Publié le 17 Décembre 2014

Amber revient de loin
Amber revient de loin

Autant que je m'en souvienne, Amber Valletta a toujours eu une silhouette de femme aux cheveux courts avec ce visage d'androgyne aux yeux clairs, comme sur les clichés de Peter Lindbergh d'il y a 20 ans.

Et puis top model ça n'a qu'un temps, forcément, alors Amber s'est essayée au cinéma. Mais c'est dur, quand on a tutoyé les étoiles, de revenir parmi les mortels.

Amber, petit à petit a sombré, empoisonnant son corps, prisonnière de ses addictions... Et puis, comme une résurrection, elle a repris pied, refait surface. Comme souvent dans ce cas là, on se dépouille de son image ancienne pour tourner la page.

La voici à nouveau dans les pages des magazines, l'undercut fraîchement tondue depuis l'été et soigneusement entretenue, le regard toujours aussi clair, juste l'innocence en moins...

Amber revient de loin

Photos: en haut: Peter Lindbergh

en bas: Derek Ketella

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Publié le 16 Décembre 2014

La vie est une chienne

Rien de tout ça ne t'avait jamais heurté... Tant de bienveillance autour de toi ne pouvait pas éveillé de méfiance. Être soi même c'était un principe, une loi naturelle, une évidence.

Mais le temps qui passe bouleverse souvent les certitudes et la vie est une chienne qui sait bien te gifler après t'avoir longtemps caressé...

La fillette amusait tout le monde avec ses genoux écorchés et ses allures de "petit boy". L'adolescente était touchante avec son air dégingandé. On lui trouvait bien une allure un peu masculine, mais sa sempiternelle queue de cheval attestait de son genre et soulageait toutes les consciences. Ah les apparences...

Et te voici jeune femme, toujours la même, le caractère plus affirmé, les traits plus prononcés et cette envie plus forte que jamais d'être sincère avec toi même, d'écouter ton coeur et de chasser les hypocrites, d'être en harmonie avec le garçon qui t'habite sans renier la femme que tu es.

Mais voilà, personne n'aime qu'on chamboule ses croyances et qu'on sème le doute comme une mauvaise graine. Un jour tu as coupé ta queue de cheval et plus encore. Subitement tu es apparue sans genre, fille masculine, joli garçon, provoquant le trouble dans les esprits. Pour toi rien d'autre qu'un désir sincère d'être en accord avec toi même et pour les autres un crime, ou tout comme. Soudain on te reproche tes vêtements, ta manière de vivre, les femmes qui t'entourent, ta nuque trop rasée...

Être soi même est un défi que seuls les coeurs vaillants peuvent relever...

Photo: Ariana London

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Publié le 15 Décembre 2014

Quartier Libre: Athina

Parler de ses cheveux, de la longueur qu'on a décidé qu'ils auraient, alors que la prise de décision est si simple. Que le plaisir d'avoir cette nuque, ces oreilles et ce front dégagés est si présent et ce visage reflété dans le miroir est d'une évidence. A contrario, mettre des mots sur cette addiction de sensation de liberté par le simple faite qu'on ait le crâne rasé ou quasi et bien plus compliqué.

Je me suis coupée les cheveux en 2002, l'été de mes 18 ans à cause d'un chagrin d'amour. Je ne parle pas d'un carré mais d'une vraie coupe courte.
Puis au fil des années, j'ai coupé, j'ai laissé poussé etc, mais c'était à chaque fois plus court ... parce que mes cheveux sont extrêmement fins et que je les perds. Jusqu'au au jour où mon coiffeur a sorti la tondeuse et là, c'est la révélation. Je ne peux plus me passer de cette nuque nue, de se visage totalement dégagé et de ce crâne rasé qui exacerbe ma féminité.
C'est également un vrai plaisir de regarder les autres femmes aux coupes courtes. A mes yeux, elles ont un truc en plus inexplicable.

C'est vrai que les cheveux courts ne vont pas à toutes femmes. Mais mesdames, si vous avez cette chance et bien n'hésitez pas :-)

Quartier Libre: Athina
Quartier Libre: AthinaQuartier Libre: Athina

Merci beaucoup Athina pour ce témoignage si spontané.

Athina Alexia

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Publié le 14 Décembre 2014

Ce geste qu'elle fait...

Elle fait ça, elle aussi... Lorsque le hasard d'un agenda trop chargé, fait sauter la date ordinaire d'un rendez vous chez le coiffeur et que s'installe un compte à rebours fatal, où chaque jour qui s'écoule transforme sa coupe habituelle en une jolie tignasse.

