Publié le 19 Juillet 2020

Photo: Serena C.

Photo: Serena C.

Certain.e.s diront ne croire que ce qu'ils ou elles voient et voyant une jeune femme à la nuque rasée, croiront pouvoir affirmer tout un tas de choses qui finalement ne sont que le fruit de fantasmes et de préjugés. Sans chercher à aller au-delà de leurs certitudes, ils ou elles vont alors catégoriser, ranger, classer, trancher, condamner et cimenter un peu plus ces idées toutes faites qui conviennent tant aux esprits faibles et étroits.

Il y a pourtant, chez ces femmes à la chevelure taillée court, plus de subtilité et de puissance que chez bien d'autres qui restent blotties dans la conformité d'une féminité construite de toutes pièces par des hommes rigoureux et intolérants. Il y a la liberté! Non pas qu'il faudrait absolument avoir les cheveux courts pour faire preuve d'audace, être libre ou se sentir forte, mais ce que j'admire en ces féminités "différentes", c'est une forme de courage naturel, le goût inné de ne pas se conformer à l'image attendue, cette malice à éviter les convenances. Une femme qui exprime plus qu'une autre sa part de masculin n'en est pas moins femme.

Quant à moi, ce que je crois, c'est que je suis plus proche de ces femmes aux cheveux courts, de leur esprit, de leur confiance et leur façon d'être que des autres. Que j'admire ce qu'elles sont, jusque dans leur envie d'avoir la nuque bien rasée et leur impatience à retrouver cette fraîcheur, cette allure qui leur gonfle le moral et affirme la confiance qu'elles ont en elles mêmes.

Et rien d'autre.  

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 25 Juin 2020

Photo: Kriss Photography

Photo: Kriss Photography

Il a suffit d'ouvrir la chemise, de dévoiler l'exquise dentelle enveloppant ce sein juvénile, pour révéler le troublant mystère de l'androgyne. Jusque là, le corps enfermé, boutonné, était celui d'un éphèbe, un être au visage délicat, aux yeux tendres, à la blondeur à peine visible tellement le cheveux était court. Cela seyait aux épaules un peu droites comme au cou charpenté. Cette nuque si bien rasée élançait la silhouette et si le doute persistait on pouvait malgré tout imaginer un garçon à la beauté du diable. Et ce trouble délicieux, exonéré du genre, donnait l'envie d'aimer sans chercher à savoir, juste pour s'approcher et voir chaque détail plus près.

On hésite à lancer un pronom, il ou elle, cela serait indécent tant l'ignorance est grande...

Et puis la chemise s'ouvre, à peine, le visage se détourne vers l'obscurité, laissant le regard se poser sur le bustier de dentelles. Que dire, que penser dans cet instant où se mêlent harmonieusement les genres? Elle est donc femme et ses cheveux si courts n'ont subitement plus rien de masculin, prenant au contraire la valeur d'un merveilleux révélateur.  

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

Repost0

Publié le 18 Mai 2020

Photo: Fany Meil

Photo: Fany Meil

A priori ça pourrait sembler peu flatteur. Dire d'une personne que le portrait que l'on préfère d'elle est la vue de son dos... Mais celles et ceux qui me connaissent et qui fréquentent les pages de ce blog comprennent bien mon intention. Toutes celles qui sont apparues dans ces articles, aussi loin que je m'en souvienne, sont pour moi des amies, on l'on été, peu importe si cela n'est pas réciproque au même degré, certaines sont encore virtuelles, à cause, du temps, des événements, de la distance... Mais j'ai plaisir à connaître toutes ces femmes que j'admire pour leur style, leur mode de vie, leur caractère, tout ce qu'elles savent exprimer. 

Evidemment leur coupe de cheveux est essentielle. Elle fait partie de leur personnalité, révèle leur humeur, affirme leur statut. Et finalement, je me suis rendu compte que souvent leur côté pile est aussi expressif que leur côté face.

