Publié le 27 Décembre 2016

Courts, très courts... vraiment courts!

Il y a bien des façons d'avoir les cheveux courts et finalement je suis plus fasciné par la démarche que par le résultat, quand les femmes savent déterminer leur propre féminité sans se plier aux règles désuètes d'un jeu de séduction ancestral.

Les goûts et les couleurs appartiennent à chacun(e) et personne ne peut en discuter, c'est ça la règle. Qu'on me le demande et je donnerai mon avis, lui aussi personnel, en fonction de mes propres critères, de goût et de couleur. Par exemple, je n'ai jamais vraiment trouvé très esthétique d'avoir moins d'un centimètre de cheveux sur le crâne. Cependant, je dois avouer que certaines, par leur démarche et par le résultat obtenu, m'ont submergé d'admiration et de respect.

Il n'en reste pas moins vrai que c'est une incroyable expérience humaine et que bouleverser en quelques passages de tondeuse sa physionomie, révèle à coups sûrs bien des choses sur soi même et sur les autres....

D'ailleurs, sans aller jusqu'à l'ultime -et éphémère- sacrifice de sa chevelure, j'ai remarqué l'audace dont il faut faire preuve pour "effacer" les détails qui pendant longtemps sont restés imposés par les coiffeuses sans imagination, aux jeunes femmes qui rêvaient de cheveux courts. Pas "trop court" sur la nuque et bien sur les pattes un peu longues et effilées... "pour ne pas faire trop masculin" (sic ). Ça n'a l'air de rien, mais surmonter ces tabous, donne à certaines et à juste raison, un sentiment de fierté incomparable.

En cette période de grandes résolutions, je me suis dit que c'était intéressant de l'évoquer... 

Photo: Andis

 

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Rédigé par Jeaneg

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Publié le 26 Décembre 2016

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 24 Décembre 2016

Les affranchies

Je sais ce que disent les gens, je vois leurs regards, un peu fuyants. Bien sûr, de temps à autre, il y a un sourire, un clin d'oeil, mais le plus souvent tout cela respire la réprobation. Allez savoir pourquoi ils ne parviennent pas à s'empêcher de juger...

Peut être sont ils vexés de ne pas savoir nommer ces deux personnes qu'ils croisent, alors ils se vengent, font dans l'excès, dans le dégoût.. et tout est bon, les vêtements, la coupe de cheveux, l'attitude, chaque détail reçoit sa petite goutte de bile...

Mais voyez vous... je vais vous dire, ces filles à la nuque rasée et aux pantalons serrés ne voient pas le monde mesquin des gens étriqués qui voudraient les juger. Elles sont elles mêmes un monde, d'un genre différent, bien meilleur que le leur. C'est peut être ça qui fait grincer les dents des "bonnes gens", qu'elles soient inaccessibles à leur désir, qu'elles se soustraient à leur concupiscence, qu'elles s'affranchissent de leurs règles.

Leurs cheveux trop courts, leur poitrine si peu visible et leurs vêtements confortables les fait échapper à l'attraction des êtres simples qui dénient leur féminité et vomissent leurs amours surnaturelles et idéales.

Passez donc, bonnes gens, marmonnez, ruminez, vomissez...

"les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne... "

Photo : ©jeaneg

Citation : Les enfants qui s'aiment - J. Prévert

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 21 Décembre 2016

Façon "Peaky Blinders"

Pour celles qui sortent à peine de leur couvent en Moldavie, Peaky Blinders est une série anglaise racontant l'histoire d'un gang de gitans ayant la main mise sur la ville de Birmingham dans les années 20...

Je n'y avais pas songé tout de suite, mais une réflexion faite par un passant à deux de mes amies m'a fait sourire et je me suis dit qu'effectivement, l'une et l'autre auraient pu avoir un rôle ( masculin ) dans la série grâce à leur coupe de cheveux.

Ce n'est pas une tendance, juste un style que s'approprient ces jeunes femmes qui aiment brouiller les pistes et laisser leur genre indéterminé. En pratique, il s'agit de tondre bien ras les contours, tempes, tour d'oreille et nuque et pratiquement sans transition, laisser les cheveux dessus d'une longueur suffisante pour être coiffés, avec ou sans raie, devant, en arrière ou sur le côté.

