Publié le 30 Juin 2011

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L'autre jour, je me faisais tranquillement dorer sur la plage avant d'attaquer le boulot, lorsque mon attention fut captée par ma voisine en train de décortiquer une pile de magazines people. Comme je la voyais en arrêt, tel un setter de bonne race, devant une page pleine de photos, j'engageais la conversation sur la star dont il était question. " Elle est vraiment jolie, vous ne trouvez pas?" En disant cela je prenais le risque de la vexer si jamais lui prenait l'idée de faire un comparatif avec elle... " Moui bof... Franchement les cheveux courts comme ça, ça craint." Intérieurement un énorme soupir me vint. Et puis, comme le temps était clément et l'ambiance détendue, je décidais d'examiner la photo de plus près en endossant mon costume de Père Blanc.

" Ah ben quand même c'est très sensuel une nuque comme ça, complétement dégagée. Ca donne envie de la caresser, de l'embrasser. Et puis là ça lui donne un petit côté ambigu qui est très excitant non?" Je ne vous cache pas que la dame à commencé à me regarder un peu de travers... " Oui mais enfin là on dirait un garçon quand même..." Argument de base du néonéanderthalien. " Vous exagérez, elle est très jolie comme fille et les cheveux très courts ne la rendent pas laide. Et même si cela lui donne un petit air masculin, on ne peut quand même pas se tromper... Regardez ce cou délicat, cette nuque creusée par les deux tendons au milieu desquels les cheveux semblent se rassembler comme un courant. C'est finement taillé, dégradé juste ce qu'il faut et cela met en valeur à la fois son corps et sa tête, plutôt bien faite... "

A ce stade de la conversation, je me suis demandé si la dame n'allait pas céder, tant elle paraîssait songeuse devant la photo.

" Ouais... Non mais moi si je me coupe les cheveux comme ça, mon mari y m'tue!" Alors là oui, dans de telles conditions, il faut savoir se retirer. J'ai ramassé mon drap de bain et enfilé mes tongs et avec l'ironie du désespoir j'ai lancé en partant:" Essayez quand même, si vous survivez je vous épouse"... Mais bon, on est pas toujours obligé de faire ce qu'on dit dans la vie.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 29 Juin 2011

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Comme chacun peut l'imaginer mes rapports avec Laora devenaient agaçants tant l'espiègle s'amusait à me taquiner sur cette sexualité supposée et jusque là occultée, n'hésitant pas certains moments à me traiter de pédé. Dans ces cas là Frida se faisait mon alliée mais j'ai vite compris qu'il s'agissait d'une manoeuvre et que dans mon dos la prussienne en profitait pour consolider sa complicité avec la milanaise.

Ainsi c'était avec elle maintenant qu'elle allait chez le coiffeur, lui préférant ma compagnie et les salons un peu plus sophistiqués. Petit à petit la situation s'envenimait. Je refusais d'avoir à me défendre d'une homosexualité dont j'avais longtemps eu le doute, pensant que s'en défendre revenait à considérer cela comme quelque chose de honteux ou répréhensible. Je savais bien qu'il s'agissait d'un jeu cruel, mais je voulais trouver une solution. L'idée me vint de m'inventer un ami... 

Moi "- Au fait, je ne vous ai pas dit.... Je ne serai pas là demain soir, je dîne avec UN ami... " A voir le sourire carnassier de Laora et le sourcil relevé de Frida, je devais avoir l'air plutôt cloche en racontant mon bobard.

Laora "- Ma che cosa...? Tou as oune petit ami ora? Et jé lé connais pas? Come il est? Mignon jé souis soure...

Ma Psy - Allons pon! Et tebuis kand, on beut zafoir?

Laora - Ma il faut que tou l'invite avé nous, no?

Moi - Non non pas question. Pour qu'il se fasse traiter de pédé, pas question...

Laora - Oooooh tesoro... Tou sais bien qué s'est pour té taquiner... Ma alora tout es vraiment oune pédé?" 

Avant même de me lancer dans cette discussion, je savais que j'allais m'enliser grave.... Et maintenant qu'est ce que j'allais répondre à cette question. Frida semblait avoir compris et affichait un sourire narquois, quant à Laora, je sentais que si je lui disais la vérité maintenant elle allait être terriblement déçue...

Moi " - Ben... Lui surtout..."

