Publié le 31 Août 2014

Chic, c'est la rentrée! ( non j'déconne )

Pas de doute, il faut reprendre le collier. Ça sent le cartable neuf et les bonnes résolutions. Même si l'été s'étire encore, les esprits paraissent davantage préoccupés.

Cependant l'ambiance n'est pas morose. Il y a même une certaine excitation. A chaque fois c'est un nouveau départ. Nouveaux habits et coupe de cheveux bien nette. Aux terrasses des cafés on se retrouve, on s'admire, on se plait déjà. Il y a encore un léger parfum de crème solaire, les corps sont brunis par le soleil... un mélange de sérieux sur un reste de vacances.

Quelques unes attendent le dernier moment pour aller chez le coiffeur, histoire de projeter l'image idéale et quelques petits détails qui aiguillonnent les esprits, elles le savent, comme ce contour pâle qui souligne la nuque, là où la peau n'a pu bronzer à cause des cheveux plus longs aujourd'hui disparus.

C'est toujours étonnant ces passages ritueliques et presque inconscients, comme une migration, d'instinct, qui donne envie aux femmes aux cheveux courts d'avoir pour l'occasion une belle coupe toute fraîche...

Photo: Let's get flashy

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Publié le 31 Août 2014

Margot écrit de la poèsie, mais avec son talent elle sait aussi raconter l'"Effervescence" qui agite parfois les Femmes aux cheveux courts...

Margot écrit de la poèsie, mais avec son talent elle sait aussi raconter l'"Effervescence" qui agite parfois les Femmes aux cheveux courts...

"Qui sait comment naissent les idées ? Vicieuse comme un serpent, sensuellement indiscrète, elle ne sait plus quand ni comment celle-ci s'est insinuée jusqu'au plus profond de son corps.

Sans prévenir, un puit de chaleur s'est ouvert dans son ventre, profond et violent comme un volcan qui se réveille. La vision est sauvage, intangible et pourtant presque palpable tant elle est présente dans son être. L'esprit épouse la chair lorsque les premières ondes du désir atteignent ses seins. Là, elle sentirait pétiller chaque cellule de son corps. Et puis, comme un serpent, le désir s'est enroulé autour de son cou...

Sur son cou, ses mains glissent, s'accrochent et caressent sa nuque comme les doigts d'un musicien sur les cordes d'une guitare saturée. L'instant est électrique. Et à mesure que son coeur se réchauffe, elle imagine cette tignasse épaisse se transformer en une autre fourrure, plus féline. Ses lèvres s'étirent dans l'obscurité et laissent apparaître l'éclat d'un sourire qu'elle ne peut alors plus retenir.

Les sensations sont presques inquiétantes tant elles sont fascinantes. L'envie s'offre à elle comme l'essence du plaisir à mesure que son fantasme grandit. Elle imagine les mains d'un homme caresser les mèches lourdes autour de ses oreilles, le bruit singulier de la paire de ciseaux dont on ouvre la machoire, les vibrations de la tondeuse qui courrent le long de l'échine dans un frisson... En ébullition, son corps se met doucement à trembler dans les vapeurs subtiles de son obsession.

Alors, il faut sortir. Sans plus penser à ce qu'il se passait, à ce qu'il y avait à faire, à quoi d'ailleurs ? L'instant est trop pressant. Il faut trouver quelqu'un."

Texte: Margot R.

La suite sera sans doute lorsque Margot, toujours pleine d'audace, aura franchi la porte d'un salon pour hommes....

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Publié le 30 Août 2014

La fidélité est un plat qui se mange froid

Aller, c'est parti pour cinq ans de plus. Mais je dois avouer qu'au fil des mois de ces cinq annéees précédentes, je me suis un peu ( trop? ) habitué à voir le nombre de lectrices et de lecteurs augmenter. Vanitas vanitatum, omnia vanitas...

Ben n'empêche, ça aide de savoir que chaque fois qu'un article est mis en ligne il va intéresser quelques centaines de gens, que même si j'écris pour moi, de me savoir compris me réconforte.

