Publié le 22 Octobre 2014

Les petites filles aux cheveux courts

En lisant l'article de Géraldine Cayzac sur hufftingtonpost.fr je me suis dit que sa réflexion était particulièrement juste et je me suis souvenu moi aussi des filles de l'école, dont il n'était pas rare de voir certaines avec des coupes au bol "faites maison". C'était la campagne et dans la cour ce n'était pas toujours facile pour un oeil étranger, de trier filles et garçons.

En ce temps là ce n'était pas très "glamour" d'avoir la nuque rasée, mais on s'en fichait et puis les enfants n'étaient pas là pour rivaliser d'apparence. Il y avait bien quelques véléités pour les garçons à tenter d'avoir les cheveux un peu plus longs que la boule à zéro habituelle et pour les filles d'avoir ces fameuses chevelures de princesses. Mais les petits tomboys se moquaient bien de ça et les autres n'avaient pas le choix.

Cependant, je trouve amusant aujourd'hui de constater à quel point cette coupe de cheveux tellement "rustique" que partiquaient père et mère sur leur progéniture, docilement penchée sur la table de la cuisine, à coups de larges ciseaux et de tondeuse mécanique, à quel point disais-je cette coupe est devenue "non genrée". Personne aujourd'hui n'oserait imposer ce style, il est donc consenti, voulu et en général par des jeunes femmes qui s'affirment dans un style androgyne, parce que ce casque de cheveux posé sur une nuque rasée a souvent autant du masculin que du féminin et que son aspect juvénile gomme lui aussi le genre.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Publié le 21 Octobre 2014

Coco t'énerves tout le monde là

Y en a vraiment qui ne font rien pour ne pas énerver le monde. Comme si cela ne suffisait pas d'être belle riche et célèbre?

L'été dernier, la très belle Coco Rocha mettait un terme à quelques années de bons et beaux cheveux longs. Le genre d'événement qui arrive toujours à point nommé lorsqu'un mannequin veut relancer sa carrière. Les ultras fans diront qu'elle n'avait pas besoin de ça, les autres s'en fichent et moi je trouve ça toujours mieux.

Coco t'énerves tout le monde là

Résultat des courses, on la connaissait comme ça

Coco t'énerves tout le monde là

Et on la découvre comme ça

Coco t'énerves tout le monde là

Jusque là tout va bien. Deuxième effet kisscool, un mois plus tard, la belle y retourne et coupe encore plus court, une évolution bien connue ici

Coco t'énerves tout le monde là
Coco t'énerves tout le monde là

Mais voilà, là où la jolie Coco va énerver un bon nombre de personnes que je connais et même que je ne connais pas, c'est que, à peine 7 ou 8 mois plus tard elle peut se tailler une mignonne coupe au carré

Si bien qu'un an presque jour pour jour après avoir coupé ses cheveux courts, on la retrouve quasiment avec les cheveux sur les épaules. De quoi faire enrager toutes celles qui rêvent de jongler comme ça avec leurs longueurs. D'un autre côté, restons positif, ça peut aussi rassurer toutes celles qui hésitent parce qu'elles ont peur de galérer si elles veulent revenir aux cheveux longs.

Quant à Coco, ben il faut se rendre à l'évidence.... la vie est tropinzuste!

Coco t'énerves tout le monde là

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Publié le 20 Octobre 2014

Bonne nouvelle

L'autre jour ( oui c'est pratique comme formule pour commencer un article... ) je lisais à la suite d'un article sur FB, le commentaire de Vanessa qui se plaignait de ne pas encore avoir trouvé LE coiffeur qui ne se sentirait pas investi du devoir solennel de préservation de l'image féminine. Une réflexion récurente hélas, que toutes celles qui cherchent juste à avoir les cheveux courts seraient capables de faire comme elle.

Parce que oui, il y a des femmes qui aiment avoir les cheveux courts, même très courts, sans qu'on s'obstine à leur laisser des mèches, des pattes, des nuques "un peu plus longues pour que ça reste féminin" ( sic ). Comme si aux yeux de ces "professionnel(le)s" leurs clientes n'étaient pas capable de savoir elles même ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. Comme si on perdait toute féminité à avoir les pattes rasées et la nuque dégagée... Tout cela est tellement subjectif. Il faudrait donc s'en remettre au jugement du coiffeur ou de la coiffeuse. Misère!

L'alternative, comme je le dis souvent, est de s'adresser à un coiffeur pour homme. Gain de temps, gain d'argent et l'assurance d'avoir une coupe courte et sans scrupules. Mais certains de ces coiffeurs là rechignent à couper les cheveux des femmes, invoquant des règles "déontologiques" qui leur interdiraient de piquer la clientèle féminine des salons qui leur sont dévolus.... Tsssstssss Non mais j'vous jure... ( Soupir )

Heureusement qu'il y a tout de même des coiffeurs et des coiffeuses capables de dépasser ces notions de genre et surtout d'image de la féminité d'un autre siècle.

