Publié le 26 Février 2019

Nathalie Ritzema

Nathalie Ritzema

Tous les rêveurs font ça. Tous les rêveurs, ou tous les génies, parfois ce sont les mêmes. Une seule incantation et vous voilà à la poursuite d'une idée, qui si vous n'y faites pas trop gaffe, vous embarque dans un monde meilleur.

Et si...?

Et si on supprimait le genre? Plus de masculin ni de féminin, juste de l'humain, aucune différenciation entre homme et femme sinon le sexe. Humm? Bon alors oui, certaines vont me dirent: " ben attend Einstein, ça fait un moment qu'on est dessus déjà, on t'a pas attendu". Certes... Enfin, certaines jouent de l'ambiguïté d'un corps et d'un esprit plus fluide que les autres, nageant souvent à contre courant et perçues comme des anomalies. Non! Imaginons qu'universellement le genre soit aboli et toute tentative d'hégémonie d'un sexe sur l'autre fermement réprimé. Du coup, forcément on parvient tout de suite à plus d'égalité. Mais une égalité de ouf! Un truc encore jamais vu, même pas au jardin d'Eden où on a fait croire à Adam qu'il était créé par Dieu alors qu'Eve se contentait d'être née d'une de ses côtelettes. 

Et mine de rien, ça ferait un paquet de questions existentielles qui passeraient de facto à la trappe. Imagine! Le désir et l'attirance ne seraient guidés que par l'intelligence et l'esthétique. Rien que ça... ça ouvre des perspectives abyssales. Et question fringues ou coupe de cheveux, pareil. Plus de plus-values sur le sexe, de taxe rose. Les mecs qui portent des robes, comme Billy Porter ( à la cérémonie des Oscars ) en paient le prix, parce que c'est plus de boulot, de tissu, de temps... Les femmes qui se coupent les cheveux à la tondeuse et qui n'y passent qu'un quart d'heure deux fois par mois, ne paient pas plus que le prix du savoir faire de leur coiffeur et le temps qu'il leur consacre. Et on ne se pose plus de questions pour savoir si c'est normal ou pas. C'est ainsi!

Sans compter que, comme ce serait presque la norme, plus personne ne ferait ch... les androgynes ou simplement les femmes aux cheveux courts dans la rue ou aux repas de famille à propos de leur allure. On pourrait même dire que cette abolition du genre sauverait certainement la planète...

Ça m'fait rêver...   

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 24 Février 2019

Nathalie Ritzema

Nathalie Ritzema

Parfois le doute m'étreint. Mais fort, à m'en faire mal. Tous mes rouages se bloquent, la mécanique se grippe et mon cerveau ne fonctionne plus. Alors l'espace d'un moment je suis incapable de comprendre le monde qui m'entoure. Malgré tout mon savoir sur la question, acquit avec le temps depuis que j'écris ici, à chaque fois que je suis confronté à l'attitude ou aux réflexions d'un homme sexiste et persuadé de sa supériorité faisant une remarque à une femme aux cheveux courts, suggérant qu'elle n'aurait pas le droit de faire ce qu'elle fait, je reste un instant sans voix. Après, bien sûr je peux faire confiance à la femme en question pour avoir la meilleure répartie et d'un bras d'honneur verbal clouer le bec au macho. Mais voilà, je suis énervé, agacé, exaspéré par l'intolérable assurance de l'homme persuadé d'être encore le maître de toutes choses dans son environnement. Et surtout je lui en veux de m'éclabousser de sa consternante stupidité qui pourrait faire de moi, aux yeux des autres, un homme ordinaire qui lui serait semblable. J'ai déjà entendu cela. On me l'a dit, sous prétexte que je suis un mâle-blanc-hétéro-cis, je suis forcément suspect d'être comme tous ces connards, un "privilégié". Et rien n'y fera pour, définitivement, m'absoudre de la connerie de ces hommes là. Il me faudra toujours et pour toujours donner des gages...

