Publié le 6 Août 2014

Ahlala! C'est tellement compliqué comme situation, quand il s'agit de faire le choix d'un nouveau coiffeur. Non mais... j'en connais qui trouvent le sujet futile, qui seraient capables de dire qu'il n'y a pas de quoi se prendre la tête, que... un coiffeur c'est un coiffeur et qui pourraient dire "... et puis surtout toi avec tes cheveux courts, c'est pas compliqué..." Arrrgh!

Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur
Un coiffeur

Non non non et non! Précisément, quand on a les cheveux courts il faut avoir à faire avec un vrai professionnel du cheveux courts, un as du ciseaux sur le peigne, un virtuose du rasoir, un ténor de la tondeuse... Ce n'est pas à la portée de la première coiffeuse de village, un peu trop habituée à choucrouter des permanentes, même si elle rêve secrétement d'autre chose.

Le bouche à oreille, les adresses qu'on se refile sous le manteau ou cette fille que l'on croise dans la rue et qui porte exactement la coupe qu'on espère. "Qui a fait ça?" Lorsque le bon endroit est découvert, il faut bien se lancer. Il faut du courage ne riez pas. Mais cette petite peur est quelques fois si bonne, si excitante. J'en connais qui changent de coiffeur régulièrement, non pas qu'elles soient déçues du précédent, mais juste pour avoir une fois de plus ces papillons qui volettent dans leur estomac au moment de franchir la porte d'un nouveau salon. Une drogue douce quoi.

Mais en général, ce coiffeur là, celui qui sait si bien interpréter les fantasmes, les envies et les espoirs, celui qui est si habile à fondre le dégradé, cet expert de la nuque bien nette, qui n'a pas peur des femmes aux cheveux courts... celui là ont le garde.

Photos: extrait sans doute d'une vidéo, origine inconnue.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 5 Août 2014

Quartier Libre: Stacy

Je dois bien avouer qu'une jeune femme en uniforme ne peut pas me laisser indifférent. Encore moins quand il s'agit d'une jolie jeune femme aux cheveux courts. Stacy est américaine et ce qu'on appelle là bas une EMT, pour Emergency Medical Technician, autrement dit ambulancière. Séduit, je lui ai demandé de me raconter...

"Growing up I knew I wasn’t like other girls. While they played with Barbies and went crazy over the newest boy band, I was playing with hot wheels and wondering why I didn’t look like the boys in those bands. The older I got I realized I didn’t necessarily want to be a boy, I just wanted to look like one.

"En grandissant j'ai su que je n'étais pas comme les autres filles. Alors qu'elles jouaient avec des Barbies et perdaient la tête pour le dernier boy's band, moi je jouais avec des voitures miniatures et je me demandais pourquoi diable je ne ressemblais pas aux garçons de ces boy's band. Plus âgée j'ai compris que je ne souhaitais pas nécessairement être un garçon, je voulais juste en avoir l'air.

Quartier Libre: Stacy

Two years ago, when I was 22, I finally managed to find the strength to cut off all my hair, which was very long and curly. One day I sat down in a salon chair and handed the hair stylist a picture of model Ruby Rose and said “Make me look like her.” Feelings overwhelmed me as he chopped off my long pony tail. I was happy but nervous at the same time. I immediately loved it though, my head felt lighter and the breeze felt wonderful.

Il y a deux ans, alors que j'avais 22 ans, j'ai finalement trouvé le courage de couper très courts, mes cheveux qui étaient longs et bouclés. Un jour je me suis assise dans le fauteuil du coiffeur et je lui ai montré une photo de Ruby Rose en disant " Je veux lui ressembler."J'étais submergée par l'émotion alors qu'on me coupait ma longue queue de cheval. J'étais heureuse et en même temps nerveuse. Malgré ça j'ai tout de suite adoré, ma tête semblait plus légère et sentir l'air frais m'a parut merveilleux.

Quartier Libre: Stacy

After it was over I went straight to work and got gasp after gasp from co-workers. Most loved it and others kept asking “Why?” I told them now I feel more like myself, I’m finally comfortable in my own skin. It’s not always easy having short hair, most people get confused while looking at me.

