Publié le 21 Septembre 2017

Photo: Eric Jondreville

Photo: Eric Jondreville

Dans la salle, les "yuppies"de la ville sirotent vins blancs et cocktails, les hommes séduisent, les filles aguichent et la musique accompagne ce théâtre mondain. Derrière les platines Sin'Dee se prépare à lancer son set. Elle a tombé sa veste sage, secoue un peu sa frange fraîchement taillée... Elle a le trac, mais elle en a vu d'autre.

De sa jeunesse de "tomboy" à Perpignan, elle a gardé le caractère et les cheveux courts et ses tatouages sont autant de souvenirs à travers le monde.

Elle lance son set et se laisse entrainer par le rythme, agite les bras, se déhanche un peu. Comme une énergie retrouvée elle plonge dans la musique et emporte avec elle les moins timides de la salle.

Quand elle se raconte Sin Dee parle de musique, d'indépendance, de projet. Elle dit qu'elle n'aime pas trop son prénom, c'est pour ça qu'il est devenu ce pseudo inspiré de ses origines chinoises. Un héritage que l'on retrouve dans ses cheveux, lisses, épais et naturellement brillants, noirs comme l'ébène. 

Pour l'occasion elle est passé voir sa coiffeuse dans l'après midi au salon Tom Rose. Histoire de donner un coup de frais à sa coupe au bol devenue une sorte de marque déposée, la frange pas trop longue, la nuque carrée, le tour d'oreille bien tondu. Une variante.

Photo: Eric Jondreville

Photo: Eric Jondreville

Depuis toujours, ou presque, la musique a baigné son environnement. D'une collection de vinyles elle a trouvé le goût de mixer et de scratcher et petit à petit son style c'est affiné, comme un bon produit de qualité.

Aujourd'hui on la retrouve dans les meilleures soirées, en club ou dans les bars de la ville. Les projets ne manquent pas, en solo ou en duo.

Le set se termine et un autre DJ reprend les platines, épaté de voir la salle s'agiter et danser. C'est une soirée d'opening d'un bar branché, pas une boite de nuit, pourtant le rythme a emporté la foule. C'est une réussite. Sin Dee rejoint ses amis, épanouie, enthousiaste et excitée par ce succès...

Photo: Eric Jondreville

Photo: Eric Jondreville

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Publié dans #Portrait

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Publié le 20 Septembre 2017

Gisele Fox par Dominic Beyeler

Gisele Fox par Dominic Beyeler

Sur un coin de la nappe il avait esquissé son visage, puisant dans des souvenirs en partance... Les traits essentiels, quelques mèches courtes sur un visage presqu'enfant, des lèvres pleines et toute une galaxie de tâches de rousseur pour rehausser des yeux de chat...

Malgré bien des efforts, il ne parvenait pas à chasser cette image de son esprit et les gestes sont venus comme ça, presque incontrôlables. Il a pris un grand carnet, le plus grand et il a recommencé, traçant, estompant, coloriant le visage de la fille-garçon, l'adolescente-femme, l'enfant-adulte... L'androgyne inattendue.

Elle aurait sans doute été une jeune fille invisible, elle l'a d'ailleurs été, jusqu'au jour où elle est revenue avec ses cheveux coupés. Ce jour là, lorsqu'il l'a vue son sang s'est écoulé, brûlant dans son coeur, ses mains, ses tempes. Elle s'est approchée, laissant tomber son front sur sa poitrine et il a caressé sa nuque, ébouriffé sa coiffure sage. Ils ont eu un grand soupir commun qui sans doute signifiait comme un soulagement de la savoir enfin elle-même.

Sans aucun doute il l'aimait déjà, c'est juste que cet aboutissement et la fierté qu'elle en retirait exhaussait aussi son bonheur. Elle était devenue unique et ambiguë, mystérieuse aux regards des autres et cela lui donnait le sentiment d'être privilégié...

Jusqu'au jour où, dans un terrible fracas, son bonheur s'est enfuit, ne lui laissant que la nostalgie sur les pages de son carnet à croquis.

