Articles avec #ma psy et moi tag

Publié le 11 Mai 2018

Photo: Lera Abova

Photo: Lera Abova

J'ai toujours aimé chez notre amie transalpine cette saveur espiègle et sa spontanéité souvent désarmante. Jamais en manque d'idées saugrenues, elle avait imaginé un "jeu" qui finalement risquait vite de tourner pour moi à l'étude socio-anthropologique...

Laora : "- L'autré jour, j'ai dis... jé sais pas porche la converzazione elle est vénoue là dessous... ché jé vivais avec oune femme et oune homme, ma comme si on était tous les célibataires. Et pour espliquer jé dis la femme elle est lesbienne et lé mec il est pédé alors moi ça va! 

Moi - Quoiiii???? 

Laora - Bahh c'est pas important, lé mec il mé plaisait pas finalement, alors jé l'ai pas baisé. Ma! L'idée jé trouve qu'elle est rigolote no? Alors partout jé dis que tou es gay et maintenant, tou es un grand garçon et tou vas faire ta coming-out!

Moi - Mais tu es malaaaade! Tu l'as dit à qui? 

Laora - ...la concierge... le marchand dé journaux... C'est tout ( il faut pas affoler trop les gens... ) " dit-elle avec un ton de conspiratrice amusée. " Ma écoute darling, jé trouve ça très intéressant dé voir les gens comme ils réagissent."

Cette fois la plaisanterie ne m'amusait pas du tout

Moi "- Tu es complètement folle ma pauvre! Fais les toi même tes expériences pseudo-sociologique. Tu ne te rends pas compte à quel point tu m'a pourris la vie là? Et puis c'est sérieux ces choses là, on ne plaisante pas avec ça. Imagine tout ceux qui le vivent pour de vrai. Et puis même pour moi, une fois les dés jetés, plus question de faire croire à qui que ce soit " non non mais c'était pour rire, c'est pas vrai...." 

Laora - Et alors? Joustement, il y a plein des gens qui vivent commé ça. Et toi tou t'en fiches cé que les gens ils pensent no? Ça t'empêche pas dé mé baiser ou la Frida aussi. Et pouis tou vas voir, ça fait lé tri dans lé carnet d'adresse...

Moi - Oui mais moi, ma fierté, ma ... virilité, tu en fais quoi?

Laora - Ma! Tou té fous dé moi no? Ché cosa la virilité? Tou veux faire lé macho avec qui? La concierge? Tout ça c'est des histoires dé pétites coulottes. Tou préfères qu'on aime ton personnalité ou ta bite?"

Une fois encore, la milanaise parvenait presque à retourner la situation. Elle me faisait un coup pendable et comme je protestais je devenais le coupable. Cela dit, je ne voulais pas considérer cela comme un "jeu". Maintenant le mal était fait, il fallait laisser courir la rumeur et on pouvait compter sur la concierge pour ça, je préférais voir cela comme une forme de solidarité, ne rien confirmer ni infirmer, laisser les gens penser ce qu'ils voulaient. Après tout, cela jasait pas mal déjà autour de notre trio improbable et on était presque habitué aux regards torves de la concierge. Et puis finalement si tout le monde se disait homosexuel cela abolirait sans doute la discrimination, non? 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi, #gayfriendly

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Publié le 13 Mars 2018

Photo: Giacomo Spaconi

Photo: Giacomo Spaconi

Le caractère libertaire de notre relation et l'étonnant équipage que nous formions, Frida, Laora et moi, nous avaient fait prendre l'habitude de parler librement de tous sujets et Laora en particulier ne s'en privait jamais. Elle avait cette ingénuité qui ne lui faisait pas percevoir la moindre barrière si bien que nous étions accoutumés à son langage parfois très "fleuri". 

Malheureusement ( pour les autres ) nous étions parfois conviés à quelques diners mondains ou assumions une vie sociale de bon aloi en invitant des relations à partager une soirée. Si généralement Laora restait sur une réserve de jeune fille de bonne famille, quelques verres de bon vin libéraient rapidement son inhibition. Et alors...

