Publié le 31 Décembre 2017

Demain est une nouvelle année

Ces périodes de grandes et bonnes résolutions sont parfois propices à la réalisation de ces petites choses qui vous trottent dans la tête depuis un moment. Un jour... un jour... et puis finalement, ce jour arrive. On avait pas vraiment prévu que ce serait celui là, mais aller! 

Un rendez vous chez le coiffeur, juste avant le réveillon, histoire d'avoir bonne mine... et zou!

Cette idée, il fallait bien la concrétiser et en rien de temps, la voilà, elle, si jolie, si sûre d'elle, qui au dernier coup de tondeuse écarquille les yeux, découvrant ce visage qu'elle croyait familier, ce regard qu'elle croyait connaitre, cette matière, douce, soyeuse, drue, excitante... Pas d'émotion exagérée, pas de remord ou de regret, un sourire qui illumine les miroirs. La voilà tondue, proprement, professionnellement, sans excès, juste comme il faut pour révéler son extra-féminité qui se cachait sous quelques mèches, plus ou moins courtes déjà. La voilà unique. D'un doigt elle lisse un sourcil, d'une main, elle caresse ce pelage ras. Elle se dévisage, sort un bâton de rouge à lèvre et souligne ce visage conquérant.

Demain est une nouvelle annéeDemain est une nouvelle année

Elle a déjà de l'assurance, tout le monde envie son audace, elle s'en étonne. Après tout c'est naturel, elle en avait envie... Ses ami.e.s ont hâte de la voir en vrai, de caresser ses cheveux tondus, certaines en se mordant la lèvre, hésitant encore avant d'oser, à leur tour.

Bientôt une nouvelle année et déjà une nouvelle aventure... dans une dimension insoupçonnée jusque là.

Photos: ©jeaneg avec Laetitia Dedieu

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Portrait

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Publié le 29 Décembre 2017

Grace Jones

Grace Jones

A bien considérer les choses, il faut admettre que toutes les femmes noires méritent le titre de "Femmes aux cheveux courts d'honneur". En tout cas toutes celles qui ne cèdent pas à l'industrie cosmétique qui les pousse à utiliser des produits chers et moyennement efficaces pour avoir le cheveux lisse "comme tout le monde". En la matière, leur authenticité capillaire offre une palette que bien des blondes norvégiennes pourraient leur jalouser.

Mais inutile de comparer ou d'opposer. Le naturel l'emporte de toute façon.

Il faut se rendre à l'évidence, de "l'afro" d'Angela Davis à la "brosse" de Grace Jones, la palette est pour elles bien plus large que pour toutes les autres. A condition de l'assumer totalement et naturellement, le cheveux "crépu" est une matière qui autorise toutes les audaces, qu'il soit long, court ou même rasé. Il suffit de faire une simple recherche sur Google à propos de l'actrice Lupita Nyong'o pour constater que même les cheveux courts offrent une foule de modèles différents. Et là, la norvégienne se dit que la vie est vraiment trop injuste...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 27 Décembre 2017

Eloge de la nudité

On le regarde différemment, inquiet et suspicieux, troublé par ce dénuement qui le fait paraitre étrange. On prête aux chats toutes sortes de légendes parce qu'ils sont énigmatiques et mystérieux et qu'on a le sentiment qu'ils savent déchiffrer nos âmes. Et voilà que celui-ci apparait nu, sans même là fourrure qui attire notre affectueuse caresse, sans ce manteau soyeux qui rassure et apaise... Pourtant il se frotte et ronronne.

Elle aussi, on la regarde différemment. Non pas parce que son corps d'androgyne est nu, on la remercierait volontiers d'avoir cette audace là, mais parce que ses cheveux sont ras, coupés si courts par la tondeuse qu'on serait incapable de les saisir et la voilà dépourvue de ce qui, comme le chat, rassure et apaise. Au félin nu on prêtera mille malédictions à cause de cette particularité qui lui donne une peau d'humain et à la fille rasée, dont la chevelure est devenue féline, on supposera mille maux et autant de perversions.

L'un est victime de ses gènes, l'autre de son envie de liberté et les voilà, l'une et l'autre mis au ban, soupçonnés d'anomalie et décriés... ou bien jalousés, peut être, d'être si remarquables, en tout.