Illustration: Dominic Beyler 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 16 Septembre 2017

Quand la page se tourne

On n’est jamais mieux servi que par soi-même dit-on.
Mais pour le coup j’avais bel et bien besoin de ma barbière de quartier punk pour enclencher ma démarche plus ou moins pensée et réfléchie.
Alors je prends rendez-vous, mais je dois attendre une semaine et demie.
Normalement décidée à changer radicalement, je pense aux possibilités qui s’offrent à moi… mais tout aussi à reculer et ainsi m’y rendre pour ma coiffure habituelle.
Une semaine et demie de montagnes russes et de hauts le cœur.
Une semaine et demie où chacun des réveils se traduisent par ma difficulté à prendre une décision.
Mais ça y est, je suis sûre de mon choix.
Le Jour J dans toute sa splendeur.
Je quitte mon domicile les cheveux gras, avec une gueule de bois.
15 minutes pour m’y rendre et de plus en plus de pas qui me rapprochent de mon but, du salon.
15 minutes qui font considérablement monter la pression et aussi l’alcool de la veille qui n’a pas encore été totalement drainé par mon foie.
15 minutes pendant lesquelles je réalise que je n’avais pas ressenti une telle sensation depuis des mois.
Ce genre d’indescriptibles sensations dans les tripes, tout à fait personnelles.
15 minutes décisives en soi.



 

Quand la page se tourne

Et c’est quand j’arrive au salon et me confie à Régine, que les raisons pour lesquelles j’entreprends ce changement se font plus claires. En les expliquant à l’oral je me comprends déjà mieux ; alors que nous n’avions pas encore entamé la transformation.
Une transformation qui après coup, avait sans doute déjà commencé quand j’ai noté mon prénom dans le carnet de rendez-vous pour le vendredi 15 Septembre à 14 heures.
Peut-être même avant, sûrement avant encore.
Après 1 an sur Montpellier, j’ai compris des choses que je n’aurais sans doute pas comprises en restant dans ma ville natale ; dont pourtant j’apprécie les teintes et couleurs à chacun de mes brefs retours.
1 an dans une nouvelle ville et une personnalité qui a évoluée.
Mon statut tout autant… je suis une femme indépendante, à l’énergie débordante, à l’ambition montante. Pourtant le visage que j’aborde n’est plus le mien, il ne correspond plus à ce que je veux être et suis déjà.
Je lui dis que je veux m’asseoir sur le fauteuil, et m’en relever grandissante. Que cette nouvelle coupe soit une prolongation d’une personne changée et changeante.
Que je laisse dans ce salon les résidus d’une personnalité indécise et tremblante. 


 

Quand la page se tourne

A l’heure où j’écris nous sommes le lendemain. Les plus pragmatiques diront que j’aurais très bien pu écrire en rentrant chez moi, battre le fer tant qu’il était encore chaud. Mais j'étais assommée d’une terrible migraine tant la pression s’est manifestée à travers mon cerveau et est redescendue de manière brutale.
 
Mais je me souviens très bien des premières secondes où cette personne qui n’est plus désormais, a senti les premiers coups de ciseaux. Au revoir la routine, Régine commence la coupe comme elle ne l’avait jamais fait auparavant.
Les coups de ciseaux pleuvent, mes mèches sur le sol aussi.
Je sens mon pouls battre dans mes avant-bras, mes doigts.
Mon visage change de tonalité, les traits se dévoilent.
Mon regard change de formes, l’iris se dilate.
Je me lève du fauteuil, mes jambes toujours engourdies peine à me tenir debout.
Mais la personne qui se tient face à ce miroir, se comprend et s’accepte.
Ce miroir qui a toujours déformé mes attentions a été brisé et un nouveau s’est créé.
Pour ainsi et enfin laisser place à Maëva.  



