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Les-femmes-aux-cheveux-courts

Les-femmes-aux-cheveux-courts

Humeurs et états d'âme d'un amoureux des femmes aux cheveux courts.

Publié le par jeaneg
Publié dans : #Tendresses
La moue

Ce n'est pas vraiment une grimace d'ailleurs, plutôt une mine boudeuse, un peu neutre, sans enthousiasme. Elle est là et fait ce geste avec la main dans ses cheveux, comme pour s'excuser de les avoir trop courts. Des épis se forment entre ses doigts et lorsqu'elle retire sa main, sa chevelure ressemble à ces champs de céréales agités par tous les vents.

Non ce n'est pas de la timidité ou de l'embarras et elle ne s'excuse pas d'avoir les cheveux trop courts. Au contraire elle songe plutôt qu'ils sont trop longs. Mais elle aime ce geste et le contact de ses doigts avec la toison courte et drue, une douceur qui lui donne de l'assurance, qui lui rappelle ses choix, sa détermination...

Elle esquisse un sourire, enfin quelque chose se devine dans son regard. Elle tente d'ébouriffer ce qui ne peut pas l'être davantage et s'éloigne, une main sur la nuque, caressant les cheveux courts...

Photo: Sandra Gorska

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Publié le par jeaneg
Publié dans : #Humeurs
Photo: Dancian Hedigon

Photo: Dancian Hedigon

Accentuer le trait, souligner ce que tout le monde remarque, c'est une façon de rendre exceptionnels des détails banals... Ce n'est pas toujours facile d'avoir "une gueule". Une bouche qu'on trouve "trop" grande, des pommettes "trop" saillantes, un nez "trop" fort, des yeux "trop" petits.

Tout cela pourrait sans doute être camouflé derrière une chevelure longue et luxuriante, accentuant l'insignifiance d'un visage pourtant pas banal. Encore faut-il avoir envie d'être remarquée et sortir du lot. Pas franchement indispensable quand on est étudiante, chauffeur de bus ou maitresse d'école... C'est vrai!

Mais quand on est mannequin?

Photo: Mariano Vivanco- Vogue Russie

Photo: Mariano Vivanco- Vogue Russie

Ah ben quand on est mannequin oui! On dirait même que par les temps qui courent c'est recommandé.

Mais franchement, est ce qu'on croit que les modèles n'ont pas les mêmes sentiments, les mêmes états d'âme que n'importe quelle autre femme? Moi je crois qu'elles ont juste la chance d'être dans un milieu plus ou moins artistique où l'image joue un rôle primordial, mais qu'en même temps cela inspire, donne de l'audace et du courage peut être à celles qui parfois se trouvent "pas assez ceci" ou "trop cela"...

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Publié le par jeaneg
Publié dans : #Humeurs
Tu ne tueras point (Ex.20.13)

Oui, enfin ça c'est la théorie. Parce que dans la réalité, quand tu sors de chez le coiffeur avec une coupe horrible, une couleur pisseuse, une frange trop courte et une tête qui ne te revient pas ( la tienne ), eh bien on est tout de même pas loin de l'homicide volontaire.

C'est facile d'en rire ou de plaisanter sur le sujet... N'empêche. On a beau se dire que ce ne sont que des cheveux, que cela repousse, que rien n'est définitif et qu'il faut un peu de patience, on a beau être là pour consoler et rassurer celle qui est la victime de ce sabotage, lui dire que ce n'est pas si grave, que non elle n'est pas moche... eh ben on est tout de même au bord du meurtre.

Tu ne tueras point (Ex.20.13)

Parce qu'il y a encore des salons de coiffure qui trouvent intelligent de confier à l'apprentie ou à la stagiaire, le soin de s'occuper d'une nouvelle cliente, au lieu de lui apporter le meilleur est s'assurer de sa fidélité et parce qu'une bonne coloriste n'est pas forcément douée en coupe, ou naturellement visagiste... Bref! Les catas ça existe et là bien sûr vous avez les larmes aux yeux et juste l'envie de vous dissoudre dans l'atmosphère en sortant de cet endroit.

Mais en fait, tout ça c'est comme le sujet de ce blog. Parler des femmes aux cheveux courts...Pfffft quelle plaisanterie, quelle futilité.

