Publié le 31 Mai 2014

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Non mais franchement, est ce qu'il faut à chaque fois trouver une réponse à tout, justifier chacun de ses goûts ou chacune des ses habitudes?

C'est assez troublant lorsqu'on est un rien observateur, de constater de quelle manière "les gens" s'expriment au travers du regard qu'ils portent sur les autres, le mal qu'ils semblent avoir à supporter la présence parmi eux d'un exemplaire qui s'affranchi des "us et coutumes" de l'apparence. Et je ne parle pas d'exhibitionnisme ni de provocation, non non rien que la morale ne puisse réprouver.

Une blondeur trop blonde, une nuque trop rasée, un vêtement ou une coupe trop ambigu et voilà notre foule qui s'interroge sans vraiment chercher à comprendre, qui fronce le sourcil et agrave sa mine qui n'était déjà pas folichonne... Et je ne parle pas des "vieux" qui décidémment ne comprennent pas cette jeunesse depuis la nuit des Temps, non, ça ce serait presque dans l'ordre des choses. 

Du coup je me trouve assez veinard, d'avoir du goût, moi, pour les petites têtes bien faites et les androgynes séduisantes et cela me rend enthousiaste de voir de l'originalité au milieu de ces "gens" qui croient en avoir mais qui se contentent d'imiter ce qu'ils voient dans des programmes télé qui ne s'adressent qu'à des têtes vides. 

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 30 Mai 2014

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Il n'aura pas échappé aux plus assidu(e)s que ce blog vivait un peu sur ses acquis depuis quelques jours... C'est qu'en fait et sans entrer dans les détails, j'étais parti goûter à la Dolce Vita.

A moi salame, pancetta, peperoni, antipasti, chianti et tutti quanti... Mais pas que!

Et du coup, qui je retrouve là bas, hantant les ruelles sombres menant à la Piazza del Campo? L'inéfable Alexane, mon tomboy préféré et correspondante permanente outre Apennins, plus rockn'roll que jamais.

J'avais besoin de me rendre compte par moi même de ce que provoquait dans le regard des gens de là bas, la vue d'une jolie femme aux cheveux courts. Et à vrai dire, des femmes aux cheveux courts il y en a peu, ou bien est ce la brièveté de mon séjour qui ne m'a pas permis d'en voir davantage.  

Finalement je béni l'endroit où je vis, où chacun peu selon ses envies, s'habiller et se coiffer. Là bas, en compagnie de mon tomboy, je sentais bien ces regards pesants, interrogateurs, réprobateurs, je voyais ces mines étonnées ou envieuses, les coups d'oeil à la dérobée... et je m'en délectais.

Il faut dire que la ville ne vit que de ces touristes qui ne viennent ici que pour voir des vestiges du passé et des fêtes médiévales, alors peut être que par mimétisme les habitants aussi sont restés un peu dans le traditionnel?

Cela dit j'aime l'Italie, sa langue chantante et colorée, ses habitudes et la douceur des paysages de Toscane... Quant aux femmes aux cheveux courts elles se doivent d'avoir encore plus de caractère que nulle part ailleurs... mais ça leur va tellement bien.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 25 Mai 2014

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Il arrive que la conjonction de certains paramétres provoquent parfois une légère confusion dans l'esprit de gens non avertis. Je suis persuadé que si je montre cette photo à mon épicière, ou même à son mari, après une réflexion durant laquelle j'entendrai s'entrechoquer les neurones et grincer les verrous de son néo-cortex, la brave dame me répondra qu'elle voit la nuque d'un garçon. Allez savoir pourquoi, mais je le sens comme ça. Peut être qu'en effet l'assemblage veste en jean-col relevé-cheveux courts provoque une impression de "masculinité" dans l'allure...? Les oreilles percèes ne sont pas un indice et à vrai dire cette nuque aurait pu, en effet, être celle d'un garçon, jeune, beau, un peu androgyne. Le doute subsiste et dans ce cas, le doute ne profite pas à l'accusé comme on dit au Palais. Par défaut l'être ambigu sera qualifié de garçon. Et pourquoi donc, je vous l'demande?

Pour une personne faisant preuve d'un peu de perspicacité, ce qui n'est pas le cas de mon épicière qui a bien des qualités, mais pas celle d'être de bonne foi en toute circonstance, ce doute devrait provoquer au moins deux réactions. Soit l'indifférence, considérant que le genre importe peu, soit la curiosité afin de déterminer réellement à qui l'on a à faire.

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Bon, il se trouve que moi je suis du genre curieux. Alors du coup, je ne me contente pas d'une simple photo, je cherche, je fouille, je remonte aux sources, ce qui, avec un peu d'habitude, se fait facilement. Je découvre alors que la jeune femme s'appelle Sandra Sundelin et que la photo, prise par Amanda Fordyce est un travail pour un célèbre coiffeur australien... Bon ben voilà, fin du suspens.

