Publié le 28 Avril 2017

Cara Delevingne

Cara Delevingne

On dira ce qu'on veut et je ne sais pas ce qu'en pensent les autres, mais moi je trouve ça toujours douloureux. Enfin, moche quoi!

A mes yeux, la peau du crâne rasée a cette pâleur morbide qui n'inspire rien de bon et l'aspect visuel d'un oeuf dur fraîchement débarrassé de sa coquille. Mais bon! Je sais aussi, que cette apparence est éminemment temporaire et qu'au bout d'une semaine déjà, quelques millimètres de cheveux changent tout.

N'empêche! Qu'on y soit contraint par la maladie ou par le réalisme requis d'un scénario, c'est tout de même courageux. Enfin... 

En ce moment, actrice, chanteuse, modèle... c'est à qui fera le plus joli buzz ( jeu de mot! ) Alors bien sûr, il y a toujours quelque part un retour attendu sur cet investissement personnel.

Evidemment quand on s'appelle Cara Delevingne, Kristen Stewart ou Katy Perry, c'est plutôt excitant ce genre d'excentricité, mais c'est rarement gratuit.

Le crâne rasé de miss Delevingne, aussi moche soit-il, sera peut être le gage d'une récompense consacrant son passage des podiums de la mode vers les écrans de cinéma. En attendant, si elle voulait bien l'assumer, outre le bénéfice d'une expérience personnelle enrichissante, elle donnerait un bel exemple et peut être même du réconfort, à toutes celles qui n'ont rien demandé et qui ne peuvent pas faire autrement...

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 27 Avril 2017

Photo: Txema Yeste

Photo: Txema Yeste

Je la connaissais depuis de nombreuses années, mais Alice était unique en son genre.
C'était une sorte d'équation insoluble, composée de multiples termes, sans jamais aboutir à un seul résultat : Elle. Alice était tout, sauf elle-même. La seule chose qui était constante dans cette étrange composition, c'était ses cheveux, portés souvent très courts. Une nuque impeccable pour une peau claire, visible aux yeux de tous, et de petites oreilles dégagées, toujours à l'affut. 

C'était une ronde de personnages, des rôles dans des situations données, des nombres évoluant dans un espace. Des cartes tirées du paquet et abattues au moment voulu.
Un genre de signe, une ligne sans fin ; une couleur, le noir, puisqu'il n'en était pas une. Elle n'était pas, tout simplement, et n'existait qu'à travers ses personnages. 

Tour à tour, Alice était Armande : un crâne fraîchement rasé pour un skin fade, suivi d'un imper en cuir noir pour un côté sévère. On la dévisage, avec son côté aryen, ses cheveux blonds et ses grands yeux bleus. Il n'en était rien, et elle voguait très loin de ces idées.  Un jour arrivait Liz, avec un blazer long, une touche de maquillage pour rehausser une féminité dissimulée, avec une coupe au bol pour un air plus délicat. Si elle ne voulait pas être une grande fille, elle serait un petit garçon : c'était Clémentine, un jean un peu large, les cheveux ébouriffés plus ou moins coiffés, et une paire de converses pour un t-shirt à col rond. 

Pessimiste et optimiste, solitaire et entourée, patiente et exaspérée, engagée et je m'en foutiste, indécise et déterminée. Tout et son contraire. Une équation caméléon.
Tel était son malheur et sa chance : ne pas savoir ce qu'était qu'être soi.  En contrepartie, elle pouvait se permettre d'être autre, de jouir d'une liberté illimitée en s'autorisant à être une foultitude de personnes. Femme un jour, homme un autre, les deux ou aucun. La seule chose qu'Alice mettait un point d'honneur à conserver, c'était ses cheveux. Jamais longs, toujours courts. 

Texte: Marie C.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Chronique de Marie

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Publié le 26 Avril 2017

Photo: ©jeaneg

Photo: ©jeaneg

Après avoir héroïquement franchie cette étape décisive, laissant sur le carreau d'un salon de coiffure, les mèches blondes de son enfance, la femme aux cheveux courts, libérée, fière et confiante, rencontre rapidement ce que toutes connaissent bien, cette addiction sournoise et irrésistible, qui va la pousser à chaque rendez vous à couper davantage ses cheveux déjà courts.