Pour un oui, pour un non, elle passe la main dans cette chevelure qui s'épaissie, à travers ces mèches dont elle perçoit chaque millimètre en trop... Elle s'ébouriffe et fait la moue, comme si à chaque fois qu'elle faisait ce geste, elle se désespérait de trouver ses cheveux trop longs.

Lorsqu'elle glisse sa main sur la nuque, immanquablement ses doigts se resserrent et s'agrippent, un instant, avant que son bras ne retombe avec résignation... Et ce geste qu'elle fait me séduit, m'amuse et fait naître un désir particulier.

Elle le fait ostensiblement comme si elle souhaitait le trouble que cela provoque et qui fait naître quelques papillons dans son ventre lorsqu'elle imagine sa coiffeuse la libérer, en taillant et tondant ses cheveux désormais "trop" longs.

Et ses gestes me charment autant que ses paroles lorsqu'elle annonce avec détermination que, oui, sans faute, samedi prochain elle ira les faire couper...

Photo: Adriana Seminario

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Publié le 12 Décembre 2014

Être ou ne pas être...

Être soi meme c'est un peu comme arrêter de fumer, tout le monde voudrait y arriver, mais parfois il faut plusieurs tentatives pour y parvenir...

Et quand on a un vrai désir de cheveux courts, mais qu'on se heurte à la fois à l'opinion des autres et à la pression de la société, on a tendance à renoncer, à se résigner, selon la période... Pour les plus audacieuses, à l'adolescence, première tentative et puis rapidement on est saoulée par tout ces "jeune homme" et "mon garçon" qu'on nous sert à longueur de journée. Alors on laisse repousser.

Puis on y revient quelques temps plus tard et là c'est la famille, les proches qui vous mettent le doute, vous harcèlent avec perversité avec des : "mais quand est ce que tu laisses repousser tes cheveux" , "oooh t'es tellement plus jolie avec les cheveux longs"... et on cède une fois encore.

Enfin un jour, l'envie qui n'avait jamais vraiment disparue revient, encore plus forte et cette fois il y a un regard bienveillant, un soutien, un encouragement qui fait que la détermination l'emporte. On coupe, on taille, on respire et on se retrouve... enfin soi même, définitivement.

Photo: Karlie Kloss par P. Demarchelier

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Publié le 10 Décembre 2014

Rue Tiquetonne

Elle ne pouvait pas lui échapper.

Le photographe passait par là, attentif au spectacle de la rue et son oeil d'expert s'est accroché à cette silhouette androgyne, un peu stricte, élégante...

Il a remarqué la coupe de cheveux, stylée, impeccable.

Elle était à la terrasse du Café, rue Tiquetonne. Un expresso, une pause à deux pas de la boutique.

Fred est connu, il sait y faire, c'est son job le streetstyle. Céline a l'habitude. Elle pose sans poser, garde son air un peu importuné, les lèvres pincées, c'est le jeu.

Elle est belle tout en paraissant surprise, sublime androgyne...

Photo: Fred Vielcanet - easyfashion.blogspot.fr

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Publié le 8 Décembre 2014

Frida me console

J'avais les yeux presque clos, la tête appuyée sur l'accoudoir du Chesterfield, dans le cabinet maintenant familier de ma thérapeute bavaroise. Sans doute s'attendait-elle à ce que je la questionne une fois encore sur les origines de ma dilection et ses répercutions sur ma vie affective, pourtant depuis quelques jours j'avais une autre préoccupation, beaucoup plus fondamentale à mon sens...

Moi " - Dis moi Frid', est ce que tu crois que l'on peut vivre sans amour?

Ma Psy - Holly shit! Mais keske tu me dis là? Je n'ai bourdant pas l'imprezion que tu zois à blaindre...

Moi - Oui... non, je sais, tu vas dire qu'avec toi et Laora, je serais un sacré foutu goujat si je me plaignais d'un manque d'affection... Mais c'est pas ce que je veux dire. Non je voulais ton avis sur.... Est-ce que tu ne crois pas que tout le monde a besoin de reconnaissance, que chacun a besoin de sentir que ce qu'il fait est bien, qu'on le lui dise de temps en temps... ou bien est-ce que c'est un truc de midinette?

Ma Psy - Liebe, kesky t'arrive? C'est noufeau ça non? Tu aurais besoin qu'on falide ta façon de fivre, ta façon d'être toi même et le mode de vie que tu as choisi?

Moi - Non c'est pas ça, pas vraiment. J'aime trop les gens, je cherche toujours à faire plaisir et ça devrait être sans arrière pensée, sans rien attendre en retour. Mais là, c'est comme si j'avais besoin qu'on me caresse la joue, qu'on me sourit ou qu'on me témoigne de la gratitude... sinon je me sens vide et sans intérêt. Tu comprends?

