Publié le 30 Novembre 2011

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Je ne suis pas sûr d'avoir une véritable préférence pour les petites têtes blondes. Pourtant même si cela est souvent artificiel, cet "éclairage", cette aura provoquée par la blondeur a quand même quelque chose de fascinant. Oui je sais, c'est pas nouveau et j'ai l'air d'enfoncer une porte déjà un peu ouverte, mais en lisant le dernier article de Pooline's world je me rend compte que cette envie, comme celle de se couper les cheveux, est toujours récurrente. Et les seules barrières qui se dressent devant cette image de la blonde aux cheveux courts sont souvent d'ordre psychologique et érigées par celle-là même qui voudrait céder à la tentation. C'est que ce n'est pas anodin tout de même. Bon, cheveux courts, cheveux longs, c'est déjà un grand bouleversement physionomique, on change d'allure, on affirme son caractère, on se révèle...

Mais la blondeur, ça va quand même au delà. Parce que dans l'inconscient collectif, le blond, ça vous place tout de suite dans une autre dimension, bien au dessus, là-haut. Juste pour s'en convaincre, une pub que l'on voit en ce moment. Et là ben, j'crois qu'c'est clair...

Avec le blond, on est dans la douceur, la gentillesse, la bonté. On endosse la costume de l'ange. Et autant on peut être dans la révélation de soi même, dans l'affirmation de son caractère en se coupant les cheveux, autant devenir blonde quand on ne l'est pas nous emmène à l'opposé, dans l'image, l'apparence, l'artifice...

Oui enfin, j'dis ça, j'dis rien. Après tout je ne suis pas psychologue. D'ailleurs pas mal de blondes d'aujourd'hui, de celles qu'on a toujours connues blondes, sont en fait d'anciennes brunes qui finalement, en devenant blondes ont trouvé leur vraie nature...

Modèle: Jaime Rishar

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 29 Novembre 2011

Sarah Shermyen by Oscar CorrecherY a des jours comme ça, où on a le goût à rien, où même les choses qui nous passionnent nous paraîssent futiles et sans attraits. En ce moment je me sens comme ça. Creux.

Pourtant il suffirait de pas grand chose, une belle image, une musique qui me parle et je serais capable de divaguer un instant, laisser mon imagination filer et raconter une histoire qui me fasse sourire ou me noie le regard...

Mais il n'y en a pas, ou peut être est ce que je ne sais pas les voir ou les entendre en ce moment? 

C'est comme après un orage. Tout a été bouleversé. Le déchaînement de la nature m'a excité et puis lorsque la pluie a cessé, je me sens épuisé, incapable de rien. 

A moins que... A moins que les Doors ne viennent me titiller et que la jolie Sarah n'exhibe son t-shirt Johnny Cash. Je pourrais bien alors l'imaginer malgré le ciel bleu, chevaucher une Bonneville et foncer dans la tempête, les cheveux flottants comme un petit fanion...

Non même pas. Il n'y a rien à faire. Juste se poser là et écouter Morrison...

 

Photo: Oscar Correcher

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 27 Novembre 2011

tumblr lqo19uDtUU1qzthomo1 1280Vous m'avez donné, Madame,
Un étrange chapelet
Qui m'a pris le coeur et l'âme
Comme un agile filet !

Où sont mes goûts de naguère ?
On me disait libertin !
Aujourd'hui je n'ai plus guère
Que des soifs de sacristain.

Je me prosterne et je prie,
Chaque jour à deux genoux,
La bonne Vierge Marie
Qui, d'en Haut, veille sur nous.

 

Je récite l'Angelus,
Brûlant d'une ardeur nouvelle !...
Mais ne vous étonnez plus...
Mon secret - je le révèle !

Au fond du ciel étoilé
La Vierge m'est apparue
Découvrant son front, voilé
Par un grand manteau de nue !

