Publié le 6 Décembre 2013

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J'avais besoin de réconfort. J'avais besoin qu'un esprit fort m'encourage, me soutienne et me dise finalement ce que je voulais entendre. Parce que c'est toujours comme ça, hein? On pose une question et on voudrait toujours que la réponse soit celle qu'on a imaginée à l'avance.

Après avoir fait un pied de nez à Ipomée la secrétaire, je me suis donc invité sur le Chesterfield de Frida, dont le cuir souple et familier était déjà lui même une source de réconfort.

Ma thérapeute ne semblait pas fâchée de me voir, m'avertissant tout de même qu'elle attendait monsieur Patate, un fidèle clent, incessamment. 

J'avais depuis quelques temps une question qui me taraudait et j'avais besoin de l'avis d'une personne de confiance. Pourquoi maintenant, pourquoi subitement? Mystère! C'était souvent de cette façon qu'il fallait se jeter à l'eau...

Moi "- Dis moi Frida ma Freud à moi, je m'demandais... qu'est ce que tu penses de l'idée d'écrire un livre?

Ma Psy - Ach! Ça ch'en aurais des chozes à tire...

Moi - Non non non! Tu n'y es pas. C'est moi. J'ai l'idée qui commence un peu à m'obséder d'écrire un livre.

Ma Psy - Ponne idée mon poulet! Et un lifre de quoi?

Moi - Ben... un livre sur nous, sur toi et Laora... et moi. Un livre sur mon obsession des cheveux courts et comment cela m'a mené jusqu'à vous, la façon dont cela "érotise" notre vie, la manière dont notre petite communauté s'est installée...

Ma Psy - ... Et c'est tout? Tu crois peut êdre que tu vas intérezer du monte avec ça?

Moi - Ben quand même... Aujourd'hui n'importe qui est capable de faire un best seller avec un pseudo porno bon chic bon genre, je ne vois pas pourquoi nos frasques n'intéresseraient pas autant de monde. Sans compter le point de vue sociologique hein? Tout de même! Parvenir à vivre à trois, depuis tout ce temps sans qu'il y ait un meurtre, c'est balaise.

Ma Psy - Ahaha! Chais toujours zu que tu étais un rêveur... C'est pour za que je t'aime aussi t'ailleurs... Mais fais le! Après tout tu es zur de fendre au moins 2 exemplaires..."

Elle avait sans doute raison, mais comme tout les rêveurs, je détestais être confronté au cynisme et à la condescendance des "terre à terre" trop ancrés dans la réalité. Arrivé plein d'espoir et d'enthousiasme, je quittais le cabinet de mon amie avec l'idée de l'attaquer en justice pour non exercice légal de sa profession...

 

Photo: Karl Lagerfeld

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 4 Décembre 2013

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Un jour elle a finit par être en paix avec elle même. C'est arrivé un matin, comme au lendemain d'une tempête. Une tempête qui aurait durée des années tout de même...

Est ce que c'est sa faute à elle si son corps est celui d'un éphèbe, si son front large et sa machoire carrée provoquent la confusion dans l'esprit des gens qui n'en ont pas?

Seulement voilà, depuis tout ce temps elle s'est laissé enfermer dans cette image de "garçon manqué", de chic fille aux allures de "tomboy", sportive, dégourdie, indépendante. Tellement que son entourage ne sait plus faire la différence entre pote et amie...

Elle a bien tenté de changer cette image, vêtements chics, coiffure soignée, avoir les cheveux longs devenait presque une nécessité. Mais pas un seul de celles et ceux qui croyaient la connaître ne l'a reconnue...

Prisonnière, elle s'est refermée, comme une fleur de liseron, sauvage. La tempête était dans son crâne, la colère, la révolte, contre qui, contre quoi... le savait-elle elle même? C'est finalement l'indifférence qui pris le meilleur. A quoi bon lutter. Personne ne comprendrait sa passion pour la mode, son goût pour la déco, ses envies de femme moderne, ses rêves et ses désirs.

Mais le liseron sauvage était plutôt un bouton de dahlia, délicat et cultivé, qui avait besoin d'un riche terreau et d'attention. Il lui suffisait de l'admettre et doucement la tempête s'est apaisée.