Photo: Marie Ployart

Modèles: Chloé Lobre et le Sphynx

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 25 Décembre 2017

Louise Donegan, mannequin et triathlète

Louise Donegan, mannequin et triathlète

On aurait un peu trop tendance à se laisser aller dans le courant et finir bercé par deux trois illusions en croyant que les exceptions font la règle... Dieu merci, de temps en temps il y a un sursaut de conscience qui nous rappelle qu'il faut, parfois, remettre l'église au milieu du village.

Souvenez vous, quand au lycée on vous bazardait dans la catégorie " révoltée de la vie qui fuck the world et nique des mères" juste parce que vous aviez les cheveux plus court que la longueur généralement admise, que vous aimiez le sport au lieu du maquillage et que vous ne faisiez aucun effort pour mettre un vêtement un peu féminin. Alors qu'en réalité vous étiez bonne élève, pas révoltée pour deux sous, un peu "garçon manqué" peut être et très amoureuse du beau gosse de la classes d'à côté...

Le préjugé existe depuis des lustres, mais au lieu de s'estomper avec le temps, avec les nouvelles mentalités, être effacé par la jeunesse à l'esprit ouvert, on a des fois le sentiment qu'au contraire il se renforce, comme un monstre de SF. Et pourquoi, je vous le demande? Parce qu'ici aussi, mea culpa, et ailleurs, on entend des témoignages et des confessions qui donnent à croire que les cheveux courts seraient comme une sorte de révélateur de la vraie nature de chacune et que subitement, d'avoir les oreilles et la nuque bien dégagées faisait de vous l'homosexuelle la plus tendance du quartier. 

Et petit à petit, je m'en rend compte, on finirait par croire que les cheveux courts seraient la pièce principale de la panoplie de la goudou idéale, une sorte de "starter kit" pour jeune lesbienne. Hélas, ce faisant, elles mêmes nourrissent le préjugé, laissant à croire que leur coupe de cheveux est un élément déclencheur ou l'affirmation de leur vraie nature. Stop! 

Mais qu'on ne s'y trompe pas... Le vrai fondement, le dénominateur commun des réelles femmes aux cheveux courts, ce n'est pas la contestation, la révolte, la sexualité ou le militantisme. Non. Les femmes aux cheveux courts, celles qui sont le sujet de ce blog, sont avant tout des femmes qui savent se plaire, qui n'ont pas peur du regard des autres, qui aiment être sans artifices et résolues à l'authenticité. Point!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Décembre 2017

Quartier Libre: l'histoire de Mathilde

Il y a longtemps que je "vois" Mathilde autour du blog. Aujourd'hui elle a eu envie, spontanément, de livrer son histoire. Après s'être nourrie de toutes celles racontées précédemment, avoir trouvé du courage en les lisant et finalement être allé avec détermination vers sa vraie personnalité, c'est à son tour de transmettre et sans doute d'encourager d'autres lectrices...

"C’était quelques jours après Noël. La nouvelle, plutôt drôle, avait fait le tour de la famille : ma petite cousine s’était emparée d’une paire de ciseaux et avait entrepris de se couper les cheveux « comme Mathilde ! ».

Mathilde, c’est moi. À ce moment-là, j’avais, sur un coup de tête, coupé mes cheveux très courts. Ce changement radical avait, apparemment, marqué Cassandre, 3 ans.

Les cheveux courts et moi, c’est une longue histoire d’amour et pour moi, cela signifie bien plus qu’une simple coupe...

 

Été 2000. J’ai 4 ans lorsque j’entre dans le magasin avec Maman. D’un regard, je balaye les rayonnages de vêtements puis déclare, déterminée : « Je ne veux pas de rose, ni de robe ». Avec ma coupe au carré, je suis un vrai garçon manqué. J’aimais jouer dehors, construire des cabanes et jouer les casse-cous, fière d’exhiber les hématomes et mes bobos. Les Barbies ? Je leur coupais les cheveux, c’était tout l’intérêt que je leur trouvais.

 

À 8 ans, je renforce mon allure de « p’tit mec » et opte pour une coupe très courte, les cheveux ébouriffés, à la garçonne. Jusqu’à la fin du collège, je reste tomboy, préférant le sport au maquillage, portant volontiers les vêtements de mon grand frère et laissant au naturel la pilosité naissante que mes camarades féminines détestaient déjà.