 

N'empêche... Ça me laisse tout de même le sentiment qu'on a vite fait de trancher, de juger, de déterminer alors que souvent il faut un peu soulever le voile pour voir la réalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo: Amanda Fordyce

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 23 Mai 2014

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Il n'y a rien de raisonnable à ne parler que des femmes aux cheveux courts. Est ce que ce n'est pas en fait une sorte de discrimination là aussi? Si mon esprit avait été marqué par la beauté, l'intelligence, le courage et la détermination des eurasiennes, est ce que j'aurais été légitime d'en faire l'apologie et de considérer qu'aucun autre mélange n'est aussi bien réussi? Cela ne serait pas correct n'est ce pas?

Mais ça, ce serait une vision de prime abord, parce que je pourrais très bien faire valoir que ma passion pour les femmes eurasiennes n'est en fait que l'arbre qui cache la forêt de la tolérance et de l'acceptation des mélanges éthniques, qu'à travers elles, ce sont toutes les métisses que j'adore... Tout comme à travers les femmes aux cheveux courts je fais l'apologie des femmes audacieuses, déterminées et authentiques, sans pour autant nier que d'autres qui n'ont pas forcément les cheveux courts ont ces mêmes qualités.

Pourquoi faut il justifier tout ce que l'on fait?  On le fait, voilà tout! Tant qu'il n'y a que de bons sentiments, pourquoi s'interroger?

Ben je m'interroge malgre tout. Et je me demande si je suis vraiment honnête avec moi même en voulant "universaliser" mes propos, "intellectualiser" mon goût personnel, l'image de "ma" femme idéale, son allure androgyne, son ambiguité avec les genres et son "plaisir" à jouer avec les émotions....

Le plus fascinant reste malgré tout ce sentiment de transgression, ce geste de renoncement magnifique, cette douce révolte qui opère lorsque couper ses cheveux vous fait passer d'un monde à l'autre, vous rend invisible à une catégorie de mâles formatés et à l'esprit étroit, tout en vous faisant apparaître aux yeux des autres, des éveillés, de ceux ( et celles ) qui savent voir autre chose en la femme qu'un objet de désir.

Il n'en reste pas moins vrai que la démarche est étrange, parce qu'en dehors de la considération humaniste il y a tout de même un aspect "technique", matériel, tactile dans les cheveux courts, la façon de les couper, les émotions que cela procure, le trouble que cela fait naître... Cet aspect des choses peut inspirer une certaine perversité dans l'esprit des "autres", une forme de fétichisme. C'est sans doute vrai pour beauoup de gens. Ça ne l'est pas pour l'homme lesbien, qui considère la relation affective dans un rapport d'égalité absolue, sans esprit de domination ni d'appropriation...

Mais ai-je vraiment besoin d'écrire tout ça?

 

 

Photo: Brianna Hildebrand

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 20 Mai 2014

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L'air est devenu tiède, presque léger. De la mer pas loin une rumeur persiste, un souffle sans fin, comme une respiration. Bientôt le soleil va plonger derrière l'horizon et ses derniers rayons enflamment l'atmosphère...

Il n'y a pas si longtemps elle aurait reposé ses épaules sur sa chevelure, mais là, adossée au calcaire, elle sent la roche incruster sa peau et cette douleur n'en est pas une. Les yeux clos elle savoure sa liberté.

Elle a toujours eu conscience de son androgynie, ne s'est jamais lamentée de voir sa poitrine désespéremment plate. Elle a grandi comme un garçon en devenant une jolie femme. C'est juste qu'un temps les cheveux longs ont fait illusion... Juste une illusion.

A cet instant elle sourit intérieurement. Elle sent l'air glisser sur sa nuque, froler ses oreilles. Elle résiste à la tentation de passer, une fois encore, la main sur ses cheveux, tellement courts, tondus même par endroit ... Elle se dit qu'elle ne pourrait pas être davantage elle même et en ressent une certaine fierté.

Et là, au milieu des rochers, non loin de la plage, il y a une androgyne, mi dieu, mi déesse, qui s'endort... et le soleil doucement se retire.

 

Photo: Kayla Varley

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 19 Mai 2014

Alexane, toujours en balade à travers l'Italie, nous rapporte une rencontre. Finalement, les femmes aux cheveux courts ne seraient pas si rares au delà de Alpes...?

 

"Parmis les gens que j'ai rencontré ici, se trouve Marianna, une femme sympa et drôle avec une coupe courte mais pas exceptionnelle.

