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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 12:16

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J'ai pas l'habitude de faire des pronostics ou de m'adonner aux jeux de hasard ( oh si peu... ) cependant il y a un faisceau d'indices comme on dit Quai des Orfèvres, qui me laisse penser que l'imminant palmarès du festival de Cannes risque bien de consacrer la jolie Léa, ou sinon le film "La vie d'Adèle" dans lequel elle a un rôle majeur. 

Il y a comme ça des parcours qu'on sent s'amorcer irrésistiblement vers une marche triomphale. Elle a déjà une riche carrière mais je ne l'ai vu que dans "L'adieu à la Reine" et déjà là, en costume et cheveux longs, sa grâce juvénile, son visage solaire au regard un peu mélancolique, son jeu son talent tout m'a séduit.

Et là, cette blondeur et cette coupe tellement accordées à ce discret sourire, comme si elle était détachée de toute l'attention qui lui est portée... Moi je vous le dit, les paris sont ouverts et je mets le tapis sur Léa Seydoux

Par jeaneg - Publié dans : Humeurs - Communauté : Tronches de vie
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Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 18:33

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Cette émotion... il n'avait pas beaucoup d'effort à faire pour se laisser prendre à ce jeu trouble, dans ce contre-jour où il ne pouvait que deviner les ombres, elle l'emportait, tellement, mais tellement loin...

Le noir charnel que le blanc de sa chemise éclairait comme un halo. Elle avait une allure terrible lorsqu'elle piquait dans son dressing, un vêtement, un accessoire. Il suffisait d'un rien. Dans le tissu de coton blanc son corps se faufilait, sa façon à elle de se glisser dans sa peau. Ces courbes, ces lignes sombres, malgré l'ombre aucun détail n'échappait à sa mémoire. Elle était nue et sans vraiment le voir son regard allait de son sexe au buisson parfaitement taillé à ses hanches, au creu de ses reins, son ventre plat, ses seins délicatement déssinés, sa gorge généreuse et son visage... Elle devait sourire. Ses cheveux courts dans la transparence livraient quelques nuances de leur teinte boisée et la longue mèche pendait comme sa tête s'inclinait un peu, contrebalançant l'autre côté qu'il savait presque tondu.

Ses bras paraissaient si fins à travers les manches boutonnées et les épaules du vêtement étaient si mal remplies, qu'elle était comme une enfant, dissimulée en lui. Et il y avait un trouble étrange à la dépouiller de ses propres habits, comme si elle avait cherché à être lui, fusionnant autant qu'elle le pouvait son image à la sienne. Elle ne se travestissait pas, elle était lui et lui se sentait elle. A mesure que la distance réduisait entre eux il découvrait chaque détail et son parfum l'envoutait davantage, jusqu'à ce qu'elle l'enveloppe du voile de coton blanc et colle son corps tiède contre le sien, adorable jumeau.

 

Photo: Valentin Kopalov

Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : Tronches de vie
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 18:29

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Je ne suis pas sûr que toutes les femmes aux cheveux courts que je croise dans ma journée, ici dans cette ville du Sud où le soleil brille, soient bien conscientes de l'image qu'elles véhiculent. Bon, bien sûr à mes yeux il y a toujours cette assurance, ce caractère raffiné, cette audace assumée, ce chic bon genre et ce genre très chic. 

Mais aux yeux des autres? J'essaie d'imaginer, autant que possible, de me mettre dans la peau ou le cerveau d'un quidam et je pourrais alors voir, dans la catégorie homme, des femmes inaccessibles, prétentieuses, homosexuelles, masculines, dominatrices, infréquentables... En quelques sortes des femmes qui mettraient en danger la famille et par la même l'avenir de notre civilisation, simplement parce qu'elles ont décidé de ne pas être dans le cadre que leurs réservait le mâle.

Dans la catégorie femme, je crois que je verrais de l'envie, de la jalousie, de l'admiration, du désir, du mépris, de la haine, de l'énervement... En quelques sortes des femmes qui ne cristaliseraient sur leur image que des défauts.

Mais en réalité, ce que je crois, dans tous les cas, c'est que ces femmes aux cheveux courts que j'aime tant ne laissent personne indifférent. On l'aime tout en la détestant d'être ce que certaines voudraient être. On l'admire et on lui en veut d'avoir ce courage que l'on meurt d'avoir. On l'envie mais on cherche à se persuader que ce n'est pas pour nous...