Une fois terminé, je suis allé directement au boulot où là j'ai encaissé les réactions de mes collègues. La plupart ont aimés et les autres n'arrêtaient pas de demander "Pourquoi?" Je leur ai dit à quel point je me sentais enfin moi même et finalement bien dans ma peau. Ce n'est pas toujours facile d'avoir les cheveux courts, la plupart des gens sont embarrassés quand ils me voient.

Quartier Libre: Stacy

I get called sir everyday, at least 5 times a day. If I ask to use the bathroom in a public place, I can see the employee struggling to figure out if they need to hand me the male or female key. I get glances while walking down the street but I barely even notice it anymore. The people who matter in my life say they love the short hair better and say I seem much happier since I’ve cut it. I’m extremely proud of who I am and what I look like, I just wish everyone else in the world could be as open-minded."

Tous les jours on m'appelle "monsieur", au moins 5 fois par jour. Si je demande d'utiliser les toilettes dans un lieu public, je peux voir toute la difficulté qu'à l'employé à déterminer s'il doit me donner la clé pour les hommes ou celle pour les dames. Je vois bien les regards dans la rue, mais je n'y fais même plus attention. Les gens qui comptent pour moi disent qu'ils me préfèrent avec les cheveux courts et que je semble plus heureuse même, depuis que je les ai coupé. Je suis extrêmement fière de ce que je suis et ce de quoi j'ai l'air, j'ai vraiment l'espoir que tout le monde puisse être aussi ouvert d'esprit."

Inutile de préciser que pour sa coupe, depuis longtemps Stacy préfère les "barbershop" de New York aux salons pour dames...

Tumblr de Stacy

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 4 Août 2014

C'est nature, brut et authentique, c'est la voix d'une androgyne. Pour fantastique qu'il soit aujourd'hui et depuis la nuit des temps, il doit lutter chaque jour pour vivre avec lui même. Y parvenir enfin, lui rend sa divinité...

Quartier Libre: Kriss

Je m’appelle Kriss. Un prénom neutre, pour un genre précis non défini.

"Genderfluid", voilà comment je me définis.
C'est ainsi que je me sens en harmonie avec mon corps, et mon esprit.
Je n'ai pas choisi d'être androgyne, cela fait partie entièrement de moi, mais j'ai choisi d'assumer ma fluidité de genre.

Il m'a fallu du temps, avant d'assumer, que je n'étais pas comme la personne, que mon entourage familial, ainsi que les personnes extérieures, voulaient que je sois.
Une fille, aux cheveux longs, jouant à des "trucs de fille", s'habillant de manière féminine, aimant le sexe opposé.. rentrant dans les "normalités" que la société a toujours essayé de nous imposer.
C'est tout ce que je ne suis pas et ne serais jamais.
Mais c'est ce qu'ils voulaient, alors je me suis tu pour ne pas décevoir certainement, surtout quand le modèle familial est une belle blonde, aux yeux clairs.. On a juste tendance à avancer tête baissée, pour ne pas être rejetée. Surtout aussi jeune.

Jusqu'au jour, où je décidai de me couper les cheveux, osant ainsi porter des affaires principalement masculines. Et c'est de cette manière que je me suis sentie renaître une nouvelle fois.
Mais je me souviens encore de ce jour, il a quelques années, où leurs regards, pointés sur moi, me disaient que ce n'était pas "comme ça" qu'il fallait que je sois.
J'ai pu lire une déception flagrante sur leurs visages.

Désormais et avec du temps, je me sens à ma place, avec comme identité deux genres, qui me correspondent.
J'en joue certainement, mais je suis comme ça.. C'est en jouant de mon ambiguïté que j'ai pu dire "merde", et je le dis encore, à ces personnes voulant sans cesse dénigrer mon attitude qui ne correspondait pas à leurs critères.
C'est ainsi que j'ai relevé la tête.

La photographie, fut pour moi, une réelle thérapie, aidant à me guérir de toutes les saletés que j'ai pu entendre à mon égard pendant des années et des abus que j'ai pu vivre.
La photographie est et sera toujours, une passion, une échappatoire, mon monde.
Un monde qui m'accepte tel que je suis, avec ma différence et mes failles.

