Publié le 22 Mai 2017

Photo: ©jeaneg

Photo: ©jeaneg

Elles ont le pas décidé et l'allure dégagée. On devine une sorte de fierté que d'aucun trouve arrogante mais ce n'est qu'une façon dérisoire de se protéger. Difficile de ne pas les remarquer à travers la foule des ordinaires, tellement l'ordinaire leur est étranger.

A la terrasse d'un café elles semblent indifférentes, offrent leur visage à la chaleur du soleil, les yeux clos derrière les verres miroir. Puis lorsqu'elles se parlent, leur regard se soudent et leurs mains se touchent, leurs doigts se caressent. Enfin elles se reprennent, tentent plus de conformité, chacune sirotant son verre. 

Elles n'ont de choix que celui d'assumer qui elles sont et le courage d'être elles mêmes dans la multitude conforme et sans ambition. C'est sans doute pour cela qu'on les envie et on s'en veut de cette envie. Alors on rejoint le troupeau qui ricane, incapable de surmonter la différence.

Elles ne font semblant de rien et si elles paraissent insolentes, c'est juste pour se défendre d'une foule imbécile qui les croit provocantes, avec leur dégaine sans genre et leurs cheveux trop courts.

Et si je les sais fragiles et vulnérables, je les veux admirables et triomphantes, pleines de couleurs au milieu de cette populace grise et ordinaire. 

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Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 20 Mai 2017

Photo: Yana Bardadim

Photo: Yana Bardadim

Il était une fois.... Karolina que tout le monde appelle Cléo, une jeune femme qui vit en Pologne. Comme Cléo est bien jolie, elle agrémente sa vie d'étudiante en posant pour quelques photographes et finit par en trouver un qui lui plait bien. 

Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Fin...

Non j'déconne!

Donc Cléo est jolie, un regard qui "accroche", des traits délicats, grande et mince, ses cheveux longs et châtains tombant sur les épaules. Mais un jour, parlant de tout et de rien avec son boyfriend, elle s'interroge à voix haute:" Je me demande à quoi je pourrais ressembler avec les cheveux courts...?" Ni une ni deux... ni trois ni quatre d'ailleurs, son petit ami bondit sur son ordinateur et en quelques clics de Photoshop sort une photo avec la belle ratiboisée. Troublant... très troublant. Et amusant. Comme le montage est plutôt réussi, la jeune femme le poste sur son Instagram.

Cléo CwiekLe lendemain, les réactions sont nombreuses...et élogieuses. Alors l'idée un peu folle qui lui trottait dans la tête prend finalement corps et bascule dans la réalité, Cléo va se faire tondre!

Et comme elle est charitable, elle en profite pour faire don de sa chevelure à Locks of Love, une association nord américaine qui aide les enfants malades. D'une pierre, deux coups.

Inutile de dire que la transformation propulse la jeune Cléo sur tous les podiums à travers le monde et bouleverse considérablement sa vie.

Moralité: les idées folles ne le sont pas toujours autant qu'on l'imagine, tant qu'on ne les a pas concrétisées. 

 

Modèle: Cleo Cwiek

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Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Divers & variés, #Portrait

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Publié le 17 Mai 2017

Emily Gafford

Emily Gafford

Ce sont là des choses bien étranges qu'elle même ne sait pas expliquer. Pourquoi le faudrait-il d'ailleurs? Elle n'est pas tourmentée, ni troublée comme l'adolescent qui découvre sa sexualité. Elle a toujours été ainsi. Une femme avec une personnalité de garçon. C'est naturel, elle se dit même que toutes devraient être comme elle, après tout. Elle n'attend rien, de personne, sinon du respect, comme tout un chacun. Elle a tout appris de son père, de sa mère et de la bienveillance de son entourage. Sans que jamais on lui dise que cela n'était pas possible à cause de son genre. Sa mère lui a montré comment être femme et avec son père, elle était aventurière. 

