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Publié le 5 Octobre 2017

Around the world - Selena en Irlande

Parce qu'elle me l'avait promis avant de partir en Irlande et parce que depuis qu'elle a les cheveux courts Séléna a du mal à passer un mois sans les faire couper, je savais que je pouvais compter sur elle pour cette rubrique à travers le monde.

Nous voici donc au coeur de l'Irlande rurale et profonde, là où son caractère le plus conservateur se révèle le mieux et où les genres ne se mélangent pas. Si l'on trouve des femmes dans les "barbershops" c'est parce qu'elles y travaillent, comme coiffeuses. Sinon, les salons "girly" sont pour les femmes et les "barbers" pour les hommes.

"Louis m'as accompagnée. Quand la nana a capté que la coupe était pour moi et pas pour lui, elle a un peu hésité quand même, elle n'était vraiment pas à l'aise à l'idée de coiffer une femme."

Cela donne bien le ton...

 

 

Sur la devanture une affiche annonce: Offre spéciale - Père et fils - 18€

Ce qui laisse envisager que la coupe pour une personne ne doit pas être bien couteuse... et que, comment ne pas y penser, ici la valeur familiale et la transmission du "bien dégagé derrière les oreilles" se fait de père en fils.

Et pourtant, Séléna qui aime bien ce style, est un peu déçue du résultat. Sans doute la coiffeuse, habituée à une clientèle vieillissante - "Juste avant moi elle coiffait un papy, et après moi aussi pour te donner une idée"- n'a-t-elle pas osé laisser s'exprimer toute sa créativité. 

 

Around the world - Selena en IrlandeAround the world - Selena en Irlande

Néanmoins, dans un pays encore aux prises avec le débat sur la légalité de l'avortement, Séléna s'attendait bien à cette coupe un peu "vieillotte" et à la nuque relativement approximative, mais à moins de pousser la porte d'un "turkish barber", pas moyen d'avoir un fade digne de ce nom.

Ceci dit, pour 11€, Séléna se trouve soulagée de quelques grammes de cheveux, correctement taillés et prête à patienter encore quelques semaines... jusqu'à la prochaine coupe.

 

Photos: Louis E.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 21 Avril 2017

Around the World - Julie en Grèce

Julie c'est un peu le grand reporter du blog. Toujours par monts et par vaux, elle n'hésite pas à pousser la porte d'un salon, où qu'elle se trouve, pour entretenir sa coupe. Après Los Angeles, d'abord avec l'exceptionnelle Alana Lucia, puis avec Richelle Justine toujours chez Blind Barber, la voici au repos quelques jours en Grèce.

Ce n'était pas vraiment prévu, mais en visitant le marché de Ermioni, charmante cité antique des bords du Péloponnèse, ce salon pour hommes lui a semblé parfait pour un petit coup de tondeuse et Julie aime bien faire "au feeling". 

Around the World - Julie en Grèce

Pas grand monde ce matin là, en quelques gestes elle est parvenue à faire comprendre au coiffeur qui ne parle ni l'anglais ni le français, ce dont elle avait besoin. Pas de "super fade", pas d'extravagances, juste un bon "rafraîchissement" pour ne pas rentrer hirsute à Paris. 

Around the World - Julie en Grèce

Photos: Julie M.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 14 Avril 2017

Around the World - Coralie au Sri Lanka

Nouvel épisode dans cette rubrique, après Julie à Los Angeles, Marie Lou à Montréal, Adeline à Pékin, Coralie nous raconte son expérience, au Sri Lanka...

A l’autre bout du monde.

Depuis 6 ans, j’aime cette sensation de tondeuse qui frotte mon crâne. Et depuis 6 ans, c’est un besoin viscéral. Je ne me suis donc pas posée la question de savoir ou non s’il fallait que je me coupe les cheveux là-bas, il le fallait. Point. De plus, dès que cette idée m’est venue en tête, il m’était impossible de cesser d’y penser. J’ai donc tout fait pour trouver un endroit où me rendre. Je n’ai ressenti aucune appréhension particulière, après tout, un barbier reste un barbier et il sait raser, barbe ou cheveux, à la demande des clients. J’ai donc commencé par demander aux hôtes et responsables du camping où nous étions s'ils connaissaient un barbier dans le coin. En quelques secondes à peine, j’avais ensuite à ma disposition un tùk-tùk avec chauffeur pour m’emmener, m’attendre sur place, puis me déposer de nouveau dans l’endroit magique où nous avions atterrit.

