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Les Affranchies
Articles récents

Les Dames de la Côte

22 Mai 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Les Dames de la Côte

J'ai une vie formidable!

Et de temps en temps c'est bien de se le dire.

J'ai donc un mot d'excuse pour le vide d'article de ces deux derrniers jours: " Veuilez excuser l'absence du petit Jeaneg qui était sur la Côte d'Azur pour voir des amies." Je ne sais pas si ça va passer, mais comme c'est la vérité j'ai la conscience tranquille.

Après une soirée avec Delf, ma petite soeur de coeur, celle qui sait mieux que les autres ce qu'est ma dilection pour les cheveux courts, j'ai filé le lendemain à la rencontre de Patricia et Séléna. Personne n'a oublié ce "Quartier Libre" de mère en fille parut ici au mois de janvier.

C'est toujours mieux quand on peut se parler en tête à tête, découvrir les personnes de chair et d'os et papoter des heures en sirotant un Mojito. Quel agréable moment...

Patricia m'avait déjà presque tout révélé, pourtant il y avait encore tant de choses à dire... Séléna "en vrai", parfaitement nature, en pleine addiction, les cheveux toujours plus courts, qu'elle tentait parfois d'ébouriffer, sans succès tellement ils sont tondus à présent... Toutes deux sont bien les femmes que la virtualité m'avait laissé deviner, authentiques et déterminées, aux âmes aussi fusionnelles que deux jumelles, se reflettant l'une l'autre sur l'échelle du temps.

J'aurais voulu rester plus longtemps, peut être m'enivrer de vin rosé et refaire le monde. Mais tant pis, ma vie est tout de même formidable!

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Paradoxale sensualité

19 Mai 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

Paradoxale sensualité

Même si depuis longtemps j'étais apaisé quant à ma psychosexualité, il m'arrivait encore d'accaparer le temps et le savoir de ma psy, tant ce domaine me semblait vaste et sans limites.

Ainsi, la tendance chez certaines jeunes femmes, qui n'avait échappé ni à Laora ni à mon oeil d'expert, de fréquenter des salons où l'on savait leur tailler les cheveux d'une manière jusque là appartenant au style masculin, ce skin fade qui effaçait littéralement la ligne d'implantation des cheveux en un dégradé au fondu parfait, provoquait chez moi une admiration étrange...

Moi "- Avoue que c'est tout de même paradoxal, la sensualité que peut évoquer ce geste qui consiste à rebrousser une nuque tondue ras, lorsqu'il est fait par une femme...

Ma Psy - Où est le paradoxe che te brie?

Moi - Eh bien... Cela pourrait sembler une coupe sévère, absolument à contre pied de ce que l'on considère comme féminin, brutale et dont on ne s'attend pas à ce qu'elle puisse inspirer une quelconque concupiscence.

Ma Psy - Et tu benzes qu'une femme qui ferrait le même cheste fait par un homme ne serait pas " jarmée"?

Moi - Jarmée?

Ma Psy - Ja... Zéduite, douchée, émue, adentrie...

Moi - Ah ben oui... Jarmée donc... Bon enfin, oui je pense que tu as raison. Mais pour ma part voir un homme faire ce geste ne me fait rien, alors que voir une femme le faire me fait fondre.

Ma Psy - Ou pien ezque c'est barzque zette femme a la nuque razée comme un karzon?

Moi - Oh non pitié Doc, j'ai dépassé ce stade. Une femme est une femme et j'aime les femmes qui cassent les codes.

Ma Psy - Ach! Che te taguine... zette zenzualidé, z'est la nuque qui la profoque. Z'est la nuque qui est zenzuelle, pas la fazon dont elle est razée... ou pas.

Moi - ... Ah?... Tu crois?

Photo: Florianne Satre

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Raide!

19 Mai 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Raide!

Evidemment, tout le monde se plaint tout le temps et donc celles qui ont les cheveux bouclés les aimeraient raides comme la Justice et celles qui ont des baguettes de tambour rêvent de bouclettes un peu folles... C'est bien connu, y a rien de nouveau là dedans...

Moi qui aime la nature sans artifice, j'avoue une certaine tendresse pour celles qui s'acceptent telles qu'elles sont et savent en tirer le meilleur. Question de style.

