Publié le 29 Juin 2013

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Bon! Je n'vais pas me mentir. Il y a certaines associations auxquelles je ne sais pas résister. Et je ne parle pas de la Loi de 1901. J'ai toujours été fasciné par le duo que pouvait former une belle mécanique, puissante et brutale avec une jolie femme dont la gabarit contraste avec la machine. Pas question de bimbos à la chevelure cascadante, plutôt dévêtue et portant des talons hauts qui ne seraient là que pour mettre en valeur la moto comme on en voit dans les salons. Non non non... Celles qui me fascinent sont les femmes authentiques, qui pour chevaucher leur engin savent qu'il faut du cuir, du cordura et du composite...

Mieux encore! Dans un événement aussi superficiel que glamour, voir arriver une énorme et superbe Victory Judge chevauchée par une silhouette menue et le casque enlevé découvrir une jolie petite tête blonde aussi à l'aise avec la bête que si elle débarquait d'un tricycle me rempli d'admiration. Et là où le supporter de foot moyen fait la grimace, déçu de ne pas voir sur cet engin de rêve une créature pulpeuse et botoxée, moi j'applaudi en sautillant comme un gamin devant la vitrine du Printemps Haussmann la veille de Noël ( nan j'déconne ). Enfin, cherry on the top of the cake comme disent les australiens, si la jolie bikeuse a les cheveux courts, le tableau est parfait, évidemment.

 

Photo: Kate Peck by Koo

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 27 Juin 2013

Delph

Au delà de la dune de chair dorée, de ton cou, de ta gorge, il y a la forêt brune de tes cheveux bouclés. Tu n'as pas résisté, le désir était trop fort. Alors, comme toujours intime avec toi même, la respiration un peu lourde face à tes miroirs, tu as soulevé tes mèches et sans hésité laissé les lames moissonner ta nuque sur laquelle l'air frais à dévallé, augmentant ton plaisir. Enfin satisfaite, le silence revenu et les boucles inertes chassées, la langueur est venue dans la chaleur de l'après midi et tu t'es abandonnée, caressant voluptueusement la peau presque nue, cette nouvelle frontière tracée dans ta chevelure.

Au troublant plaisir de couper ses cheveux si sévèrement, seule avec toi même et peut être quelques démons autour, tu ajoutes dans la moiteur de la pièce tenue à l'ombre, celui de laisser ton imagination vagabonder pendant que, lascive et sans fausse pudeur, la caresse de cette nuque rasée excite tes sens. 

Tu connais la promesse du soir, il viendra et te découvrira nouvelle. Alors enfin tu pourras jouir de ses caresses, ton plaisir au centuple augmenté par tes fantasmes de l'après midi moite, dans la chaleur de l'été...

 

Photo: Delf G.

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Publié le 25 Juin 2013

Joseph-Lorusso--1966-.jpg

Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer
Et la terre peut bien s'écrouler
Peu m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant qu'l'amour inond'ra mes matins
Tant que mon corps frémira sous tes mains
Peu m'importe les problèmes
Mon amour puisque tu m'aimes

J'irais jusqu'au bout du monde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu me le demandais
J'irais décrocher la lune
J'irais voler la fortune
Si tu me le demandais
Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais
On peut bien rire de moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais

Si un jour la vie t'arrache à moi
Si tu meurs que tu sois loin de moi
Peu m'importe si tu m'aimes
Car moi je mourrais aussi
Nous aurons pour nous l'éternité
Dans le bleu de toute l'immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu'on s'aime
Dieu réunit ceux qui s'aiment

 


Texte E. Piaf

Tableau: Joseph Lorusso (1966)

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Publié le 23 Juin 2013

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C'est presque une évidence, tout ce qui est difficile à expliquer est difficile à comprendre. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut renoncer à ce qu'on a du mal à expliquer aux autres et tant pis s'ils ne comprennent pas toujours...

Une envie, l'idée qui trotte dans la tête depuis longtemps, qu'on essaie d'enfouir dans notre esprit mais qui refait toujours surface de temps en temps. Il pourrait bien y avoir dans ces entêtements là des choses risquées, dangereuses, quelque chose du genre sauter d'un avion en plein vol alors qu'il fonctionne parfaitement ou partir en vacances dans le nord du Mali avec les enfants. Allez expliquer ça à votre tatie Lucette vous... Heureusement bien des envies se présentent sous des formes plus bénignes. Comme celle de raser ses cheveux. Juste histoire de voir la tête qu'on a "en vrai". C'est indolore et éphémère, aucun danger. 

