Publié le 30 Mai 2015

Un idéal androgyne

Il y a des déterminations qui poussent à l'audace et des audaces qui alarment les gens simples.

Loreta a 20 ans, l'âme d'un garçon et un corps de fille. Elle n'en veut à personne de ce coup du sort, au contraire... Elle aime cette ambiguité, la cultive et l'entretien à l'extrême. Dans ses souvenirs, elle a les cheveux courts depuis toujours, joue au football et défie les garçons. Elle ne cherche pas à les imiter, elle est meilleure qu'eux. Parce qu'en vrai c'est une fille.

Souvent cela créé un trouble, on a du mal a trouver sa juste place entre féminin et masculin, on se dit que la Nature s'est trompée quelque part, qu'il aura quelque chose à corriger, un jour ou l'autre et qu'en attendant on va galèrer dans ce no man's land du genre.

Loreta n'a pas ces inquiétudes. Elle vit, sourit à ses amis, aime et est aimée. Pour la jouer plus virile, elle a abandonné les salons de coiffure habituels et va chez les hommes. Courts, toujours plus courts, elle aime ce style qui la rend unique, la nuque et les côtés tondus jusqu'à la peau

Un idéal androgyneUn idéal androgyne

Ainsi elle est androgyne à l'extrême et ce non genre lui plait. Ce partage idéal de sensibilité féminine et de caractère masculin, une sorte d'excellence. Elle s'amuse du regard des autres et les plaint de ne pas tout comprendre. Elle ne veut pas choquer, mais elle impressionne celles et ceux qui ronronnent dans un conformisme rassurant. Chaque vendredi elle va faire tondre ses cheveux, bien rasés, bien haut. Cette coupe, c'est comme son étendard, sa fierté d'être unique en apparence et comme tous les humains en quête du vrai bonheur...

Photos: Loreta S.

Son Instagram: @59_ch_17

Un idéal androgyne

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait, #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 30 Mai 2015

La piu bella del mondo

Je vous le dis tout net, moi, la Fête des Mères, ça me passe à 15000 m au dessus de la tête. Autrement dit, je n'en ai rien à faire. D'abord parce qu'évidemment cela ne semble aujourd'hui qu'une date artificielle et commerciale à laquelle Babyliss va pouvoir épuiser son stock de sèche-cheveux, Swarowsky vendre quelques babioles et Dyson un ou deux aspirateurs. Super! Bien content! Non, si, franchement, ça fait plaiz'

Et puis aussi parce que, finalement, je ne suis plus concerné, voilà tout!

Pourtant je ne peux pas m'empêcher d'avoir cette émotion instinctive quand je repense à la douceur de ce regard plein d'un amour infini. Même courroucé, même sévère... C'était juste comme une averse d'orage après laquelle le soleil luit à nouveau. Tous les malheurs du petit garçon trouvaient leur consolation dans la tiédeur de ses bras, le parfum dont sa peau était imprégné apaisait chaque angoisse.

La Fête des Mères ne devrait pas être un jour, mais chaque moment où l'on a assez de conscience pour réaliser à quel point cette femme est une super héroïne... Super héroïne.

Photo: Arizona Muse & son by James Houston

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 29 Mai 2015

Un premier pas
Un premier pas

Quand on est femme aux cheveux courts, habituée à voyager, on a beau avoir quelques habitudes, on garde tout de même un certain esprit d'aventure. Quand en plus on a tellement pris goût à ses oreilles bien dégagées et à sa nuque fraîche qu'au bout d'un mois on supporte mal sa "détresse capillaire", alors là, on est prête pour une expérience nouvelle, comme par exemple tenter le coiffeur pour hommes.

Marie-Eve est ce genre de femme qui n'a pas froid aux yeux. Après avoir en ma compagnie découvert le lieu, elle était prête à faire une infidélité à son amie coiffeuse, pour goûter aux us et coutumes de ce salon masculin, qui ne l'est plus autant que ça....

Ici, on va à l'essentiel! Dans un espace restreint, deux fauteuils de barbier tout ce qu'il y a de plus authentiques, sont scellés au sol devant un lavabo, face au grand miroir qui couvre le mur entier.

