Publié le 25 Août 2014

Laora s'attaque aux statistiques

Ce matin là, je ressentais les prémices d'une crise existentielle comme celle que j'ai parfois en me penchant sur la vie de mes contemporains et la marche du monde. Dans ce cas là, je me traine jusqu'au divan de ma psy de Bavière qui tente alors de me convaincre que je ne suis pas un extraterrestre, mais Laora se mis en travers de ma route. Elle sautillait, à poil dans le salon, devant son ordinateur portable et me pressait pour que, toute affaire cessante, je lise un article qui titrait: Les lesbiennes ont plus d'orgasmes que les femmes hétérosexuelles.

Pour intéressant qu'il soit, l'article n'éveilla pas un enthousiasme de folie en moi, ce qui parut contrarier ma chevrette des Abruzzes.

Laora "- Ma enfin c'est esstrardinaire no? Tou t'es rend compte qué nous on vit la piou bella vita qué les autres? Bon la Frida et moi bien sour c'est normal pouisqu'on est les deux pédées no?...

Moi - ... on dit pas pédé pour les femmes...

Laora - ... ma on s'en fiche ça! Et c'est vrai à chaque fois presque on meurt de l'orgasme elle et moi. Ma le meilleur c'est qué avec toi darling c'est presque aussi bon tellement tu es pédé aussi...

Moi - Ah non! Lesbien, je suis lesbien, ce n'est pas vraiment pareil...

Laora - Ma c'est qu'est ce qué jé dis tou es la lesbienne presque comme nous. Jé sais pas comment tou fais, ma c'est presque aussi bon...

Moi - C'est peut être parce que je ne confond pas sexualité et reproduction, voilà tout.

Photo: Angie Hill & Catherine Bailey par David Bailey ( 1986 )

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 24 Août 2014

Ce ne sont que des cheveux...

Non s'il te plait ne dis rien... Je vois ton regard et même sans te connaitre je sais déjà ce que tu vas dire.... Mais ne le dis pas, s'il te plait.

Pas d'inquiétudes, ce ne sont que des cheveux, cela repousse.

Non je ne suis pas malade et si je l'étais quelle différence cela ferait-il? Ce qui te choque c'est que je me montre ainsi, pas vrai?

Non je ne suis pas embrigadée dans je ne sais quel mouvement extrêmiste, ni dans aucune religion sectaire. Bref! Ma santé, physique et psychique, va bien. Peut être même mieux. Je me sens moi même, plutôt fière d'ailleurs... De voir tous ces regards, comme le tien, m'effraie un peu, mais ça va aller, si tu ne dis rien.

Je vois des sourires d'hier qui me tournent le dos aujourd'hui, sans doute parce que ces sourires s'adressaient à mon image et non pas à moi. Aujourd'hui ceux qui me sourient le font à mon âme. Je n'ai pas changé et pourtant tout a changé.

Tu n'imagines pas comme être libérée des conventions fait du bien, tu devrais essayer. Mais surtout ne dis rien, tu n'en as pas le droit.

Photo: Tumblr

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Publié le 23 Août 2014

"Elle va nous manquer, hein?"

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Publié le 23 Août 2014

Brûlante blessure

Le tendre et dangereux
visage de l'amour
m'est apparu un soir
après un trop long jour
C'était peut-être un archer
avec son arc
ou bien un musicien
avec sa harpe
Je ne sais plus
Je ne sais rien
Tout ce que je sais
c'est qu'il m'a blessée
peut-être avec une flèche
peut-être avec une chanson
Tout ce que je sais
c'est qu'il m'a blessée
blessée au coeur
et pour toujours
Brûlante trop brûlante
blessure de l'amour.

"Le tendre et dangereux visage de l'amour" J. Prévert

Photo: Galerie Verdeau

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Publié dans #Tendresses, #Divers & variés

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Publié le 22 Août 2014

"J'parle pas aux cons, ça les instruit"*

Je crois que je pourrais m'exprimer sur ce blog jusqu'à la fin de mes jours, cela n'y changerait rien, la largeur d'esprit n'est pas la même pour tout le monde, il faut se faire une raison.

Parce que finalement, le seul problème que peut rencontrer une femme qui décide d'avoir les cheveux courts et de les couper de la manière qui lui plait, ce sont les autres.

