Publié le 29 Avril 2013

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Un soleil flamboyant qui donne cette couleur chaude à tout ce qu'il éclaire dans son vertigineux plongeon. Et ses rayons encore tièdes qui peignent d'ocre la peau bronzée et d'or les cheveux blonds... 

Tu te dis sans doute que tout va bien et tu te nourris de cette image rassurante. Ton regard parcours chaque relief de ce corps chaud, comme un pain, qui te met l'eau à la bouche et ces cheveux qui brillent comme autant de fils de soie. Chaque mouvement t'émeut, cette boucle qui vient cerner le lobe à peine caché, cette mèche qui s'éclaircie jusqu'à être blanche et qui voile le regard comme un paravent dissimulant la pudeur, cette nuque au champs de blé fraîchement moissonné où le chaume se dresse en offrant des tons plus sombres selon le mouvement du cou.

Dans un geste félin elle va étirer son corps souple et, la tête un peu penchée, exposer son visage, défiant l'astre rougit de son regard d'océan. Puis son bras plié amènera naturellement une main sur l'épaule, puis le cou et enfin la nuque où les doigts s'agaceront sur les cheveux tondus, avant qu'elle ne soupir et que sa mine ne soit illuminée par un sourire satisfait éclipsant le soleil défunt.

 

Photo: Emma Hewitt


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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 29 Avril 2013

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Ahlala quelle histoire! Tout le monde s'y est mis. Chacun avait une opinion à donner. La mère en avait encore les yeux humides. Elle n'a pas cessé d'évoquer les souvenirs de l'enfance, les compliments que tout le monde faisait en voyant les jolies boucles brunes... Le père grommelait, disait que c'était dommage, que sans doute il ne la reconnaîtrait plus.... Et lui, le presque fiancé, qui s'est montré sous un jour étrange, déclarant comme une évidence que les femmes devaient avoir les cheveux longs et qu'en les coupant elle ressemblerait certainement à un "mec". En dernier recours il l'a même sommée de renoncer sans quoi...

Évidemment, tout ça, ça fait réfléchir... Elle s'est dit qu'elle pouvait sûrement comprendre les larmes de sa mère mais que finalement en regrettant ses cheveux longs c'est surtout la petite fille qu'elle voyait lui échapper qui la rendait malheureuse. 

Pendant qu'elle sentait physiquement sa tête s'alléger, que les ciseaux claquaient frénétiquement sur sa nuque et que quelques mèches venaient choir sous son regard, un sourire naissait sur ses lèvres et son coeur, un peu affolé au début, était gonflé de fierté. 

La discussion avait été consternante avec celui qui ce soir là était devenu l"ex" petit ami. Autant d'obscurantisme dans un esprit si jeune avait de quoi effrayer. Pour finir elle l'avait entendu parler d'elle comme si son rôle n'avait été que d'être un objet de valeur assurant de ses qualités de séducteur, tout comme sa grosse voiture qui pouvait donner une idée de sa réussite financière. 

Quelle histoire en effet! Avec presque rien, quelques centimètres de cheveux, elle avait fait un bon magnifique dans sa propre vie, révélant autour d'elle les vraies natures, égoïstes et possessives. Elle se découvrait une nouvelle allure, se voyait différente et admirée dans d'autres regards. Mais aussi comme une rescapée qui venait d'échapper à un monde un peu trop étriqué.

Ce n'était pourtant presque rien...

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 28 Avril 2013

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Dans le port de Saïgon

Il est une jonque chinoise

dont nul ne connait le nom.

Et le soir dans l'entrepont

quand la nuit se fait complice

des européens se glissent

cherchant des coussins profonds.

Opium, poison de rêve

fumée qui monte au ciel

c'est toi qui nous élève

aux paradis artificiels.

Je vois le doux visage

les yeux de mon aimée

parfois j'ai son image

dans un nuage de fumée.

Et le soir aux port falots

les lanternes qui se voilent

semble de petites étoiles

qui scintillent tour à tour.

