Publié le 29 Août 2015

Joli(e) garçon

Ne change rien, je t'en prie, à ce merveilleux mystère. Rappelle toi comme tout était simple, avant, dans la foule. Aucune ambiguité, pas de questions, juste le banal harassement des garçons en goguette qui te donnait la nausée... Pourtant cette foule avait un certain confort, tu y étais la fille que tout le monde attendait... sauf toi sans doute.

Un jour le courage t'a pris. Enfin le courage... l'envie était si forte. Et chaque coup de ciseaux t'emportait au dessus de la foule, en des lieux inconnus et privilégiés. Tu as craint de perdre ta féminité, les garçons insolents ne sifflaient plus, mais elle était toujours là, bien plus visible finalement, c'est juste que tu n'étais plus à hauteur de leur regard, bien plus haut, trop pour eux.

Les cheveux courts enfin tu t'es épanouie, glissant avec fluidité entre les genres, tu t'es délectée d'autant d'ambiguité qui te libérait, tu t'es vautrée dans le bonheur de voir dans chaque regard ce voile trouble, du haut de cette insolente androgynie, femme fatale ou intrépide éphèbe, selon ta volonté.

Te voilà enfin toi même. C'est peut être moins confortable que la foule molle et soumise, mais je t'en pris, ne change rien à ce merveilleux mystère qui, en quelques coups de ciseaux t'a élevée au dessus du quelconque...

Modèle: Tania Fer

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 28 Août 2015

Merci à toutes et à tous!

pour cette sixième bougie soufflée par 

Les femmes aux cheveux courts

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 27 Août 2015

La passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair… puis la nuit! - Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité?

Ailleurs, bien loin d’ici! trop tard! jamais peut-être!
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
O toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais!

Charles Baudelaire " A une passante " Les Fleurs du Mal - 1857

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 26 Août 2015

Bingo capillaire

Evidemment, ce genre de péripétie n'arrive pas tous les jours, ni même tout les mois ou tout les ans. Certaines ont des habitudes avec leur coiffeur, comme on en a avec le médecin de famille, le même de mère en fille, depuis.... longtemps. La coupe au bol de l'enfance, la queue de cheval de la première communion, la coupe au carré du collège... et puis la première permanente... Enfin toute une vie quoi.

Pourtant, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne ( oui la vie est injuste ) et il arrive dans notre monde moderne et urbain que vous soyez obligée de vagabonder plusieurs fois à l'intérieur de la même ville parfois. Ou que le salon chéri où vous comptiez vous incruster jusqu'à la mort ne finisse par mettre la clé sous la porte. Et là... c'est le drame!

La femme aux cheveux courts ne saurait pas vivre plus de deux mois sans faire tailler sa chevelure et il faut donc trouver sans attendre l'endroit idéal pour avoir toujours cette petite tête bien faite qui vous remet régulièrement le moral au taquet.

On active les réseaux, on scrute les Pages Jaunes, on observe les devantures... et puis au bout d'un moment, il faut bien se lancer. Vous en remettant aux conseils de la bonne copine, qui entre parenthèses a les cheveux épais et frisés, vous confiez votre tête blonde aux cheveux fins et raides à Paul Edouard, la copine ne jurant que par lui...

Bon! Je ne suis pas là pour vous faire un article de Femme Actuelle, non plus. Ce que je trouve marrant là dedans ( enfin marrant... façon de parler ) c'est que souvent ce genre d'aventure s'apparente à un jeu de hasard, une sorte de Loto ou plutôt de roulette russe avec 3 cartouches dans le barillet qui le plus souvent peut en contenir 6 ( comme tout le monde le sait ).

Parce que, autant pour madame Duchenock avec sa permanente bleue, une différence de nuance elle s'en fiche un peu ( et encore... ) autant pour La Femme aux cheveux courts qui a la coupe stylée, ça se joue au millimètre.

Bon, vous me direz, ce ne sont que des cheveux, ça repousse ( si si y a des études là dessus ). M'enfin, si on peut éviter le bonnet au mois d'août.

Et puis il y a les joueuses! Celles qui ne vont jamais deux fois dans le même salon, juste pour avoir cette petite poussée d'adrénaline que doivent bien connaitre les joueurs de craps.

