Publié le 17 Décembre 2016

Fille à papa. Un portrait de Ninon

C'est une famille un peu compliquée, comme il y en a beaucoup de nos jours. Divorcée et recomposée, multiple et foisonnante. Pourtant Ninon a poussé comme une jolie plante, bien cultivée, enroulée autour d'un tuteur, solide et rassurant.

Enfant elle était persuadée d'être un garçon et ses cheveux longs n'y changeaient rien. Grimper aux arbres, jouer au foot... personne n'a jamais eu la mauvaise idée de lui dire que ce n'était pas trop des manières de petite fille. Son mentor, son phare, c'était son père. Avec lui elle a  appris la vie sans obstacle de genre, sans barrière de préjugés. Et si un jour la petite Ninon, en passant devant la boutique d'un coiffeur lui dit qu'elle aimerait bien avoir les cheveux courts, il la prend volontiers par la main, quelques jours plus tard, sans prévenir, pour lui faire couper les cheveux. 

L'adolescence sera pavée de bien d'obstacles, de confrontations, avec les autres, avec elle même. Il faut céder un peu et faire des compromis, jouer la fille, se chercher... se trouver.

Un jour enfin, définitivement, l'androgyne qu'elle a toujours été, coupe ses cheveux bien court. Elève brillante, elle se lance dans le cinéma, le Bac, la Fac. Elle a une assurance magnifique, peut être un début de certitude sur son genre, celle de ne pas en avoir... Et c'est bien ainsi.

Et si aujourd'hui ce père complice était encore là, il serait fier de voir la jeune femme assumer si bien son androgynie

Fille à papa. Un portrait de Ninon

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Publié le 14 Décembre 2016

Photos: Fany Meil

Photos: Fany Meil

Peut être y a-t-il ici bas une femme aux cheveux courts capable de dire que personne ne lui a jamais reproché d'avoir coupé ses cheveux? Peut être qu'elle existe vraiment, celle qui adolescente ou jeune adulte, a découvert sa vraie personnalité et s'en est trouvée encouragée par ses proches à qui elle dévoilait sa nouvelle tête? Non bien sûr, j'exagère, comme toujours. Evidemment que cela existe... enfin j'espère.

Il faut croire que l'Humain est ainsi construit, pour, selon son âge ou sa position sociale s'arroger le droit de juger et condamner quiconque s'écarterait de ses propres idées, de ses goûts et de ses couleurs. Mais c'est une chose d'être confrontée aux préjugés des "autres" et une autre, bien plus cruelle, que d'être victime de ceux de ses proches.

Je les entends ces parents qui persistent à se moquer de leur fille aux cheveux courts ou qui plus tristement témoignent de leur exaspération à la voir les couper toujours plus courts. Je les entends ces portes qui claquent, ces poings qui frappent la table, ces cris stupides. J'entends les arguments qui n'ont pas de sens, qui en appellent à ce que pourraient penser "les autres", qui tranchent sur ce qui est beau et ce qui ne l'est pas, qui parlent de féminité sans en connaître le sens...

Et là où tout au contraire elles auraient besoin d'être rassurées, confortées, épaulées par des pères aimants et des mères bienveillantes, elles se retrouvent jugées, dénigrées, moquées et rejetées, par ceux qui devraient être les derniers à le faire...

Dieu merci, comme disait l'autre, ces femmes aux cheveux courts, quelque soit leur âge, ont ce courage et cette force qui caractérisent celles qui n'ont pas peur de sortir du sentier trop battu et qui savent que leur image n'appartient qu'à elles, riant au nez de ceux qui pensent que les femmes, les vraies, doivent s'habiller en robe et laisser leurs cheveux leur battre les reins.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 13 Décembre 2016

Gurls' powa

C'est lundi. La plupart des salons de coiffure de la ville sont fermés. Tous? Non, car un petit salon résiste...

C'est un endroit qui semble figé dans le temps. Jusqu'à il y a peu, c'était "mon coiffeur", cet endroit tranquillement préservé de tout, où le monde se refait le temps d'une coupe. Et puis, petit à petit, avec l'arrivée de Régine, les choses ont changées... Les femmes sont arrivées. Une, puis deux, puis plein. Mais attention, cela ne fait pas pour autant de "mon coiffeur" un salon mixte. Du tout du tout!

Ce serait plutôt devenu un salon pour hommes... et femmes aux cheveux courts. Le petit salon vintage où les femmes peuvent se faire couper les cheveux "comme les mecs". Et ce lundi là, elles étaient en force. Il y avait Romane, de passage pour raconter sa soirée techno du weekend, Maëva, décidée à bousculer un peu son image, avec une envie irrépressible de nuque bien rasée et Ninon, la dernière arrivée, modèle androgyne de la précédente dans son projet photographique, qui découvrait Régine et le salon pour la première fois... avec bonheur.

Girls'power! Et ça tombe bien parce que le lundi Régine est seule au salon. Alors du coup, cela donne une ambiance différente, l'image d'une sorte de monde idéal, un barbershop où les habituées seraient des jeunes femmes un peu Queer, genderfluid, androgynes adeptes de lowfade et de skinfade, pour qui la taille du sabot de la tondeuse a plus d'importance que le fer à friser.

Gurls' powaGurls' powa

Ça fait du bien, parfois, de voir que tous les salons "pour hommes" ne refoulent pas les femmes aux cheveux courts. Et encore mieux, lorsque celles-ci prennent carrément le pouvoir... au moins un jour dans la semaine.

Merci à Régine, Maëva, Romane et Ninon

Photos: Jeaneg©

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Publié le 12 Décembre 2016

Annie Lennox par Ian Harrison

Annie Lennox par Ian Harrison

Le temps qui passe l'agace un peu. Il lui faut plus d'attention pour retrouver à travers ses yeux clairs son âme triomphante de trentenaire alors que son corps voudrait la convaincre qu'elle en a le double... Mais elle se fait confiance, un trait de maquillage souligne son regard et un rouge pâle ses lèvres. Le reste, ce n'est que la trace de son parcours, chaque ride un moment de sa vie. On ne se plaint pas d'avoir vécu...

Et puis elle a toujours cet enthousiasme de femme aux cheveux courts, se pliant à une routine qui lui remonte immanquablement le moral... Un peu de couleur pour donner des reflets blonds à ses cheveux blancs, une coupe fraîche qui lui fait retrouver son sourire de jeune fille, comme la première fois où elle s'est découverte enfin elle même pour se plaire définitivement.

Elle terrasse le temps en caressant sa nuque, plus douce, en balayant de quelques doigts les mèches sur son front... La voici à nouveau invincible!

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Publié dans #Tendresses

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Publié le 10 Décembre 2016

Les filles sages vont au ciel, les autres vont chez le coiffeur!

Elle ne craint pas l'oeil torve, glissé par en dessous, ni les chuchotements des bonnes gens qui se retournent volontiers à son passage. Ce monde là lui est étranger. Elle a cette fierté sans mépris que donne le plaisir d'être regardé, imaginant toujours que c'est avec bienveillance. Une fierté sans orgueil, presque malicieuse. Celle d'avoir le courage d'être elle même, sans compromis. Intouchable!

Alors elle n'a pas peur d'assumer son plaisir, ses envies, sa folie. Là où d'autres se laissent contraindre par des idées saugrenues, des préjugés et des dogmes stupides, elle se délecte de sa nuque tondue, de son bol de mèches blondes, de ses tempes rasées et de l'ambiguïté parfois que cela lui offre. 

Elle a la promesse d'être unique, peut être enviée ou jalousée, mais surtout d'être authentique. Et puis le plaisir intense, mystérieux et insensé, de se plaire, de frissonner à la caresse de son cou nu aussi...

Ce n'est pas une chance, c'est une volonté.

Photo: Marie-Eve coiffée par Xuan - Jean Vallon Advanced 

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Publié le 9 Décembre 2016

Nahida Bessadi

Nahida Bessadi

Ouhlalala! Je me garderai bien de parler ici de religion... Pourtant je remarque que les religions, elles, parlent des femmes et le plus souvent pour leur dire des trucs du genre fais pas ci, fais pas ça...

Pour ça, pas de jaloux, les trois doctrines monothéistes interprétées à la sauce radicale considèrent que toutes les filles d'Eve ont hérité du Vice et seront toujours un danger pour l'Homme. L'homme qui bien sûr est incapable de résister à la tentation et à ses pulsions, si bien qu'il ordonne à la femme de se couvrir le plus possible et de cacher en toutes circonstances ses cheveux pour ne pas "exciter les garçons"... Bref!

Cependant, les cultures imprégnées de ces différents cultes n'ont pas toutes évoluées de la même façon et il faut bien dire qu'aujourd'hui, en dehors des mouvements les plus radicaux, la culture musulmane est celle qui fait peser le plus de contraintes sur les femmes.

Le malheur, c'est que les interprètes des textes sacrés, finissent par dire tout et son contraire... Ainsi, on trouve dans la Bible, mais aussi dans le Coran et la Torah, cette injonction aux femmes de porter un voile sur leurs cheveux... ou sinon de les raser

Et donc, par voie de conséquence, on devrait considérer que le fait de se tondre les cheveux, dispense toute femme de porter un voile. L'expérience a été tentée en Iran... Et le résultat est mitigé.

Il n'en demeure pas moins vrai, que même pour se couper les cheveux, les choses restent compliquées pour les jeunes femmes de culture musulmane. Mais après tout, et les témoignages souvent lus dans ce blog en sont la preuve, c'est en réalité compliqué pour tout le monde. Hélas!

 

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Publié le 8 Décembre 2016

Camille Toboll

Camille Toboll

Après mûre réflexion, je crois pouvoir dire que la clé, le véritable dénominateur commun parmi toutes ces femmes aux cheveux courts qui font mon admiration quotidienne, c'est cette façon de ne pas se laisser enfermer dans les stéréotypes ou dans le confort d'une image attendue. En y pensant, on peut se rendre compte à quel point il faut de l'audace et de l'assurance pour cela. Ah ben si!

Dès que l'une d'elles sort des limites acceptées de la féminité dans ce domaine ( sic ), entendez par là que sa coupe de cheveux dégage ses oreilles ou que sa nuque est tondue comme celle d'un garçon ( re- sic ), elle s'expose au jugement permanent de ses congénères, qui dans notre époque de grande tolérance, s'autorisent à tout moment à l'interpeler sur ça nature, son genre, son sexe et même pourquoi pas sur son orientation sexuelle... Les gens sont  taquins si vous saviez...

Alors oui, certainement que ce trait de caractère est celui qui nourrit le plus mon admiration, celui qui me fait me sentir le plus proche de ces femmes, féminines, androgynes, masculines, celles qui s'aiment et s'assument. Celles qui cèdent à leurs envies, celles qui n'ont pas peur d'adopter les codes que d'autres veulent se réserver, celles qui se réjouissent de la tête des autres, qui sortent de chez le coiffeur, belles et invincibles. 

 

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Publié le 7 Décembre 2016

Photo: Flora Vrc

Photo: Flora Vrc

Lolo et Lola ne se connaissent pas, pourtant ils se ressemblent. Même style, même allure, un subtil mélange de genre. Question fringues, la qualité, la réputation de la marque, le prestige c'est Levi's et le must c'est le 501. Et quand Lola achète le sien cela lui coûte 129,00€. Quand Lolo achète le même, cela lui coûte 119,00€... Hum hum hum... 

Lola a les cheveux courts, depuis longtemps. Et même en ce moment plutôt très courts, comme Lolo. Alors tous les mois elle va chez sa coiffeuse, dans un salon un peu chic. Elle y a ses habitudes et puis elle a dû batailler au début pour avoir la nuque bien rasée. Shampooing à la camomille, coupe aux ciseaux, à la tondeuse, au rasoir, coiffage. A chaque fois cela prend une bonne heure et au moins elle en a pour ses 35,00€. 

Lolo, lui va chez son barbier, un salon "old school". Shampooing, coupe à la tondeuse et aux ciseaux, coiffage... Il en a pour une bonne demi-heure et paie bien 20,00€ chaque mois... Hum hum hum...

Alors du coup je me demandais... Est-ce que par hasard, au niveau de la soupe au potiron ou du spaghetti bolognese, il y aurait aussi une différence, selon que c'est Lolo ou Lola qui se l'enfile?

Photo: Flora Vrc

 

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Publié le 30 Novembre 2016

Quartier Libre: Suzanne

Suzanne est modèle et photographe à la fois. Une âme sensible comme un film argentique. Quand je lui ai proposé cette page pour un Quartier Libre, je ne m'attendais pas à un tel choc. Un récit puissant...

Il y a quelque chose de franc et de brut dans l'acte de se raser la tête. Ca faisait trop longtemps que les choses étaient en suspens, que j'attendais patiemment qu'un truc se passe, un bon coup de pieds au cul, un réveil brutal, une grosse averse. Quelque chose quoi. J'ai finalement décidé de me raser la tête, de tout enlever, tout nettoyer. J'ai mis du temps avant de comprendre vraiment d'où m'était venu ce désir si ardent de tout décaper sur ma tête. J'avais 15 ans quand c'est arrivé. Je me suis faite violer. Je sais maintenant que le rasage de tête a été une étape dans la guérison de cette blessure. Et même si je sais qu'on guérit jamais vraiment de ce genre de choses, avoir la tête rasée me protége de ce que j'ai pu être avant. Me protège de ce que je ne veux plus renvoyer aux autres, me montre aussi tout le chemin que j'ai pu parcourir depuis deux ans et demi.

Quartier Libre: Suzanne

Aujourd'hui je n'ai que 18 ans, et certains matins quand je me réveille j'ai la sensation d'en avoir 40. C'est clair que c'est pas facile d'avoir les cheveux courts, très courts. Je les ai eu super longs jusqu'à mes 17 ans, c'est un bon moyen de se cacher d'avoir les cheveux longs, de se montrer sans se montrer de rester dans le contrôle de sa propre image (c'est comme ça que je l'ai vécu), je suis quelqu'un de très timide, je rougis beaucoup et quand j'avais mes cheveux qui tombaient sur ma face j'avais l'impression que personne ne pourrait jamais voir mes joues bouillantes.

Maintenant c'est plus la même, faut en imposer et rester droite. J'adore. J'ai le sentiment de faire un énorme doigt d'honneur au monde. Je me venge de tout et de tout le monde. Peut-être que c'est juste le résultat de la colère et que ça me passera, mais pour l'instant j'ai besoin de ça. Je suis persuadée que derrière une femme aux cheveux courts se cache une hsitoire bien particulière. D'autant plus quand elle se rase carrément la tête. C'est un peu l'image du dessin animé Mulan, la scène où elle se coupe les cheveux pour partir au combat. Moi je le vois comme ça.

Quartier Libre: SuzanneQuartier Libre: Suzanne

Les gens sont curieux, les gens posent des questions « pourquoi t'as fait ça ?, ça te fait quoi ? T'es lesbienne ? », au début ça me faisait bien marrer toutes ces mêmes interrogations qui se répétent en boucle. Et puis plus le temps passe et plus ça me rend profondément triste de voir que même là, dans un acte complétement personnel, intemporel, délié de toute formalité, les gens cherchent encore des excuses, une justifation capable de combler quelque chose en eux. Il y a ceux qui posent les questions, et il y a ceux qui regardent, qui scrutent sans gène, qui me dévisagent et c'est une chose que j'ai du mal à supporter.

J'ai pas d'histoire de coiffeur à raconter par contre. Moi je m'en fiche pas mal tant qu'on me rase la tête...Je peux dire quand même que la première fois c'était le 6 août 2015 , perdu dans le fin fond du Cap Corse, c'est mon amoureux qui me l'a fait, ça l'a fait beaucoup rire. Et je sais qu'au début j'avais quand même très peur de ressembler à un garçon. (enfin peur c'est un grand mot) J'étais inquiète qu'il ne me désire plus. Parce qu'on nous apprend qu'une femme c'est avec des cheveux longs, que c'est comme ci, comme ça. Ca m'est vite passé, j'ai jamais été autant femme que depuis que j'ai plus de cheveux. Alors même si cet acte porte une lourde histoire derrière lui, je sais que tant que j'aurais la possibilité de le faire (c'est à dire tant que les tondeuses existeront), j'aurai toujours moyen de me sauver dans les coups dur. De me permettre de renaître. De dire fuck au reste, et de me pardonner.

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Publié le 29 Novembre 2016

Suzanne Rivère

Suzanne Rivère

Alors voilà! C'est l'histoire d'une petite fille atteinte de leucémie. Elle va bien, son traitement est en train de la sauver, sans doute. Mais c'est dur pour elle qui a 11 ans, de voir sa tête dans le miroir. Ses cheveux commencent à peine a repousser et partout où elle porte son regard, nulle part elle ne voit d'exemple, d'image à laquelle s'accrocher pour se persuader que la maladie ne lui a pas enlevé aussi son état de fille... Jusqu'au jour où elle croise une jolie jeune femme, élégante, fraiche, souriante, sophistiquée et visiblement bien dans sa peau. Elle est blonde et ses cheveux sont tondus. Enfin, coupés très courts, tondus c'est un mot trop brutal pour elle. Et voilà que tout change dans le regard de la petite fille. Elle découvre une belle femme, belle malgré les cheveux ras, comme les siens, tellement belle qu'on la remercierait presque d'avoir les cheveux si courts, persuadé qu'elle le serait peut être moins sans cela. 

La petite fille s'approche, sourit. La jeune femme lui rend son sourire. Elle a un transport à prendre mais elle sent que ce moment là est important. Elle s'assoit, dit bonjour et la petite fille lui demande si elle aussi elle a été malade. Alors la jolie jeune femme dit que non, qu'elle aime bien avoir les cheveux très courts, qu'elle trouve que cela lui va bien et que l'essentiel pour elle est d'être comme elle se plait. Puis elle regarde la petite fille et elle la sent triste de ne pas avoir de beaux cheveux longs comme les autres fillettes. Alors elle lui dit qu'elle la trouve jolie et que puisqu'elle ne peut pas faire autrement, il faut qu'elle s'aime quand même parce qu'elle est unique ainsi et que tout les gens qui l'aiment l'aiment telle qu'elle est...

La petite fille fait une jolie moue, elle lâche: " Moi aussi j'aime bien, mais c'est juste que j'avais jamais vu personne comme toi et que je me disais que je ne pourrais pas rester ainsi une fois guérie"

Depuis cette rencontre, la petite fille a décidé qu'elle garderait les cheveux très courts, juste pour dire que ce n'est pas la maladie qui l'y a contrainte, mais parce qu'elle aime bien ça, comme la jolie jeune femme blonde.

Photo: Juste RM

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Nouvelles et petites histoires

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