Et en matière de style, il y a bien des avantages à avoir le cheveux raide. A condition d'aimer la netteté et le tranchant d'une coupe graphique. Of course.

Epaisse comme un rideau de velours ou éffilée comme un voile de tulle, la frange ne souffre aucune médiocrité bien sûr. Pas plus que la rectitude du carré, droit et affuté comme une lame.

Parce que finalement, avoir du style, c'est un peu s'imposer certaines obligations qui aux yeux des autres peuvent paraître futiles, considérer que quelques millimètres de plus ( ou de moins ) change tout, mais tout, dans l'allure que vous donne une simple frange, que votre coupe au carré, aussi basique soit-elle, reste remarquable parce qu'elle est constament aussi nette que si vous sortiez à l'instant de chez le coiffeur...

Bref! L'effort est presque aussi grand que si vous aviez les cheveux très courts...

Question de style!

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Intimité... complicité

17 Mai 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Intimité... complicité

Il n'y a pas si longtemps, le coiffeur c'était comme l'école publique. Les filles d'un côté et les gars de l'autre. Chacun ses habitudes. Et même lorsqu'on a fait valoir une certaine mixité, il y avait toujours un coin pour les unes et un autres pour les hommes dans le même salon...

De cette époque peut être, reste-t-il une certaine pudeur, un besoin d'intimité, lorsqu'en tête à tête, on part à la recherche de soi même ou que l'on a besoin d'un radical changement pour clore un chapitre.

Après une période qui n'est sans doute pas terminée, où la vraie mixité fut de rigueur, mais en tentant d'entrainer les hommes dans un univers un peu féminisé, avec bac à shampooing, petit café et brushing, on assiste à une renaissance des bons vieux salons de barbier.

Un juste retour des choses, amélioré par cette habitude de ne plus réserver les salons de coiffure à un genre en particulier. Cette fois ce qui détermine le choix de l'un ou de l'autre, c'est le style. Et lorsqu'on est une femme aux cheveux courts " comme les garçons ", tout naturellement on s'adresse aux professionnels spécialisés. Non?

Du coup cela permet une certaine complicité, entre celles et ceux qui aiment les cheveux courts, très courts, familiers des tondeuses électriques et du fondu dans le dégradé...

Photo: Elliot S et Adam SC chez Decatur & Sons

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Ce n'est pas grand chose

16 Mai 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Ce n'est pas grand chose

Ce n'est pas grand chose, c'est même presque rien... Un instant, il prend le recul suffisant pour réaliser à quel point il l'aime, il se dit que c'est depuis toujours, il se jure que c'est pour toujours.

Sa jeunesse le fascine et il ne parvient pas à trouver un défaut à sa beauté, mais il n'imaginait pas qu'il serait tant troublé. Elle avait coupé ses cheveux et soudain c'était comme s'il la découvrait vraiment. Elle, cet être qui lui était familier, cette personne intime plus que tout autre, il avait le sentiment étrange qu'elle lui était cachée auparavant.

Il était envoûté par le dessin de cette oreille nue, attendri par cette pointe de cheveux ras qui s'esquissait sur sa joue, sous le charme de ce cou élancé qu'il n'avait jamais imaginé si puissant et délicat en même temps. Et le trouble, à cet instant, faisait naître une émotion surprenante, il le sentait bien au rythme de son coeur. 

La réalité était que ce charme nouveau n'était que l'expression d'une âme, d'un intérieur et lui avait ce sentiment orgueilleux d'être enfin initié, d'avoir accès à cette vérité, de découvrir, enfin, cette part d'elle, ambigue, qui la rendait encore plus jeune, encore plus belle.

 

Photo: Eugene Kukulka

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Icône

15 Mai 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Icône

Vous pouvez chercher dans votre mémoire... Elles ne sont pas très nombreuses ces étoiles filantes qui dès leur apparition ont subjugué la planète.

Je me demande aujourd'hui si quelqu'un ignore qui était Jean Seberg? Peut être que les plus ignorant(e)s imaginent simplement que c'est un style de coiffure, mais quand bien même, c'est déjà ça.

Question de conjoncture direz vous? Pour être l'icône de la Nouvelle Vague il faut bien arriver au bon moment, ni avant, ni après. Certes! Pourtant cela ne suffit pas.

