Publié le 30 Septembre 2014

Quartier Libre: Beli Klein, la catalane

J'aime l'Espagne! Je l'ai peut être déjà dit, mais j'aime l'Espagne et les espagnoles.

Beli est de là bas, résolument femme aux cheveux courts elle a un coeur de "garçon manqué", chevauchant fièrement sa Triumph de grosse cylindrée et partageant son temps entre Barcelone où elle travaille et Tarragone où elle a grandi. C'est donc en mélangeant anglais, espagnol et catalan que nous sommes parvenus à échanger quelques idées que j'ai recueillies ici...

-Beli, I'd like you tell me first if you have encountered problems in your daily life to fulfill your androgyny? ( Beli, j'aimerai tout d'abord que tu me dises si tu as rencontré des difficultés dans ta vie quotidienne pour assumer ton androgynie? )

"- La veritat és que tinc la gran sort que sempre m’han vingut les coses de cara. Vaig sortir de l’armari amb 17 anys i és clar que sempre hi ha moments complicats, sobretot quan vius en una ciutat relativament petita com Tarragona i no coneixes ningú més que se senti com tu. Et sents confusa i no acabes d’entendre gaire què et passa però tot i això tinc bons records d’aquella època. Per sort puc dir que la tònica general ha estat que la gent sempre m’ha respectat i estimat per qui sóc com a persona, no pel que em pugui atraure sexualment. Considero que l’estimació vertadera és aquella que tan sols es preocupa per la teva felicitat, i per sort, la gent que m’envolta, sobretot meva família i els meus amics sempre han estat allí i han mirat de fer-me feliç, respectar-me i recolzar-me en tot moment.

En réalité j'ai toujours eu de la chance lorsque j'ai du faire face à ces choses là. Je suis "sortie du placard" à 17 ans et bien sûr il y a toujours des moments difficiles, surtout lorsque tu vis dans une petite ville comme Tarragone et que tu ne connais personne qui se sente comme toi. Tu te sens perdue et tu ne comprends pas grand chose à ce que tu es en train de traverser, mais je garde toujours un bon souvenir de cette période. Par chance je peux dire que la tendance générale a toujours été que les gens me respectent et m'aiment pour la personne que je suis, aussi je n'avais pas besoin d'être "sexuellement attirante". Je pense qu'on a raison de penser qu'on ne prête vraiment attention qu'au bonheur et heureusement les gens autour de moi, ma famille, mes ami(e)s, ont toujours été là, essayant de me faire plaisir, me respectant et me soutenant à tout moments.

Quartier Libre: Beli Klein, la catalane

-You seem to have the character of a tomboy, short hair, bikes, all these things have a tendency to categorize you. Is what you do this to assert your membership in a community? (Tu sembles avoir le caractère d'un garçon manqué, cheveux courts, motos, toutes ces choses ont tendance à te classer. Est-ce que tu fais cela pour affirmer ton appartenance à une communauté?

-M’agrada mostrar-me així, tal i com vostè em descriu, potser perquè em sento atreta precisament per un perfil de noies d’aquestes característiques. També és cert que m’agrada que la gent abans de conèixer-me pensi que sóc una noia antipàtica i creguda perquè així només els que realment em volen conèixer sabran del cert com sóc. En realitat, la gent que em coneix mínimament en persona sap que el look així tan dur o fort és una faceta purament física, perquè la meva forma de ser, ja sigui parlar, gesticular i actuar és precisament femenina. Considero que tinc molts més trets que em poden definir com una noia femenina més que masculina.

J'aime bien ça oui, la manière dont tu me décris me correspond, peut être parce que j'aime bien aussi les filles qui ont ce même profil. C'est vrai aussi que les gens au premier abord pensent que je suis une fille dure ou prétentieuse parce que je veux vraiment savoir comment savoir à coup sûr. En fait, les gens qui me connaissent personnellement savent bien que cette allure de base, dure et forte, n'est qu'un aspect physique parce que la façon dont je parle habituellement, mes gestes et ma façon de faire sont tout à fait ceux d'une femme. Je crois que bien d'autres aspects me définissent davantage comme une fille "girly" que comme une fille masculine.