La période de confinement l'a montré, l'absence de coiffeur a été cruellement ressentie par toutes celles qui ont les cheveux courts et cette situation a semblé être un élément critique de la "privation de liberté" que nous imposait la pandémie. A juste titre.

Certaines, n'y tenant plus, se sont fait "justice" elles mêmes. Armées de leur seul courage et fortes du visionnage de quelques tutos, elles ont coiffé, taillé, tondu pour ne pas être des victimes ou s'en remettre à la réapparition de leur coiffeur à une date incertaine. L'occasion était trop belle après tout! Et pourquoi ne pas y aller à fond, totalement, radicalement? Il y a eu ce frisson, cette angoisse, ce trac et finalement cette petite jouissance, cette fierté, ce plaisir étrange et délicieux d'avoir fait quelque chose dont on a souvent rêvé mais qui semblait tellement déraisonnable. Les résultats n'ont pas toujours été ceux espérés, quelques bonnets sont venus au secours de certaines, en attendant les gestes experts de leur coiffeur, mais il faut l'avouer, la plupart de ces audacieuses sont parvenues à leur fins, tour d'oreille bien net et nuque fraiche, ou même boule à zéro parfaitement esthétique. De vraies révélations!

Alessandra, Flavie, Coralie
Alessandra, Flavie, CoralieAlessandra, Flavie, Coralie

Alessandra, Flavie, Coralie

Et c'est ainsi que la vue de dos, à chaque fois me réjouit et je devine, si la nuque est fraichement rasée, que le visage est souriant et l'humeur au beau fixe. 

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 3 Avril 2020

Photo: Salomon Diaz

Photo: Salomon Diaz

C'est une drôle de période que nous traversons là. Soudain beaucoup se rendent compte à quel point le coiffeur tenait une place importante dans leur routine. Mais je dis "tenait", parce que plus le temps passe et plus cette absence risque d'être supplantée. Si les femmes aux cheveux courts ont toujours été à mes yeux des femmes d'exception, de force et de courage, certaines vont faire preuve de la plus belle résilience, attendant sagement d'avoir à nouveau accès au fauteuil de leur figaro, mais d'autres, plus radicales, plus intransigeantes, s'apprêtent à suppléer au manque, dans un geste extrême. Si elles ne peuvent pas avoir une coupe de cheveux à leur goût, alors autant ne plus avoir de cheveux.

Et donc, apparaissent aujourd'hui les plus audacieuses, fraîchement tondues, apprivoisant leur nouvelle tête et faisant cette découverte que, finalement cela leur convient parfaitement. Alors il se pourrait, si l'opération vient à se renouveler, une fois encore, puis deux peut être, que l'habitude naisse et qu'elles s'en remettent dorénavant à leur compagne ou compagnon ou à elle même pour, au plaisir et d'un coup de tondeuse à chaque fois plus expert, se passer définitivement de leur coiffeur.

Mais bon, pas de quoi mettre en péril la profession, parce que finalement, ces femmes aux cheveux courts connaissent aussi le plaisir qu'il peut y avoir, après avoir tenté plusieurs mois durant, de retrouver leurs mèches d'adolescentes, à sentir de nouveau sur leur nuque, la caresse habile d'une tondeuse professionnelle.

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 23 Mars 2020

Confinement

C'est comme un écho à l'article précédent, une suite attendue...

Un jour de plus, confiné à la maison. Violaine et Louis tournent un peu en rond. Violaine s'agace de l'absence de coiffeur, des cheveux qui poussent dans sa nuque. Râler ça fait du bien. Louis a une idée: " Profitons en pour nous raser la tête..." La petite phrase, presque anodine, est comme un détonateur. Ben oui après tout... Depuis le temps que ça trotte dans la tête cette idée. C'est l'occasion ou jamais, de toute façon on est là, coincés à la maison, sans risque d'être confronté immédiatement au regard des autres...