Icône

Si elle est plutôt jolie du haut de ses 17 ans, le rôle de sainte guerrière qu'on lui fait endosser et les cheveux ras qu'on lui impose sont certainement ce qui va faire la différence. Premiers pas dans le monde et la voilà propulsée au firmament parce que sa jeunesse et sa fraîcheur ne sont pas altérées par cette coupe de cheveux qu'on ne connait pas aux femmes à cette époque. Et cela restera...

Bonjour Tristesse... A bout de souffle. Nous y sommes. Jean Seberg devient d'un seul coup l'image de cette jeunesse éternelle, audacieuse, indépendante, son accent et son t-shirt du Herald Tribune lui donne de l'exotisme et ses cheveux courts la rendent inclassable, merveilleusement féminine en robe, terriblement "tomboy" en pantalon.

Les américains appellent sa coupe de cheveux "gamine" ou "pixie", nous on va dire "garçonne" parce qu'on ne sait pas dire mieux. Cependant, sans rien nier du talent de la jeune américaine, je me demande parfois si les choses auraient été si fortes si elle avait gardé les jolies boucles blondes de son adolescence...

Icône

Photos de haut en bas: Bonjour Tristesse (1958), Sainte Jeanne (1957), A bout de Souffle (1960)

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Electroménager

14 Mai 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Electroménager

Sans doute personne n'aurait imaginé chez Wahl, même dans les rêves les plus hallucinés de son directeur marketing, qu'un jour les produits de la marque auraient autant de notoriété que l'aspirateur de Hoover ou le réfrigérateur de Frigidaire.

L'invention d'un moteur électromagnétique vibrant était génial, il y a 100 ans. Cela réduisait considérablement le volume d'un appareil destiné par exemple à l'entretien des animaux. Du coup les coiffeurs pouvaient eux aussi s'équiper de ces toutes nouvelles tondeuses électriques et ratiboiser à tour de bras les kids de l'Oncle Sam.

Mais surtout, cette facilité d'usage allait permettre à tout un chacun de s'improviser coiffeur à la maison et dès les années 50 la marque faisait la promotion de cet usage domestique, alors bien sûr réservé uniquement au bien être du sexe masculin dont madame s'occupait... Hum!

Bien sûr il fallut un peu plus de temps pour voir chez nous cet appareil exclusivement professionnel muter vers l'électroménager courant. On peu même dire que c'est assez récent.

Récent, mais fulgurant! Je suis prêt à parier mon quart de solde qu'aujourd'hui tout le monde a une tondeuse électrique chez lui. Et si, comme d'habitude, au départ il s'agissait de rafraichir la coupe de monsieur ou celle du petit dernier, ce sont dorénavant les femmes qui en sont les utilisatrices à part égale ( ou presque ). Surtout les plus jeunes ( mais pas que... ) qui sont capables ainsi de survivre au manque de moyens pour se payer le coiffeur régulièrement comme l'exigerait leur coupe de cheveux.

Merci Leo quoi!

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Sexiste mais... bienveillant

13 Mai 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Sexiste mais... bienveillant

Ça devait bien arriver un jour ou l'autre. D'ailleurs pour tout dire, je suis surpris que cela ne se soit pas produit plus tôt. A force d'écrire sur un sujet "si brûlant", d'aimer les choses vraies, de soutenir et d'encourager celles qui sont authentiques, bref, de parler des femmes, il fallait bien qu'à un moment une ou deux "féministes" me tombent dessus.

Jusqu'à présent je bénéficiais d'un royal mépris de la part des militantes les plus orthodoxes d'un féminisme à la maman, bien que mon dévouement pour la lutte des genres apparaisse certainement des plus suspect à leur yeux.

Un premier coup de semonce avait été néanmoins tiré à la suite d'un article intitulé:

T'as l' bonjour du "pervers psychopathe fétichiste" dans lequel j'évoquais à nouveau l'idée de l'homme lesbien. Un commentaire anonyme hélas - ben oui quoi! On a pas salé les morues ensemble non plus - me reprenait de volée pour me dire que c'était un peu abusif pour un homme de s'affubler du qualificatif de lesbien alors que je ne souffrais pas le moins du monde de la discrimination liée au statut de femme ET d'homosexuelle et que donc en me qualifiant d'homme lesbien je niais carrément l'oppression subie par les minorités.... Enfin en substance.

