Publié le 14 Septembre 2017

Presque nue

Dans cette lumière diffuse chaque parcelle prenait du relief. Elle n'avait pour seul rempart qu'un plaid et l'encre de sa peau pour détourner les regards de son corps androgyne en captant l'attention sur ses oeuvres marines.

Vaine illusion... 

La diversion ne parvenait pas à ses fins. Impossible de lutter contre la courbe du sein éclairée par le jour, ni celle du cou, nu et troublant. Tellement nu et si troublant... Un corps de voyageuse, parcourant les mers, hissant des voiles, tirant des bords et jetant des ancres. Mais pas un corps de matelot. Sa nuque à la peau rasée avait encore la pâleur des enfants et sa chevelure taillée en rond, une douceur juvénile. 

La tête penchée, le regard posé sur ce sein discret, faisait saillir quelques muscles sous la peau de velours et les vertèbres dessinaient vers la nuque une architecture délicate que rien ne voilait...

Elle était ainsi, presque nue.

Photo: Vincent-Alexandre Baudiffier

Modèle: Coralie Robin

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 13 Septembre 2017

Le 23 septembre, c’est l’apéro des femmes aux cheveux courts.
A la base, ‘’ les femmes aux cheveux courts ‘’, c’est un blog. 
Un blog qui raconte des histoires de femmes, des ressentis, l’esthétique des coupes courtes, des humeurs, le pourquoi du comment on franchit l’étape. Une question d’états d’âme, de genre, de non-genre, de style, de vécu. 
Alors toutes ces femmes qui seront réunies, ce soir là, sont toutes uniques: remarquables parce qu’originales, singulières parce que fières de caractère. Cette liberté d’être soi, d’arborer fièrement son visage et son style, cette personnalité propre à chacune: voilà ce qu’est une femme aux cheveux courts. 
Alors pour fêter les 8 ans d’existence de ce blog, qui a permis à tant de personnes de se rencontrer, de se trouver, à travers la France mais aussi le monde, on célèbre cela au Rosa Bonheur, dans la capitale, dès 18h ! 

Texte: Marie C.

Photo: Beli Klein

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Chronique de Marie

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Publié le 11 Septembre 2017

Photo: Dadu Phoenix

Photo: Dadu Phoenix

Il y a un petit air d'Irlande, un parfum de landes et de whisky dans le nom de ce salon. Mais plus encore, c'est un univers posé là au coeur de Nantes, rue Voltaire.

Ambiance Café Racer, cuirs, tatouages et barbes soignées. C'est Adé qui, involontairement, m'a conduit jusque là. Un salon unique en son genre dans la région. Pourtant cela paraît tellement naturel de marier les deux, tatouages et barbier. La barbière c'est O'Malet, un jeu de mots qui colle bien à cette ambiance.

Habituée des salons de tatouage, Adé n'avait pas encore essayé le fauteuil du barber et c'est le meilleur endroit lorsqu'une envie de fade vous prend après avoir laissé pousser ses cheveux trop longtemps.

Alors elle s'est installée, aurait pu fermer les yeux tellement elle était en confiance et a laissé Aurore jouer de la tondeuse..

La barbière de sa villeLa barbière de sa ville
La barbière de sa villeLa barbière de sa ville

Le résultat ne pouvait que lui plaire, parce que la barbière est passionnée par son job, tout comme ses associés, les tatoueurs, Niko, Dimitri, Aleksi et Pierrick, chacun avec leur style.

L'endroit est récent, refait, neuf et fonctionnel et pourtant il semble déjà avoir une âme, une ambiance incomparable.

Sans aucun doute le salon que je recommanderai, les yeux fermés, à mes amies nantaises ou de la région, celles qui aiment leur peau encrée et leur nuque bien rasée...

Dermal Mayhem x O'Malet Barber à Nantes, 19 rue Voltaire.

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Rédigé par Jeaneg

Publié dans #Portrait, #Humeurs

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Publié le 10 Septembre 2017

Bénéfices et dividendes

Sans doute que le jour où Chloé a tondu ses cheveux, elle n'imaginait pas tout ce que cela pourrait apporter de positif dans sa vie. Depuis le portrait écrit dans ces pages, cette coupe qui souvent est un passage, une période pour celles qui l'osent, s'installe, pour elle, un peu comme une nécessité, l'expression d'un état d'âme.