C'était donc, pour le passant qui a fait cette réflexion à mes amies, une façon de faire un clin d'oeil, bien que mes amies, j'en témoigne, n'ont rien de jeunes gangsters londoniens du début du XXème siècle ( ... enfin je crois? ). Mais ce qui m'amuse et me plait, c'est de réaliser de quelle manière, facilement somme toute, les jeunes femmes ont "détourné" cette coupe de cheveux pour la rendre élégante et stylée.

Photo: ©jeaneg

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 20 Décembre 2016

Quartier Libre: Jo Jackson "A Regular Badass"

Comment, quoi, qu'est-ce que vous dites? Vous ne connaissez pas Jo, Jo Jackson, cette femme extraordinairement "badass", inventive, attractive, intelligente, cultivée, sportive, polyglotte et terriblement drôle?

Alors pour vous, Jo se raconte un peu, à l'occasion de son dernier passage chez le coiffeur...

Si ce n'est pas Salomé qui me coupe les cheveux, c'est personne. Avec le temps j'ai acquis un bon sens des coiffeurs. Dès que je trouve un bon, ça y est - c'est pour toujours, ou presque. J'ai tendance à cibler des coiffeurs si doués qu'ils sont détournés par des promesses de vies meilleures que ce soit à Berlin ou à Las Vegas. Bref, ils partent tous au bout d'un moment. 
 
Le danger c'est de se faire coiffer par quelqu'un qui a l'habitude des coupes courtes de grand-mère. Quand j'ai quittée le Zimbabwe et j'ai perdu mon coiffeur Chris, j'ai connue une horrible période de coupes de femme de 50 ans, bien que j'en avais que 14. Une fois que j'ai déménagé depuis la campagne jusqu'a Bordeaux, j'ai trouvé un salon de coiffure très branché. Le truc c'est que, j'entrais dans ma période de dénis de sexualité.
 
Depuis toute petite j'ai toujours eu les cheveux courts. D'ailleurs je vais publier un peu de mes écrits sur mes souvenirs d'enfance sur Koeksisters dont un poste sur le jour où je me suis rasé les cheveux à 9 ans avec l'accord de mes parents. J'ai toujours su que je n'étais pas une fi-fille et mes cheveux étais un moyen de le communiquer.
 
Lorsque j'ai commencé le lycée à Bordeaux, c'est alors que je me suis rendue compte que j'étais attirée par les filles. Ça ne me dérangeais pas plus que ça, du moment que je n'étais pas une lesbienne stéréotypée - la Butch quoi.
 

Du coup je voulais absolument avoir les cheveux longs à cette période. Ça ne m'allait pas trop, mais quelque part je voulais prouver qu'une lesbienne pourrait être belle et féminine. Je partageais ces insécurités avec ma première copine avec qui j'ai vécu une histoire secrète pendant plus ou moins 3 de nos 8 ans d'amour.
 
Ce n'est qu'à l'université que j'ai renoué avec mes cheveux courts, au fur et à mesure que je devenais plus confiante dans ma sexualité et mon identité. Je suis un tomboy. Ca m'a pris un peu de temps de l'affirmer comme je le fais maintenant.
 
Sexualité et genre sont deux choses bien distinctes. Mes parents (ma mère en particulier) trouve ma sexualité facile à comprendre et à accepter, mais la façon dont j'exprime mon genre (une femme tomboy, un peu masculine et féminine à la fois) la trouble légèrement. Mais on peut en parler ouvertement. Elle veut tout simplement apprendre et comprendre.
 
C'est drôle, parce que ma mère me trouve très masculine, ma copine me trouve très féminine.
 
C'est dur parfois de savoir ce que je suis lorsque la vision que les autre ont de moi varie autant, et souvent leur visions ne correspondent pas a celle que j'ai de moi-même.
 
Salomé commence a trouver qu'il est temps que je change de coupe. Je suis en manque d'inspiration et c'est rassurant quand on a un "signature look". T'as des suggestions?

Pour en savoir plus:

Koeksisters son site web

Koeksisters sa chaine Youtube ( J'adore les Dubsmash )

Koeksisters son Instagram

Salome Dewet sa coiffeuse

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 19 Décembre 2016

L'icone androgyne: Un portrait de Kim

Il y a des personnes que l'on a le sentiment de déjà connaître lorsqu'on les rencontre. Des allures qui ont jalonné notre mémoire, des styles que l'on retrouve de loin en loin, pour nous rappeler cette image de l'androgyne qui nous a toujours fascinée...

