Publié le 22 Août 2014

"J'parle pas aux cons, ça les instruit"*

Je crois que je pourrais m'exprimer sur ce blog jusqu'à la fin de mes jours, cela n'y changerait rien, la largeur d'esprit n'est pas la même pour tout le monde, il faut se faire une raison.

Parce que finalement, le seul problème que peut rencontrer une femme qui décide d'avoir les cheveux courts et de les couper de la manière qui lui plait, ce sont les autres.

Les autres qui s'autorisent tout, les regards réprobateurs, les réflexions stupides, les allusions mesquines, les mots blessants, j'en passe...

A quoi ça tient, je n'en sais rien. Un manque d'éducation? Une intelligence défaillante? Les deux sans doute! Toutes ces choses qui font que le cerveau manque de s'épanouir et reste à l'état de bourgeon juste capable des fonctions vitales...

Je dis ça... Je ne devrais pas en réalité. Moi je ne suis qu'un amoureux des femmes aux cheveux courts, je me contente de mon plaisir et d'admirer l'effet produit par l'envie d'être soi même et la faculté de séduire sans artifice.

Mais n'empêche! Je compatis

Photo: Dennis Rethers

* citation de M. Audiard

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Rédigé par jeaneg

Publié le 21 Août 2014

Marque déposée

C'est comme une empreinte digitale, un détail immanquable qui fait que même si l'on ne se rappelle jamais du nom on sait parfaitement de qui l'on parle. Oh bien sûr cela ne se fait comme ça, d'un claquement de doigts, il faut de la persévérence comme en tout. Parmi les gens qui aspirent à être connus, c'est toujours important d'avoir une image comme une marque de fabrique. Cela pourrait être un accessoire, un style de vêtement, une expression... C'est souvent la coupe de cheveux.

La coupe au carré très courte et très graphique fait tout de suite penser à Louise Brooks, le blond péroxydé à Jean Harlow ou Marilyn Monroe, la boule à zéro c'est forcément Sinead O'Connor...

Il suffit quelques fois de pas grand chose pour qu'un visage sorte du lot, qu'une personnalité soit remarquée. Après c'est une autre alchimie qui fait la célébrité et parfois cette marque reste, comme un fétiche.

Dans le monde éphémère de la beauté on oublie tout plus facilement... Qui se rappelle qu'il y a 10 ans Alice Dellal inventait le côté rasé que l'on voit un peu trop chez les femmes aux cheveux longs? Qui se souvient du dragon tatoué sur le crâne d'Eve Salvail? Mais qu'importe, le temps de la jeunesse et de la beauté elles auront imposé leur marque (non) déposée.

Modèle: Sara Cumming

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Rédigé par jeaneg

Publié le 20 Août 2014

La chevelure de l'ange

C'est une clause du contrat et même si l'ange traine sa silhouette androgyne depuis longtemps parmi les humains, il sait qu'il ne doit pas y déroger. Ce n'est pourtant pas l'envie qui lui manque, c'est même parfois tenace...

Alors il s'invente un style, pas court, mais pas très long, une frange au ras des yeux, un carré flou qui enveloppe son visage sans qu'on puisse déterminer jamais son genre. Les anges n'ont pas de sexe, tout le monde sait cela. Couper ses cheveux trop courts lui donnerait une allure de garçon et les avoir trop longs la ferait trop fille...

Pourtant elle se dit qu'avec ce visage personne ne peut se tromper, ses lèvres si bien dessinées et si pulpeuses, son regard noisette dans ses yeux en amande... Au diable les contrats elle rêve de cheveux courts, de sentir la brise caresser ses oreilles... Mais il ne peut pas. Elle a bien un subterfuge, des fois elle soulève ses cheveux, en fait une queue un peu haute ou un chignon et laisse la tondeuse raser soigneusement sa nuque. Ça lui donne des frissons, elle a le sentiment de gouter un fruit défendu et lorsque ses cheveux retombent, comme un rideau sur la scène, ni vu ni connu, il est toujours l'ange androgyne, celui qui fait rêver et celle qu'on admire mais dont personne jamais ne peut déterminer le genre ni le sexe.

Modèle: Freja Beha Erichsen

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Rédigé par jeaneg

Publié le 19 Août 2014

Battle de genre

Je n'arrive jamais à voir à travers l'image d'une femme aux cheveux courts, l'expression d'une quelconque revendication. Pour moi les choses sont limpides, féminité et virilité ne sont pas une question de longueur de cheveux, mais une attitude, une mentalité, une qualité intrinsèque.

