Publié le 29 Avril 2016

Elisa C.

Elisa C.

Je crois que ce qui gène le plus ma concierge, c'est de se rendre compte à quel point le monde va trop vite pour sa cervelle pinson. Cette femme là voyez vous est faite pour les années 50 et pis c'est tout! Après ça change trop et trop vite pour elle...

Mais finalement, le changement, il n'est que dans les apparences ma bonne dame. Depuis toujours il y a eu des filles intrépides, des femmes "guerrières", des "tomboys" aux genoux écorchés qui n'ont jamais eu peur de mettre une raclée aux garçons.

Sauf qu'auparavant c'était peut être plus difficile pour elles "d'afficher" ce caractère... Peut être.

Ma petite soeur rêvait sans doute d'avoir une coupe de garçon, mais elle se contentait d'avoir les cheveux courts comme une fille. Question de nuances. Question d'époque

Mais aujourd'hui, quand une jeune femme a envie de cultiver sa part de masculin, s'aime dans cette allure ambiguë qui déroute ma concierge et adore caresser sa nuque fraichement tondue, plus grand chose ne l'en empêche, sinon sa propre capacité à surmonter le regard des braves gens...

Ma petite soeur aurait adoré cette époque formidable!

Photo: Cannelle

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 28 Avril 2016

Beli Klein

Beli Klein

Oui je sais, ça fait un peu titre du dernier bouquin d'un psycho-sociologo-intello-bobo, mais si je dis ça c'est parce qu'en suivant mon amie Beli depuis que je la connais, j'ai bien envie de dire que, comme beaucoup d'autres, elle est l'exemple parfait de la jeune femme actuelle, parce qu'elle mène sa vie absolument comme ferait n'importe quel... homme.

Bon mais attention! Je ne dis pas que pour avoir une vie idéale il faut être un homme. Tout le monde a compris, ne me faites pas dire ce que je ne pense pas.

L'idéal masculin, ça serait d'être jeune, beau et intelligent, indépendant financièrement, exerçant un métier qui passionne, sportif et bon vivant, charismatique, plein d'énergie et ne dégageant que des ondes positives... Eh bien cet idéal là est complètement incarné par Beli.

Graphiste, designer et photographe, elle se déplace en moto de grosse cylindrée, part faire des shooting dans des iles paradisiaques et à peine de retour, avant de retrouver ses ami(e)s dans un club branché, n'a qu'une hâte, c'est de retrouver sa coiffeuse pour un coup de tondeuse rafraîchissant et stylé.

Enfin bref! J'aime cette trajectoire, cet élan, cette force qui anime les femmes comme Beli, fières, audacieuses et parfaitement authentiques.

Amen.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 26 Avril 2016

T'en veux du blues?

"Aller, chiale pas! Les gonzesses tu sais, ça n'en vaut pas la peine..."

Bien sûr, ça ne vaut pas la peine... Et d'ailleurs qu'est ce qui vaut la peine? Il avait beau chercher dans sa tête embrumée d'alcool, là comme ça, tout de suite, dans ce rade obscur, rien ne lui venait à l'esprit. Sauf son image. Son regard mangé par la frange blonde, sa bouche aux lèvres retroussées et pulpeuses qui lui faisait une moue de gamine, son allure de "petit mec" quand elle roulait un peu des épaules en fusillant du regard le premier pèlerin qui croyait la séduire en souriant bêtement...

Non c'est vrai... Elle n'en vaut pas la peine... Mais chaque fois qu'il se dit ça, il a les yeux qui s'emplissent de larmes et les poings qui se serrent jusqu'à blanchir les phalanges.

La fille du bar, sans rien demander, a rempli son verre à nouveau, en se disant sans doute qu'elle ne pouvait rien faire de mieux pour lui, détournant son regard pour ne pas le voir pleurer. C'est moche un homme qui pleure. Elle, ça lui file le cafard. Alors elle fait comme si de rien...

Dans cette gorgée qui lui brûle le gosier, il trouve la force de la maudire, de l'envoyer au Diable, de croire qu'elle n'en vaut pas la peine... puis il se noie dans son regard aux prunelles noires, qui l'avait fusillé lui aussi la première fois et s'était adouci, devenant rieur et tendre. C'est bien trop dur de la haïr. Il va rentrer, assommé par l'alcool, il dormira dans une nuit vide de tout...

Ça ira mieux demain...

Photo: Corbis - Elsa Kikoïne

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 25 Avril 2016

Si c'est une fille...