Et c'est la même chose lorsque je suis confronté à l'homophobie, au racisme et à n'importe quelle discrimination. Mais ce qui m'intéresse ici bien sûr ce sont les femmes aux cheveux courts, qui d'ailleurs peuvent être aussi victimes de toutes les autres intolérances. Comme cette façon qu'ont les autres, hommes et femmes d'ailleurs, de reprocher une coupe "trop courte" ou "trop masculine", comme si, une fois encore, la femme n'avait pas le droit de surmonter ce tabou en s'appropriant une nouvelle forme de féminité. Qu'il se trouve quelqu'un pour faire une remarque sur la nuque rasée ou les oreilles dégagées d'une amie ou d'une inconnue et je suis instantanément bouche bée, tellement sidéré par ce comportement intolérable. Je me demande alors comment il est possible, aujourd'hui au début du XXIème siècle, de ne pas considérer l'humain, comme tel et d'en être encore à faire du classement entre hommes et femmes, les uns persuadés d'être supérieurs aux autres.

"Hélas, je n'ai aucun message d'espoir. est-ce qu'à la place deux messages de désespoir vous conviendraient?"  W. Allen

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 19 Février 2019

Le "rebeu" ne dort jamais

On le connaissait au fond de son épicerie, genre bazar de quartier, toujours jovial, capable de vous vendre un paquet de pâtes ou des piles pour votre télécommande en pleine nuit ou un dimanche soir à 20h. Jocker imparable et atout maître dans le jeu des citadins imprévoyants.

Et puis voilà qu'on le découvre aussi, tranquille sur son fauteuil confortable, sous le néon de son minuscule salon de coiffure, le dimanche soir, prêt à recevoir celui ou en l'occurence celle qui subitement ce soir là ne résiste plus à l'envie de mettre sa coupe à jour. Il y a des urgences comme ça. Un rendez-vous soudain pour le lendemain, ou un chagrin de déception et l'idée que cette coupe va vous regonfler le moral et vous rendre invincible, parce que souvent ça marche.

Pontoise, dimanche 18h. Anaïs à les nerfs. Il y a toujours plein de raisons pour avoir les nerfs. Alors subitement l'envie lui vient de se faire couper les cheveux, une bonne coupe, bien rasée, comme elle aime. Elle a besoin de sentir le vent sur sa nuque, de retrouver sa tête d'androgyne conquérante. Elle part au hasard dans les rues de la ville. Ce petit salon qu'elle avait repéré. La lumière est allumée. Elle pousse la porte, comme si le coiffeur l'attendait. Elle s'installe. C'est tout juste si elle a besoin d'exprimer ce qu'elle désire, comme si cela se voyait. Le bruit de la tondeuse brouille les mauvaises pensées, parasite la mauvaise humeur de toute l'heure... Avec habileté le coiffeur, taille, tond, rase et à peine un quart d'heure plus tard, la jeune femme retrouve avec cette tête familière, le moral qui avait failli lui manquer.

Adieu le blues du dimanche soir, la fin de weekend morose, grisâtre et déprimante. Le rebeu ne dort jamais!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Février 2019

Tout le monde l'a vu

A moins de débarquer de la Lune, tout le monde, ou presque,  a vu la série La Casa de Papel sur Netflix... Oh ben oui! Et donc, tout le monde, ou presque, est tombé sous le charme de Ursula Corbero, alias Tokyo, délinquante de haut vol ( c'est le cas de le dire ), combinaison rouge et masque de Dali sur une frange effrontée et juvénile, à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession, ou presque.

Et cette chevelure brune... coupée au carré... avec la frange bien droite... et le lacet autour du cou... non? Ça ne vous dit rien?. La fille badass, qui manie les armes à feu comme une "professionnel.le"... non? Toujours pas?

Mais si aller! Tout le monde se rappelle de Mathilda, la fillette qui après avoir vu toute sa famille massacrée par un flic ripoux, se réfugie auprès de Léon, le tueur professionnel bien brut de décoffrage, qui va lui apprendre les rudiments du métier et tomber sous son charme.

 

 

 

 

 

 

 

Ben voilà! Tokyo sans aucun doute est la petite Mathilda devenue grande. Plus voleuse que tueuse, mais le modèle est le même, jusqu'à la ressemblance physique. Hasard? ...Je n'crois pas non!

 

 

 

 

 

D'ailleurs il a bien fallu à l'actrice un changement presque "radical" pour sortir de cette incarnation...

Tout le monde l'a vuTout le monde l'a vu

Ah vous aviez rien remarqué?

Bon ben voilà.

Merci qui?