On se rappelle qu'à l'époque c'était l'engagement physique dans son projet "Renew" avec la photographe Margaux Gayet, qui l'avait incitée à exhausser cette envie qui lui trottait dans la tête depuis un moment. Il n'y avait là aucun calcul, juste le besoin d'être le plus authentique possible dans cette oeuvre surprenante...  

Bénéfices et dividendesBénéfices et dividendes
Bénéfices et dividendesBénéfices et dividendes

... où elle incarne véritablement et de manière stupéfiante Leonardo Di Caprio, Edward Furlong, Natalie Portman ou Keira Nightley dans des rôles très connus. ( D'ailleurs je vous donne rendez vous sur la page Facebook du blog pour un petit jeu )

Outre cette performance, la nouvelle tête de Chloé lui a ouvert les portes de nombreux créateurs et photographes, si bien qu'elle en tire aujourd'hui encore des dividendes. Mais l'essentiel je crois, est qu'elle se rapproche le plus possible de sa personnalité en conservant ses cheveux ras, professionnellement taillés et de manière sophistiquée, comme une marque personnelle, un signe imparable de reconnaissance.

"Renew" à la galerie Highways de Santa Monica du 9 septembre au 22 octobre 2017

Chloé Lobre

Margaux Gayet

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Rédigé par Jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Portrait

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Publié le 7 Septembre 2017

Photo: Soline Martin

Photo: Soline Martin

Elle prend la photo, comme une preuve pour elle même. Elle aime bien paraître sur le fil du rasoir. Elle a beau pourtant s'imaginer masculine, c'est difficile de ne pas être charmé par son allure sportive et ses manières raffinées. Quelques bijoux discrets, un trait de maquillage parfois... Une blondeur artificielle mais sophistiquée, les cheveux courts mais une jolie mèche qui balaie le regard. Pas d'excès, pas de provocation.

Et puis un jour...

Un jour il faut surprendre, casser la routine, interrompre le ronronnement autour de soi. Ce masculin qui la taquine depuis toujours mais qui jamais ne la dominera, elle veut lui laisser un peu plus de place. L'apparence est trompeuse, un rien suffit pour égarer les jugements. La blondeur s'est estompée, d'un coup de peigne elle rejette sa mèche sur le front... et puis surtout, comme une gourmandise, elle a fait tondre sa nuque, presque rasée, et puis ses tempes et le contour de ses oreilles. Un trait de tondeuse qui souligne le masculin, comme le mascara souligne le regard.

Elle se sent troublée...  Cette photo, noir et blanc aux contrastes prononcés, son visage sans fards ni sourire, ces cheveux en arrière, ce tour d'oreille, tondu et dégradé... Elle apparait différente, comme un joli garçon dont elle aimerait être amoureuse, puis se reconnait, en éprouve de la fierté, de l'amusement.

Et d'un rien elle se conjugue au masculin... 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Septembre 2017

Photo: ©jeaneg

Photo: ©jeaneg

Ça m'plairait assez qu'on arrête un jour de catégoriser toutes les choses qui n'ont pas besoin de l'être... 

Par exemple... une coupe de cheveux. Aujourd'hui encore, selon que vous êtes homme ou femme, mais avec les cheveux courts l'un et l'autre, "on" va vous faire une coupe d'homme ou une coupe de femme. Si si, vous savez, le genre on vous laisse les pattes un peu plus longues, en pointe, la nuque un peu plus épaisse et toujours un peu longue, histoire de "féminiser" des cheveux que le coiffeur ou plus souvent la coiffeuse jugera sinon "trop courts".

Mais bon sang d'bonsoir! De quoi j'me mêle? Est-ce qu'on ne pourrait pas envisager seulement deux options: court ou long ( y compris pour des coiffures clairement identifiées, comme le bol ou le carré par exemple ). Et du coup naîtraient des salons qui seraient dédiés aux cheveux courts et d'autres aux cheveux longs... Dans les salons "cheveux courts" le choix couvrirait l'ensemble de ce qui aujourd'hui est proposé aux hommes, rasés ou pas. Et les professionnel(le)s seraient juste des spécialistes, des experts, des Mozart de la tondeuse et des ciseaux...

