Publié le 31 Janvier 2014

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Vous le savez sans doute et si vous l'ignorez je suis là pour vous le dire: le monde est fou!

Et dans ce monde de fous, les américains sont pas mal placés, comme d'hab'. Oh je sais bien qu'on a sûrement les mêmes esprits rabougris ici chez nous, mais forcément quand ça vient des " Stétse " ça a tout de suite un peu plus de portée.

Bon alors, que j'vous raconte.

Il y a quelques jours via l'Internet et parce qu'apparaissait en couverture de l'article la jolie tête bien faite d'Anne Catherine Frey, j'ai découvert un canard en ligne intitulé Returns of Kings, ce qu'on appellerait chez nous une feuille de chou, dont la profession de foi est: a blog for heterosexual, masculine men. It’s meant for a small but vocal collection of men in America today who believe men should be masculine and women should be feminine. Autrement dit un blog pour les hommes virils et hétérosexuels. Cela s'adresse à une minorité non silencieuse d'hommes dans l'Amérique d'aujourd'hui qui croient que les hommes devraient être masculins et les femmes devraient être féminines (sic).

Et donc dans cet éminant organe de la pensée virile, on pouvait lire il y a quelques jours cet article:

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Girls with short hair are damaged... comprenez: les filles aux cheveux courts ne sont pas nettes!

Grosso modo, l'auteur imagine, entre autre, que les femmes qui seraient promptes à encourager d'autres femmes à se couper les cheveux, le feraient dans le seul but d'éliminer une concurente dans la grande course à la séduction qui occupe les femmes en général et de manière quotidienne. Waooo!

Il estime irréfutable le fait qu'aucune femme dans l'histoire de l'humanité n'a parue plus jolie avec les cheveux courts qu'elle ne le serait avec de belles boucles. Bon et puis partant de là tout est à l'avenant, les plus curieux pourront lire dans le texte cette grande étude scientifique... ( Beurk )

Moi ça me laisse rêveur.

Le problème c'est que ce genre d'article qui peut sembler anecdotique est comme une pierre dans un édifice qui apparait bien plus vaste, dans lequel on retrouve le visage le plus sombre du traditionnalisme et de l'intégrisme patriarcal, celui là même qui parvient au Texas à faire annuler le droit à l'avortement, qui le restreint en Espagne ou qui lutte chez nous pour la remise en cause des droits des femmes. J'en ai froid dans le dos.

En guise de réponse, pour laisser les américains entre eux, il y a cet article, plutôt bien pensé, de Laurie Penny sur le site NewStatesman: Why patriarchy fears scissors, où elle explique que finalement, consciemment ou non, porter les cheveux courts pour une femme est un acte politique...

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Alors franchement, je me demande parfois si je ne suis pas un dangereux terroriste avec ma dilection pour les femmes aux cheveux courts....

 

 

 

Illustration: Hergé - Coke en stock

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 30 Janvier 2014

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L'ambiance de notre petite communauté était toujours propice à la livraison d'états d'âme, d'humeurs, de scrupules autant que de satisfecit. Avec la même spontanéité, Laora exprimait ses émotions avec glamour et sensualité, alors que notre doctorin Frida se contentait souvent d'être une oreille attentive. Pour ma part je cherchais toujours la caution professionnelle de la psy. Après tout j'étais le plus ancien et finalement tout était parti de moi. Mon expérience méritait bien un statut particulier. D'autant que depuis que nous vivions ensemble, cahin-caha, j'avais pas mal démêlé l'écheveau de ma psycho-sexualité. Laora n'en était pas encore là, même si pour elle la recherche des origines semblait moins cruciale que le plaisir qu'elle en tirait aujourd'hui.

Quelque soit celui d'entre nous qui passait chez le coiffeur, l'italienne, d'une manière ou d'une autre en tirait une jouissance. Par période cela devenait quasiment obsessionnel. Elle allait même jusqu'à nous harceler, Frida ou moi, pour que nous fassions couper nos cheveux. Bizarrement, cela avait une saveur érotique chez elle, alors que si je m'étais, moi, comporté de la sorte j'aurais tout de suite été accusé de perversité.  

Laora " - Tou sais mio caro, des fois j'ai oune peu honte dé moi...

Moi - Non, tu déconnes...?

Laora - Si! j'ai les scroupoules, ma c'est comme des poulsions qué j'ai, dépouis qué jé souis libérée dé ma coulpabilité, comme toi avec cette histoire dé cheveux corto. Des fois jé voudrais qué cé soit toujours quand on fait l'amour, avec toi ou la Frida et alors des fois jé souis pas sympa, ou alors jé souis comme l'obsédée et c'est pas bien.

Moi - Hummm je ne suis pas sur de tout comprendre, mais je te rassure, on est tous pareils. Sois toi même chevreau, c'est l'essentiel...