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 15 Février 2019

L'enquête - Un portrait de Clara

Au commencement, il y a Clara, une jeune femme, bien dans son époque, musicienne, cavalière intrépide, bien décidée à apprendre le cinéma. En somme, que des trucs de passion. Clara a les cheveux longs, mais pense depuis longtemps à les couper. Une idée comme ça, qui fait son chemin. Jusqu'à ce moment où, pour  être admise au concours d'entrée d'une école fameuse, on lui demande de réaliser un dossier. Son sujet est tout trouvé: La coupe de cheveux est-elle un attribut de genre? Elle se lance alors dans une enquête approfondie, à la rencontre des Femmes Aux Cheveux Courts... 

L'enquête - Un portrait de ClaraL'enquête - Un portrait de Clara

"... Afin de mieux comprendre ce désir, mais aussi d’en cerner tous les enjeux, j’ai pensé rencontrer ces femmes dont l’expérience me permettrait de comprendre l’importance et la prégnance de telles normes. Comment les jeunes femmes occidentales d’aujourd’hui utilisent-elles un symbole aussi puissant de féminité qu’est la coiffure pour parler d’elles ? Comment et pourquoi se libèrent-elles de cette règle historique du genre pour affirmer quelque part, une nouvelle façon d’être femme ?"

Mais on ne pénètre pas impunément le monde des FACC sans y laisser quelques plumes cheveux. Les rencontres, les témoignages, les heures passées dans un salon de coiffure pour comprendre les motivations  et l'état d'esprit des femmes, jeunes ou moins jeunes, féminines, androgynes, garçonnes, tout cela entraine Clara sur une pente irrémédiable. Un jour, elle n'y tient plus et se coupe elle même les cheveux. Erreur de débutante direz vous? Pas vraiment et son argument est plutôt valable...

"... Je suis allée prendre rendez-vous chez le coiffeur pour mardi. Je vais devoir mettre en place une sorte de protocole de préparation, pour donner à cet acte tout ce dont je voudrais le charger. C’est en même temps le désir de ne pas être déçue, comme si naissait aussi le fantasme d’une libération. C’est pour cela que je choisis de me couper les cheveux moi-même dans un premier temps. Je veux ressentir cette emprise sur mon propre corps, cette modification physique pleine de sensations et d’allègement. 

C’est d’abord le bruit aigu des ciseaux qui luttent face à l’épaisseur et au nombre. Ces cheveux qui eux, répondent par un son rugueux et sourd, lancinant.  On a le souffle court parce qu’instinctivement notre corps tout entier répond au geste, il s’est calé sur le rythme du mouvement. Ce mouvement répétitif, la force qu’il faut y mettre face à la résistance des cheveux, comme un combat entre sa volonté et son corps, le temps qui a passé et que l’on balaye d’un coup de ciseaux. On est d’abord tout à son effort, essayant de couper droit, uniformément, pas trop quand même. Et moins il reste de mèches sous les lames, plus la curiosité augmente, plus le désir de voir se fait inquisiteur. Alors je me regarde dans le miroir, une fois, deux fois…"          

Et voilà! Le doigt est dans l'engrenage, plus rien à présent ne pourra résister à " l'addiction" que toutes les habituées connaissent...

La voici à peine coiffée " à la garçonne " par un coiffeur un peu fébrile, peu habitué aux cheveux très courts, que déjà elle n'a en tête qu'une chose: Les recouper, mais cette fois pour de bon, très courts!  Et c'est justement là que nous faisons connaissance. Parce que depuis le temps, quand quelqu'un s'intéresse aux cheveux courts des femmes dans ma grande ville du Sud, il finit presque toujours à la terrasse d'un bistrot en face de moi pour en parler. 

Et moi vous savez, je ne suis pas tellement du genre à empêcher les gens d'assouvir leurs envies. Clara cherchait LE coiffeur capable de couper ses cheveux vraiment courts et je l'ai aussitôt envoyée entre les mains de Régine...

L'enquête - Un portrait de ClaraL'enquête - Un portrait de Clara
L'enquête - Un portrait de ClaraL'enquête - Un portrait de Clara

Une enquête qui se termine donc en travaux pratiques. On ne pourra pas dire que l'enquêtrice ne s'est pas investie dans son travail.

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 11 Février 2019

Qui a dit ça?

Allez savoir pourquoi, il y a une légende qui perdure depuis des lustres et qui raconte que les femmes aux cheveux courts sont toutes lesbiennes, ou que toutes les lesbiennes ont les cheveux courts, ou que... je ne sais quoi encore. Evidemment, chacun.e ici sait parfaitement que cela n'a rien à voir, du moins autant que la choucroute avec la mécanique quantique. Mais comment faire pour combattre un tel préjugé?

