Vendredi 4 décembre 2009
5
04
12
2009
09:16
Au détour d'un pilier de faïence, je l'ai aperçue concentrée sur son portable. Elle avait une mine grave et cette posture m'offrait la vision de sa nuque délicatement dessinée par la tondeuse de son coiffeur. De la chance sans doute, car pour se préserver des courants d'air, elle avait soin de se protéger d'une écharpe.
Dans cette atmosphère souterraine, elle pouvait être Valentina ou Louise ou même Iris et du coup j'aurais pu être Bickle, le chauffeur de taxi en quête de rédemption.
Elle a rangé son portable, esquissé un sourire, transformant le quai en Riviera italienne. De face, son visage clair si parfaitement encadré inspirait la sincèrité, comme on montre la paume de sa main en un salut martial qui veut dire : je suis sans arme!
La rame est arrivée, et son vacarme et la foule ont emportés Iris.
Sur la quai d'en face, tout m'est apparu gris et hostile. J'ai relevé le col de mon trench et enfoncé ma tête dans les épaules, résigné à mon monde sans étoile...
Photo: Fredrik Lundén
Par jeaneg
-
Publié dans : Humeurs
-
Communauté : Tronches de vie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Y a des jours comme ça?...Eh ben aujourd'hui c'en est un!
Ca fait un bail maintenant. C'était en 89, quand elle apparait au milieu
de sa bande de garçons, avec sa tête de rebelle. Ca me plaisait, ils avaient tous la même coupe de cheveux. Elle avait une voix qui "accroche" et le premier titre mettait les choses en place:
Quand j'étais gamin, ça m'étonnait toujours d'entendre les femmes
dans mon entourage, amies de mes parents ou copines de ma soeur déclarer dans une conversation: "Mes cheveux sont trop longs, il faut vraiment que j'aille chez le coiffeur!" ou encore " non je ne
peux pas cet après midi, je dois aller me faire couper les cheveux".
Derniers Commentaires