A l'antipode du désespoir de Vanessa, il y a des nouvelles qui me ravissent, quand par exemple une autre amie m'annonce, un peu excitée, qu'elle a rendez vous cette semaine pour se faire couper les cheveux " tu sais, très courts, comme la fois où j'avais été chez Untel". Cette perspective me réjouit toujours, je dois l'avouer, sans que je sache si c'est l'enthousiasme de l'intéressée et d'imaginer les sentiments qui la traversent, ou si c'est l'idée de la revoir bientôt avec cette coupe formidable dont j'ai le souvenir.

Les deux sans doute

Photo: Beli Klein

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Publié le 19 Octobre 2014

Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud...

Je t’aime pour toutes les femmes
Que je n’ai pas connues
Je t’aime pour tout le temps
Où je n’ai pas vécu
Pour l’odeur du grand large
Et l’odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond
Pour les premières fleurs
Pour les animaux purs
Que l’homme n’effraie pas
Je t’aime pour aimer
Je t’aime pour toutes les femmes
Que je n’aime pas

Qui me reflète sinon toi-même
Je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien
Qu’une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd’hui
Il y a eu toutes ces morts
Que j’ai franchies
Sur de la paille
Je n’ai pas pu percer
Le mur de mon miroir
Il m’a fallu apprendre
Mot par mot la vie
Comme on oublie

Je t’aime pour ta sagesse
Qui n’est pas la mienne
Pour la santé je t’aime
Contre tout ce qui n’est qu’illusion
Pour ce cœur immortel
Que je ne détiens pas
Que tu crois être le doute
Et tu n’es que raison
Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi

Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi

Je t'aime - Paul Eluard

Photo: Mickael Magin

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Publié le 18 Octobre 2014

Telle quelle

Tu as sûrement trouvé ça difficile, peut être même insurmontable dans un moment de désespoir. Tu en voulais à la Terre entière, à ces filles de ton âge qui déjà mesuraient leur poitrine et rivalisaient avec leur toilettes "girly", à cette famille qui faisait semblant de ne rien voir et persistait dans son hypocrisie. Personne pour te comprendre, personne pour t'aider...

Finalement tu as trouvé ton salut en toi même et c'est venu comme un déclic, une évidence. Pas d'anomalie, pas de trouble ni de déviance tout est normal. C'est simplement que tu aimes les vêtements confortables et sentir ta nuque un peu tondue, que tu aimes séduire et goûter les lèvres des filles et que comme tout le monde tu as besoin d'amour. C'est juste que tu es comme un garçon même si tout le monde veut toujours croire que tu es une fille. Un corps masculin, un sexe féminin, la douceur d'un ange et le caractère d'un guerrier. Ni fragilité, ni dureté. Une souplesse de l'esprit que tout le monde devrait envier.

Et soudain, depuis que tu es toi même, réconciliée et qu'enfin tu t'aimes, le ciel devient plus clair et le monde s'apaise. Il y aura toujours des grincheux, des amoureux, des haineux et des esprits éclairés.

Alors autant être telle quelle...

Photo: Dani Shay

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Publié le 17 Octobre 2014

Bonjour et merci

Je ne résiste pas au plaisir de partager la lecture de ce courrier reçu hier. Un message frais, intelligent, sincère et naturel. Et un portrait finalement de "femme aux cheveux courts" auquel je pense souvent lorsque j'écris ici.

" Bonjour cher amoureux des femmes aux cheveux courts.

Merci pour ce blog sympa. Merci pour ces belles photos. Ça m'a redonné le courage de suivre mon identité. Je suis une fille aux cheveux courts depuis toujours. J'ai eu les cheveux longs 3 fois en 30 ans. Toute petite, à 25 et à 30 ans et là depuis hier je suis repassée à l'ultra-court, 3 cm sur le dessus. Et franchement, ça va mieux. Je suis un petit machin assez mince et toute mon adolescence on m'a appelée "jeune homme" et ça me faisait mal. Faut dire que j'ai mis du temps à comprendre que ma féminité ne serait jamais celle d'une Barbie plantureuse aux cheveux longs. Mon meilleur ami me qualifie de guerrière, d'amazone. Je fais des trucs de filles comme de la couture par exemple, mais je suis aussi une fana de sport, une bricoleuse. J'étais "l'homme de la maison", vu que ma mère nous a élevée toute seule, mes soeurs et moi. Je suis une aventurière du quotidien. Je me sens plus à l'aise dans un monde d'hommes parce que justement il n'y a pas de "Barbies". Longtemps ça m'a fait mal car je n'étais pas comme les autres. Mi-fille, mi-garçon, entre aiguille à coudre et tournevis, avec mon look d'éternelle ado, Marcel, DocMartens et jean de mec. Pas de bijoux ou presque, parce que ça gène pour "faire des trucs", le maquillage juste un peu sur les yeux et parfois du rouge à lèvres, juste pour dire. Mais pas trop.

