Publié le 27 Mai 2015

Autant de blondeur

C'est un peu réducteur de ne voir dans la blondeur que la simple douceur angélique, de toujours associer cela à l'enfance ou à la saine et sportive Scandinavie. La blondeur bien sûr fait rêver, chevelure lumineuse qui capte tous les regards, dorure idéale qui souligne une peau hâlée, pâleur peroxydée qui fait tourner les têtes...

Pourtant, naturelle ou pas, je ne serai jamais fasciné par la blondeur d'une chevelure filasse ou les boucles d'une coiffure aux reflets jaunes qui "choucroute" sur une tête adorable.

Par contre j'aime follement cette nuque au teint ensoleillé bordée d'une blondeur délavée, taillée au plus près pour dessiner l'implantation qui souligne si bien les creux et les rebonds d'un cou à la fois robuste et fragile. Ce blond, qui prend des reflets plus sombres au gré du relief, jusqu'à se confondre avec la peau couleur de miel.

Je suis décidemment impénitent, direz vous. C'est vrai, puisque je me rend compte que tant de blondeur ne peut me séduire que si elle illumine une jolie petite tête...

Photo: Jeaneg avec Wiebke Green

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Publié le 25 Mai 2015

Un portrait de Romane

Il y a bien longtemps que je voulais tracer un portrait de Romane. Depuis que je la connais en fait! Elle est de ces jeunes femmes qui, quoi qu'elles fassent, ont toujours une façon stylée de le faire et quelque soient leur vêtements, elles savent leurs donner une allure inimitable.

En réalité, d'aussi loin qu'elle se souvienne, Romane a toujours eu un caractère et des manières de tomboy. C'est naturel chez elle. Cependant ce n'est qu'au lycée qu'elle va s'épanouir en révélant l'image qui reflète le mieux sa personnalité.

Question vêtements c'était déjà acquis, restait la coupe de cheveux. Et pour le coup, elle n'alla pas par quatre chemins. Court et "garçonne"

Un portrait de Romane

Mais court ne suffit pas. Par chance son amie Maud l'entraîne un jour dans un salon pour hommes qu'elle même fréquente depuis peu.

On l'a compris, ce salon c'est celui de Gilles et Régine, celui de toutes les Femmes aux cheveux courts.

D'aucunes abordent l'endroit avec un peu d'appréhension, l'univers n'est pas familier. Romane y est comme chez elle et Régine la comprend à merveille. Elle n'aura de cesse de tondre, toujours plus près, ces tempes et cette nuque, adoptant différents styles avec toujours autant de bonheur.

Et c'est une chance, parce que Romane est très exigeante, question de style. Cette coupe d'aujourd'hui ne supporte pas l'approximation et pour être impeccable il faut la rafraîchir toutes les deux semaines. Une sophistication qui me rappelle Terra Juana ou Rae Tutera

Si bien que Romane est certainement la personne queer la plus chic et la plus stylée que je connaisse parmi mes amies...

Romane sur Instagram

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

Publié le 24 Mai 2015

La grande aventure

Loin de moi l'idée de ramener les grands projets à des détails terre-à-terre et encore moins de vouloir briser les élans d'enthousiasme des aventurières conquérantes... Mais!

Si comme je l'imagine, celles qui s'apprêtent à parcourir le monde sont des femmes aux cheveux courts, voir très courts, habituées à livrer leur chevelure chaque mois aux lames d'un coiffeur expert, il faut bien envisager que l'aventure va durer plusieurs mois et que faute de laisser pousser ses cheveux ou de les réduire à leur plus simple expression à coup de tondeuse, il va bien falloir à un moment affronter "le coiffeur local". Et croyez moi, ce n'est pas toujours simple...

Parce qu'évidemment vous n'aurez pas tracé votre itinéraire en fonction du réseau Jacques Dessange à travers le monde, mais plutôt pour découvrir des coins typiques, authentiques et... un peu à l'écart de la civilisation.

