Publié le 9 Juillet 2019

Photo: Pauline Théon

Photo: Pauline Théon

Combien faudra-t-il encore attendre pour que s'arrête le mensonge assassin qui fait croire aux hommes qu'ils ont le pouvoir et à certaines que cela est vrai? Meurtres, mutilations, asservissement, pas un endroit du monde, du plus sauvage au plus développé, n'est capable de simple justice. L'Humain, unique dans son espèce, est parvenu à se convaincre que sa femelle lui était dévouée, corps et âme, et qu'il pouvait en faire ce qu'il voulait. De la nuit des temps cette illusion persiste, assénée par la contrainte, physique, psychologique, législative et culturelle. Et l'on sent bien que les choses ne s'arrangent pas...

Il faut de la force et du courage, parce que souvent c'est le vie qui est en jeu, pour exprimer une colère légitime. Une force et un courage que toutes n'ont pas, qui se laissent cogner, humilier, exciser, condamner, contraindre, imaginant sans doute que c'est, peut être, de leur faute.

Alors j'aime croire que celles qui transgressent les "règles", celles qui ne s'en laissent pas conter, celles qui jurent comme des charretiers, celles qui gardent leur clope aux lèvres, celles qui sont tatouées, celles qui s'habillent sans s'occuper du rayon où elles se servent, celles qui ne demandent rien à personne, celles qui rasent leurs cheveux et qui se moquent du regard des autres, celles qui sont indépendantes et qui n'ont pas peur d'être seules plutôt que mal accompagnées, celles qui ne veulent pas d'enfants, celles qui boivent de la bière et celles qui savent dire non, toutes celles là et bien d'autres, sont des exemples, des soutiens, des encouragements pour toutes les autres. Plus que la rancœur et la violence verbale, c'est par l'exemple et l'éducation qu'il faut réconcilier l'humain et si chacun fait sa part, les choses changeront.

Je le savais déjà, mais parfois, une simple coupe de cheveux est un acte politique...

Photo: Pauline Théon

Photo: Pauline Théon

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Publié le 7 Juillet 2019

Eclairage

Si je prend cette photo pour faire une recherche sur Google Images, le résultat que j'obtiens est: Man

Et là je me dis que l'ingénieur.e qui a travaillé sur l'algorithme ne pouvait pas avoir trente six mille critères à lui fournir pour que ce dernier conclu sa recherche par: Homme. Le seul que je vois ne peut être que la coupe de cheveux. Pourtant le regard et quelques détails anatomiques suffisent pour me faire dire, presque sans réfléchir qu'il s'agit de la nuque d'une femme. Mais, parce que cette femme a les cheveux coupés très courts, une vulgaire machine va se comporter comme le dernier des beaufs du fin fond de sa zone qui s'adresserait à la dame en lui disant monsieur. Bullshit!!

Alors que, on le voit bien, le ou la photographe a mis en œuvre le meilleur de sa technique, cadrage, éclairage, focale... pour mettre en valeur la nuque de cette femme, remarquable par sa structure, la finesse du cou, la symétrie des tendons saillants, le relief occipital, tout cela révélé par une coupe de cheveux aux contours presque rasés, au dégradé parfaitement fondu... Bref! Absolument rien de masculin là dedans.

Des fois, tu t'demandes...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 6 Juillet 2019

Photo: Clara Sechan

Photo: Clara Sechan

D'une ligne qu'on trace devant soi on fait un horizon. Et on s'imagine une vie pleine du meilleur, ne laissant aucune place au pire. De tout ce qui était arrivé auparavant on fait une boule comme on froisse une page écrite et raturée qu'on jette par dessus son épaule avec nonchalance. Soudain on respire plus intensément, on ferme un instant les yeux, pour jouir de chaque sensations, puis on les rouvre pour constater, amusé, que le décor n'a pas changé. Une main posée sur la nuque tiède suffit à rappeler le chemin parcouru. Doucement les doigts s'écartent, la main glisse en remontant sur les cheveux rasés, comme si cette coupe symbolisait à elle seule une renaissance...

