Publié le 10 Mars 2019

Photo: Krissmaeva

Photo: Krissmaeva

C'est un début de soirée "presque" comme les autres. Enfin un samedi soir tout de même. A 19h il y a quelques clients à peine, sirotant leur boisson. L'établissement semble vide, mais un détail pourtant, indique que cela ne va pas durer. Au fond du bar, sur une mezzanine, éclairé par un spot puissant, il y a un authentique fauteuil de barbier. Beau et inquiétant... Une mise en scène intrigante, excitante pour certain.e.s, effrayante pour d'autres...

C'est une soirée dédiée aux femmes aux cheveux courts. Un rendez vous presque familier dans la grande ville du Sud. Bientôt, dans ce bar qui semble vide, on ne pourra que difficilement circuler à travers les client.e.s venu.e.s boire et danser aux sons de Sin'Dee la DJ qui joue sa musique depuis plusieurs éditions déjà.  

Petit à petit, l'espace se rempli, des amies arrivent, des inconnues aussi mais l'on voit bien à leur allure qu'elles ne sont pas là par hasard.

Et le show commence! Dans la lumière crue, la première s'installe, prête à abandonner sa chevelure aux mains habiles de Régine, la coiffeuse. Les visages se tournent, les regards se focalisent. On discute toujours entre potes, on sirote sa bière distraitement mais tout le monde mate le spectacle. Personne ne parait insensible à l'attraction, comme fasciné par l'audace de ses jeunes femmes qui entre en scène, curieux de suivre la transformation, friand d'image, de postures, d'attitudes. C'est un show, rythmé par les tubes 80's déversés par les haut-parleurs. Les nuques se dénudent, les tours d'oreilles palissent, dans le faisceau de lumière les petits cheveux flottent dans l'atmosphère.

Il y a des sourires, des embrassades, des discussions autour des désirs des unes, des conseils des autres, des encouragements, des moments de réflexion avant de se lancer, courageusement. Les filles s'approchent, se rapprochent, comme pour prendre leur tour et oser enfin cette coupe folle. 

Jusque tard dans la nuit, l'ambiance s'échauffe, des mains caressent des nuques, déjà ou pas encore rasées. On se montre. Et puis on se rencontre aussi, on découvre celle qu'on ne voyait qu'à travers les réseaux sociaux, on discute, on s'étonne, c'est une fête de femmes aux cheveux courts, mais tout le monde participe.

Et puis arrive l'heure fatidique où il faut se quitter, toujours trop tôt et on se promet de venir la prochaine fois, parce que c'était trop bien...

Fais ton show!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 8 Mars 2019

Ce petit garçon a eu de la chance de grandir dans une famille aimante et attentive. Il a eu l'image d'une mère tendre et délicieuse, forte et déterminée, douce et bienveillante. Une femme qui trimait dur, du matin au soir, dans sa maison pour que ses enfants s'imaginent toujours au jardin d'Eden.

Ce petit garçon qui ne voulait plus aller chez le coiffeur de son papa, c'est elle qui l'a amadoué, rassuré, cajolé pour finalement le convaincre de se laisser faire par sa coiffeuse à elle et finalement, inconsciemment, faire de lui un petit être sans genre durant un certain temps...

Il lui en est resté un respect incommensurable pour les femmes en général, ce qui n'a pas fait de lui un homme exceptionnel, juste normal, qui se demande souvent comment on a pu en arriver là et priver la moitié de l'humanité de certains droits dont lui a pu jouir naturellement, sans rien demander. Un homme qui méprise plus que tout les autres hommes qui sont assez lâches pour lever la main sur elles et qui vivent dans la crainte de les voir un jour au même rang qu'eux. Un homme qui a compris à quel point les religions ont su diaboliser les femmes pour mieux les asservir et à quel point certaines femmes elles mêmes sont les ennemies d'autres femmes qui ne demandent rien de plus que du respect...

