Publié le 29 Novembre 2012

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Il n'a jamais imaginé la perdre. C'était une certitude, comme celles que l'on rencontre parfois et qui nous donnent confiance en nous même... " Cela n'arrivera jamais... jamais" Et chaque jour depuis celui où elle l'a connu, cette certitude prenait du corps, de la masse, comme un socle énorme et indestructible.

Il a découvert en elle une partie de lui, sans doute la meilleure, celle qu'il ne soupçonnait pas et ainsi soudés, l'un et l'autre ils pouvaient croire que rien ne saurait leur résister. C'était tellement plus fort que tout...

Mais la vie est une chienne que l'on caresse et qui vous mord quand vous croyez l'avoir apprivoisée...

Elle est partie et c'est comme si l'air lui manquait. Finies les certitudes, en quoi pourrait-il croire à présent? Le socle d'airain n'est plus qu'un tas de poussière sur lequel plus rien ne tient. Il faudrait balayer, rebâtir, mais il est incapable de tout, orphelin de son âme... Elle était lui au féminin, son miroir, lui en mieux et le voilà vide.

La vie est une chienne...

 

Photo: Carey Mulligan

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 28 Novembre 2012

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Elle fait ce geste presque machinalement, à chaque fois qu'elle sort de chez le coiffeur. Cette caresse sur sa nuque la fait frissonner un peu. C'est agréable ce léger chatouillement du bout des doigts lorsqu'ils remontent doucement à travers les cheveux taillés très courts. En le faisant elle retrouve le moment où le peigne rebrousse les cheveux et où les ciseaux claquent dans un rythme effréné. Ce geste l'a toujours fascinée. Elle se souvient, petite, qu'elle aurait pu rester des heures à observer le coiffeur l'accomplir. D'abord la fluidité avec laquelle le peigne glissait, à contre sens, laissant apparaître furtivement une raie qui disparaissait au fur et à mesure de l'ascension. Et puis les ciseaux qui claquaient en cadence, parfaitement synchronisés, suivant la progression du peigne... Arrivé à la fin de sa course, les lames cessaient leur agitation et lui repassait dans le sens du poil cette fois, puis à nouveau s'apprêtait à remonter dans la toison. De temps en temps le coiffeur faisait claquer les lames dans le vide, comme pour prendre de l'élan avant de plonger sur le peigne et tailler tout ce qui en dépassait... La technique autant que l'adresse du coiffeur avait cet attrait fascinant qu'ont les gestes du sculpteur façonnant la pierre ou le bois, laissant naître à la longue une forme voulue, lisse et harmonieuse...

Aujourd'hui c'est elle qui offre ses cheveux à tailler aux ciseaux qui claquent frénétiquement sur le peigne qui remonte régulièrement et inexorablement. Et chaque fois elle retrouve cette étrange sensation, un souvenir d'enfance heureuse, son frère, son père, des parfums et des bruits. C'est bête parfois comme certaines petites choses vous font du bien...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 27 Novembre 2012

Brett walker

Je n'y peux rien, je suis comme ça! Depuis que ce petit blog a attaqué sa quatrième année je m'inquiète. Je le vois batifoler, sembler s'épanouir, rire et pleurer... Pourtant je me fais du mouron pour lui. Les analyses ne sont pas bonnes comme on dirait à l'Institut Pasteur.

Alors oui je sais. Il y a comme ça des petites crises dans la vie d'un blog, des poussées de fièvre, comme des baisses de tension, en général rien de grave.

Mais là cela fait un petit moment que j'observe sa courbe de températures et je vois bien que ça ne va pas. La baisse est générale, l'audience n'y est plus. Il y a bien des messages de sympathie, nombreux, chaleureux, encourageants. Mais pourtant les chiffres sont bien là: 50 490 pages vues au mois d'août.... et ce mois ci il atteindra péniblement les 40 000.

