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Publié le 23 Décembre 2019

Photo: Michelle Raye Drake

Photo: Michelle Raye Drake

Bien sûr, toutes n'ont pas la soif de l'or, de la conquête et du pouvoir. Ce serait même plutôt le contraire, mais il y a dans l'image de ces femmes comme Michelle, une dureté qui n'en est pas une, un visage d'ascète, émacié, un regard sans indulgence, les yeux cernés qui inspirent un monde guerrier, sans repos. 

Elle a cette beauté médiévale, qu'on imagine des chevaliers, incandescents, brûlés par un feu sacré qui les consume de l'intérieur. Rien ne pouvait mieux exacerber cette allure que cette coupe en rond, ce bol à la frange courte qui éclaire le visage, ces oreilles nues alourdies d'anneaux et de boucles et cette nuque rasée jusqu'à l'extrême qui contraste tant avec le savant désordre du reste de la chevelure dont elle semble ne pas se soucier.

Michelle Raye Drake

Conquistadora  dans un monde de conquistadores, sans complaisance, mais pas sans grâce, chevalier au genre incertain, plein de peurs et de reproches, en quête d'elle même, dépouillée d'artifices et de mensonges, âme brute, à peine taillée et pourtant éclatante comme un diamant.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 14 Décembre 2019

Photo: Chloé François

Photo: Chloé François

Tu n'as pas tout à fait renoncé à te poser les questions que trop de gens se posent en te voyant... Dans les meilleurs jours cela te donne de la force de voir que tu es différente et dans les jours sombres cela t'entraine dans les abîmes. Parce qu'on aurait vite fait de t'enfermer dans une case bien nette, bien identifiée et c'est peut être ça qui t'effraie le plus. Est-ce qu'on peut être une femme, bien dans son genre, bien dans sa sexualité, aimer le foot, la bière et se faire couper les cheveux deux fois par mois, avoir une allure d'Antiope et le buste d'un éphèbe, ne pas vouloir d'enfant, être amoureuse de son homme et aimer le regard que certaines femmes posent sur ses hanches... ?

Quand trop de questions l'assaillent elle trouve du réconfort en accentuant le trait, vêtements sans genre et coupe toujours plus courte. Ça lui donne du courage, de l'assurance, elle joue de la sensualité et du charme ambigu, puis fini toujours par s'aimer. Mais toujours, toujours, il y aura des questions...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 7 Octobre 2019

So what?

On peut être femme aux cheveux courts et considérer le sujet comme futile, avoir l'air d'y attacher peu d'importance, voir comme une routine parfois fastidieuse, le fait d'aller chez le coiffeur régulièrement pour avoir toujours la même coupe. On peut...

Et puis on peut aussi être comme beaucoup d'autres et envisager à sa juste valeur toute l'importance que revêt une coupe de cheveux et y prêter une attention particulière. Quelques centimètres supplémentaires sur le dessus ou quelques millimètres en moins sur les côtés changent beaucoup de choses à leurs yeux, à juste titre.

Parmi les plus fidèles, il faut compter Méli, une belle âme, sincère et honnête. Depuis longtemps la jeune femme est résolument "cheveux courts", ultra l'été ou selon la latitude, moins court l'hiver... mais c'est psychologique. La couleur aussi fait partie de la panoplie, chaque ton différent crée le changement. Mais depuis longtemps elle a adopté la nuque et les côtés rasés et ça, ça change peu.

Photo: (en haut à gauche) P. PierrouPhoto: (en haut à gauche) P. Pierrou
Photo: (en haut à gauche) P. PierrouPhoto: (en haut à gauche) P. Pierrou

Photo: (en haut à gauche) P. Pierrou

Et puis un jour, une date a été fixée, longtemps à l'avance, une date pour un grand jour, le jour de son mariage. Pour cette occasion, elle a décidé de laisser pousser ses cheveux. Elle avait plusieurs mois devant elle, mais tout de même pas suffisamment pour envisager un chignon ( faut pas rêver ) ou une coiffure sophistiquée de ce genre là. Et puis le temps passait, mais elle continuait à être ponctuelle à son rendez vous mensuel chez le coiffeur, revenant à chaque fois avec la nuque toujours bien rasée... Alors quoi?