Mais je délire, je divague, je m'égare. En même temps, cela réglerait définitivement le problème des tarifs. Quels qu'ils soient, hommes et femmes seraient assujettis aux mêmes, par la force des choses... Enfin bref! Quelqu'un sans doute me dira que cela existe déjà, que les femmes aux cheveux "très courts" ne deviennent pas automatiquement des hommes en sortant de chez le coiffeur et qu'elles paient le même prix que leur petit ami lorsqu'elles se font un "skinfade" bien fondu... Bon. Ok... Ok!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 1 Septembre 2017

Photo: Iris Erlings

Photo: Iris Erlings

Pour l'occasion, elle avait mis cette petite robe toute simple, la seule qu'elle ait jamais envisagé de porter et puis elle avait maquillé son regard et ses lèvres. Cela lui donnait une allure inhabituelle, élégante et adoucie, laissant voir une féminité que la plupart ne soupçonnait pas.

Elle avait patienté, sagement, concentrée sur le travail de l'artisan, sans s'occuper du regard des autres, puis son tour venu, presque timidement elle s'était installée dans le fauteuil large et confortable. A cet instant, le plus naturellement du monde, elle croisa les jambes avec élégance, les bras nus posées sur les accoudoirs de faïence, elle avait une allure de princesse, un peu altière, installée sur un trône. 

Elle n'a rien perdu de cette grâce au moment où on l'enveloppa de la camisole rayée, bordant son col de papier crépon. Elle se scrutait dans le reflet du miroir, la mine grave, le visage masqué par ses cheveux sombres. Pour répondre à l'interrogation du coiffeur, elle lui montra une photo capturée sur son portable. L'homme fronça gentiment les sourcils, insista pour entendre sa voix et s'assurer qu'elle était fermement décidée. 

Les choses alors sont allées assez vite. L'homme avait les gestes précis, techniques et elle trouvait cela apaisant. Malgré tout elle sentait son coeur battre et s'emballer un peu plus chaque fois qu'une mèche, plus lourde que la précédente, venait mourir au creux que le nylon formait sur ses jambes croisées. Les ciseaux tranchants les cheveux faisaient un bruit déchirant, un lent crépitement et l'instant d'après le peigne semblait glisser plus aisément dans la chevelure. Enfin le silence se fit. Ses yeux pétillaient de malice en voyant la petite tête déjà dégagée de la masse sombre. Mais la dramaturgie montait d'un cran. Cette fois l'atmosphère se remplie toute entière du bourdonnement de la tondeuse qui rugit comme un petit monstre affamé. Elle baisse la tête, sans soumission, la relève, la penche, à droite, à gauche à chaque vibration qui effleure son crâne, elle se sent un peu plus légère, un peu plus libre. Malgré tout l'émotion la submerge lorsque l'appareil impitoyable ratiboise son front et enlève tout marque d'une quelconque coquetterie. La voilà tondue, rasée, ne supportant plus qu'à peine un demi centimètre de cheveux sur le sommet de son crâne et son visage explose dans le reflet du miroir où elle ne voit plus désormais que ses yeux immenses, son front large, ses pommettes saillantes, son nez fin aux narines qui palpitent. Ses yeux brillent et elle sourit irrésistiblement...

L'homme à présent fignole, harmonise, ne voulant pas laisser un seul cheveux dépasser, comme un jardinier amoureux sur son gazon de luxe...

Enfin le voile de nylon s'efface et lui redonne son corps d'où la féminité exulte dans la petite robe toute simple. Elle s'approche du miroir, époussette son visage, passe une main étonnée sur ses cheveux ras. Son visage s'éclaire, comme si elle venait de reconnaitre son amie la plus chère qui lui tendait les bras... 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 31 Août 2017

Urgence

Certaines peuvent ne pas comprendre ce qui anime quelques fois les femmes aux cheveux courts. Pourquoi, très souvent, elles ressentent une sorte d'addiction, d'irrépressible besoin de se faire couper les cheveux, le plus régulièrement possible parfois de plus en plus court. Ces choses là sont tellement inexplicables...

Mais il y a pire! Il y a l'urgence...

Lorsque l'échéance approche, lorsque les délais sont atteints et qu'inexorablement les cheveux ont poussés, plus qu'on ne le tolère habituellement. Alors soudain on se rend compte que le coiffeur est en vacances, que l'agenda ne laisse plus de marge et qu'il va falloir, si rien n'est fait, supporter cette tête devenue insupportable.

Alors ressortent les bonnets et les casquettes, les épingles et les chouchous, dérisoires artefacts qui ne résistent pas au passage d'une main sur la nuque qui vient s'agacer dans les quelques millimètres qui font toute la différence. L'état est proche de celui du junkie en manque et les idées les plus radicales s'envisagent...

Jusqu'au soulagement, la délivrance, qui intervient par chance, alors qu'un rendez vous se libère. Enfin la tondeuse élimine ce surplus, cet indécent excès de cheveux qui avait fini par mettre mal à l'aise.