Alors dans ces cas là on en arrive à remettre en cause la fiabilité même du système, on se dit que les statistiques sont fausses, les calculs erronés... Hélas, si les résultats ne concordent pas toujours, une réalité apparaît unanimement, c'est la dégringolade.

Oui oh, je sais! Il n'y a guère que mon orgueil qui en pâtisse et de toute façon ça ne peut pas me faire de mal de me remettre un peu en question hein, parce que quelques uns commençaient à dire que j'avais un peu le melon, si si, ne niez pas. Moi le premier d'ailleurs. Je me voyais déjà, interviewé par les médias à qui le succès du blog n'avait pas échappé, dédicacer au Virgin Mégastore des exemplaires de l'album recueil des meilleurs articles du blog, devenir best seller avec le roman de Moïra et prendre des airs compassés au milieu des intellectuels de "Ce soir ou jamais"...

Ah c'est ma mère qui aurait été contente. La sainte femme, qui avait trimmé sa vie durant pour nourrir ses douze enfants aurait trouvé là une juste récompense à toutes ces années de labeurs. Peut être même que mon père aurait eu vent de ma renommée et que, dans un sursaut d'humanité, il m'aurait envoyé une carte postale des Seychelles où depuis des années il tentait d'échapper au fisc et aux pensions alimentaires qui ne faisaient rien que de lui gâcher sa vie...

Seulement voilà, la réalité n'est que médiocrité, tout juste 1500 visiteurs chaque jour et une page Facebook qui n'atteint même pas les 200 followers... Alors à quoi bon, hein? Noooon soyons raisonnable... Je vais continuer d'écrire juste pour moi, dans mon petit coin, sans faire de bruit, voilà...

 

Photo: Brett Walker

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 26 Novembre 2012

Autant j'aime ma mélancolie, cette espèce de tristesse chronique qui m'entraine parfois dans des écrits un peu mélo, autant le lundi matin, je ne suis pas contre un petit coup de Whitney Houston qui cherche quelqu'un pour danser. Le tout parmi de jolis visages, souriants, enthousiastes, vainqueurs, séducteurs, attendris,... irrésistibles...

Alors, plein écran, le son à fond et c'est parti pour 4 minutes 50 d'élan!

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Diana Shishkova

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Avec: Stéfania Kightley, Loréna Nosic, Olivia Thirlby, Alice Taglioni, Diana Shishkova, Courtney McCullough, Mia Wasiskowska, Megan Rapinoe, Emma Watson, Carey Mulligan et Freja Beha Erichsen

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Publié le 24 Novembre 2012

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Sa blondeur et ses cheveux courts fascinaient, tout autant que son visage angélique. La terrasse était illuminée de guirlandes et les lumières de la marina faisaient briller son regard. Comment l'oublier?

L'ange sans ailes l'emporta dans un tourbillon qui dura toute la nuit et il s'enivra de son parfum, jusqu'à oublier que rien ne dure... Tristamente tutto deve finire...

 Mais elle avait décidé de jouir de chaque instant et le prix ne lui importait pas. Ne pas penser à l'amour, ne pas penser à la fin de la danse. Ils se sont nourris l'un de l'autre et elle n'a rien promis...

Après cette nuit à Naples elle a disparu de sa vie... Mais lui n'a pas compris. Abandonné, il a cherché, des jours et encore des nuits sans retrouvé son ange aux cheveux blonds... jurant qu'il n'aimerait plus, jamais.

 

 

Photo:Michael Sanders

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 22 Novembre 2012

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En principe, je serais plutôt un garçon classique, si cet adjectif peut être le contraire d'excentrique. J'aime les textures et les couleurs naturelles, les matières solides et confortables, le vintage plutôt que l'éphémère de la mode. Pourtant si d'aventure je suis pris à partie dans un débat de mes commères du quartier, j'arrive facilement à prendre fait et cause pour l'objet de leur discussion...

Comme cette fois où sur le passage d'une jolie jeune femme aux cheveux très courts et à la mèche colorée, mon épicière marmonnait dans l'oreille de la cliente qui me précédait à la caisse, que de nos jours ma pauv'dame elles savent plus quoi inventer pour se faire remarquer...