ConfinementConfinement

Alors c'est parti! Salle de bain, tondeuse. Le sabot préservera au moins 20mm, pas question non plus d'être "rasée". L'expérience est excitante, à la fois terrible et ludique. Elle a tellement lu de ces témoignages de celles qui ont osé. Est-ce qu'elle aussi ressentira toutes ces sensations? Après avoir tondu son compagnon, c'est à elle d'y passer. Violaine est une femme aux cheveux courts, depuis longtemps. Elle connait ce besoin d'avoir toujours la nuque bien nette, ce regain de confiance que confère chaque passage chez sa coiffeuse, une perle qui n'a pas peur de couper ses cheveux très courts, juste comme elle aime.

 Mais là c'est différent, c'est presque brutal. Plus personne n'est habitué à tant de radicalité. Pour la première fois, le sabot glisse à même le crâne et dégage le front. C'est là toute la différence. Auparavant il y avait toujours ces grandes mèches un peu ondulées qui pouvaient masquer le visage. Cette fois plus de masque, plus de paravant... C'est troublant.

Voilà, c'est fait... C'est tout? Rien de plus? ​​​​​​​Violaine n'est pas sure. Elle a du mal à se reconnaitre.​​​​​​​ Finalement ce n'est que ça. Elle se trouve ... plus âgée ou alors une allure de petit garçon... Tout n'est que paradoxe. 

ConfinementConfinement

Pourtant en y regardant bien, ce visage harmonieux, ces yeux clairs et ce front large... On retrouve à la fois Mia Farrow et Jean Seberg dans toute leur éclatante féminité, l'une fragile, diabolique et tourmentée l'autre guerrière archangélique. 

Ce qui est bien avec le confinement, c'est que l'image de cette transformation est totalement maitrisée. Pas de regard importun, pas d'avis indésirable, elle peut diffuser sa nouvelle tête judicieusement. Les parents? Bof, le résultat n'est pas enthousiasmant. Normal, question de génération sans doute. Les ami.e.s? Déjà plus encourageant. La coiffeuse? Alors là oui! Mais l'essentiel bien sûr est ailleurs. L'essentiel est de se retrouver, se reconnaître,  s'accepter et pour cela elle voit dans le regard de Louis tout ce qui lui faut pour la rassurer.

Et on se dit que tout compte fait, c'est bien le confinement qui nous permet de faire ce genre d'expérience, tranquille, sans le parasitage autour, en choisissant à qui on diffuse la nouvelle et en ayant tout le temps nécessaire pour s'apprivoiser soi même... Juste avant de s'enhardir davantage.

Photos: Violaine P.

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait, #Quartier Libre

Repost0

Publié le 18 Mars 2020

Photo: Fany Meil

Photo: Fany Meil

La vie est ainsi faite, qu'un événement extraordinaire parvient à bouleverser même les choses auxquelles on avait pas pensé. Ce genre de choses qui semblaient immuables, intangibles, qui paraissaient couler de source... Ainsi la pandémie qui ravage le monde oblige à prendre des mesures pour limiter les contacts entre humains au strict nécessaire. Or il apparait que le coiffeur ne fait pas partie de ces gens dont on a besoin pour vivre et d'un seul coup d'un seul, voilà les salons qui ferment, tous, sans exception. 

Alors au début on ne fait pas trop gaffe, mais très rapidement on réalise que la coupe mensuelle va passer à l'as, que très bientôt la tête qu'on a va devenir insupportable à chaque coup d'œil dans le miroir et que jamais, jamais on a envisagé ce cas où on ne puisse plus se faire couper les cheveux.

Et puis la résistance s'organise. Certaines, privilégiées, partagent leur vie avec celui ou celle qui leur coupe les cheveux habituellement et pour celles là, se concrétise ce sentiment de privilège justement, cette chance est mesurée subitement et le plaisir qu'elles en retirent est nouveau. En parlant de plaisir, d'autres découvrent ou pratiquent celui de couper les cheveux des autres. Celles qui hésitaient à confier à leur ami.e la tâche essentielle de s'occuper de leur coupe de cheveux, vu les circonstances, se laissent aller sous la tondeuse amateure. Le huis-clos du confinement auquel chacune est contrainte fait tomber la crainte de se confronter aux regards des autres...