Depuis toujours elle a les cheveux courts. Petite, la toute première fois elle s'est sentie triste de voir ses boucles blondes rouler, inertes et choir sur le sol carrelé. Mais très vite ce fut un sentiment de plus grande liberté et une image d'elle qu'elle trouvait valorisante. Assez vite elle ne s'est plus contentée d'accompagner sa mère 3 ou 4 fois l'année chez le coiffeur. Elle a voulu suivre son père.  Sa mère fut en colère de voir sa nuque tondue. Elle fit le dos rond, glissant un clin d'oeil à son père complice qui, seul, affronta la tempête.

Devenue presque femme, lorsqu'un jour elle retourna chez ce coiffeur où son père l'accompagnait, ce fut comme une bouffée de nostalgie, un courant d'air venu d'antan. Les yeux clos, la tête penchée en avant, la tondeuse qui moissonnait sa nuque fit surgir plein de souvenir d'une enfance heureuse. Dans ces parfums familiers, elle renouait avec sa vraie personnalité, retrouvait la liberté d'être la femme unique, aimant en elle cette parfaite harmonie de genre.

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Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 16 Mai 2017

Photo: Lena Cordiez

Photo: Lena Cordiez

A force d'en parler, on pouvait imaginer que les choses avaient changées... Eh bien pas du tout! Comme avant, comme toujours, certain(e)s coiffeu(r/se)s persistent à savoir mieux que leurs clientes ce qui est bien pour elles. 

" On ne va pas les couper plus court, sinon ça va faire trop "garçon" et ce n'est pas ce que vous voulez, n'est-ce pas?"

Ah ben si, justement, c'est bien ce style là qu'elle veux! Mais quoi? La jeune femme est-elle "trop" jeune pour avoir l'air de savoir ce qu'elle veut? Est-ce qu'il y a une loi implicite qui l'empêcherait d'avoir les cheveux aussi courts qu'elle le souhaite ( et non pas forcément "comme un garçon" )? Est-ce que ça fait saigner les yeux des "bonnes gens" de la voir avec la nuque et les tempes rasées? Et depuis quand les coiffeurs sont les garants de ce dogme ancestral qui veut préserver le monde de ces femmes aux coupes de cheveux "trop masculines"? ( Parce que oui, il y a des coupes de cheveux masculines et d'autres féminines hein... nanmého! )

Mais voilà, encore aujourd'hui, il faut se confronter à des professionnel(le)s qui: ne veulent pas de femmes dans leur salon "pour hommes" ( et après tout, on ne peut guère leur faire reproche, ils annoncent la couleur... ), qui ne savent plus faire de coupes de cheveux "très" courtes sans se contenter de passer bêtement une tondeuse avec un sabot, qui ont peur de couper les cheveux des femmes "trop" courts, comme si le reste du monde allait le leur reprocher et qui savent bien mieux que vous même, ce qui est bien ou pas.

C'est peut être en cela aussi, que j'aime les femmes aux cheveux courts qui savent ce qu'elles veulent et n'ont pas peur d'affronter deux ou trois "nul(le)s pour enfin trouver celle ou celui qui sera à la hauteur de leur audace.

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Publié dans #Humeurs

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Publié le 15 Mai 2017

Onuka

Onuka

Que personne n'aille s'imaginer que je nourri une passion secrète pour le Concours l'Eurovision. Si vraiment c'était le cas, je l'assumerai volontiers, mais là, non! Toujours est-il que samedi soir, en rentrant un peu tard, je suis tombé sur la prestation d'un groupe ukrainien, visiblement hors de la compétition et je suis resté un peu fasciné par ce spectacle. Un son electro envoutant, accompagné de musiciens folkloriques, le tout conduit par trois jeunes femmes en combinaison de stormtrooper, une blonde et deux brunes aux cheveux courts, secouant leur frange en rythme.