Et parfois dans leur extase

au gré de la fumée grise

le fumeur se représente

ses plus beaux rêves d'amour

Puisqu'on dit que le bonheur

n'existe pas sur la terre

puisse l'aile de nos chimères

un jour nous porter ailleurs,

aux paradis enchanteurs

plein de merveilleux mensonges

où dans l'ivresse de mes songes

j'ai laissé prendre mon coeur.

 


 

Texte: Guy D'Abzac

Photo: Georges Favios pour Factice magazine

 

 

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Publié dans #Tendresses

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Publié le 27 Avril 2013

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Laora était incorrigible. Presque systématiquement, lorsqu'elle était à la maison elle se baladait aussi nue qu'un vers à soie ou juste torse nu, comme si cela était naturel. Et malgré sa plastique parfaite à mes yeux, j'avais toujours du mal à la croiser, quelque soit l'heure du jour, dans le plus simple appareil au milieu des tâches quotidiennes.

Laora " - ... Ma perche c'est pas bien? Tou aimes no? Si tou es malheureux quand tou viens, hop jé té console tout dé souite avé oune gros calin contre moi...

Moi - Pfffft n'importe quoi! Tu es une perverse pis c'est tout!

Laora - Ahlala ma c'est l'hopital quel sé fout dé la maternité no?

Moi - ... de la Charité

Laora - Si! Bon ben moi jé l'aime bien sentir les choses avec mon corps... Tou veux qué jé dise un secret?

Moi - Ah si tu le prends comme ça.... C'est quoi?

Laora - Chez lé coiffeur aussi jé souis toute nou...

Moi - Nooooon?

Laora - Ma no! Bien sour c'est jouste oune fantasme qué jé dis..

Moi - C'est malin... Tu en as parlé à Frida? Ça pourrait l'intéresser 

Laora - Si ma elle dit qué jé souis jouste l'ezzibitionnise réfoulée... Pfffft!

Moi - Je me demande s'il n'y aurait pas un peu de ça aussi dans les cheveux courts... Une sorte d'impudeur à se dévoiler, se montrer tel qu'on est, exposer sa nuque, attirer les regards.

Laora - Alora commé jé fais? Si jé souis pas nou chez moi jé dois aussi mé laisser pousser les chéveux?

Moi - Aller chevreau, ne fait pas l'âne. Ne change rien tu sais bien que c'est parfait comme ça.

 

 

Photo: Brian Keith    

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 25 Avril 2013

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Alléluia! Nous voici donc, au moins pour ça, tous égaux. Je ne vais pas chipoter, sincèrement ça me fait plaisir que tout le monde, dans mon pays, ait la même passerelle pour embarquer dans cette galère institutionnelle qu'est le mariage.

Et du coup, à présent que chacun a le choix, c'est un sujet que l'on pourra aborder en société et je vais bicher quand l'une de mes amies lesbiennes dira haut et fort qu'elle est franchement pas pour le mariage, ce truc d'un autre âge qui voudrait sceller nos noms au bas d'un parchemin comme disait l'oncle Georges. Parce qu'en fait c'est ça. Aujourd'hui tout le monde a le pouvoir de dire NON! Un vrai plaisir en somme, tout comme laisser sonner son réveil un dimanche matin pour pouvoir se rendormir en se disant qu'on a pas besoin de se lever. Délicieux...

Bon aller, question mariage, comme pour le reste, je suis trop de mauvaise foi. Pas la peine donc d'en rajouter.

Soyez heureuses/x mes chéri(e)s


Photo: Harper Point

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Avril 2013

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C'était un de ces crépuscules, humide et crasseux, de ceux que l'on fuirait, si on le pouvait, pour se recroqueviller dans les bras d'un amour. Le mien s'était barré et j'étais condamné à errer dans cette ville inconnue. Je n'avais envie de rien, juste de crever, parce que chaque vitrine, chaque mur et chaque trottoir me rappelaient qu'elle était partie et que j'avais été trop con pour ne pas courir, au moins tenter de la rattrapper... 

Je ne l'avais pas calculée, en me jetant dans ce snack pour fuir l'averse. Je matais à travers le carreau, sans rien voir de la rue quand elle s'est approchée. Elle était fringuée comme un homme, costard et cravate, et ses cheveux courts étaient plaqués en arrière pour que sa coupe semble plus courte encore... Elle était... comment dire?... Beau gosse!