Comme d'habitude je tente de rester hors de l'échange de coups, mais là, la promiscuité du tapis roulant invite toujours la marchande de soupe à me prendre à témoin, même si elle ne peut pas se vanter d'avoir eu un jour un avis de ma part qui abondait dans le sens de ses théories.

Et là en l'occurrence, je trouvais une vraie fraîcheur, même une certaine harmonie à cette blondeur mélangée de rose et de brun. Et puis la coupe était audacieuse et assumée de belle manière. Alors évidemment je me suis, encore, attiré les foudres des deux ménagères aux regards noirs, même si je n'ai pas usé de l'argument qu'elles mêmes arboraient sans vergogne une sorte de bleu électrique avec leur permanente qui peut être pouvait choquer la fille aux cheveux roses...

 

Photo: Cammila Collar par MC

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Publié le 20 Novembre 2012

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La nature humaine est ainsi faite qu'on cherche souvent à convaincre les autres de la justesse de nos idées et de l'assurance de notre jugement. A tel point que parfois on fini par être trop exclusif, à n'admettre que notre point de vue et la compagnie de celles et ceux qui le partagent. 

Partant de ce constat, moi qui réfléchi plus que raisonnablement, je me demande finalement si à force de parler des femmes aux cheveux courts, de les vanter, de rendre hommage à leur audace, leur tempérament, leur authenticité, toussa toussa... je n'en viens pas à être un peu ayatollesque dans mes propos. 

C'est ce que m'a inspiré un récent échange de commentaires où, en plus de l'incompréhension inhérente à la forme du dialogue, se sont télescopées deux humeurs visiblement différentes.

Résumé des faits: Pauline ( Pooline's world ) commente l'article Certain(e)s l'aiment (ma)cho ( oui je sais ça date pas d'hier, mais bon, c'est sympa de revenir sur des vieilleries ) et soutient, non sans bon sens que souvent les femmes ont peur et elle énonce les raisons de ces peurs, le tout allant dans le sens de mon propos. 

Puis s'ouvre un nouveau paragraphe sur "l'éternel féminin" dont la référence pourrait être la femme telle que Alfons Mucha la peint dans son oeuvre, symbole de l'Art Nouveau. Et donc Pauline avoue sa fascination pour ces chevelures ondulées et tentaculaires, qui battent les reins de ces femmes "normales", comprenez non androgynes.

Sans avouer un seul instant que moi aussi j'apprécie beaucoup l'oeuvre de Mucha, je réponds comme d'habitude de façon un peu brutale et provocante, que le stéréotype de la femme, femelle fertile et nourricière, aux hanches larges, aux seins généreux et à la chevelure abondante est une image véhiculée depuis l'aube de l'Humanité par l'homme et les religions, à leur seuls profit: un concept quoi.

Et là... c'est le drame!

Pauline défend son idée, m'accusant de despote capillaire, qui ne supporterait que les femmes androgynes au corps musclé et aux cheveux courts, voulant imposer ma vision de la femme, celle qui me plaît, sans partage, occultant la réalité physiologique du genre féminin " construit" pour enfanter ( gros seins, hanches larges ) 

Bon, moi je le prend à la rigolade, de toute façon j'aime bien bavarder. Mais qu'on m'accuse de dictateur simplement parce que je profite de Mon blog pour exprimer Mes goûts... ça me dérange. Mais quand même, finalement je me demande si Pauline n'a pas raison... peut être bien que je deviens intolérant, extrémiste, terroriste avec mon image d'être idéal aux petits seins, aux hanches droites et à la nuque bien dégagée? 

M'enfin, je n'ai jamais pour autant dit du mal des femmes qui n'entraient pas dans ce schéma ( à part Pamela Anderson ) et quant à dire que certaines femmes aux hanches larges et aux seins "normaux" sont des femmes de caractère malgré leurs cheveux longs, je veux bien le croire, les références ne manquent pas, mais je n'ai jamais dit non plus que j'aimais les femmes de caractère... hein? On saisit la nuance?