Deux options. Vous partez avec une bonne paire de ciseaux et un bonnet, que vous ne quitterez plus de l'Australie à l'Alaska, ou bien vous avez suffisamment de cran pour explorer aussi le coiffeur du coin.

Je dis le coiffeur, parce que comme je l'imagine, certaines contrées que vous visiterez n'offre pas aux femmes ce genre de soins.

La grande aventure

Et là... comment dire... C'est un peu comme l'épreuve d'immunité de Kho Lanta. Il faut prendre une grande respiration et y aller avec le sourire.

Mais une fois l'étape franchie, c'est certain, vous aurez tous les gros durs du coin dans votre poche.

Bon, évidemment mon argumentaire ne tient pas la route très longtemps, on est jamais très loin d'un endroit civilisé pour se faire dorloter un peu après avoir traversé la Cordillière des Andes à dos de lama, mais bon. La civilisation c'est aussi une notion toute relative dans certains coins du globe.

En tout cas, la prochaine qui part à l'aventure, je suis preneur de son récit de voyage à la découverte... des coiffeurs du monde entier.

Photos: Dominic Chiam (h) et Rafael Sacasa (b)

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Publié le 23 Mai 2015

Pour toujours

C'est le portrait d'une femme, comme un symbole. Une femme des années 50 qui pourrait ressembler à ma propre mère, mais aussi une femme hors du temps par la magie du cinéma. Si bien que j'ai pu en être épris lorsqu'elle était Ilsa Lund dans le coeur d'Humphrey Bogart ou Maria dans les bras de Gary Cooper. C'est la reine du cinéma.

Sa blondeur scandinave et ses cheveux courts ont sans doute orientés mon désir, mais de cette époque, toutes les femmes avaient les cheveux courts, à Hollywood comme ailleurs, alors c'était sans doute ces personnages. Des femmes dans l'adversité, tiraillées entre devoir et sentiments, bouleversées par la vie et sauvées par l'amour.

Et cette année, c'est ce portrait d'Ingrid Bergman qui illumine la Croisette. Le portrait merveilleux d'une femme aux cheveux courts à travers laquelle chacun a des souvenirs, des références, des émotions, de l'admiration ou du désir et je trouve que cela donne de la noblesse à cette grande foire du cinéma qui a perdu pas mal de son glamour d'antan

 

Photo: David Seymour

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

Publié le 22 Mai 2015

Combien de fois?

C'est un peu par hasard, c'est vrai.

N'empêche que la première fois qu'elle a coupé ses cheveux,

qu'elle a empoigné sa chevelure devenue courte, qu'elle a secoué sa tête

sans être décoiffée, un grand sentiment de liberté l'a envahie. C'est à ça qu'elle a pensé.

Et puis quelques matins plus tard, elle s'est amusé à couper un peu la pointe de ses mèches floues. Elle a mordu le bord de sa lèvre en regardant son image dans la glace,

elle a glissé ses cheveux derrière les oreilles, dégageant son visage...

Oui, pourquoi pas. C'était une envie, comme une tentation. Oser, ne pas oser...

Le plus dur était fait, après tout. Difficile de dire combien de fois elle a pensé à les couper, encore plus court. Et puis un jour, c'était trop évident. Cela allait de soi. Plus de cheveux dans le visage, les oreilles dégagées, la nuque aussi... C'est à ça qu'elle pensait depuis le début finalement, c'est bien ça qu'elle voulait, les étapes précédentes, le milong, le propret, c'était juste pour rassurer les autres ou se rassurer elle-même...

Depuis trop longtemps elle y pensait et aujourd'hui elle s'est dit qu'il était temps d'être enfin soi même.

Photo: Heather Kemesky pour Everlane

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

Publié le 22 Mai 2015

Les Dames de la Côte

J'ai une vie formidable!