Kim est née à la campagne mais elle a grandi dans la ville et on a pas de mal à l'imaginer, Gavroche, trainant ses Vans et son baggy avec nonchalance sur son skate. La dernière fois qu'elle a porté une robe, elle s'en souvient, c'était pour un mariage où on lui faisait jouer le rôle d'une petite demoiselle... un cauchemar!

Petite tomboy, son père comprend la force de ses convictions lorsqu'elle demande qu'on lui coupe les cheveux. Pensant réaliser une bonne opération, il lui promet la coupe de cheveux qu'elle désire en échange d'une bonne note en dictée... Kim ramène un 10/10.

Depuis, après avoir expérimenté toutes sortes de choses, de coupes et de couleurs, elle a forgé un style qui est devenu lui même une sorte de référence, tout comme elle a pu être inspirée de modèles, réels ou romanesques dans sa jeunesse. 

 

Shane, Nanou...Shane, Nanou...

Shane, Nanou...

Aujourd'hui elle pourrait à son tour être cette icône androgyne qui inspire d'autres générations, parce qu'elle n'a jamais vraiment été inquiète de son genre, assurée et fière d'être "différente". Elle n'en tire aucune vanité, semble presque gênée qu'on lui témoigne autant d'attention, mais béni le ciel d'avoir ce corps longiligne et droit qui souligne merveilleusement l'ambiguïté de son genre.

Il y a chez elle ce dosage parfaitement subtil entre le masculin et le féminin, l'aisance à naviguer d'un genre à l'autre, sans jamais d'excès et malgré son caractère réservé, l'aura de celles qui parviennent à être toujours à l'aise dans l'authenticité. 

 

L'icone androgyne: Un portrait de Kim

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et sur Instagram

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 17 Décembre 2016

Fille à papa. Un portrait de Ninon

C'est une famille un peu compliquée, comme il y en a beaucoup de nos jours. Divorcée et recomposée, multiple et foisonnante. Pourtant Ninon a poussé comme une jolie plante, bien cultivée, enroulée autour d'un tuteur, solide et rassurant.

Enfant elle était persuadée d'être un garçon et ses cheveux longs n'y changeaient rien. Grimper aux arbres, jouer au foot... personne n'a jamais eu la mauvaise idée de lui dire que ce n'était pas trop des manières de petite fille. Son mentor, son phare, c'était son père. Avec lui elle a  appris la vie sans obstacle de genre, sans barrière de préjugés. Et si un jour la petite Ninon, en passant devant la boutique d'un coiffeur lui dit qu'elle aimerait bien avoir les cheveux courts, il la prend volontiers par la main, quelques jours plus tard, sans prévenir, pour lui faire couper les cheveux. 

L'adolescence sera pavée de bien d'obstacles, de confrontations, avec les autres, avec elle même. Il faut céder un peu et faire des compromis, jouer la fille, se chercher... se trouver.

Un jour enfin, définitivement, l'androgyne qu'elle a toujours été, coupe ses cheveux bien court. Elève brillante, elle se lance dans le cinéma, le Bac, la Fac. Elle a une assurance magnifique, peut être un début de certitude sur son genre, celle de ne pas en avoir... Et c'est bien ainsi.

Et si aujourd'hui ce père complice était encore là, il serait fier de voir la jeune femme assumer si bien son androgynie

Fille à papa. Un portrait de Ninon

Photos: ©jeaneg

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Publié le 14 Décembre 2016

Photos: Fany Meil

Photos: Fany Meil

Peut être y a-t-il ici bas une femme aux cheveux courts capable de dire que personne ne lui a jamais reproché d'avoir coupé ses cheveux? Peut être qu'elle existe vraiment, celle qui adolescente ou jeune adulte, a découvert sa vraie personnalité et s'en est trouvée encouragée par ses proches à qui elle dévoilait sa nouvelle tête? Non bien sûr, j'exagère, comme toujours. Evidemment que cela existe... enfin j'espère.