Et pourtant...

Pourtant il faut une bonne dose de courage pour s'affronter soi même d'abord, avant d'affronter les autres, celles et ceux qui ne comprennent pas. Parce que bien sûr, comment leur expliquer qu'on avait "besoin" de le faire, au moins une fois. Ce courage là est presque plus fort que celui qui permet de sauter du haut d'un pont avec les pieds ficelés par un vulgaire élastoc. Quelle folie, quelle audace, quelle détermination pour affirmer sa volonté de le faire. Et puis après il faut se laisser couler, en confiance, laisser les choses se faire, sentir l'appareil vibrer sur sa peau, partout, partout et jusqu'à cet endroit où tout va basculer lorsque, même cette petite mèche insignifiante sur le haut du front va disparaître  et bouleverser totalement notre physionomie. Et si on a fait preuve jusque là d'une volonté de fer, souvent le regard s'embut et l'on sent un peu d'humidité au coin de l'oeil. Mais voilà, c'est fait! Alors les yeux écarquillés ont découvre un nouveau soi même et une main timide vient constater la réalité en passant lentement sur ce gazon dru qui ne cache plus rien de la forme du crâne. Et on ne sait pas, on ne parvient pas à dire encore si c'est bien ou pas, c'est tellement nouveau qu'on cherche d'abord à se reconnaître...

Enfin la satisfaction s'installe, la fierté d'avoir fait une chose presque énorme et vouloir la banaliser et faire juste comme si c'était naturel et normal. Enfin en paix avec son envie, il faut déjà aborder un nouveau front, les autres. Celles et ceux qui ne comprennent pas et qui, sans vraiment y réfléchir, vont dire des mots que ce nouveau soi même, nu et vulnérable comme un animal après sa mue, va recevoir comme autant de blessures... C'est une nouvelle aventure humaine qui commence, soi même, le vrai, l'authentique face à celles et ceux que l'on croyait bien connaître. Et l'on découvre parfois des étroitesses d'esprit que l'on ne soupçonnait pas.... Il faut en profiter, le parcours ne dur pas si longtemps. Dans quelques semaines déjà les effets seront secondaires. 

Mais quelle formidable expérience!

 

Pour Céline

Photo: Martin Kaufmann

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Publié le 22 Juin 2013

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C'était comme une façon de s'embrasser, de s'exciter. Le geste commencé doucement s'accélérait et la sensuelle caresse devenait une tendre tornade cherchant à chambouler ce qui ne pouvait plus l'être, ébouriffant les courtes mèches sans jamais pouvoir les désordonner... Puis le calme revenait et la main se faisait à nouveau délicate et caressante pour laisser glisser les doigts et déchiffrer comme une aveugle le braille des cheveux dont la tondeuse n'avait laissé que quelques millimètres au bas de la nuque.

 

Comme une gourmandise dont on ne peut plus se détacher, à chaque fois les mains revenaient au contact du soyeux pelage et le prétexte était facile lorsque d'amour elle couvrait de baisers, les lèvres, le cou, la gorge de son aimée. Plus encore que ces baisers, la caresse de ce velours de cheveux ras, je crois, échauffait leurs sens.

 

Et l'innocente sensualité d'une main posée sur la nuque donnait soudain la mesure d'une passion sans tabou, d'un jeu érotique, sensuel et raffiné, que l'audace des cheveux courts avait révélé.

 

Délicieux poison dont les effets les plus violents se renouvelaient chaque fois qu'elle visitait son coiffeur et qu'à nouveau, plus excitant encore, les doigts s'affolaient à caresser ce voluptueux velours...

 

Photo: Brittney McChristy

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Publié le 21 Juin 2013

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J'avoue mon embarras quand au cours d'une conversation débridée et tous azimuts, une amie commence à me parler de ses cheveux - mes amies me parlent toutes de leurs cheveux - et avec une mine de conspiratrice espiègle me révèle son désir de les couper. Bien évidemment ce n'est pas cela qui provoque mon embarras, au contraire l'avis que l'on sollicite me porte le plus souvent à considérer cette amie sous un aspect différent et à faire un effort d'imagination pour lui donner mon opinion sur l'opportunité d'une coupe de cheveux. 