Lors d'une de ces soirées, personne ne se rappelle comment le sujet était arrivé sur le tapis, mais l'italienne se lança dans une formidable apologie de la masturbation. C'est vrai qu'elle ne se gênait jamais de la pratiquer sans complexe entre nous, mais il faut bien admettre que la conversation devint tout de suite plus difficile avec des convives d'un soir. Surtout que notre biquette des Abruzzes avait toujours eu un vocabulaire "sans filtre".

Laora " Ma c'est vrai no? Jé peux bien mé passer dé la bite d'oune mec si jé veux. Et d'ailleurs, si les filles elles avaient plous l'habitoude dé sé branler, elles séraient plous des espertes de la voulve no? Au lieu dé ça, certaines elles savent plous comment lécher les couilles ou soucer lé gland qué comment il est leur clito..."

Evidemment, lâché comme ça, de but en blanc, ça vous laissait toujours un peu sans voix. Cependant, il faut bien admettre que, aussi cru que soit l'exposé, il n'était pas dénué de bon sens... Et puis finalement, il nous était facile de mettre cette vulgarité sur le compte de quelque lacune de vocabulaire. Des fois ça passe...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 24 Janvier 2018

"Hero" by K.Bennet

Partager l'intimité d'une psychanalyste, fut-elle l'inénarrable Frida, a je crois, développé chez moi une propension à vouloir obtenir tout de suite des réponses à mes questions existentielles. Et là, depuis quelques jours, j'étais confronté à certaines d'entre elles qui sans être fondamentales, me torturaient un peu les méninges... Ni une ni deux, je déboulais de bon matin dans le cabinet feutré de la teutonne, après avoir réduit d'une prise de Krav-maga, la secrétaire toujours aussi peu amicale envers moi.

Moi "- Doc! Il faut que tu m'expliques un peu... Tu sais à quel point je suis ouvert à toutes les questions et à celles du genre en particulier. Bon! Alors c'est pas que je ne comprend pas mais il faut tout de même éclairer ma lanterne. Léa, cette fille trans qui est dans une démarche purement intellectuelle pour le moment et qui se fait appeler Johan... Elle est lesbienne, n'est-ce pas? Mais si son but ultime est de muter vers le sexe et le genre masculin, en réalité elle... enfin il est hétéro, n'est-ce pas?

Ma Psy - ....

Moi - Mais d'un autre côté Hortense, qui elle a toujours était très tomboy et qui se revendique garçon ... et c'est vrai qu'il ne lui manque pas grand chose...  en vivant avec son petit ami, elle est gay en fait!

Ma Psy - T'abords, Johan est déchà de chenre maskulin, tout comme Hortenze t'ailleurs...

Moi - Tailleur?

Ma Psy - Ach! T'aill-eurs... Pfffft ! Et donc, l'un et l'autre, tout comme toi, peuvent être gay, hétéro et même les teux

Moi - Laiteux?

Ma Psy - Za zuffit!! Tu foulais des réponses, che te les donne. Mais afoue que z'est tout te même tu nifeau élémendaire tes questions...

Moi - Oui oh ça va hein? Non parce que des fois j'ai l'impression que tous les trans ftm que je connais sont lesbiennes... mais en réalité non?

Ma Psy - Foilààà! Bon aller, dékerpis, chai tu dravail, moi!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 3 Janvier 2018

Photo: Jérôme Bocchio

Photo: Jérôme Bocchio

C'était un débat entre moi et moi à propos de moi. Evidemment j'avais un peu le dessus. Malgré tout je ne pouvais en rester là et je me confiais à ma psy sur la question autour de laquelle tournait la discussion: "Faut-il plaire à tout le monde?"