Jusqu’à l'autre soir!

71666_445630321839_3828191_n.jpgJe l'ai vu, rayonnante, vêtue d'une robe rouge assez sexy et arborant une coupe toute fraîche. C'est à ce moment là que j'ai décidé de justifier mon titre de reporter internationale en allant lui parler de ce blog! Et nous voilà, 2 jours plus tard, à siroter un café ensemble, stylo et bloc-note à portée de main.

Marianna vient du sud, des Pouilles plus précisemment et elle est l'image même des belles italiennes au caractères bien trempés. Avoir les cheveux courts c'est pour elle un mode de vie définitif. En effet, la première fois qu'elle s'est débarrassé de sa masse capillaire volumineuse, ce fut une libération et la réalisationd'un souhait de longue date. Deux ans plus tard, elle se rase complètement la tête avec une amie de la fac, et là, elle s'est sentie réellement féminine pour de bon!

190319_10150115637061840_694295_n.jpgCar pour Marianna, toujours inspirée par ces modèles de beautés aux cheveux courts que l'on peut voir dans le mannequinat ou le cinéma et encore plus par sa tante, qu'elle a toujours connue avec une coupe courte élégante, c'est en ayant très peu de cheveux sur le caillou qu'on révèle la beauté d'une personne. Ce visage, mis à nu, révélé au grand jour, et non plus caché derrière une mèche ou une masse de cheveux qui l'encadre ou l'alourdisse, ce visage peut enfin être perçu à sa juste valeur pour en être apprécier réellement.

Mais au delà du physique, c'est surtout l'attitude, le caractère et la façon d'être qui font de ces femmes, de tels modèles de désir, d'envies et d'inspirations. Marianna voyait en ces femmes la "grinta" [la poigne] et ce qu'elle voulait être, ni plus, ni moins !
Une fois ce look adopté, elle se plu à jouer avec, mélangeant les genres, confondant les styles, en allant du plus sexy, au plus tomboy, toujours avec cette idée que tout cela n'est qu'un jeu, qu'un rôle qu'elle se donne car de toute façon, elle pouvait se le permettre, étant donné que les gens se retournait sur elle, intrigués et curieux.
295789 10151144534371840 136974915 nElle se sentait belle, mais aussi authentique et mystérieuse et s'amusait à créer ce doute et à le laissait planer... voila ce qui rendait ces hommes et ces
femmes curieux et parfois confus. Une si belle femme, avec cette grinta qui la rend aussi sympathique que mystérieuse, avec un look aussi changeant...
Forcément, les gens veulent savoir... A quelle "catégorie" appartient-elle ? J'vous avouerais que je me suis moi-même posé la question pendant longtemps. Mais aujourd'hui que je sais, maintenant que le charme est rompu, le mystère s'est envolé et une partie de sa séduction n'agit plus sur moi, alors je vais vous laisser songeur et donner libre cours à votre imagination.
Pour finir, à aujourd'hui 34 ans, elle sait et affirme qu'elle gardera ses cheveux courts à vie car, en plus de se sentir elle-même, cela apporte une certaine ouverture d'esprit sur les gens et le monde. Mais c'est surtout pour elle un moyen d'exalter à merveille la sua feminilità !
A Sienne, Alex Tomboy pour Les Femmes aux Cheveux Courts

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Mai 2014

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Est ce qu'il y a toujours une part de hasard dans une photo? Un moment où on ne se rend compte des choses que lorsqu'on voit le résultat final?

Ou est ce que c'est toujours l'expression d'un désir, plus ou moins avoué?

 

La lumière était parfaite quand la jeune fille qui était penchée en avant jusque là s'est redressée. Naturellement alors sa chevelure s'est retrouvée plongée vers l'avant, couvrant presque son visage, dans une sorte de coupe au bol trop longue qui masquait son regard. C'est cet instant qui a été figé, celui ou l'idée de l'androgyne que suggerait le corps étroit est accentué par cette masse de cheveux, à peine assez courts, épais, éclatant mais en désordre, qui dissimule l'identité en cachant le regard...

 

L'instant d'après, dans un reflexe, elle aura secoué sa tête en arrière, d'une main habituée, naturellement replacé sa chevelure dans un ordre approximatif et l'idée ne sera plus la même. L'ambiguité androgyne sera toujours là, mais de manière plus convenue, on reconnaîtra la jeune fille aux cheveux courts, un mystère sera levé et cette masse brune n'aura plus la même volupté qui, l'espace d'une seconde à fait naitre une émotion...

 

 

Photo: Marcelle Adrianna

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 16 Mai 2014

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Depuis longtemps, elle a choisi son camp, cela se voit. Cela se voit à la façon dont elle ébouriffe ses cheveux courts lorsqu'elle trouve qu'ils ne sont plus assez courts.