Un premier pas

Quand son tour arrive, on prend possession du fauteuil, pour ne le quitter qu'une fois la transformation accomplie. Le fauteuil tourne, bascule, se redresse, on shampooinne, on coiffe, on tond, on taille, on sèche... Rien à faire d'autre que se laisser faire. Et question cheveux courts, on a affaire à des experts.

Je l'ai sentie surprise, Marie-Eve, et ravie de voir en si peu de temps ses désirs transformés en réalités, les tempes et la nuque bien rasée, la masse du dessus bien allégée et ce style qui lui va si bien.

Un premier pas

Au soleil de la grande ville du Sud, elle s'est sentie revigorée, ne manquant pas, comme tout le monde, de caresser sa nuque bien nette, comme un geste rituel et irrésistible.

L'expérience fut concluante, le prix attractif, l'ambiance sympathique... Un premier pas, comme le début d'une marche de mille lieues...

Un premier pas

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 28 Mai 2015

Les temps changent.... Ah non.

C'est parce qu'à force d'en parler, de rencontrer, de discuter et parce qu'on a la largesse d'esprit suffisante pour le comprendre et l'accepter, qu'on finit par imaginer que vivre ensemble, pour deux personnes du même sexe est une chose aussi naturelle que pour chacun d'entre nous. On se dit que, alléluia, les temps changent et que l'Humanité est peut être enfin sur le bon chemin...

On admet que les animaux ont une sensibilité et même si on ne leur reconnait pas la possession d'une âme, on finit par concevoir qu'ils ne sont pas des meubles. Pour Médor et pour Kiki on le savait déjà, mais pour Cocotte la poule ou la Noiraude c'était moins évident, vu qu'à terme elles finissent dans nos assiettes...

Du coup on peut admettre aussi que les homosexuel(le)s ont (presque) les mêmes droits que le reste de l'Humanité. Ça paraît tellement évident... tellement évident qu'il faut des décrets, des lois et des référendums pour y parvenir tout de même. Bref!

Le chemin est donc couvert de pétales de roses, qui conduit à une harmonie totale entre humains vivants sur la même planète. Sauf que...

Eh bien sauf que parfois la réalité vous met de temps en temps un bon coup de gourdin derrière les oreilles lorsque l'Humanité en marche est confrontée à un connard de bailleur qui tel un seigneur féodal se sent tout pouvoir de louer, ou pas, son somptueux 30 m2 à qui lui plait. Après tout, c'est à lui.

Mais voilà, les jeunes femmes aux cheveux courts l'inquiètent et qu'elles avouent partager le même lit fait remonter en lui des images pieuses de son catéchisme qui promet l'Enfer aux sodomites et autres pécheresses même si lui, perso, il sent bien qu'il aurait aimé ça... Alors Vade retro Satanas

Et finalement, désorienté par tant bêtise on a soudain le sentiment d'être encore un peu dans cette société qui a juste peur de ce qu'elle n'est pas, enfermée dans les dogmes et les préceptes qui remontent à une époque où quelques plus malins que les autres ont profité de la naïveté du plus grand nombre pour l'asservir.

Mais je m'égare, je m'emporte. Revenons à un peu plus de philosophie.

Comme disait Woody Allen: "Hélas je n'ai aucun message d'espoir. Est-ce qu'à la place deux messages de désespoir vous iraient?"

Photo: Ramon Felix

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #gayfriendly, #Humeurs

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Publié le 27 Mai 2015

Autant de blondeur

C'est un peu réducteur de ne voir dans la blondeur que la simple douceur angélique, de toujours associer cela à l'enfance ou à la saine et sportive Scandinavie. La blondeur bien sûr fait rêver, chevelure lumineuse qui capte tous les regards, dorure idéale qui souligne une peau hâlée, pâleur peroxydée qui fait tourner les têtes...

Pourtant, naturelle ou pas, je ne serai jamais fasciné par la blondeur d'une chevelure filasse ou les boucles d'une coiffure aux reflets jaunes qui "choucroute" sur une tête adorable.

Par contre j'aime follement cette nuque au teint ensoleillé bordée d'une blondeur délavée, taillée au plus près pour dessiner l'implantation qui souligne si bien les creux et les rebonds d'un cou à la fois robuste et fragile. Ce blond, qui prend des reflets plus sombres au gré du relief, jusqu'à se confondre avec la peau couleur de miel.