Ben oui et non. Non parce que l'estime de soi, la confiance, l'assurance... tout ça, personne ne peut dire que c'est inutile. Et une coupe de cheveux n'est pas simplement un accessoire de notre vie, mais bien l'expression d'une part de notre personnalité.

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Publié le par jeaneg
Publié dans : #Humeurs
Et n'en faire qu'à sa tête

Finalement, elle est vraiment sans ambiguité cette expression, parce qu'en ne faisant qu'à sa tête, on fait le choix

1/ de ne faire que ce que l'on veut, sans s'occuper de l'opinion des autres

2/ de ne s'en prendre qu'à sa propre image.

Pourtant ces deux options semblent toujours contestées par "le plus grand nombre", qui, peut être, se sent vexé qu'on n'accorde pas plus d'intérêt à son opinion et ne supporte pas qu'on fasse "son intéressant" en ayant la tête qui dépasse de la foule.

Alors du coup, l'impression persiste qu'il faille être sacrément audacieuse, déterminée, pour oser la confrontation avec la foule molle prête à se montrer sévère face à celles qui n'en font qu'à leur tête.

Mais en réalité il n'y a pas d'affrontement ni de lutte. C'est un bluff et l'on s'aperçoit que passées les petites réflexions hargneuses, revanchardes et impuissantes qui sont lâchées presque à voix basse, l'héroïne aux cheveux décolorés, la nuque toujours rasée à la tondeuse, fraichement, méticuleusement, finit toujours par séduire, grâce aux qualités que tout ces détails inspirent...

N'en faire qu'à sa tête, après tout, c'est juste une question de personnalité.

Photo: Gwénaël Moreau

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Publié le par jeaneg
Publié dans : #Humeurs
La bonne enseigne

Il y a parfois de bonnes surprises. Non ben non, je ne parle pas du dernier salon "Up Hair Cut" ou " Sup'Hair Tif" comme il en fleurit toujours aux quatre coins de nos bourgades... non sérieux...

Dans mon souvenir celui-ci avait pour enseigne:

" Coiffeur pour Hommes ... et pour femmes comme des garçons".

Déjà, intitulé comme ça, je trouvais que cela avait le mérite d'être clair, même si le " comme des garçons" pouvait sembler maladroit ou sexiste. Le salon était en fait un salon de barbier, ce qui à l'époque n'était pas si courant qu'aujourd'hui.

Aujourd'hui les choses ont un peu changées.. en tout cas pour ce salon de Vannes (56). On est moins sur l'idée de femmes qui se coiffent comme des garçons (sic) et davantage sur l'idée qu'une coupe courte n'a pas de genre, ce qui se traduit économiquement par un prix unique, pour homme ET femme. Intelligent ( et honnête )!

La bonne enseigne

N'en reste pas moins que le nom arboré par un salon a toujours un aspect attractif sur l'esprit des client(e)s, pour peu qu'on soit sensible au pouvoir des mots.

Ainsi, "Les Garçonnes" à Aix les Bains (73), offre bien des promesses pour celles qui aiment se faire couper les cheveux court avec style. Reste à voir si le prix offre lui toutes les chances aux femmes et aux hommes aux cheveux courts d'être traités de la même manière...

D'ailleurs ce serait amusant un jour de voir un salon qui pratiquerait un écart de prix entre hommes et femmes, mais au bénéfice de ces dernières. Les garçons payeraient plus cher au prétexte par exemple, que s'ils fréquentent ce salon c'est pour se faire coiffer par ou parmi de jolies garçonnes... Mouais... non, ça fait moyen.

Photos: Google - Krissmaëva

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Publié le par jeaneg
Publié dans : #Nouvelles et petites histoires, #Tendresses
Equivoque

Personne alentour n'aurait parier un kopeck sur son genre, il en était convaincu. Pourtant, lui avait la conviction que l'androgyne était féminin. En tout cas ça lui faisait du bien de le penser...

Aussi discrètement que sa bonne éducation l'y autorisait, il cherchait en l'observant, les détails, les indices qui pouvaient étayer son opinion. Il fallait à tout prix faire abstraction du costume et des accessoires, manifestement trop masculins pour ne pas être de fausses pistes.

