Publié le 14 Janvier 2021

Photo: Fany Meil

Photo: Fany Meil

Tout le monde en parle on dirait, les magazines, la télé et les réseaux sociaux bien sur. Surtout les réseaux. On ne compte plus sur Instagram le nombre de comptes qui "collectionnent" les tomboys, les androgynes, leur style et leur vie sexuelle. Oui parce que l'amalgame est vite fait entre la femme aux cheveux courts, la lesbienne, la tomboy et bien sûr l'androgyne. Alors... comment dire... Faudrait quand même pas tout mélanger hein?

Certes il y a des passerelles, mais dieu merci toutes les femmes aux cheveux courts ne sont pas lesbiennes et toutes les androgynes ne sont pas non plus des tomboys.

Dans tout ça, on a le sentiment que le point de départ ce sont les cheveux courts. Comme si une coupe avait le pouvoir de vous transformer, de faire de vous un "garçon manqué". Une bonne coupe, un pantalon et une chemise à carreaux et zou! Est-ce que tout ces accessoires peuvent suffire à changer un caractère et un état d'esprit? Et celles qui sont de vraies androgynes, physiquement, de vraies tomboys, psychologiquement, mais qui ont les cheveux longs et qui sont hétéros, sont-elles des mystificatrices, des usurpatrices? Et doivent-elles couper leurs nattes pour être reconnues? Heureusement non!

Hélas, comme toujours c'est le sensationnel, voir le profit ( en nombre de followers peut être sur Insta ) qui dicte les choses.  

Photo: Fany Meil

Photo: Fany Meil

Heureusement certaines, sans doute la plupart, ne se préoccupent pas de classement et de catégories, juste d'être elles mêmes.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 24 Décembre 2020

Pam coiffée par Aurore Malet

Pam coiffée par Aurore Malet

Comment faire comprendre cela, alors que notre monde s'enfonce doucement dans les conformismes qui ont eu raison de bien des libertés de pensée, depuis si longtemps, alors que les règles, énoncées ou pas sont de plus en plus nombreuses, où il ne faudrait aimer que ce qui est "aimable" et être convaincu que les voix du plus grand nombre sont l'unique voie à suivre, comment avouer enfin être ému autant que fasciné par cette image d'une nuque aux cheveux rasés, harmonieusement taillés et dégradés pour donner l'illusion d'une toison naturellement courte. Cette nuque, comme d'autres, qu'elle soient d'un imberbe ou d'une jolie femme, a ce pouvoir d'échauffer mon esprit, je l'avoue, débarrassé de la peur d'être montré du doigt et soupçonné d'on ne sait plus quelle perversité, un truc bizarre en tout cas, que les autres n'ont pas. Pourtant nous sommes légions, mais reclus.es, éparpillé.e.s et pour la plupart silencieux, aimant pour les un.e.s le contact des doigts à travers ces cheveux ras, sur cette peau nue, la douceur de ce qui est tondu, pour les autres la vision seule de ces tendons saillants, de ce sillon creusé dévoilés par la fourrure minutieusement rasée, pour d'autre encore le plaisir d'être soi même l'artisan, l'exécuteur.e, celui ou celle qui laisse glisser l'impitoyable tondeuse à travers les cheveux soyeux, excitant exercice parfois réclamé par un.e autre tout aussi nourri.e de ces même émotions, mais semble un instant soumis.e au coiffeur-bourreau...

La tâche est impossible je le crains et je ne prêcherai ici que les convaincu.e.s... et après tout, qu'est-ce que cela change? 

Méli Rezeg

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 13 Décembre 2020

Manon Devos

Manon Devos

Au départ il y avait juste l'envie de retrouver au plus vite sa couleur naturelle. Finit le blond, il en restait un peu, au bout de ses mèches les plus longues, alors elle a coupé, ça lui faisait une petite tête sympa, elle a l'habitude des cheveux courts, depuis longtemps... Et puis il fallait attendre encore un peu avant d'aller trouver un coiffeur, pour ne pas y aller "juste" pour faire le tour d'oreille. Seulement voilà, cet entre deux c'était pas vraiment son kiffe, maussade, elle tournait en rond, confinée, inactive... Et cette tondeuse, là, à portée de main. C'est un coup de folie! Un coup de tête, une envie comme une pulsion. Elle a tondu ses cheveux, appliquée et s'est retrouvée nue, face à elle même, face à face un peu effrayant. La rondeur de son crâne l'a surprise, c'est le front jamais si large auparavant qui étonne le plus. Il a fallu du temps pour absorber l'émotion. Elle ne savait pas déchiffrer ces sentiments nouveaux. Etait elle triste ou exaltée? Soulagée, inquiète, libérée... Fière?