J'ai cru... N'ai-je point rêvé ?
Oui j'ai cru... Dieu me pardonne !
En bredouillant mes Ave
Que c'était vous la Madone.

 

La Madone - Guy de Maupassant (1850 - 1893 )

Photo: Kai Mueller

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 26 Novembre 2011

Pierrou Maquaire

L'autre jour, alors que je papotais avec l'épicière qui pesait ma botte de poireaux, la petite voisine est arrivée. Enfin petite. C'est un joli brin de fille, une jeune femme même, plutôt mignonne. Elle a embrassé sa tante, l'épicière, m'a fait un gentil sourire en s'excusant. J'ai adoré. 

Pas seulement le sourire, mais aussi l'allure, plutôt sport et confort avec son sweat à capuche, mais aussi bien sûr la coiffure. Une coupe jeune et moderne, une grande mèche barrant son visage, la nuque très dégagée, une petite tête joliment dessinée.

La tantine l'a un peu rabrouée, fustigeant ses cheveux trop courts. La belle a ébouriffé sa mèche et fait une pirouette en lui souriant, avant d'aller discuter sur le trottoir avec une amie. A travers la vitrine je pouvais continuer à me rassasier de cette jolie nuque, fine et déliée pendant que la commerçante me saoulait avec son commentaire sur les jeunes femmes d'aujourd'hui qui avaient un peu trop tendance à se faire une image de garçon. En deux ou trois onomatopées j'ai réussi à lui donner l'illusion que j'écoutais sa conversation alors que mon regard était scotché sur la petite voisine à l'anatomie cervicale parfaite. 

Mon panier enfin garni, j'abandonnais l'épicière et sa mise en plis bleutée, alors que la petite voisine posait un bisou dans le cou de sa copine avant de s'éclipser sur son skate...

"C'est fou cette façon qu'ont les filles d'aujourd'hui à se faire une image de garçon..." J'imagine que si j'avais relevé cette sentence de la tantine, je serais encore ce soir en train de tenter de la convaincre que les schémas ont un peu changés... Mais à quoi bon?

 

Photo: Pascal Pierrou

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Publié le 24 Novembre 2011

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Peu importe en qui l'on croit et même si l'on croit en quelqu'un ou en quelque chose. Chacun trouve au fond de soi les ressources qui lui permettent de surmonter les rudesses de la vie. 

Je n'ai jamais imaginé que j'avais un ange gardien, sauf quand j'étais petit et à cette époque là les anges étaient un produit tout à fait formaté, blond, souriant, habillé d'une aube blanche, avec une sacrée putain de paire d'ailes dans le dos. A part deux variantes connues, l'archange en armure terrassant une sale bestiole et le chérubin joufflu et espiègle qui balançait des flèches de chasse sur les amoureux, pas moyen de sortir de ce schéma.

Pour autant, aucun des spécimens présentés n'affichait un genre déterminé, ce qui arrangeait tout le monde, chacun pouvant imaginer être sous le regard bienveillant d'un beau gosse ou d'une jolie nana. Selon.

Et puis le temps a passé, les images d'Epinal et les bondieuseries se sont dissipées et ont disparues. C'est comme ça.

Mais avec l'âge, une certaine maturité, peut être même de la sagesse, l'envie me revient de m'imaginer un ange gardien, androgyne et parfait, de ces êtres mythologiques, garçons au corps de femme ou femmes au corps de garçon, doux sensibles et délicats, mais forts et puissants, capables de vous porter à bout de bras et d'écarter le trouble de votre esprit et de votre âme. Le mien aurait une voix un peu rauque et l'accent danois, une bouche fruitée et un regard de bois tendre, un corps d'éphèbe tatoué et une allure de mauvais garçon. Ah! Mon ange. Veille sur moi et ne change rien...

