Publié le 19 Avril 2014

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Et demain que feras-tu de ta vie,
Des forêts et des jardins de ta vie ?
Moi, je ne demande rien de ta vie
Que de la vivre avec toi

Partager chaque saison de ton coeur
Etre seule à l'horizon de ton coeur
Et la rime sans raison de ton coeur
Quel bonheur... si c'était moi

Je veux trouver ta main pour traverser la nuit
Pour effacer les lendemains de pluie
Et quand s'éteint la flamme d'une année de plus
Vivre encore la plus belle année que nous ayons connue

Tant de joies sont à venir dans tes yeux
Tant de fleurs dans le sourire de tes yeux
Que je voudrais m'endormir dans tes yeux
Et m'éveiller chaque jour

Oh... Toute ma vie,
L'été, l'automne et l'hiver de ma vie
Je n'aurai qu'une lumière dans ma vie
C'est toi dans ma vie... toujours...

 

 

Photo: Giulia Bertini

Texte : Michel Legrand

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 17 Avril 2014

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Quelques fois, si on y prend pas garde, certaines petites choses qui faisaient notre bonheur passent dans le quotidien comme une simple habitude.

Pourtant il suffit de se poser un instant, de prendre son temps et de savourer, pour que tout revienne comme la première fois...

Demain elle va chez le coiffeur et déjà ce soir, si elle y pense en empoignant la masse de ses cheveux, son estomac se contracte imperceptiblement et elle sent dans son ventre ce je ne sais quoi qui papillonne un peu, qui lui donne le trac et la fait sourire en même temps. C'est cette petite peur qui fait monter son plaisir. Elle s'abandonne en fermant à peine les yeux et glisse ses doigts à travers les mèches, caresse sa nuque en la massant, remonte et tente d'agripper quelques longueurs sans vraiment y parvenir... Elle imagine déjà, à quel point demain cette caresse sera différente et là son estomac se noue juste davantage, elle se voit offrir docilement sa nuque à la morsure de la tondeuse et retrouver petit à petit cette image d'elle qu'elle chérie tant... Bientôt.

Elle reprend pied dans son quotidien, se sourit à elle même. Le trac est passé... jusqu'à demain.

 

Photo: Kim Kuhn

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 14 Avril 2014

CHYLER-copie-1.jpgBon ben oui j'avoue... Je suis capable de renier mes principes les plus fondamentaux pour une jolie femme aux cheveux courts. Oh je n'en suis pas très fier hein, mais les faits sont là.

Hier soir j'étais donc confortablement installé devant l'ultime saison de Mafiosa sur Canal+ lorsqu'une indicatrice - oui, j'ai un réseau - m'averti de la diffusion d'une série dont l'héroïne est une jolie femme aux cheveux courts... sur TF1.

Et là je dis: il faut savoir quelques fois réviser ses jugements. Grâce à la perspective de pouvoir, d'un côté ou de l'autre, revoir mon programme en replay ou en décalé, j'ai zappé pour découvrir le détective Caitlyn "Cat" Sullivan, flic de Brooklyn et sans doute la seule au monde à faire ses enquêtes en taxi. Bref! Je passe sur l'intrigue, le jeu des acteurs et l'improbable duo entre Chyler Leigh et Jacky Ido ( le taximan ), juste pour savourer enfin la présence dans une série (franco) américaine, d'une héroïne aux cheveux courts... et même très courts pour une fois.

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Et là je reconnais bien l'empreinte de Luc Besson (le producteur), toujours soucieux de réalisme et d'efficacité. Du coup on découvre la (très) jolie Chyler Leigh que certain(e)s avaient vu auparavant dans Grey's anatomy, légèrement... métamorphosée.

Alors je suis peut être de parti pris, peut être un peu de mauvaise foi, pas très objectif et tout ce qu'on veut, mais franchement là... y a pas photo.

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Reste à savoir si, contrairement aux héroïnes précédentes, celle-ci gardera les oreilles et la nuque bien dégagées tout au long des épisodes de cette saison de Taxi: Brooklyn.