Entrée au lycée privé catholique, en internat. C’était mon choix, mais je comprends vite qu’il faut que je rentre dans le moule. Je laisse pousser mes cheveux, je me maquille, ma garde-robe se féminise et je passe chez l’esthéticienne tous les mois... Mon corps change aussi, il s’arrondit de toute part, je le déteste. Crise d’ado silencieuse. Je préfère profiter des moments heureux que m’offrent le lycée et l’internat. Mais au fond de ma pensée se profile une vérité que je refuse d’accepter.

 

Sorti du lycée, je pars pour Nantes : nouveau départ, à l’autre bout de la France, loin de mes amis et de ma famille. Après un an dans cette grande ville, j’ouvre enfin les yeux et mon esprit. J’ai grandi, j’ai besoin de changement. Sur un coup de tête je décide de couper mes cheveux courts et c’est comme une libération ! En quelques mois, je trouve le style vestimentaire qui me correspond et qui m’aide à accepter mon corps de femme. Je m’affirme, je prends confiance en moi, après des années de doutes. Et la vérité, si longtemps refoulée, ressurgie comme une grande claque. C’était là, sous mes yeux.

Je suis une femme aux cheveux courts qui aime les femmes aux cheveux courts.

 

Il fallait sauter le pas, oser s’affirmer pour se découvrir, s’accepter et se faire accepter. C’était comme un déclic. À chaque coup de ciseaux, je voyais mieux en moi, à chaque passage de tondeuse, une chaîne se brisait.

 

Quant à Cassandre, je ne serais pas étonnée qu’elle devienne, dans quelques années, une femme aux cheveux courts."

Texte et photos: Mathilde Faivre

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 23 Décembre 2017

Photo: Armée de l'Air

Photo: Armée de l'Air

J'aime les femmes aux cheveux courts pour leur façon de ne pas "tout miser" sur la séduction, cette manière de ne pas jouer l'illusion d'une féminité apparente et convenue.

J'aime les femmes qui s'élancent dans des rôles auxquels on ne voulait pas les voir accéder et  qui ne prennent pas pour excuse leur genre pour renoncer à leur vie rêvée.

L'uniforme, le sens du devoir, l'aventure aussi, ce sont des choses qui résonnent chez moi, un monde dont je connais tous les recoins. 

J'aime Ellie, jeune Bushi, parce que depuis longtemps elle m'inspire et incarne cet esprit et ce physique. A travers elle je retrouve toutes celles que je connais, qui ont choisi de servir, pour le bien, la sureté et la sauvegarde de tous, dans l'Armée ou dans la Police.

Je suis fier de ces sentinelles qui, sans en tirer de vanité, ont malgré tout signé un contrat sur lequel leur vie est en jeu. Et j'aimerai bien que personne ne l'oublie

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 21 Décembre 2017

Par défaut

Evoquant quelques souvenirs d'enfance avec mes deux colocataires et alors que Laora était prête à nous sortir son couplet sur la maternité, j'ai entrepris notre psy sur un terrain qui, je le savais, allait leur plaire à l'une et l'autre...

Moi " - Je m'demande, avec toutes ces histoires de genre, si des fois quelques idées simples ne pourraient pas atténuer les angoisses?

Ma Psy - Ya... et à quoi du benzes?

Laora - Si... Ché cosa dite?

Moi - Eh bien voilà! On sait tous que beaucoup de choses se construisent dans la petite enfance et dans l'enfance et que certaines choses qui paraissent anodines impriment nos esprits juvéniles avec un impact sur nos vies d'adultes. 

Laora - Si ché jé souis bien placée pour lé dire...

Moi - Ben justement, je pense à ton histoire, mais sans le trauma qu'il a pu laisser... J'explique! Admettons qu'au lieu de te "trainer" chez le coiffeur pour t'imposer d'avoir les cheveux courts "comme un garçon", ce qui, on le sait, à causé chez toi un traumatisme assez compliqué à détricoter, hein Frida, admettons qu'aujourd'hui la norme soit pour toutes les petites filles, d'avoir les cheveux courts.. Enfin je veux pas dire une obligation, mais une habitude, comme on a depuis toujours l'habitude de couper les cheveux des petits garçons à un certain âge, pour leur donner ce pli fâcheux de s'identifier à une image "virile"... vous me suivez?