Alors, si tous les petits garçons apprenaient ce qu'ils doivent aux femmes, peut être qu'on aurait pas besoin d'une journée pour les droits des femmes...

8mars info

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Mars 2019

Si vis pacem, parabellum*

Bien sûr les choses ont changées depuis l'époque où je trainais moi même dans ce milieu, mais durant longtemps, les femmes qui voulaient se mêler de choses militaires étaient considérées avec beaucoup de condescendance et cantonnées dans des rôles que l'Institution considérait comme adéquat à leur qualité de femme. Heureusement tout cela évolu et aujourd'hui, on peut dire qu'il y a peu de rôles qu'elles ne puissent remplir si elles en ont la volonté. Cependant il restera toujours des vieilles badernes qui dans le concept femme-militaire ne voient encore que le mot femme. Et ces gens là, eu égard à leur ancienneté, se trouvent souvent en haut de la hiérarchie.

Ainsi figurez vous que l'Institution a toujours redouté que les femmes s'identifient trop à leur confrères masculins dans ce métier qui n'est tout de même rien de moins que faire la guerre. S'offrant l'atout de caractères différents, d'intelligence et d'intuition, de management et pragmatisme dont les hommes ne sont pas toujours équipés, elle a voulu néanmoins leur conserver à tout prix une image "attractive" et une féminité visible. Et donc, depuis toujours "on" a voulu que les femmes militaires conservent leurs cheveux longs, que bien sûr durant les heures de service, elles devaient attacher serrés dans un horrible chignon en forme de beignet, bien placé à peine en deçà du vertex et qui tirait mieux leurs traits que n'importe quel botox. Les plus déterminées qui avaient du mal à considérer qu'on puisse faire ce métier en chignon, étaient plutôt mal vues si elles adoptaient les cheveux courts à la manière des hommes.

Heureusement, en cela comme en tout, les choses avancent. Doucement, d'accord, mais ça avance. Ainsi il n'est plus du tout ni rare, ni suspect de voir sous l'uniforme, hommes et femmes avec la même coupe de cheveux, ce qui, à mon sens, confère tout de suite  un côté plus professionnel, qu'une queue de cheval ou une mèche savamment lissée en travers du visage. Déjà!

Parce que dans ce métier, il y a forcément un moment où il faut être absolument authentique. Laisser de côté l'artifice et le superficiel car l'enjeu est bien supérieur à tout ce que l'on imagine, une clause du contrat qu'il faut avoir toujours à l'esprit, souvent occultée par le sport et l'effort, la camaraderie et le fun, les voyages même... c'est qu'au bout du fusil il n'y aura pas toujours du carton et que la mort fait partie du bagage. 

Alors ça me fait plaisir à moi, de voir que les soldats d'aujourd'hui s'intéressent moins à distinguer les genres qu'à être efficaces pour préserver la paix en préparant la guerre.

 

Photos Instagram avec Opal Haziza @_opalhaziza, Brianna Tyler @briannatylerfit et Ellie @elliedcb

* "Si vis Pacem, Parabellum" citation latine signifiant: si tu veux la Paix, prépare la Guerre

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Mars 2019

Beli Klein

Beli Klein

Ce serait de la folie de dire qu'on sera toujours ainsi ou toujours comme ça. Le changement est presque un besoin vital, un remède à la sclérose, au vieillissement et à l'usure du temps. Mais quelques fois cela s'oppose à une forme de fidélité. Dilemme! Est-ce que pour rester fidèle à son image, à son entourage, on doit malgré tout conserver sa longue chevelure d'adolescente? Est-ce que par fidélité, à son image, son entourage ou son coiffeur, on doit finalement continuer à se couper les cheveux, toujours, toute sa vie...? Eh bien non bien sûr. Le mot d'ordre, toujours et tout le temps reste "Être soi même!" 