Pourtant, comme d'autres, elle a sûrement haï celui ou celle qui lui coupait les cheveux quand elle était enfant tout comme elle a haï cette vieille baderne qui lui disait alors "bonjour mon petit". Elle aurait pu ne jamais s'en remettre. C'est ce qu'elle croyait d'ailleurs lorsqu'à la première occasion elle a laissé avec volupté pousser ses cheveux...

Et puis, au bout du compte, heureuse de sa détermination mais lassée de cette chevelure tellement convenue, de cette allure tellement conforme, elle s'est trouvé une autre colère, contre une phallocratie sournoise et pas toujours rampante, contre des préjugés et des idées stupides qui voulaient qualifier la féminité selon des dogmes paternels et misogynes. 

Du coup son envie de changement a pris une allure de reconquête et elle a été heureuse de retrouver la petite fille aux cheveux courts qui donnait des coups de pieds dans les tibias des idiots qui la confondaient avec un garçon, lorsque la tondeuse s'est tue et qu'elle s'est redécouverte, lumineuse et tellement plus féminine.

Depuis c'est comme une façon de se régénérer, de redonner du souffle à sa confiance, toujours aussi courts, toujours plus court tellement elle même. Et sans rien dire, une manière d'envoyer paître les idiots qui n'auraient rien compris...

 

 

Photo: Marie Ullevoldsaeter 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 14 Mai 2014

Arizona Muse (and her son) by James Houston

M´man,
J´viens tout juste d´avoir mes quatorze ans.
J´veux plus d´école : j´suis dev´nu grand.
J´te promets j´te gagn´rai plein d´argent.

M´man,
J´viens d´fumer ma tout premiere Week-End.
Sur les fortif´ ou t´aimes pas qu´j´traîne.
J´me s´rais tué plutôt que d´refuser.

Y a pas qu´les mères qui font les enfants :
La zone, la rue coulent dans mon sang.
M´man, j´aimerais chanter tout ce que r´sentent les autres :
Ta vie, la nôtre...
M´en veux pas, mais maint´nant j´ai choisi.

M´man,
Les tours c´est pas toujours des guettos.
J´ai pas d´passion pour les oiseaux,
Mais comme eux j´aimerais voir ça d´en haut.

M´man,
J´comprends mieux le regard des passants.
J´vois pas commme eux, j´pense tout en grand,
En couleur et sur un écran blanc.

Y a pas qu´les mères qui font les enfants :
La zone, la rue coulent dans mon sang.
Tu sais, j´sais pas grand chose sur les choses de l´amour
Mais j´me doute toujours...
C´est pas moi, c´est pas moi qui choisis.

M´man,
J´viens tout juste d´avoir mes quatorze ans.
J´veux plus d´école, j´suis dev´nu grand.
J´suis dev´nu grand.

M´man
J´te promets j´te gagn´rai plein d´argent, m´man.
J´suis dev´nu grand, m´man.
J´suis dev´nu grand...

M´man!

 


Photo: James Houston - Arizona Muse and her son

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 11 Mai 2014

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Elle a écrasé sa cigarette, nerveusement, d'un geste brusque, puis elle a passé la main dans ses cheveux pour les balancer sur le côté. Elle semblait en colère, comme toujours.

En colère contre elle même sans doute, contre ses contradictions, ses envies inassouvies, ses désirs refoulés... et de peur qu'on s'en rende compte elle avait cette sorte de brutalité.

Elle avait les cheveux courts et s'habillait en garçon, mais elle n'aurait jamais avoué que ses fantasmes étaitent peuplés de corps de filles et d'androgynes aux cheveux courts, comme elle... Ses cheveux elle les aurait volontiers coupé plus court aussi, mais elle avait peur du regard des autres... Comment imaginer cela? N'importe qui l'apercevant pour la première fois aurait été subjugué par son allure, mi fille mi garçon, sa cravate dénouée et sa coupe de Teddy boy. Tous auraient pensé que cette fille là "en avait" et ne craignait personne. C'était pourtant tout le contraire...

Derrière cette apparence la timidité s'était incarnée et comme pour mieux masquer sa vraie nature, ce rôle l'arrangeait, tenant à l'écart quiconque aurait voulu la séduire. Elle était celle que toutes et tous admiraient, dont chacun voulait être l'ami et elle, comme un lapin apeuré, s'enfermait dans sa tour de verre, tourbillonnant, sautant, souriant et dansant comme le personnage le plus exalté que l'on puisse connaître, mais à l'abri de la curiosité qui aurait pu la démasquer.

Fantastique et douloureux paradoxe...

 

Photo: Marcelle Adrianna

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