Around the World - Coralie au Sri LankaAround the World - Coralie au Sri Lanka

A 17h, je suis donc arrivée devant la porte du barbier. Le monsieur qui tenait ce shop ne parlait pas un mot d'anglais et l’expérience n’en a été que plus belle puisque j’avais à mes côtés le chauffeur de tùk-tùk qui venait maintenant de devenir mon traducteur. L’accueil a d’abord été « étrange", les gens présents se demandaient si c’était bien moi qui voulait me faire couper les cheveux, et en même temps, voyant ma coupe, le questionnement a été de courte durée. Je revoit encore le visage du monsieur à mon arrivée. Les gens ont donc été finalement intrigués par cette femme, au style rock’n roll, venue dans cette boutique. Néanmoins, l’accueil a été merveilleux. Je crois qu’aucun coiffeur ne m’a jamais rasé les cheveux avec autant de précision, de douceur et faisant attention à chaque geste. Le résultat a été au delà de mes espérances. Le temps passe, le temps passe. Je commence à me sentir à l’aise, les gens autour aussi. Pascal prenait des photos. Et plus le temps passait, plus la foule arrivait! C’était incroyable. Les hommes à l’intérieur de la boutique prenaient des photos de moi, ne croyant pas ce qu’ils étaient en train de voir et en quelques minutes, une partie du village d’Uda Walawe était présente à l’extérieure, grâce aux appels de tout le monde à l'intérieur. Des enfants qui demandaient qui nous étions, comment nous nous appelions, pourquoi je me faisait raser les cheveux alors que j’étais une femme…etc. Et le lendemain, tout le monde était au courant que j’avais été au barbier du coin!

Around the World - Coralie au Sri LankaAround the World - Coralie au Sri Lanka

Et le lendemain, tout le monde était au courant que j’avais été au barbier du coin! Le sentiments qui m’a parcouru le plus pendant cette expérience, comme tout au long de ce voyage, c’est cette forme de liberté que je revendique par rapport à mon style, et que les sri lankais ont tous vu et apprécié. Je n’ai jamais eu aucun regard lubrique ou malsain venant de la gente masculine, même sur la plage. Mais plutôt des regards et des questionnements sur ce look que j’affirmais là-bas. En fait, je pense que les hommes m’ont considérés comme un petit mec. Et les femmes ont toutes été intriguées, à me tenir les mains, me sourire, vouloir s’asseoir à mes côtés. Ce que je garde le plus en tête c’est ça, le regard de ces femmes, le regard envieux de quelque chose qu’elles n’auront jamais. Sans aucune haine, mais beaucoup d’admiration. Car je pense en effet, qu’aucune sri lankaise ne s’est jamais fait raser les cheveux chez un barbier, et qu’aucun barbier, n’a jamais vu de femme dans sa boutique.

Around the World - Coralie au Sri LankaAround the World - Coralie au Sri Lanka

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 24 Juin 2016

Bons baisers de Pékin

Elle me l'avait promis... Elle l'a fait!

Adeline est en Chine pour un séjour universitaire, une occasion pour nous raconter l'aventure d'une femme aux cheveux courts confrontée au besoin d'une coupe de cheveux en territoire "semi" inconnu...

" J’étais bel et bien partie avec en tête de me faire une bonne freshcut en arrivant à Pékin vu l’état de ma coiffure, et ça n’a été que certitude en arrivant, lorsque j’ai subi de plein fouet les 36°, ressentis 45° étant donné l’intensité de la pollution dans ce pays (je comparerais même ça à passer ta vie sous un pot d’échappement d’un bon vieux tracteur qui roule à plein régime).

Au détour d’une galerie marchande lors de notre arrivée avec mes compagnons de route, j’aperçois un salon de coiffure composé uniquement de coiffeurs masculins, dont un, avec une sacrée bowlcut couleur lilas! Je me suis dit, c’est ici que je veux tenter ma chance.

Bons baisers de Pékin

Le surlendemain, je prends mon courage par la main (ainsi que mes collègues qui n’ont quant à eux qu’une envie, celle de bien se marrer face à une possible coupe ratée) et je me lance.

Cela va sans dire que trois courtes années à étudier le mandarin (putonghua pour les intimes) n’ont pas mené à grand chose si ce n’est quelques expressions universitaires désuètes, alors pour demander un bon fade sur les tempes, ça m’a demandé de la patience (surtout de la part du coiffeur.)