Ce jour là, elle a coupé ses cheveux trop longs. Elle s'est trouvée en harmonie. Elle s'est aimée androgyne. Ce qui la blessait avant était devenu son arme la plus efficace. Fini le "tomboy". Elle était femme aux cheveux courts. Intrépide, sportive, indépendante, toujours...

...mais belle et sereine.

 

Photo: Alique

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Publié dans #Tendresses

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Publié le 3 Décembre 2013

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C'est dans une impasse, à l'ombre des gratte-ciels qui protègent du soleil californien. Dans un contre-jour à la Clint Eastwood la machine semble une masse, féroce, posée là sur le béton. Il n'y a pas de bruit, à peine la rumeur de la rue voisine. On entend des pas, une démarche qui résonne, les talons de santiags qui claquent hors champs sur le ciment nu.

Une silhouette enfin apparait, pas très grande. Au dessus des bottes, un jean qui a connu des jours meilleurs, mais encore robuste, moulant une allure un peu chaloupée. Les poings dans les poches du Perfecto font hausser les épaules, la capuche du sweat rabattue sur le col. Une petite tête blonde, des cheveux courts, brossés en arrière vers une nuque dégagée. 

Soudain, la proximité de l'être et de la chose leur donne une dimension exagérée. La femme semble plus menue et la machine encore plus puissante... D'une main qu'on devine douce elle caresse le métal, le cuir, la gomme, tournant tout autour de l'engin, s'attarde sur le bord du réservoir comme on flatte l'encolure d'un pur sang.

Enfin elle enfourche la croupe, s'installe aux commandes de la Sportster. Contact, démarreur. Soudain la ruelle est fracassée par le bruit du V-twin qui claque sur les façades...

Entre ses jambes la bête tremble, vibre, s'impatiente. Elle glisse une main dans ses cheveux, du front au vertex et masse sa nuque avant qu'elle ne disparaisse sous le casque. Le pied gauche chasse la béquille, sélectionne la vitesse et presque lentement la belle et sa bête s'avancent vers le soleil, le pied droit encore au ras du sol, la main gauche sur la cuisse... fierté absolue, plaisir intense, tous les instincts en alerte....

 

 

Photo: Charles Hildreth

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Publié le 1 Décembre 2013

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Il y a bien longtemps qu'on avait pas de nouvelles de Romane, hein?

Difficile de croire quand on la connait un peu , que la jeune fille était timide et réservée en arrivant au lycée. Les cheveux longs, un peu effacée, elle se révèle à elle même, coupe ses cheveux, perçoit l'intérêt qu'elle suscite auprès de sa bande et se découvre une assurance qui la transforme.

Elle affirme ses goûts, ses choix, son style. En matière de cheveux, c'est court! Définitivement. Et je suis toujours admiratif de l'audace qui parfois anime les jeunes femmes comme elle. Quand d'autres sont satisfaites de se fondre dans la masse ou simplement d'imiter des modèles improbables, Romane se démarque, avec une déconcertante aisance.

Et depuis qu'elle a rencontré Régine, les expériences s'enchainent. Après court, très court, dressé, lissé, aujourd'hui Romane a décidé que ce serait  "au bol". Enfin cela fait un moment déjà, mais il fallait attendre un peu que les mèches plus longues poussent encore...

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Comme à chaque fois, décidée à obtenir un style bien précis, elle prend du temps, photos à l'appui, pour expliquer et faire comprendre. Il faut que ce soit comme ceci, mais pas trop comme cela tout de même... en fait c'est "au bol" mais pas vraiment... éviter l'effet "boule"... Et Régine l'experte, comprend tout, saisi sa tondeuse et se met au boulot... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque détail compte, chaque étape est validée. Le tour d'oreille et la nuque tondus. L'assymétrie amorcée, mais il faudra attendre que les cheveux soient plus long pour obtenir exactement l'effet voulu... la prochaine fois. La mèche devant, non pas droite, sur le côté... longue mais pas trop... Voilà, comme ça.

Résultat, un style nouveau, osé, bien démarqué et totalement assumé par Romane, la jolie brune.

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Photos: Jeaneg

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Publié le 30 Novembre 2013

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Après le commentaire de Zute ( voir l'article "Absence" ) je ne pouvais pas me défiler. Il fallait une réponse à la hauteur, authentique et sans langue de bois... So.... here we go!

