Publié le 29 Novembre 2018

Roller bowl

C'est un retour en force... mais avait-elle vraiment disparue? Aujourd'hui on le remarque, parce que quelques images nous le rappellent, comme cette danseuse blonde qui flirt avec Chris ( tine and the queens ) Oui bien sûr, tout le monde l'a vue, cherchant à savoir qui était cet.te androgyne roulant des épaules, cette blondeur, coupée au bol, cette coupe qui ne révèle jamais de genre. Ou encore la nouvelle Lisbeth Salander dans le Millénium nouveau...

 

Liza Lapert et Claire FoyLiza Lapert et Claire Foy

Liza Lapert et Claire Foy

Nombre d'amies autour de moi, sans même attendre ces exemples, ce sont glissées dans ce style éternel symbole d'ambiguïté entre fille et garçon. Pensez donc, voilà plus de 600 ans qu'une pucelle de Lorraine a planté le mythe dans nos mémoires, transformant sa silhouette d'adolescente en guerrière médiévale.

 

Amandine R. et Coralie R.Amandine R. et Coralie R.

Amandine R. et Coralie R.

Un rien suffit, juste les pattes et le bas de la nuque un peu plus rasées et la masse dessus fait le reste, la frange et le pourtour très net, ou épousant les courbes d'un casque, avec parfois un léger dégradé pour y dessiner sa marque, les variantes sont nombreuses mais le style reste, toujours le même, jamais banal, contraste de long et de rasé, de masculin et de féminin, d'ange et de démon.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 23 Novembre 2018

Jérôme K Photographe

Parfois elle se sent "il" et d'autres fois elle est "elle". Ce n'est pas vraiment une humeur, mais plutôt un tourment. Pourtant elle ne résiste pas au mélange des genres, elle aime l'un et l'autre. Elle aime la dentelle et la lingerie délicate qui met en valeur son corps généreux. Elle aime le regard du photographe sur ses épaules nues et ses seins. Elle aime se sentir désirée...

Il faut s'aimer soi même pour sentir ce désir chez les autres et il faut aimer le "il" et le "elle". L'ignorant.e dira que ce sont les cheveux courts qui font le genre masculin. Il y a tant d'ignorant.e.s... Un vêtement fera le genre, un maquillage, un accessoire, un uniforme, mais ses cheveux courts, sa nuque presque rasée, ses oreilles dégagées, c'est son corps. Est-ce qu'on dirait que ses seins la font féminine? Ils pourraient être minuscules, elle n'en serait que plus androgyne. Lorsque le "il" pousse en elle, c'est l'absence de maquillage qui le rend visible. Il suffit d'un rouge sur les lèvres pour que la femme prenne le dessus. 

Sous l'œil du photographe, ce corps presque nu ne montre rien d'autre qu'une féminité inventée, différente... guérie de son tourment.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 16 Novembre 2018

Dans notre monde libre, tout n'est affaire que de goûts et de couleurs... après tout. Et dans cette époque merveilleuse que nous traversons, où chacun.e revendique justement droits et considération, il est assez intéressant de se poser la question: Existe-t-il un commerce ou un service qui légitimement peut refuser la clientèle d'une catégorie de personne? Alors je cherche... Bon pas la peine de faire l'âne, d'énumérer les boulangers ou les marchands de légumes. Une boutique de lingerie... peut être? Non non non. Dentiste non mais un gynécologue certainement aura une clientèle spécifiquement féminine et pour cause...

Mais bon, je me creuse la cervelle et je ne parviens pas à trouver autre chose que cette exception tout à fait originale que sont les salons de coiffure, qui se partagent en salon hommes et salons "dames", puis en salons "mixte". Et subitement, les salons hommes, comme un caprice, se referment sur eux mêmes et voudraient devenir exclusivement masculins. Ah oui? Mais t'as vu ça où toi? Comme s'il s'agissait d'un club privé. Members only. Et pourquoi pas No dogs, no women?