Il y avait, lui semblait-il, beaucoup de fluidité dans son attitude et ses gestes et cela l'encourageait à dire "elle" lorsqu'il voulait la nommer. Il suffirait d'un sourire, ou même qu'elle abandonne un instant cet air sévère, pour révéler davantage de féminité... Mais visiblement, elle n'y tenait pas plus que ça.

Par quelques regard furtifs il avait remarqué ses joues imberbes, son cou, sa gorge où les hommes ont souvent le cartilage du larynx plus visible, les plis de sa chemise qui ne laissaient deviner aucune forme... Bien sûr il luttait pour ne pas se laisser influencer par la coupe des cheveux, presque rasés au dessus de ses oreilles. Après tout, si elle préférait jouer de son ambiguité, quel meilleur moyen que d'avoir les cheveux coupés d'une telle manière?

Néanmoins pas un des critères qu'il avait énumérés, ne permettait d'affirmer qu'il s'agissait d'un garçon. Donc il décréta que son jugement était le bon et que cette merveilleuse androgyne était... androgyne... et accessoirement de sexe féminin.

Il en était là de ses considérations, lorsqu'une femme qu'il avait remarquée un peu plus tôt, belle bourgeoise aux cheveux gris permanentés et aux mains chargées de bijoux, quitta sa table et s'approchant de l'androgyne lui déclara avec un sourire presque maternel : " Que vous soyez fille ou garçon, vous êtes magnifique. Merci..."

L'androgyne sourit enfin, ne révélant rien de plus finalement que sa vraie nature...

Photo: Alanna Milaney

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Publié le par jeaneg
Publié dans : #Humeurs
Qui m'appelle?

S'il y a bien un truc que j'aime, c'est quand les créateurs de jeux vidéos arrêtent de sexualiser à tous prix les personnages féminins. Et visiblement, dans le Black Ops III de Call Of Duty, les filles n'ont pas peur de se casser un ongle.

Parce qu'après tout, dans ce genre d'aventure, on cherche juste à être efficace et gagner la guerre. Rien de moins. Et c'est tout de même une riche idée que de proposer des personnages aux joueuses ( qui sont de plus en plus nombreuses sur ce genre de jeu ) sans pour autant les discriminer en les affublant d'avatars encombrés de tous les clichés et idées reçues sur le genre féminin.

Des combattantes donc!

Qui m'appelle?Qui m'appelle?

Et là, le choix pour elles est simple : c'est cheveux courts ou cheveux très courts. Alors je dis bravo!

Parce que finalement, les nanas qui jouent à Call of Duty ( l'Appel du Devoir ), ne sont pas là pour échanger des recettes de cuisine ou discuter de la dernière fashion week. Elles sont là pour faire la guerre!

Et comme disait l'onc'Maurice : nécessité fait loi, la fin justifie les moyens et après moi le déluge... ah non, pas celui là. Enfin bref!

Ceux qui voient toujours le verre à moitié vide, diront que ce choix délibéré de ne proposer que des personnages féminins aux cheveux courts est juste là pour rappeler aux filles que ce jeu est un truc de mec ( Grrrrr.... ) Les autres, au contraire, se féliciteront de voir que pour une fois les personnages féminins ne sont pas là pour rincer l'oeil des mecs, mais juste pour être efficaces... A armes égales. CQFD

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Publié le par jeaneg
Publié dans : #Tendresses
By @lhoomrt

By @lhoomrt

Dans ce geste anodin elle retrouve toute la force de sa vraie personnalité. Les cheveux fraîchement coupés, elle vient du bout des doigts, de toute sa sensibilité tactile, caresser sa nuque dégagée, retrouvant à chaque fois qu'elle le fait, le courage et la détermination, le plaisir et l'envie, la jouissance de la première fois.

Elle en frissonne, y revient plus doucement, plus délicatement et lentement sa main, encore et encore remonte sur le chaume de ses cheveux tondus, excitant la pulpe de ses doigts et cette caresse sur sa nuque tiède l'invite à fermer les yeux. Elle sourit et s'abandonne à penser qu'elle s'aime, malgré les "rageux" qui enragent de la voir définitivement et chaque fois davantage, échapper au cadre dans lequel ils ne parviennent pas à imaginer qu'on puisse s'extraire.