Hélas, alors que tout est prévu pour ça, genre newsletter, comme ici, là, juste à droie là... Il suffit d'inscrire une adresse mail et zou, on a l'article tout chaud à peine sorti du four, ou bien mettre le lien dans ses favoris ( pour les PC ) ou dans ses signets ( pour les Mac ) et accéder d'un seul clic à la littérature du jour... ou bien encore mettre la page Facebook dans ses mentions j'aime, eh bien non...

Certains, régulièrement, n'accède au blog que par des chemins détournés ou par des moteurs de recherche, comme si à chaque fois c'était la première fois. Ou comme si ils avaient honte de garder une trace sur leur ordinateur... Allez savoir.

Au delà de ça, je vois bien qu'il y a parfois une sorte de lassitude. Nombre de celles qui sont passé par là un jour n'y reviennent plus... Ou c'est moi qui me fait des idées... Les artistes c'est sensibles vous savez...

Bon! trève de balivernes! Soyez gentil(le)s, inscrivez vous sur la newsletter du blog ou mettez la page FB dans vos mentions j'aime, ça me donnera du courage pour les cinq ans à venir.

Modèle: Rebecca Lorèn Burgess

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Publié le 29 Août 2014

Bon ben voilà, les bougies sont soufflées, le gâteau consommé et le mousseux avalé. Cinq ans! Toutes ses dents.

J'étais parti loin de chez moi histoire d'éviter la foule des journalistes pour l'occasion, mais je reviens, finalement, plein de bonnes résolutions, pour entamer la ligne droite qui mène directement aux dix ans et qui commence par la sixième année.

Comme une petite fête de famille, c'est l'occasion de retrouver toutes celles qui ont accompagné réellement ces cinq premières années, celles qui se sont livrées à l'exercice du Quartier Libre - pas toujours facile de se raconter - celles qui ont inspiré un article et participé en me racontant leurs sentiments ou confié une photo, celles qui m'ont emmené avec elles chez le coiffeur pour que je sois témoin de la transformation, celles qui ont fait juste un passage et celles qui sont là souvent...

A vous toutes, je dis

​MERCI!

 

 

avec, dans le désordre d'apparition:

 

Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!Et un nappybeurzdé, un!

Sand C.- Martina S.- Barbara F.- Stacy - Morgane - Sab L. - "Pooline"- Romane C. - Esperança U. - Sybil R. - Mathilde - Elisabeth K. - Courtney McC. - Catherine D.L. - Alexane B. - Kriss M. - Maud R.C. - Marie-Ange C. - Morgane V.B. - Miranda - Floriane S. - Pauline T. - Camilla F. - Anne Catherine F...

Et que celles que j'ai oubliées lèvent le doigt tout de suite!

Je vous aime!

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Publié le 27 Août 2014

Surpraïïïse!

Mon Tomboy préféré(e) est de retour d'Italie. Un événement qui déjà en soi est une surprise. Mais la vraie surprise c'est sa nouvelle tête de piaf.

Les décolorations ayant eu raison de la bonne santé de ses cheveux, elle a radicalisé le traitement avec une bonne dose de tondeuse sabot N°3. Zou! Trois semaines après elle n'en est toujours pas revenue.

Pas très sophistiqué pour le moment comme coupe, mais dans quelques semaines avec les bons soins de Régine LA coiffeuse, ça devrait à nouveau "déchirer" avec Alex!

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Rédigé par jeaneg

Publié le 26 Août 2014

Il n'y absolument aucune raison valable de se priver du commentaire "éclairé" de Sophie qui a un peu inspiré une partie de l'article de ce matin et qui ce soir nous raconte ça, dans le détail...