Parfois même, tellement habituée au charme de sa petite tête et au plaisir trouble de sa nuque bien tondue, elle se laisse entrainer à l'excès, encourant, elle le sait d'avance, les foudres de son entourage...

Et puis un jour, plus ou moins long à venir, arrive une envie de voir ce que cela pourrait donner s'ils étaient un peu plus longs.... Elle laisse passer un rendez vous, puis deux, mais n'en peut pas d'avantage, se trouve un autre coiffeur, tente une coupe plus longue, pour voir ... 

Elle essaie de se convaincre, déclare à la cantonade qu'elle arrête, qu'elle a décidé de les laisser pousser, fanfaronnade destinée à l'encourager à ne pas renoncer.

Finalement, après quelques mois, plutôt fière de sa volonté de fer, elle retrouve des bouclettes et une épaisseur qu'elle avait oubliée... Mais aussi une image qui, si elle reçoit l'approbation du reste du monde, ne l'excite pas plus que ça. Et puis... les beaux jours reviennent.

Alors, sans rien dire à personne, elle retrouve son coiffeur, le vrai et comme souvent, la rechute est encore plus sévère. Finies bouclettes et ondulations, elle se redécouvre, les tempes un peu "blanchies", la nuque bien rasée, le dessus follement ébouriffé et dans la tête cette phrase désormais culte qui la fait sourire :  "Ma mère va me tuer!"

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 24 Avril 2017

J'en reviens pas

J'en reviens pas, mais je ne m'en plains pas hein?C'est juste que si on prend un peu de recul, il apparait tout de même assez extraordinaire de voir avec quelle facilité les femmes aux cheveux courts ont pu s'approprier et en si peu de temps, un style clairement réservé jusqu'alors. 

Et je le vois comme un signe intéressant d'une sorte de course de fond entre filles et garçons pour démontrer que plus rien n'est acquis et que, question de style, on peut toujours tout se permettre. 

C'est vrai, cet accès à ce style de coupe de cheveux me donne toujours le sentiment d'une égalité plus proche. Je parcours souvent les médias sociaux, les supports d'images comme Tumblr ou Pinterest et je vois de plus en plus de "fade", de "low-fade" et de "skin fade" adoptés par les femmes. Et je ne peux m'empêcher de penser que c'est là une façon d'adoucir radicalement une certaine forme de virilité qui pourrait monter inconsidérément à la tête des mâles.

 

J'en reviens pasJ'en reviens pas

C'est marrant tout de même, ces voies détournées que peut emprunter l'évolution pour amener les femmes et les hommes sur le même plan, non?

Photos: Pinterest

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 22 Avril 2017

Tu te trompes si tu crois qu'il faut attendre, si tu penses qu'on te respectera un jour, si tu espères que ce droit sera acquis pour toujours. La lutte est quotidienne et le sera à jamais...

Tu la vois, dans la rue, cette fille qui ne te ressemble pas. Eh bien elle n'attend rien, de personne. Elle ne se demande pas si c'est bien ou pas d'avoir des tatouages sur sa peau, elle ne semble pas craindre le regard des autres... Son corps ne la gène pas, au contraire il la libère. Mais ne te trompe pas. Elle est assez jolie pour séduire qui elle veut. Elle pourrait, elle aussi, jouer le jeu des dupes, avoir les cheveux longs, porter une robe et compenser les appâts qu'elle n'a pas par d'autres subterfuges. N'en doute pas, elle y parviendrait.

Au lieu de ça, elle préfère être elle même. On lui dit "garçon manqué", elle répond mauvais garçon, on lui dit que ses cheveux sont trop courts, elle va les faire tondre et raser. Trop courts pour qui, trop courts pourquoi? Est-ce qu'on dirait ça à un garçon? Eh bien elle est garçon! Et comme les garçons, elle fait ce qui lui plait, elle aime qui lui plait, elle s'habille comme ça lui plait et fait couper ses cheveux comme elle veut.