Elle a fait quelques photos, des portraits à peine posés, pour saisir ce télescopage d'émotions. Ça n'a l'air de rien mais il faut du temps pour apprivoiser cet autre soi-même, cette nouvelle tête qui était là et que personne n'avait vue. 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 30 Novembre 2020

Méli Rezeg

Méli Rezeg

Le geste aurait pu sembler banal. Après tout, quoi de plus courant entre personnes qui s'affectionnent, que de poser sa main sur l'épaule, caresser le cou, jusqu'à la base de la nuque... Et pourtant, qui ne l'a jamais connu, ne peut pas l'imaginer. Et cette caresse ordinaire ne l'est plus tout à fait lorsque la main affectueuse rencontre la peau nue, là où les cheveux sont ras. Celle ou celui qui touche est saisi.e par ce léger courant électrique qui va parcourir le bout de ses doigts, sa main entière et courir le long de son bras. Cette nuque rasée a une douceur sauvage, une délicatesse brutale. Le bout de chaque phalange se trouve agacé par le grain de la peau, puis par ce velours un peu rêche qu'il trouve soyeux malgré tout. 

Celle qui est touchée reçoit cette même onde électrique qui de cet endroit va se propager dans les épaules, descendre jusqu'aux reins et irradier le corps presque entier. Un frisson mutuel. Un plaisir augmenté, des sensations charnelles autant que cérébrales qui ne sont comparables à rien, par la seule grâce d'une coupe de cheveux... 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 4 Novembre 2020

@alicereynaud

@alicereynaud

Elles ne sont pas si nombreuses à avoir cette densité de vie. A 23 ans, Alice est étudiante, mais auparavant elle a été élève Sous-Officier, a fait plein de petits boulots et a écrit deux livres qui ont rencontrés un certain succès. Le tout premier, "Coupable d'être", est un roman thérapeutique où elle va raconter comment sa vie a changé du jour où elle a dévoilé son homosexualité.

La réalité c'est qu'Alice a toujours voulu être un garçon, enfance de tomboy, puis adolescence à cheveux longs, histoire de "masquer" ce côté masculin qui domine sa personnalité, jusqu'à ce soir de fin d'année 2013 où elle fait ratiboiser sa frange et ses longs cheveux pour renaître le lendemain devant ses camarades de lycée, telle qu'elle a toujours voulu être.

Aux âmes bien nées - Un portrait d'Alice

Ces cheveux courts, c'est comme une libération, un soulagement. Et personne ne s'en offusque tellement on comprend qu'elle est enfin elle même avec cette coupe. Plus encore, Alice acquiert une confiance qui va l'aider à surmonter encore bien des épreuves.

 

 

 

 

Le Bac en poche, elle s'oriente vers le Droit. Les études lui plaisent mais la fac est un monde qu'elle ne comprend pas. Elle décide alors de se lancer dans ce qui l'a toujours fascinée. Ce sera l'Armée et l'Ecole Nationale des Sous Officiers d'Active. Pour l'occasion elle se tond les cheveux et n'oublie pas d'emporter sa tondeuse qui lui servira tout au long de cette période militaire. 

Quelques mois oui, seulement et hélas pour elle, car une vieille infection déjà soignée réapparait et la rend inapte à servir. Un crève-cœur.

 

 

Cependant, depuis qu'elle a 17 ans, Alice écrit et en particulier son histoire, qui prend une allure de roman mais qui raconte tous les tourments que peut rencontrer une jeune fille découvrant son homosexualité et qui a du mal à accepter cette "différence". Sur la lancée elle publie un second roman, premier tome de ce qu'elle envisage être une saga

Aux âmes bien nées - Un portrait d'Alice Aux âmes bien nées - Un portrait d'Alice

 

A 23 ans Alice a fait déjà un sacré bout de chemin et pas des plus faciles. Pourtant si on lui dit qu'elle doit avoir sacrément confiance en elle, elle répond qu'il ne s'agit que d'apparence... Une apparence qu'elle soigne, toutes les 3 semaines en rendant visite à son coiffeur, qui lui taille les cheveux en brosse, comme elle aime.