Moi " - La tendance, à la longue, serait de se laisser aller dans le courant et finir par ne faire les choses que pour plaire au plus grand nombre.. Mais si le plus grand nombre n'est fait que de bolosses et de relous? Est-ce que ce n'est pas perdre son âme? Si, bien sûr! Mais si le plus grand nombre s'en va, ce que tu vas faire n'aura plus la même portée! D'où la tentative de plaire à tout le monde... Oui mais voilà, plaire à tout le monde ça fait des trucs chiants et cons... Et puis les relous et les bolosses, est-ce qu'il faut leur dire à quel point on les méprise?...

Ma Psy - Tu ekzachères darling! Tu fiens bleurniger barske tu as imachiné un chour que tout ze que tu ferais aller blaire à tout le monde et tu d'aberzois que autour d'une bedite poignée de fans il y a une foule de foyeurs. Mais rabelle toi dout te même que tu as touchours broné l'authendizidé et le fait d'être touchours zoi même. Tu le dis tout le demps! Alors, ezke pour êdre zoi même il faut s'occuper de l'obinion des audres? Ne d'occupe bas de ze que benzent la machoridé. Occube toi de ta boignée de fans. 

Moi - Mouais... N'empêche. Quand je vois tous les profils chelous qui viennent mater FB.. Les boules quoi!"

Et puis Laora est arrivée et sans même s'intéresser à la discussion, se dépouillant tout en marchant de ses vêtements, est entrée nue dans la salle de bain... Ce qui a étonnement allégé l'atmosphère.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 21 Décembre 2017

Par défaut

Evoquant quelques souvenirs d'enfance avec mes deux colocataires et alors que Laora était prête à nous sortir son couplet sur la maternité, j'ai entrepris notre psy sur un terrain qui, je le savais, allait leur plaire à l'une et l'autre...

Moi " - Je m'demande, avec toutes ces histoires de genre, si des fois quelques idées simples ne pourraient pas atténuer les angoisses?

Ma Psy - Ya... et à quoi du benzes?

Laora - Si... Ché cosa dite?

Moi - Eh bien voilà! On sait tous que beaucoup de choses se construisent dans la petite enfance et dans l'enfance et que certaines choses qui paraissent anodines impriment nos esprits juvéniles avec un impact sur nos vies d'adultes. 

Laora - Si ché jé souis bien placée pour lé dire...

Moi - Ben justement, je pense à ton histoire, mais sans le trauma qu'il a pu laisser... J'explique! Admettons qu'au lieu de te "trainer" chez le coiffeur pour t'imposer d'avoir les cheveux courts "comme un garçon", ce qui, on le sait, à causé chez toi un traumatisme assez compliqué à détricoter, hein Frida, admettons qu'aujourd'hui la norme soit pour toutes les petites filles, d'avoir les cheveux courts.. Enfin je veux pas dire une obligation, mais une habitude, comme on a depuis toujours l'habitude de couper les cheveux des petits garçons à un certain âge, pour leur donner ce pli fâcheux de s'identifier à une image "virile"... vous me suivez?

Lutter contre le mythe de la virilité, non pas en "féminisant" les garçons, mais en mettant sur le même plan filles et garçons, ce qui ne "virilise" pas les filles et atténuerait méchamment les effets du fameux mythe. On est pas dans la théorie du genre, mais juste arrêter avec le rose et le bleu, les robes et les pantalons et les queues de cheval et la boule à zéro. Un juste milieu... vous voyez?

Ma Psy - Prillande idée! Et tu bresgris que les filles aient les cheveux coupés en prosse pour que les garzons soient plus resbectueux et moins "machos"alors?

Laora - Siiii! J'adooooore! D'ailleurs ma fille jé loui fais la coupe à la brosse dès qu'elle va à l'école.

Moi - Mais nooon, Frida tu dramatises toujours tout... il peut y avoir un juste milieu où garçons et filles sont élevés comme des enfants avant de devenir des ados et des adultes selon le genre qu'ils sont réellement. L'idée est plus acceptable que de voir des petits garçons en robe avec une queue de cheval... non? Ce qui d'ailleurs serait plus de nature à être un trauma, difficile à régler plus tard... 