Mais personne ne peut comprendre ça... 

Photo: ©jeaneg

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 29 Août 2017

Jésus Marie Joseph! Comme le temps passe... Nous voilà déjà fin août, à l'heure où naquit, il y a 8 ans déjà, cette idée folle d'écrire un blog pour révéler au mooooooonde entier que les femmes aux cheveux courts, ça compte! Et pas qu'un peu!

Pour dire aussi à quel point je les aime, ces femmes déterminées qui n'ont pas peur de ré-inventer l'image de la féminité, qui ont assez de confiance en elles pour ne pas céder à la volonté de ceux qui voudraient imposer les règles.

Je suis pour les femmes d'action qui ont le sens pratique et ne font pas de concessions. Je suis pour celles qui trouvent dans leur coupe de cheveux un bon moyen de gommer les injustices du genre. Je suis pour celles qui aiment ça, simplement et sans calcul, juste parce qu'elles se reconnaissent enfin et ont l'agréable sentiment de ne pas se mentir. Je suis pour les "tomboys", les "garçons manqués" qui savent découvrir le féminin qui est en elles. Je suis pour les sensuelles, les sophistiquées qui aiment la rigueur et l'intransigeance d'une nuque rasée. Je suis pour les sportives, je suis pour les geeks, les gourmandes et les voyageuses. Je suis pour celles qui s'ébouriffent et celles qui se caressent.

Je suis pour celles qui s'aiment. 

Alors au nom de toutes celles là, je lui souhaite un bon anniversaire à ce fucking blog!

 

Photo: Amandine Gaillard pour Faretra Paris

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 27 Août 2017

Ma Psy rentre de vacances

Bon je l'avoue, l'absence d'une oreille professionnelle et attentive à mes déballages émotionnels commençait à me peser et je n'ai pas caché ma joie à l'annonce du retour de ma psy, partie depuis des semaines dans les bordures mexicaines, sans doute sur les traces de son arrière grand oncle qui à son époque, en bon officier du Kaiser, était venu avec son savoir-faire prussien, botter les fesses d'Emiliano Zapata.

J'étais donc béa et benêt, heureux de sentir le grand appartement revivre un peu au rythme de mes fantasques complices, même si Laora prolongeait encore sa découverte de l'Asie mystérieuse, entre Macao et la baie d'Ha Long, ce qui était pour nous la promesse de chaudes soirées à venir...

Avant toute autre chose ( je crois même qu'elle s'y est arrêtée sur le chemin qui la ramenait de l'aéroport ) Frida était passée chez le coiffeur et c'est la nuque fraiche et bien rasée que je la retrouvais ce matin là. Assise en tailleur dans le canapé, elle avait son laptop sur les genoux et je l'imaginais prête à me faire une séance diapos de ses vacances... ce ne fut pas le cas.

Il s'agissait bien de photo pourtant...

Ma Psy: "Tis moi ce que tu fois zur zette photo darling!"

L'image était de qualité, en noir et blanc et très gros plan. Au premier coup d'oeil je reconnu une nuque bien rasée caressée par une main féminine. Le cou aussi me semblait féminin...

Moi:"Eh bien... je dirais qu'il s'agit d'une bien belle photo... C'est l'Italienne? 

Ma Psy - Nein, mais tis moi blutôt ce que tu fois?

Moi - Une main de femme qui caresse une nuque où les cheveux sont proprement tondus...

Ma Psy - Tu me dézois darling! Je penzais que tu zerais blus attendif à ce chenre d'imache."

J'écarquillais les yeux, piqué au vif dans mon amour propre par cette dernière réplique.

Ma Psy : " Tu n'y es pas tu dout. C'est un pubis himmelkreuz!!

Moi - Nooooooon!... " Je suis resté ainsi, bouche bée et aussi stupide qu'une valise sans poignée. Trompé par le gros plan qui m'avait empêché de situer plus précisément l'anatomie, j'avais confondu - mais est-ce un hasard?- ces deux parties du corps si sensibles et chargées d'érotisme que sont la nuque et le pubis. L'angle de vue, l'étroitesse du cadre, le sillon amorcé par la convergence de l'implantation et que j'avais confondu avec le sillon des cervicales... J'étais bluffé.

Frida se gondolait de rire, satisfaite de son effet et prête à disserter sans fin sur les similitudes entre ces champs que l'on aime bien voir tondus, consacrant ainsi nos retrouvailles.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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