Et la plénitude de cet instant fait croire à l'invincibilité. Tout est en ordre dans notre vie et le monde lui même semble trop petit et fragile pour résister à la force qui nous envahi... pour peu que l'on prenne le temps de s'arrêter quelques secondes pour admirer l'horizon.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 2 Juillet 2019

Photo: Manon Flebus par Katja Stückrath

Photo: Manon Flebus par Katja Stückrath

Parfois, elle se tient à l'écart du monde, sans cause à défendre, le dos au miroir et elle a cette pause que peut être, avant, elle enviait aux hommes. Mais ne vous trompez pas, l'Androgyne n'est pas en quête d'identité, elle a juste, plus clairement que les autres, conscience de l'injustice, parce que femme elle tutoie la liberté des hommes et si elle est assez audacieuse, elle peut s'en emparer. C'est juste la liberté qui lui importe, celle de n'être pas toujours apprêtée, celle d'avoir les jambes écartées, un bras sur le dossier de la chaise, celle d'avoir les cheveux assez courts pour être ébouriffés sans que cela heurte le regard ou l'harmonie du portrait, cette liberté qu'ont les hommes sans même en avoir l'idée, dont ils jouissent comme d'un privilège qui viendrait de si loin que personne ne sait plus qui le leur aurait accordé...

L'Androgyne est une inventrice, une magicienne qui transforme sa vie, avec la bienveillance des dieux qui lui ont donné quelques atouts. Elle est femme, le meilleur de l'Humain, dépouillée des artifices qui amusent les hommes et ne réclame rien à personne, juste cette liberté d'être une femme différente et de plaire autrement... A égalité 

 

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Publié le 30 Juin 2019

Photo: Chloé Lobre par Anna Harty

Photo: Chloé Lobre par Anna Harty

Ce n'est qu'une histoire de langage et pour l'entendre souvent, de la bouche de jeunes femmes ou d'androgynes non-binaires, cela reste toujours en bonne position dans les "to do list" de chacune. Inutile de penser que la chaleur ou quoi que ce soit ait quelque chose à voir la dedans. C'est une envie, point. Mais pourquoi est-ce qu'on entend plus souvent employé le mot "rasée", que tondue, qui serait techniquement plus approprié? Et sans parler d'une exagération bien fréquente qui fait dire à certaines qu'elles se sont "rasé" les cheveux alors que le coiffeur a juste coupé 5cm de leur sempiternelle coupe au carré...

Alors cela doit être le mot lui même qui ne plait pas? Non parce que le dictionnaire lui ne fait pas de différence. Tondre, verbe transitif du latin tondere: couper les cheveux de quelqu'un à ras avec une tondeuse, ex: tondre un prisonnier. C'est peut être cet exemple justement qui heurte, parce que ce verbe est trop souvent associé à une contrainte, une punition, un châtiment. Il a pourtant quelque chose de champêtre, de bucolique, entre pelouse et mouton et puis surtout il veut bien dire ce qu'il dit. Aujourd'hui où pratiquement tout le monde possède une tondeuse électrique chez soi et en use sans vergogne, le terme aurait pu retrouver sa place légitime dans le vocabulaire. D'autant qu'à bien y regarder il sonne un peu comme une provocation, une façon de bousculer la bien pensance, comme ces mots vulgaires que les bourgeoises aiment bien placer dans leur conversation.

Comme toujours, on compte sur les plus jeunes pour effacer les sortilèges du passé, qui ont pu un jour, s'abattre sur les mots...

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Publié le 27 Juin 2019

Photo: John Malonakis

Photo: John Malonakis

Même les psychologues ont du mal à donner une définition de la féminité qui ne serait pas dégoulinante de clichés et de préjugés. Les sociologues se contentent de tracer cela dans le temps et de rappeler les différentes images de la femme à travers les époques. Les femmes elles mêmes, ont toutes une approche personnelle et il apparait impossible d'être catégorique. Il reste pourtant quelques dénominateurs communs, le comportement, le regard, la sensualité, la sensibilité... tout serait dans l'attitude plutôt que dans l'apparence.

L'apparence justement, qui n'aura jamais rien à voir avec la féminité, pas plus le vêtement que la coiffure et que pourtant la plupart des gens persistent à considérer comme son indicateur le plus évident. 