En préliminaire il faut dire que Zute bénéficie de circonstances attenuantes puisque qu'elle avoue n'avoir pas lu l'intégralité des articles du blog. Il est donc normal que certains de mes aveux lui aient échappés. Celui là par exemple où dès les premiers jours je mets carte sur table, établissant les contours de mon parti pris et les prémices de ma mauvaise foi incurrable...

Si j'ai bien compris le fond, l'essence de la question, la question "mère" du commentaire de Zute, je dois démentir fermement tout dénigrement systématique des femmes aux cheveux longs. Non non non! Bien sûr j'ai pu fustiger, ici ou là, quelques figures emblématiques, comme Brigitte Bardot ou Armande Altaï, icones de la choucroute er railler la poupée Barbie comme un symbole de la nunuche nian nian... Néanmoins, en feuilletant le blog, je retrouve quelques éléments qui peuvent constituer ma défense. Comme cet article par exemple.

Il y en a d'autres, sur plus de 300 pages et plus de 1500 articles... pensez donc! Donc, votre honneur, je réfute l'accusation qui m'est faite d'opposer aux femmes aux cheveux courts, belles, intelligentes, audacieuses, déterminées et sûres d'elles, les femmes aux cheveux longs qui ne seraient que leur strict contraire.

C'est ainsi qu'au fil du temps et des articles est apparu clairement que "Les femmes aux cheveux courts" n'était pas une qualification liée à la longueur des cheveux, mais définitivement un état d'esprit, un caractère, une mentalité et que l'on pouvait parfaitement, malgré une toison un peu longue être pleinement une "Femme aux cheveux courts".

Et puis il y a aussi la question des stéréotypes. Là aussi je me suis déjà expliqué plusieurs fois, comme ici par exemple, pour dire à quel point les classifications et les a priori m'exaspéraient.

Je reconnais Zute, que ce commentaire avait le mérite de contraindre à la réflexion et qu'il m'a permis de me replonger dans la lecture d'articles anciens, ce que je vous recommande si un weekend froid, pluvieux et solitaire vous guête.

Enfin je dois dire que j'aime bien ce pseudo de Zute ( qui peut être se prononce Zoute? ) qui m'a ramené à mes lectures classiques...

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Photo: Neil Kirk

Illustration: Hergè - Les aventures de Tintin - Coke en stock

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 29 Novembre 2013

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Vue de près c'était comme la surface d'une eau claire où la risée faisait de minuscules vaguelettes. Le duvet blond courait sur la peau et se confondait avec les cheveux rasés de sa nuque. Quelle audace, quelle fierté dans cette nudité!

Le cou semblait toujours plus long, fin et robuste, la silhouette épurée... Et puis elle avait ce geste, comme un appel, lorsque sa main venait envelopper, protéger et cacher aux regards cette endroit si sensible.... avant de s'écarter doucement, remontant lentement à travers les cheveux tondus, comme on caresse un velours délicat.

Quelques fois c'était juste le bout de ses doigts qui venait s'exciter au creux de cette nuque fraichement rasée, comme pour jauger l'effet et s'assurer de son pouvoir. Et le pouvoir agissait...

Un désir autre naissait, supplémentaire, accru, une envie irrépressible d'embrasser cette chair sensible, d'y laisser courir ses lèvres, sa joue, de caresser autant que d'être caressé et faire naitre mille frissons avant de chavirer...

L'émotion apaisée, il restait le quotidien, comme un compte à rebours où chaque jour un peu moins, les sensations s'éprouvaient, jusqu'à la prochaine moisson.

Mais vue de dos, la contemplation restait comme celle d'un précieux joyaux, sans prix.

 

 

Photo: Chill

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 27 Novembre 2013

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Ne rien faire... ne rien dire, laisser à tout prix le silence envelopper son absence. Avancer dans le dédale, presque aveugle en tentant de se convaincre qu'Orphée est toujours là, mais menacé de la perdre à jamais si on ose se retourner pour en être sûr...

Condamné à n'avoir que des souvenirs, des images qui s'effritent, s'estompent et palissent. Contraint à chercher, sempiternellement, un parfum qui la ferait renaître, une silhouette qui la ferait revivre.

Les yeux clos, frotter délicatement ses mains, doucement, dans l'espoir insensé de retrouver la douceur que laissait sous les doigts sa peau de soie, onctueusement tiède...