Si c'est une fille, elle aimera les jolies robes aux coloris chatoyants et les chaussures légères qui mettront en valeur le galbe de ses jambes. Elle aura une belle chevelure, fluide et soyeuse qu'elle attachera avec de jolies barrettes ou des noeuds de rubans en soie et sa queue de cheval sera comme un panache aux reflets de bois précieux... Elle sera la plus belle des petites filles, avant que d'être la plus belle des jeunes filles et les garçons n'auront de regards que pour elle. Oh mon Dieu! Elle les rendra fous...

Mais... mais que se passe-t-il? Pourquoi délaisse-t-elle cette poupée, c'est pourtant la plus belle du magasin... Non la voilà qui joue par terre avec des voitures de courses et des petits soldats. On voudrait qu'elle fasse de la danse mais elle préfère jouer au foot et glisser sur un skate. L'enfant grandi, adieu les jolies robes chamarrées et les noeuds dans les cheveux. On croit rattraper le coup en l'initiant au maquillage, en allant avec elle se faire pomponner chez le coiffeur, hélas la voici qui réclame qu'on lui coupe cette "tignasse" qui l'exaspère. La résistance ne suffira pas...

Hélas, hélas... les parents s'inquiètent, ont peur d'avoir mal fait, mais quoi donc bon sang! Ils se torturent, imaginent le pire... et ne pensent qu'à eux. Jusqu'au jour où ils découvrent que leur enfant n'est pas un reflet d'eux mêmes, ni le prolongement de leur propre vie.

Pourtant elle n'est pas moins fille. C'est juste qu'elle ne veux pas être une "fifille", reléguée dans un rôle domestique et esthétique. Elle veut cette liberté que les autres ont sans rien demander et se bagarrer à armes égales avec eux. Elle veut conquérir et gagner sans séduire, enjôler et tromper.

Les cheveux courts la révèlent androgyne, fascinante et mystérieuse. Un dosage précis, car si elle ne veut pas jouer la fille, elle n'est pas garçon pour autant. Juste un mélange parfait. Libre.

Photo: Fany Meil

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 23 Avril 2016

Un portrait de Marie

Est ce que personne ne vous a jamais demandé ce qu'il pouvait y avoir dans la tête d'une jeune femme de 18 ans, belle souriante et qui semble épanouie, qui s'habille comme un garçon, tous les jours et se coupe les cheveux plus courts encore que certains d'entre eux?

Ma concierge, elle, me pose chaque jour la question. Enfin non bien sûr j'exagère. Seulement lorsqu'elle croise une jeune femme comme Marie.

Marie a 18 ans et elle adore porter des vêtements un peu vintage, des vieux "trucs" militaires, des chemises de bucheron. C'est comme ça qu'elle se sens à l'aise. Et puis, il y a 2 ans déjà, elle a commencé à couper ses cheveux... Aaaah! Le bonheur. Enfin elle a trouvé son image, son reflet, la silhouette qui colle à sa personnalité. Et depuis, chaque mois davantage, au désespoir de son père et de sa mère qui pensaient à l'époque que c'était juste une envie de changement.

Un portrait de MarieUn portrait de MarieUn portrait de Marie

Un changement oui, total, mais pas une lubie. Ces cheveux courts la libèrent du poids d'une certaine hypocrisie. Ils la rendent authentique, en harmonie avec son intérieur. IL n'y a rien d'innocent là dedans. L'allure, les vêtements, la coupe...

Comment expliquer à ma concierge, très maligne mais un peu basse du front, qu'on peut être une femme et avoir une âme de garçon, qu'une fille aux cheveux courts qui s'habille au rayon homme n'est pas un travesti, que très jeune déjà on sait tout ça et que faire "semblant" et jouer à la fille n'est pas très bon pour le moral ou que l'on peut parfaitement conjuguer sa féminité avec un caractère de "garçon loupé", que ce n'est la faute de personne, juste la nature qui des fois fait des tours de con...

Un portrait de Marie

Mais Marie elle, s'en sort bien. La voilà adulte, si si, aujourd'hui même. Feue ma vieille tante Ketty lui aurait certainement dit avec son accent inimitable :" Ça y est, te voilà un homme! " Paix à son âme...

Bon anniversaire Marie!

Photos: Marie C.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 21 Avril 2016

Fille de l'air

L'uniforme, c''est celui de la compagnie Central Airlines, sans doute l'ancêtre de United Airlines et la photo date certainement de 1934. Dit comme ça, on se risquerait presque à dire... so what?

Helen Richey a grandi comme un garçon, a presque toujours porté des pantalons et se coupe les cheveux courts depuis qu'elle est adolescente, parce qu'elle a la chance d'avoir 20 ans à l'aube des années 30 et d'avoir des parents larges d'esprit.