Laora - ... Esse qué tou crois pas qué, à force, ça risque dé dévénir banal et qué ça fasse plous jouir?

Moi - Allons bon! J'avais pas pensé à ça encore... Faut qu'on en parle à Frida." 

 

 

Photo: Emily Wroe

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 29 Janvier 2014

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Tu n'as pas sommeil
Tu fumes et tu veilles
T'es toute écorchée
T'es comme un chat triste
Perdu sur la liste
Des objets trouvés
La nuit carcérale
Tombant sur les dalles
Et ce lit glacé
Aller et venir
Soleil et sourire
Sont d'l'autre coté

Ces murs, ces grillages
Ces portes et ces cages
Ces couloirs, ces clés
Cette solitude
Si dure et si rude
Qu'on peut la toucher
Ce rayon de lune
Sur le sol allume
Visage oublié
De celui que t'aimes
Qui tire sur sa chaîne
Comme un loup blessé

Betty faut pas craquer
Betty faut pas plonger
Je sais, ils t'ont couchée là
Et puis ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty faut pas pleurer
Betty faut pas trembler
Je sais, tu vas rester là
T'aimerais plus t'réveiller, plus jamais rêver

Je te dis je t'aime
Dans ce court poème
Dans ce long baiser
Tu es ma frangine
Juste une féminine
Que j'avais rimée
Je te donne ma force
Mes mots et mes notes
Pour te réchauffer
Je haie la morale
Les prisons centrales
Les maisons d'arrêt

Je n'ai pas sommeil
Je fume et je veille
Et j'ai composé
Une chanson d'amour
Une chanson secours
Pour l'autre côté
Pour ceux que l'on jette
Dans les oubliettes
Dans l'obscurité
Pendant qu'les gens dorment
Au fond du conforme
Sans se réveiller

Betty faut pas craquer
Betty faut pas plonger
Je sais, ils t'ont couchée là
Et puis ils ont fermé leurs barreaux d'acier

Betty faut pas pleurer
Betty faut pas trembler
Tu sais, on s'retrouvera, là
Ailleurs, en plein soleil ...

 


Photo: Franck Ferville

Texte: Bernard Lavilliers

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Publié dans #Tendresses

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Publié le 28 Janvier 2014

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Je l'ai fait savoir à celles et ceux qui fréquentent Facebook ( afin que les services secrets américains ne l'ignorent pas non plus ) et je vous livre l'information ici également pour que tout le monde en profite. 

Il y a parmi les petites histoires que j'écris, certains textes qui peuvent être accessibles même lorsqu'on est pas sujet à la même dilection que moi. J'ai donc cédé à la vanité de proposer l'histoire de Nine à Short Edition qui a accepté de mettre en ligne et en compétition pour le prix Printemps 2014, la première partie de cette hsitoire.

Vous pouvez donc la lire et la relire à cette adresse et si cela vous plait, exprimer par un vote et/ou un commentaire le plaisir que vous avez eu à cette lecture.

Et surprise! Si certain(e)s ont le sentiment de rester sur leur faim et attendent une suite logique à cette histoire, vous pouvez la découvrir en cliquant sur le nom de l'auteur et en voyant apparaître les textes qui ne sont pas en compétition.

Alors? Elle est pas belle la vie?

 

Nine la coiffeuse et Nine et Léa

 

Photo:Daniele Rossi

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Publié dans #Humeurs

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Publié le 27 Janvier 2014

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C'est de plus en plus difficile de mener une vraie vie de pervers, psychopathe et fétichiste. Si si croyez moi, je sais de quoi je parle!

Pas plus tard que samedi dernier, alors que j'étais en chasse d'une nouvelle proie, l'oeil torve et la bave aux lèvres, mon regard accrocha la silhouette d'une jeune femme blonde aux cheveux très courts, fumant une cigarette à la devanture d'un magasin, pendant que son amie ferraillait dur dans les rayons soldés. N'écoutant que ma déviance je fondis sur elle, la saisissant à la gorge et la menaçant de mon coutelas pour qu'elle cède à mon désir de la voir apparaître sur mon blog. 

Elle me désarma immédiatement par un sourire dévoilant une dentition étincelante et bien rangée. Je troquais donc ma panoplie de détraqué pathologique pour celle de vrp bcbg et lui fis l'article pour vanter les qualités des vraies femmes aux cheveux courts telles que mon blog en fait l'apologie. La jeune femme, flattée de cette appartenance se montra curieuse, sans se départir de son sourire qui ravageait toute mon agressivité animale.

Et là... c'est le drame! 