Mais après tout, c'est sans doute parce que ces coiffeurs là n'ont pas perçu la tendance, l'envie, le désir de certaines femmes à avoir les cheveux courts de la même manière que certains hommes et que leur sens pratique les poussent à s'adresser plus volontiers à ceux qui savent le mieux faire ce genre de chose. Du bon sens quoi! non parce que depuis le temps que cette question me taraude, je n'ai pas réussi honnêtement à trouver un seul argument valable pour qu'un coiffeur homme s'oppose à couper les cheveux d'une femme... à part peut être en 1925, par peur du mari ou du père qui à cette époque avait le coup de pistolet facile pour exprimer son mécontentement face à cette émancipation féminine tout à fait insupportable.

Enfin j'exagère, comme souvent. Les salons pour hommes qui refusent la clientèle féminine ne sont pas si nombreux... Ce serait même un tantinet ringard, genre le truc de beauf quoi.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 12 Novembre 2018

Oh my ( fucking ) god!

Ça vous choque? Vous trouvez ça excessif, extrême, abusé, too much quoi? Et pourquoi donc je vous prie? Ah! Voilà une bonne question... Pourquoi est-ce que la vue d'une coupe de cheveux, bien clean, bien rasée, au dégradé bien fondu, ça plait sur un homme et ça plait pas sur une femme? Ça voudrait donc dire que ce n'est pas la coupe elle même qui est le sujet, mais que ce soit une femme qui se l'approprie. Et pourquoi le fait qu'une femme aime avoir la nuque bien rasée, ça énerve?... hummm? Oooh je la vois venir la réponse à la con! Ce serait pas: "Parce que c'est une coupe d'homme" par hasard? Ah ben si! Un truc qui résume tout. C'est une coupe d'homme, signifie que ce n'est pas une coupe de femme ( eh pas bête hein? ) donc que ce n'est pas "féminin" et donc qu'une femme qui se coupe les cheveux à la manière d'un homme n'est pas féminine, donc ne cherche pas à plaire... aux hommes. Eh! Cent ans après "La Garçonne" on aurait pas avancé d'un pouce? Noooon, je le crois pas. Ah ben si! 

Non je crois que ce qui emmerde les bonnes gens ( oui parce qu'il y a autant d'hommes que de femmes dans le lot ) c'est plus simplement que les femmes qui aiment bien avoir les cheveux très courts et bien coupés ne sont pas comme les autres, souples et dociles, qu'avec un style pareil, elles se placent d'emblée sur un pied d'égalité avec le reste de l'Humanité, que leur séduction est ailleurs, qu'elles sont femmes sauf que la panoplie de princesse et la pantoufle de vair ce n'est pas pour elles. Elles, elles préfèrent le costume de Furiosa. Et du coup...  les autres femmes, celles qui n'osent pas, sont jalouses et méchantes et les autres hommes ont les j'tons et battent en retraite en haussant les épaules.

Mais le pire dans ce constat, c'est que finalement, ce sont les femmes elles mêmes qui éduquent les hommes à cette vision de la féminité. Dans un magazine "féminin", on m'a montré l'article de la rubrique Beauté-Santé-Paillette et Lifestyle intitulé: J'ai testé: Les cheveux courts. Et la journaliste qui s'excuse déjà d'avoir coupé ses cheveux en racontant que c'est un accident, que ce con...rd de coiffeur n'a rien compris et a coupé toute sa crinière frisée qui lui battait les reins. Elle poursuit en racontant que son mari qui est un "niveau 5" ( sic ) donc supposé avoir une bien belle ouverture d'esprit, s'est moqué d'elle lorsqu'il l'a vue en lui disant: " Tu t'es fait bizutée par Edward aux mains d'argent?" et a voulu se rattraper en ajoutant: " Non mais ça te va bien... T'inquiète, ça repousse." ... Alors voilà, pas la peine que je vous raconte l'article, le ton est donné. Mais que fait le MLF? Ah ça n'existe plus? Ah bon... Tant pis. 

Est-ce que toutes les collabos du Patriarcat seront tondues à la libération des femmes?

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 7 Novembre 2018

Photo: Coralie Robin

Photo: Coralie Robin

On échappe pas à sa vraie nature. C'est l'expérience qu'a vécue Coralie. Imaginant que sa nouvelle vie et ce tournant passait aussi par une nouvelle image. Ce qui est vrai dans un sens ne l'est pas toujours en sens inverse et si une femme qui change de vie se coupe souvent les cheveux, Coralie en tout cas n'était pas prête à laisser pousser les siens...