Et de temps en temps c'est bien de se le dire.

J'ai donc un mot d'excuse pour le vide d'article de ces deux derrniers jours: " Veuilez excuser l'absence du petit Jeaneg qui était sur la Côte d'Azur pour voir des amies." Je ne sais pas si ça va passer, mais comme c'est la vérité j'ai la conscience tranquille.

Après une soirée avec Delf, ma petite soeur de coeur, celle qui sait mieux que les autres ce qu'est ma dilection pour les cheveux courts, j'ai filé le lendemain à la rencontre de Patricia et Séléna. Personne n'a oublié ce "Quartier Libre" de mère en fille parut ici au mois de janvier.

C'est toujours mieux quand on peut se parler en tête à tête, découvrir les personnes de chair et d'os et papoter des heures en sirotant un Mojito. Quel agréable moment...

Patricia m'avait déjà presque tout révélé, pourtant il y avait encore tant de choses à dire... Séléna "en vrai", parfaitement nature, en pleine addiction, les cheveux toujours plus courts, qu'elle tentait parfois d'ébouriffer, sans succès tellement ils sont tondus à présent... Toutes deux sont bien les femmes que la virtualité m'avait laissé deviner, authentiques et déterminées, aux âmes aussi fusionnelles que deux jumelles, se reflettant l'une l'autre sur l'échelle du temps.

J'aurais voulu rester plus longtemps, peut être m'enivrer de vin rosé et refaire le monde. Mais tant pis, ma vie est tout de même formidable!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

Publié le 19 Mai 2015

Paradoxale sensualité

Même si depuis longtemps j'étais apaisé quant à ma psychosexualité, il m'arrivait encore d'accaparer le temps et le savoir de ma psy, tant ce domaine me semblait vaste et sans limites.

Ainsi, la tendance chez certaines jeunes femmes, qui n'avait échappé ni à Laora ni à mon oeil d'expert, de fréquenter des salons où l'on savait leur tailler les cheveux d'une manière jusque là appartenant au style masculin, ce skin fade qui effaçait littéralement la ligne d'implantation des cheveux en un dégradé au fondu parfait, provoquait chez moi une admiration étrange...

Moi "- Avoue que c'est tout de même paradoxal, la sensualité que peut évoquer ce geste qui consiste à rebrousser une nuque tondue ras, lorsqu'il est fait par une femme...

Ma Psy - Où est le paradoxe che te brie?

Moi - Eh bien... Cela pourrait sembler une coupe sévère, absolument à contre pied de ce que l'on considère comme féminin, brutale et dont on ne s'attend pas à ce qu'elle puisse inspirer une quelconque concupiscence.

Ma Psy - Et tu benzes qu'une femme qui ferrait le même cheste fait par un homme ne serait pas " jarmée"?

Moi - Jarmée?

Ma Psy - Ja... Zéduite, douchée, émue, adentrie...

Moi - Ah ben oui... Jarmée donc... Bon enfin, oui je pense que tu as raison. Mais pour ma part voir un homme faire ce geste ne me fait rien, alors que voir une femme le faire me fait fondre.

Ma Psy - Ou pien ezque c'est barzque zette femme a la nuque razée comme un karzon?

Moi - Oh non pitié Doc, j'ai dépassé ce stade. Une femme est une femme et j'aime les femmes qui cassent les codes.

Ma Psy - Ach! Che te taguine... zette zenzualidé, z'est la nuque qui la profoque. Z'est la nuque qui est zenzuelle, pas la fazon dont elle est razée... ou pas.

Moi - ... Ah?... Tu crois?

Photo: Florianne Satre

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

Publié le 19 Mai 2015

Raide!

Evidemment, tout le monde se plaint tout le temps et donc celles qui ont les cheveux bouclés les aimeraient raides comme la Justice et celles qui ont des baguettes de tambour rêvent de bouclettes un peu folles... C'est bien connu, y a rien de nouveau là dedans...