Photo: Kriss Photography

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 3 Août 2014

Un baiser pour dire adieu

Tu te souviens... oui bien sûr tu te souviens. C'était une saison sans nom dans un lieu que plus aucune carte n'indique et le soleil de chaque jour avait ce visage rayonnant, le même qui brille encore quelques fois dans ton rêve... si loin... est ce que tu ne devrais pas l'oublier?

Chaque fois l'image est un peu plus idéale et ton souvenir ne finit par garder qu'une impression de bonheur. Mais la réalité tu la connais. Rappelle toi comment elle t'a déchiré le coeur et comment elle l'a piétiné. L'ange t'a fait souffrir et tu souffriras toujours... toujours.

Pourtant l'image revient, celle de ce sourire qui te damne à jamais, embrassant ses doigts pour t'envoyer un baiser en soufflant comme on disperse l'aigrette d'un pissenlit. Mon Dieu comme tu aimerais encore une fois sentir le parfum de cette peau couleur d'ambre, glisser ta main sur cette nuque d'adolescent et embrasser ce visage rieur. Mais l'ange s'évanouit... Le baiser était pour dire adieu.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 1 Août 2014

"Faire fille"

J'avoue que je suis un peu déstabilisé quelques fois par les réflexions que je peux entendre ici ou là. Oh je ne suis pas non plus un perdreau de l'année et ma naïveté a dépassé l'idée de croire que le féminisme a vaincu le sexisme, non. Pour dire vrai il semblerait même que l'on soit en train de régresser. J'ai même peur que certaines femmes rejettent carrément l'idée de " féminisme", heureuses sans doute de se complaire dans un rôle de femelle docile et domiciliée, à faire de bons petits plats au pauvre Jacky qui rentre si fatigué le soir, histoire de le requinquer juste avant le match de football à la télé...

Bon, moi je m'en fiche, c'est pas mon problème, je ne suis pas féministe. Je me contente juste de ne pas être sexiste, chacun sa partition. Par exemple il y a un truc que je ne ferais jamais et si un jour ça m'arrive, que la Bonne Mère me patafiole, c'est de donner du "monsieur" à une femme sous prétexte qu'elle a les cheveux courts.

Parce que même le pire des tomboys, la plus ambigue des personnes, boots, jean, blouson en cuir, lunettes d'aviateur et blondeur taillée à la tondeuse, je refuse le classement binaire qui convient si bien aux esprits rustiques. Je le sais, tout ceux ( et même celles ) qui font ça, font peut être mine de se tromper, mais la réalité ils ne cherchent qu'à exprimer leur rejet de ce qui n'est pas dans la norme. Fichue norme oui!

L'univers des "Femmes aux cheveux courts" m'a montré tellement de facettes et de diversité que c'est tout simplement injurieux d'avoir ce mode pensée et de croire encore aujourd'hui qu'il faudrait qu'une femme soit obligée d'avoir les cheveux longs, juste pour "faire fille"... Et pourquoi pas une étiquette cousue sur ses fringues. Nonmého!

Photo: Tyler Moonla

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 30 Juillet 2014

Effet secondaire

Personne n'y échappe, inutile d'essayer. C'est le premier geste, celui auquel on pense depuis longtemps et que l'on fait machinalement avant de réaliser qu'il faut le savourer comme une délicatesse.

Lorsque c'est la toute première fois, il y a de l'impatience dans le geste, de l'étonnement, de l'exploration. On tente de "voir" avec le bout de ses doigts, on va, on vient, on repasse encore et encore sur ces quelques centimétres carré ciselés avec précision, tondus avec minutie comme un gazon précieux. La sensation surprend, amuse, excite. L'impression de cette nuque sans fin, allongée, sculptée et enfin exposée aux regards.

Lorsque que le pli est pris, le plaisir n'en est pas moins subtil. On retrouve avec gourmandise ce picoti au bout des doigts qui montent à rebrousse dans les cheveux taillés. On palpe, on jauge, pour mesurer la bonne longueur. Le baromètre est interne. On laisse volontiers la main trainer sur le cou dénudé, sorte de plasir intime, tout en imaginant que son âme soeur, connaissant le pouvoir magique de l'endroit, saura immanquablement faire vibrer cette corde soigneusement tendue.