Je suis décidemment impénitent, direz vous. C'est vrai, puisque je me rend compte que tant de blondeur ne peut me séduire que si elle illumine une jolie petite tête...

Photo: Jeaneg avec Wiebke Green

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 25 Mai 2015

Un portrait de Romane

Il y a bien longtemps que je voulais tracer un portrait de Romane. Depuis que je la connais en fait! Elle est de ces jeunes femmes qui, quoi qu'elles fassent, ont toujours une façon stylée de le faire et quelque soient leur vêtements, elles savent leurs donner une allure inimitable.

En réalité, d'aussi loin qu'elle se souvienne, Romane a toujours eu un caractère et des manières de tomboy. C'est naturel chez elle. Cependant ce n'est qu'au lycée qu'elle va s'épanouir en révélant l'image qui reflète le mieux sa personnalité.

Question vêtements c'était déjà acquis, restait la coupe de cheveux. Et pour le coup, elle n'alla pas par quatre chemins. Court et "garçonne"

Un portrait de Romane

Mais court ne suffit pas. Par chance son amie Maud l'entraîne un jour dans un salon pour hommes qu'elle même fréquente depuis peu.

On l'a compris, ce salon c'est celui de Gilles et Régine, celui de toutes les Femmes aux cheveux courts.

D'aucunes abordent l'endroit avec un peu d'appréhension, l'univers n'est pas familier. Romane y est comme chez elle et Régine la comprend à merveille. Elle n'aura de cesse de tondre, toujours plus près, ces tempes et cette nuque, adoptant différents styles avec toujours autant de bonheur.

Et c'est une chance, parce que Romane est très exigeante, question de style. Cette coupe d'aujourd'hui ne supporte pas l'approximation et pour être impeccable il faut la rafraîchir toutes les deux semaines. Une sophistication qui me rappelle Terra Juana ou Rae Tutera

Si bien que Romane est certainement la personne queer la plus chic et la plus stylée que je connaisse parmi mes amies...

Romane sur Instagram

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 24 Mai 2015

La grande aventure

Loin de moi l'idée de ramener les grands projets à des détails terre-à-terre et encore moins de vouloir briser les élans d'enthousiasme des aventurières conquérantes... Mais!

Si comme je l'imagine, celles qui s'apprêtent à parcourir le monde sont des femmes aux cheveux courts, voir très courts, habituées à livrer leur chevelure chaque mois aux lames d'un coiffeur expert, il faut bien envisager que l'aventure va durer plusieurs mois et que faute de laisser pousser ses cheveux ou de les réduire à leur plus simple expression à coup de tondeuse, il va bien falloir à un moment affronter "le coiffeur local". Et croyez moi, ce n'est pas toujours simple...

Parce qu'évidemment vous n'aurez pas tracé votre itinéraire en fonction du réseau Jacques Dessange à travers le monde, mais plutôt pour découvrir des coins typiques, authentiques et... un peu à l'écart de la civilisation.

Deux options. Vous partez avec une bonne paire de ciseaux et un bonnet, que vous ne quitterez plus de l'Australie à l'Alaska, ou bien vous avez suffisamment de cran pour explorer aussi le coiffeur du coin.

Je dis le coiffeur, parce que comme je l'imagine, certaines contrées que vous visiterez n'offre pas aux femmes ce genre de soins.

La grande aventure

Et là... comment dire... C'est un peu comme l'épreuve d'immunité de Kho Lanta. Il faut prendre une grande respiration et y aller avec le sourire.

Mais une fois l'étape franchie, c'est certain, vous aurez tous les gros durs du coin dans votre poche.

Bon, évidemment mon argumentaire ne tient pas la route très longtemps, on est jamais très loin d'un endroit civilisé pour se faire dorloter un peu après avoir traversé la Cordillière des Andes à dos de lama, mais bon. La civilisation c'est aussi une notion toute relative dans certains coins du globe.

En tout cas, la prochaine qui part à l'aventure, je suis preneur de son récit de voyage à la découverte... des coiffeurs du monde entier.

