Publié le 17 Décembre 2019

Photo: Jackie Vénérosy

Photo: Jackie Vénérosy

Il ne faut pas écouter "les autres". En général ils ne savent pas s'exprimer. Ils se contentent de répéter sempiternellement des mots qu'ils ont entendus, des idées qu'on leur a soufflées, sans jamais s'arrêter deux secondes pour réfléchir par eux même. Ça a été ça, rappelle toi la première fois que tu t'es coupé les cheveux. Tu te souviens de leurs mots:

"Oooh mais pourquoi tu as fait ça...?" 

"Tes beaux cheveux, quel dommage..."

"Mais tu ressembles à un garçon comme ça"

" Comment veux tu trouver un homme pour te marier à présent? "

ce sont les mêmes depuis des générations, invariablement. Alors tu as bien fait de n'en faire qu'à ta tête. Et maintenant que tes cheveux sont courts, c'est comme un défi que tu leur lances à chaque fois que tu les fais couper davantage, une provocation, une transgression... Tu en jouirais presque lorsque ta main enfonce ses doigts dans la masse soyeuse et que l'instant d'après elle caresse ta nuque rasée, chaque fois un peu plus. Mais pendant que les haineux te haïssent, d'autres s'extasient sur les courbes délicates de cette nuque révélée, admirent ton audace et ta fierté...

Alors inutile d'écouter "les autres", les ignares, les incultes. Confie toi plutôt aux enthousiastes, aux gourmand.e.s, à celleux qui savent toucher avec les yeux, se rassasier du bout des doigts et dont l'esprit se nourrit des choses nouvelles.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 14 Décembre 2019

Photo: Chloé François

Photo: Chloé François

Tu n'as pas tout à fait renoncé à te poser les questions que trop de gens se posent en te voyant... Dans les meilleurs jours cela te donne de la force de voir que tu es différente et dans les jours sombres cela t'entraine dans les abîmes. Parce qu'on aurait vite fait de t'enfermer dans une case bien nette, bien identifiée et c'est peut être ça qui t'effraie le plus. Est-ce qu'on peut être une femme, bien dans son genre, bien dans sa sexualité, aimer le foot, la bière et se faire couper les cheveux deux fois par mois, avoir une allure d'Antiope et le buste d'un éphèbe, ne pas vouloir d'enfant, être amoureuse de son homme et aimer le regard que certaines femmes posent sur ses hanches... ?

Quand trop de questions l'assaillent elle trouve du réconfort en accentuant le trait, vêtements sans genre et coupe toujours plus courte. Ça lui donne du courage, de l'assurance, elle joue de la sensualité et du charme ambigu, puis fini toujours par s'aimer. Mais toujours, toujours, il y aura des questions...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 9 Décembre 2019

Faudrait voir à pas tout confondre...

Quand on est un peu observateur, on s'aperçoit que se développe, petit à petit, dans l'esprit des gens, une forme de confusion qui tendrait à assimiler une image de femmes aux cheveux courts à ce qu'elles ne sont pas forcément. C'est marrant comme très (trop? ) souvent on associe aux cheveux courts le mot "tomboy" ou androgyne, ce qui fondamentalement n'a rien à voir évidemment ( Erika Linder, tomboy aux cheveux longs, Freja Beha Ericsen  androgyne aux cheveux longs... ) Bref! On perd trop souvent la force du langage à utiliser les mots en dépit du bon sens.

Mais ce n'est pas encore ça le plus grave, cette confusion avec l'androgynie. Le pire reste toujours l'assimilation qui est faite d'une coupe de cheveux avec une orientation sexuelle, à tel point que 

Photo: @reimi_1012

certaines sont carrément qualifiées de "coupe lesbienne", simplement parce qu'une catégorie d'homosexuelles adoptent volontiers ce style depuis un certain temps. C'est d'autant plus regrettable que ce "courant" est beaucoup plus généralisé aujourd'hui pour n'être limité qu'à une sous catégorie de lesbienne. Pourtant, souvent, c'est l'argument qui formera le plus obstacle au désir très fréquent de se laisser aller à quelque chose de nouveau et d'excitant qui abolirait le genre.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 28 Novembre 2019

Photo: Fany Meil

Photo: Fany Meil

Il faudra un instant de répit, comme on fait pour reprendre son souffle. Et dans cet instant, éphémère et splendide,  imaginer les doigts, délicats, effleurer la peau veloutée, ondulants sur chaque vertèbre, jusqu'à la naissance des cheveux qu'elle ne perçoit plus qu'à peine. Elle s'imagine, presque rasée et en frissonne, d'effroi ou de plaisir... sans doute de l'un plus que de l'autre. Elle en est quasi confuse, de cette audace qui l'emmène aux confins d'une illusion qu'elle connait bien, cette femme que beaucoup imaginent garçon.