Malgré mon expérience et mon esprit tordu, plutôt que tenir, je me mets à courir, comprenez qu'au lieu de profiter de la situation, faire un ou deux clichés avec mon intelligent téléphone et en quelques mots tirer un portrait de cette femme aux cheveux courts digne du plus grand intérêt pour m'inspirer séance tenante un article, je lui propose d'aller voir sur son ordinateur de quoi il retourne et ce que peut être ce fameux blog louant l'audace, la détermination, l'indépendance et l'assurance des femmes qui ne se laissent pas emprisonnées dans les carcans et les dogmes patriarcaux. Du coup, elle promet, juré-craché, qu'elle ira faire un tour et laissera un commentaire pour qu'on se revoit...

Mais quel benêt je fais, non mais j'vous jure. 

Of course, la jeune femme et son amie disparaissent dans la foule et je me rend compte que je ne connais même pas son prénom, même si j'imagine encore à cet instant que cette brève rencontre aura une suite. 

Ce n'est pourtant pas la première fois que je me fais avoir de la sorte, victime de ma trop bonne éducation et ne voulant pas importuner plus qu'il ne faut, les personnes qui à mes yeux méritent que l'on parle d'elles, au moins ici.

Alors voilà, je ne sais pas si cela mérite un peu de compassion, mais rendez vous compte que la vie n'est pas facile facile tous les jours pour les pervers, psychopathes et fétichistes...

 

Photo: Shaina Savoia

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Janvier 2014

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De son refuge elle contemple la mer, le ciel et le reste. Et la lumière à cet instant surexpose son visage, le partageant d'une manière presque idéale comme une étonnante allégorie de l'androgyne, mi-fille, mi-garçon, sans que l'on sache vraiment lequel est l'un ni laquelle est l'autre...

Ce même soleil inonde sa chevelure dont la blondeur scandinave indique immanquablement la saison. Comme le mercure qui s'élève avec la chaleur, ses cheveux s'éclaircissent lorsqu'ils sont gorgés d'air du large et de soleil et ainsi auréolent son visage énigmatique.

Ça ressemble à un jeu d'enfant, l'androgyne semble ne s'animer que lorsqu'on lui tourne le dos. Elle vit, elle rit et ne s'amuse que lorsqu'on a le nez sur le mur et tu ne peux pas la surprendre en te retournant tellement son monde lui appartient. Elle est à l'image de cet instantané, mi-ombre, mi-soleil...

Pourtant chacun voudrait en être l'intime, avoir pour lui son sourire encore plus lumineux que sa blondeur, connaitre le fond de son coeur et toutes ses humeurs...

Mais l'androgyne est dans son refuge, à l'abri de ceux qui ne savent pas la comprendre et tant pis pour les autres...

 

 

 

Photo: Elisabeth Kalbfleisch

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Publié dans #Tendresses

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Publié le 22 Janvier 2014

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Pas de doute possible, il y a certaines personnes pour qui la coupe de cheveux devient vite une véritable "marque déposée"... et je ne parle pas de Mireille Mathieu.

Quoi que... En réalité c'est un exemple parfait, même si dans ce style les plus jeunes préféreront sans doute "Purdey" comme référence. 

En y regardant bien, il y a parmi les célébrités qu'on connait, chanteuses, actrices, modèles, certaines qui sont immédiatement identifiables juste par leur coupe de cheveux. Bon bien sûr Sinead O'Connor, mais elle est hors catégorie on va dire. Sinon Carey Mullighan, même si parfois, à causes des rôles, le style change un peu, on l'imagine tous en parlant d'elle, avec sa blondeur et ses cheveux courts. Freja Beha Erichsen, le modèle danois, même si ses cheveux sont un peu longs, elle a toujours ce "swag" inimmitable... 

Et les gens qui ne sont pas célébres ne sont pas pour autant des inconnus. Certaines personnes parviennent naturellement à faire de leurs cheveux courts leur signe distinctif. L'essentiel c'est d'en avoir conscience.. et ce ne sont pas mes amies, ici, autour de moi, qui pourront dire le contraire.

Récemment pour un magazine en ligne canadien, Courtney McCullough, ma chouchou du moment répondait à quelques questions genre "sa vie, son oeuvre". Extrait:

" Question: On a tous des imperfections et des parties de notre corps qu'on aime pas, mais essayons de voir les choses sous un autre angle. Y a t il des parties de ton corps dont tu es vraiment fière et que tu aimes mettre en avant dans ton travail ( quand c'est possible )?

Réponse: Je dirais que ma coupe de cheveux me rend unique. Evidemment je ne suis pas la seule personne avec les cheveux courts et je ne serai pas la dernière, mais cela m'a vraiment apporté beaucoup de sympathie et de mots gentils de la part d'autres femmes qui voulaient couper leurs cheveux aussi court que les miens..."

A cette lecture, je me dis que finalement toutes les femmes aux cheveux courts sont un peu les ambassadrices de leur style, que leur assurance et leur rayonnement est le meilleur exemple qui puisse être donné à celles qui en sont encore à se chercher.