Pourtant mon imagination me trompe. J'ai croisé aujourd'hui un couple terriblement glamour, lui en costume élégant, Wayfarer sur le nez et coupe de cheveux irréprochable, elle tellement chic en chemisier décolleté, jupe légère, lunettes de soleil "pilote", les cheveux courts comme une Jean Seberg brune. L'image même pour contredire tout ce que je viens d'écrire précédemment. Une belle journée...

 

Photo: Vogue

Par jeaneg - Publié dans : Humeurs - Communauté : Tronches de vie
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 13:56

 

Si j´étais elle
Je saurais dire tant de ces choses
Tant de ces mots qu´elle ne dit pas
De sa voix douce à en frémir
Si j´étais elle
Je ne voudrais pas de tous ces songes
De tous ces drôles de mensonges
Qu´elle s´invente pour s´enfuir
sara quin
Mais il n´y a qu´elle
Qui sait se taire ainsi
Et elle se cache dans ses silences
Comme une toute petite fille
Mais il n´y a qu´elle
Qui sait se fuir comme ça
Et elle s´allonge dans son absence
Tout contre moi tout contre moi.

Si j´étais elle
Je ne chercherais pas tellement d´excuses
Paroles vaines et vains refuges
Tristes armes de combat
Si j´étais elle
Je n´aimerais pas me voir souffrir
À en crever à la maudire
Pour tout ce mal qu´elle pose là


Si j´étais elle
Je laisserais que tout se glisse
Que tout se passe et très en douce
C´est qu´elle est douce croyez-moi
Si j´étais elle je voudrais bien juste pour voir
Juste pour rien, juste comme ça, comment ça serait...
Cet amour-là

 

Texte: Carla Bruni

Photo: Sara Quin

Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : gayfriendly
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Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 08:00

Naude-Allegretti-Prates.jpg

C'était une atmosphère étrange, un vent chaud venait du large mais le ciel était opaque et la mer calme. Il était adossé à la palissade qui protégeait la dune et n'attendait rien ni personne. Le regard disponible il observait deux goélands qui se disputaient sans doute un poisson mort, tandis qu'un troisième hurlait en planant au dessus d'eux...

Elle est arrivé d'on ne sait où et défilait à présent devant lui, pieds nus, le jean relevé jusqu'au mollet, son chemisier flottant un peu dans l'air. Un corps mince, tout en longueur, comme son cou, souligné par ses cheveux très courts.

A mesure qu'elle s'approchait il se sentait nerveux. Elle gardait ses lunettes de soleil malgré le temps gris et cela l'empêchait de voir son regard. Le regard c'est important, ça laisse voir les intentions parfois... Cette fois elle venait résolument vers lui et il en arrivait presque à retenir son souffle. Il la trouvait belle. Triste.

Elle s'est assise près de lui, tout près, il sentait son parfum malgré la brise. Elle a enveloppé ses genoux serrés avec ses deux bras, en regardant la mer. Il voulait faire le moins de bruit et de geste, comme un promeneur qui surprend une biche dans un sous bois. Demeurant figé il jetait son regard, furtivement, sur elle, la voyant de trois quart arrière. Elle collait son menton sur ses genoux et sa nuque se creusait et ses cheveux tondus laissaient voir la peau claire. Comme il ouvrait la bouche, avant même qu'il parlat il entendit sa voix. Une voix un peu grave, rauque, qui traçait un nouveau trait de sa personnalité et la lui rendait encore plus désirable. Elle parlait sans le regarder mais il lui fallut un moment avant de réaliser qu'il ne comprenait pas ce qu'elle disait. C'était comme une musique, un accompagnement. Elle parlait, parlait sans discontinuer et ce flot de paroles étrangères se conjuguait avec le ressac à quelques mètres d'eux, et les ricanements des mouettes...

Il a ouvert ses bras et elle est venu se pelotonner contre lui. Il l'a serrée, ses cheveux sentaient bon. Son regard entier s'est troublé, une larme est venue sur sa joue... Il avait tellement peur de la perdre.

 

Photo: Naudé Allegretti Prates

Par jeaneg - Publié dans : Tendresses - Communauté : Tronches de vie
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