Alors comme toujours j'ai cherché à en savoir davantage sur ce groupe et j'ai découvert Onuka, un groupe electro-folk ukrainien. Cela m'a rappelé Nastia, elle aussi ukrainienne, dj réputée aujourd'hui, qui a déjà illustré les pages de ce blog. Le plus amusant, c'est de voir avec quel mimétisme les trois d'Onuka s'accordent a avoir les cheveux courts, tantôt au carré, tantôt plus court, mais toutes adoptant le même style à chaque fois.

 

Techno à l'EstTechno à l'Est
Techno à l'EstTechno à l'Est

Je me demande pourquoi je suis toujours séduit par les femmes qui bougent, qui dansent, qui chantent et jouent de la musique, surtout lorsqu'elles s'affirment dans cette modernité, par le costume ou les cheveux courts, sans renier ni racines ni folklore.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 14 Mai 2017

Photo: Juliette Guenon

Photo: Juliette Guenon

Il l'a connue, jeune femme élégante et sophistiquée, les cheveux un peu courts lui donnaient une allure folle dans sa robe de soirée...

Il l'a revue, jeune homme élégant et raffiné, les cheveux très courts soulignant la finesses de ses traits, dans son costume de bonne façon...

Elle est une, elle est deux, sans jamais savoir lequel d'entre eux elle embrassera. Elle est fille bien sûr, évidemment, cela va de soi... pour les autres. Elle n'en est pas toujours convaincue, c'est pour ça qu'elle aime bien ses cheveux courts, encore un peu plus courts, comme une contre-partie, un équilibre qui ne nuit pas à sa féminité et nourrit l'illusion d'un genre qui la séduit. L'accessoire fera le reste. 

Vice-versa, aussi bien l'un que l'autre et recto-verso, l'un et l'autre. Quand de dos on ne voit que sa nuque aux cheveux ras, on se trompe et d'une volte-face on s'en rend compte en découvrant la douceur de son visage. Merveilleuse et douloureuse ambiguïté, mais aussi malicieux pouvoir d'être prince et déesse à la fois...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 12 Mai 2017

First Laidie

A peine remis de la stupéfaction dans laquelle les résultats de l'élection présidentielle m'avaient plongés ( non j'déconne... ), j'ai pris le temps d'observer d'un peu plus près l'allure de notre nouveau couple vedette et en dehors de tout aspect politique de la chose, je me suis dis que ces deux là avaient tout de même une autre "gueule" que Francinounet et son scooter, Loin du Ciel et Carla, Big Jack et Bernadette ou même "Mitran" et ... me rappelle même plus comment elle s'appelait celle-ci. Bref! On a peut être pas gagné grand chose en matière de démocratie, mais en tout cas on a du glamour à l'Elysée.

Oui du glamour, parfaitement! Un président qui n'a même pas 40 balais et rien que ça, ça lui donne du charisme et une première dame aux airs de Mireille Darc.

First LaidieFirst Laidie

Et là, qu'est-ce que j'apprend? Qu'il y a encore des mal-embouchés qui la ramènent, qui critiquent et qui bavent, sur tout et sur rien. On parle de différence d'âge avec un air outré, alors que le gros blondinet à la Maison Blanche a exactement le même écart avec sa femme et que cela ne gêne personne. Nan mais oh! 

Je vais vous dire...Moi je la trouve très classe et je préfère encore que les étrangers nous envient parce qu'on a des "beaux gosses" à la tête du pays, plutôt qu'ils gloussent en voyant Flanby et ses lunettes pleines de buée.

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Publié dans #Humeurs

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Publié le 10 Mai 2017

Photo: Irina Soboleva

Photo: Irina Soboleva

 Il y a des questions dont on ne se débarrassera jamais, des grandes interrogations existentielles, voir existentialistes, du genre: qui suis-je, d'où viens-je, où vais-je... enfin vous voyez le topo. Et puis il y a parmi ces questions récurrentes, d'autres qui sont peut être moins fondamentales, mais qui n'en sont pas moins importantes et celles là, j'aime bien me les poser aussi de temps en temps. D'ailleurs celle là, c'est quand même bien l'endroit pour ça.