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The very first time you cut your hair, what was your feeling? ( La toute première fois où tu as coupé tes cheveux, quel était ton sentiment? )

-Des de ben petita m’ha agradat vestir com un nen i portar el cabell com ells. M’encantaven els esports i sentir-me forta. No m’ha agradat mai com s’ha tractat la noia/dona com algú més dèbil o inferior, i potser per això des que tinc ús de raó he volgut sentir-me identificada amb els nois. Recordo que sempre li demanava a la meva mare que em portés a la perruqueria per tallar-me el cabell ben curt, però sempre em deia que tan curt no em quedaria bé i que era massa masculí i que la gent em podria confondre amb un noi. Tot i això, quan demanava coses als meus pares mai em van contestar amb un NO rotund, ja que sempre han mirat de cedir parcialment perquè tant ells com jo estiguéssim contents. Són persones humils, lleials i amb un cor que no els cap al pit. Considero que gràcies a ells he pogut gaudir d’una educació brillant, ja que no només em van dir com havia de fer les coses, sinó que sempre han predicat amb l’exemple. Ja sabem que les paraules se les enduu el vent, que el que importa són els fets.

Depuis que je suis petite j'ai toujours aimé m'habiller et me coiffer comme un garçon. J'ai toujours aimé le sport et me sentir forte. Cela ne m'a jamais plu d'être traitée comme une fille ou d'être considérée comme faible parce que je suis une femme et peut être que j'étais comme ça pour m'identifier aux garçons. Je me souviens que j'ai toujours demandé à ma mère de m'emmener chez le coiffeur pour me faire couper les cheveux très courts mais elle me disait toujours que si c'était trop court ce serait trop masculin et que les gens pourraient me confondre avec un garçon. Cependant, mes parents n'ont jamais opposé un NON catégorique à ce que je leur demandais tout comme ils ont toujours essayé de me donner le meilleur pour que je sois heureuse. Ce sont des gens simples avec un coeur loyal et je pense qu'ils m'ont donné une brillante éducation, non pas parce ce qu'ils me disaient de faire comme ci ou comme ça, mais par leur exemple. Nous savons bien que les mots s'envolent et que seuls les actes comptent.

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I saw some pictures that you did not hesitate to cut your hair very short. Are you going for it in a particular place? ( J'ai vu sur certaines photos que tu n'as pas hésité à te couper les cheveux très très courts. Est-ce que pour cela tu vas dans un endroit particulier? )

- Des que vaig veure la pel·lícula La Teniente O’Neil on la Demi Moore es tallava el cabell al zero vaig dir que algun dia jo també ho faria. Recordo que vaig ser molt feliç contemplant aquella escena del film. No sé perquè quan em pregunten quina és la meva pel·lícula preferida mai penso en aquesta però realment sé que em va marcar un abans i un després. Tot i que és cert que farà un any, al marxar a estudiar el màster de disseny gràfic a Madrid em vaig fer un nou “look” bastant dur i radical no vaig arribar a aquest extrem de rapar-me el cap al zero. Crec que els canvis de “look” venen en moments que necessites capgirar alguna cosa de la teva vida, o en moments que no t’acabes de sentir bé pel motiu que sigui. En el meu cas, cada vegada que em vull afrontar a alguna cosa i necessito forces per fer-ho me’ls tallo. Vaig aprofitar a tallar-me’l així de curt quan vaig marxar a Madrid, ja que els meus pares no em veurien cada dia. Considero que sempre i quan es viu amb els pares s’han de respectar les normes o regles de casa, ja que no hem d’oblidar que són els que manen i els que ens mantenen. Quan ets gran i t’independitzes sempre tens més drets i gaudeixes de més llibertat. Quan estava vivint a Madrid anava a una perruqueria molt especial del barri gay Chueca. La perruqueria es diu O-Level Estilistas i us puc ben assegurar que a més de ser grans professionals rebreu un tracte molt familiar. I ara, que visc a Barcelona aprofito algun cap de setmana que vaig a Tarragona a veure la meva família per concertar cita a l’altra perruqueria preferida: 45 graus Tarragona. Mai m'he tallat jo mateixa el cabell, ja que sóc massa perfeccionista i prefereixo deixar-ho a mans de gent que s'hi dedica, je je.

Depuis que j'ai vu le film "GI Jane" dans lequel Demi Moore se rase la tête, je me suis toujours dit qu'un jour je le ferais. Je me souviens que j'étais excitée de voir cette scène dans le film. Je ne sais pas pourquoi, mais quand on me demande quel est mon film préféré je pense à cela comme si cela marquait un avant et un après.