Finalement, c'est tout de même bien la preuve qu'on ne peut pas considérer notre coupe de cheveux comme un sujet banal ou secondaire et futile ( parce que oui, c'est pareil pour les hommes ). CQFD

Photo: Tumblr

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 25 Août 2015

Concessions

Il y a parfois des idées qui passent comme ça, de génération en génération, sans trop jamais s'affaiblir. C'est souvent emprunt de bon sens et c'est sûrement pour cette raison que cela se transmet si bien...

Comme par exemple pour séduire un employeur susceptible de vous donner du travail, il est normal de se montrer sous son meilleur jour, vêtements propres, chaussures cirées, coiffure soignée... histoire de le rendre réceptif aux arguments que vous allez développer pour le convaincre.

Pourtant cela vient se heurter avec l'idée systématiquement prônée ici d'être avant tout soi même, sans artifice ni paravent. Les femmes aux cheveux courts sont toujours des exemples dans ce domaine. Pour elles, se couper les cheveux équivaut souvent à rompre avec les conventions, sortir du cadre, briser l'image convenue de la femme... et satisfaire leur envie envers et contre tout.

Alors faut-il, sous prétexte d'un rendez vous pour un entretien d'embauche, renoncer à cette coupe habituelle, sa nuque bien rasée et ses oreilles bien dégagées?

Souvent quelques millimètres en plus changent tout, c'est vrai.

Admet-on le, c'est pour certaines une véritable concession qu'il faut faire en renonçant à la tondeuse pour se contenter d'un simple "rafraîchissement" aux ciseaux. Mais est ce que c'est pour autant renier sa vraie personnalité? La question peut se poser... On peut aussi condamner une certaine discrimination, craindre que le recruteur, dont l'esprit serait formaté, assimile à un manque de féminité une coupe de cheveux trop courte... Mais alors est-ce que cela voudrait dire qu'il cherche avant tout à embaucher une "femelle" plutôt qu'une réceptionniste ou une serveuse...?

Oui je sais, je suis de parti pris et toujours de mauvaise foi... mais tout de même. Bien sûr, si les réponses à ces questions pouvaient être formulées unilatéralement par les femmes aux cheveux courts, les questions ne se poseraient même pas. Alors, comme ce n'est pas le cas, et parce qu'aujourd'hui, avoir un job c'est pas toujours la chose la plus évidente, il faut bien admettre que faire la concession de quelques centimètres de cheveux n'est pas grand chose.

Après, une fois le contrat signé... c'est une autre histoire !

Photo: Micaela McLucas

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 24 Août 2015

Quartier Libre: Isabela Gasser

Souvent quand on voit des personnes connues, on se dit qu'elles sont certainement inaccessibles. Et puis il suffit d'un hasard, d'une rencontre, pour s'apercevoir à quel point on se trompait...

"Je m'appelle Isabela Gasser, je suis américaine x brésilienne... j'ai les cheveux courts depuis 3 ans maintenant mais j'ai toujours aimé changer ma coiffure, cheveux rasés d'un coté , rasés des deux cotés, carré, multicolore... je suis passée par toutes les coupes. Avant de les avoir coupés j'avais les cheveux très longs, depuis mes treize ans j'étais mannequin et les mannequins devaient avoir les cheveux longs pour avoir du travail... tout le monde voulait que je sois la plus féminine possible, j'étais cette fille aux cheveux longs qui aimait faire des trucs de mecs mais qui devait accepter d'être ce que les gens me disaient que c'était bien d'être, mais j'avais le besoin d'être moi même...

Quartier Libre: Isabela Gasser

Je n'étais à l'intérieur pas cette fille féminine et sage que tout le monde voulait que je sois, je ne l'ai jamais été depuis mon enfance j'ai toujours été "the wild child" de la famille, alors lorsque je me suis coupé les cheveux c'était comme si une partie de moi était partie, partie loin, une partie qui n'était pas moi, avec mes cheveux court j'étais moi même, j'étais heureuse et bien dans ma peau, l'intérieur correspond à l'extérieur et vice versa.... en plus les cheveux poussent tellement vite, j'adore expérimenter et faire ce que je veux avec, d'aller chez le coiffeur et lui dire " je te fais confiance, fais comme tu veux aujourd'hui" si j'aime pas ce qu'il m'a fait je ferai juste pas la même coupe et ça poussera...c'est simple...