Eh bien à mon avis, comme toujours lorsqu'on est confronté à la bêtise, il faut faire preuve d'intelligence et d'assurance. La visibilité et l'exemple sont les meilleurs moteur du retour au bon sens. Il ne s'git pas de provocation, bien sûr. Non juste de montrer et par la même démontrer, que :

1/ L'orientation sexuelle n'a pas besoin de se justifier et n'intéresse que la personne concernée

2/ S'exprimer clairement est toujours mieux que se taire. Le silence est souvent le terreau des ragots

3/ Assumer son choix et ses goûts. Les femmes aux cheveux courts attirent toujours les regards

Et n'en faire qu'à sa tête!

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Publié le 8 Février 2019

Anodin? Je n'crois pas non...Anodin? Je n'crois pas non...
Anodin? Je n'crois pas non...Anodin? Je n'crois pas non...

Je sais bien qu'une grande majorité encore, trouve cela excessif, presque outrancier. Inutile de grimacer, les goûts et les couleurs ne se discutent pas. D'ailleurs, qu'on aime ou qu'on aime pas, il faut admettre que ce style, piqué aux hommes sans aucun scrupule, semble prendre petit à petit, mine de rien, une vraie place dans le paysage. La preuve, je n'ai pas eu à chercher très loin pour rassembler ces clichés, parmi lesquels je reconnais au moins deux amies...

On aurait tort de penser que ce n'est là qu'une façon nouvelle d'exprimer une féminité toute personnelle. Parce que oui, n'allez surtout pas croire que ce style serait réservé à une catégorie socio-culturelle bien définie, entre artiste et militante LGBT, non! Du tout! De nada! Not at all

Andreea Mighiu par Ricardo LaValle

Andreea Mighiu par Ricardo LaValle

Modèle ou non, étudiante ou gérante de magasin, sportive et intellectuelle, il y a parmi celles qui embrassent ce style très "rasé", tous les profils. Si si. Et j'ai envie de dire qu'il s'agit finalement juste d'un plaisir personnel, sans militantisme ni revendications. Une transgression faite tout en douceur. Une bonne manière de renoncer à l'image de l'enfance ou de la féminité attendue par le chasseur/cueilleur. Une forme malgré tout de déclaration d'indépendance, mais surtout un style atypique qui plait, quoi qu'on en dise, à de plus en plus de femmes que je vois autour de moi. Et je ne crois pas que cela soit anodin. Il y a certainement dans cette impudeur à dévoiler crûment sa nuque, une forme de sensualité trop longtemps ignorée dans nos cultures occidentales. Les nippons eux le savent depuis des siècles, la nuque d'une femme est certainement la partie de leur corps la plus bouleversante qu'elles puissent exposer sans risquer la Correctionnelle pour attentat à la pudeur. Je n'y vois que cela.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 6 Février 2019

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Bon je le savais déjà un peu, rien n'est vraiment simple dans cette chienne de vie! En réalité je l'ai su de très bonne heure, enfant, quand ma mère qui faisait des ménages à Istanbul nous faisait croire que mes frères, mes soeurs et moi même, étions les enfants de Rockfeller, le fils, mais que le pauvre ne s'en rappelait plus à cause d'une maladie assez bizarre qui lui bouffait les neurones. Évidemment l'ampleur du bobard ne nous échappait pas, mais pour ne pas décevoir notre mère, on jouait le jeu...

A cette même époque dans notre bande de voyous primo-délinquants, il y avait une fille... Enfin, il y avait Nan. Peut être qu'un temps auparavant elle avait été Nanou, ou Anne, toujours est-il que pour nous c'était Nan.

Nan était une fille, mais c'était comme le bobard de ma mère, personne n'y croyait. Elle jurait comme un chauffeur de taxi libanais, rotait et crachait à l'occasion, quand il y avait lieu d'asseoir son rang et question fringues pas de soucis, tout était dans le placard de ses frangins. Je crois même que c'était elle qui avait les cheveux les plus courts de nous tous. Une coupe qui lui donnait un air terrible de Tintin avec sa houppette sur le front... Ah! Quelle époque! Une vieille boîte de soupe Campbell nous faisait un mondial de football à elle seule...