Photo Ella Webb

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 29 Juillet 2014

Barbière de cette ville

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours l'impression que les choses que je remarque et qui se répètent sont de vraies tendances. Je me trompe certainement, parce qu'en réalité c'est mon oeil focalisé sur le sujet qui me donne ce sentiment... mais tout de même.

Ainsi, il ne m'a pas échappé, que bon nombre de jeunes femmes ont pris l'habitude de se faire couper les cheveux dans les salons "pour hommes". Question d'ambiance, de temps ou d'argent économisé, de goût et d'envie, cela semble être une réalité.

Il en est une autre, c'est l'engouement de certaines pour investir ces clubs de gentlemen non plus comme clientes mais comme coiffeuses. Régine qui partage le salon très "vintage" avec Gilles mon coiffeur est mon meilleurs exemple, mais pourtant l'impression m'est venue une fois encore de l'Ouest.

Barbière de cette ville

Ainsi Lucia à Londres, accumule les jobs pour payer sa scolarité à la London School of Barbering. Le projet lui tient tant à coeur, qu'elle en appelle aux dons sur son Tumblr

Aux Etats Unis aussi bien sûr où les traditionnels Barbershops sont dans la tendance et où il n'est pas rare de trouver des coiffeuses.

Barbière de cette villeBarbière de cette ville
Barbière de cette villeBarbière de cette ville

Bref! J'en suis encore à me demander si tout ça n'est pas un nouveau courant de société...

Photos:

en haut: Blind Barber NYC

au milieu: Lucia - Instagram

en bas: The Corner Barber NYC, Meg Allen Studio, Manetamed NYC

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 28 Juillet 2014

Voyage

Par je ne sais quel sortilège elle était parvenue à obtenir cette image d'elle presque parfaite où chaque détail vous emportait aux confins de l'Orient et de ses mystères. Ses lèvres rouge sang avaient des reflets fuchia comme les tuniques de soie du Laos et elle avait le regard compassé des congaï du temps ancien.

Ses cheveux noirs captaient chaque éclat de lumière comme une laque chinoise et sa coiffure semblait façonnée par un maître de cet art. Elle était à la fois enfant et samouraï sous ce casque de jais qui laissait à peine voir le lobe de ses oreilles, comme une protection guerrière. A l'inverse, sa nuque de geisha était nue, taillée avec minutie, comme une invitation, dégradé en un velours d'astrakan qui serait bien trop court pour friser... Et sa peau de jade pur avait le parfum suave d'une colline de théiers trempée par les brumes du Yunnan...

Photo: Wang Xiao

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 27 Juillet 2014

Ce n'est pas la première fois que je suis séduit par l'ambiance des vidéos de la marque.

Et puis Boo George c'est une référence...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 26 Juillet 2014

Frida joue avec les mots

Dans ce trio improbable que nous formions depuis quelques années, je ne me lassais pas d'admirer les qualités de mes partenaires, essentiellement dans le domaine érotico-sensuel, chacune dans son registre.

Chez Laora c'était évident, la jeune et belle transalpine respirait la sensualité et avec son naturel spontané, elle avait depuis longtemps jeté tous les tabous aux orties.

Chez Frida c'était bien sûr plus subtil. Notre doctorin intellectualisait facilement son érotisme, mais sa rigueur scientifique et son tempérament prussien faisait toujours mouche. Comme si elle calculait avec précision le poids des mots qu'elle utilisait pour déclancher toutes les alarmes de notre libido.

Il suffisait d'un geste distrait, une main qui venait fourrager dans les cheveux, sur le front ou la nuque et un tout aussi distrait : " Dis donc tu as les cheveux longs darling. Quand est-ce que tu vas te faire tondre? " pour que nos esprits s'échauffent. Elle aimait employer des mots crus, presque violents, qui laissaient imaginer des situations extrêmes qui exagèraient toujours la réalité et finissaient par nous exciter la brune et moi autant qu'elle même.

Tant et si bien que tout cela finissait généralement en des ébats pour le moins... ébouriffants.

Photo: Leilei Ma

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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