d'une rondeur extrême. Je ne m'attendais pas à cette réaction: ils étaient contents. Ce jour là ma vie a complètement pris un autre tournant: j'étais enfin moi (malgré les questions débiles des gens: "pourquoi t'as fait ça?", "tu aimes les filles du coup?", "tu es une fille ou un garçon?", "tu veux changer de sexe?"...), je m'en foutais du regard des autres, j'étais bien, j'arrivais à m'arrêter devant ce miroir que j'avais brisé de colère il y a longtemps, chaque fragment représentait mon parcours.

Quartier Libre : Coline
Quartier Libre : ColineQuartier Libre : Coline

Ma vie a été bouleversée dans le bon sens, grâce à ce changement capillaire: j'ai acquis une confiance en moi que j'avais perdue, je me suis ouverte aux autres, et j'ai trouver l'amour. Que demander de mieux?

Maintenant, je peux le dire, je suis fière de mon parcours, et c'est en écrivant une partie de mon histoire ici que je me rend compte que pour être heureux, il faut être soi-même.

Texte et photos: Coline M.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 22 Septembre 2017

Photo: Beli Klein

Photo: Beli Klein

Je m'appelle Bex Walker, 27 ans, née et élevée à Barcelone, en Catalogne et ceci est un peu de mon histoire.

Après avoir travaillé pour un établissement bancaire durant plus de 5 ans, j'ai su que ce n'était pas ce que je voulais faire pour le reste de ma vie. Ne vous méprenez pas, c'était une excellente expérience mais pas pour moi.

Une fois que j'ai fini de travailler pour cette banque, j'ai déménagé à Sydney en Australie. J'ai eu du bon temps, mais je sentais  que je n'avais pas trouvé ma vraie passion, il y avait quelque chose qui manquait, encore perdu et qui voulait me trouver.

Directement de Sydney, j'ai déménagé à Londres, et c'est là que tout a changé. En parcourant les belles rues d'East London, j'ai repéré un beau salon de coiffure, j'ai regardé et vu quelque chose d'incroyable, les gens qui passaient un bon moment, on y jouait des airs entrainants, les barbiers semblaient heureux et les clients semblaient détendus, reposés, bière à la main et cravate desserrée. Cette image s'est collée dans ma tête, je voulais travailler dans un environnement similaire.

Je suis rentré à la maison et j'ai commencé à chercher des cours de barbier lorsque je suis tombé sur l'un d'eux très attrayant à la Londron School of Barbering. Sans même le réaliser, une semaine plus tard, je commençais ma nouvelle vie. 12 semaines de cours, et je suis entré dans le véritable monde du barbier. De toute évidence, le cours vous enseigne les bases et vous apprenez l'affaire réelle une fois que vous êtes dans le travail.

Dans ma brève expérience en tant que coiffeur, j'ai réalisé beaucoup de choses, l'une d'entre elles étant que les barbiers ne font pas que couper les cheveux.

Toute les personnes qui passent dans mon fauteuil, ont une histoire, ils ont peut-être eu une jolie journée de travail, des problèmes familiaux, des problèmes personnels, mais ils viennent à moi pour une coupe, et sans s'en rendre compte, ou peut-être qu'ils le font, ils partent se sentent mieux avec eux-mêmes, mettant de côté leurs problèmes pendant 30 minutes, se détendent et se retrouve le moral regonflé.

Avoir une coupe de cheveux c'est comme une thérapie.

Ce que j'aime le plus dans mon travail, c'est de voir les gens revenir et me dire combien leur coupe précédente a été bien faite, ils ont eu des compliments d'amis ou de filles et ils veulent que vous fassiez de même, mais ce ne sera jamais le même que le dernier, j'essaie de faire mieux que leur précédente coupe.

Quartier Libre - Bex la coiffeuse de Beli

Apprendre à «connaître» mes clients est également une grande chose, ils parlent de leurs enfants, de leur femme, de leur travail ... et évidemment, il faut du temps pour que quelqu'un s'ouvre, mais lorsque vous atteignez ce point, c'est très satisfaisant.

Je tente constamment de me défier tous les jours en construisant ma clientèle et en fournissant les meilleurs services.

Jusqu'à présent, j'ai rencontré des gens étonnants dans l'industrie, dont certains sont mes très bons amis à Londres, et lentement, j'essaie de m'impliquer davantage et de développer mon réseau.

Aussi, j'ai eu la chance de rencontrer des gens que je peux appeler des amis comme Beli, ce qui est amusant, car en tant que coiffeur, 95% de vos clients sont masculins, mais j'ai le plaisir de couper des filles aux cheveux courts. Je crois que le barbering est une industrie axée sur les hommes et exclusivement dédié aux hommes, mais j'aime bien le voir de manière globale, et tout le monde, peu importe le genre, qui aime les cheveux masculins courts, est le bienvenu dans mon fauteuil.

Je suis inspirée par de nombreux barbiers, beaucoup de femmes coiffeurs et je souhaite atteindre ce niveau de professionnalisme dans un avenir proche en travaillant dur et en faisant ce que j'aime.

Les projets à venir sont d'obtenir plus de formations dans plusieurs académies et d'ouvrir ma propre boutique dans quelques années, donc vous savez ... si vous avez envie de vous marrer, et avez besoin d'un rafraichissement, venez dans mon fauteuil, vous ne le regretterez pas.

Photos: Beli KleinPhotos: Beli Klein

Photos: Beli Klein

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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