Photo: Krawa de La Rochelle

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 21 Avril 2017

Around the World - Julie en Grèce

Julie c'est un peu le grand reporter du blog. Toujours par monts et par vaux, elle n'hésite pas à pousser la porte d'un salon, où qu'elle se trouve, pour entretenir sa coupe. Après Los Angeles, d'abord avec l'exceptionnelle Alana Lucia, puis avec Richelle Justine toujours chez Blind Barber, la voici au repos quelques jours en Grèce.

Ce n'était pas vraiment prévu, mais en visitant le marché de Ermioni, charmante cité antique des bords du Péloponnèse, ce salon pour hommes lui a semblé parfait pour un petit coup de tondeuse et Julie aime bien faire "au feeling". 

Around the World - Julie en Grèce

Pas grand monde ce matin là, en quelques gestes elle est parvenue à faire comprendre au coiffeur qui ne parle ni l'anglais ni le français, ce dont elle avait besoin. Pas de "super fade", pas d'extravagances, juste un bon "rafraîchissement" pour ne pas rentrer hirsute à Paris. 

Around the World - Julie en Grèce

Photos: Julie M.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Over the World

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Publié le 20 Avril 2017

La Belle et.... la Belle

Elle est une femme. Ses cheveux très courts accentuent son allure déterminée et volontaire. Elle est indépendante et mène sa vie sans compromis. Il y a quelque chose de chevaleresque dans tous ces qualificatifs...

Elle est une machine, puissante, racée. Une mécanique de précision, fidèle au quart de tour. Un symbole de liberté totale. Il y a quelque chose du pur sang, de la noble monture dans cette description... 

L'équipage me séduit, m'enchante, la belle de cuir et la belle d'acier. L'une et l'autre se font vivre mutuellement, communiquent dans un langage secret, la main ferme commande et le rugissement lui répond. Il faut de la force pour commander à la force, du caractère pour répondre à la puissance. Tout cela n'est pas un jeu de petite fille...

Photo: Beli Klein

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 19 Avril 2017

Pas si sage - Un portrait de Bertille

Se fier aux apparences, c'est pas un truc qu'on fait ici. Pourtant, du haut de ses 20 ans, Bertille a tout d'une jeune femme bien sage. Famille aimante, études studieuses... Mais en vrai, c'est une rebelle!

Adolescente aux cheveux longs, elle avait cet air farouche et sauvage et sous cette allure elle était déjà très "garçon". Normal, elle a grandi avec son frère jumeau, élevés l'un et l'autre sans qu'on se préoccupa de leur genre.

Et puis un jour, à 17 ans, Bertille décide d'être enfin elle même et pour cela, elle range ses robes, ses dentelles et file chez le coiffeur pour qu'il lui coupe les cheveux. Elle les veut courts, tout de suite, sans transition.

Hélas, le coiffeur n'est pas à la hauteur. La coupe ne lui plait pas, est mal faite et elle n'a qu'une envie, 15 jours plus tard, c'est d'aller de nouveau chez le coiffeur, un autre, pour avoir la coupe qui lui plait.

Pas si sage - Un portrait de BertillePas si sage - Un portrait de Bertille

Dès ce jour là, bien qu'elle le soit depuis toujours, elle s'est révélée femme aux cheveux courts. Mais il a fallu composer, entre l'addiction et le désir de les avoir toujours plus courts et la famille dont l'avis compte toujours un peu...

Pourtant Bertille rêve de couleurs et de nuque rasée à la tondeuse. Les études l'éloignent un peu de la famille, elle cherche un nouveau coiffeur, tente les barbiers, les salons pour hommes. Hélas, pas un n'accepte, au prétexte qu'elle est une femme... Bertille n'a pas le temps. Il faudra attendre les vacances et le retour au bercail pour enfin retrouver la petite tête qui lui plait tant.

Pas si sage - Un portrait de BertillePas si sage - Un portrait de Bertille

C'est court, certes, mais elle n'a pas osé en demander davantage... La raison, toujours. On peut être rebelle et raisonnable? La preuve.

La coupe lui plait, elle se sent toujours bien dans sa peau, mais elle n'ignore pas les regards des grincheux qui lorgnent sur ses sweaters trop larges et ses cheveux trop courts. C'est peut être pour ça que la prochaine fois elle n'hésitera pas à faire raser sa nuque... Juste histoire d'en remettre une couche...