 

Quand la page se tourne

J’embrasse Régine, puis offre mon profil à l’auteur de ce blog et sors du salon.
Je me retrouve hors de mon cocon.
Me disant que la vie est et restera un combat constant avec les autres, mais surtout et toujours avec soi-même.
Tu montes sur le ring, tu commences à donner des coups, les marques sur ton corps et dans ton cœur témoignent de ton mal, mais si tu le veux, tu peux finir par embrasser ton meilleur rival.
Toi.
Et ainsi se relever à deux du tapis.

Quand la page se tourne

Texte et Photos: Maëva Cristofoli

Son travail: Kriss Photography

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 15 Septembre 2017

Quartier Libre : Justin(e) de la montagne

Justine est une fille formidable! Et Justin un type formidable... Elle est les deux en fait. Du Népal aux Pyrénées, elle grimpe, grimpe toujours. Elle glisse sur les vagues de Hossegor ou sur la poudreuse du Pas de la Case. Elle court et combat sur les tatamis et les stades de rugby. Elle n'arrête pas!. Cette nature pleine d'énergie se raconte, un peu, pour Les Femmes Aux Cheveux Courts...

"Les cheveux courts. Du plus loin que je me souvienne j'ai toujours détesté avoir les cheveux longs. La première fois que je suis passé sous les ciseaux à couper comme je voulais , courts, je devais avoir 10 ans. J'avais profité d'un séjour chez les grand-parents pour me faire une coupe au bol. Et quelle libération ! Pour la 1ere fois j'ai eu la sensation d'être enfin moi-même. Inconsciemment j'avais franchi la frontière qui m'opprimait depuis mon plus jeune âge. J'avais franchi la frontière des genres. Et quand on m'appelait "jeune homme" rien ne me faisait plus plaisir. Je réussissais un coup de maître. J'étais une fille secrètement... j'ai du attendre 9 ans plus tard pour réaliser tout ça, avec la découverte du milieu gay, je réalisais deux choses : j'assumais enfin le fait de pouvoir aimer les femmes et le genre binaire avec lequel la société m'assommait depuis petit volait en éclat. Je me suis toujours sentie à l'étroit dans les cases. Enfin je pouvais être ce que je voulais. Qui je voulais. Et surtout moi-même. Je sais que je ne serai jamais une fille dans le sens commun du terme, comme je ne serai jamais un garçon non plus. Je suis moi quelques part à la frontière des genres.

Quartier Libre : Justin(e) de la montagneQuartier Libre : Justin(e) de la montagne

Je me sens masculin souvent : dans mes attitudes, mes choix vestimentaires parce que c'est comme ça que je me sens le mieux. Je crois que j'ai accepté cette part de masculinité importante chez moi qui me caractérise. Une femme je le suis aussi, de mon sexe naturel qui m'as donné cette douceur et cette sensibilité qu'on ne pourrait m'enlever... Qu'on me genre "il" ou "elle" peu m'importe. Qu'on pense que je suis un garçon, peu m'importe. Mes cheveux courts... rasés... auront été pour moi ce déclic libérateur, la petite touche qui manquait au tableau pendant des années pour que ce soit parfait. Cette petite touche qui me fait me sentir moi-même. I'm tomboy and proud. Je suis tomboy et fier."

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 14 Septembre 2017

Presque nue

Dans cette lumière diffuse chaque parcelle prenait du relief. Elle n'avait pour seul rempart qu'un plaid et l'encre de sa peau pour détourner les regards de son corps androgyne en captant l'attention sur ses oeuvres marines.

Vaine illusion... 

La diversion ne parvenait pas à ses fins. Impossible de lutter contre la courbe du sein éclairée par le jour, ni celle du cou, nu et troublant. Tellement nu et si troublant... Un corps de voyageuse, parcourant les mers, hissant des voiles, tirant des bords et jetant des ancres. Mais pas un corps de matelot. Sa nuque à la peau rasée avait encore la pâleur des enfants et sa chevelure taillée en rond, une douceur juvénile. 

La tête penchée, le regard posé sur ce sein discret, faisait saillir quelques muscles sous la peau de velours et les vertèbres dessinaient vers la nuque une architecture délicate que rien ne voilait...

Elle était ainsi, presque nue.