Alors voilà, il y en a, on le sait à présent, qui sont depuis toujours et pour toujours, des femmes aux cheveux courts, même si durant une période de leur vie elles n'ont pas pu l'exprimer comme elles l'auraient voulu. Elles aussi aspirent au changement, de temps en temps. Et ça se traduit de plein de manières en réalité. La couleur, bien sûr. Mais aussi, parce que lorsqu'ils sont très courts, chaque millimètre compte, des différences de longueurs, oh à peine, mais parfois cela suffit. Et puis il y a une certaine malice à laisser passer un mois, ou deux, alors que l'habitude est de les couper chaque mois, pour enfin y retourner et avoir davantage de cheveux à couper, un peu comme lorsqu'on met son réveil un dimanche matin pour avoir le plaisir de se rendormir après qu'il ait sonné... 

Certaines changent de coiffeur, fréquemment, pour se mettre en danger et avoir ce noeud dans l'estomac, comme si c'était la première fois... D'autres enfin ne prennent même pas le temps de l'habitude, passant de la coupe au bol à la boule à zéro, puis au style skinfade, puis pixie et ainsi de suite... Bref! Rien n'est gravé dans le marbre et chacun.e fait ce qui lui plait.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 1 Mars 2019

Photo: Inna @inna_roo_

Photo: Inna @inna_roo_

Est-ce qu'on a jamais vu un salon de coiffure refuser un homme? On peut se poser la question. Evidemment, de nos jour, il n'existe plus de salon exclusivement "pour dames". Tous sont "mixte". Est-ce que cela voudrait dire que la résurgence des salons "pour hommes" est un sursaut de masculinité maltraitée, une revanche en quelque sorte sur une société qui voudrait accorder plus d'importance aux femmes? Allez savoir...

Toujours est-il qu'on a jamais vu un homme se faire refouler d'un salon sous prétexte qu'il est un homme et que le salon voudrait se réserver une clientèle exclusivement féminine. Ça n'existe pas! Et on ne peut pas en dire autant d'une situation inverse. Les exemples ne manquent pas et presque toutes les femmes aux cheveux courts seraient capables d'en citer un.  

Evidemment toutes ne sont pas exposées à ce genre de discrimination. Cela ne concerne qu'une partie d'entre elles qui ont l'habitude des cheveux très courts, un style qui entre parfaitement dans le domaine de compétence d'un coiffeur pour hommes. Celles dont la coupe réclame un entretien mensuel, celles qui se moquent un peu du café Clooney, des magazines et du soin à l'huile de jojoba, celles qui aiment venir, faire couper leurs cheveux et repartir en 1/4 d'heure ou 20mn chrono sans se sentir obligées de faire la conversation, celles qui ne recherchent que l'expertise d'un dégradé, fait aux ciseaux ou à la tondeuse et le juste prix de cette compétence.

Eh bien celles là sont en butte à un ostracisme de barbiers hipsters qui refusent catégoriquement de voir sur leur fauteuil une femme qui aurait malgré tout la nuque aussi pâle que leur dernier client à peine talqué. Mais! Que ceux-là veuillent à tout crin réserver leur espace à l'Homme dans toute sa masculinité, soit. Mais alors pourquoi y employer des coiffeuses? Hein, vous la voyez là, l'incohérence...? 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 26 Février 2019

Nathalie Ritzema

Nathalie Ritzema

Tous les rêveurs font ça. Tous les rêveurs, ou tous les génies, parfois ce sont les mêmes. Une seule incantation et vous voilà à la poursuite d'une idée, qui si vous n'y faites pas trop gaffe, vous embarque dans un monde meilleur.

Et si...?

Et si on supprimait le genre? Plus de masculin ni de féminin, juste de l'humain, aucune différenciation entre homme et femme sinon le sexe. Humm? Bon alors oui, certaines vont me dirent: " ben attend Einstein, ça fait un moment qu'on est dessus déjà, on t'a pas attendu". Certes... Enfin, certaines jouent de l'ambiguïté d'un corps et d'un esprit plus fluide que les autres, nageant souvent à contre courant et perçues comme des anomalies. Non! Imaginons qu'universellement le genre soit aboli et toute tentative d'hégémonie d'un sexe sur l'autre fermement réprimé. Du coup, forcément on parvient tout de suite à plus d'égalité. Mais une égalité de ouf! Un truc encore jamais vu, même pas au jardin d'Eden où on a fait croire à Adam qu'il était créé par Dieu alors qu'Eve se contentait d'être née d'une de ses côtelettes. 