Fille de l'air

Sans doute sait-elle qu'elle sera une pionnière, en tout cas rien ne lui fait peur. A 20 ans elle décroche son brevet de pilote et pour fêter l'événement, son père lui offre un avion. Une autre époque...

Les femmes pilotes de ce temps rivalisent avec les hommes, parce que le sport est encore récent et que "presque" tout le monde part de rien. Il faut battre des records, repousser des distances, des altitudes. L'aventure!

Helen fera équipe avec Amélia Earhart, l'héroïne, dans une de ces courses, puis sera engagée dans une des toutes premières compagnies aériennes, qui emmènent quelques passagers privilégiés sur des lignes à peine créées. C'est son heure de gloire. Elle est la première femme pilote de ligne au monde.

Et puis... sous la pression d'un lobby de pilotes masculins, elle sera évincée de se poste, mais poursuivra néanmoins son aventure.

Fille de l'air

Bientôt la guerre. Elle s'engage dans l'Air Transport Auxilary et convoie ainsi les avions de chasse, Spitfire et Hurricane, de l'usine aux différentes bases de la RAF en Grande Bretagne, puis retourne aux Etats Unis pour accomplir la même mission, cette fois au sein des WASP ( Women Air Services Pilots ) et pour le compte de son pays.

Enfin la guerre terminée, elle tente de retrouver une place dans les compagnies aériennes, mais la société de l'époque n'est pas prête. Les pilotes masculins démobilisés prennent les places et Helen ne voit plus guère de perspectives pour elle dans ce monde là. Elle plonge dans la dépression et mettra fin à ses jours en 1947.

Elle n'en reste pas moins une héroïne, de l'aviation et de la cause des femmes, ouvrant la voie et démontrant plus d'une fois que, ce que font les hommes, les femmes déterminées savent le faire également.

Photos: San Diego Air & Space Museum

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait, #Divers & variés

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Publié le 20 Avril 2016

Pit stop

C'est bien connu, quand on aime, on ne compte pas. Peu importe le temps, peu importe la distance et quoi qu'il en coûte... on revient toujours au bercail, ce foyer chaleureux où l'on reconstitue ses forces, à l'abri, parmi les âmes bienveillantes...

Ces choses là ne s'expliquent pas voyez vous, c'est comme un appel naturel qui vous pousse à retrouver le chemin, régulièrement. Et quand Maëva revient ici, dans ma grande ville du Sud, c'est aussi pour confier sa tête, mais aussi son moral, son estime d'elle même, sa vaillance et son courage à Régine la coiffeuse des femmes aux cheveux courts

Il a fallu, durant des semaines, des mois, endurer l'inexorable croissance de ces cheveux qui a effacé, petit à petit la dernière coupe, atténuant les effets de cette potion magique qui vous regonfle le moral et vous donne le super pouvoir d'être irrésistible...

Pit stopPit stopPit stop
Pit stop

Pour cela il faut s'envelopper dans cette chrysalide, s'abandonner aux doigts experts tout en se réjouissant de cette tondeuse qui passe et repasse sur la nuque que déjà elle sent plus fraiche...

Et c'est comme une guérison miraculeuse! La mine grise a disparue pour laisser un sourire rayonnant envahir le visage de l'androgyne qui, sans s'être jamais vraiment perdue, avait presque oublié le pouvoir d'une belle coupe de cheveux.

Pit stop

Photo: Jeaneg© et la complicité de krissmaeva et Régine

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 18 Avril 2016

Dure de dure

J'ai côtoyé bien assez de violences dans mon passé pour ne pas en raffoler aujourd'hui, mais ce qui m'intéresse dans la vie de Rose, c'est bien sûr cet engagement, à l'extrême.

Pour celleux qui ne sauraient pas de quoi je parle, l'Ultimate Fighting Championship est un sport de combat où tout ou presque est permis, un mélange de boxe et de lutte très violent qui se déroule dans une cage, ce qui bien sûr affole encore plus les "braves gens".

Avec son 1m65 et ses 55kg, cette jeune américaine bon teint de 23 ans, n'avait pas de quoi vraiment impressionner si vous la croisiez dans la rue.

Dure de dureDure de dure

Sauf que les combats auxquels participe Rose Namajunas n'ont rien à voir avec les exhibitions de lutte où deux "femelles" se roulent dans la boue ou s'attrapent par le chignon sur un ring pour exciter un public masculin. Non là, c'est de la bagarre, de la vraie.

Et dans ce genre de combat, attacher ses cheveux longs ne suffit pas, alors la plupart des combattantes les tressent, très serré, de manière à ne jamais être gênées durant l'assaut.