Ma Psy - Mouais...

Laora - Ma ché no, les bambini ils sont à la coupe en brosse aussi... Comé la mamma! 

Moi - Non mais chevreau, on essaye d'être sérieux là...  

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 14 Octobre 2017

Laora aime les mots

Il était assez rare que nous nous retrouvions, à la même heure, pour partager un petit déjeuner dans la cuisine. Plus ou moins réveillés, absorbé par le tartinage de toast, nous étions peu bavards... Jusqu'à ce que Laora nous annonce son programme de la matinée:

Laora "- Cé matin jé vé mé faire couper les chéveux!

Ma Psy & Moi  - .... ?

Ma Psy - Ach darling! Est ke du zais qu'il y a peu te chens qui parlent comme toi?

Laora - Ah ça oui jé lé sé, per che personne il a l'accent commé moi...

Moi - non je crois plutôt que ce que veut dire Frida, c'est qu'habituellement on dit:" ce matin je vais chez le coiffeur" on ne dit pas:" je vais me faire couper les cheveux"

Laora - ... Ah oui? E per che? 

Moi - Ben à vrai dire je ne sais pas... On désigne plutôt le commerçant chez qui l'on se rend plutôt que la raison pour laquelle on va le voir... Enfin... c'est surtout vrai pour ... ben le coiffeur.

Laora - Ma si moi jé l'envie dé dire que jé vé mé faire couper les chéveux, c'est per che jé vé pas voir lé coiffeur pour mé faire sauté

Moi - Ah oui... pas faux.. c'est une raison valable... Mais je voudrais quand même dire que si j'annonce que je vais chez l'épicier, c'est pas pour dire que je vais me faire sodomiser dans les courgettes... Enfin bon!

Ma Psy - Moi je zais bourgoi l'italienne elle dit za...

Moi  - Ah oui? Vas-y raconte... 

Ma Psy - Z'est une manière de z'ambianzer. Z'est plus exzidant te tire "Che fais me vaire kouper les cheveux, ou che vais me vaire razer ou me vaire dondre... Che la connais la maligne.

Moi - Ah oui... putain t'as raison, ça change tout... Bon moi je vais acheter les courgettes." 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 27 Août 2017

Ma Psy rentre de vacances

Bon je l'avoue, l'absence d'une oreille professionnelle et attentive à mes déballages émotionnels commençait à me peser et je n'ai pas caché ma joie à l'annonce du retour de ma psy, partie depuis des semaines dans les bordures mexicaines, sans doute sur les traces de son arrière grand oncle qui à son époque, en bon officier du Kaiser, était venu avec son savoir-faire prussien, botter les fesses d'Emiliano Zapata.

J'étais donc béa et benêt, heureux de sentir le grand appartement revivre un peu au rythme de mes fantasques complices, même si Laora prolongeait encore sa découverte de l'Asie mystérieuse, entre Macao et la baie d'Ha Long, ce qui était pour nous la promesse de chaudes soirées à venir...

Avant toute autre chose ( je crois même qu'elle s'y est arrêtée sur le chemin qui la ramenait de l'aéroport ) Frida était passée chez le coiffeur et c'est la nuque fraiche et bien rasée que je la retrouvais ce matin là. Assise en tailleur dans le canapé, elle avait son laptop sur les genoux et je l'imaginais prête à me faire une séance diapos de ses vacances... ce ne fut pas le cas.

Il s'agissait bien de photo pourtant...

Ma Psy: "Tis moi ce que tu fois zur zette photo darling!"

L'image était de qualité, en noir et blanc et très gros plan. Au premier coup d'oeil je reconnu une nuque bien rasée caressée par une main féminine. Le cou aussi me semblait féminin...

Moi:"Eh bien... je dirais qu'il s'agit d'une bien belle photo... C'est l'Italienne? 