Une fois que j'ai dit ça, je suis bien obligé d'admettre que parfois, indirectement, il y a un enjeu et qu'aujourd'hui encore, malgré tout, les cheveux courts envoient un signal.

D'abord un signe d'indépendance affichant la liberté prise avec les dogmes et la représentation communément admise de la séduction féminine. Certains, trop facilement et trop rapidement interprétent cela comme un refus de séduire alors que moi j'y vois plutôt une séduction sans artifices, une séduction naturelle, authentique.

Mais dans l'éternel combat, légitime, qui oppose les femmes aux hommes, pour l'élémentaire respect de l'égalité, il faut bien admettre que parfois les cheveux courts aident à "gommer" le genre. Certaines y trouvent plus de crédibilité, d'autre une mise sur un pied d'égalité... les motivations parfois sont obscures.

Et puis cheveux courts ne signifie pas forcément coupe masculine. Mais là aussi les genres se mélangent....

Mon prisme qui déforme tout, lui ne voit qu'une femme assurée de son pouvoir de séduction et de sa féminité, quelle que soit la manière dont elle coupe ses cheveux.

Photo: Franck Apostolopoulos

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Rédigé par jeaneg

Publié le 18 Août 2014

De mauvaises excuses

Quand on se cherche des excuses ce n'est jamais très difficile d'en trouver et de se convaincre que fatalement tout cela n'est pas pour nous.... Je dis ça parce que j'en entend parfois, dire qu'il n'y a ici que de jolies femmes, un peu ( beaucoup ) triées sur le volet, toutes jeunes et parfaites... D'autres encore pourraient penser que je ne m'adresse qu'aux 18-25 ans ( elles représentent 35% des lectrices ) qui ont encore l'âge de toutes les audaces... Ttttttttt!

Esperança est sans doute le plus bel exemple que je puisse invoquer pour démentir toutes ces idées. Certes, elle est jeune et belle MAIS c'est une femme active, mariée et mère de trois jeunes garçons. Autrement dit, un statut qui aux yeux de beaucoup de gens laisse peu de place à la fantaisie. Mais il ne s'agit pas d'excentriité. Esperança est une cheffe de tribu, une Lagertha catalane, courageuse et combative et les cheveux courts dit-elle lui donnent cette force et cette détermination. C'est pour ça qu'elle a cette coupe de jarl Viking avec la complicité de son mari qui chaque semaine manie pour elle la tondeuse.

Comme quoi, on peut dire ce qu'on veut, quand on est déterminé à être vraiment soi même, y a vraiment rien qui empêche...

De mauvaises excusesDe mauvaises excuses

Esperança Urdeix: Sur FB et sur Instgram

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Publié le 16 Août 2014

Urgence

Bien sûr c'est étrange, tellement qu'elle même ne parvient pas à mettre des mots sur ce qu'elle ressent. Mais c'est là, cette envie qui devient besoin, ce désir impérieux... Un peu comme une droguée, imagine-t-elle, qui craint à l'avance le manque... Sauf qu'il n'y a là que du plaisir. Un plaisir dont elle aurait presque honte, c'est pour ça qu'elle n'en parle à personne.

Ses mains fourragent dans sa chevelure, ses doigts experts évaluent chaque centimètre, glissent à travers les volumes, s'agrippent aux mèches qu'elle sent définitivement trop longues. Hors de toute raison elle a envie de les faire couper, maintenant, tout de suite, retrouver les sensations délicieuses des cheveux presque tondus, l'air qui caresse ses oreilles autour desquelles le cliquetis des ciseaux déchire fébrilement la soie de ses cheveux. Elle perçoit tous ces bruits un peu barbares et sens le rouge qui gagne ses joues. Cette chaleur, douce et intime qui monte de son ventre... comment l'expliquer?

L'attente serait comme une torture, un plaisir que l'on fait durer à l'extrême, mais il faut se contenir, paraître naturelle, jusqu'à la délivrance. Elle ne sait pas si le coiffeur est complice, mais lorsqu'arrive la caresse métallique de la tondeuse sur sa nuque elle sent une communion d'esprit avec cet homme qui sait si bien assouvir son désir... Saura-t-il jamais l'intensité du plaisir qu'il vient de lui procurer?

Libérée de sa pulsion, elle caresse à son tour cette nuque presque rasée, se sourit à elle même, admire ses jolies oreilles si bien dégagées et allume une cigarette qui a le goût de celle que l'on fume après l'amour.