Pourtant c'est vrai qu'il y a un an, avant de partir pour Madrid faire mon master de graphic designer j'ai adopté un nouveau look plutôt dur, mais sans pour autant aller jusqu'à me raser la tête à zéro. Je pense que les changement de look arrivent toujours à des moments où nous avons besoin de changer quelque chose dans notre vie soit parce qu'on se sens pas bien ou quelque soit la raison. Pour ma part, j'avais besoin de me sentir forte pour affronter cette épreuve. J'ai pris l'habitude de les couper très courts depuis que j'ai quitté Madrid, mais s'il n'y avait pas mes parents je les couperais tous les jours. Mais je pense que aussi longtemps qu'ils sont en vie, on se doit de respecter les usages et les règles de la maison parce qu'on ne doit pas oublier qu'ils sont l'autorité et qu'ils garantissent la stabilité. Quand on est plus grand il est toujours temps d'apprécier plus de droits et de liberté.

Lorsque je vivais à Madrid j'allais chez un coiffeur de Chueca, le quartier gay. Le salon s'appelle O-Level et je peux t'assurer que les coiffeurs sont de vrais pro et que je bénéficiais d'un traitement de faveur. A présent que je vis à Barcelone, lorsque je prend un weekend pour retourner à Tarragone dans ma famille, je prend rendez vous dans mon salon préféré: 45 Degrés. Je ne me suis jamais coupé les cheveux moi même, je suis trop perfectionniste pour ça. Je préfère laisser ça à des mains expertes.

Quartier Libre: Beli Klein, la catalane

A rising trend seems to show female models parading or posing as a male model. What do you think of that? ( Une tendance montante semble montrer des modèles féminins défiler ou poser en tant que modèle masculin. Qu'en penses tu? )

-Considero que estem vivint en un món revolucionari. Un món que canvia constantment i que busca desfiar qualsevol regla o estat predeterminat. Les persones cada cop busquem més trencar amb els estereotips tradicionals perquè sabem que hi ha altres opcions igual de vàlides i, fins i tot, més interessants. No es tracta de repetir una i altra vegada el que sempre s’ha fet, ja que així no evolucionem. Considero que la resiliència i l’acceptació de qualsevol canvi en les nostres vides, així com la superació d’obstacles ens fa més forts, lliures i savis.

Je considère que nous vivons dans un monde révolutionnaire. Un monde en constante évolution où l'on cherche à défier les règles établies et les états de fait. De plus en plus de gens veulent briser les stéréotypes parce que nous savons qu'il existe d'autres options toutes aussi valables et plus intéressantes. Ce n'est pas en répétant encore et encore ce qui a toujours été fait que nous évoluerons vers le mieux. Je pense que le résilience et l'acceptation des changements et des obstacles à surmonter nous rend plus sage et plus libre.

Quartier Libre: Beli Klein, la catalane

Spain is a very conservative country apparently. Is what you have yet to experience of other people's look today, because of your style? ( L'Espagne semble être un pays très conservateur. Est-ce que tu as encore à supporter le regard des autres aujourd'hui, à cause de ton style? )

-No puc afirmar ni rebatre que Espanya sigui un país molt conservador, perquè per poder-ho fer hauria de conèixer i haver viscut a altres països i mai no he tingut encara l’oportunitat de fer-ho. Només sé que almenys a Espanya no és delicte estimar a una persona del mateix sexe, per exemple, ni definir-se com transsexual ni bisexual. El nivell d’acceptació i respecte de la ciutadania depèn de la regió en què aquests es troben. Per tant, no és d’estranyar que als pobles i a les ciutats petites encara es menyspreï bastant tot el que no és tradicional. Però repeteixo, donem gràcies que Espanya tot i no ser un dels països més lliberals almenys pots viure tranquil.

Je ne pourrais pas dire si l'Espagne est un pays très conservateur ou non, vu que je n'ai pas encore visité ou vécu dans d'autres pays. Par contre je sais qu'ici ce n'est pas un crime d'aimer une personne du même sexe ou définie comme trangenre ou bissexuelle. Le niveau de tolérance et d'acceptation dépend évidemment de la région dans laquelle on se trouve. Par conséquent il n'est pas surprenant que les villages ou les petites villes méprisent tout ce qui n'est pas tout à fait traditionnel. Mais encore une fois, Dieu merci, l'Espagne n'est pas le moins libéral des pays où l'on puisse vivre en paix.