"Salut j'apporte ma loongue contribution quant au choix de la personne à qui on va confier sa tête, ses cheveux, son style, son état d'esprit, c'est à dire son coiffeur. Indécrottable du "cheveux longs queue de cheval j'me prend pas la tete" j'ai décidé l'année dernière de radicaliser ma coupe suite à mon coming out... Me voilà en quête de la super coiffeuse qui répondra à mes attentes plutôt masculines. Je voulais une coupe qui arrache. La coiffure hors norme qu'on ne verrait pas sur toutes les tronches du quartier. Première expérience la cata : J'ai eu droit à une magnifique tronche de cake frange "à la mode" trèèès féminine selon elle o_0 Fallait voir ma tête et le résultat dans mon jean basket sweat pas du tout raccord ... Depuis je ne compte pas les essais ratés qui se sont enchaînés. De la frange oblique très" people", à la petite touche féminine on dirait que toutes les coiffeuses s'acharnent à nous laisser le petit détail qui tue (et dont on ne veut pas) qui féminise ou nous tient à la mode. Et je ne parle pas de l'étape lissage pour avoir le cheveux bien raide ou pourquoi pas le brushing de ma grand mère tant qu'on y est... comme si peu importait ce que l'on demande elles soient toutes conditionnées à nous sortir la coupe classique identique à ta voisine, ta sœur, ta... mère

-_-

Blind barber

Blind barber

La dernière en date a carrément refusé de me raser la nuque. Trop masculin m'a-t-elle dit... et en prime m'a foiré mon fondu. Un côté mal rasé un côté plus long. Ce devait être le 6ème salon que j'arpentais sans succès. J'ai même tenté la coiffeuse pour homme androgyne. Coiffée en brosse côtés rasés j'avais espoir. Elle avait la" tête de l'emploi" Mais mis à part le bonheur d'être coiffé par celle que je considère comme le plus belle nana de la ville, je me suis quand même retrouvé rasée avec pas plus de 2 cm de cheveux sur le crâne dans le style butch bien trop radical pour moi. J'abandonnais l'espoir de fantasmer tous les mois sur ses mains me faisant un shampoing et je continuais ma quête de la parfaite coiffeuse. Lors de mon dernier ratage, lorsque j'ai demandé à la 8ème nouvelle coiffeuse d'arrêter de me vanter les mérites des" pattes" et de me raser les côtés, j'ai bien vu que si elle esquivait autant c'était tout bêtement parce qu'elle ne savait pas le faire ! A ce moment là j'étais à deux doigts.. de plomber mes économies dans une perruque afro en attendant que ça repousse et d'oublier à tout jamais mon élan capillaire andro-rebelle, mais je l'ai trouvé. ENFIN! Et la coiffeuse idéale était en fait... un homme. Je n'avais jamais osé avant. Le hasard d'un trou (aucun lien avec les 2 doigts plus haut...) dans son planning m'a fait le rencontrer. Une technique de rêve, une compréhension exemplaire, je peux tout lui demander. Il comprend et Il sait faire... il en serait presque magnifique quand il bosse. Son carnet de rendez vous est toujours plein par rapport à ses collègues femmes. Ses coupes sont sans défaut, ont du style. Sa façon de gérer la coupe dans sa globalité est meilleure. Il utilise plusieurs types de coupe et instruments. Selon lui les hommes ont une autre approche que les femmes, je le crois volontier. Il est parfait et me confirme ce que j'imaginais depuis toujours sans oser me lancer, les coiffeurs hommes sont plus doués (en général) que les femmes. Aussi bien sur les coupes andro, homme et même féminine.

A Nicolas, mon super coiffeur. Rip

Y a d'l'écho! ( Allez, courage!  suite )

Texte et photo: Ripley

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Publié le 26 Août 2014

Allez, courage!

La vie n'est jamais simple...

Une fois trouvé le courage nécessaire pour enfin divorcer de ses longs cheveux, tourner la page et s'ouvrir vers de nouvelles perspectives ( et ce n'est déjà pas rien... ), quelques paramétres géographico-sociologiques viennent perturber l'enthousiasme général. Il y a le seul salon de coiffure à 50 kilométres à la ronde où là, une coiffeuse "chevronnée" va vous dire ce qui est bien et ce qui ne l'est pas et doucher votre engoument pour cette coupe très courte dont vous rêvez. Le panier de bigoudis n'est jamais très loin et ici on travaille " à l'ancienne ". Pas de bol!

Ou alors il y a l'amie de la famille, celle qui depuis toujours s'occupe de la tignasse de tout le monde, père mère frères et soeurs et qui elle aussi "sait" ce qu'il faut faire, ce qui va et ce qui ne va pas. Comment lui résister, comme se révolter sans provoquer un drame quasiment familial?