Mais arrive un stade où les enjeux sont plus importants que l'apparence, où le but à atteindre fait consentir à certains sacrifices et dans cette discipline, Rose n'est pas une simple athlète de haut niveau. C'est une combattante!

Dure de dure

Alors finit les tresses des jours de combat qui tirent sur la peau du crâne et prennent du temps, finit les queues de cheval de l'entrainement et les mèches qui dégoulinent de sueur. Depuis décembre dernier, Rose Namajunas est tondue.

Ce qui dans son secteur d'activité, comme on dit à la DRH, me parait être la chose la plus élémentaire et la plus pragmatique qui soit.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 16 Avril 2016

Amandine R.

Amandine R.

Il y a, tout autour de toi, des gens assez pauvres d'esprit, qui ne peuvent pas comprendre. Des hommes, des femmes, des jeunes et des moins jeunes à l'imagination étriquée, qui supposent que le monde ne peut être que blanc ou noir, sans aucune nuance...

Il y a aussi des gens bienveillants, qui ne comprennent pas davantage, mais qui ont de l'affection pour toi, de la tendresse, avec plein de questions autour, certains qui s'en veulent, d'autres qui ont de la compassion, sans vraiment savoir à quoi cela peut bien servir...

Il y a également des filles et des garçons de ton âge, que tu séduis sans le vouloir, qui rêvent de toi comme de ce qu'ils voudraient être. Et au milieu de tout ça il y a autant d'amour que de haine, de plaisir que de frustration...

Et puis il y a toi, qui n'a rien demandé, rien souhaité en particulier et qui se retrouve avec des cartes bizarre pour commencer cette partie de poker. Dieu merci tu as de l'audace et tu sais dominer la peur qui étreint tout ceux qui sont d'effrayés d'eux même. Et tu échappes aux idées des simples d'esprit et des sans imagination, tu dévoiles sans craintes ta silhouette androgyne, tu cultives cette ambiguité qui agace les autres, tu bouleverses la règle du jeu pour que tes cartes soient gagnantes...

Alors voilà! Il y a l'androgyne étrange et magnifique, une jolie fille qui se coupe les cheveux comme le font les garçons, un être fantastique qui ne sait être aimé que par celleux qui ont l'esprit aussi large que l'horizon et l'imagination sans bornes des poètes.

Photo: Amandine R.

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Publié le 14 Avril 2016

Rae Tutera et Alana Lucia devant Blind Barber

Rae Tutera et Alana Lucia devant Blind Barber

Ohlala! Mais il faut pas rester là mon p'tit m... enfin ma p'tite d... enfin vous là quoi! Non parce que là y a trouble à l'ordre... des choses. Vous comprenez, si c'est pas conforme, on peut pas accepter ça, ça créer de la confusion et la confusion c'est pas bon pour not' jeunesse qui après se retrouve... confuse.

En réalité, c'est un peu comme dit Alana la coiffeuse dans l'article de Refinery 29 " Why women are opting out of the hair salon ", ce qu'elle aime, elle, c'est couper les cheveux. Peu importe qu'il s'agisse de femme ou d'homme. Mais elle constate que les femmes sont de plus en plus nombreuses. Peut être qu'auparavant dit-elle, toutes celles qui avaient envie de le faire, n'osaient pas à cause du regard de certains qui considèrent cela comme "pas joli" ou "pas féminin". Et puis il y en a eu une, puis deux... puis le mouvement a pris une certaine ampleur, ne serait-ce que pour tenter l'expérience.

Rae Tutera le souligne, le salon de coiffure est un lieu social et longtemps les salons pour hommes sont restés comme des "clubs" très fermés, faisant preuve de misogynie. Mais à partir du moment où la coupe recherchée correspond à tous les critères de la coupe habituellement produite dans ce lieu, la barrière est franchie et les femmes peuvent également retrouver cet esprit de communauté, même dans un "barbershop". Elle même s'y arrête chaque semaine et retrouve son amie Alana pour sa coupe. Parce que cela aussi est sans doute nouveau, les femmes sont souvent coiffeurs, elles aussi, dans ces endroits.

Finalement, comme cela a toujours été, on retrouve devant le salon, client(e)s et coiffeurs en train de papoter en buvant un café, s'arrêtant juste pour dire bonjour et blaguer, ou pour se faire couper les cheveux, abolissant l'exclusivité masculine du lieu qui conforte son statut social. Et l'important n'est pas que l'on soit homme ou femme, mais simplement qu'on aime les cheveux courts.

Oui bon ben... ça va pour cette fois, mais n'empêche que quand on s'y r'trouve plus comme ça eh ben c'est pas pratique...

Photo : Cait Oppermann

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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