Conciliant, j'ai révisé mon point de vue et décidé d'abandonner l'homme lesbien pour le "non sexiste" beaucoup moins fluide mais bien plus explicite et cela sans même relever la confusion que faisait ma commentatrice sur l'homme lesbien qui pour elle est un transsexuel né fille, qui aime les filles... Bref! Le coup passa si près que le chapeau tomba comme disait Victor...

L'incident était clos dans mon esprit jusqu'à hier où un nouveau commentaire sur le même article fit remonter "l'affaire" à la surface. Anonyme lui aussi comme il se doit, il venait sur le tard, épauler ce premier commentaire fait 3 mois auparavant.

Passée la satisfaction de constater qu'il n'y a pas que l'article du jour qui intéresse ces dames, je me suis pris dans la figure une tirade un peu capillo-tractée ( mais c'est bien normal pour un blog comme celui-ci ) où pelle-mêle ce que j'écris transpire de résidus moisissants d'un sexisme d'autant plus pervers qu'il est persuadé d'en être au dessus (sic) et que tout le blog ne serai que de ce bois, sous sa couche de bonne conscience apportée grâce au bon vieux coup de peinture du sexisme bienveillant (re-sic).

Ô Lord! ... que c'est dur d'être aimé...

Enfin, quoiqu'il en soit je préfère définitivement les lesbiennes à l'esprit ouvert et aux idées larges, c'est à dire celles que je connais, et les féministes qui luttent avec les hommes pour l'égalité et le respect plutôt que contre la Terre entière, une paire de sécateur à la main.

Amen

Photo: Kate Orr pour une pub Levi's

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La première cigarette du matin

11 Mai 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

La première cigarette du matin

Cette envie n'est pas un caprice, c'est comme un besoin, une nécessité que l'habitude a aggravé.

Pourquoi faudrait-il se priver de ce réconfort et abandonner cet indicible plaisir, comme la première cigarette du matin qui emplie l'atmosphère d'un parfum raffiné et enivre le cerveau...

Evidemment cela semble futile à celles qui encore aiment camoufler leur image véritable sous une apparence d'éternelle adolescente, mais les cheveux courts ont révélés tant de vérités, on fait découvrir tant de détails authentiques.

Et puis ce petit plaisir, cette façon de glisser, d'un doigt, une mèche trop courte pour demeurée derrière l'oreille, ce plaisir de sentir la nudité de sa nuque et la rebrousser doucement... c'est la même saveur que le goût du tabac blond qui glisse dans la gorge à peine humectée par le café du matin.

Photo: Kriss Photography

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La bonne amie

10 Mai 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

La bonne amie
La bonne amie

C'est tout de même pas compliqué! Il ne s'agit pas d'avoir simplement les cheveux courts ( ou longs ) , ce qui est essentiel dans la vie, c'est d'avoir du style. Et avoir du style quand on a les cheveux courts, ça implique d'avoir une coupe toujours im-pec-cab-le.

Ah ben oui, là tout le monde est d'accord, sauf que, des cheveux courts toujours impeccables c'est un "rafraîchissement" tous les 15 jours ou au minimum un rendez vous mensuel chez le coiffeur.

La bonne amie

Et si vous n'êtes pas parvenue à négocier un tarif préférentiel avec votre coiffeur, autant dire que cela représente un budget pour une étudiante par exemple.

Maiiiiiis... Les femmes aux cheveux courts ne manquent pas de ressources, tout le monde sait cela. Et bien souvent, arrive à son secours "la bonne amie" coiffeuse, professionnelle ou simple passionnée qui a, après sans doute avoir fait quelques victimes, démontré son talent.

Alors du coup, régulièrement, le séjour se transforme en salon de coiffure et de quelques coups de ciseaux habiles, de quelques passages de tondeuse adroits, l'allure reste sauve, retardant parfois le rendez-vous "officiel" chez le coiffeur de plusieurs mois.

Mais la bonne amie ne saurait jamais se substituer à la "vraie" coiffeuse, qui malgré tout, bon an mal an, "rattrape le coup", restructure un peu la coupe et permet de repartir sur les bonnes bases.

La bonne amie

Merci Méli pour les photos et à sa "bonne amie" Fina pour la coupe.

Méli Rzg Model

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