Quartier Libre: Beli Klein, la catalane

Is that what you think short hair is an essential part of your style? ( Est-ce que tu penses que les cheveux courts sont un élément essentiel de ton style? )

- El cabell curt és bastant important perquè considero que és un dels trets que més destaquen del físic d’una persona. Normalment, vaig a tallar-me el cabell a la perruqueria cada 3 setmanes o 1 mes màxim. El cabell, juntament amb la cara, és amb el que centrem la nostra atenció a simple cop d’ull quan veiem passar a algú o anem a conèixer. Tant si ens agrada com si no, les persones no podem evitar fer-nos una imatge mental de com pensem que pot ser la persona que tenim davant en funció de com és físicament, si té faccions dures.

Les cheveux courts c'est très important, parce que je pense que c'est l'une des caractéristiques la plus remarquable dans le physique d'une personne. Normalement je vais chez le coiffeur me faire couper les cheveux toutes les 3 semaines ou un mois, maximum. Les cheveux comme le visage, c'est ce qui attire l'attention au premier coup d'oeil quand on rencontre quelqu'un. Que cela nous plaise ou non, les gens ne peuvent pas s'empêcher de se faire une idée de qui nous sommes à partir de notre apparence physique...

Quartier Libre: Beli Klein, la catalane

What you would say to a young woman who does not dare to cut hair? ( Que dirais-tu à une jeune femme qui n'oserait pas couper ses cheveux? )

- Simplement li diria que en aquesta vida hem de fer el que sentim, sempre i quan considerem que els nostres actes no perjudiquin la vida de ningú. I que no passa res per tallar-se el cabell, que per sort torna a créixer, je je. Considero que tots som propietaris de la nostra vida i només nosaltres podem decidir què fer amb ella. Criticar quelcom que no és nostre ens fa miserables i egoistes, i penso que si la gent fes més el que sent i li agrada deixaríem de fer malbé el que ens envolta. És una llàstima que amb les penúries que ja passa molta gent a la vida encara ens posem les coses més complicades entre nosaltres.

Je lui dirais simplement que dans cette vie nous faisons ce que nous ressentons, tant que nous croyons que nos actions ne nuisent pas à quiconque. Et il n'y a aucun problème pour se couper les cheveux, qui heureusement repoussent. Je crois que nos vies nous appartiennent et que nous sommes les seul(e)s à pouvoir décider de ce que l'on fait avec. Critiquer les autres nous rend misérable et égoïste et je pense que si plus de gens faisaient ce qu'ils ressentent notre monde serait meilleur."

Voilà, c'était comme une longue discussion avec Beli, à travers laquelle j'ai ressenti une belle personne, une femme aux cheveux courts, dynamique, authentique, sûre d'elle... Et ça me plait bien. Mille fois merci Beli, d'être ce que tu es.

Quartier Libre: Beli Klein, la catalane

Photos: Beli Klein

Egalement sur FB : Beli Klein

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 29 Septembre 2014

Super pouvoirs

La vie parfois est taquine. Elle pourrait vous laisser votre existence entière sans vous révéler qu'en réalité vous possédez des super pouvoirs. En même temps c'est aussi une question d'imagination, hein!

D'ailleurs l'imagination, est ce que ce n'est pas déjà un super pouvoir, celui qui permet de rendre notre quotidien, qui ne le serait sans doute pas sans cela, extra-ordinaire?

Et d'autres encore, que connaissent les femmes aux cheveux courts. Des super pouvoirs qui se chargent comme des batteries au lithium et qui sont "au taquet" chaque fois qu'elles sortent de chez leur coiffeur.

Un peu de rousseur ou une extra blondeur, une coupe qui donne cette texture, comme une fourrure qu'on désire caresser ou comme un velours soyeux, une matière éclatante, saine et brillante qui vous gonfle un moral et donne l'assurance que rien et personne ne peut résister à celle qui connait tout ces atouts.

Une nuque délicate, délibérément dévoilée, ou à peine cachée, rasée par une tondeuse minutieuse qui a souligné les contours naturels d'une émouvante implantation.