Non le malaise survient lorsque la demoiselle, pour illustrer ses envies, fouille dans son smartphone à la recherche de LA photo qui a déclenché son désir de cheveux courts et qu'elle a soigneusement mise de côté. Débordant d'enthousiasme elle me montre alors la pièce à conviction et je découvre le visage androgyne de Milou van Groesen, terriblement blonde, coiffée en arrière pour donner l'illusion d'une coupe très courte.

Et là bien sûr les choses se compliquent parce que, comme par hasard, mon amie est le parfait antonyme du mannequin batave dont elle exhibe le portrait. Brune, le visage un peu rond, les lèvres minces et de magnifiques yeux bleus qui ne compensent pas le manque de ressemblance entre les deux femmes. 

Evidemment mon amie face à ma soudaine solitude, s'empresse de clarifier la situation en admettant qu'elle ne ressemble pas du tout à la néerlandaise mais que c'est juste pour me donner une idée du style qui lui fait envie... Ouf!

Reste alors un gros travail d'imagination pour tenter de transposer cette coupe sur mon amie ce qui bien sûr ne donne jamais un résultat satisfaisant. Alors hypocritement j'admet que cela pourrait lui aller, que ce ne sera peut être pas exactement la même coupe mais que dans le style elle allait certainement trouver quelquechose s'en approchant compte tenu de la nature de ses cheveux, qui n'ont rien à voir avec ceux de la blonde hollandaise.

Epilogue: la semaine suivante je retrouverai mon amie, radieuse, toujours aussi brune, avec une sage coupe au carré juste assez longue pour pouvoir glisser les cheveux derrière les oreilles et la nuque magnifiquement dégagée. 

Moralité: Les femmes en général et mon amie en particulier ont beaucoup plus d'imagination que moi.

 

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Publié le 20 Juin 2013

Elisabeth-Kalbfleisch.jpg

Je la vois bien, arriver sur la plage inondée de soleil, planter son surf dans le sable frais et scruter la mer pour juger de l'état des vagues du jour. Une décontraction qui donne envie, une allure sportive qui fait rêver et la chevelure blonde, de ce blond délavé qui tranche si bien sur une peau brunie par le soleil et la mer.

 

Autant de blondeur me subjugue toujours lorsqu'elle est naturelle. Elle emporte mon imaginaire vers les terres froides du Nord et je crois que toutes sont descendantes des Vikings. Du coup cet atavisme me laisse penser que ces femmes à la blondeur scandinave ont toutes le coeur aussi trempé que leurs ancêtres qui n'hésitaient pas à guerroyer aux côtés des hommes et pouvaient prétendre, si elles tombaient, à être emportées vers le Walhala par les walkyries comme tout bon guerrier...

 

Enfin de quoi contrebalancer l'image de Barbie la blonde.

 

Photo: Elisabeth K

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Publié le 19 Juin 2013

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Evidemment ( presque ) tout le monde connait Erika Linder. Enfin moi je la connais. Pas personnellement, bien sûr, mais je sais qu'elle est suédoise, mannequin, sosie officielle de Léonardo DiCaprio ( pour un shooting ) et bientôt du jeune River Phoenix. Que des hommes. Mais ça lui va bien dit-elle, elle est assez "garçon manqué" pour cela. La mode s'y entend bien pour mélanger les genres...

Mais je connais d'autres "Erika", moins célèbres mais tout aussi androgynes. Elles sont étudiantes, infirmières, vendeuses, des androgynes du quotidien qui se rappellent vaguement avoir porté une robe dans leur enfance, une fois, qui s'habillent au rayon hommes parce que c'est plus confortable, se coupent les cheveux, courts mais pas trop même si l'idée les taquine souvent, juste histoire de garder un peu d'ambiguité. Mais ces androgynes là pourraient bien être plus girly dans la vie, cela ne changerait rien parce que à l'intérieur elles sont toutes sur cette voie alternative, mi garçon, mi fille, avec le meilleur des deux ce qui est tout un paradoxe, car le meilleur d'un garçon est souvent à l'opposé de ce qu'on espère d'une fille et vice versa.

Peu importe, c'est ainsi. Autant dire alors que la vie pour ces anges là n'est pas simple chaque jour. Tout le monde aura vite fait de les catégoriser, même si la force des choses les condamne, en amour aussi, à ne pas choisir entre fille et garçon.

Mais si par bonheur l'amour et la bienveillance les sauvegardent, alors ces androgynes merveilleuses, assumées et fières, peuvent faire naître le désir du monde entier.