Pas si sage - Un portrait de Bertille

Photos: Bertille L.

Sur Instagram

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 18 Avril 2017

Elle était nue sur son fauteuil, le regard vide, fumant une cigarette. Son pâle corps de Picasso semblait sans vie. Le sol était couvert d'une masse sombre éparpillée. Ses lèvres rouges semblaient appeler quelque chose. Son maquillage avait coulé le long de ses joues pour y laisser de longues lignes noires. La cendre commençait à s'accumuler : d'un geste rapide, elle la fit tomber par terre, et suivit sa trajectoire. Son regard s'arrêta sur les éclats de verre brisés.
L'ancien miroir qui ornait le mur en pierre apparente n'était plus. Le reflet qu'il lui avait renvoyé l'avait achevée. Ce n'était qu'une pâle imitation de ce qu'elle avait été.  C'en était trop. Dans un accès de fureur, elle l'avait envoyé à l'autre bout de la pièce. Arrachant ses habits, se précipitant dans la salle de bain, elle s'était emparée de la tondeuse, et s'était tondue, face à l'endroit où se tenait feu le miroir. Les gestes sûrs, et frénétiques, ses longues mèches brunes allant mourir sur le sol froid. C'était sa revanche. 

Elle était un peu paumée. Peut-être pas tant que ça. Ou si, peut-être trop. Elle se posait toujours trop de questions. Mais là, elle n'avait pas hésité. C'était une impulsion pure et dure, de celles qui la prenaient aux tripes, avec violence, jusqu'à lui donner envie de vomir. Alors elle l'avait fait. Ses yeux verts avaient pleuré. Un peu. Pas par tristesse, mais par rage et soulagement.
Et maintenant, elle était donc nue, sur son fauteuil, fumant passivement. Contemplant son corps par moment, elle voyait ses pensées s'échapper pour s'évanouir à jamais. Elle se sentait vide. Et Dieu qu'elle aimait ça.

 

Texte Marie C.

Photo: Internet

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Publié dans #Chronique de Marie

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Publié le 17 Avril 2017

Angie Hill

Angie Hill

Le premier jour, au fond de ce regard, il y avait comme une sorte d'interrogation, un besoin d'indulgence et de compréhension. Ces billes d'azur semblaient dire de ne pas lui en vouloir, qu'elle en avait envie et que, bien sûr ça change, mais finalement c'est pas si mal, non?

Et puis les fois suivantes, cette quête d'absolution avait disparu. Une drôle de réalité avait durci le noir de ses pupilles. Elle avait entendu des choses si absurdes venant de gens qu'elle croyait de bon sens, des mots qui faillirent la blesser et des sentences cruelles et stupides...

"Oh quel dommage, tu avais de si beaux cheveux - Tu es jolie, pourquoi tu as coupé tes cheveux? - Je ne pourrais pas, j'aurais l'impression de draguer un mec.. - Mon Dieu, c'est bien trop court! Qu'as-tu fait de ta féminité? - C'est moche! ... "

Bien sûr, tout cela a été légèrement tempéré par quelques compliments, mais qui finalement sonnaient faux. Qu'est-ce qui avait changé? Elle était toujours la même, son caractère était intact, son visage, sa bouche, ses yeux aussi. Son corps n'avait pas changé, son esprit non plus... C'est juste qu'elle ne se cachait plus derrière cette illusion de féminité, ce paravent de convenance, qu'elle avait abandonné l'ultime appât de séduction, c'est pour ça que tous lui en voulaient? Ou bien était-ce parce que soudain elle se plaçait sur le même banc que ceux qui auparavant la voyaient avec condescendance comme un simple objet de désir?

Dans le fond de son regard, il y a un reflet qui lance des éclairs de défi. Et chaque fois, ses cheveux toujours plus courts, elle se réjouit de la détresse des gens simples d'esprit qui ne savent pas ce qu'est la féminité et dénient aux femmes le droit d'être elles mêmes. Et puis c'est la fierté qui prend le dessus...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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