Elle a longtemps résisté, comme si sa chevelure était le dernier rempart d'une féminité qu'elle n'a jamais compris. Enfin elle s'est inventée, provoquant ce mensonge délicieux qui l'installe à part, femme différente, à la fois éphèbe et odalisque, dans un paysage onirique. Quelques coups de ciseaux et la morsure inexorable des fines dents d'acier, vibrantes et acérées ont eu raison des esprits simples, les jetant dans la confusion et le doute. 

La voici enfin, telle qu'elle même, androgyne absolue et résolue.                             

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 25 Novembre 2019

Photo: John Manolakis

Photo: John Manolakis

Je crois qu'on doit toujours se méfier de ce qui semble n'être qu'une tendance, un mouvement d'humeur passager. On est pas à l'abri de voir une "manie" devenir un vrai effet de mode, qui va avec l'air du temps et persiste suffisamment pour marquer les esprits et faire que l'on s'en souvient longtemps après... 

Ce n'est plus un hasard si de plus en plus fréquemment l'on voit ici et là, des femmes avec les cheveux taillés courts, les côtés et la nuque proprement rasés, avec ce style qu'avaient les hommes dans les années d'entre deux guerres. Beaucoup se sont dit que c'était une lubie, un truc de "fille en rupture de ban", une coupe de lesbienne... et finalement non. Des jeunes femmes, des femmes et mêmes de celles aux cheveux grisonnants, ont fini par se laisser aller au coup de tondeuse un peu plus précis, un peu plus appuyé autour des oreilles et ont cédé à ce style qui soudain apparait sans genre, ne pouvant plus être revendiqué par le masculin ou le féminin. Cela semble anodin, mais finalement il faut le voir comme un progrès, une avancée, une façon certaine d'effacer les différences entre l'un et l'autre

Coupe et photo: John Manolakis

Encore un truc qui va déplaire aux éternels grincheux, conservateurs et traditionalistes, des deux sexes, qui voudraient conserver à la femme son image de madone, icône religieuse ou putain merveilleuse, comme leurs déplaisent tous les progrès...

Amen

John Manolakis

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 19 Novembre 2019

Rétrospective: nom commun / féminin, du latin retro: en arrière et specto, spectare: regarder longtemps ou souvent. Ex: Exposition présentant de façon récapitulative les œuvres d'un artiste...

Bientôt la fin d'une année et comme souvent à cette époque, on se plait à jeter un coup d'œil en arrière pour voir le chemin parcouru. Mais là c'est un peu particulier. Ce serait plutôt une sorte d'hommage, une petite compilation pour remercier Méli d'être toujours complice de ce blog et de partager de bon cœur son image. Alors pas de mots, pas de dates, juste des images... mais des images un peu particulières.

Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen
Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen
Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen
Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen
Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen
Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen
Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen
Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen
Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen
Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen
Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen
Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen
Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen

Avec la complicité de Pascal Pierrou, Méli et Carmen

Méli Rzg Model sa page Facebook

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Publié dans #Humeurs

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Publié le 17 Novembre 2019

Marika @dio_pandacorno

Marika @dio_pandacorno

On est d'accord... Tout le monde a au moins une fois dans sa vie, tenté de se substituer à son coiffeur habituel, pour un petit rafraîchissement ou pour une totale et radicale transformation. Mais pour être tout à fait honnête, ce genre de chose est toujours très ponctuelle et souvent le début d'une période "bonnet H24" plus ou moins longue.

Cependant, il en est qui sont assez adroites pour ne plus jamais passer par la case coiffeur. Alors quand c'est pour un carré un peu flou avec de jolies boucles, ça va, mais quand il s'agit d'une coupe ultra courte, "low fade" avec la nuque et les côtés bien rasés et un dégradé au millimètre, alors là...

C'est le cas de Florine, Marika, ou d'autres Femmes Aux Cheveux Courts habituées d'Instagram et qui sans vanter leur talent, se montrent toujours avec une coupe de cheveux impeccable.

Florine @florine.biehlmann

Chacune a sa méthode, miroir triple faces au mur ou simple miroir tenu à la main, tondeuses de qualité, pour le "gros œuvre" et pour les finitions, ciseaux droits et crantés pour le dessus. Une routine hebdomadaire ou bimensuelle et souvent l'occasion d'exercer son talent sur les copains et l'entourage.

 Mais ces jeunes femmes sont si habiles qu'elles ne considèrent même pas que ce qu'elles sont capables de faire est assez exceptionnel. C'est naturel. Quand on sait que certain.e.s professionnel.le.s ne sont même pas eux mêmes capables de faire aussi bien, ça laisse rêveur...

