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Publié le 1 Août 2016

josie perez

Autant vous le dire, je n'ai jamais eu une âme de militant. Les banderoles, les slogans, ce n'est pas pour moi, pas mon truc.

Et même si mon attention a toujours était très portée vers les cheveux courts des femmes, pendant longtemps je n'ai pas vu tout ce qui pouvait se cacher derrière. Au début ça m'amusait même, de voir certaines réactions et d'entendre certaines réflexions au passage d'une jeune femme avec une coupe bien courte... Rien de grave me disais-je.

Alors c'est comme tout, la répétition de certains effets finissent par nous amener à réfléchir davantage aux causes. Et puis l'âge, la maturité, tout ça quoi...

Aujourd'hui c'est presque devenu épidermique. Sans que je sache vraiment par quel bout attaquer le morceau, je perçois à chaque fois que j'entends une ânerie du genre " les cheveux courts c'est pas féminin", " ah moi je ne pourrais pas vivre avec une femme qui a les cheveux courts", " non, une femme c'est cheveux longs, et puis c'est tout!" et même " j'aimerai bien avoir les cheveux courts, mais mon mari ( ami, père, frère, tonton, Obiwan Kenobi... ) ne veut pas"... je perçois donc vous dis-je une sorte de frénésie meurtrière monter en moi. Et là, si ce n'est pas la consternation qui l'emporte, j'ai envie de sortir ma Kalachnikov. Mais peut être que ce blog est plus raisonnable.

Parce qu'en fait il n'y a pas de petite cause à défendre. Et celle de l'égalité passe aussi par celle d'avoir la liberté d'être soi même. Du coup je me demande si je ne serais pas un tout petit peu féministe moi?

 

Photo: Freidmann Hauss

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Cahiers

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Publié le 29 Juillet 2016

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C'est amusant de voir la force que prennent nos habitudes et l'illusion de changement que donne parfois juste un détail.

Parmi les femmes aux cheveux courts que je connais il y a comme dans tous les courants, des modérées et des radicales. Les modérées s'autorisent parfois de grandes variations dans leur image. Sans considérer que le fait d'avoir les oreilles cachées par leurs cheveux puisse constituer un grave manquement, elles vagabondent entre très court et les différentes phases qui leurs permettent de retrouver une certaine longueur. Si bien qu'elles semblent toujours différentes.

Les radicales ne jouent pas avec ça! Au-delà de quinze jours après leur dernière coupe elles commencent à se désespérer de pouvoir empoigner leurs cheveux sur la nuque ou de voir les plus audacieux atteindre - à peine - le bord de l'oreille. Pour elles les variations se jouent au millimètre et plus d'un mois sans aller chez le coiffeur devient une excentricité. 

Pourtant, tout comme les modérées, les radicales subissent aussi ces besoins de changement, ces envies de différence et je les trouve très fortes dans l'art de modifier leur image d'un simple coup de peigne, couvrant leur front d'une lourde frange ou transformant celle-ci en une mèche aérienne qui va éclairer leur visage. Les couleurs changent aussi, avec elles tout est dans le détail. En quelque sorte il s'agit de changement dans la forme, mais jamais dans le fond et là, modérées et radicales se rejoignent finalement.

 

Photo: Wendy Lehmann

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Cahiers

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Publié le 29 Juillet 2016

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Elle croit avoir un secret... Ou peut être est-ce qu'elle se moque de ce que les autres croient savoir d'elle... Ce n'est pas un secret alors, mais c'est intime tout de même.

La première fois c'était secret. Parce qu'elle s'est dit que personne ne comprendrait vraiment ou qu'on la trouverait bizarre si elle disait ça. Elle rougissait presque en y pensant. Et puis c'est devenu un petit plaisir personnel et habituel. C'est à ça qu'elle a pensé en voyant Amélie Poulain plonger sa main dans le pot de légumes secs, ces petites choses qui faisaient sourire, procuraient du plaisir à condition d'en avoir conscience... Pour elle c'était ça.

Comment c'est arrivé, elle ne sait plus vraiment. Un jour c'est arrivé voilà tout. Une envie à assouvir, une résolution, l'envie d'être elle même simplement. C'est comme ça qu'elle a coupé ses cheveux, sans imaginer un instant ce petit plaisir personnel et intime que ses doigts font naître depuis, en passant doucement sur sa nuque fraichement taillée. C'est agréable comme un velours délicat et à la fois excitant, doux et soyeux dans un sens, rèche et accrocheur dans l'autre. Et puis elle a sous ses doigts le contact de la peau nue dans cette partie de son corps qui s'échauffe d'un simple massage. 