En réalité le travail était subtil et mois après mois, ses cheveux dessus prenaient de la longueur et de l'épaisseur. Patiemment, elle façonnait son image pour ce jour inoubliable...

So what?So what?
So what?So what?

Le jour dit, élégante comme un dandy de la meilleure époque, les cheveux plus clairs, un peu blonds, coiffés avec style, raie sur le côté, mèche en arrière, elle était splendide! Le but était atteint et les efforts consentis durant des mois récompensés.

Photos: Mélissa et Carmen par Dino SidotiPhotos: Mélissa et Carmen par Dino Sidoti

Photos: Mélissa et Carmen par Dino Sidoti

Enfin quand la fête fut finie, de retour en Allemagne, la première occasion de retourner chez son coiffeur fut la bonne, pour tailler tout ça, bien court, comme avant... 

Certain.e.s n'y auront vu que du feu, toujours la nuque bien rasée, toujours le fade bien dégradé... et pourtant, pour ce jour unique, Méli avait travaillé chaque détail et sa coiffure comme le reste.

Quelques centimètres en plus ou quelques millimètres en moins, les cheveux courts ont parfois bien des facettes...

Tous mes vœux de bonheur les plus sincères et chaleureux à Méli et Carmen

Méli Rezeg sur Instagram et sur FB

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 29 Septembre 2019

Une histoire ( hélas ) connue

C'est l'histoire de Kim. Une grande voyageuse qui depuis plusieurs semaines se trouve en Australie. Kim est une jeune femme aux cheveux courts et quel que soit l'endroit de la planète où elle se trouve, elle aime bien avoir sa coupe toujours bien nette. Habituée des barbershops et des coupes à la tondeuse, elle a rapidement compris que c'est là qu'elle aurait toujours la coupe qui lui convient à un prix raisonnable.

Alors, quand après quelques temps dans l'Outback elle retrouve la ville, à Melbourne, elle décide tout naturellement d'aller se faire couper les cheveux. Et là... Pour la première fois de sa vie, le salon dans lequel elle demande une coupe, la refoule, prétextant que le salon est "pour homme". Etonnement, incompréhension, frustration. Elle qui vient d'Allemagne, qui a parcouru l'Europe, l'Asie et qui même depuis qu'elle est en Australie n'a jamais rencontré cette situation, est révoltée. 

Pourtant, cette situation, beaucoup de femmes aux cheveux courts la connaissent, mais la mésaventure de Kim remet le sujet d'actualité. 

Difficile aujourd'hui de comprendre cette discrimination radicale, ce refus catégorique, comme un caprice, qui n'est motivé que par la nature sexuelle. Pas une explication, pas une seule raison ne parait valable pour expliquer cette exclusion, ni technique ( la nature du cheveux, la qualité des soins requis.... blablabla ) ni culturelle ( un lieu réservé à la masculinité, un sanctuaire, un espace dédié.... blablabla ). Alors quoi? Peut être la peur, une sorte d'effet indésirable d'une virilité mal placée, mal assumée ou au contraire trop bien assimilée?

Parce que généralement, il ne s'agit pas de faire de la "coiffure pour dames". Les femmes qui viennent là , le font parce qu'elles veulent une coupe comme celles qui sont pratiquées régulièrement dans le lieu. Ni plus, ni moins.

Par chance, un peu de persévérance permet d'oublier rapidement cet échec et il ne faut généralement pas longtemps pour trouver un barbershop moins "orthodoxe" qui accepte la nouvelle cliente, surpris lui même de la surprise de celle-ci.