Ma Psy - Nein, mais tis moi blutôt ce que tu fois?

Moi - Une main de femme qui caresse une nuque où les cheveux sont proprement tondus...

Ma Psy - Tu me dézois darling! Je penzais que tu zerais blus attendif à ce chenre d'imache."

J'écarquillais les yeux, piqué au vif dans mon amour propre par cette dernière réplique.

Ma Psy : " Tu n'y es pas tu dout. C'est un pubis himmelkreuz!!

Moi - Nooooooon!... " Je suis resté ainsi, bouche bée et aussi stupide qu'une valise sans poignée. Trompé par le gros plan qui m'avait empêché de situer plus précisément l'anatomie, j'avais confondu - mais est-ce un hasard?- ces deux parties du corps si sensibles et chargées d'érotisme que sont la nuque et le pubis. L'angle de vue, l'étroitesse du cadre, le sillon amorcé par la convergence de l'implantation et que j'avais confondu avec le sillon des cervicales... J'étais bluffé.

Frida se gondolait de rire, satisfaite de son effet et prête à disserter sans fin sur les similitudes entre ces champs que l'on aime bien voir tondus, consacrant ainsi nos retrouvailles.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 27 Janvier 2017

Photo: Samuel Bayer

Photo: Samuel Bayer

J'envisageais sérieusement d'en parler avec Frida. En qualité d'amie, mais surtout de psychothérapeute, son avis sur la question me paraissait indispensable. Non pas que je craigne pour la santé mentale de Laora, après tout j'étais moi aussi passé par là, mais son niveau d'addiction me semblait proche de l'obsession et elle m'apparaissait plus acharnée sur la question, que je ne l'avais jamais été. 

Il ne se passait plus une semaine sans qu'elle ne visite son salon de coiffure attitré, un "barbershop" tout ce qu'il y a de plus vintage, fréquenté essentiellement par une clientèle masculine à tendance hipster, mais où elle était parvenu à se faire admettre. Si bien que chaque fin de semaine elle nous revenait avec une coupe taillée au millimètre, les tempes et la nuque passées au double zéro et un dégradé fondu façon haute précision.

Bien sûr ce genre de maniaquerie ne pouvait que me séduire et la transalpine savait d'ailleurs bien en abuser. Mais là où cela devenait inquiétant, c'est qu'elle finissait par nous harceler dans l'espoir de nous voir suivre son exemple, reprochant à Frida sa coupe un peu négligée dès qu'elle datait de plus d'un mois, voulant sans cesse me couper les cheveux elle même ou proposant les services de sa tondeuse à chacune de nos connaissances qui passait voir l'un ou l'autre, enfant, garçon ou fille, compris. Une véritable frénésie obsessionnelle...

Frida m'avait répondu par un laconique :" Za fa pazzer... " et lorsque j'ai proposé à la milanaise de se lancer carrément dans un CAP de coiffeur, sa réponse m'a laissé un peu perplexe...:

" Ma si jé fais la CAP, il faut que jé fais tous les troucs dé mémères là, avé la bigoudis et tutti quanti. C'est comme si tou mé dis qu'il faut faire ses fantasmes, ma après c'est plus marrant dou tout... Don't worry baby, jé m'amouse, jé fais pas dé mal" puis elle a coupé court à toute réplique en me collant ses lèvres sur la bouche, ruiné mon brushing à la Travolta en m'ébouriffant de sa main droite et de sa main libre fait la ventouse sur ma braguette...

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 30 Décembre 2016

Giorgia Soleri

Giorgia Soleri

Il faut bien avouer que, vis à vis des gens un peu curieux, la relation que nous entretenions, Frida, Laora et moi, nous concédait une odeur de soufre et nous faisait siéger, dans l'esprit des supporters de la Manif pour Tous, directement sur les genoux de Satan himself. Par chance, nous avions depuis longtemps jeté par dessus nos épaules les derniers restes de vergogne que nous possédions et nous étions mis d'accord pour ne jamais nous priver de choses susceptibles de nous procurer du plaisir, même sous le regard réprobateur des "bonnes gens".