 

Photo: Erika Linder

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Publié le 17 Juin 2013

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Au bout d'un moment elle a eu mal à la main droite. Inconsciemment, le poing serré, les jointures blanchies, sa main s'était tétanisée et le sang avait du mal à circuler. Elle a secoué le bras comme pour jeter un objet imaginaire au sol et l'a laissé pendre le long de son corps. Elle a frotté ses cheveux blonds, tondus le matin même. Le contact était surprenant, elle ne s'en lassait pas. Un instant elle a tenté de les prendre en refermant ses doigts mais ne parvint pas à les saisir. Elle a passé une dernière fois sa main en arrière, très lentement puis s'est levé d'un bond, fourrant ses poings dans les poches du blouson de cuir.

 

Elle n'avait pas peur, certainement pas. Une sorte d'apréhension plutôt, comme un trac. L'heure approchait. Elle a jeté un coup d'oeil à travers l'espace fait dans l'angle d'un carreau cassé. Le champs était réduit mais suffisant pour observer l'entrée de l'immeuble d'en face. 

 

Une histoire sordide, comme souvent. Des enfants maltraités. Au bout du compte elle avait décidé de les récupérer au moins pour le mettre en sûreté et on verrait bien après, pour le côté "légal", ce qu'il faudrait faire. Quelque chose bougea. Elle resta attentive, le regard fixé à travers son bout de carreau. C'était lui qui venait de sortir. Depuis une semaine elle connaissait ses habitudes. Elle avait 30 minutes avant qu'il revienne, sauf imprévu. Elle colla son téléphone sur l'oreille... "Maintenant" dit-elle. Calmement elle quitta sa planque. En traversant la rue elle aperçu la voiture qui venait lentement se mettre en position. Elle respirait plus fort à la fois pour contrôler son stress et pour oxygèner ses muscles le plus possible avant l'action.

 

Vingt minutes plus tard, sans se précipiter, sans affoler les enfants, elle les fit monter dans la voiture. Son regard balayait tous les angles, le bout de la rue, les fenêtres de l'immeuble... Elle installa une couverture sur eux, monta à la place du passager et la voiture démarra. Trois rues plus loin seulement elle parvint à se relacher. Le coude à la portière elle caressait doucement sa nuque, réfléchissant au coup d'après. Les emmerdes commençaient maintenant... Tout ça pour le prix habituel.

 

Plus les frais...

 

Photo: Boo George

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Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 15 Juin 2013

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Nous autres vieilles démocraties on a un peu oublié ce que pouvait être une révolution et nous nous sommes depuis longtemps confortablement installé dans un ronron rassurant, oubliant les violences, les débats et autres comités de salut public que pouvaient engendrer de pareils bouleversements. Cela n'empêche pas certain(e)s de rester vigilant(e)s et d'avoir l'illusion que leur voix pourrait être entendue "par les voies légales". Pourtant il faudra bien un jour ou l'autre trancher à nouveau dans le vif et promener quelques têtes au bout d'une pique pour voir les choses reprendre leur juste valeur... Mais ceci est une autre histoire.

Néanmoins certaines révolutions parviennent tout de même à faire leur chemin, sans manifs, sans répression et sans bains de sang. 

Parce que oui, il y a quelque chose de transgressif aujourd'hui encore, pour une femme, à se couper les cheveux très courts. Et je veux bien que toutes celles qui sont passées par là me disent le contraire, qu'elles m'affirment que personne de leur entourage, familial, professionnel ou relationnel n'a émis un avis négatif le jour où elles sont revenues de chez le coiffeur avec une coupe qui leur dégageait les oreilles et la nuque. 

La transgression c'est aussi le fait de ne pas se conformer à une attitude courante, dépasser les limites, aller à l'encontre de ce qui pourrait être naturel... Et qui est-ce qui fixe ces limites, qui rend les attitudes "courantes" ou qui trouve naturel qu'une femme ait les cheveux longs? Je vous l'demande un peu. 

Alors ça n'a l'air de rien, mais ces femmes aux cheveux courts, qui s'assument, qui ne craignent pas les regards des autres ou les remarques assassines et qui s'épanouissent "hors des limites", sont des révolutionnaires. Elles ne bouleversent pas le monde, mais elles changent les mentalités, sans militantisme, sans revendications, juste en étant elles mêmes, différentes et fières de l'être.

 

Photo: Wendy Lehmann

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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