Je débarque au salon et me lance. Le challenge aurait été trop facile si l’un de ces charmants jeunes hommes savait parler anglais. Le premier fou rire commence, mais cette adorable patience typique des chinois nous fait parvenir à nous comprendre non sans mal.

C’est là que mon potentiel coiffeur me demande une photo de ce que je veux. Comment trouver une photo, nous français qui ne jurons que par Instagram, Google images et tout le toutim, lorsque la sévère censure bloque toute tentative d’accéder à un possible univers américain, je tente de lui expliquer que je n’ai rien, alors qu’il me regarde l’air interloqué face à un drôle d’énergumène européen, anneau au septum qui gesticule dans tous les sens des gestes de coupe coupe sur les tempes et la nuque.

Je trouve enfin une vieille photo de moi dans mon téléphone, qu’il regarde un quart de seconde, pour me répondre « Hao ba! » et m’entraine vers le bac pour me laver les cheveux. Je me décompose, peu sereine, et mes amis s’esclaffent devant la scène.

Bien installée, un joli écran laissant tourner en boucle des publicités farfelues collé à mon miroir, une dame avec une charmante permanente sur la tête qui me regarde avec curiosité, la tondeuse qui parle lorsque le coiffeur la démarre, k-pop a fond dans les enceintes, tout y est: je suis à Pékin, et je suis en train de faire une grosse bourde, sans doute.

Sans doute pas.

Bons baisers de PékinBons baisers de Pékin

Je me confonds en excuses quand à mon niveau pitoyable en chinois (je croyais que mes bonnes notes et mon travail assidu auraient fait le contraire mais aucunement) lorsque l’adorable monsieur tente la discussion tout en me rasant de près les tempes. C’est cordial, précis, efficace, sans anicroche.

C’est détendue que je découvre enfin ma coiffure: je n’aurais pas pu espérer mieux. Vu la difficulté à se faire comprendre, il a fait du bon travail. Le tout pour 68 yuan, ce qui fait 10 euros, de quoi donner le sourire!

Ce que j’ai grandement apprécié dans un pays que le monde voit comme dictatorial et strict, notamment envers les femmes c’est qu’il n’y a eu à aucun moment une once de jugement. J’ai demandé une certaine coupe, et ce n’est pas parce que je suis une femme que je ne peux pas l’avoir, ou qu’il faut forcément la féminiser, comme j’ai pu le vivre parfois en France. J’ai souvent vu des femmes aux coupes courtes, bien plus que dans notre pays. Bien qu’il ne faut pas se leurrer, l’originalité reste tout de même largement synonyme de marginalité dans cet Empire du Milieu. Toutefois, je me sens à l’aise dans cette foule grouillante mais placide. Il nous arrive de façon récurrente de nous faire dévisager dans la rue, nous petits européens aux maintes couleurs de cheveux et de peaux, discutant fort et le regard émerveillé sur leur quotidien, mais rarement l’agressivité se lit sur leur visage. Je ne l’ai encore jamais vue, d’ailleurs. C’est rafraîchissant, et plaisant.

Voilà, je te fais plein de bisous! A très vite!"

Bons baisers de Pékin

Photos: Manon L.

Reportage: Adeline B.

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Publié le 11 Juin 2016

Richelle, "barber" chez Blind Barber LA

Richelle, "barber" chez Blind Barber LA

Retour à L.A

Cela faisait des mois que Julie attendait cela: revenir enfin à Los Angeles. Il y a des endroits comme ça, qui vous "captent" plus que d'autres. J'en connais amoureuse de Londres, une autre fascinée par Montréal, ou certaines prêtes à partir pour la Nouvelle Zélande...

Julie c'est la Californie et surtout L.A.

Et puis il y a aussi une autre raison à son impatience, c'est que depuis de longues semaines, elle n'a pas été chez le coiffeur et ça, ce n'est pas du tout le genre de Julie. L'expérience de l'année dernière ayant été plutôt sympa, elle a donc, toujours prête à me faire plaisir, ménagé un rendez vous là bas, chez Blind Barber.

Hélas Alana Lucia est repartie depuis dans les brumes de Brooklyn NYC, mais Richelle Justine était là pour assurer.

Ainsi, poursuivant notre nouvelle rubrique "Over the world", Julie nous offre ces photos de son passage chez le coiffeur. Une émotion différente me raconte-t-elle et peut être le sentiment d'avoir moins senti le courant passer entre elle et sa coiffeuse...

