Les temps changent.... Ah non.

Publié le 28 Mai 2015

Les temps changent.... Ah non.

C'est parce qu'à force d'en parler, de rencontrer, de discuter et parce qu'on a la largesse d'esprit suffisante pour le comprendre et l'accepter, qu'on finit par imaginer que vivre ensemble, pour deux personnes du même sexe est une chose aussi naturelle que pour chacun d'entre nous. On se dit que, alléluia, les temps changent et que l'Humanité est peut être enfin sur le bon chemin...

On admet que les animaux ont une sensibilité et même si on ne leur reconnait pas la possession d'une âme, on finit par concevoir qu'ils ne sont pas des meubles. Pour Médor et pour Kiki on le savait déjà, mais pour Cocotte la poule ou la Noiraude c'était moins évident, vu qu'à terme elles finissent dans nos assiettes...

Du coup on peut admettre aussi que les homosexuel(le)s ont (presque) les mêmes droits que le reste de l'Humanité. Ça paraît tellement évident... tellement évident qu'il faut des décrets, des lois et des référendums pour y parvenir tout de même. Bref!

Le chemin est donc couvert de pétales de roses, qui conduit à une harmonie totale entre humains vivants sur la même planète. Sauf que...

Eh bien sauf que parfois la réalité vous met de temps en temps un bon coup de gourdin derrière les oreilles lorsque l'Humanité en marche est confrontée à un connard de bailleur qui tel un seigneur féodal se sent tout pouvoir de louer, ou pas, son somptueux 30 m2 à qui lui plait. Après tout, c'est à lui.

Mais voilà, les jeunes femmes aux cheveux courts l'inquiètent et qu'elles avouent partager le même lit fait remonter en lui des images pieuses de son catéchisme qui promet l'Enfer aux sodomites et autres pécheresses même si lui, perso, il sent bien qu'il aurait aimé ça... Alors Vade retro Satanas

Et finalement, désorienté par tant bêtise on a soudain le sentiment d'être encore un peu dans cette société qui a juste peur de ce qu'elle n'est pas, enfermée dans les dogmes et les préceptes qui remontent à une époque où quelques plus malins que les autres ont profité de la naïveté du plus grand nombre pour l'asservir.

Mais je m'égare, je m'emporte. Revenons à un peu plus de philosophie.

Comme disait Woody Allen: "Hélas je n'ai aucun message d'espoir. Est-ce qu'à la place deux messages de désespoir vous iraient?"

Photo: Ramon Felix

Rédigé par jeaneg

Publié dans #gayfriendly, #Humeurs

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