Moi qui aime la nature sans artifice, j'avoue une certaine tendresse pour celles qui s'acceptent telles qu'elles sont et savent en tirer le meilleur. Question de style.

Et en matière de style, il y a bien des avantages à avoir le cheveux raide. A condition d'aimer la netteté et le tranchant d'une coupe graphique. Of course.

Epaisse comme un rideau de velours ou éffilée comme un voile de tulle, la frange ne souffre aucune médiocrité bien sûr. Pas plus que la rectitude du carré, droit et affuté comme une lame.

Parce que finalement, avoir du style, c'est un peu s'imposer certaines obligations qui aux yeux des autres peuvent paraître futiles, considérer que quelques millimètres de plus ( ou de moins ) change tout, mais tout, dans l'allure que vous donne une simple frange, que votre coupe au carré, aussi basique soit-elle, reste remarquable parce qu'elle est constament aussi nette que si vous sortiez à l'instant de chez le coiffeur...

Bref! L'effort est presque aussi grand que si vous aviez les cheveux très courts...

Question de style!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Publié le 17 Mai 2015

Intimité... complicité

Il n'y a pas si longtemps, le coiffeur c'était comme l'école publique. Les filles d'un côté et les gars de l'autre. Chacun ses habitudes. Et même lorsqu'on a fait valoir une certaine mixité, il y avait toujours un coin pour les unes et un autres pour les hommes dans le même salon...

De cette époque peut être, reste-t-il une certaine pudeur, un besoin d'intimité, lorsqu'en tête à tête, on part à la recherche de soi même ou que l'on a besoin d'un radical changement pour clore un chapitre.

Après une période qui n'est sans doute pas terminée, où la vraie mixité fut de rigueur, mais en tentant d'entrainer les hommes dans un univers un peu féminisé, avec bac à shampooing, petit café et brushing, on assiste à une renaissance des bons vieux salons de barbier.

Un juste retour des choses, amélioré par cette habitude de ne plus réserver les salons de coiffure à un genre en particulier. Cette fois ce qui détermine le choix de l'un ou de l'autre, c'est le style. Et lorsqu'on est une femme aux cheveux courts " comme les garçons ", tout naturellement on s'adresse aux professionnels spécialisés. Non?

Du coup cela permet une certaine complicité, entre celles et ceux qui aiment les cheveux courts, très courts, familiers des tondeuses électriques et du fondu dans le dégradé...

Photo: Elliot S et Adam SC chez Decatur & Sons

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Publié le 16 Mai 2015

Ce n'est pas grand chose

Ce n'est pas grand chose, c'est même presque rien... Un instant, il prend le recul suffisant pour réaliser à quel point il l'aime, il se dit que c'est depuis toujours, il se jure que c'est pour toujours.

Sa jeunesse le fascine et il ne parvient pas à trouver un défaut à sa beauté, mais il n'imaginait pas qu'il serait tant troublé. Elle avait coupé ses cheveux et soudain c'était comme s'il la découvrait vraiment. Elle, cet être qui lui était familier, cette personne intime plus que tout autre, il avait le sentiment étrange qu'elle lui était cachée auparavant.

Il était envoûté par le dessin de cette oreille nue, attendri par cette pointe de cheveux ras qui s'esquissait sur sa joue, sous le charme de ce cou élancé qu'il n'avait jamais imaginé si puissant et délicat en même temps. Et le trouble, à cet instant, faisait naître une émotion surprenante, il le sentait bien au rythme de son coeur. 

La réalité était que ce charme nouveau n'était que l'expression d'une âme, d'un intérieur et lui avait ce sentiment orgueilleux d'être enfin initié, d'avoir accès à cette vérité, de découvrir, enfin, cette part d'elle, ambigue, qui la rendait encore plus jeune, encore plus belle.

 

Photo: Eugene Kukulka

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses