Publié le 11 Octobre 2016

Maïtena Biraben pour Vincent V

Maïtena Biraben pour Vincent V

Je n'ai jamais trop bien su comment aborder la question. Et puis il y l'excellent site de mon amie Romy Duhem Verdière, Têtue.net, qui aborde cela bien mieux que n'importe qui...

Pourtant, mon statut d'ineffable amoureux des femmes aux cheveux courts aurait pu m'amener depuis longtemps à parler de cela sans attendre une quelconque commémoration. Mais en réalité j'ai toujours préféré parler des femmes qui décidaient, de celles qui, déterminées, faisaient le choix de couper leurs cheveux, se montrant fières et fortes, capables de rejeter l'image d'une féminité stéréotypée.

Cependant, je dois admettre, que cette force, cette détermination, n'est rien en comparaison de ce que doivent déployer les femmes qui, par le traitement qu'elles subissent, n'ont pas ce choix.

Alors il faut que je rétablisse la vérité. Ce qui me rend le plus triste, c'est que, par la faute sans doute de notre culture de l'image ou de nos critères sexistes, ces femmes se sentent presque honteuses de leur situation, alors que leur combat, leur courage et leur force devraient les montrer à nos yeux comme autant d'héroïnes d'une guerre individuelle et personnelle.

Et cette beauté que je trouve à celles qui renoncent avec style à cet appât de séduction aux yeux de certains hommes, à celles qui rompent le cadre d'une féminité dictée par certains hommes, à celles qui se libèrent des dogmes et se révèlent authentiques et sans artifices, j'aimerai bien que celles qui n'ont rien choisi du tout, en prennent aussi leur part. J'aimerai qu'elles n'aient pas honte de leur crâne nu parce que lui aussi révèle leur véritable beauté, sans artifice et que, plutôt que de se cacher sous des foulards et des perruques, elles montrent fièrement les guerrières qu'elles sont devenues.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 9 Octobre 2016

Photo: Sean & Seng

Photo: Sean & Seng

L'aube n'est pas tout fait là encore, il y a cette clarté étrange dans laquelle les loups se confondent aux chiens...

Dans cet air immobile, je peux laisser mon esprit vagabonder. Je suis là, à cette même place que celle où mon souvenir de toi me ramène et dans ma méditation, les yeux clos, je ressens ta présence... Oui c'est bien toi.

Assise en tailleur sur la balancelle de bois du ponton, tu me regardes et je retrouve ce visage d'une infinie douceur...

Il nous aura fallu du courage pour ne pas nous déchirer davantage et le temps semble finalement nous avoir réconciliés. Irrésistiblement.

Je sais que tu es là, comme ce trésor caché dans la maison hantée, que personne n'a trouvé. Est ce que quelqu'un jamais ne l'a cherché d'ailleurs? Mais je sais qu'il est là et cela enchante pour moi la maison...

Mon souvenir t'offre ce privilège d'être insensible au temps et ses injures. Tu es comme je t'ai aimée. Pour toujours. Et puisque tu me rejoins ce matin, laisse moi encore caresser ton cou, et ta joue et tes lèvres, avoir l'illusion, un instant, que pour moi aussi le temps s'est arrêté, pour me donner le courage d'attendre ce jour où nous nous retrouverons...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 8 Octobre 2016

Sarah... et d'autres

Si vous la rencontrez bizarrement parée,
trainant dans le ruisseau un talon déchaussé
Et la tête et l'oeil bas comme un pigeon blessé,
Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d'ordures
Au visage fardé de cette pauvre impure
Que déesse famine, par un soir d'hiver
a contraint à relever ses jupons en plein air.
Cette bohème là c'est mon bien ma richesse,
Ma perle, mon bijou, ma reine, ma duchesse...

La femme qui est dan mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps
Les yeux cernés par les années
Par les amours au jour le jour
La bouche usée par les baisers
Trop souvent mais trop mal donnés
Le teint blafard, malgré le fard
Plus pale qu'une tâche de lune

La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps
Les seins si lourds de trop d'amour
Ne portent pas le nom d'appats
Le corps lassé trop caressé
Trop souvent mais trop mal aimé
Le dos vouté semble porter
Des souvenirs qu'elle a dut fuir

La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps
Ne riez pas, n'y touchez pas
Gardez vos larmes et vos sarcasmes
Lorsque la nuit nous réunit
Son corps ses mains s'offrent aux miens
Et c'est son coeur couvert de pleurs
Et de blessures qui me rassurent

Texte: Georges Moustaki

Photo: Dorothea Lange

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Divers & variés

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Publié le 8 Octobre 2016

Tout pour la musique
Tout pour la musique

Finalement je ne sais pas grand chose de Marie, sinon que la musique c'est un peu toute sa vie.

Oh bien sur, elle poursuit des études, travaille aussi un peu, dans le sport, avec la jeunesse, organise des événements, mais tout comme elle s'est toujours sentie un vrai "tomboy", elle sait aussi depuis qu'elle a émit un son que la musique c'était son truc.

Ça a commencé avec la batterie, question de caractère et puis il y a 8 ans elle a posé les doigts sur une guitare. Petit à petit, elle s'est mise à chanter aussi et puis un jour elle est monté sur une scène, pour la Fête de la Musique.

Fatal!

Tout pour la musique

Depuis ce moment, Marie ne pense qu'à ça. Elle écrit, compose, joue beaucoup de covers, elle aime voir les gens vibrer comme elle aux sons de la musique.

Elle a mis longtemps avant de se trouver. C'est passé aussi par les cheveux courts, comme un besoin, même si elle ménage encore quelques longueurs pour le consensus, elle aime bien, sous ses longues mèches, avoir les tempes et la nuque bien tondues, comme un compromis.

Un jour, elle le sait, elle vivra vraiment de sa musique. Elle a cette conviction qui emmène toujours loin les artistes qui se nourrissent de l'amour d'un public. Un long chemin...

Tout pour la musique

Photos: Bast Hmd

Moioli's songs

Youtube

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 6 Octobre 2016

A l'autre bout du monde. Un portrait d'Adé

Je ne m'attendais pas à découvrir une authentique aventurière. Je connaissais d'elle quelques photos, soignées, sophistiquées, sur lesquelles j'avais vu une jeune femme élégante et mise en valeur par le travail du photographe.

Photo N&B: Pauline TheonPhoto N&B: Pauline Theon

Photo N&B: Pauline Theon

Et puis un beau jour, à force de se suivre sur Instagram, je me suis trouvé tagué sur une de ses photos... Une sorte de signal, un appel. Alors bien sûr, j'ai foncé à la découverte de la jolie jeune femme aux cheveux courts...

A l'autre bout du monde. Un portrait d'Adé

Et je me suis retrouvé bien loin du modèle des photographes.

Adé a 22 ans. Quelques études dans le commerce, 2 ans militaire dans l'Arme du Génie, et le sentiment de tourner un peu en rond dans une vie étriquée. Alors, lorsqu'une amie lui propose de partir en Australie, elle saute sur l'occasion. "C'est comme passer des cheveux longs aux cheveux courts, un coup de tête, une envie, un élan et du courage!" dit-elle

WHV ( Working Holiday Visa ) en poche, elle se retrouve sur la côte ouest, dans la région de Perth, hébergée par un fermier qui l'emploie sur son exploitation. Carrément de quoi se sentir dépaysée. A elle les joies de l'élevage et de la taille des vignes, mais aussi la découverte d'un monde nouveau...

A l'autre bout du monde. Un portrait d'Adé
A l'autre bout du monde. Un portrait d'AdéA l'autre bout du monde. Un portrait d'Adé

Rapidement le tomboy qui depuis toujours sommeille en elle, refait surface. Pour le coiffeur, c'est à la ville, à une heure de route et parce que le climat et l'activité l'y poussent, elle décide de couper très court, à la tondeuse.

A l'autre bout du monde. Un portrait d'Adé
A l'autre bout du monde. Un portrait d'AdéA l'autre bout du monde. Un portrait d'Adé

Mais l'Australie ce n'est pas le bagne. La mer, le skate, les grands espaces et même assez de congé pour faire un "saut" jusqu'à Bali, à deux pas d'ici... Elle voyage, travaille dur et profite de l'aventure.

A l'autre bout du monde. Un portrait d'AdéA l'autre bout du monde. Un portrait d'Adé

Adé nous fait rêver... Parce qu'elle ne se contente pas de rêver sa vie.

Bientôt ce sera le retour en France, la famille, les ami(e)s, tout un monde familier et réconfortant... jusqu'à un nouveau départ.

Son blog d'aventurière

A l'autre bout du monde. Un portrait d'Adé

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 4 Octobre 2016

Illustration: Delf G.
Illustration: Delf G.

C'est un secret qu'elle garde au fond d'elle même, jalousement. Qui donc la comprendrait d'ailleurs? Enfin c'est ce qu'elle se dit...

Comment faire comprendre des sensations, des sentiments, comment expliquer cette excitation, physique, réelle, sexuelle, qui échauffe ses sens et bouleverse sa raison, chaque fois.

Au début, elle s'est rappelé des souvenirs douloureux, des souvenirs d'enfant où petite fille, elle n'était pas heureuse qu'on lui coupe les cheveux. Une fois même, elle a pleuré, le menton collé sur la poitrine, offrant sa nuque à la morsure des lames d'acier indifférentes qui rasaient ses cheveux. Mais aujourd'hui, cette douleur se transforme en fièvre, lorsqu'elle se retire, seule, face à elle même et que dans ce tête à tête, elle glisse la tondeuse sur sa tempe.

Ce n'est qu'après la concentration et l'application qu'elle met à couper ses cheveux, qu'elle jouit du plaisir étrange de cette caresse, la même que celle de son enfance, quand ses doigts effleurent sa tête presque nue, ses tempes et sa nuque rasées et que d'une main fébrile elle prolonge son plaisir et se fait jouir...

Le blog de Delf

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 2 Octobre 2016

Cyndel et Adeline

Cyndel et Adeline

hashtag (h aspiré)\aʃ.taɡ\ masculin

  1. (Néologisme) (Internet) Mot-clef utilisé dans les messages sur le site de microblogage Twitter ; le mot-clef est préfixé par un croisillon (signe #, appelé hash en anglais).

Depuis le temps que je traine sur l'Internet et ses réseaux sociaux, je me suis dit qu'en utilisant le mot-clé #lesfemmesauxcheveuxcourts, cela pourrait avoir un effet sympa sur le développement de "ma petite entreprise" pour laquelle, avec orgueil, je suis toujours en quête d'un plus grand rayonnement.

J'ai donc fait appel à "la garde rapprochée" de ma grande ville du Sud pour lancer ce projet mégalomaniaque de voir les lectrices du blog en faire elles mêmes la promotion.

Suzon et Maud, MaëvaSuzon et Maud, Maëva

Suzon et Maud, Maëva

Alors, rapidement sur Instagram l'idée s'est propagée et déjà, sans attendre d'être sollicitées, certaines ont exprimé leur soutien à cette idée aussi géniale que lumineuse... ( n'ayons pas peur des mots! )

Laurine

Laurine

C'est ainsi qu'apparaît la flamboyante Laurine, simple et lumineuse, les cheveux fraîchement coupés.

Fort de ce test concluant, je vais donc lancer, via la page Facebook de ce blog, un challenge du meilleur selfie #lesfemmesauxcheveuxcourts. Bonne idée non?

Affaire à suivre donc....

Sur Instagram

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 29 Septembre 2016

Flora et Oriane

Flora et Oriane

Elles n'attendent personne et filent à travers les rues de la ville sur leur cruiser. Parfois on les retrouve en bande et chacune aime montrer sa planche devenue oeuvre d'art. A leur vêtements et à leurs cheveux courts, on devine qu'elles se moquent du genre et des grincheux qui reprochent aux filles des allures de garçon. Rider est leur art de vivre et la rue le domaine que parfois on leur accorde. Alors les longboards sont de sortie et on les voit, intrépides, surfer le macadam et s'enivrer de sensations. Ces filles là sont sans peur.

Des fois leurs planches sont accrochées au mur d'un salon de tatouage ou chez le coiffeur qu'elles fréquentent. Elles ont la peau encrée et la nuque fraîche, parlent d'art et de techno, veillent jalousement sur leur liberté.

Elles sont un mélange de Gavroche et d'Eponine, ces filles qui transforment les rues de la ville en terrain de conquête, filant dans la pente au soleil rougissant, charmants cowboys solitaires...

Oriane - Le Shape

Flora Vrc

Enfant Terrible - tattoo

Photo: Eugène M Wood de State of Grace Workshop

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 26 Septembre 2016

Vanessa Pilon pour Jérôme Bocchio

Vanessa Pilon pour Jérôme Bocchio

Depuis le temps qu'elle en rêvait... Si on lui pose la question, elle répond: "Depuis toujours!" C'est une idée qu'elle avait depuis longtemps, mais la rangeait au rayon des fantasmes, de ces choses à la fois improbables et futiles, mais pourtant obsédantes.

Un jour elle s'est sentie assez forte, dans une situation qui ne la laissait pas à la portée des haineux qui auraient pu la tourmenter. Elle s'est fait confiance et seule, dans un coin isolé, s'est mise en tête à tête avec elle même... Après avoir cent fois tourné autour de l'objet, elle l'a pris dans sa main, l'a soupesé, l'a jaugé... Puis les yeux dans les yeux, face au miroir, elle a soulevé la mèche sur son front, encore une fois, donnant à son visage un aperçu d'une nouvelle physionomie. Elle a respiré fort et quand le petit moteur de la tondeuse a claqué en démarrant, son coeur s'est un peu emballé, un court instant. Elle s'est souri, un sourire de défi, un rictus ironique, puis s'est jetée dans l'action. Les tempes d'abord, subjuguée par la facilité et la cruauté sans remord avec laquelle les lames effaçaient sa chevelure, glissant sur la peau et hachant les cheveux pour ne laisser après son passage qu'un velours presque soyeux.

Enfin, la tête nue, après avoir fignolé chaque détails, vérifié que rien n'avait été oublié, le silence s'est fait, à nouveau et les deux mains se sont appropriées ce crâne, palpant, caressant, effleurant cette matière nouvelle, faisant naître une excitation inconnue.

Plusieurs semaines passées, elle a voulu un coiffeur, parce qu'il fallait donner de la blondeur à ce nouveau visage. Et puis cette douceur acquise, il y a eu cette alchimie provoquant des nuances allant du presque blanc au presque sombre, donnant des reflets de fourrure, comme un renard argenté, à sa chevelure épaissie...

Elle a ri de toutes ses peurs, s'est moqué de ses appréhensions. Sous ses doigts les cheveux drus se couchaient et reprenaient leur place comme les blés mûrs chahutés par le vent. Elle était fière et cette fierté la rendait belle.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 23 Septembre 2016

Les Paper Boat Sailors

Les Paper Boat Sailors

C'était hier à la Grande Plage bohème, un restaurant estival, comme on en trouve sur nos côtes du Sud. Ce soir là Constance, Pupu, Nanou et Kim, les Paper Boat Sailors, donnaient un concert pour fêter la sortie de leur tout premier album Loners at Sea.

L'occasion pour Les Femmes Aux Cheveux Courts du coin de se retrouver elles aussi autour de cette petite fête. Et ce fut merveilleux

Isa et sa coiffeuse, Anne ElisabethIsa et sa coiffeuse, Anne Elisabeth

Isa et sa coiffeuse, Anne Elisabeth

Angélique et Maëva
Angélique et Maëva

Angélique et Maëva

Nanou, Pupu et ConstanceNanou, Pupu et Constance

Nanou, Pupu et Constance

Angélique, Anne Elisabeth, Léa (de dos ) et Virginie
Angélique, Anne Elisabeth, Léa (de dos ) et Virginie

Angélique, Anne Elisabeth, Léa (de dos ) et Virginie

Rendez vous pour l'Apéro #3... un de ces jours.

Photos: ©jeaneg

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