Photo: Vincent-Alexandre Baudiffier

Modèle: Coralie Robin

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 13 Septembre 2017

Le 23 septembre, c’est l’apéro des femmes aux cheveux courts.
A la base, ‘’ les femmes aux cheveux courts ‘’, c’est un blog. 
Un blog qui raconte des histoires de femmes, des ressentis, l’esthétique des coupes courtes, des humeurs, le pourquoi du comment on franchit l’étape. Une question d’états d’âme, de genre, de non-genre, de style, de vécu. 
Alors toutes ces femmes qui seront réunies, ce soir là, sont toutes uniques: remarquables parce qu’originales, singulières parce que fières de caractère. Cette liberté d’être soi, d’arborer fièrement son visage et son style, cette personnalité propre à chacune: voilà ce qu’est une femme aux cheveux courts. 
Alors pour fêter les 8 ans d’existence de ce blog, qui a permis à tant de personnes de se rencontrer, de se trouver, à travers la France mais aussi le monde, on célèbre cela au Rosa Bonheur, dans la capitale, dès 18h ! 

Texte: Marie C.

Photo: Beli Klein

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Chronique de Marie

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Publié le 11 Septembre 2017

Photo: Dadu Phoenix

Photo: Dadu Phoenix

Il y a un petit air d'Irlande, un parfum de landes et de whisky dans le nom de ce salon. Mais plus encore, c'est un univers posé là au coeur de Nantes, rue Voltaire.

Ambiance Café Racer, cuirs, tatouages et barbes soignées. C'est Adé qui, involontairement, m'a conduit jusque là. Un salon unique en son genre dans la région. Pourtant cela paraît tellement naturel de marier les deux, tatouages et barbier. La barbière c'est O'Malet, un jeu de mots qui colle bien à cette ambiance.

Habituée des salons de tatouage, Adé n'avait pas encore essayé le fauteuil du barber et c'est le meilleur endroit lorsqu'une envie de fade vous prend après avoir laissé pousser ses cheveux trop longtemps.

Alors elle s'est installée, aurait pu fermer les yeux tellement elle était en confiance et a laissé Aurore jouer de la tondeuse..

La barbière de sa villeLa barbière de sa ville
La barbière de sa villeLa barbière de sa ville

Le résultat ne pouvait que lui plaire, parce que la barbière est passionnée par son job, tout comme ses associés, les tatoueurs, Niko, Dimitri, Aleksi et Pierrick, chacun avec leur style.

L'endroit est récent, refait, neuf et fonctionnel et pourtant il semble déjà avoir une âme, une ambiance incomparable.

Sans aucun doute le salon que je recommanderai, les yeux fermés, à mes amies nantaises ou de la région, celles qui aiment leur peau encrée et leur nuque bien rasée...

Dermal Mayhem x O'Malet Barber à Nantes, 19 rue Voltaire.

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Rédigé par Jeaneg

Publié dans #Portrait, #Humeurs

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Publié le 10 Septembre 2017

Bénéfices et dividendes

Sans doute que le jour où Chloé a tondu ses cheveux, elle n'imaginait pas tout ce que cela pourrait apporter de positif dans sa vie. Depuis le portrait écrit dans ces pages, cette coupe qui souvent est un passage, une période pour celles qui l'osent, s'installe, pour elle, un peu comme une nécessité, l'expression d'un état d'âme.

On se rappelle qu'à l'époque c'était l'engagement physique dans son projet "Renew" avec la photographe Margaux Gayet, qui l'avait incitée à exhausser cette envie qui lui trottait dans la tête depuis un moment. Il n'y avait là aucun calcul, juste le besoin d'être le plus authentique possible dans cette oeuvre surprenante...  