 

Modèle: Freja Beha Erichsen

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Publié le 23 Novembre 2011

Bon ce n'est pas la peine de se le cacher et les habitué(e)s le savent: Les femmes en uniforme me fascinent. Mais en réalité je crois que c'est le symbole que cela représente qui me plait tant. Ce rôle de guerrier assumé par quelques unes, non pas comme une conquête sur le territoire masculin mais comme un engagement véritable dans une profession où le sacrifice doit être total.

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Evidemment, il y a toujours un petit plus quand ces jeunes femmes poussent leur engagement jusqu'au sacrifice non pas ultime, mais de leur cheveux longs et adoptent le style qui sied à l'uniforme. Ce qui aujourd'hui est rare dans les armées occidentales, ne l'est pas, en particulier en Asie, où de très nombreux pays autorisent ou imposent des coupes de cheveux similaires pour les hommes et les femmes.

En Inde par exemple, où le lieutenant Divya Ajith Kumar a été distinguée à la fin de sa formation d'officier en recevant le sabre d'honneur qui lui confère le commandement de ses camarades pour la parade. 

Pour l'occasion Divya, comme beaucoup de ses consoeurs, est passée chez le coiffeur...

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Au delà ce cette allure qui me plait, il y a l'honneur pour cet officier d'être distinguée parmi près de 300 autres officiers, hommes et femmes, et ça, en Inde ou ailleurs c'est quand même fort!

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Publié le 22 Novembre 2011

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Tao avait passé la nuit chez moi. Avec des mots choisis elle m'avait parlé de Moïra qu'elle continuait à appeler Dorothée. Durant toutes ces années elles étaient restées en contact et elles se voyaient quelques fois. Elle n'avait pas changé m'avait-elle dit, toujours photographe et toujours obsédée par les cheveux courts. "A chaque fois que nous nous voyons elle me fait des reproches à cause de mes cheveux trop longs" m'avait-elle lancé en éclatant d'un joli rire cristallin...

Tao avait été imprudente. Elle avait accepté l'invitation de l'ami d'un ami et avait ainsi fait la connaissance d'un homme d'affaire russe qui aimait s'entourer de jolies filles. Après un weekend, le piège s'était refermé sur elle. L'homme était violent, elle avait voulu partir mais "l'ami" de l'ami l'avait menacé d'atrocité si elle ne se montrait pas plus "docile". Affolée, elle avait malgré tout réussi à s'enfuir et Dorothée lui avait donné cette adresse, disant que je saurais quoi faire pour l'aider...

Ainsi Moïra avait gardé un oeil sur moi. Elle savait que j'étais toujours à Paris et que je n'avais pas quitté le Service. Elle savait aussi, tout comme moi, que nous ne pouvions plus conserver de lien direct après ce qui s'était passé.

Tao était l'opportunité qui aller nous permettre de renouer le contact. Elle s'était endormie dans le canapé, enroulée dans un plaid. Les détails qu'elle m'avait donné à propos de son aventure étaient maigres mais suffisants pour me permettre de lancer quelques recherches. En principe, une action très ponctuelle et suffisamment violente devait stopper toute velléité de la part du russe et de son ami maquereau de persister dans leur erreur. Evidemment je ne pouvais pas impliquer le Service dans cette opération, mais quelques "anciens" de la boutique seraient ravis de se dégourdir un peu les phalanges pour moi...

 

Modèle: Tao Okamoto

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Tao

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Publié le 21 Novembre 2011

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C'est l'heure calme du couchant. Elle a fait quelques pas sur la dune, faisant craquer le sable sous ses pas, jusqu'au vieil acacia au pied duquel elle vient souvent méditer. Elle respire lentement, se rempli le regard du spectacle qu'offre l'astre rouge chavirant dans la mer ocre. Un vent tiède soulève ses cheveux courts qui balaient son visage. Elle aime cet instant.