Les autres qui s'autorisent tout, les regards réprobateurs, les réflexions stupides, les allusions mesquines, les mots blessants, j'en passe...

A quoi ça tient, je n'en sais rien. Un manque d'éducation? Une intelligence défaillante? Les deux sans doute! Toutes ces choses qui font que le cerveau manque de s'épanouir et reste à l'état de bourgeon juste capable des fonctions vitales...

Je dis ça... Je ne devrais pas en réalité. Moi je ne suis qu'un amoureux des femmes aux cheveux courts, je me contente de mon plaisir et d'admirer l'effet produit par l'envie d'être soi même et la faculté de séduire sans artifice.

Mais n'empêche! Je compatis

Photo: Dennis Rethers

* citation de M. Audiard

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Publié le 21 Août 2014

Marque déposée

C'est comme une empreinte digitale, un détail immanquable qui fait que même si l'on ne se rappelle jamais du nom on sait parfaitement de qui l'on parle. Oh bien sûr cela ne se fait comme ça, d'un claquement de doigts, il faut de la persévérence comme en tout. Parmi les gens qui aspirent à être connus, c'est toujours important d'avoir une image comme une marque de fabrique. Cela pourrait être un accessoire, un style de vêtement, une expression... C'est souvent la coupe de cheveux.

La coupe au carré très courte et très graphique fait tout de suite penser à Louise Brooks, le blond péroxydé à Jean Harlow ou Marilyn Monroe, la boule à zéro c'est forcément Sinead O'Connor...

Il suffit quelques fois de pas grand chose pour qu'un visage sorte du lot, qu'une personnalité soit remarquée. Après c'est une autre alchimie qui fait la célébrité et parfois cette marque reste, comme un fétiche.

Dans le monde éphémère de la beauté on oublie tout plus facilement... Qui se rappelle qu'il y a 10 ans Alice Dellal inventait le côté rasé que l'on voit un peu trop chez les femmes aux cheveux longs? Qui se souvient du dragon tatoué sur le crâne d'Eve Salvail? Mais qu'importe, le temps de la jeunesse et de la beauté elles auront imposé leur marque (non) déposée.

Modèle: Sara Cumming

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Publié le 20 Août 2014

La chevelure de l'ange

C'est une clause du contrat et même si l'ange traine sa silhouette androgyne depuis longtemps parmi les humains, il sait qu'il ne doit pas y déroger. Ce n'est pourtant pas l'envie qui lui manque, c'est même parfois tenace...

Alors il s'invente un style, pas court, mais pas très long, une frange au ras des yeux, un carré flou qui enveloppe son visage sans qu'on puisse déterminer jamais son genre. Les anges n'ont pas de sexe, tout le monde sait cela. Couper ses cheveux trop courts lui donnerait une allure de garçon et les avoir trop longs la ferait trop fille...

Pourtant elle se dit qu'avec ce visage personne ne peut se tromper, ses lèvres si bien dessinées et si pulpeuses, son regard noisette dans ses yeux en amande... Au diable les contrats elle rêve de cheveux courts, de sentir la brise caresser ses oreilles... Mais il ne peut pas. Elle a bien un subterfuge, des fois elle soulève ses cheveux, en fait une queue un peu haute ou un chignon et laisse la tondeuse raser soigneusement sa nuque. Ça lui donne des frissons, elle a le sentiment de gouter un fruit défendu et lorsque ses cheveux retombent, comme un rideau sur la scène, ni vu ni connu, il est toujours l'ange androgyne, celui qui fait rêver et celle qu'on admire mais dont personne jamais ne peut déterminer le genre ni le sexe.

Modèle: Freja Beha Erichsen

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Publié le 19 Août 2014

Battle de genre

Je n'arrive jamais à voir à travers l'image d'une femme aux cheveux courts, l'expression d'une quelconque revendication. Pour moi les choses sont limpides, féminité et virilité ne sont pas une question de longueur de cheveux, mais une attitude, une mentalité, une qualité intrinsèque.

Une fois que j'ai dit ça, je suis bien obligé d'admettre que parfois, indirectement, il y a un enjeu et qu'aujourd'hui encore, malgré tout, les cheveux courts envoient un signal.