Bénéfices et dividendesBénéfices et dividendes
Bénéfices et dividendesBénéfices et dividendes

... où elle incarne véritablement et de manière stupéfiante Leonardo Di Caprio, Edward Furlong, Natalie Portman ou Keira Nightley dans des rôles très connus. ( D'ailleurs je vous donne rendez vous sur la page Facebook du blog pour un petit jeu )

Outre cette performance, la nouvelle tête de Chloé lui a ouvert les portes de nombreux créateurs et photographes, si bien qu'elle en tire aujourd'hui encore des dividendes. Mais l'essentiel je crois, est qu'elle se rapproche le plus possible de sa personnalité en conservant ses cheveux ras, professionnellement taillés et de manière sophistiquée, comme une marque personnelle, un signe imparable de reconnaissance.

"Renew" à la galerie Highways de Santa Monica du 9 septembre au 22 octobre 2017

Chloé Lobre

Margaux Gayet

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Rédigé par Jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Portrait

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Publié le 7 Septembre 2017

Photo: Soline Martin

Photo: Soline Martin

Elle prend la photo, comme une preuve pour elle même. Elle aime bien paraître sur le fil du rasoir. Elle a beau pourtant s'imaginer masculine, c'est difficile de ne pas être charmé par son allure sportive et ses manières raffinées. Quelques bijoux discrets, un trait de maquillage parfois... Une blondeur artificielle mais sophistiquée, les cheveux courts mais une jolie mèche qui balaie le regard. Pas d'excès, pas de provocation.

Et puis un jour...

Un jour il faut surprendre, casser la routine, interrompre le ronronnement autour de soi. Ce masculin qui la taquine depuis toujours mais qui jamais ne la dominera, elle veut lui laisser un peu plus de place. L'apparence est trompeuse, un rien suffit pour égarer les jugements. La blondeur s'est estompée, d'un coup de peigne elle rejette sa mèche sur le front... et puis surtout, comme une gourmandise, elle a fait tondre sa nuque, presque rasée, et puis ses tempes et le contour de ses oreilles. Un trait de tondeuse qui souligne le masculin, comme le mascara souligne le regard.

Elle se sent troublée...  Cette photo, noir et blanc aux contrastes prononcés, son visage sans fards ni sourire, ces cheveux en arrière, ce tour d'oreille, tondu et dégradé... Elle apparait différente, comme un joli garçon dont elle aimerait être amoureuse, puis se reconnait, en éprouve de la fierté, de l'amusement.

Et d'un rien elle se conjugue au masculin... 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Septembre 2017

Photo: ©jeaneg

Photo: ©jeaneg

Ça m'plairait assez qu'on arrête un jour de catégoriser toutes les choses qui n'ont pas besoin de l'être... 

Par exemple... une coupe de cheveux. Aujourd'hui encore, selon que vous êtes homme ou femme, mais avec les cheveux courts l'un et l'autre, "on" va vous faire une coupe d'homme ou une coupe de femme. Si si, vous savez, le genre on vous laisse les pattes un peu plus longues, en pointe, la nuque un peu plus épaisse et toujours un peu longue, histoire de "féminiser" des cheveux que le coiffeur ou plus souvent la coiffeuse jugera sinon "trop courts".

Mais bon sang d'bonsoir! De quoi j'me mêle? Est-ce qu'on ne pourrait pas envisager seulement deux options: court ou long ( y compris pour des coiffures clairement identifiées, comme le bol ou le carré par exemple ). Et du coup naîtraient des salons qui seraient dédiés aux cheveux courts et d'autres aux cheveux longs... Dans les salons "cheveux courts" le choix couvrirait l'ensemble de ce qui aujourd'hui est proposé aux hommes, rasés ou pas. Et les professionnel(le)s seraient juste des spécialistes, des experts, des Mozart de la tondeuse et des ciseaux...

Mais je délire, je divague, je m'égare. En même temps, cela réglerait définitivement le problème des tarifs. Quels qu'ils soient, hommes et femmes seraient assujettis aux mêmes, par la force des choses... Enfin bref! Quelqu'un sans doute me dira que cela existe déjà, que les femmes aux cheveux "très courts" ne deviennent pas automatiquement des hommes en sortant de chez le coiffeur et qu'elles paient le même prix que leur petit ami lorsqu'elles se font un "skinfade" bien fondu... Bon. Ok... Ok!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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