Il y a longtemps qu'elle ne songe plus aux raisons qui l'ont conduites ici. Désespoir, chagrin, amertume, révolte... Puis envie, curiosité, liberté... Ceux qui la connaissent depuis lui trouvent un air mélancolique qui ne la quitte jamais. Pourtant elle sait sourire et séduire, sans aucun artifice. Mais des épreuves passées elle garde une tristesse un peu chronique que ceux qui l'aiment arrivent à lire sur son visage. 

On s'inquiète de la voir seule, encore si jeune, si belle. Elle désarme les inquisiteurs d'un sourire et s'échappe sans un mot, gardant son mystère. 

Parfois elle pense à l'homme qui l'a aimée, à la femme qui l'aime aussi. Elle n'a pas voulu choisir, elle s'est engouffrée dans cette vie, payant ainsi sa liberté.

Une jeune fille en boubou bleu est venue lui prendre la main en l'appelant "toubib". Le soleil avait finit par plonger dans l'océan... Elle est repartie vers le camp, accompagnant l'enfant, ange déchu en quête d'absolu...

Photo: Inconnue

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 19 Novembre 2011

brunette.jpgYou're just too good to be true.
Can't take my eyes off you.
You'd be like Heaven to touch.
I wanna hold you so much.
At long last love has arrived
And I thank God I'm alive.
You're just too good to be true.
Can't take my eyes off you.

Pardon the way that I stare.
There's nothing else to compare.
The sight of you leaves me weak.
There are no words left to speak,
But if you feel like I feel,
Please let me know that it's real.
You're just too good to be true.
Can't take my eyes off you.

I love you, baby,
And if it's quite alright,
I need you, baby,
To warm a lonely night.
I love you, baby.
Trust in me when I say:
Oh, pretty baby,
Don't bring me down, I pray.
Oh, pretty baby, now that I found you, stay
And let me love you, baby.
Let me love you.

 

Paroles: Bob Crewe & bob Gaudio

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Novembre 2011

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Sa chevelure noire à la lumière du jour avait des reflets bleutés. Penchée comme elle l'était dans ce champ de bleuets, je voyais glisser la masse vivante, épaisse et réconfortante, comme un voile de satin. C'est à cet instant seulement que j'ai réalisé l'extraordinaire changement qui s'était opéré et dont j'avais été l'acteur pour partie. D'une main sûre, l'heure d'avant, elle avait de quatre ou cinq coups de ciseaux tranché net ses cheveux qui auparavant battaient son dos. Sur la carrelage gisaient inertes les lambeaux de sa toison quand elle m'appela, sûre d'avoir commis l'essentiel afin d'échapper à mon opinion. Elle était radieuse, les joues rosies par son audace, l'oeil pétillant de malice. 

Elle me tendait la paire de ciseaux meurtrière pour achever son oeuvre. Bouche bée c'est presque dans un état second que j'ai plongé mes mains à travers les mèches. Sans même réfléchir je me suis appliqué à tailler, rectifier, aligner le plus droit possible les cheveux coupés juste au ras de la nuque. Ils avaient tant de ressort et de souplesse que naturellement ils prenaient du volume et rebiquaient vers le ciel offrant un reflet nouveau, plus sombre encore, à la masse brillante. Le souvenir des sensations que me procuraient cet exercice inhabituel m'excite encore. 

Ses épaules nues étaient couvertes d'un voile de petits cheveux coupés. Dans mes doigts la mèche saisie était taillée millimètres par millimètres et le bruit des lames crissant sur le cheveux soyeux et la douceur de la matière dans ma main me tenaient en extase. Elle s'amusait de me voir ainsi et sut bien arrêter mon ardeur frénétique avant que je ne me mette à tailler pour de bon sa chevelure raccourcie...

Dans le champs de fleurs il y avait cette odeur, ce parfum d'herbe fraîche transpirant la rosée, que la faux a couchée par brassées. Elle fit un bouquet et ses cheveux fraîchement coupés avaient ce parfum de printemps...

Photo: Matteo Palmieri

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