Ainsi Kim a pu se faire tailler les cheveux finalement chez Captain Style

captain style barber shop 316 Brunswick Street Fitzroy VIC 3065 Australia

Résultat:

Alors l'alternative à cette façon stupide de genrer les salons de coiffure sera sans doute un salon, ou un studio queer, un lieu où la raison sociale n'est plus "pour homme" ou "pour dame", mais des styles de coupes, du court au très court, dans lesquels, quelque soit son genre, on est toujours bienvenue.

 

Merci à Kim Holti

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Humeurs, #Over the World

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Publié le 20 Septembre 2019

Une Poppy de talent

Il y a, non loin de chez moi, un théâtre au bord de la mer. Dans ce lieu presque unique, à Sète, chaque année le jazz se régale de jouer, pour des amateurs qui se régalent d'écouter. C'est là, en juillet dernier, que j'ai entendu Poppy Ajudha. Poppy chante. Elle a ce timbre aigrelet des banlieues londoniennes qui s'accorde bien avec le jazz et la soul. Elle s'accompagne parfois de cette Höfner qui semble être la toute première guitare qu'on lui ait offert quand elle avait 13 ans, tellement elle est patinée... C'est plus tard qu'elle s'est rasé la tête, pour "rejeter les idéaux normatifs de beauté". Le cheveux ras, elle est devenue blonde, pour contraster son métissage. Depuis elle joue avec ça, c'est son style... 

Ce n'est que le début, bientôt un premier album, mais le personnage ne laisse pas indifférent. Ses textes sont d'aujourd'hui, des préoccupations féministes, des idées sur le genre et le racisme, toutes choses qu'elle connait et pour lesquelles elle se sent concernée 

Photo: Alex Dobé

Photo: Alex Dobé

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 11 Juillet 2019

A deux pas d'ici

On va souvent chercher bien loin ce qui, des fois, se trouve au bout de la rue. Et ce n'est pas Serena qui dira le contraire. Elle qui nous avait emmené jusqu'à Taiwan pour nous faire découvrir un barber de là bas, elle qui voyage souvent et ne manque jamais une occasion de se faire une coupe sur place, qui se partage entre l'Espagne et le bordelais, avait finalement plus d'habitudes chez un barbier de Valencia qu'aux alentours de Bordeaux où elle vit.

Et puis voilà qu'après avoir entendu parlé d'un salon à deux pas de son travail, elle se décide à y faire un tour. Et là, bingo!

C'est un salon " de mecs ", mais elle est bien accueillie, ambiance sympa. Et c'est une coiffeuse qui va lui tailler sans doute un des meilleur "fade" qu'elle ait eu depuis longtemps. Et tout ça pour moins de 15€... What else?

Photos: @deambulateur

Westwood Barber Shop @westwood.bordeaux

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 7 Mai 2019

La jeune femme avait l’allure de celles qui n’ont pas l’habitude de flâner, un pas décidé, ni rapide ni lent, juste la bonne mesure. Elle avait une silhouette mince et sportive, un jean serré, des bottines de cuir fauve et un blouson court en daim sur un chemisier blanc.  

 

Il l’avait tout de suite repérée dans la foule. Il avait cette faculté d’avoir le regard attiré par les petites têtes bien faites. Une sorte d’instinct, un sens dont lui seul croyait disposer. La jeune femme portait les cheveux très courts, d’une couleur châtain un peu boisée qui avaient de jolis reflets sous le soleil. Ensuite seulement venait la vision générale, l’allure, les vêtements, comme un complément d’information… Elle dégageait une impression assez puissante, d’indépendance, de caractère et de détermination.

 

Par chance elle prenait son temps et s’était arrêtée devant une vitrine. Ses cheveux courts l’étaient particulièrement sur la nuque et le contour des oreilles où ils étaient presque rasés, dans un subtil dégradé parfaitement fondu. Il jugea que la coupe était récente, à voir la pâleur de la peau, là où les cheveux plus longs la protégeaient auparavant du soleil.