Est-ce que toutes les lesbiennes ont les cheveux courts? Si oui, est-ce qu'une femme qui se coupe les cheveux est lesbienne? et si toutes les femmes aux cheveux courts sont lesbiennes, que devient l'homme qui est amoureux des femmes aux cheveux courts? Est-il condamné à errer sa vie durant dans un monde où l'objet de son désir ne le calculera jamais? Et puis, quid des lesbiennes aux cheveux longs? Sont-elles parmi l'univers saphique les plus audacieuses, démarquées des tendances et des courants majeurs... ?

Bon bref! Tout cela finit par devenir absurde. Mais depuis le temps que je cherche l'argument imparable pour mettre définitivement ce préjugé sans queue ni tête à la poubelle, je crois que j'ai une théorie qui pourrait être recevable.

Evidemment, comme je le rabâche depuis des années ici même, la longueur des cheveux d'une femme n'a aucune influence sur sa féminité et encore moins sur sa sexualité. Avoir les cheveux courts, c'est juste l'expression d'une personnalité affirmée, qui s'affranchie du jugement des autres et prend le contre-pied des stéréotypes dans lesquels l'homme voudrait contenir les femmes. C'est peut être justement sur ce dernier point que les lesbiennes tendance cheveux courts s'appuient le plus, se plaçant à l'exact opposé de l'image fantasmée par l'homme et son désir. Mais cela ne peut être qu'un critère parmi d'autres, comme la simple envie d'être soi même, libre de tout préjugé, ou encore le plaisir, toujours un peu trouble d'avoir les cheveux très courts, ou le choix de l'ambiguïté. Notez que ces critères, tous autant qu'ils sont, s'appliquent également et généralement à tout le monde, si bien qu'il est impossible et stupide d'affirmer que les cheveux courts "ça fait lesbienne". CQFD

Désespérément, je crois que c'est juste le cerveau de l'homme qui est un peu dysfonctionnant.

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Publié le 8 Mai 2017

Quartier Libre - Gaëlle

" Je ne sais pas trop par où commencé, je n'ai jamais rien rédigé sur moi pour quoi que ce soit publié quelque part, en général, je n'aime pas ça. Mais pour une fois, je vais céder étant donné que j'ai pu pas mal conversé avec notre passionné des femmes aux cheveux courts, alors je me suis dit, pourquoi pas.. Je m'appelle Gaëlle, je viens de Belgique et j'ai 21 ans. J'ai toujours été un garçon manqué, depuis toute petite, j'ai grandi entouré de garçon. Je n'ai jamais aimé les robes ni les jupes. J'ai toujours joué au foot, à la guerre avec les garçons dans la cour de recréation. J'ai toujours préféré le côté masculin au féminin. C'est à mes 17 ans que j'ai décidé de couper mes cheveux tout court, jusque là, je les avais toujours eu long. Mais ma coupe ne me plaisait pas particulièrement.

C'est la veille de partir pour un voyage d'un mois en Amérique que j'ai décidé de marquer le coup, un grand changement. Comme un nouveau départ, une nouvelle Gaëlle. Depuis que j'ai coupé mes cheveux, je me suis sentie tout de suite beaucoup mieux, avec moi même. Je peux le dire, et mon entourage aussi, ca me va bien mieux les cheveux court, disons que c'est mon style, avec les cheveux longs, je me sentais moche et c'était le cas. Au delà de se sentir belle ou moche, le fait d'avoir les cheveux court peut faire se sentir bien dans sa peau. Avec les cheveux court, je me suis tout de suite sentie plus à l'aise, plus moi même et j'assumais parfaitement ma nouvelle coupe. On ne peut pas dire que je me suis sentie plus garçon, ce n'était pas le but. Je ne voudrais pour rien au monde être un garçon, ni avoir de sexe masculin entre les jambes, je n'aime pas ça, ça n'aurait aucun sens. C'est une fierté pour moi d'être une fille avec ce côté masculin. Ça a ses avantages comme ses inconvénients. 90% du temps, partout où je vais, on m'appelle jeune homme. Du à mon genre, à mon style, ma façon de me tenir et plus particulièrement à ma coupe. Je n'ai pas de problème avec ça, à partir du moment où on s'habille comme tel, j'estime qu'on doit pouvoir accepter le fait qu'on nous prenne pour un garçon. Ce qui me dérange plus, c'est lorsque que ces gens se rendent compte de leur erreur, ils deviennent alors mal à l'aise. A partir de là, moi même je suis mal à l'aise. Paradoxalement, lorsque je me rend dans des toilettes publiques, chez les filles, on me regarde souvent en me disant que les hommes c'est de l'autre côté. A ce genre de personne, je leur répond fermement que je suis une fille. Ca a ses avantages, d'être considéré comme une fille et un garçon. Dorénavant, lorsque la queue des toilettes est trop longue, je vais dans celles des garçons, ça va plus vite et en soit, je passe crème dans ces cas là, je me fais même moins dévisager que lorsque je vais chez les filles..