 

Model: Anja Rubik

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 27 Juin 2011

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A peine a-t-il pénétré le jardin que son attention est captée par cette silhouette dans ce groupe de convives. Sans trop savoir pourquoi, il reste fasciné, paraissant balayer l'assemblée du regard ou admirer le paysage... Pourtant son coeur s'accélère et l'émotion trouble sa vision. Chaque détail est comme un souvenir qui viendrait caresser sa mémoire. Cette pose tellement humble, cette main discrètement retenant l'autre bras en passant sur les reins... La dame est dépouillée, pas de bijoux clinquants, de bracelets d'argent ou de bagues dorées. Elle se tient en peu en retrait écoutant attentive, la conversation des autres. Son attitude elle même inspire la bonne éducation, celle des princesses. S'approchant, il fixe cette chevelure ondulée taillée si court qu'elle ne cache rien de la nuque de porcelaine. Les lobes apparaissent eux aussi sans parure. Sans voir son visage il le devine serein et emprunt d'une douceur de madone. Dans ce jardin anglais il croit revoir, comme sur un vieux cliché, celle dont le charme foudroya son père, si loin dans le temps, toute de grâce et de délicatesse et par un coup extraordinaire du sort il se voit proposé une histoire sans fin où à son tour il aurait à portée de main la Dulcinée

 

Photo: Adam

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 27 Juin 2011

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A l'heure dite, une silhouette est apparue. Elle progressait prudemment, écartant doucement les hautes herbes. Depuis ma cache je guettais les alentours. Au bord du découvert, la silhouette s'est accroupie, attentive. Sa carabine M4 était presque aussi grande qu'elle et j'ai imaginé qu'il s'agissait d'un adolescent, raison de plus pour redoubler d'attention. Après le signal je me suis approché, l'adolescent s'est redressé, son fusil en garde. Arrivé à sa hauteur, il a fait volte face et a replongé dans la végétation. Je l'ai suivi au plus près, mettant mes pas dans les siens. J'ai remarqué ses cheveux coupés droit et sa nuque qui était tondue ras. 

Ce n'est qu'au campement que j'ai découvert son visage. Un de ses compagnons l'a appelée Maria. En voyant ma surprise elle a relevé le menton, me défiant du regard. Une mèche lui masquait l'oeil et je l'ai trouvée très belle... Très belle

 

Photo: Justin Hollar 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 26 Juin 2011

Cette vidéo c'est comme un court métrage. C'est beau, sensuel et fort quand on s'imagine que malgré tout parfois on peut tirer un trait et repartir à zéro.
Je vous recommande la lecture en plein écran

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 25 Juin 2011

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Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits ! 
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !


 

"Il pleure dans mon coeur" - Poème - Paul Verlaine ( 1844-1896 )

Photo: Maria Adele

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 25 Juin 2011

Cetain(e)s parmi vous qui seraient suffisemment assidu(e)s à la lecture de ce blog, se rappellent sans doute que j'ai révélé un jour haïr le foot, les footballeurs et leurs supporters... C'est mon choix comme dirait l'autre et je persiste.

Pour en rajouter une couche, il est parfaitement établi dans mon esprit que les femmes de footballeurs correspondent elles aussi aux critères qui me permettent de classer cette catégorie socio-(culturelle) parmi les plus basses couches de notre société, malgré un niveau de vie plutôt substanciel. Ainsi pour moi, une femme de footballeur est l'archétype "pamelaandersonien", grosses fesses-gros seins-cheveux le plus long possible. Et pissétou!

Et pourtant...

J'apprends tout récemment que la très jolie Francesca Sandford, dite Frankie Sandford, qui a souvent eut sa place ici pour illustrer mes délires, est la nouvelle conquête - Ou peut être est ce l'inverse? - du dénommé Wayne Bridge, un footballeur de Manchester City. Alors certes, il y a des antécédents, je pense au couple Beckham et à.... Et c'est tout.

Bon, en même temps, faut pas me faire dire ce que j'ai pas dit. Les cheveux courts ne font pas tout. La mignonnne est peut être " pamelaandersonée" de l'intérieur. Cependant, le simple fait pour un footballeur d'être séduit par une femme aux cheveux courts me laisse penser que la rédemption est à la portée de tous. Alléluia!

Encore plus fort, si c'est possible, la très jolie Frankie marque cette nouvelle relation en adoptant une coupe encore plus courte que la précédente. Livrant aux ciseaux la lourde mèche qui barrait son visage et lui masquait une oreille, elle apparaît aujourd'hui avec une coupe très courte que les anglo-saxons appellent "pixie", qui la rend encore plus séduisante à mes yeux.

Pour une fois qu'un footballeur fait preuve de bon goût, on peut le noter quand même. Non?

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 23 Juin 2011

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Le promontoir faisait face à la mer. Comme elle s'était avancée, le courant d'air qui remontait la falaise soulevait ses cheveux qui provoquaient des ombres sur ses épaules nues comme autant de ramifications et de veinules. Le soleil était agréable, tiède et amical. Il éclairait la chevelure de reflets auburn et dans les cheveux qui parvenaient à s'écarter de la masse il lançait des éclairs dorés.