Quartier Libre: Isabela Gasser

A l'heure d'aujourd'hui je fais maintenant des photos pour le fun, j'adore ça c'est une vraie passion , mais je ne vis plus de ça, j'ai lancé ma marque "Wildsh" il y a 4 ans et je fais des études en architecture, chose que j'ai toujours aimée, je suis quelqu'un de très artistique et j'adore créer tout le temps, mais dans le milieu où je suis maintenant personne n'est tatoué ... les femmes sont très classiques, mais ça ne m'a jamais fait peur d'être différente, bien l'opposée j'ai toujours aimé ça, la normalité m'ennuie énormément. Je suis fière d'être une femme aux cheveux courts, je m'assume et je me sens libre."

​Isabela est sur

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Je dois remercier Sophie et Fiona qui ont été les relais bien sympathiques de cette rencontre.

Les photos sont d'Isabela et de son amie et la coupe d'Oscar chez Haircut Barber à Lausanne

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 23 Août 2015

Under pressure

Vous la sentez?

Oui vous la sentez, parfois, souvent, toujours, autour de vous, au boulot, dans la famille, pour un oui ou pour un non... Elle est là!

Cette pression qui vous donne toujours une once de mauvaise conscience, pour certaines ou qui carrément vous barre la route pour d'autres. Cette façon un peu archaïque qu'ont "les autres" de réagir à vos cheveux courts...

"Oh lala! Ils sont pas un peu trop courts là?"

"Oh non... ils sont si beaux tes cheveux..."

"Pas trop courts quand même, sinon c'est trop masculin"

"Ben les cheveux courts, ça fait carrément lesbienne"

... j'en passe et des plus connes.

Alors qu'il suffirait, pour les esprits les plus simples, d'ouvrir les yeux, de regarder certaines personnalités, actrices, chanteuses, athlètes que sais-je encore, qui "malgré" leurs cheveux courts, sont des mères et des épouses, ont une vie normale et montre un exemple facile... Pourquoi donc cela serait différent pour vous, fille, épouse, mère que pour ces personnes là?

Bon oui je sais. De toute façon, quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage et partant de là, tous les réfractaires aux cheveux courts, trouveront toujours un reproche à faire.

Malgré tout, il serait tout de même temps de considérer que, quelque soit l'âge à partir du moment où l'on est responsable de soi même, on est libre de faire ce que l'on veut avec ses cheveux. Et d'un!

Et de deux, trouver autre chose comme argument que de faire croire que les cheveux courts "ça fait" ceci ou "ça fait" cela. Les cheveux courts sont juste l'expression d'une personnalité, pas d'un genre ni d'une orientation sexuelle.

Pourtant je sais, malgré tout ce que je peux écrire ici, malgré tout ce que vous pouvez dire autour de vous, malgré le bon sens et malgré le progrès... elle est toujours là. La pression.

Pour combien de temps encore? Non parce que là, il me semble que c'est clair. Les femmes aux cheveux courts prennent le dessus!

Non?

Photo: Flickr

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 22 Août 2015

Renaissance

Parfois, la comédie semble être sans fin. On joue son rôle, comme on peut, plutôt bien, plutôt moyen... Il faut composer chaque jour avec des humeurs qu'on ne maitrise pas, avec le boulot, avec ses amours, avec la Vie. Ce n'est simple pour personne et pour certain(e)s c'est encore plus compliqué...

Et puis un jour, il y a comme une conjonction, un faisceau d'événements qui précipitent vers une nouvelle direction. On se dit " c'est le moment ", il faut faire table rase, tourner la page pour écrire un nouveau chapitre, plein de promesses, d'espoir et d'enthousiasme. Ce jour là on se dit qu'on peut enfin tomber le masque, révéler sa véritable identité, être sans fards ni artifices. C'est une autre vie qui se dessine...

Alors soudain, ça vient comme un coup de tête, une folie presque, douce folie. Pour émerger de ce nouveau baptême, renaître de ses cendres encore tièdes, on se retrouve seule devant le miroir, scrutant le fond de son regard, inspectant son visage comme celui d'un nouveau né dont on voudrait déterminer la parenté, la main soulève les cheveux sur le front, les yeux s'agrandissent... Le coeur bat un peu plus fort, parce que la décision est prise, on le veut, il le faut. Le bruit de la tondeuse est déjà familier, le visage s'éclairci et d'un geste sûr on pose sur le front les lames qui vont moissonner ces cheveux qui sont encore le vestige de celle qu'elle n'est déjà plus. La première mèche tombe, sur l'épaule, et glisse inexorablement sur le sol, comme un lambeau de peau morte, comme la mue de cette nouvelle personne qui renait, là, à cet instant même. La main libre suit de peu la machine sur cette tête qui dessine sa rondeur, caressant ce nouveau pelage à peine tondu. Il faut se concentrer, ne rien manquer, s'appliquer, passer et repasser, jusqu'à ce que cela soit parfait.