Autant de pouvoirs que l'on mesure aux nombre de sourires parmi les gens croisés qui semblent soudainement bienveillants, aux caresses nouvelles dans l'intimité et au plaisir personnel de se sentir irrésistible.

Modèle: Gosia Golab

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 28 Septembre 2014

La quarantaine rugissante

Au cas où certain(e)s viendraient juste de sortir de cure dans un sanatorium des Carpates ravitaillé habituellement par une bande de choucas moqueurs, je vous le dis sans détour, c'est en ce moment la semaine de la mode à Paris, en clair the PFW.

C'est toujours l'occasion de découvrir des mannequins nouveaux ou de retrouver quelques supermodels sur le tard. Le "tard" dans ce monde là c'est déjà la trentaine, alors plus, vous imaginez....

Amber Valletta a quarante ans, autant dire une vieille! La drogue et l'alcool ne l'ont pas aidée à surmonter cela. Pourtant, là, sous les projecteurs et les flashes, on sent bien l'amorce d'une reconquête, l'envie de tourner une page pour repartir du bon pied...

Parce que finalement, quarante ans, quand on est pas mannequin, c'est juste l'âge idéal, celui de la plénitude, de l'épanouissement. Sans doute un des meilleurs et des plus beaux moments de la vie.

La quarantaine rugissanteLa quarantaine rugissante

C'est peut être ce que voudrait dire la nouvelle allure d'Amber, plus proche aujourd'hui de l'essentiel que du superflu. C'est aussi la coupe qui a marqué le nouveau départ d'Elliott Sailors dans sa carrière de mannequin masculin et celui de Yasmin Le Bon que personne, jamais, n'aurait imaginé avec les cheveux courts...

Certains bons gros sexistes ordinaires vous diront que les femmes à cet âge peuvent bien se couper les cheveux courts parce que:

elles sont mère de famille et rangée

elles n'ont plus besoin de séduire

elles trouvent ça plus pratique pour assurer le quotidien ( enfants-ménage-courses-etc )

et tout un tas d'autres foutues conneries que leur neurone 1 a pu transmettre à leur neurone 2

La réalité c'est que cette quarantaine magnifique donne souvent assez de recul pour comprendre qu'il est temps d'être simplement soi même, libre, puissante et sans artifices. Une nouvelle jeunesse où l'on retrouve les super pouvoirs qu'on a, comme Margot, quand on a vingt ans.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 27 Septembre 2014

Une coupe de fille

Au fur et à mesure que le temps passe et que les styles s'affirment, on se rend compte à quel point la terminologie et les qualificatifs sont eux aussi victimes de sexisme.

Dans les années 60 les exemples de jolies petites têtes aux cheveux courts ne manquent pas, au cinéma comme dans les magazines. Mais comment qualifier ce style? En France on a toujours tendance à se référer au modèle. Ça nous donne du " à la Jeanne d'Arc, à la Jean Seberg ou à la garçonne" ce dernier manquant cruellement d'imagination, puisqu'il se contente de rappeler ce mouvement des années 30 pour lequel on sens à cette époque une pointe de mépris.

Surtout qu'en ces temps là, une coupe de garçon ce serait plutôt "bien dégagé derrière les oreilles". Alors que cette coupe de fille qu'on ne sait pas qualifier, il faut absolument lui conserver un certain volume, un peu d'épaisseur sur la nuque, quelques longueurs à glisser derrière les oreilles... C'est la mode, c'est l'air du temps.

On ne parle pas de "genre", on ne compare pas les sexes, on ne dit pas encore "si ça te va à toi, ça me va à moi". Chacun reste dans son coin, rose pour les filles, bleu pour les garçons.

Et puis 30 ans plus tard on sent bien que les choses avancent Les femmes portent des costumes et on coupe les cheveux à la tondeuse électrique. On parle d'androgynes, les limites entre genres s'estompent, un peu. Chacun fait ce qui lui plait. Avec chic et élégance les femmes s'approprient les codes masculins qui du coup n'en sont plus.

C'est fou tout ce qu'on voit quand on regarde le temps qui passe.

Modèle: Lesley Hornby " Twiggy"

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 26 Septembre 2014

Margot m'enchante

Margot est une aventurière. De celles qui n'attendent pas le nombre des années, rongeant chaque freins, brûlant chaque étape, curieuse et enthousiaste. Sa (petite) tête bien faite renferme des trésors un peu surréalistes qu'elle traduit dans une poèsie d'aujourd'hui à l'académisme bien caché. Bref! Elle est brillante.