Elle m'a parlé doucement, avec une belle voix un peu rauque et moi j'étais planté là, sans comprendre. Elle me parlait de mon amour, me disait qu'elle aussi était malheureuse, que les hommes sont toujours trop stupides pour parler d'amour parce qu'ils croient que ce n'est pas viril, ils sont maladroits parce qu'ils s'imaginent faibles, vulnérables et qu'ils ont peur tout bêtement...

Elle me faisait la leçon et j'avais presque honte, parce que cette fille là je l'aimais vraiment et que tout ce que me disait la voix rauque était vrai, même si ça m'faisait mal de l'entendre...

Quelque chose est tombé, j'ai tourné la tête pour voir et je me suis baissé... Lorsque je me suis relevé la fille en costard avait disparue. J'ai cherché, regardé au fond de la salle, partout... et là, derrière le pillier, au coin du bar... il y avait mon amour qui pleurait.

 

 

 

Photo: Arizona Muse par Peter Lindbergh

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 23 Avril 2013

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Attention! Que les choses soient bien claires.

 

Depuis le temps que l'on parle ici de LA femme aux cheveux courts, de son charisme, de l'audace et de la détermination qui caractérisent son allure, de la liberté et de la réalisation de soi qu'elle inspire, de son modernisme et de sa façon de rompre avec les schémas d'un autre âge, il faut tout de même mettre en garde celles qui s'apprêteraient à faire ce bond en avant, dans l'authentique et le véritable.

 

Il y a des effets secondaires.

 

Quand on a toujours rêvé de s'affranchir des règles patriarcales qui définissent la femme comme une épouse, une mère ou un objet de séduction dont le principal apanage doit être une chevelure luxuriante et qu'on a comme modèle autre chose que les bimbos mononeuronées des shows de TF1, il faut être bien consciente que se couper les cheveux, outre le fait de vous révéler à vous même et aux autres, risque de vous entraîner sur une pente délicieusement glissante.

 

Les exemples ne manquent pas et il est fréquent ici dans trouver les témoignages. Porter les cheveux courts provoque une addiction à laquelle il est difficile d'échapper. On commence par une coupe " à la garçonne" toute simple, basique, juste histoire de franchir le Rubicon, de faire ce pas décisif et libérateur. Et puis à peine habituée à sa nouvelle tête, on y retourne et le style s'affirme. Pourquoi pas un peu plus? C'est anodin, l'authenticité est acquise, on s'est enfin découvert soi même, il n'y a donc plus rien à craindre. Gonflée d'audace, toutes les envies deviennent possibles. Pourquoi pas la tondeuse, hein? Mais oui, pourquoi pas. Un joli dégradé, bien fondu, hummm? 

 

Les barrières sont tombées, de nouvelles sensations naissent et presque irrésistiblement on se laisse aller à couper ses cheveux toujours un peu plus courts à chaque fois. On les coiffe différemment, on s'explore davantage... Vous voilà averties!

 

Ah! Encore une chose... L'âge et le physique n'ont rien à voir à l'affaire. Authentiques femmes aux cheveux courts, il vous faudra tempérer vos ardeurs pour maîtriser cette escalade... ou pas.

 

Modèle: Amy Loubris Jones


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Rédigé par jeaneg

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Publié le 22 Avril 2013

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J'ai profité d'un récent passage chez le dentiste pour me remettre à jour sur les grands problèmes contemporains auxquels notre monde est confronté. Articles documentés, études poussées et fines analyses, rien ne m'a échappé! 

C'est donc plongé dans la lecture attentive de Gala, Voici et Grazia que j'ai découvert cette étude bouleversante du très sérieux Hairdressing Council of Great Britain et Universal Studios UK qui classe parmi les actrices celles dont la coiffure a le plus d'influence. Et surprise "la winneuse" n'est pas une choucroutée péroxydée mais la petite tête de Anne Hathaway. Et ça c'est tout de même de la bombe!

D'après l'étude il apparait qu'une femme sur dix s'inspire des actrices de cinéma pour choisir sa coupe de cheveux. Stupéfiant!

Quand on pense que miss Hathaway a pleuré toutes les larmes de son corps quand on lui a demandé de couper ses cheveux pour son rôle dans "Les Misérables", on voit bien qu'il n'y a que le premier pas qui coûte. Depuis il n'y a pas une semaine sans que l'actrice n'apparaisse dans un magazine. Elle est partout. Qui s'en plaint? 

Néanmoins mon plaisir est tempéré par l'aspect tendanciel de ce classement, même s'il offre un choix allant d'Audrey Hepburn à Jennifer Aniston en passant par Veronica Lake  au millier de personnes intérrogées. Mais peut être me trompe-je? Après tout il faut bien commencer un jour...

Charlize Theron, la dernière en date à s'être tondu les cheveux, n'a pas manqué de déclarer que c'était la chose la plus libératrice qu'elle n'ai jamais connu et qu'elle le recommandait à chaque femme. CQFD

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 21 Avril 2013

Pas de méprise! Le titre peut sembler accrocheur en ces périodes de résurgence de l'homophobie ordinaire de monsieur-madame Toutlemonde, encouragée par les haineux habituels à qui l'Église et la Famille ont donné mandat. Non non,il ne s'agit pas de cela,

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mais bien de cyclisme...

Alors oui je sais, après le football, je me surprend à réviser mes principes sur un sport qui pour beaucoup relève davantage de la chimie que de la physique. On pourrait penser que je "file du mauvais coton" dans cette affaire. Pas faux! 

En tout cas, sans entrer dans les détails, c'est le style et l'allure de Kelli Samuelson qui me plaisent. Rien à voir avec la Jeannie Longo nationale qui su si longtemps faire rêver les foules et leurs faire oublier les réalités pharmacologiques de la discipline, paix à son âme ( comment ça elle est pas morte? )

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Kelli pratique en amateur mais à un niveau qui peut lui laisser espérer les Jeux Olympiques à Rio. En fait le vélo c'est son style de vie... et à Los Angeles c'est quasiment une profession de foi...

Mais à part ça il faut bien vivre et pour ça Kelli a un métier. Et devinez quoi? 

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 20 Avril 2013

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Dans ce métier tout le monde vieillit plus vite... Et Tao, malgré son air d'adolescente, avait en quelques années du faire le deuil de bien des illusions que l'on peut nourrir à son âge. Elle était parvenu à court-circuiter les connexions qui auraient du lui faire considérer son activité principale comme une erreur. Tuer n'avait rien de criminel pour elle. C'était une activité technique dont elle maîtrisait aujourd'hui parfaitement les savoir-faire.

Pourtant son coeur n'en était pas devenu pour autant un granit froid et dur. Elle devait son parcours à l'amour qu'elle avait connu auprès de Moïra et sans doute avait elle eu le sentiment que suivre ses traces pouvait rapprocher leurs deux âmes. 

Lancée dans une quête de vengeance, sans possible rédemption, son amour s'était consummé dans la violence et ses seules escales dans ce monde sans humanité, restaient auprès de moi, comme une passerelle.

Je savais deviner ces soirs là, lorsqu'elle apparaissait sur mon palier, la mine sombre, les mâchoires serrées...

Souvent appaisée, après avoir passé la nuit avec moi, elle disparaissait, sans laisser son coeur s'ouvrir davantage. Pas ce matin là...

Son corps tiède lové contre le mien, la tête posée sur ma poitrine, je caressais doucement ses cheveux courts, imaginant à son souffle régulier qu'elle dormait enfin.

" Continue, j'aime ça lorsque tu passes ta main sur mes cheveux. Tu faisais ça aussi avec elle? Moi aussi, j'adorai ça, lorsqu'elle venait juste de les faire couper c'était délicieux ce petit picotement sur le bas de sa nuque... Et puis maintenant c'est moi... Tu vois, des fois j'ai peur que plus personne ne m'aime... Est ce que tu m'aimes? "

 

 

 

Photo: Thomas White

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Tao

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