 

Photo: Darion Ko

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Publié le 20 Janvier 2014

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Il restait de cet après midi ensoleillé un peu de la douceur d'un soir d'été. Je passais par là, sans trop savoir où j'allais, mais l'air était doux et incitait à la flânerie. J'avais remarqué cette jeune femme qui lisait au bord du bassin. Très chic, très parisienne. Peut être un mannequin après sa journée de travail au Carrousel du Louvre. Je voyais bien que son bonnet cachait des cheveux très courts et je me disais à moi même que c'était dommage... Enfin dommage, pourquoi après tout? Le bonnet était un joli accessoire et elle le portait avec élégance, un peu en arrière, juste de quoi deviner qu'elle avait les cheveux très courts, au moins sur les côtés. Alors je me suis dit qu'elle n'avait peut être pas encore trop l'habitude, ou qu'elle était frileuse ou juste qu'elle n'avait pas eu envie de se coiffer... les bonnets ça sert souvent à ça aussi. Mais en réalité rien dans tout ça n'avait d'importance, je flânais et mon esprit aussi. Sauf que là j'ai du me concentrer un peu trop sur elle parce qu'un moment elle a quitté sa lecture et tourné son regard vers moi. Je n'ai pas bougé sur le coup, un peu subjugué par son visage, puis j'ai souri de manière sûrement stupide avant de plonger mon regard sur un voilier miniature en croisière sur le bassin. Elle aussi souriait.

J'ai résisté un moment avant de laisser mon regard revenir vers elle... la chaise était vide. J'ai eu beau chercher aux alentours, je ne l'ai pas revue. Cela m'a fait sourire.

 

Photo: Scott Schuman

Modèle: Féline Barre

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Janvier 2014

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Je crois que j'ai rêvé d'elle, souvent. Peut être même les premières fois sans savoir qui elle était. Je ne me souviens pas si j'étais amoureux, je ne le crois pas, non, elle était simplement une icone, un idéal. J'aurais aimé partager ses vacances, sur la Côte lorsqu'elle s'appelait Cécile, ou faire le voyou dans Paris lorsqu'elle était Patricia. Dans mes nuits sombres elle était toujours en couleur, sa blondeur cendrée, son teint d'enfant, son short en jean de garçon manqué ou sa robe noire de jeune fille bon genre, défilaient comme une farandole de gourmandises. Tout me semblait parfait, chaque  expression du visage, chaque geste que je l'avais vu faire, revenaient pour mon plaisir.

Je la voyais aussi dans son armure de petit soldat aux cheveux tondus, sublime héroïne au regard fiévreux et l'ambiguité de son allure me troublait parce que la sachant femme je la voyais presque garçon...

Le doute pourtant n'était pas possible, elle avait de trop jolies manières, même avec son Tshirt du Herald. Et j'étais à chaque fois subjugué par ce rire espiègle ou ce sourire énigmatique. Ce qui faisait toute la différence, c'était ses cheveux courts. Peut être que pour la première fois je voyais à quel point cela me fascinait de trouver jolie une nuque bien dégagée alliée d'une sensualité féminine.

Au delà mon rêve se perdait. J'avais mon idéal féminin pour toujours et Jean Seberg n'aurait pour moi jamais plus de 21 ans... jamais.

 

 


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Publié le 16 Janvier 2014

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Et un jour, elle se jette à l'eau!

Les émotions qui l'envahissent ce jour là sont tellement fortes et tellement nombreuses qu'elle a du mal à faire un tri entre les bonnes et les mauvaises. Mais elle est décidée, aujourd'hui, à tourner la page. Elle se regarde intensement, s'observe dans le grand miroir, parée pour le sacrifice. Cette chevelure c'est une partie de sa vie, celle de l'enfance, des jours heureux peut être et elle s'apprête a refermer ce chapitre. Tout cela bien sûr est symbolique, cette métamorphose vers l'adulte, cet abandon de l'adolescence... 

Dans quelques minutes, après quelques coups de ciseaux, elle sera différente. Mais cette différence la rapproche de sa véritable nature. Dans ce visage éclairé elle va découvrir un nouveau regard, de nouveaux contours.

Elle va se sentir un peu désamparée, comme un combattant qui se retrouve seul sur un terrain découvert, cette protection va lui manquer, un instant. Puis au contraire elle va trouver de la force, un élan irrésistible, presque de la fierté d'être parvenu à se découvrir ainsi.

Bizarrement elle se trouve plus féminine alors qu'elle vient de transgresser l'image convenue de la féminité et en y pensant, cela la soulage finalement, de ne plus être cette image là. Elle est plus sûrement elle même à présent, elle le ressent, ne saurait pas dire pourquoi, mais cette différence la rassure...

A quoi cela tient parfois... ce ne sont pourtant que des cheveux. 

 

Photo: Danburry Barbershop

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