Et Dieu merci elle est la preuve qu'on peut être une intellectuelle et une aventurière. Mais si Margot n'a pas encore parcouru le vaste monde ni affronté ses dangers, elle en connait tout de même un bout sur l'espèce humaine. Alors du coup, c'est amusant de la voir tenter des aventures qui ne sont que capillaires et mesurer à la fois l'importance et la futilité de son apparence.

Elle est depuis longtemps une vraie femme aux cheveux courts, mais pas de celles qui s'installent dans la routine d'un style acquis une fois pour toute. Plus long, plus courts, plus blond, plus brun, chaque rendez vous est une renaissance.

Margot m'enchanteMargot m'enchante
Margot m'enchante

C'est ainsi que Super Margot recharge ses super pouvoirs.

Et j'aime qu'elle me fasse partager ses métamorphoses... Merci Margot!

Margot m'enchante

Margot : Vers Antares

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Publié le 25 Septembre 2014

A deux pas de chez vous

On aurait bien tendance parfois à aller chercher ailleurs ce qui se trouve souvent sous notre nez.

Prenez par exemple... le coiffeur ( au hasard )

Cette quête peut prendre souvent des proportions considérables, obligeant à arpenter les rues de la ville jusque parfois dans des quartiers inconnus. Et tout ça pourquoi, je vous le demande? Pour tomber quelque fois sur un styliste réputé mais qui ce jour là ne saura pas exhausser votre désir d'une coupe stylée " bien dégagée derrière les oreilles". Et puis 30, 40 ou 50€ pour le coup, ça refroidit tout de même l'envie d'y retourner chaque mois.

Alors que là, près de chez vous, à deux pas, se trouve un petit salon de barbier sympa comme tout, au décor délicieusement "vintage" et au mobilier "old school", où travaille un coiffeur beau gosse tatoué jusqu'aux manches et parfois même une coiffeuse aussi qui justement a la coupe qui vous plait... Seulement voilà, le salon est "pour hommes".

Et c'est là qu'il faut faire preuve de courage, de conviction et de détermination. Parce que finalement, pour 15 ou 20 € vous aurez LA coupe qui vous fait envie en échange d'un peu de persuasion ( des fois que le coiffeur soit plus effrayé que vous à l'idée de couper les cheveux d'une femme ... ) et de votre plus chaleureux sourire.

Seulement, attention! Parce qu'une fois qu'on y a goûté, difficile de revenir en arrière ( n'est-ce pas Kanli? )

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 23 Septembre 2014

Rockn'roll

Quand j'y pense... Difficile d'imaginer seulement quelques années en arrière, cette tendance qui se dessine, où les jeunes femmes adoptent une coupe de cheveux qui ne ferait pas honte à un rocker pur jus des années 60.

La "pompadour" soignée, le tour d'oreille et la nuque minutieusement dégradés, les pattes "effacées" d'un coup de tondeuse... et tout cela sans perdre une once de féminité.

Parce que oui, on peut avoir ce style de coupe et rester féminine. Forcément puisque la féminité n'est pas une question de style mais de caractère. L'être ou pas, toute la question est là. Ainsi, l'habit et la coiffure ne sont plus en rien des marques extérieures de genre. Qu'on se le dise une bonne fois pour toute.

Et donc, pour revenir à notre coupe 60's, j'ai tout de même du plaisir à constater que même parmi les plus jeunes, il y a une certaine résonnance, que petit à petit l'idée du salon de coiffure homme fait son chemin dans les esprits et que les coupes qui y sont pratiquées séduisent tout le monde. ( n'est-ce pas Romane... )

Et puis, moi qui suis un fervent partisan de l'égalité homme/femme, touché par le magnifique discours d'Emma Watson aux Nations Unies et acteur du programme "HeForShe", je pense que là aussi il y a du progrès.

Na!

Photo: Havilah Bender

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 22 Septembre 2014

Laurine et Ela

Il y a chez certaines femmes aux cheveux courts ce caractère fait de passion et de détermination. Quelques fois même avant qu'elles même le sachent. Et puis les choses se révèlent, bousculées parfois par les événements, les sentiments, la Vie quoi...