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Publié le 14 Avril 2014

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C'est le matin. Le soleil se lève sur les sept collines et depuis la terrasse le fleuve encastré dans la ville semble couvert d'une brume claire...

Elle ne pose pas vraiment, mais son amie saisi ces instants, dans cette lumière si particulière et chaque photo exhibe un détail nouveau. La veille elles étaient ensemble chez le coiffeur et dans la clarté du matin, la nuque délicatement tondue révèle une paleur attirante. C'est nouveau et tellement excitant comme sensation. Elle a changé et sans savoir vraiment l'expliquer, tout le monde s'est rendu à l'évidence que cette coupe de cheveux était exactement ce qui manquait à sa personnalité. Cette allure, c'est tellement elle.  

Depuis, elle a ce nouveau geste, inconscient mais qui devient presque familier tant il est fréquent, de caresser le velours de ses cheveux tondus sur la nuque, d'ébouriffer la masse sur le sommet et de balayer la mèche qui couvre son front. Une façon de s'approprier cette nouvelle image, d'engranger les sensations.

Alors son amie abandonne les photos, un instant, profitant qu'elle est absorbée par le spectacle de la ville qui s'éveille, elle s'approche d'elle, effleure de quelques doigts la nuque et dépose un baiser sur la peau nue...

 

Photo: Giulia Bertini avec Roberta Carrese

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 13 Avril 2014

CE1, 7 ou 8 ans.
Première fois que l'homme à la paire de ciseaux coupe ma longue et luisante chevelure arrivant jusqu'aux fesses, pour la transformer en un carré court.
Un premier changement qui fait plus de "mal" à ma mère (qui enferme encore la longue natte dans son armoire tel un souvenir précieux!) qu'à moi, qui découvre la délicate sensation d'une nuque dégagée.
J'ai gardé cette coupe, longtemps.
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4ème, 14 ans, première folie capillaire.
Je sacrifie cette longueur arrivant à mes épaules pour une coupe courte.
Deuxième choc émotionnel pour ma mère.
Premières moqueries de quelques professeurs et de certains camarades.
Ca y est, je sais que je suis (et serai toujours) en décalage et en dehors des cases.
Tant pis pour eux, tant mieux pour moi.
 
Vacances d'été, 19 ou 20 ans, cheveux courts.
Je croise cette nana dont le visage est encore intact dans ma mémoire.
Son visage carré, ses traits fins, son anneau dans le nez (oui ca aussi ca fait des années que j'en ai envie), son style skateuse, et son regard noir et profond.
Et là, ce flash, cette "pensée révélation".
Je veux être comme elle!
Je veux mon crâne tondu, ce regard mis en valeur.
Et je veux que mon amoureux me regarde comme son amoureux la regarde. 
Mais la normalité l'emporte.
Je laisse ma belle chevelure reprendre sa place.
 
23 ans, enceinte de plusieurs mois.
Les hormones et la folie chamboulent mon cerveau.
Je rentre un soir avec ma coupe garçonne tandis que mon amoureux se désintègre sur place.
En une minute, il est passé par environ toute la palette de couleurs d'un artiste peintre, et a frôlé une bonne dizaine de fois l'arrêt cardiaque!
262555_459529327458991_1194396002_n.jpgJe ne m'éternise pas sur sa déception.
 
Je relaisse pousser, encore...
Pour lui re-plaire, encore...
Puis je réitère, plusieurs fois...
 
26 ans, mon mariage.
Mon père tombe gravement malade.
Mon monde s'anéanti...
Puis viennent s'ajouter à cette épreuve mes problèmes de santé.
Mon couple s'anéanti...
J'ai envie de tout envoyer balader, je recoupe JUSTE mes cheveux...
Et je les garde courts.
Malgré les regards et compliments inexistants de mon mari qui reste sur sa position : femme = cheveux longs!
 
28 ans et deux mois, début de mon divorce.
La nouvelle vie qui se construit avec les débris de l'ancienne.
Retour difficile à la vie sociale...
 
Nouveau travail, nouvelles connaissances.
Nouvelles retrouvailles, nouvelles espérances...
Et surtout, cette nouvelle... "naissance" ?
L'envie de penser A MOI, de me plaire A MOI.
28 ans et neuf mois, aujourd'hui.
Je pousse la porte de cet endroit familier dans lequel je me sens exister.
Je suis accompagnée de mon troll (traduisez mon fils! )
J'annonce à la jeune et jolie coiffeuse ce que je désire.
Elle me fixe, bouche bée, sans voix, plusieurs secondes.
Je ne lâche pas son regard et répète ma demande.
Elle me demande trois fois si je suis sûre, je lui répète six fois que oui.
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Elle m'installe, mon troll joue...
Je vois mon reflet dans ce miroir et entend le bruit de la tondeuse.
La petite montée d'adrénaline se fait sentir mais ne m'effraie pas, tout sonne comme une évidence.
Je sens la tondeuse sur mon crâne, et , lorsqu'elle remonte doucement, je sens une douce chaleur faire sa place dans le creux de mon ventre.
La fierté m'envahit.
C'est (déjà!) finit.
Et, une fraction de seconde, je vois mon père dans ce reflet, ma fierté n'en n'est QUE plus grande.
 
J'ai ENFIN osé, je l'ai fait.
Les clientes me félicitent et me complimentent.
Je repars avec mon fiston qui me regarde et me prend par la main, en me disant : " T'es belle avec ta coupe de garçon, on dirait encore plus une princesse rockn'roll!"
 
J'ai TOUT gagné... c'est MA liberté.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 12 Avril 2014

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La seule chose importante dans la vie, c'est d'avoir du style! Oui enfin ça et deux ou trois autres choses...

Mais le style c'est important! Ça peut être quelque chose qu'on s'invente soi même, ça peut être également une expression naturelle de notre personnalité. Toujours est-il que j'ai une affection toute particulière pour les femmes qui savent s'approprier le vêtement masculin, le détourner, le dévoyer. Je ne parle pas de travestissement, avec les femmes aux cheveux courts ça pourrait être un risque. Mais là encore il faut le répéter sans cesse, à la manière d'Emile Coué, la féminité ce n'est pas une question de longueur de cheveux!

Bref! Quand une femme est assez sûre de sa féminité ( et les femmes aux cheveux courts en général le sont ) pour oser jouer avec des vêtements d'homme sans craindre de perdre son âme, j'adore!

Il y a une sorte de raffinement incomparable, de classe et de délicatesse qui vous transforme un austère costume rayé façon Don Corleone en smocking Yves Saint Laurent et une vieille veste de chasse en pub Burberry's. Et moi, j'aime ça!

 

 

Modèle: Corinna Ingenleuf

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 11 Avril 2014

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D'abord il y a ce sentiment étrange qu'inspire la transgression, un goût d'interdit, un parfum de pêché dans ces caresses puis cette étreinte avec ce corps presque juvénile, souple, lisse, musclé, qui pourrait être celui d'un garçon. De cet étonnement nait une délicatesse presque féminine, lorsque la main frôle la peau, effleure le téton d'un sein minuscule et délicat...

Cette femme il l'aime sans genre, venue tout droit de la mythologie aux personnages extraordinaires qui semble avoir de la compassion pour les humains et il se sent aimé des dieux lorsqu'elle offre à ses baisers sa nuque à la chair tendre qu'elle aime nue et toute prête à frissonner sous ses lèvres. 

Dans l'émotion le trouble renait quand les doigts affamés ébourriffent les cheveux courts qui depuis longtemps ne cherchent plus à dissimuler son âme...

Puis le corps échauffé, comme un livre en braille dévoile des secrets et les baisers qui le parcourent excitent la chair qui se hérisse. Le ventre plat et dur, les hanches étroites et le mont merveilleux, lui aussi à peine tondu, comme un gazon parfait...

Enfin l'illusion se dissipe, le doute s'évanouit quand les corps brûlants exultent et que comme dans un miroir fantastique chacun voit en l'autre son propre reflet, tourmenté, torturé par le plaisir partagé...