Retour à L.ARetour à L.ARetour à L.A

C'est sans doute dû au fait qu'elle désirait une coupe un tout petit peu moins franche que l'année dernière, si bien que malgré le talent de Richelle, Julie avait quelques regrets, trouvant que ses cheveux dessus étaient coupés trop courts, bien que le dégradé sur les côtés soient tout à fait proprement réalisés. Ce qui montre bien les difficultés de compréhension et de "feeling" auxquelles on est parfois confronté lorsqu'on se fait couper les cheveux à l'étranger.

Mais qu'importe! Julie en vraie femme aux cheveux courts, sait bien que d'ici 10 jours, de retour à Paris, elle aura de nouveau hâte d'aller chez le coiffeur.

Merci JU!

Photos: Julie M.

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Publié le 4 Juin 2016

Photo: Marie Lou S.

Photo: Marie Lou S.

Good bye Marie Lou! Elle est partie au Québec pour voir du pays. Des grandes vacances en quelque sorte, deux ou trois mois nous a-t-elle dit... Mais autant de temps sans voir Régine, la coiffeuse des Femmes aux cheveux courts de ma grande ville du Sud, est-ce que c'est possible?

La réponse est définitivement non! Seule alternative donc, aller à la rencontre d'un nouveau coiffeur, là bas, sur les bords du St Laurent. D'un premier coup d'oeil dans le quartier, Marie Lou avait remarqué un barbershop à la devanture sympathique, bien vintage comme elle aime. Hélas, deux jours plus tard alors qu'elle cherche à prendre un rendez vous, elle se rend compte que le salon semble définitivement clos. Déception...

Et puis comme très souvent quand on a les cheveux très courts, plus le temps passe au delà d'une certaine date, plus l'envie, le besoin même, de se faire couper les cheveux devient pressant.

Ce sera "Bizarde", un nom bien québécois dont seuls nos cousins ont le secret, au décor tout aussi vintage, mais au style plus féminin où l'on fait dans la couleur et l'avant-garde.

Bons baisers de MontréalBons baisers de Montréal
Bons baisers de MontréalBons baisers de Montréal

Ambiance "open mind" et bonne humeur. Au final, pour Marie Lou, la coupe low fade qu'elle aime bien, peut être plus court que jamais et en tout cas l'assurance qu'elle ne sera jamais en peine pour se faire couper les cheveux selon son goût, dans cette ville que déjà elle aime tant.

Ainsi, elle inaugure une nouvelle catégorie, "Over the World", des Femmes Aux Cheveux Courts qui voyagent et racontent leur expérience capillaire, loin de leur coiffeur habituel.

A bientôt pour de nouvelles aventures...

Photos: Marie Lou S.

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Publié le 8 Août 2015

Rêve américain

Quand l'Internet et les réseaux sociaux vous font découvrir et aimer le travail de personnes qui se trouvent à 9578,56 km de chez vous, vous vous dites qu'il y a peu de chance qu'un jour vous puissiez réaliser quelque chose ensemble... Et pourtant...

Finalement les rêves sont bien là pour nous convaincre que tout est toujours possible.

Il y a 8 mois de cela, débarquait dans ma grande ville du Sud Julie, pétillante et enthousiaste fille du Nord, au caractère trempé et à l'allure de tomboy magnifique, avec qui des liens amicaux se sont rapidement tissés.

Lorsque j'ai appris que Julie projetait 15 jours de vacances à Los Angeles pour faire découvrir à deux amis ce bout de Californie qu'elle connait bien, je me suis dit que ce serait l'occasion idéale pour aller à la rencontre d'Alana Lucia, coiffeuse de talent chez Blind Barber, un barbershop réputé de Brooklyn qui a essaimé quelques salons à travers le pays, dont un à LA. Alana Lucia travaille là et depuis quelques mois je l'avais découverte sur le Net et je l'associe souvent aux articles de ce blog.

Connaissant le soin que Julie, en vraie femme aux cheveux "très" courts, apporte à sa coupe, je n'ai pas eu de mal à la convaincre d'un rendez vous chez Blind Barber pour une bonne coupe "low fade" avec Alana qui auparavant m'avait laissé le n° de tél pour la joindre à LA.

Rêve américainRêve américain

Et c'est ainsi que les choses simples se réalisent.

Julie est déjà repartie vers de nouvelles aventures et on attend avec impatience le récit de ce rendez vous un peu "télécommandé"...

A suivre

Photos: Julie M.

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