Laurine est blonde, comme la fourrure de Ela est blanche

Laurine et Ela

Ela c'est un peu toute sa vie, sa passion, son réconfort, son métier et l'âme qui masque le vide laissé dans la vie de Laurine...

Même si elle n'a jamais vraiment eu les cheveux très longs, à 16 ans elle les coupe bien courts, une façon de rompre avec son enfance. Et comme souvent, avec le très court vient aussi le très blond. Mais si Laurine a du style, malgré tout elle n'attache pas une grande importance à sa coupe. Elle entretien sa blondeur mais souvent repasse derrière le coiffeur avec ses propres ciseaux...

Laurine et ElaLaurine et Ela

Les cheveux courts ont aidés le jeune tomboy à se sentir bien dans sa peau. Aujourd'hui, même si parfois elle en rêve, elle se dit qu'elle ne pourrait plus avoir à nouveau les cheveux longs, ce ne serait pas elle.

Et j'ai envie de dire: Tant mieux!

Photos: Laurine Termelet

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Publié le 20 Septembre 2014

M'en fous pas mal!

Non pas moi, enfin si, j'm'en fous pas mal moi aussi, mais c'est pas le sujet.

Le sujet ce sont ces jeunes femmes que souvent j'interpelle et qui me répondent avec cette expression quand je leur demande quelle a été la réaction de leur entourage lorsqu'elles se sont coupé les cheveux. Et j'avoue que je trouve ça rassurant. Bon il y a tout de même une petite part de fanfaronnade dans ce "m'en fous pas mal", parce qu'il faut être assez costaud pour s'affranchir totalement de l'opinion des autres à son égard, mais je crois que la majorité d'entre elles est sincère. Et tant mieux parce que j'ai l'impression que jusqu'au jour de l'Apocalypse il y aura toujours des blaireaux pour balancer du: "Ooooh c'est dommage!" ou du:"Court c'est joli, mais là.... "

Mais soyons honnête, il ne devrait même pas y avoir d'avis à donner ( à moins d'y être invité ) concernant une décision qui relève d'un choix personnel. Non parce que sinon pourquoi ne pas donner aussi son avis sur les vêtements, le maquillage, la façon de parler ou de marcher, la contraception, l'allaitement, la préférence sexuelle, alimentaire, religieuse... Bref!

Il vaut mieux n'en avoir rien à fiche que de se laisser pourrir la vie par quelques talibans de pacotille qui s'imaginent détenir la Vérité et savent bien mieux qu'une femme ce qui est bien pour elle... eux.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 19 Septembre 2014

Une façon de vivre

N'allez pas croire, je ne suis pas spécialement fan de l'extême, dans toutes ses formes. En l'occurrence, j'aime les femmes qui cultivent une certaine ambiguité ou celles qui savent extérioriser leur caractère. J'aime les cheveux courts lorsqu'ils sont l'expression d'une personnalité et la marque d'une certaine sophistication et d'un vrai plaisir d'être soi même.

Il arrive parfois que pour rompre avec un passé, pour marquer un événement, pour s'affranchir d'une situation, on coupe radicalement ses cheveux, à ras. Dans la plupart des cas, cette tête tondue nous réconcilie avec nous même, nous fait un bien fou, même si on a du mal à se reconnaître vraiment tellement on est pas habitué(e) à se voir "en vrai". Cela dure quelques semaines, voir plusieurs mois et puis on laisse tanquillement repousser quelques centimétres, pour retrouver une tête " socialement normale".

Pourtant, certaines, séduites par ce nouveau visage d'elle même, conquises par les bénéfices que cette nouvelle image leur apporte et partisanes d'un genre non normé qui leur donne souvent un rang d'égalité, en tout cas une approche différente dans leurs rapports aux autres, une fois la tondeuse passée, adoptent à jamais le style, finissant par ne maintenir que quelques millimétres de cheveux, régulièrement tondus, sur leur jolie tête.

Et soudainement, cette coupe "extrême", non genrée, adoptée comme style de vie et comme marque personnelle, devient presque banale, en tout cas naturelle, tellement elle sied à celle qui la porte. Si bien qu'on pourrait ne plus reconnaître vraiment cette personne si d'aventure lui venait l'envie de renoncer à tondre régulièrement ses cheveux.

A way of life en quelque sorte...

Photo: Marie Murstad

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Rédigé par jeaneg

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