D'abord un signe d'indépendance affichant la liberté prise avec les dogmes et la représentation communément admise de la séduction féminine. Certains, trop facilement et trop rapidement interprétent cela comme un refus de séduire alors que moi j'y vois plutôt une séduction sans artifices, une séduction naturelle, authentique.

Mais dans l'éternel combat, légitime, qui oppose les femmes aux hommes, pour l'élémentaire respect de l'égalité, il faut bien admettre que parfois les cheveux courts aident à "gommer" le genre. Certaines y trouvent plus de crédibilité, d'autre une mise sur un pied d'égalité... les motivations parfois sont obscures.

Et puis cheveux courts ne signifie pas forcément coupe masculine. Mais là aussi les genres se mélangent....

Mon prisme qui déforme tout, lui ne voit qu'une femme assurée de son pouvoir de séduction et de sa féminité, quelle que soit la manière dont elle coupe ses cheveux.

Photo: Franck Apostolopoulos

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Publié le 18 Août 2014

De mauvaises excuses

Quand on se cherche des excuses ce n'est jamais très difficile d'en trouver et de se convaincre que fatalement tout cela n'est pas pour nous.... Je dis ça parce que j'en entend parfois, dire qu'il n'y a ici que de jolies femmes, un peu ( beaucoup ) triées sur le volet, toutes jeunes et parfaites... D'autres encore pourraient penser que je ne m'adresse qu'aux 18-25 ans ( elles représentent 35% des lectrices ) qui ont encore l'âge de toutes les audaces... Ttttttttt!

Esperança est sans doute le plus bel exemple que je puisse invoquer pour démentir toutes ces idées. Certes, elle est jeune et belle MAIS c'est une femme active, mariée et mère de trois jeunes garçons. Autrement dit, un statut qui aux yeux de beaucoup de gens laisse peu de place à la fantaisie. Mais il ne s'agit pas d'excentriité. Esperança est une cheffe de tribu, une Lagertha catalane, courageuse et combative et les cheveux courts dit-elle lui donnent cette force et cette détermination. C'est pour ça qu'elle a cette coupe de jarl Viking avec la complicité de son mari qui chaque semaine manie pour elle la tondeuse.

Comme quoi, on peut dire ce qu'on veut, quand on est déterminé à être vraiment soi même, y a vraiment rien qui empêche...

De mauvaises excusesDe mauvaises excuses

Esperança Urdeix: Sur FB et sur Instgram

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 16 Août 2014

Urgence

Bien sûr c'est étrange, tellement qu'elle même ne parvient pas à mettre des mots sur ce qu'elle ressent. Mais c'est là, cette envie qui devient besoin, ce désir impérieux... Un peu comme une droguée, imagine-t-elle, qui craint à l'avance le manque... Sauf qu'il n'y a là que du plaisir. Un plaisir dont elle aurait presque honte, c'est pour ça qu'elle n'en parle à personne.

Ses mains fourragent dans sa chevelure, ses doigts experts évaluent chaque centimètre, glissent à travers les volumes, s'agrippent aux mèches qu'elle sent définitivement trop longues. Hors de toute raison elle a envie de les faire couper, maintenant, tout de suite, retrouver les sensations délicieuses des cheveux presque tondus, l'air qui caresse ses oreilles autour desquelles le cliquetis des ciseaux déchire fébrilement la soie de ses cheveux. Elle perçoit tous ces bruits un peu barbares et sens le rouge qui gagne ses joues. Cette chaleur, douce et intime qui monte de son ventre... comment l'expliquer?

L'attente serait comme une torture, un plaisir que l'on fait durer à l'extrême, mais il faut se contenir, paraître naturelle, jusqu'à la délivrance. Elle ne sait pas si le coiffeur est complice, mais lorsqu'arrive la caresse métallique de la tondeuse sur sa nuque elle sent une communion d'esprit avec cet homme qui sait si bien assouvir son désir... Saura-t-il jamais l'intensité du plaisir qu'il vient de lui procurer?

Libérée de sa pulsion, elle caresse à son tour cette nuque presque rasée, se sourit à elle même, admire ses jolies oreilles si bien dégagées et allume une cigarette qui a le goût de celle que l'on fume après l'amour.

Modèle: Saskia de Brauw

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Rédigé par jeaneg

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