Oh bien sûr, tout cela ne s'était pas fait en un jour. Il avait fallu faire sauter quelques verrous et l'on peut dire que de ce côté là Frida, ma psy bavaroise, nous avait bien fait grandir. 

La difficulté aujourd'hui était que nous étions tellement libérés, que nous frôlions chaque jour, ou presque, une indécence incompatible avec la bonne éducation que nous avions tous reçu... Enfin, Laora surtout. 

Ainsi, ce jour là, pour me provoquer et s'amuser de voir mes joues rosir, elle m'avait demandé, puis supplié en faisant sa mine de chaton abandonné, de tondre sa toison pubienne qui d'après elle avait atteint un seuil de friche insupportable.

Laora: " Ma jé sais que tou as les mêmes goûts que moi, alors, c'est plou pratique si c'est toi qui lé fait, comme ça moi jé peux jouir en même temps, no? " Ce qu'elle n'avait pas manqué de faire, à plusieurs reprises alors que je faisais oeuvre de jardinier, taillant, tondant et rasant le joli buisson. Puis, le plus naturellement du monde, elle m'encouragea à quitter moi aussi mes vêtements, pendant que Frida qui nous avait rejoint, s'harnachait d'un godemiché. Autant vous dire qu'à ce moment là, nous étions loin d'une discussions littéraires, comme celles qui animaient nos soirées habituellement...Enfin, des fois. 

Alors que la thérapeute munichoise s'apprêtait à sodomiser notre italienne dévergondée, celle-ci s'empara de ma verge, suçant et masturbant comme si sa vie en dépendait.

Ma Psy: " Tu n'imachines pas à kel boint che me zens gay lorzgue ch'engule zette pedite chienne afec zon allure de garzonnet! "

Et là, j'avoue que... je n'ai pas su quoi répondre...

 

PS: Bon ben voilà... Bonne Année hein?

 

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 9 Novembre 2016

Tilda Swinton

Tilda Swinton

Le souffle court et le front humide, je me suis redressé comme un diable sort de sa boite, légèrement hagard. Je m'étais assoupi en sortant de table et cette petite sieste sympathique avait finalement viré au cauchemar. L'italienne était en vadrouille pour quelques jours encore, il ne me restait que Frida pour épancher mon trop plein d'émotions. 

Je filais donc à son cabinet et m'affalais sur le Chesterfield passablement défoncé, au désespoir d'Ipomée, la secrétaire, qui allait devoir faire patienter le prochain client et bousculer son agenda.

Moi "- Doc, je viens de faire un cauchemar terrible! J'ai rêvé qu'un connard devenait le maître du Monde et que depuis tout était remis en question et on se retrouvait tous comme les Amish à rouler en carriole à cheval...

Ma Psy - Ach! Z'il n'y a ke za, ze n'est pas très graffe...

Moi - ... ah non mais pas que! Bon, moi je m'en fout, mais c'est surtout pour vous les nanas. Alors plus d'avortement, plus de contraception... Plus le droit de porter un pantalon... Evidemment l'homosexualité est punie tout comme la sodomie et interdiction de posséder un godemiché... 

Ma Psy - Ah ya! Tout te même.... Mais razzure toi liebe, tout ça était dans ton rêfe. Za ne fa pas arrifer...

Moi - ... tu rigoles? Et puis attend, le pire c'est que les femmes avaient interdiction formelle de se couper les cheveux...

Ma Psy - Ahaha! Ah ya , za z'est franchement le bire. Je benze que tu zeras d'accord afec moi pour que tout le monde aille tout de zuite chez le coiveur avant que le monde change... Et préfiens la milanaise, qu'elle se fazze tondre avant de rendrer... On ne sait chamais... 

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Rédigé par jeaneg

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