Immanquablement sa coupe est devenue de plus en plus courte. Sans la voir c'est avec ses doigts qu'elle juge si c'est assez court lorsque son coiffeur l'interroge du regard. Du bout de ses phalanges, le picotement fait naitre un sourire sur son visage, électrise son épiderme et cette satisfaction regonfle son moral au point que tant d'assurance lui donne le sentiment d'être irrésistible... C'est tout bête, se dit-elle.

Et pourtant....

 

 

Photo: Splice pictures

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Cahiers

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Publié le 29 Juillet 2016

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Pour beaucoup, cette façon qu'il avait de l'interpeller avait quelque chose de narquois, une façon de considérer que cette tête, si petite, ne pouvait pas contenir suffisamment de cerveau. Pourtant non, il n'y avait rien de méprisant lorsque c'était dit avec autant d'affection. D'ailleurs elle ne l'aurait certainement pas toléré autrement. Pour tout dire même, elle était assez fière de sa petite tête. Outre que cela donnait de l'harmonie à sa silhouette, cette image un brin androgyne lui correspondait totalement.

Lui ne se lassait pas de faire l'éloge de ses oreilles qu'il comparait volontiers à de petites pâtisseries orientales, fragiles et délicieuses. Dans la rue il ne se privait pas, marchant à ses côtés, de caresser son cou nu et de fourrager de ses doigts à travers les cheveux courts de sa nuque. Elle dodelinait un peu de la tête, presque langoureusement, pas comme si elle voulait se soustraire à cette caresse, mais plutôt pour apprécier ce qui pour elle n'était rien d'autre qu'un signe d'affection plein de sensualité, même si là, en pleine rue, cela pouvait frôler l'exhibitionnisme. 

C'était un jeu entre eux, une sorte de plaisir secret. Lui ne se privait pas de moquer parfois son allure de garçonnet et elle s'amusait beaucoup à le traiter de fille malgré son allure d'ours à peu près bien lèché. Une façon de se rappeler l'un à l'autre qu'il ne fallait pas s'enorgueillir de son genre.

 

Ainsi ils se maintenaient chacun sur le même pied.

 

 

Photo: The Following - Valorie Curry

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Cahiers

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Publié le 28 Juillet 2016

Cahier de vacances - Profondeurs - 07/2013

 

"Ah te revoilà... ?

Alors il suffit que je sois un peu mélancolique, que je sente le vide autour de moi et que le temps d'un verre d'alcool je cherche un sens à ma vie, pour que ta petite bouille reparaisse?

Et avec elle tout un cortège, de douleurs et de plaisirs, de rires et de larmes, de haine et d'amour...

Comment c'est possible... tu m'as tellement fait souffrir. Pourquoi chaque fois que mon âme part au fil des vagues est-ce que c'est ta silhouette que j'imagine, ton regard et tes lèvres qui me sourient, tes cheveux jamais assez courts que j'ai envie de caresser?

Encore un verre...

Je crois qu'on s'est aimé à la folie toi et moi. Au delà du raisonnable, au point d'être soudé l'un à l'autre, incapable de vivre, enchaîné et dépérissant. Bon sang! Comme je t'ai aimé...

Mais il faut me laisser maintenant, parce qu'avec l'alcool je vais finir par te haïr encore en m'apercevant que ma vie n'est qu'un désert de ruines, un sol dur et gris où plus rien ne pousse..."

 

Il a laissé un billet à côté du verre plein et il est parti dans la nuit, relevant le col de son trench.

 

Photo: Alina Süggeler

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Cahiers

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Publié le 28 Juillet 2016

Je connais le sentiment de fatigue qui peut envahir chacun de nous à la seule idée de feuilleter durant des heures un album, fut-il aussi riche que ce blog, à la recherche de quelques "pépites" qui nous auraient échappées. Aussi, comme je vous aime bien, je vais pour vous, dans cette nouvelle rubrique, aller à la pêche aux articles anciens et les remettre à la surface pour que vous puissiez élargir votre champs de vision sur Les Femmes aux cheveux courts...

Eve Salvail pour Les Femmes aux cheveux courts

Eve Salvail pour Les Femmes aux cheveux courts

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Cahiers

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