Il faut croire que l'Humain est ainsi construit, pour, selon son âge ou sa position sociale s'arroger le droit de juger et condamner quiconque s'écarterait de ses propres idées, de ses goûts et de ses couleurs. Mais c'est une chose d'être confrontée aux préjugés des "autres" et une autre, bien plus cruelle, que d'être victime de ceux de ses proches.

Je les entends ces parents qui persistent à se moquer de leur fille aux cheveux courts ou qui plus tristement témoignent de leur exaspération à la voir les couper toujours plus courts. Je les entends ces portes qui claquent, ces poings qui frappent la table, ces cris stupides. J'entends les arguments qui n'ont pas de sens, qui en appellent à ce que pourraient penser "les autres", qui tranchent sur ce qui est beau et ce qui ne l'est pas, qui parlent de féminité sans en connaître le sens...

Et là où tout au contraire elles auraient besoin d'être rassurées, confortées, épaulées par des pères aimants et des mères bienveillantes, elles se retrouvent jugées, dénigrées, moquées et rejetées, par ceux qui devraient être les derniers à le faire...

Dieu merci, comme disait l'autre, ces femmes aux cheveux courts, quelque soit leur âge, ont ce courage et cette force qui caractérisent celles qui n'ont pas peur de sortir du sentier trop battu et qui savent que leur image n'appartient qu'à elles, riant au nez de ceux qui pensent que les femmes, les vraies, doivent s'habiller en robe et laisser leurs cheveux leur battre les reins.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 13 Décembre 2016

Gurls' powa

C'est lundi. La plupart des salons de coiffure de la ville sont fermés. Tous? Non, car un petit salon résiste...

C'est un endroit qui semble figé dans le temps. Jusqu'à il y a peu, c'était "mon coiffeur", cet endroit tranquillement préservé de tout, où le monde se refait le temps d'une coupe. Et puis, petit à petit, avec l'arrivée de Régine, les choses ont changées... Les femmes sont arrivées. Une, puis deux, puis plein. Mais attention, cela ne fait pas pour autant de "mon coiffeur" un salon mixte. Du tout du tout!

Ce serait plutôt devenu un salon pour hommes... et femmes aux cheveux courts. Le petit salon vintage où les femmes peuvent se faire couper les cheveux "comme les mecs". Et ce lundi là, elles étaient en force. Il y avait Romane, de passage pour raconter sa soirée techno du weekend, Maëva, décidée à bousculer un peu son image, avec une envie irrépressible de nuque bien rasée et Ninon, la dernière arrivée, modèle androgyne de la précédente dans son projet photographique, qui découvrait Régine et le salon pour la première fois... avec bonheur.

Girls'power! Et ça tombe bien parce que le lundi Régine est seule au salon. Alors du coup, cela donne une ambiance différente, l'image d'une sorte de monde idéal, un barbershop où les habituées seraient des jeunes femmes un peu Queer, genderfluid, androgynes adeptes de lowfade et de skinfade, pour qui la taille du sabot de la tondeuse a plus d'importance que le fer à friser.

Gurls' powaGurls' powa

Ça fait du bien, parfois, de voir que tous les salons "pour hommes" ne refoulent pas les femmes aux cheveux courts. Et encore mieux, lorsque celles-ci prennent carrément le pouvoir... au moins un jour dans la semaine.

Merci à Régine, Maëva, Romane et Ninon

Photos: Jeaneg©

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 12 Décembre 2016

Annie Lennox par Ian Harrison

Annie Lennox par Ian Harrison

Le temps qui passe l'agace un peu. Il lui faut plus d'attention pour retrouver à travers ses yeux clairs son âme triomphante de trentenaire alors que son corps voudrait la convaincre qu'elle en a le double... Mais elle se fait confiance, un trait de maquillage souligne son regard et un rouge pâle ses lèvres. Le reste, ce n'est que la trace de son parcours, chaque ride un moment de sa vie. On ne se plaint pas d'avoir vécu...

Et puis elle a toujours cet enthousiasme de femme aux cheveux courts, se pliant à une routine qui lui remonte immanquablement le moral... Un peu de couleur pour donner des reflets blonds à ses cheveux blancs, une coupe fraîche qui lui fait retrouver son sourire de jeune fille, comme la première fois où elle s'est découverte enfin elle même pour se plaire définitivement.

Elle terrasse le temps en caressant sa nuque, plus douce, en balayant de quelques doigts les mèches sur son front... La voici à nouveau invincible!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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