Enfin il y a celles qui le faisaient déjà un peu, ou qui pensaient le faire un jour et qui de fait se retrouvent au pied du mur. Cette fois c'est une nécessité. La tondeuse est là qui attend, il faut y aller!

Photo: Fany Meil

Les plus déterminées, ou les moins expertes se disent que c'est l'occasion de cette tonte radicale à laquelle elles pensent depuis longtemps. Les autres mettent du soin à tenter de reproduire la coupe habituelle qui leur va et qui leur donne l'assurance d'être irrésistible. On joue avec les sabots de tailles différentes, on essaie avec le peigne, on y va petit à petit en jouant avec les miroirs, on retrouve sa couleur naturelle une fois taillées les extrémités encore colorées. Quelque fois on s'enhardi à tenter un peu plus court, effacer davantage les pattes, raser plus haut la nuque... Un rien d'adresse, un peu de talent et après bien des efforts le résultat les gonfle d'orgueil et de satisfaction...

Assurément il y aura un avant et un après la crise. La très grande majorité aura patienté, à coup de barrettes et de chouchous, de foulards et de bonnets et retrouvera avec bonheur les mains expertes de leurs coiffeuses/eurs. Mais d'autres auront découvert le moyen de s'en passer, ou le plaisir de les remplacer, de temps en temps...

Photo: Fany Meil

 

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 24 Février 2020

Photo: Caves Collect

Photo: Caves Collect

Ce ne serait pas autre chose, finalement, la largesse d'esprit. Juste admettre que ce que l'on prenait pour naturel auparavant, ne l'est pas forcément dorénavant. Être suffisamment réceptif pour comprendre les changements et imaginer que parfois ce qui choque les générations plus anciennes, n'est rien d'autre qu'une certitude pour les plus récentes. Vingt ans en arrière ( une génération ) cette jeune femme dans cet "uniforme" non-genré, chaussures basses, pantalon à pinces s'arrêtant 10cm au dessus de la cheville, polo et cheveux ras serait, au mieux, passée pour une excentrique. Aujourd'hui cela semble plus "banal", encore qu'il faille toujours une gymnastique intellectuelle pour ne pas tomber dans le piège du questionnement qui vient à l'esprit pour "ranger" cette personne dans une catégorie ou une autre. " T'es un garçon ou une fille?" est sans doute la question à la fois la plus stupide et la plus blessante et en même temps peut être la plus légitime pour celles et ceux qui ont grandi dans une société où pratiquement dès la naissance on cherche à distinguer un genre d'un autre

Afra Cuellar pour Oroboro

Afra Cuellar pour Oroboro

Les cheveux toujours plus que l'habit sont déclencheurs des ces questionnements cruels et idiots. Alors parfois pour paraitre moins stupide on va faire diversion avec autant d'erreurs de langage et ainsi qualifier les cheveux courts "d'androgyne" ou de "tomboy", comme si toutes celles qui ont les cheveux très courts ne pouvaient pas être qualifiées différemment. Consternant avouons le...

Mais si de nos jours on trouve ces jeunes femmes à tous nos coins de rue, le seuil n'est pourtant pas encore franchi. Les générations qui leur succéderont le feront peut être, à condition qu'elles mêmes ne renoncent pas à ce travail de dé-construction et abandonnent leurs cheveux et leurs pantalons  "trop" courts