Alice Reynaud, une autrice à découvrir

Son premier livre "Coupable d'être"

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 30 Octobre 2020

@brunafagerston

@brunafagerston

Les exemples ne manquent pas et chaque jour un peu plus, de ces filles au visage angélique, aux sourcils épais et aux cheveux rasés. Mais pas bêtement tondus, non. Au contraire, la coupe sophistiquée, le dégradé parfaitement fondu, le tour d'oreille et la nuque bien rasés, le reste coiffé d'une raie parfaitement droite et la mèche relevée sur le front.

Mais le plus remarquable dans tout cela, c'est que l'on rencontre les mêmes caractéristiques chez les garçons du même âge. 

Et l'effet que cela produit, n'est pas le même que lorsque ( et cela a toujours existé ) les garçons laissent pousser leurs cheveux longs au point que la société qui a toujours eu besoin de catégoriser les gens, les traitait de "filles". Cependant lorsque l'inverse se produisait, certes on parlait de "garçons manqués", mais ont attribuait finalement aux filles qui coupaient leurs cheveux courts, tout un tas de qualités et de valeurs masculines, ce qui dans une société patriarcale vous place juste à l'égal de l'autre.

@megane_fcr  @youngbadass_  @b.oheme@megane_fcr  @youngbadass_  @b.oheme
@megane_fcr  @youngbadass_  @b.oheme@megane_fcr  @youngbadass_  @b.oheme

@megane_fcr @youngbadass_ @b.oheme

Il semble au contraire qu'aujourd'hui ce mimétisme soit aussi bien engendré par les deux sexes. Qui du garçon ou de la fille a choisi le premier d'avoir la nuque rasée? Soudain ce style revendiqué aussi bien par l'un que l'autre abolie la notion de l'apparence du genre. Bijoux, vêtements et coupe de cheveux sont totalement partagés.

Ce qui, mais celleux qui ont l'habitude de me lire le savent, à mes yeux nivelle les différences et rend femmes et hommes bien plus égaux... en tout.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 19 Juillet 2020

Photo: Serena C.

Photo: Serena C.

Certain.e.s diront ne croire que ce qu'ils ou elles voient et voyant une jeune femme à la nuque rasée, croiront pouvoir affirmer tout un tas de choses qui finalement ne sont que le fruit de fantasmes et de préjugés. Sans chercher à aller au-delà de leurs certitudes, ils ou elles vont alors catégoriser, ranger, classer, trancher, condamner et cimenter un peu plus ces idées toutes faites qui conviennent tant aux esprits faibles et étroits.

Il y a pourtant, chez ces femmes à la chevelure taillée court, plus de subtilité et de puissance que chez bien d'autres qui restent blotties dans la conformité d'une féminité construite de toutes pièces par des hommes rigoureux et intolérants. Il y a la liberté! Non pas qu'il faudrait absolument avoir les cheveux courts pour faire preuve d'audace, être libre ou se sentir forte, mais ce que j'admire en ces féminités "différentes", c'est une forme de courage naturel, le goût inné de ne pas se conformer à l'image attendue, cette malice à éviter les convenances. Une femme qui exprime plus qu'une autre sa part de masculin n'en est pas moins femme.

Quant à moi, ce que je crois, c'est que je suis plus proche de ces femmes aux cheveux courts, de leur esprit, de leur confiance et leur façon d'être que des autres. Que j'admire ce qu'elles sont, jusque dans leur envie d'avoir la nuque bien rasée et leur impatience à retrouver cette fraîcheur, cette allure qui leur gonfle le moral et affirme la confiance qu'elles ont en elles mêmes.

Et rien d'autre.  

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 25 Juin 2020

Photo: Kriss Photography

Photo: Kriss Photography

Il a suffit d'ouvrir la chemise, de dévoiler l'exquise dentelle enveloppant ce sein juvénile, pour révéler le troublant mystère de l'androgyne. Jusque là, le corps enfermé, boutonné, était celui d'un éphèbe, un être au visage délicat, aux yeux tendres, à la blondeur à peine visible tellement le cheveux était court. Cela seyait aux épaules un peu droites comme au cou charpenté. Cette nuque si bien rasée élançait la silhouette et si le doute persistait on pouvait malgré tout imaginer un garçon à la beauté du diable. Et ce trouble délicieux, exonéré du genre, donnait l'envie d'aimer sans chercher à savoir, juste pour s'approcher et voir chaque détail plus près.

On hésite à lancer un pronom, il ou elle, cela serait indécent tant l'ignorance est grande...