 

Photo: Michael Magin

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 9 Avril 2014

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C'est un p'tit peu trop facile aujourd'hui dans nos languages de qualifier les gens et de les ranger sagement dans les petites boites adéquat. Je le vois bien autour de moi, chacun a besoin d'être rassuré, de savoir qui fait quoi et d'un simple regard déterminer si oui ou non il ou elle peut sans risque pour son intégrité morale, aborder telle ou telle personne.

 

Pour aggraver les choses, tout le monde a un peu trop tendance à imiter les médias en donnant des titres génériques à des mots dont le sens est ainsi dévoyé. Cette jeune femme a les cheveux courts comme une garçonne. Elle s'habille avec des vêtements masculins, c'est une androgyne... et dans 4 matins si elle porte un piercing on la soupçonnera d'être lesbienne...

 

Sauf que la garçonne est un courant de style qui définit moins la coupe de cheveux que l'esprit d'indépendance et la volonté d'émancipation des femmes du début du XXème siècle ( qui par ailleurs avaient les cheveux coupés au carré ). Que l'androgyne l'est tout autant à poil qu'affublée de vêtements, qu'ils soient masculins ou pas, vu que là on parle non plus d'un style mais d'une attitude ou d'un état d'esprit que seule la Nature maitrise et que l'orientation sexuelle est absolument indépendante de tout signes extérieurs, esthétiques ou vestimentaires, qui ne seraient pas ostentatoires.

 

Oh oui je sais bien ce que l'on va me répondre, qu'il s'agit d'une sorte de vulgarisation, qu'aujourd'hui tout le monde comprend quand on parle d'une coupe "à la garçonne" qu'il s'agit de cheveux courts comme Jean Seberg par exemple et qu'on peut très bien avoir un style androgyne sans l'être vraiment. Eh bien moi je dis: NON! Enfin non, je dis non ( pas la peine de crier pour ça... ) et je persiste à appeler les choses par leur nom, par sympathie pour les femmes qui ont montré la voie il y a bientôt 100 ans et pour les androgynes, les vraies, celles qui conjuguent tant bien que mal, le masculin et le féminin, ce qui n'est pas toujours facile facile...

 

Alors sur cette belle photo, c'est juste Léa, qui est une très jolie jeune femme aux cheveux courts, habillée avec des vêtements d'inspiration masculine et portant un noeud papillon ce qui ne fait pas d'elle une garçonne androgyne... Voilà voilà.

 

 

Photo: Marc Aurèle Palla

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 7 Avril 2014

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Elles sont en bande, comme de jeunes louves qui maraudent entre elles. Elles savent les codes et se reconnaissent infailliblement. Ces mauvaises filles sont belles pour celles et ceux qui aiment l'insolence et la liberté. Leurs vêtements sont sans genre et leurs cheveux sont courts. Elles jouent ainsi parfois les androgynes mais ne le sont pas vraiment. Rien ne semble les effrayer et comme des guerrières elles ont sur le corps des tatouages qui parlent pour elles.

Les mauvaises filles ne cherchent pas à séduire, on les aime ou on les déteste pour ce qu'elles ne sont pas, parce qu'on les croit fières et affranchies et que nulle case ne les contient. Pourtant elles ont la nuque fragile et la peau tendre des filles de 20 ans, quelques fois la voix douce et le rire cristalin mais leur féminité n'est pas docile ni soumise et leurs amours sont équitables.

Les mauvaises filles sont libres et le prix de cette liberté n'est que le regard des autres, parfois méchant ou méprisant, le même que celui des braves gens sur deux filles qui s'embrassent et que celui de tout ceux qui croient connaître sans jamais chercher à savoir...

 

 

Photo: Pascal Pierrou

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 6 Avril 2014

Comme tout le monde le sait ici, Alexane est partie à la poursuite de ses études en italie. Profitant de cette opportunité, je l'ai bombardée petit reporter et envoyée spéciale transalpine du blog. 