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Repost0

Publié le 11 Février 2020

Erika Sainte dans Les Rivières Pourpres

Erika Sainte dans Les Rivières Pourpres

On va me dire qu'à force de tout voir à travers le prisme des cheveux courts, je fini par prendre mes désirs pour des réalités... et c'est bien possible. Mais après tout, cela vaut peut être la peine de noter, quand on le voit, ce qui va dans notre bon sens à nous. Ainsi, j'ai l'impression, mais peut être  me trompe-je, encore une fois, que les héroïnes sont moins "sexualisées", dans les films, les séries, les illustrations, les jeux vidéos... Les nuances sont subtiles, bien sûr, mais j'ai l'impression qu'on préfère mettre l'accent sur un côté "badass", plutôt que sur le côté "bonasse"

En tout cas moi je veux le croire, même si je sais bien tout au fond de l'intérieur de moi qu'il faudra toujours pour attirer le plus grand nombre, dessiner des femmes aux formes "généreuses" et à la chevelure opulente. Mais c'est un début. Peut être certaines productions ont noté qu'il fallait mettre l'accent sur le fitness, l'allure, l'authenticité et le pragmatisme pour avoir des personnages féminins crédibles.  Hein? Peut être? Enfin j'ai le droit d'y croire...

Les temps changent... Ah non pas tant que ça
Les temps changent... Ah non pas tant que ça

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 3 Février 2020

Photo: John Manolakis

Photo: John Manolakis

Il faut se confronter aux gens de la rue pour se rendre compte à quel point on se met en danger lorsqu'on s'écarte des schémas établis. Parler des femmes aux cheveux courts, pour certain.e.s cela reste une sorte d'abstraction où l'on imagine qu'il est question de féminité - ou pas - alors qu'un enfant de 5 ans comprend que cela n'a rien à voir.

Photo: John Manolakis
Photo: John ManolakisPhoto: John Manolakis

Photo: John Manolakis

Mais à quoi bon? Tenter de faire comprendre ces choses par les mots semble avoir autant d'effet que de pisser dans une contrebasse pour faire de la musique. Il faut s'en remettre au pouvoir de l'exemple... et encore. Là aussi l'objectivité n'est pas la première vertu de mes contemporain.e.s, puisque même face à la plus féminine des femmes, vêtue d'une robe, chaussée par des talons mais dont la nuque serait rasée et les oreilles dégagées, on trouverait certainement qu'elle a une allure masculine. Comme si depuis toujours et pour toujours, les cheveux courts, comme le bleu étaient associés inéluctablement aux garçons. Certaines d'ailleurs le revendiquent, cherchant à faire une totale abstraction de leur genre, elles vont éviter tous les - faux - critères de la féminité cités plus haut, jetant le rose, les robes, les talons et leurs cheveux aux orties. Cependant tout cela ne reste qu'accessoire. Ne vous y fiez pas.

Photo: John Manolakis

Photo: John Manolakis

Hélas personne ne pourra convaincre tout ces gens restez coincés dans leurs préjugés avec leur formules toutes faites et leurs airs suffisants. Alors, ben faites le et ne vous préoccupez pas de ce que pensent ces gens là, pataugeant heureux dans leur médiocrité.

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost0

Publié le 9 Janvier 2020

Photo: Stéphane Courtois

Photo: Stéphane Courtois

D'abord il y a les chiens et les loups qu'on ne distingue plus les uns des autres... Puis comme la nuit avance, ce sont les chats qui sont tous gris... même les chattes. Certaines s'en accommodent bien. Enveloppées de pénombre on se moque de les savoir mâle ou femelle...

Certains êtres sont comme ces loups, ces chiens et ces chats gris, bien heureux qu'on ne les discerne pas plus que ça. Elles glissent dans le clair obscur, silhouettes aux cheveux courts, faisant illusion et confusion. Et puis, dans la lumière, le visage aux traits fins, montre un pâle sourire, comme pour se faire pardonner de la révélation, parce que malgré la nuque rasée, on devine bien que l'ange n'est pas un garçon, même si l'on est pas toujours sûr qu'il s'agisse d'une fille. C'est alors qu'on devine que ce sourire n'est pas tant pour s'excuser, mais plutôt pour se moquer de l'idiot confus. Tout ça c'est à cause de la nuit...

Lire la suite

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

Repost0