Chaque cheveux qui picote le bout de ses phalanges, lui rappelle cette liberté...

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Publié le par jeaneg
Publié dans : #Humeurs
Illustration: Jon Whitcomb

Illustration: Jon Whitcomb

Pourquoi, après l'ultime coup de ciseaux, après le dernier coup de blaireau époussetant les petits cheveux coupés qui parsèment le cou, au moment où la cape s'envole, comme dans un tour de prestidigitation, la faisant apparaitre nouvelle, l'émotion soudain est si forte que parfois les larmes inondent le regard.

Le coiffeur s'inquiète, est-ce que c'est trop court, est-ce qu'elle est déçue? Mais non, le sourire malgré les yeux mouillés, est là. Elle est heureuse, contente, satisfaite... émue "aux larmes" de cette nouvelle image d'elle-même...

C'est étonnant, tous ces sentiments qui vous bouleversent lorsqu'on coupe ses cheveux. Même fermement décidée, évidemment je ne veux pas parler de celles qui seraient, pour bien des raisons, contraintes de le faire... Je me souviens de Persis Khambatta, une actrice qui pour un rôle dans Star Trek avait décidé de raser ses cheveux...

Bien sûr, là c'est extrême. Mais je me souviens aussi d'amies, aux cheveux courts, qui par envie avaient décidé d'aller bien plus court, de dégager leurs oreilles, de tondre leur nuque... Brusquement, brièvement, les larmes étaient les mêmes...

Les sentiments sont nombreux... Le noeud qui noue l'estomac, comme un trac qui survient dès qu'on envisage la coupe, puis lorsque les choses se précises en franchissant la porte du salon... L'émotion provoquée par quelques coups de ciseaux qui vont trancher dans une partie de soi même, éloigner l'enfance, ranger l'adolescence dans le carton des souvenirs... La peur de ne pas avoir fait le bon choix, ou celle engendrée par le rugissement d'une tondeuse sur sa nuque offerte, l'angoisse de ne pas se plaire, l'anxiété que la coupe ne soit pas exactement celle qu'on désire...

Après, les larmes ne sont finalement que le contre-coup de toutes ou partie de ces émotions provoquées par ces sentiments. Cela arrive, ce n'est pas une faiblesse. Cela m'inspire juste de la tendresse...

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Publié le par jeaneg
Publié dans : #Humeurs, #Portrait
Fascinante ambiguité

La Vie vous joue de ces tours parfois... Elle est capable de vous embarquer dans des lisières inconnues où vous devrez vous même inventer votre identité.

Le bébé était adorable, c'était une fille assurément. Mais au fil des années, comme son caractère s'affirmait, ses traits semblaient se durcir. Personne n'y portait tellement d'attention, sous ses cheveux longs, ses yeux rieurs avaient toujours la même espièglerie. Mais la mignonne n'aimait rien d'autre que de défier les garçons dans leurs jeux virils, ne quittait plus ses vêtements de garçon et boudait quand on lui refusait de couper ses cheveux comme les garçons.

L'adolescence compliquera tout, le trouble deviendra insupportable lorsqu'il faudra admettre sa différence. Elle va s'apaiser lorsqu'enfin elle aura l'audace d'être celui qu'elle veut être pour ne plus décider d'être l'un ou l'autre, unique.

Fascinante ambiguité

Elle choisit ses vêtements pour leur confort et leur aspect pratique, coupe enfin ses cheveux à la manière qui lui plait, mais elle n'avait pas de raison de ne plus s'appeler Marie... Androgyne absolue, elle s'arrange, sans se forcer, à entretenir l'ambiguité et le doute dans les esprits...

Fascinante ambiguitéFascinante ambiguitéFascinante ambiguité

Marija Piroshki est serbe, historienne, photographe, mais j'aurais pu aussi bien parler de Beli Klein ou de Camilla Fioravanzi, de celles que je connais ou des millions d'inconnues qui assument cette merveilleuse ambiguité qui les tient définitivement à l'écart de la foule des mortels cantonnés dans une étroite conception binaire du genre.

Photos: Marija Piroshki

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