Réveil, aujourd’hui, je ne pense qu’à mon rendez-vous chez le coiffeur. J’ai hâte d’y aller. J’ai hâte de sentir la sensation de la tondeuse sur mon crâne. 13h30, j’y vais. J’entre dans le salon, l’endroit donne envie d’y aller en tout cas. Le salon est grand, avenant, les gens ont l’air sympa. En arrivant, j’explique à la dame ce que je veux. En gros, j’ai besoin de me retrouver. Elle m’a immédiatement dit que les cheveux courts étaient fait pour moi. Et ça m’a fait plaisir. Ça m’a conforté dans mon choix de ne pas les laisser pousser. D’ailleurs, faut que je revienne sur cette idée qui m’a traversé l’esprit. Celle de me laisser pousser les cheveux. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai voulu faire ça. Changement de vie, changement de pays. Le changement, tout simplement. J’ai vu ça comme un nouveau départ, qui irait avec tout le reste. Finalement, au bout d’un mois, je ne me reconnaissais plus. J’avais l’impression de ne plus être moi, avec ces cheveux qui cachaient mon crâne. Ce n’était plus moi. Je suis une femme aux cheveux rasés, et personne d’autre. Cette coupe au bol était mon identité, depuis longtemps. J’ai voulu changer comme j’ai réussi à changer de vie. Mais ça m’a rattrapé. J’ai fait comme une sorte de dépression capillaire. La sensation de la tondeuse sur mon crâne me manquait terriblement. Aujourd’hui, le 6 novembre, il était temps pour moi de me retrouver. C’est tout naturellement que je suis retournée chez le coiffeur ici, dans ma nouvelle ville de Reykjanesbaer. Je me suis installée sur ce fauteuil face aux immenses miroirs, et rien que ça, ça m’a rendu heureuse. Je lui ai expliqué ce que je voulais. Elle a immédiatement dégainé sa tondeuse, et c’était parti. J’ai fermé les yeux, et pris une grande respiration. Et j’ai senti la tondeuse sur mon crâne. Enfin. Après tout ce temps. Je vous laisse imaginer la sensation qui m’a traversée. Intense. Forte. Plaisante. J’ai immédiatement dit « I’m back now, I feel like I’m me, again. It’s so fucking good. » Ça l’a beaucoup fait rire. Je crois qu’elle ne s’attendait pas à ce genre de réaction. Ce ne sont que des cheveux, pas vrai? Je lui ai expliqué que pour moi c’était plus. C’était mon identité que je venais de retrouver. Et rien ne pouvait me rendre plus heureuse. Je peux enfin repasser ma main sur mon crâne, et plus sur des petits cheveux. Je suis sortie avec le sourire aux lèvres et un intense sentiment de satisfaction.

Photos: Margret Sørensen
Photos: Margret SørensenPhotos: Margret Sørensen

Photos: Margret Sørensen

Ainsi on retrouve Robin le petit marin, partie à l'aventure au pays des glaces et Coralie nouvelle, mais avec toujours cette coupe extraordinaire qui la rend unique.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 6 Novembre 2018

Photo: Manue Faria Da Lage par  Eric Boumard Charrier

Photo: Manue Faria Da Lage par Eric Boumard Charrier

Voilà bien un projet, à la fois facile et extrêmement difficile à accomplir. Cela pourrait n'être que facile. Après tout il s'agit d'être soi même, de suivre son instinct, ses intuitions, son plaisir, ses envies. Oui, en réalité ce n'est que ça.

Seulement voilà, il y a toujours, tout  autour, une foule de gens et de choses qui s'opposent, avec détermination parfois, à cet accomplissement. Difficile de s'échapper de cet amas de règles non dites, de conformités auxquelles tous semblent résignés. Les regards noircissent, les langues sifflent, les mots deviennent cruels... Pour résister à tout cela il faut des armes, forgées par l'éducation, la curiosité, l'enthousiasme et la bienveillance.

Il y a certainement tout cela chez ces filles, ces jeunes femmes, ces femmes qui n'ont pas peur de ce que pensent la foule 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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