Sur les épaules de soie, par moment on croyait voir passer un frisson et la chair se hérissait de picots jusque sur la nuque. Dans l'air qui portait des effluves pélagiques, se mêlaient son parfum et l'odeur de son corps échauffé. 

Elle croisa les mains sur son cou et lentement, très lentement, laissa les doigts se séparants remonter à travers ses cheveux, jusqu'au vertex, faisant apparaître au passage la peau claire aussitôt camouflée par l'onde soyeuse qui reprenait sa place. Une main resta sur l'épaule et le cou vint se plier sur elle, offrant à l'inverse la chair nue à mordre... Au premier baiser les reins se cambrèrent imperceptiblement et de nouveau les frissons hérissèrent la peau. Les cheveux courts retombés sur la joue masquaient le regard. Immoblie, son souffle devint plus rapide, soulevant juste la poitrine et gonflant la veine jugulaire. Elle s'abandonna, fermant les yeux et attendant, résignée, la morsure fatale...

Un goéland qui jouait au voilier dans l'air chaud hurla en passant et lui fit peur. La surprise passée, elle se mit à rire toute seule et haussa les épaules.... Depuis quand les vampires se proméneraient-ils au soleil?

Photo: Andrei Mitroshin

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 22 Juin 2011

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Pour finir elle avait claqué la porte, bien fort, pour clairement signifier son mécontentement. Le calme un peu retrouvé, elle se revoyait à peine deux heures plus tôt, observant à travers le miroir la transformation qui s'opérait sous les habiles coups de ciseaux de la coiffeuse et elle retrouvait même cette étrange sensation qui vrillait un peu son estomac, mélant l'inquiètude et l'excitation, une sorte de trac presque jouissif. En sortant de là elle se sentait plutôt fière de ce pas franchi et de l'audace qu'il lui avait fallu. Elle chassa d'un mouvement de tête la mèche qui barrait son visage et passa une main fébrile sur sa nuque, remontant de la peau vers les cheveux et les sentant si courts que parfois ils picottaient le bout de ses doigts...

Depuis son excitation avait été grandissante, pensant à la surprise qu'aurait son compagnon à la découvrir nouvelle. La douche avait été sévère. Jules avait pâlit et après inspection rapide avait fait pleuvoir les récriminations, se lamentant sur la belle chevelure qu'Elle avait sacrifiée. Le temps de reprendre son souffle, Elle avait argué qu'elle était assez grande pour faire ce qu'elle voulait de ses cheveux, qu'elle se trouvait belle et bien dans sa peau ainsi et que par conséquant il devrait bien l'aimer au moins autant qu'elle même. Rien n'y fit, le ton montait, Jules répétait qu'elle n'avait pas le droit, qu'il aimait tant ses longues mèches, qu'elle ressemblait à un homme à présent et que cela lui coupait la chique. Elle tenta d'être conciliante, lui fit remarquer tout de même qu'elle l'acceptait bien tel qu'il était, elle, même avec sa barbe et son marcel le dimanche, ou avec sa chemise bordeau qu'elle trouvait si moche... Ce à quoi on lui répondit que ce n'était pas pareil... Bien entendu.

Au delà de la dispute, dans le calme de son refuge, Elle pensait tout de même que c'était bien triste de découvrir la vérité, quand on est aimé juste pour son apparence et sa qualité de "faire valoir"

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 21 Juin 2011

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Parmi les petits agacements qui parfois troublent ma sérénité, il y a cette capacité de certaines à porter le cheveux courts sans jamais sembler n'avoir à faire à un coiffeur. 

Je ne dis pas dans mon entourage, là mon oeil expert ne pourrait pas manquer de remarquer la moindre variation de longueur dans la coupe d'une amie. Et puis certaines coupes ne peuvent pas échapper à ces remarques, en général lorsque la nuque ou les côtés sont taillés très courts. Je me rappelle, enfant, comme j'adorais voir à la fin de l'été, la petite marque pâle que portait la peau là où elle avait été cachée tout au long des vacances par les cheveux plus longs et que le coiffeur venait de mettre à jour par une coupe dite "de la rentrée". C'était bien sûr plus flagrant chez les garçons, mais à cette époque j'ai le souvenir d'une ou deux filles soumises au même régime...

Par contre, pour en revenir à mon agacement, je vois ma boulangère par exemple, les cheveux courts, mais un courts pas franc, pas net, pas "tranché" et pas moyen de distinguer à quel moment elle sort des mains de son coiffeur... Toujours le même volume, toujours les mêmes petites " pattes" arrondies sur la joue, toujours la même petite pointe sur la nuque... Ca m'énerve!

Les vedettes de la télé, je comprend. Avant chaque apparition pratiquement, un coiffeur s'occupe du brushing et du coup de ciseaux nécessaire, si bien qu'on y voit jamais que du feu, mais ma boulangère... Merde! 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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