Lutter contre le mythe de la virilité, non pas en "féminisant" les garçons, mais en mettant sur le même plan filles et garçons, ce qui ne "virilise" pas les filles et atténuerait méchamment les effets du fameux mythe. On est pas dans la théorie du genre, mais juste arrêter avec le rose et le bleu, les robes et les pantalons et les queues de cheval et la boule à zéro. Un juste milieu... vous voyez?

Ma Psy - Prillande idée! Et tu bresgris que les filles aient les cheveux coupés en prosse pour que les garzons soient plus resbectueux et moins "machos"alors?

Laora - Siiii! J'adooooore! D'ailleurs ma fille jé loui fais la coupe à la brosse dès qu'elle va à l'école.

Moi - Mais nooon, Frida tu dramatises toujours tout... il peut y avoir un juste milieu où garçons et filles sont élevés comme des enfants avant de devenir des ados et des adultes selon le genre qu'ils sont réellement. L'idée est plus acceptable que de voir des petits garçons en robe avec une queue de cheval... non? Ce qui d'ailleurs serait plus de nature à être un trauma, difficile à régler plus tard... 

Ma Psy - Mouais...

Laora - Ma ché no, les bambini ils sont à la coupe en brosse aussi... Comé la mamma! 

Moi - Non mais chevreau, on essaye d'être sérieux là...  

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 20 Décembre 2017

Le mâle lesbien

Faut-il être une femme de 25, 30 ans, sortir d'une Fac de psycho ou des Beaux Arts et être lesbienne pour s'intéresser aux questions de genre et défendre le féminisme? C'est la question du jour! 

J'avais, il y a fort fort longtemps, émit l'idée qu'un homme put être lesbien, m'appuyant pour cela sur les travaux de quelques sociologues patentés. Dans le principe, je ne trouve pas plus à redire aujourd'hui, que je ne le fis à l'époque. Il y a juste un point, crucial cependant, sur lequel il faut vraiment clarifier les choses. En matière sémantique, l'adjectif lesbien se rapporte seulement et uniquement à l'homosexualité féminine. Point! Et donc de ce fait, un homme ne peut pas être lesbien. Le titre pouvait paraître séduisant, j'avoue, mais il faut définitivement trouver autre chose.

Cependant cela ne change rien aux faits. Cet homme, non sexiste, égalitaire et respectueux existe bien. Et il n'y a rien de suspect à ce que cet homme là se penche avec bienveillance sur des sujets pour lesquels certaines femmes, genre "25, 30 ans, sorties de Fac de psycho ou des Beaux Arts, féministes et lesbiennes", s'érigent en seules spécialistes légitimes. J'aimerai même dire que cela me semble plus sain que chaque personne possédant ces qualités et cette ouverture d'esprit, participe à l'ouvrage commun, plutôt que de laisser les unes et les autres s'enfermer dans des chapelles défendues comme des châteaux forts.

Bref! Exit l'homme "lesbien", c'est une erreur, ça n'a pas de sens et ça peut être blessant pour certaines. Mais je ne suis pas fort pour inventer des mots... complice, féministe, saphiste ( voilà un mot inventé qui pourrait servir... )

Mais l'essentiel est ailleurs.

Comment un goût immodéré pour les femmes aux cheveux courts peut-il amener des réflexions sur le genre et le féminisme? Eh bien j'imagine qu'une simple et raisonnable ouverture d'esprit, la curiosité de son monde et de celles et ceux ( bon un peu moins ceux quand même ) qui le peuplent et la fréquentation sans complexe de milieux différents du sien, amènent irrémédiablement à se poser des questions et à chercher des réponses... Ensemble.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 19 Décembre 2017

L'humeur de Marie #14

 

Une femme aux cheveux courts dans la famille, c'était pas mal : la première, c'était ma mère ( cf l'humeur de Marie n°10 ). La seconde, ce fut bibi. La troisième, ce fut ma première sœur. Tout le monde suit bien ? Alors ce n'est pas une révolte. C'est mieux : c'est une révolution.