Et dans la concentration extrême de cette quête profonde, se rappeler la douce odeur de ses cheveux propres, le dessin de sa nuque dénudée et s'esquinter la mémoire à vouloir, une fois encore, percevoir son regard pétillant au travers d'une mèche...

Mais la raison vacille, sans une seule parole pour comprendre l'absence, sans savoir s'il faut nourir l'espoir ou faire le deuil, le bon sens chancelle et entraine aux marches de la folie.

Alors vivre, malgré le silence qui enveloppe cette absence...

 

Photo: Francisco Marin

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 26 Novembre 2013

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...Tout à coup le vent fraîchit. La montagne devint violette ; c'était le soir.

- Déjà ! dit la petite chèvre ; et elle s'arrêta fort étonnée

En bas, les champs étaient noyés de brume. Le clos de

M. Séguin disparaissait dans le brouillard, et de la maisonnette on ne voyait plus que le toit avec un peu de fumée. Elle écouta les clochettes d'un troupeau qu'on ramenait, et se sentit l'âme toute triste... Un gerfaut, qui rentrait, la frôla de ses ailes en passant. Elle tressaillit...

Puis ce fut un hurlement dans la montagne :

- Hou ! hou !

Elle pensa au loup ; de tout le jour la folle n'y avait pas pensé... Au même moment une trompe sonna bien loin dans la vallée. C'était ce bon M. Séguin qui tentait un dernier effort.

- Hou ! hou !... faisait le loup.

- Reviens ! reviens !... criait la trompe.

Blanquette eut envie de revenir ; mais en se rappelant le pieu, la corde, la haie du clos, elle pensa que maintenant elle ne pouvait plus se faire à cette vie, et qu'il valait mieux rester.

La trompe ne sonnait plus...

La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles.

Elle se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes, toutes droites, avec deux yeux qui reluisaient...

C'était le loup.

Énorme, immobile, assis sur son train de derrière, il était là regardant la petite chèvre blanche et la dégustant par avance. Comme il savait bien qu'il la mangerait, le loup ne se pressait pas ; seulement, quand elle se retourna, il se mit à rire méchamment.

- Ah ! ha ! la petite chèvre de M. Séguin ! et il passa sa grosse langue rouge sur ses babines d'amadou.

Blanquette se sentit perdue... Un moment, en se rappelant l'histoire de la vieille Renaude, qui s'était battue toute la nuit pour être mangée le matin, elle se dit qu'il vaudrait peut-être mieux se laisser manger tout de suite; puis, s'étant ravisée, elle tomba en garde, la tête basse et la corne en avant, comme une brave chèvre de M. Séguin qu'elle était... Non pas qu'elle eût l'espoir de tuer le loup, les chèvres ne tuent pas le loup, - mais seulement pour voir si elle pourrait tenir aussi longtemps que la Renaude...

Alors le monstre s'avança, et les petites cornes entrèrent en danse.

Ah ! la brave chevrette, comme elle y allait de bon coeur! Plus de dix fois, je ne mens pas, Gringoire, elle força le loup à reculer pour reprendre haleine. Pendant ces trêves d'une minute, la gourmande cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe ; puis elle retournait au combat, la bouche pleine... Cela dura toute la nuit. De temps en temps la chèvre de M. Séguin regardait les étoiles danser dans le ciel clair et elle se disait :

- Oh ! pourvu que je tienne jusqu'à l'aube...

L'une après l'autre, les étoiles s'éteignirent. Blanquette redoubla de coups de cornes, le loup de coups de dents...

Une lueur pâle parut dans l'horizon... Le chant du coq enroué monta d'une métairie.

- Enfin ! dit la pauvre bête, qui n'attendait plus que le jour pour mourir ; et elle s'allongea par terre dans sa belle fourrure blanche toute tachée de sang...

Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea.

...

 

Texte: Alphonse Daudet - Extrait de La chèvre de monsieur Seguin

Photo: Maja F.

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Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 25 Novembre 2013

Roarie_Yum-Selina_Mayer-05.jpgOui cela peut sembler fou, mais il faut bien l'admettre, on n'est jamais content de ce que l'on a...

C'est encore plus cruel lorsqu'on parle de son physique, parce que, presque toujours, on se rêve différent de ce que l'on est en réalité. La plupart finissent par l'accepter, ou croient s'être acceptés tel qu'ils sont... mais il y a toujours un moment devant son miroir où les démons ressurgissent et on en veut à je ne sais qui d'être trop comme ceci et pas assez comme cela... c'est humain.