Et mine de rien, ça ferait un paquet de questions existentielles qui passeraient de facto à la trappe. Imagine! Le désir et l'attirance ne seraient guidés que par l'intelligence et l'esthétique. Rien que ça... ça ouvre des perspectives abyssales. Et question fringues ou coupe de cheveux, pareil. Plus de plus-values sur le sexe, de taxe rose. Les mecs qui portent des robes, comme Billy Porter ( à la cérémonie des Oscars ) en paient le prix, parce que c'est plus de boulot, de tissu, de temps... Les femmes qui se coupent les cheveux à la tondeuse et qui n'y passent qu'un quart d'heure deux fois par mois, ne paient pas plus que le prix du savoir faire de leur coiffeur et le temps qu'il leur consacre. Et on ne se pose plus de questions pour savoir si c'est normal ou pas. C'est ainsi!

Sans compter que, comme ce serait presque la norme, plus personne ne ferait ch... les androgynes ou simplement les femmes aux cheveux courts dans la rue ou aux repas de famille à propos de leur allure. On pourrait même dire que cette abolition du genre sauverait certainement la planète...

Ça m'fait rêver...   

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 24 Février 2019

Nathalie Ritzema

Nathalie Ritzema

Parfois le doute m'étreint. Mais fort, à m'en faire mal. Tous mes rouages se bloquent, la mécanique se grippe et mon cerveau ne fonctionne plus. Alors l'espace d'un moment je suis incapable de comprendre le monde qui m'entoure. Malgré tout mon savoir sur la question, acquit avec le temps depuis que j'écris ici, à chaque fois que je suis confronté à l'attitude ou aux réflexions d'un homme sexiste et persuadé de sa supériorité faisant une remarque à une femme aux cheveux courts, suggérant qu'elle n'aurait pas le droit de faire ce qu'elle fait, je reste un instant sans voix. Après, bien sûr je peux faire confiance à la femme en question pour avoir la meilleure répartie et d'un bras d'honneur verbal clouer le bec au macho. Mais voilà, je suis énervé, agacé, exaspéré par l'intolérable assurance de l'homme persuadé d'être encore le maître de toutes choses dans son environnement. Et surtout je lui en veux de m'éclabousser de sa consternante stupidité qui pourrait faire de moi, aux yeux des autres, un homme ordinaire qui lui serait semblable. J'ai déjà entendu cela. On me l'a dit, sous prétexte que je suis un mâle-blanc-hétéro-cis, je suis forcément suspect d'être comme tous ces connards, un "privilégié". Et rien n'y fera pour, définitivement, m'absoudre de la connerie de ces hommes là. Il me faudra toujours et pour toujours donner des gages...

Et c'est la même chose lorsque je suis confronté à l'homophobie, au racisme et à n'importe quelle discrimination. Mais ce qui m'intéresse ici bien sûr ce sont les femmes aux cheveux courts, qui d'ailleurs peuvent être aussi victimes de toutes les autres intolérances. Comme cette façon qu'ont les autres, hommes et femmes d'ailleurs, de reprocher une coupe "trop courte" ou "trop masculine", comme si, une fois encore, la femme n'avait pas le droit de surmonter ce tabou en s'appropriant une nouvelle forme de féminité. Qu'il se trouve quelqu'un pour faire une remarque sur la nuque rasée ou les oreilles dégagées d'une amie ou d'une inconnue et je suis instantanément bouche bée, tellement sidéré par ce comportement intolérable. Je me demande alors comment il est possible, aujourd'hui au début du XXIème siècle, de ne pas considérer l'humain, comme tel et d'en être encore à faire du classement entre hommes et femmes, les uns persuadés d'être supérieurs aux autres.

"Hélas, je n'ai aucun message d'espoir. est-ce qu'à la place deux messages de désespoir vous conviendraient?"  W. Allen

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 19 Février 2019

Le "rebeu" ne dort jamais

On le connaissait au fond de son épicerie, genre bazar de quartier, toujours jovial, capable de vous vendre un paquet de pâtes ou des piles pour votre télécommande en pleine nuit ou un dimanche soir à 20h. Jocker imparable et atout maître dans le jeu des citadins imprévoyants.

Et puis voilà qu'on le découvre aussi, tranquille sur son fauteuil confortable, sous le néon de son minuscule salon de coiffure, le dimanche soir, prêt à recevoir celui ou en l'occurence celle qui subitement ce soir là ne résiste plus à l'envie de mettre sa coupe à jour. Il y a des urgences comme ça. Un rendez-vous soudain pour le lendemain, ou un chagrin de déception et l'idée que cette coupe va vous regonfler le moral et vous rendre invincible, parce que souvent ça marche.

Pontoise, dimanche 18h. Anaïs à les nerfs. Il y a toujours plein de raisons pour avoir les nerfs. Alors subitement l'envie lui vient de se faire couper les cheveux, une bonne coupe, bien rasée, comme elle aime. Elle a besoin de sentir le vent sur sa nuque, de retrouver sa tête d'androgyne conquérante. Elle part au hasard dans les rues de la ville. Ce petit salon qu'elle avait repéré. La lumière est allumée. Elle pousse la porte, comme si le coiffeur l'attendait. Elle s'installe. C'est tout juste si elle a besoin d'exprimer ce qu'elle désire, comme si cela se voyait. Le bruit de la tondeuse brouille les mauvaises pensées, parasite la mauvaise humeur de toute l'heure... Avec habileté le coiffeur, taille, tond, rase et à peine un quart d'heure plus tard, la jeune femme retrouve avec cette tête familière, le moral qui avait failli lui manquer.

Adieu le blues du dimanche soir, la fin de weekend morose, grisâtre et déprimante. Le rebeu ne dort jamais!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Février 2019

Tout le monde l'a vu

A moins de débarquer de la Lune, tout le monde, ou presque,  a vu la série La Casa de Papel sur Netflix... Oh ben oui! Et donc, tout le monde, ou presque, est tombé sous le charme de Ursula Corbero, alias Tokyo, délinquante de haut vol ( c'est le cas de le dire ), combinaison rouge et masque de Dali sur une frange effrontée et juvénile, à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession, ou presque.

Et cette chevelure brune... coupée au carré... avec la frange bien droite... et le lacet autour du cou... non? Ça ne vous dit rien?. La fille badass, qui manie les armes à feu comme une "professionnel.le"... non? Toujours pas?

Mais si aller! Tout le monde se rappelle de Mathilda, la fillette qui après avoir vu toute sa famille massacrée par un flic ripoux, se réfugie auprès de Léon, le tueur professionnel bien brut de décoffrage, qui va lui apprendre les rudiments du métier et tomber sous son charme.

 

 

 

 

 

 

 

Ben voilà! Tokyo sans aucun doute est la petite Mathilda devenue grande. Plus voleuse que tueuse, mais le modèle est le même, jusqu'à la ressemblance physique. Hasard? ...Je n'crois pas non!

 

 

 

 

 

D'ailleurs il a bien fallu à l'actrice un changement presque "radical" pour sortir de cette incarnation...

Tout le monde l'a vuTout le monde l'a vu

Ah vous aviez rien remarqué?

Bon ben voilà.

Merci qui?

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 15 Février 2019

L'enquête - Un portrait de Clara

Au commencement, il y a Clara, une jeune femme, bien dans son époque, musicienne, cavalière intrépide, bien décidée à apprendre le cinéma. En somme, que des trucs de passion. Clara a les cheveux longs, mais pense depuis longtemps à les couper. Une idée comme ça, qui fait son chemin. Jusqu'à ce moment où, pour  être admise au concours d'entrée d'une école fameuse, on lui demande de réaliser un dossier. Son sujet est tout trouvé: La coupe de cheveux est-elle un attribut de genre? Elle se lance alors dans une enquête approfondie, à la rencontre des Femmes Aux Cheveux Courts... 

L'enquête - Un portrait de ClaraL'enquête - Un portrait de Clara

"... Afin de mieux comprendre ce désir, mais aussi d’en cerner tous les enjeux, j’ai pensé rencontrer ces femmes dont l’expérience me permettrait de comprendre l’importance et la prégnance de telles normes. Comment les jeunes femmes occidentales d’aujourd’hui utilisent-elles un symbole aussi puissant de féminité qu’est la coiffure pour parler d’elles ? Comment et pourquoi se libèrent-elles de cette règle historique du genre pour affirmer quelque part, une nouvelle façon d’être femme ?"

Mais on ne pénètre pas impunément le monde des FACC sans y laisser quelques plumes cheveux. Les rencontres, les témoignages, les heures passées dans un salon de coiffure pour comprendre les motivations  et l'état d'esprit des femmes, jeunes ou moins jeunes, féminines, androgynes, garçonnes, tout cela entraine Clara sur une pente irrémédiable. Un jour, elle n'y tient plus et se coupe elle même les cheveux. Erreur de débutante direz vous? Pas vraiment et son argument est plutôt valable...

"... Je suis allée prendre rendez-vous chez le coiffeur pour mardi. Je vais devoir mettre en place une sorte de protocole de préparation, pour donner à cet acte tout ce dont je voudrais le charger. C’est en même temps le désir de ne pas être déçue, comme si naissait aussi le fantasme d’une libération. C’est pour cela que je choisis de me couper les cheveux moi-même dans un premier temps. Je veux ressentir cette emprise sur mon propre corps, cette modification physique pleine de sensations et d’allègement. 

C’est d’abord le bruit aigu des ciseaux qui luttent face à l’épaisseur et au nombre. Ces cheveux qui eux, répondent par un son rugueux et sourd, lancinant.  On a le souffle court parce qu’instinctivement notre corps tout entier répond au geste, il s’est calé sur le rythme du mouvement. Ce mouvement répétitif, la force qu’il faut y mettre face à la résistance des cheveux, comme un combat entre sa volonté et son corps, le temps qui a passé et que l’on balaye d’un coup de ciseaux. On est d’abord tout à son effort, essayant de couper droit, uniformément, pas trop quand même. Et moins il reste de mèches sous les lames, plus la curiosité augmente, plus le désir de voir se fait inquisiteur. Alors je me regarde dans le miroir, une fois, deux fois…"          

Et voilà! Le doigt est dans l'engrenage, plus rien à présent ne pourra résister à " l'addiction" que toutes les habituées connaissent...

La voici à peine coiffée " à la garçonne " par un coiffeur un peu fébrile, peu habitué aux cheveux très courts, que déjà elle n'a en tête qu'une chose: Les recouper, mais cette fois pour de bon, très courts!  Et c'est justement là que nous faisons connaissance. Parce que depuis le temps, quand quelqu'un s'intéresse aux cheveux courts des femmes dans ma grande ville du Sud, il finit presque toujours à la terrasse d'un bistrot en face de moi pour en parler. 

Et moi vous savez, je ne suis pas tellement du genre à empêcher les gens d'assouvir leurs envies. Clara cherchait LE coiffeur capable de couper ses cheveux vraiment courts et je l'ai aussitôt envoyée entre les mains de Régine...

L'enquête - Un portrait de ClaraL'enquête - Un portrait de Clara
L'enquête - Un portrait de ClaraL'enquête - Un portrait de Clara

Une enquête qui se termine donc en travaux pratiques. On ne pourra pas dire que l'enquêtrice ne s'est pas investie dans son travail.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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