Epilogue: J'aime bien Pauline. Une femme aux cheveux courts "normale" qui de temps en temps part un peu dans les tours quand il lui semble que son combat est juste. Comment la blâmer. Quant à moi, ben comme d'hab' je vais tenter d'enfoncer les portes ouvertes et le clou pour chasser les clichés, les idées reçues, les stéréotypes qui collent quand même un peu trop aux basques des femmes aux cheveux courts, même si je n'en suis pas une ( merci de me le rappeler ) mais surtout continuer de dire qu'il existe en ce bas monde un homme qui aime les femmes aux cheveux courts, blondes, brunes, rousses, grises, blanches, noires, jaunes, rouges et même tout mélangé, petites, grandes, rondes ou fines. L'essentiel c'est qu'elles soient elles mêmes.

 

Affiche: Alfons Mucha

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Novembre 2012

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Les plus assidu(e)s, se rappellent de Maud qui après avoir publié ici son "Quartier Libre" est devenue pour le blog, Grande Reporter officielle.

Bon, il faut bien l'avouer, pour l'instant ses reportages sont encore dans les cartons et je plaide pour elle l'indulgence, compte tenu de la rentrée universitaire que l'on peut considérer comme une circonstance atténuante.

Cependant la proximité géographique nous permet de nous voir fréquemment, étant adepte l'un et l'autre de "terrassothérapie" où nous échangeons des points de vue critiques sur l'allure de nos contemporaines, comme pour aller chez le coiffeur, puisque depuis nous avons le même. 

Enfin, plus exactement nous partageons le même salon et c'est Régine qui lui taille les cheveux juste comme elle aime, pour affirmer son style, avec adresse et savoir-faire. Depuis, les avis sont unanimes, les rendez vous réguliers et la coupe chaque fois un peu plus courte...

Une complicité qui m'honore, je dois le dire, des échanges qui m'enrichissent, emprunts de fraîcheur et d'intelligence, d'ironie et de sincérité.

Alors, même si pour l'instant notre envoyée spéciale n'a pas encore brillé par la qualité de ses reportages, elle est déjà, dans l'esprit et dans le style, une parfaite représentante des jeunes femmes aux cheveux courts.

 

Photo: Marion P.

Maud Révis Carbenay sur Facebook     

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Publié le 16 Novembre 2012

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Un jour il lui avait raconté l'histoire de l'esclave persane devenue reine. La reine d'un immense empire, au destin tragique... Elle est restée silencieuse en écoutant la légende. A la fois triste et fière. Tout ce qu'elle connaissait elle, c'était l'histoire de la chanson, une chanson d'amour qui disait que la fille n'était pas obligée de faire le trottoir parce que le garçon l'aimait et qu'il ne voulait pas la partager avec un autre...

Après tout elle aussi était une reine, dans le coeur de ce garçon...

Est ce que les prénoms pouvaient vous donner un peu de l'ADN de ces héroïnes fantastiques? Est-ce que toutes les Schéhérazade avaient le coeur aussi noble que la princesse aux milles et une histoires, est-ce que toutes les Jeanne pourraient mener une armée dans un juste combat... Et les Camille auraient une âme de sculpteur, les Louise prêtes à monter sur les barricades, ou les Morgane un penchant pour la sorcellerie...?

Cela l'a fait rire. Elle a secoué sa tête blonde, a paru hésiter un instant puis a lancé: " Tu sais j'ai rencontré un garçon..." Il s'est attendri, a ébourrifé ses cheveux courts avant de lui demander:" Et comment s'appelle-t-il?" Dans un sourire elle a répondu:

"... Alexandre..."

 

Photo: Marta Bevacqua

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Publié le 15 Novembre 2012

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Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire

 

Texte: "L'amoureuse" Paul Eluard

Modèle: Stefania Kightley

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