 

Il en était là de sa réflexion lorsque le dialogue d’un couple à la table d’à côté attira son attention. La jeune femme aux cheveux courts était le sujet de leur discussion et visiblement ils ne partageaient pas vraiment son opinion. C’était un homme et une femme, la bonne trentaine, qui comme lui étaient installés en terrasse pour regarder le monde tourner autour d’eux. Et comme lui, ils avaient repéré la femme aux cheveux courts à son allure charismatique, mais très vite des critiques à propos de sa coupe de cheveux faisaient resurgir plein de préjugés.

« Ah la vache ! C’est court quand même » disait l’homme. « Je ne trouve pas cela très féminin ! »

-« Faut avouer que ça lui va plutôt bien » répliquait la femme. « J’aimerai bien les faire couper moi aussi, mais il faut du courage… »

-« Arrête ! Si tu fais ça je demande le divorce » lança-t-il sur le ton de la plaisanterie. « J’aurais l’impression de coucher avec un homme »

-«  C’que tu peux être bête ! Regarde, elle n’a pas du tout l’allure d’un homme, elle est même assez stylée. Je trouve qu’elle a beaucoup de charme… »

-« Non rien à faire ! Pour moi une vraie femme doit avoir les cheveux longs »

-«  Une VRAIE femme ? Parce que tu penses qu’une femme n’en est plus une sans ses cheveux ? »

-«  Ben …

- Mais tu te moques de moi ? Et tu penses que j’aurais besoin de ton autorisation pour aller chez le coiffeur ?

- J’ai pas dit ça, je… »

 

La discussion de la table d’à côté tournait à la querelle conjugale. Il en avait de toute façon assez entendu. Toujours les mêmes rengaines, les mêmes préjugés, les mêmes erreurs et non-sens sur la féminité, le genre, le sexe, l’identité, la personnalité… Rien de nouveau chez les esprits faibles.

 

Lui au contraire se nourrissait d’esthétique, admirait l’androgyne dans son ambiguïté, se délectait de cette féminité réinventée, nouvelle, hors cadre que les vieux clichés ne pouvaient plus définir. Ayant définitivement abandonné le couple à sa dispute, il se concentrait sur cette silhouette dont il ne voyait que le dos à présent. Malgré le col relevé il distinguait parfaitement la nuque déliée que le style de la coupe semblait allonger. Il avait toujours trouvé dans ces détails de l’anatomie une source d’inspiration quasi érotique. Les cheveux ras laissaient voir les tendons et le creux qui se formait entre eux sur cette nuque étroite, les oreilles aussi, dévoilées, apparaissaient comme des bijoux d’ivoire parfaitement ciselés. Tout l’art du coiffeur avait consisté à sculpter la chevelure pour effacer toute démarcation entre la peau nue et la masse des cheveux, bien plus longs sur le dessus de la tête. On passait du clair à l’obscur sans jamais que le regard soit heurté par une cassure quelconque. C’était harmonieux, séduisant et cela racontait finalement beaucoup de choses sur la personnalité de la jeune femme. On pouvait déjà imaginer rapidement qu’elle n’était pas soumise à une volonté extérieure comme aurait pu l’être la femme du couple d’à côté et cette coupe de cheveux représentait pour lui l’étendard de l’indépendance et de la liberté…

 

La jeune femme repris son chemin et rapidement fut avalée par la foule. Vision éphémère, cet instant avait rassasié son esprit d’esthète et conforté son amour pour les femmes aux cheveux courts.    

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Divers & variés

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Publié le 2 Mai 2019

Méli Rezeg

Méli Rezeg

Il y a comme ça des petites histoires qui, dans l'oreille d'une personne avertie, prennent une saveur particulière. La scène se passe chez le coiffeur. Un coiffeur de quartier, un salon pour hommes. Il y a là deux fauteuils occupés par deux clients et deux coiffeurs qui s'occupent d'eux et sur les chaises le long du mur du fond, trois autres clients qui attendent patiemment leur tour. Enfin une place se libère et le client qui quitte le fauteuil est... une cliente. Elle passe une main sur sa nuque, rasée et époussette son épaule, l'air ravie. A ce même moment, le client suivant s'est déjà approché et croise la jeune femme avant de s'installer sur le siège en lançant au coiffeur qui l'attend le peignoir à la main:

"Alors tu me fais la même coupe que la meuf hein? Nickel!"