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Publié le 6 Novembre 2019

Axelle Gomila

Axelle Gomila

C'est absolument réconfortant de constater que parmi toutes les prises de conscience de notre époque, il y a, entre autre, l'acceptation chez certaines femmes de l'inéluctable passage du temps et l'abandon de la coloration qui faisait de certaines contemporaines de ma tante Mathilde, des brunes et des blondes, alors que depuis longtemps le gris et le blanc dominent la chevelure de mon aïeule. Cela pourrait être le sujet d'un article, mais pas aujourd'hui.

Non aujourd'hui ce serait plutôt un phénomène inverse, étonnant, rassurant (?)...  Je ne sais pas. En tout cas ce ne sont plus les mamies mais les plus jeunes aussi maintenant qui sont fières de leurs cheveux gris. Sauf que pour elles il faut subir tout le processus chimique pour modifier la couleur. Bref!

Chloé Lobre

Le blanc, comme une extrapolation du blond, un blond poussé à l'extrême, nordique, séduit déjà quelques audacieuses et sur un visage juvénile on l'assimile souvent à cela, mais le gris, dans toutes ses nuances est encore plus étonnant, intrigant, déstabilisant presque. Une remise en question de l'image trop longtemps véhiculée des cheveux gris symbole d'un certain âge, de maturité, de sagesse... de vieillesse. C'est bien, les remises en question.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 2 Novembre 2019

Mugshot

Bon, disons le tout de suite, rien à voir avec la tasse qui vous sert à boire votre café du matin. Voilà, ça c'est fait! Mug en argot anglais signifie la face, la bouille, la tronche, la binette et c'est ainsi qu'on a baptisé ces photos d'identité, prisent par la police après une arrestation, vous savez, avec la petite ardoise avec la date et le matricule ( ou pas ). Et ces mugshots, c'est toujours intéressant quand on est , comme Méli, habituée des pages de ce blog. D'abord parce que ça prend un aspect presque technique, aujourd'hui avec elle on est dans le détail, au millimètre près, dans la coupe et le coiffage. Et puis aussi parce que c'est bien de produire quelque chose qui pourrait servir aux autres, toutes celles qui sont fan de ce style et qui peuvent montrer à leur coiffeur exactement ce qu'elles désirent. L'originalité c'est la vue de dos. Pour une photo anthropométrique on a besoin plutôt d'une vue de face et de profil. Là, parce que c'est la coupe qui intéresse, on préfère voir la nuque. Amusant, non?

Il faudra un jour que nous fassions toute une galerie avec la nuque de Méli, à différentes époques, avec différentes coupes... Mmmmh, bonne idée!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 31 Octobre 2019

@irka_chiganaeva

@irka_chiganaeva

Vu par le prisme du lecteur ou de la lectrice, dans sa grisaille quotidienne, la vie de mannequin semble très souvent idyllique. Pensez donc, belles, minces, plutôt bien payées, qui parcourent le monde et vivent dans les plus beaux endroits... Beaucoup signeraient les yeux fermés... et beaucoup le font. Car le capital beauté, s'il n'est pas accompagné d'une cervelle et d'un caractère a vite fait d'être exploité, ni plus ni moins, comme le serait une marchandise quelconque, sans aucun état d'âme et avec la même compétence que le meilleur des maquignons de la foire au bétail de Cholet. Agences, bookers et clients s'arrangent entre eux et les contrats sont âprement bataillés. Le petit soldat là dedans, c'est le mannequin à qui l'on va imposer les quatre volontés du "marché".

Irka Chiganaeva

Irka est l'un de ces petits soldats. Débarquée de sa Russie natale, elle est rapidement propulsée par les meilleures agences de Paris, Milan, New York, dans les pages glacées des magazines. Mais très vite aussi on lui trouve "un créneau", un style qui va lui coller depuis à la peau. Ses cheveux coupés ras, c'est avec la tête tondue qu'elle va sortir du lot, c'est ainsi qu'on la veut, que ça lui plaise ou non.

Enfin, les premières émotions apaisées, sa carrière "lancée", elle se prend à rêver de pouvoir finalement revenir à une image qui lui plait davantage, même si elle la fait un peu "rentrer dans le rang" et se fondre dans le cortège des mannequins qui n'ont pas l'ambition de devenir des Topmodels. Tranquillement ses cheveux repoussent et s'ils restent courts cela lui donne une allure supportable à ses yeux. 

Et puis hier, la voilà à New York, nouveau contrat et nouvelles exigences et... patatras! Il faut à nouveau passer sous la tondeuse, à nouveau raser ses cheveux pourtant courts et retrouver cette petite tête de hérisson. C'est ainsi qu'on la veut, c'est ainsi qu'elle sera.

Alors hier soir elle avait un peu de vague à l'âme en venant discuter sur son Instagram et malgré tout ça lui a fait du bien d'avoir quelques compliments. C'est la vie...

Irka Chiganaeva sur Les Femmes Aux Cheveux Courts

et sur Instagram

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Publié dans #Humeurs

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