Après quelques semaines d'acclimatation à la douceur toscane notre envoyée spéciale produit (enfin ) son premier "papier". Une rencontre comme il se doit, avec une femme aux cheveux courts de Florence:

 


Anna1.jpgJ'ai rencontré Anna Carla grâce à Elita, croisée dans une auberge de jeunesse à Florence. Et je peux dire que quand je l'ai vu arriver au loin avec son sac à dos, son bonnet et sa démarche de vrai Boy, j'ai su qu'elle allait correspondre ! Puis les présentations, la poignée de main (la bise en Italie ? No way) et le regard... Oui je suis tombée amoureuse. Et j'peux donc remercier Jean car le blog était quand même un sacré bon point de départ pour commencer une discussion ! 

Anna Carla, c'est donc une fille qui transpire la joie de vivre et qui la transmet tout naturellement à ceux qui l'entourent avec sa simplicité, son rire et sa bonne humeur constante. Enivrée par cette félicité, je me lance et lui parle du blog et de ses cheveux, en partageant une bière. 

Notre belle Calabraise de 26 ans a la chevelure courte depuis plus de 2 ans déjà. Elle est en effet passé des cheveux longs à la crête sur un coup de tête puis a décidé de tout raser pour adopter un style très Rock'n Roll ! La raison de ce changement ? "Je ne supportais plus mes cheveux longs, des fois je les regardais tout en pensant : mais qu'est ce que vous faites là ?! Et c'est là que je me suis décidée, sur un coup de tête, oui.
La réaction de l'entourage fut bien évidemment celle que l'on connait déjà, stupéfaction et étonnement et surtout le trop célèbre "Mais pourquoi tu as fais ça ?" Ce à quoi notre belle répondait "Mi sento cosi", que l'on pourrait traduire par "je suis comme ça". 
Mais l'étape du crâne rasé fut surtout une épreuve pour sa mère qui l'a rejettée car elle ne pouvait même pas la regarder... Anna, toujours avec cet optimiste déconcertant m'explique alors que c'était le déclic de la séparation mère/fille qui arrive pour tout le monde un jour ou l'autre, cette fameuse coupure de cordon ombilical, qui pour elle s'est fait d'un coup de tondeuse... Triste chose quand on y pense. Mais n'oublions pas qu'en Italie et surtout dans le Sud, les mentalités sont très attachées à la tradition (pour ne pas dire arriérées !) 
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Après cette radicale transformation, notre italienne s'est fait cette réflexion simple mais que celles qui n'ont pas encore osé passer à l'acte n'imagineront jamais. Cette idée de tout recommencer à zéro chaque matin.
Je vous avoue que j'ai eu du mal à comprendre l'idée car parler cheveux et psychologie (et je me rend compte en me mettant à la place de Jean que c'est vraiment psychologique finalement, une analyse constante de la personne ) avec quelqu'un dont la langue maternelle est différente de la votre, ce n'est pas toujours très simple. Mais en creusant un peu j'ai compris. Une femme, quelque soit la coupe, avant de sortir se prépare systématiquement en accordant la plus grande partie de son temps dans la salle de bain à ses cheveux. Mais quand on en a plus de cheveux justement, que se passe-t-il? Et donc dans la tête de notre belle Anna Carla c'est cette idée qui revenait chaque matin, tout reprendre à zéro, tout recommencer jusqu'au lendemain, comme au premier jour. (NDLR : J'espère que tu es déjà tombé sur ce cas car j'ai eu du mal à comprendre et mon explication n'est pas vraiment très claire là dessus) 
Je finirais sur un dernier point qui m'a plutôt interloqué pour ne pas dire choqué quand elle elle m'a dit que pour elle les cheveux et la coupe ne font pas la personnalité, qu'ils ne déterminent pas qui elle est et qu'elle ne les accorde pas avec sa personnalité. C'est pourquoi aujourd'hui elle arbore une nouvelle crête indomptable et incoiffable car elle a dans l'idée de les laisser repousser pour avoir une nouvelle tête. Pour elle une fille aux cheveux courts ou longs ça ne compte pas du moment qu'elle se sent elle-même. Point final. 
Et j'dois avouer que j'aime ce qu'elle est. 

Textes et photos: Alex Tomboy, notre correspondante en Italie

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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