Ma Psy - Ja ich verstehe, c'est parfaitement humain, mais tu es trop zenzible. Tu ne pourras pas changer les autres, il faut que tu trouves la zoluzion en toi même. Tu ne peux pas être aimé par tout le monde et ta gentillesse n'est pas une monnaie pour obtenir quoi que ce soit... C'est juste un peu de déprime... Et...

Moi - Oui? Quoi?

Ma Psy - Je crois que j'ai un truc qui pourrait te remonter le moral...

Moi - Dis toujours...

Ma Psy - Ce soir l'italienne et moi on va chez le coiffeur... et après... ça va être ta fête!

Photo: Angie Hill

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Publié le 7 Décembre 2014

Filles manquées

Il s'y connait, pour avoir autour de lui des femmes toujours un peu exceptionnelles, un peu rock, un peu punk, toujours authentiques.

Pascal Pierrou a encore une fois posé son objectif sur ces filles aux cheveux courts qui nous fascinent.

Androgynes? Pas forcément. Ambiguës? Pas par choix. Plus sûrement à la recherche d'elles même, mais sur la voie de la sincérité. Elles ont "fait" les filles un temps, plus jeunes, lorsqu'elles avaient les cheveux longs. Mais les cheveux courts c'est un dénominateur commun, une façon certaine de rompre avec les conventions, de se sentir plus "vraies".

Le reste, le Perfecto et la mine grave, c'est de la mise en scène, ces vraies filles manquées sont des femmes évidentes, audacieuses, impulsives, qui tracent un chemin sans avoir réellement conscience d'entrainer dans leur sillage d'autres jeunes femmes qui se reconnaissent enfin.

Les cheveux courts sont une partie de cette vérité, une façon, radicale ou originale, de montrer qu'elles n'appartiennent qu'à elles même, un goût divertissant pour s'approprier des codes que certains voulaient garder pour eux, une envie de transgression, ou un simple plaisir esthétique... Rien n'est jamais anodin avec les cheveux...

Photo: Pascal Pierrou avec Marie, Mathilda et Fany

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Publié le 6 Décembre 2014

Mystérieuse

Elle avait cet air d'un portrait Renaissance qu'aurait signé Boticelli ou Signorelli, sauf que les lunettes, forcément, ça ajoutait du mystère au tableau...

C'était sans doute son profil d'éphèbe et cette coupe, lisse, nette, un peu baroque, un casque de cheveux blonds, presque blancs qui masquaient son front mais laissaient deviner sa nuque rasée.

Elle glissait dans la galerie, de tableaux en tableaux mystérieuse et intrigante, le visage sans expression et le regard masqué par ses lunettes noires.

Dans cette ambiance, on imaginait une scène de film où Steve Mc Queen apparaîtrait accompagné de Faye Dunaway et Thomas Crown ne serait sûrement pas indifférent au charme de la blonde mystérieuse...

Devant un Turner lumineux elle s'arrêta définitivement. Elle retira ses lunettes pour dévoiler un visage d'enfant. La tête s'inclina un peu et une main posée sur la nuque caressait doucement les cheveux ras...

Photo: Nora Vai pour Totokaelo

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Publié le 5 Décembre 2014

Rigueur et certitudes

Je ne sais pas ce que les autres imaginent, j'en ai une petite idée tout de même, mais je préfère garder mes certitudes. Sans doute les femmes en uniforme me séduisent elles parce qu'elles endossent un rôle généralement masculin et qu'en le faisant elles expriment une volonté de ne pas se laisser exclure, démontrant que rien ne doit leur être étranger. Mais surtout parce qu'elles le font sans chercher à dénaturer la fonction, sans chercher à "adoucir" un métier d'armes, violent, qui peut vous entraîner jusqu'à la mort. Défendre et protéger amène souvent à se battre...

Cette femme là n'a pas les cheveux courts pour "effacer" sa féminité, la féminité ne se mesure pas à la longueur des cheveux, c'est juste qu'elle a le sens pratique, que son rôle n'a pas réellement de genre, qu'il requiert simplement de l'abégation, du courage, de la volonté... l'esprit de sacrifice, le sens du devoir, le respect de principes et de valeurs qui l'attache à son pays, gardienne de la liberté de chacun des membres de sa communauté et que pour tout cela elle n'a pas besoin des appâts d'une bimbo de téléréalité.

Photo: Paolo Verzone - Exposition "Cadets" - Hôtel national des Invalides, du 8 décembre 2014 au 24 janvier 2015

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