Modèle: Saskia de Brauw

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Rédigé par jeaneg

Publié le 15 Août 2014

Une petite dose d'héroïne? Alleeeez

Parfois l'on se dit que la destinée de certaines personnes est extraordinaire et on pourrait les admirer en pensant sournoisement qu'elles n'y sont pour rien...

Dans le panthéon de mes héroïnes, si j'y pénètre parfois, je ne vois que des femmes qui ont forgé elles même leur destin.

Zainab, comme sûrement tous les enfants de son pays, devait donner du "tonton Saddam" lorsqu'elle évoquait son dictateur. A 19 ans on l'envoie aux Etats Unis pour épouser un homme qu'elle ne connait pas. Elle imagine pour elle une porte vers la liberté, une échappatoire à ce monde terreur. Il faudra d'abord pour ça échapper à ce mari qui la viole impunément.

C'est depuis ce jour là qu'elle porte les cheveux ras.

De son expérience d'enfant grandie dans la peur, de femme violée, de son pays en guerre et des horreurs qu'elle découvre en Bosnie Herzégovine elle va faire son combat. Ce sera Women for Women International

Une petite dose d'héroïne? Alleeeez

Zainab Salbi est aujourd'hui honorée et respectée pour son action humanitaire en faveur des femmes victimes de la guerre. Iraquo-américaine, épouse d'un américano-palestinien, par les temps qui courent quel symbole!

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Rédigé par jeaneg

Publié le 14 Août 2014

Genre neutre

Ce n'est pas très nouveau en somme. Depuis les grandes révolutions des 70's, tous les créateurs ont tentés au moins une fois de rapprocher le féminin du masculin jusqu'à les confondre. On ne parlait pas vraiment d'androgyne, on se contentait parfois de mettre un peu plus de féminin chez les garçons aux cheveux longs en leur faisant porter des vêtements ambigus, ou on collait une cravate aux filles longilignes. On appelait ça "mixte" ou "unisexe" sans jamais vraiment parler de genre. Dans un milong un peu flou, les coupes de cheveux aussi y trouvaient leur compte...

Mais les vraies tendances viennent de la rue, c'est bien connu. Fluidité des genres et androgynie, petit à petit gagnent le pavé. Les plus hardies revendiquent un autre sexe, les "tomboys" ne veulent plus se déguiser en fille et l'androgyne revient du fond des âges. Peut être que les cheveux courts font aujourd'hui moins peur?

Sidecut, undercut, bowlcut... les nuques sont plus facilement rasées et les oreilles dégagées, on a chez soi une tondeuse électrique comme on a un sèche cheveux et ce n'est pas parce qu'on ne ressemble plus à une fille qu'on est pour autant un garçon. Ces histoires là c'était juste une question de stéréotype.

Photo: Publicité Charles Worthington

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Rédigé par jeaneg

Publié le 13 Août 2014

 Pile et face

Il y a voyez vous, dans une nuque, un portrait tout aussi expressif qu'un visage. Et la façon dont les cheveux y sont taillés donne à cette pile qui devient face une physionomie toujours particulière.

On y reconnait le caractère assurément, accessoirement le genre, parfois l'humeur.

Certaines jouent l'ambiguité et veulent brouiller les pistes suffisament pour qu'on ne se pose plus la question de savoir s'il s'agit de fille ou de garçon et avouez le, le mystère donne bien de la saveur...

Celle-ci semble sévère tant elle produit une image stricte qui fait penser aux adolescents des années 50. C'est sans doute le style voulu. La tendance se dessine chez les hommes d'aujourd'hui. Un goût pour les choses du bon vieux temps, un certain raffinement, une estime de soi où la routine d'antan est devenue une marque de savoir être.

Ce qui est à Lui et désormais à Elle aussi. Qu'importe l'X, l'Y ou le Z, on ne choisi jamais ses cartes dans ce grand poker menteur, on choisit juste comment jouer la partie, en étant absolument soi même... ou pas.

Photo: Rachel Tutera

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Rédigé par jeaneg

Publié le 13 Août 2014

Good bye Slim

"You know you don't have to act with me, Steve. You don't have to say anything, and you don't have to do anything. Not a thing. Oh, maybe just whistle. You know how to whistle, don't you, Steve? You just put your lips together and... blow."

( Tu sais tu n'as pas besoin d'agir avec moi Steve. Tu n'as pas besoin de dire quoi que ce soit et tu n'as pas besoin de faire quoi que ce soit. Rien du tout. Oh, peut être juste siffler. Tu sais comment siffler, n'est ce pas, Steve? Tu rapproches tes lèvres l'une de l'autre et... tu souffles. )

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Rédigé par jeaneg