Maintenant, maman solo d'une petite puce que l'on prend tout le temps pour un garçon, même quand elle est en robe ( les chiens ne font pas des chats... ) Solo parce que j'ai quitté son père - il vaut mieux parfois être seule que mal accompagnée - Je retrouve peu à peu mon identité. Je suis repassée par une phase cheveux longs ( frôlant les épaules ). Mais finalement je me sens plus femme avec mes 3 poils blonds sur le caillou. Légèrement décolorés, car blond foncé c'est tristounet. Je me sens plus femme depuis que ma puce est née et qu'en même temps j'assume finalement mon côté "garçon manqué". Bref! Désolée pour ce message un peu décousu, mais je voulais vous contacter pour vous dire merci car votre blog m'a redonné le courage de tout recouper. D'accepter que même si j'aime être en robe de temps en temps, je suis belle telle que je suis, mi-fille, mi-garçon.

Passez une belle journée,

Eglantine"

Pour sûr, après un message pareil, ce fut une belle journée... Merci.

Photo : Renya Xydis

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Publié le 15 Octobre 2014

Ce geste

Elle fait souvent ce geste que ne font pas les autres. Peut être est-ce à cause de ses cheveux courts, peut être pas. Elle a toujours eu les cheveux courts, enfin, à part lorsqu'elle était petite et qu'on lui donnait l'apparence d'une jolie poupée. Ses cheveux longs tirebouchonnaient comme des anglaises naturelles et avaient la couleur du miel.

Mais elle avait renoncé à tout cela depuis longtemps et découvert la liberté et le pouvoir que lui donnaient les cheveux courts. Peut être que c'est depuis ce temps qu'elle fait ce geste...?

C'est parfois une caresse, qu'elle fait sur le velours de ses cheveux très courts, lorsqu'elle sort de chez le coiffeur, c'est aussi une sorte de massage lorsqu'elle empoigne et qu'elle cambre sa nuque, c'est aussi une façon de se rassurer, comme si en faisant ce geste elle se rappelait de quelle trempe elle était.

Et puis c'est aussi une manière de séduire... mais ça, peut être l'ignore-t-elle?

Photo: Jean Louis David 2013

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Publié le 14 Octobre 2014

Cela me fait vraiment plaisir de découvrir cette vidéo où Beli Klein apparait "en vrai" et ça me fait encore plus plaisir de partager ça ici. Beli est une jeune femme dont la sincérité et l'enthousiasme attire naturellement la sympathie. Ajoutez à cela humilité et gentillesse et cela nous fait un joli portrait de femme aux cheveux courts.

MagLes N° 16

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Publié le 13 Octobre 2014

Pensée du jour

Depuis que, en toute innocence, je me suis lancé dans ce blog pour exprimer mon goût, ma fascination, pour les femmes aux cheveux courts et ma dilection pour les nuques délicates, sensuelles et fraîchement dégagées, j'ai le sentiment d'avoir finalement été rejoint par bon nombre de personnes partageant mon point de vue et pourtant toutes différentes.

Je suis toujours ravi de voir parmi ces femmes aux cheveux courts celles qui se retrouvent dans ce que j'écris, ou celles qui sont reconnaissantes de l'élan que mon blog leur donne. En tout cas toujours réjouis des commentaires féminins.

Mais je n'oublie pas qu'il y a tout de même presque autant d'hommes qui me lisent, qui pour certains ont le même esprit et les mêmes goûts que moi et sont content qu'on puisse l'exprimer à leur place, mais qui pour d'autres se contentent de copier des images, sans autres réflexion, comme si ce blog n'était rien d'autre qu'un de ces nombreux sites, indifférents aux genres, à la féminité, à l'androgynie, qui cultivent juste le fétichisme que peut être le cheveux court.

Je ne renie pas cette part de fétichisme, bien sûr, au contraire, je la revendique. Mais j'ai depuis longtemps dépassé cela. Et ainsi j'ai fait des découvertes sur moi même, compris à quel point une femme aux cheveux courts pouvait être différente des autres, à quel point cette authenticité révélait de choses sur le caractère et cette part de masculin que chacune s'approprie pour la conjuguer intelligemment avec sa féminité.

Alors je veux croire que c'est à ces femmes là que je m'adresse et à personne d'autre, celles que je connais "en vrai", celles que je croise ici et toutes celles, à travers le monde que je ne connaîtrais jamais.

Photo: Marie Murstad

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Publié le 12 Octobre 2014

Dans ce rêve là

C'était un jour de tourment, un jour de tempête passée où le calme revenait sur un univers chamboulé. Quelques fortes rafales balayaient la terre par moment encore et la mer grondait au loin, d'une rumeur sourde et continue. Et puis soudain tout s'apaisait et on avait un sentiment de fin du monde.

Alors un trouble naissait, une envie immédiate, un besoin vital de ne manquer aucun fragment de cette vie qui semblait s'échapper et s'était comme une clairevoyance, une faculté nouvelle.

Après coup cela avait quelque chose de terrifiant de se rendre compte de tous ces instants manqués, de cette routine aveuglante et assourdissante qui nous aurait tenu ainsi, isolé, si on n'y avait pas pris garde.

Il fallait ne rien laisser s'échapper, capturer l'image, l'odeur, l'atmosphère... pour s'en souvenir toujours. Être capable d'aimer à l'infini ce que l'on a aimé un jour, une heure, un instant à peine, le chérir et le protéger comme un trésor incalculable... pour toujours.

Photo: Torsten Gajda

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