Ma première petite sœur, donc, après presque 5 mois de travail intensif dans le cadre de ses études de médecine, a pris rendez-vous chez le coiffeur. L'idée de se les faire couper lui trottait déjà depuis un certain temps dans la tête. Mais persistait une appréhesion : et si ça ne lui allait pas ? Et bien, oui, elle a des cheveux épais et très bouclés. Pas envie de ressembler à un mouton, quoi. Juste avant le moment fatidique, je l'appelle :

-« Coupe toi les cheveux, coupe toi les cheveux, coupe toi les cheveux, coupe toi les cheveux !

- C'est bon, t'as fini ?

- …. Coupe toi les cheveux, coupe toi les chev...

- Oui, ben on verra ce que la coiffeuse dira si ça me va ou pas ! »

J'aurais aimé lui dire qu'on s'en cognait un peu, de ce qu'elle dirait. Ce n'était pas cela l'important. Ce qui l'était, c'était de suivre ses envies et de se laisser évoluer dans un sens qui nous convenait. Parce que les cheveux courts, c'était bien plus qu'une simple coupe, comme ça, un jeudi soir. Qu'il y a avait autre chose derrière. Mais je n'ai rien dit. Je me suis dit que ce n'était pas le bon moment, et inutile de lui mettre la pression. Elle allait finir par ne pas les couper, ça se trouvait ! Alors, quand j'ai appris qu'elle l'avait fait... Quelle joie !

Elle avait bel et bien franchi le cap. Je lui ai demandé pourquoi : la réponse fut le désir d'être une nouvelle personne, et d'avoir une coupe qui '' conciliait femme et flemme ''. Marre de ses cheveux longs, et voilà à présent moins de temps à y consacrer. Elle se sent libérée et délivrée ( si si ). Et bien sûr que ça lui va. Une véritable femme, avec un petit goût des années 30. Allez, on attend le coup de tondeuse, c'est bientôt Noël !

Texte et photo: Marie C.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Décembre 2017

Comme un lundi

C'était un matin banal, début d'une journée banale, dans une vie banale... L'odeur du café noir, les dernières nouvelles du jour à la radio.. et la cigarette, comme un réconfort.

Et puis, presque sans y faire attention, elle retrouve son image dans le miroir, glisse un peigne dans ses cheveux noirs, se regarde à peine, tant son geste est routinier. Lisses, ordonnés, ils brillent sous la lumière du néon, casque de satin noir, nets et soyeux... Elle passe deux doigts derrière une oreille pour y accrocher une mèche, comme on tire un rideau pour avoir de la lumière et là... l'idée traverse son esprit. Une seconde plus tôt elle s'est dit qu'il serait bien temps d'aller chez le coiffeur, faire tailler ce carré ordinaire et elle s'est arrêtée net sur cette idée, avec l'envie soudaine et presque folle de les faire couper davantage. Elle est encore sur cette idée et sent naitre une excitation inhabituelle... elle se regarde davantage, a le sentiment qu'elle vient d'ouvrir les yeux. Avec ses deux mains elle masque le rideau noir, ne laisse voir que son visage, nu, ses oreilles nues, son cou... Elle sourit.

Dans la rue, soudain, toutes ces femmes aux cheveux courts attirent son regard, elle ne voit qu'elles. Au travail elle se surprend à chercher des modèles, s'en amuse. Au restaurant, une amie la rejoint, se débarrasse de son manteau, de son écharpe, de son bonnet... et apparait avec les cheveux courts et éclate de rire devant sa mine stupéfaite. Les deux femmes se racontent, l'une son audace, l'autre son envie, s'étonnent d'autant de convergence d'esprit, s'amuse du hasard...

Depuis, elle ne cesse de passer la main sur son cou, comme une démangeaison. elle a attaché ses cheveux, tirés en arrière en un ridicule toupet, mais au moins son image dessine les contours de sa tête, petite tête qu'elle a hâte de voir transformée. Par chance, c'est lundi et comme tous les lundis son coiffeur est fermé. Par chance oui, parce que cela prolonge son envie, laisse mûrir son excitation et rajeunit son esprit. Demain seulement, elle sera nouvelle.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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