Enfin, même si on a la chance de vivre dans une grande ville où le choix ne manque pas, on tombe toujours sur LA coiffeuse, celle qui s'obstine à mettre une touche féminine à votre coupe, de peur que cela ne fasse "trop masculin".

Parce que voyez vous, les coiffeuses ont été élevées à ce sein du partage des genres, comme l'école publique de Jules Ferry, un coté garçon, un côté fille où même lorsqu'on a mélangé tout ça pour gagner un peu de clientèle, on a toujours veillé à ce que chacun s'occupe de sa chacune.

La solution existe, pour les inconditionnelles du bien dégagé derrière les oreilles, celle qui n'ont pas peur de montrer leur nuque et qui ne voit rien qui soit plus masculin que féminin, dans un vêtement ou une coupe de cheveux, c'est de fréquenté un salon homme où là, LE coiffeur n'aura pas peur des cheveux "trop" courts que vous lui réclamerez.

En somme il faut du courage pour deux!

Photo: Bettina at Blind Barber

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Publié le 25 Août 2014

Laora s'attaque aux statistiques

Ce matin là, je ressentais les prémices d'une crise existentielle comme celle que j'ai parfois en me penchant sur la vie de mes contemporains et la marche du monde. Dans ce cas là, je me traine jusqu'au divan de ma psy de Bavière qui tente alors de me convaincre que je ne suis pas un extraterrestre, mais Laora se mis en travers de ma route. Elle sautillait, à poil dans le salon, devant son ordinateur portable et me pressait pour que, toute affaire cessante, je lise un article qui titrait: Les lesbiennes ont plus d'orgasmes que les femmes hétérosexuelles.

Pour intéressant qu'il soit, l'article n'éveilla pas un enthousiasme de folie en moi, ce qui parut contrarier ma chevrette des Abruzzes.

Laora "- Ma enfin c'est esstrardinaire no? Tou t'es rend compte qué nous on vit la piou bella vita qué les autres? Bon la Frida et moi bien sour c'est normal pouisqu'on est les deux pédées no?...

Moi - ... on dit pas pédé pour les femmes...

Laora - ... ma on s'en fiche ça! Et c'est vrai à chaque fois presque on meurt de l'orgasme elle et moi. Ma le meilleur c'est qué avec toi darling c'est presque aussi bon tellement tu es pédé aussi...

Moi - Ah non! Lesbien, je suis lesbien, ce n'est pas vraiment pareil...

Laora - Ma c'est qu'est ce qué jé dis tou es la lesbienne presque comme nous. Jé sais pas comment tou fais, ma c'est presque aussi bon...

Moi - C'est peut être parce que je ne confond pas sexualité et reproduction, voilà tout.

Photo: Angie Hill & Catherine Bailey par David Bailey ( 1986 )

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Rédigé par jeaneg

Publié le 24 Août 2014

Ce ne sont que des cheveux...

Non s'il ne plait ne dis rien... Je vois ton regard et même sans te connaitre je sais déjà ce que tu vas dire.... Mais ne le dis pas, s'il te plait.

Pas d'inquiétudes, ce ne sont que des cheveux, cela repousse.

Non je ne suis pas malade et si je l'étais quelle différence cela ferait-il? Ce qui te choque c'est que je me montre ainsi, pas vrai?

Non je ne suis pas embrigadée dans je ne sais quel mouvement extrêmiste, ni dans aucune religion sectaire. Bref! Ma santé, physique et psychique, va bien. Peut être même mieux. Je me sens moi même, plutôt fière d'ailleurs... De voir tous ces regards, comme le tien, m'effraie un peu, mais ça va aller, si tu ne dis rien.

Je vois des sourires d'hier qui me tournent le dos aujourd'hui, sans doute parce que ces sourires s'adressaient à mon image et non pas à moi. Aujourd'hui ceux qui me sourient le font à mon âme. Je n'ai pas changé et pourtant tout a changé.

Tu n'imagines pas comme être libérée des conventions fait du bien, tu devrais essayer. Mais surtout ne dis rien, tu n'en as pas le droit.

Photo: Tumblr

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Rédigé par jeaneg