Photos: Dominic Chiam (h) et Rafael Sacasa (b)

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 23 Mai 2015

Pour toujours

C'est le portrait d'une femme, comme un symbole. Une femme des années 50 qui pourrait ressembler à ma propre mère, mais aussi une femme hors du temps par la magie du cinéma. Si bien que j'ai pu en être épris lorsqu'elle était Ilsa Lund dans le coeur d'Humphrey Bogart ou Maria dans les bras de Gary Cooper. C'est la reine du cinéma.

Sa blondeur scandinave et ses cheveux courts ont sans doute orientés mon désir, mais de cette époque, toutes les femmes avaient les cheveux courts, à Hollywood comme ailleurs, alors c'était sans doute ces personnages. Des femmes dans l'adversité, tiraillées entre devoir et sentiments, bouleversées par la vie et sauvées par l'amour.

Et cette année, c'est ce portrait d'Ingrid Bergman qui illumine la Croisette. Le portrait merveilleux d'une femme aux cheveux courts à travers laquelle chacun a des souvenirs, des références, des émotions, de l'admiration ou du désir et je trouve que cela donne de la noblesse à cette grande foire du cinéma qui a perdu pas mal de son glamour d'antan

 

Photo: David Seymour

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 22 Mai 2015

Combien de fois?

C'est un peu par hasard, c'est vrai.

N'empêche que la première fois qu'elle a coupé ses cheveux,

qu'elle a empoigné sa chevelure devenue courte, qu'elle a secoué sa tête

sans être décoiffée, un grand sentiment de liberté l'a envahie. C'est à ça qu'elle a pensé.

Et puis quelques matins plus tard, elle s'est amusé à couper un peu la pointe de ses mèches floues. Elle a mordu le bord de sa lèvre en regardant son image dans la glace,

elle a glissé ses cheveux derrière les oreilles, dégageant son visage...

Oui, pourquoi pas. C'était une envie, comme une tentation. Oser, ne pas oser...

Le plus dur était fait, après tout. Difficile de dire combien de fois elle a pensé à les couper, encore plus court. Et puis un jour, c'était trop évident. Cela allait de soi. Plus de cheveux dans le visage, les oreilles dégagées, la nuque aussi... C'est à ça qu'elle pensait depuis le début finalement, c'est bien ça qu'elle voulait, les étapes précédentes, le milong, le propret, c'était juste pour rassurer les autres ou se rassurer elle-même...

Depuis trop longtemps elle y pensait et aujourd'hui elle s'est dit qu'il était temps d'être enfin soi même.

Photo: Heather Kemesky pour Everlane

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 22 Mai 2015

Les Dames de la Côte

J'ai une vie formidable!

Et de temps en temps c'est bien de se le dire.

J'ai donc un mot d'excuse pour le vide d'article de ces deux derrniers jours: " Veuilez excuser l'absence du petit Jeaneg qui était sur la Côte d'Azur pour voir des amies." Je ne sais pas si ça va passer, mais comme c'est la vérité j'ai la conscience tranquille.

Après une soirée avec Delf, ma petite soeur de coeur, celle qui sait mieux que les autres ce qu'est ma dilection pour les cheveux courts, j'ai filé le lendemain à la rencontre de Patricia et Séléna. Personne n'a oublié ce "Quartier Libre" de mère en fille parut ici au mois de janvier.

C'est toujours mieux quand on peut se parler en tête à tête, découvrir les personnes de chair et d'os et papoter des heures en sirotant un Mojito. Quel agréable moment...

Patricia m'avait déjà presque tout révélé, pourtant il y avait encore tant de choses à dire... Séléna "en vrai", parfaitement nature, en pleine addiction, les cheveux toujours plus courts, qu'elle tentait parfois d'ébouriffer, sans succès tellement ils sont tondus à présent... Toutes deux sont bien les femmes que la virtualité m'avait laissé deviner, authentiques et déterminées, aux âmes aussi fusionnelles que deux jumelles, se reflettant l'une l'autre sur l'échelle du temps.

J'aurais voulu rester plus longtemps, peut être m'enivrer de vin rosé et refaire le monde. Mais tant pis, ma vie est tout de même formidable!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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