Par chance, quand le coeur s'accorde avec le corps, tout va bien, mais on peut être un vrai "tomboy" avec une plastique de bimbo, ou inversement et c'est souvent ce hiatus qui créé le plus grand trouble.

A cause de ça, quelques fois, on finit par ne plus être soi même, alors qu'il suffirait, à la manière d'un guerrier oriental de transformer toute l'énergie de ces forces négatives en sa faveur et ainsi en faire des atouts... A quoi bon nager contre le courant, sinon pour s'épuiser et se noyer au bout du compte. 

La vraie voie est celle de la personnalité. Celle qui permet de s'affranchir de l'opinion des quidams, celle qui éclaire et met en lumière. Et peu importe qu'on se trouve les épaules un peu trop "carrées" ou le front trop large, ou le menton trop en avant ou la poitrine trop plate ou les hanches trop étroites. Mieux vaut mille fois avoir le sentiment d'être soi même dans cette femme aux cheveux courts que d'avoir l'impression de se travestir pour "faire" femme. 

Enfin... j'dis ça... j'dis rien.

 

Photo: Selina Mayer

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 23 Novembre 2013

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Margot est une belle personne, une jeune femme en quête d'absolu qui sait jouer avec les mots et s'exprimer à travers de belles poèsies. Une femme aux cheveux courts, assurément, déterminée et audacieuse, dont le jeune âge ne laisse pas soupçonner la grande maturité...

 

La première fois j'avais 15 ans. C'était vers Noël, je ne sais pas pour qui ni pourquoi. J'avais envie de changer, tout simplement. La première fois on n'ose pas regarder, on ne fait qu'écouter le crissement de la cisaille dans les mèches lourdes qui s'écrasent déjà par terre. Puis on lit dans le sourire fier de la coiffeuse qu'il est trop tard. C'était une coupe courte « classique ». La première semaine est difficile, difficile de ne pas se retrouver dans le miroir, de ne pas savoir. Les gens disaient « super » mais je n'en étais pas convaincue. Peut être l'effet garçon, je ne sais pas. Et puis doucement au fil des semaines, sans vraiment m'en rendre compte, le doute s'est envolé, emportant quelques centimètres de plus avec lui. Et j'ai su m'apprivoiser, au delà de ce que le miroir de la société pouvait réfléchir.

 

Au mois de juin j'avais les cheveux rasés très près sur les cotés et des mèches qui se dressaient fièrement contre le vent au dessus de mon crâne. Quant au regard des gens, c'est toujours la même chose, les garçons regardent, les filles parlent. Et on finit par comprendre, et on arrête de se cacher parce qu'au fond, si c'est pour ne pas s'assumer pour ne pas moins insatisfaire le regard des autres, à quoi bon mettre de l'argent pour un coup de ciseau ?

 

 

Cette année, le coiffeur a rigolé quand je lui ai dit que je comptais tout laisser repousser. Il avait raison ! Et c'est un très bon échec ! J'ai fondu dernièrement en tombant par hasard sur le clip de Miley Cyrus « wrecking ball », que je connaissais pas du tout. Et j'ai bien été obligée de reconnaître qu'elle est magnifique ainsi !

 

Alors, tout recommence, on en parle autour de soi, on en parle comme si on allait passer sur le billard alors qu'au fond tout le monde sait bien qu' « au pire ça repoussera ». Et voilà, on finit par trépigner pendant l'attente trop longue dans les fauteuils du salon, à sourire quand une des clientes demande au coiffeur de couper, mais juste un peu, parce qu'elle n'ose pas tout à fait, à se retenir de soupirer au contact de la tondeuse, et à sortir de chez le coiffeur très heureuse dès les premiers pas dans la rue !

 

Pour moi ce ne sont pas les cheveux, courts ou long, ni l'apparence quelqu'elle soit qui font la femme, puisqu'il m'a fallu quelques mois avant de pouvoir me penser et me dire femme aux cheveux courts avec tout ce qu'on peut mettre là dedans, tout ceci ne fait que révéler qui nous sommes. Et il y a tellement d'histoires à partager, vivre et raconter, qu'il serait dommage de passer à coté pour une histoire de Diktat des apparences, non ? 

 

 

Photo: Margot R.

Son blog:  Ailleurs si j'y suis

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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