Et là, l'histoire se termine, mais seulement pour celles et ceux qui n'entendent pas plus loin que leurs oreilles. Parce que pour les autres, cette réplique a tout de même un parfum savoureux. Ben oui quand même! C'est un homme qui réclame qu'on lui coupe les cheveux comme la jeune femme qui l'a précédé sur le fauteuil, la prenant pour exemple, tout naturellement... Mais c'est DINGUE? Enfin, dingue... c'est étonnant alors qu'en réalité ça ne devrait pas l'être. Mais que certaines jeunes femmes aient réussi à s'approprier des codes masculins au point que certains hommes prennent exemple sur elles... c'est fort quand même. Certains grincheux diront que c'est le monde à l'envers? Moi je dirais plutôt que c'est le monde qui avance.

( L'anecdote, authentique, a été vécue par Elise ) 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Humeurs

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Publié le 7 Avril 2019

Photo: Pascal Pierrou - modèle Chloé Lobre

Photo: Pascal Pierrou - modèle Chloé Lobre

Arrive un moment où, à force de ruminer l'idée, on commence à en parler. "Je le fais, je le fais pas" et on demande l'avis des copines, des ami.e.s... même de parfaits inconnus qui suivent les réseaux sociaux. Et le faisant, on fortifie l'idée, on la matérialise, on finit par parler de détails, certaines racontent leur expérience et l'on se rend compte qu'au lieu d'être une véritable demande d'avis, tout ce qu'on obtient c'est une validation de cette envie qui revient chaque matin au moment de se brosser les dents. Passer la main dans les cheveux, les tirer en arrière, dégager le visage sans trop tirer les traits. Cette petite peur si excitante "je le fais... je le fais pas?", une boule dans l'estomac, pas désagréable, un peu gênante, mais amusante et puis le duel des petites voix intérieures: est-ce que ça va m'aller, que vont dire les gens, ce ne sont que des cheveux, ça repousse vite, j'ai trop envie de le faire, il faut en avoir quand même pour faire ça, et puis merde!

En réalité on aimerait bien se trouver un prétexte, une raison de justifier cette douce folie, on peut, mais en vrai, il n'y en a pas. Alors on peut bien parler de "militantisme", de lutte sociale, de revendication ou bien de projet artistique, d'acte libératoire, d'anticonformisme... de tout ce qu'on veut. Ce n'est qu'une histoire d'envie et de face à face. Cette rencontre avec soi même, cette découverte profonde que l'on fait, avec ses émotions, de la vraie personne que l'on est. Tout le reste ne sont que des conséquences. Alors arrive l'instant fatidique, le moment où les choses se déclenchent et la résolution est prise. Et le bénéfice qui en sera tiré, sera bien supérieur à tous les dividendes.

Photo: Pascal Pierrou avec Chloé Lobre

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 4 Avril 2019

Photo: Louise Chabosseau

Photo: Louise Chabosseau

Combien faut-il que tu en essuies, de ces grains terribles qui noircissent le ciel et agitent ton océan quotidien? Combien de coups de tabac, de nausées et de vomis par dessus le bastingage, dont tu te relèves, le visage noyé autant de pluie que de mer, le teint transparent, les mains tremblantes, épuisée d'être ce fétu emporté par tous les éléments... ? 

Il faut encaisser, retrouver la barre qui un instant t'avait échappée et tenir un cap imaginaire en attendant que la houle s'arrondisse, que le ciel se déchire pour qu'un rai de lumière illumine ta route à nouveau. Le soleil revenu, le corps séché, tu vas pouvoir enfin t'assoupir, toujours un peu, quand on peut, souffler et réparer les avaries.

Et tu comprends qu'il n'y aura jamais de fin, que la route est ainsi tracée, entre les couchers de soleil dorés et les orages dramatiques et que certaines choses ne s'apprennent que dans les tempêtes... 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Tendresses

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