Et puis la chemise s'ouvre, à peine, le visage se détourne vers l'obscurité, laissant le regard se poser sur le bustier de dentelles. Que dire, que penser dans cet instant où se mêlent harmonieusement les genres? Elle est donc femme et ses cheveux si courts n'ont subitement plus rien de masculin, prenant au contraire la valeur d'un merveilleux révélateur.  

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Mai 2020

Photo: Fany Meil

Photo: Fany Meil

A priori ça pourrait sembler peu flatteur. Dire d'une personne que le portrait que l'on préfère d'elle est la vue de son dos... Mais celles et ceux qui me connaissent et qui fréquentent les pages de ce blog comprennent bien mon intention. Toutes celles qui sont apparues dans ces articles, aussi loin que je m'en souvienne, sont pour moi des amies, on l'on été, peu importe si cela n'est pas réciproque au même degré, certaines sont encore virtuelles, à cause, du temps, des événements, de la distance... Mais j'ai plaisir à connaître toutes ces femmes que j'admire pour leur style, leur mode de vie, leur caractère, tout ce qu'elles savent exprimer. 

Evidemment leur coupe de cheveux est essentielle. Elle fait partie de leur personnalité, révèle leur humeur, affirme leur statut. Et finalement, je me suis rendu compte que souvent leur côté pile est aussi expressif que leur côté face.

La période de confinement l'a montré, l'absence de coiffeur a été cruellement ressentie par toutes celles qui ont les cheveux courts et cette situation a semblé être un élément critique de la "privation de liberté" que nous imposait la pandémie. A juste titre.

Certaines, n'y tenant plus, se sont fait "justice" elles mêmes. Armées de leur seul courage et fortes du visionnage de quelques tutos, elles ont coiffé, taillé, tondu pour ne pas être des victimes ou s'en remettre à la réapparition de leur coiffeur à une date incertaine. L'occasion était trop belle après tout! Et pourquoi ne pas y aller à fond, totalement, radicalement? Il y a eu ce frisson, cette angoisse, ce trac et finalement cette petite jouissance, cette fierté, ce plaisir étrange et délicieux d'avoir fait quelque chose dont on a souvent rêvé mais qui semblait tellement déraisonnable. Les résultats n'ont pas toujours été ceux espérés, quelques bonnets sont venus au secours de certaines, en attendant les gestes experts de leur coiffeur, mais il faut l'avouer, la plupart de ces audacieuses sont parvenues à leur fins, tour d'oreille bien net et nuque fraiche, ou même boule à zéro parfaitement esthétique. De vraies révélations!

Alessandra, Flavie, Coralie
Alessandra, Flavie, CoralieAlessandra, Flavie, Coralie

Alessandra, Flavie, Coralie

Et c'est ainsi que la vue de dos, à chaque fois me réjouit et je devine, si la nuque est fraichement rasée, que le visage est souriant et l'humeur au beau fixe. 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 3 Avril 2020

Photo: Salomon Diaz

Photo: Salomon Diaz

C'est une drôle de période que nous traversons là. Soudain beaucoup se rendent compte à quel point le coiffeur tenait une place importante dans leur routine. Mais je dis "tenait", parce que plus le temps passe et plus cette absence risque d'être supplantée. Si les femmes aux cheveux courts ont toujours été à mes yeux des femmes d'exception, de force et de courage, certaines vont faire preuve de la plus belle résilience, attendant sagement d'avoir à nouveau accès au fauteuil de leur figaro, mais d'autres, plus radicales, plus intransigeantes, s'apprêtent à suppléer au manque, dans un geste extrême. Si elles ne peuvent pas avoir une coupe de cheveux à leur goût, alors autant ne plus avoir de cheveux.

Et donc, apparaissent aujourd'hui les plus audacieuses, fraîchement tondues, apprivoisant leur nouvelle tête et faisant cette découverte que, finalement cela leur convient parfaitement. Alors il se pourrait, si l'opération vient à se renouveler, une fois encore, puis deux peut être, que l'habitude naisse et qu'elles s'en remettent dorénavant à leur compagne ou compagnon ou à elle même pour, au plaisir et d'un coup de tondeuse à chaque fois plus expert, se passer définitivement de leur coiffeur.

Mais bon, pas de quoi mettre en péril la profession, parce que finalement, ces femmes aux cheveux courts connaissent aussi le plaisir qu'il peut y avoir, après avoir tenté plusieurs mois durant, de retrouver leurs mèches d'adolescentes, à sentir de nouveau sur leur nuque, la caresse habile d'une tondeuse professionnelle.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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