Lorsque la tondeuse se tait, imperceptiblement le visage se rapproche du miroir et le coeur se gonfle d'une fierté nouvelle. Le monde est vaincu et toutes ces vicissitudes écartées. La main vient enfin caresser la nuque, voir ne suffit plus, il faut toucher, puis l'autre main rejoint cette danse amoureuse, se laisse picoter la paume et exciter la pulpe des doigts...

La voici, enfin, c'est elle, c'est lui.

Photo: Morgan aka Syd Lucid

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 21 Août 2015

Cet instant délicieux

Parfois certaines habitudes transforment le quotidien en routine.

Et parfois non.

Souvent le soir venu elle tend un tube de pommade, un flacon d'huile ou un pot de crème et sans un mot elle offre son dos, dégrafe son corsage et libère le plus de surface possible. Puis son dos s'arrondi, faisant saillir dans une parfaite symétrie, les omoplates de chaque côté de la colonne vertébrale, sous la peau dorée... Ça pourrait être une corvée, une fastidieuse routine, comme on se brosse les dents, sans y faire attention. C'est tout le contraire. Un instant voluptueux où tous leurs sens, affûtés et fébriles, se concentrent pour capter chaque parcelle de ce contact charnel. En baissant la tête vers ses bras repliés, ses mains qui semblent désoeuvrées caressent et farfouillent les cheveux courts et viennent retrousser le tondu sur la nuque avec une certaine langueur...

La tête dodeline un peu, alors que l'huile ambrée coule en un filet à peine visible et cherche son chemin dans la pente, aux creux de ces monts et de ces crêtes. Enfin, d'une paume tiède, la main rattrape l'onguent et doucement masse la peau encore pleine de soleil. Puis les deux mains, dans une lente chorégraphie, glissent en poussant le derme qui ondule comme un tapis de soie. Les doigts tapotent, les poignes se serrent, chaque muscle se sent pressé, caressé, jusqu'à ce que, abandonné, il se relâche et la fasse soupirer de contentement. Remontant le long des épaules, pinçant à peine ces tendons qui dessinent si bien cette architecture, les mains enfin parviennent à la base de ce cou, nu, robuste et fin et les doigts seulement s'aventurent à glisser derrière les oreilles. Elle se redresse, frissonne imperceptiblement. Elle a fermé les yeux, sent les lèvres de l'autre qui poursuivent la caresse des doigts, au creux de la nuque, à la naissance des cheveux. Le mélange des parfums les enivre et c'est une explosion de sensations, de bruit de soupirs, d'odeurs et de touchés...

Photo: Michael Gardner

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 20 Août 2015

Love in translation

Personne ne le sait, évidemment. Je le garde pour moi, c'est un secret. Mais chaque fois que l'occasion se présente, que je la vois, à travers le cinéma ou la télé, je suis sûr que personne n'est dupe. Cela doit se lire sur mon visage, dans mon regard. Je suis amoureux de Sofia Coppola.

Ça ne s'explique pas. Ce n'est pas physique, bien sûr. J'ai passé l'âge d'être amoureux d'idoles inaccessibles, mais j'ai un sentiment amoureux tout de même, parce que je crois me retrouver en elle. J'aime cette langueur méditerranéenne, celle de Mary Corleone amoureuse de son cousin Vincent, maladroite.

Elle est du sérail, on pourrait la soupçonner d'être une enfant gâtée, privée de toute envie, déboussolée comme ses héroïnes... Dieu merci, cela inspire aujourd'hui son cinéma.

Et c'est sans doute parce que chacune de ses actrices est un peu son propre reflet que je les aime aussi. L'adolescente empêtrée dans ses cheveux trop longs qui lui battaient les reins et devenue une femme élégante, au charme infaillible, au style inspiré, avec une coupe au carré qui souligne sa classe naturelle. J'ai presque hâte de la voir vieillir tant j'imagine sa beauté mûrir et s'épanouir encore, toujours, davantage...

Je me suis ému hier soir encore, au milieu de ces deux coeurs perdus dans Tokyo. Et ça m'a fait tellement de bien.

 

Photo: Vogue

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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