Bref! Après de brillantes études et une carrière non moins brillante d'ingénieur à Grenoble, enfin, juste à côté, il me vient de temps en temps un petit "rototo" de nostalgie quand je croise une jolie femme qui malgré son genre, comme Nan, semble vêtue des fringues de son frangin et coupe ses cheveux à la façon de Tintin. Je n'y vois pas d'ambiguïté, les femmes savent bien mettre partout une touche de leur féminité et depuis longtemps, la coupe du blondinet belge est universelle et asexuée... Et je me demande parfois si en l'adoptant on ne finit pas par entrer un peu dans la peau du personnage...?

 

 

Modèle: Chelsie LaRochelle

Edit du 11/10/2012

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 4 Février 2019

Photo: Chloé Lobre

Photo: Chloé Lobre

Chloé m'avait dit:" Pour mon anniversaire, je me paie le coiffeur en Corée ". Déjà, en soi cette affirmation a de quoi fasciner. Depuis qu'elle vit en Thaïlande, Chloé se balade au Japon ou en Corée comme moi je ferais un tour à Nîmes ou à Béziers. L'Asie profonde et mystérieuse...

Même si son androgynie assumée m'a toujours fasciné, je n'avais jamais perçu le moindre rapport entre elle et la culture manga. Mannequin de mode en robe chic pour les magazines d'un côté et tomboy gamer en jean-basket-sweater et casquette de l'autre, pile et face, masculin et féminin parfait, Chloé m'a toujours renvoyé l'image d'un androgyne, intelligent et lucide, explorant son monde et la nature humaine avec curiosité et bienveillance.

Brune aux cheveux courts depuis longtemps, elle a déjà éprouvé différentes longueurs, jusqu'à l'ultime boule à zéro, justifiée par un projet artistique et naviguait depuis dans des styles ambigus qui soulignaient merveilleusement l'ambivalence des genres. 

남녀 양성의
남녀 양성의남녀 양성의

Après plusieurs mois, ce rendez vous chez un coiffeur réputé, c'était un peu comme une gourmandise, avec peut être l'espoir, connaissant le style coréen, de se retrouver dans la peau d'un personnage de manga. L'envie de cette couleur grise si particulière, d'une coupe qui joue avec la longueur patiemment acquise sur le dessus, de contours bien plus nets et sombres, tout cela concourrait vers cette image étonnante et fantastique. Et le résultat est stupéfiant. Moi qui suis tellement habitué, j'ai toujours avoué que seuls les asiatiques, coréens, japonais ou chinois, parvenaient à me tromper sur la vraie nature de leur genre. Et là, par la magie d'une coupe de cheveux et d'une coloration, une étrange alchimie et quelques sortilèges de son coiffeur coréen, Chloé se retrouve transformé en séduisant chanteur de k-pop. Et ça marche!

Photo: Chloé Lobre

L'Instagram de Chloé

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 2 Février 2019

Y a pas de mal à ça

Croyez le ou non, une nouvelle image de la femme se propage, doucement, à travers notre environnement et sans être un expert, je crois tout de même pouvoir dire que c'est "tant mieux"! 

Ce n'est pourtant pas une nouveauté. Pas la peine de remonter jusqu'à Jeanne D'Arc, la guerrière, ni même aux garçonnes au début du XXème siècle. Comme toujours il y a des pionnières, résolues et audacieuses. Ce sont elles qui font avancer les choses. Alors on va me dire que juger d'un progrès simplement à cause d'un style de coupe de cheveux, c'est un peu léger, voir futile comme critère. Et pourtant...

Photo: iStock Leonardo Patrizi

Auparavant il y avait toujours une explication donnée pour justifier les cheveux courts... Un France-Angleterre qui commençait à s'éterniser pour Jeanne la Pucelle, une autre guerre où il fallait remplacer les travailleurs partis se faire étriper en 14 et puis du coup, le sport, l'aventure tous ces petits plaisirs de la vie pour les Garçonnes des 20's. C'est à partir de là semble-t-il que l'appropriation de domaines et de codes "masculins" à commencé à se faire, épisodiquement et souvent on assimilait cela à un courant de la mode.

Mais aujourd'hui, ce n'est pas la mode qui exhibe quelques mannequins aux cheveux courts, c'est la rue, la vie réelle, la jeunesse, les femmes actives, qui sans scrupules, conjuguent des styles nouveaux, avec élégance, tout en affirmant une nouvelle image de la féminité. La preuve? Les salons de coiffure qui de plus en plus ( mais encore pas suffisamment... ) pratiquent des tarifs non-genrés pour les coupes de cheveux courtes. Youpi!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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