Depuis mes 17 ans, j'ai les cheveux court. Plus j'allais chez le coiffeur, plus j'étais tentée de les faire de plus en plus court. Depuis 3 ans maintenant, j'ai rasé mes cheveux pour la première fois. Je n'avais jamais osé auparavant les raser bien que je sois tentée, simplement parce que ma mère a horreur de ça. Je fais partie de ces personnes qui respectent leur mère, pour ma part, mon vécu fait que je dois tout à ma mère. Elle a toujours accepté mon style mais elle déteste les tatouages, piercing, cheveux rasés. Quand je suis revenue pour la première fois avec les cheveux rasés, elle ma dit que c'était horrible, que j'avais l'air d'une racaille, que je faisais crapuleuse. J'ai démarré en n'osant pas trop, j'ai commencé en rasant par 14mm. Me voilà 2 ans plus tard avec du 4mm. Le problème avec les cheveux court, c'est qu'on les veut de plus en plus court. Pour ma part, une fois qu'il ont un peu trop repoussé, ça me démange d'aller les recouper. Le plus intéressant derrière ces coupes de cheveux, ce n'est pas au final de se sentir garçon ou fille, mais de se sentir soi même. Aller savoir, ce qui se cache derrière cette coupe, quelle histoire a forgé telle ou telle personne à se couper les cheveux ou avoir un style quelconque. On ne choisit pas un style pour se donner un genre, mais pour être soi même. La question n'est donc pas " pourquoi avoir fait ça " mais plutôt " Qu'avez vous vécu, qu'avez vous traversé, pour en être arrivé à cette apparence là ?" Et probablement vous ne le saurez jamais, c'est un mystère, tout comme ce qu'elles dégagent. 

Quartier Libre - GaëlleQuartier Libre - GaëlleQuartier Libre - Gaëlle

Texte et photos: Gaëlle Lebek

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Publié le 7 Mai 2017

Photo: David Sims

Photo: David Sims

Ton souvenir m'effleure, comme un rai de lumière à travers les volets clos. Il me ramène à ce jour d'été où je t'ai vue dans cette même lumière. J'ai eu envie de toi.

Ta nudité était chaude, comme un soleil qui se couche et ton oeil espiègle jouait avec l'ombre et le jour. Tu avais enfin le cou nu, ourlé de mèches courtes et légères et cette nuque était pleine de promesses. Si je ferme les yeux, je retrouve même le parfum de ta chevelure, léger, raffiné qui dégoulinait sur ta peau.

Mais tu n'es plus qu'un songe de ma mémoire, une ombre de mes nuits chaudes et sans sommeil. Le soleil qui joue à travers les persiennes s'amuse et me tourmente, faisant croire à ta présence... Pourtant, je sens le grain de ta peau de miel sous mes doigts, j'ai presque le goût de tes rouges baisers sur mes lèvres trop sèches. Mais tu disparaitras à nouveau avec la lumière, m'abandonnant sans cesse, chaque fois que le jour se lève...

 

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Publié dans #Tendresses

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