Pourtant, chacune de celles qui l'ont expérimenté, vous dira à quel point elle s'est senti davantage femme et féminine lorsqu'elle s'est redécouverte avec les cheveux coupés très courts. C'est là tout le paradoxe. Il doit y avoir une limite, un point jusqu'auquel le curseur accentue la féminité et au delà duquel il pourrait, peut être, mais rien n'est moins sur finalement, la ruiner. C'est un code nouveau, une affirmation indiscutable, une démonstration de féminité qui ne serait pas entachée par la domination et ramène l'humain à davantage d'égalité sans considération de sexe ni de genre. La femme aux cheveux courts n'est pas une proie. Il aurait même des hommes qui se coupent les cheveux comme elle...

Photo: John Malonakis

 

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Publié le 26 Juin 2019

Manuela Giugliano

Manuela Giugliano

Peu m'importe, en fin de compte, qui emportera le trophée. Je ne suis pas très accessible au football en général et plus encore que les joueurs, les supporters m'exaspèrent. Mais bon! Je mesure tout de même que ce sport, sans doute le plus populaire qu'on connaisse, a tout de suite une autre allure dès qu'il est joué par des femmes et je me laisse facilement prendre au jeu. C'est comme si, d'un seul coup d'un seul, tout ce que j'avais à reprocher à ce monde là, se trouvait transformé en son exact contraire. C'est élégant, technique, fair-play, accrocheur, déterminé, loyal et le public redevient familial, féminin, bon-enfant. Enfin bref! Je me demande si comme pour le reste, les femmes ne sont pas aussi l'avenir du football.

Sauf que, avant d'être millionnaires comme les garçons, les filles doivent allécher les sponsors et les diffuseurs télé. Et pour cela, l'ombre plane de certaines injonctions qui leurs seraient faites d'être "un peu plus attractives visuellement", du genre, avoir de beaux cheveux longs pour que les queues de cheval tournoient au gré de leur course, ce qui semblerait être un sommet de la féminité.

Croyez moi, je serai tout aussi révolté si à la manière peut être des chinoises ou des coréennes on leur imposait d'avoir une coupe réglementaire. Heureusement, grâce à certaines, comme Manuela Giugliano ( Italie ) ou Lina Hurtig ( Suède) et bien d'autres finalement, la féminité  

Lina Hurtig

s'exprime d'une autre manière que celle imprimée dans le cortex reptilien des vieux maitres de la FIFA et la diversité, timide, persiste. Alléluia!

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Publié le 20 Juin 2019

Photo: Ale Caruso

Photo: Ale Caruso

L'ombre n'existerait pas sans la lumière, cela semble évident, mais réciproquement, la lumière n'aurait pas lieu d'être sans l'obscurité. L'une révèle l'autre, le clair, l'obscur, le jour, la nuit, il faut un contraire à chaque chose pour donner du sens et n'est-ce pas à la confrontation des deux qu'apparaissent les moments le plus précieux? Lorsque la nuit tombe et que le jour n'est pas encore enfuit... 

Il en est ainsi pour ce blond, souligné par le châtain, le plus long révélé par le très court et la lumière qui s'installe, derrière et au dessus, masquant le visage mais éclairant les cheveux ras ou le contour d'une oreille bien dégagée. Ces détails si infimes que la pleine lumière noierait insensiblement ou que l'ombre masquerait totalement. En se conjuguant au contraire, elles dévoilent bien des choses exaltantes, nourrissent l'imaginaire, éveillent les sens donnant envie d'une main qui viendrait toucher chacun de ces détails pour s'en assurer... jusqu'au duvet de la peau.

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Publié le 17 Juin 2019

Méli Rezeg @youngbadass_

Méli Rezeg @youngbadass_

Voilà bien un sujet dont il n'est pas besoin de discuter durant 107 ans ( Bon ben là, 10 en l'occurrence... ) diront les pragmatiques, celleux qui se posent le moins de questions possible pour aller toujours à l'essentiel. Seulement voilà, l'essentiel n'est pas le même pour tout le monde. Il en est des pour qui l'essentiel est un peu parsemé tout au long du chemin, dans une multitude de petits détails. Et souvent les détails sont l'essentiel, on le sait bien.

Changer, quand depuis longtemps, imagine-t-on, on a la même allure, le même style, c'est bien légitime et très humain. Des années durant, les cheveux courts, très courts même, la nuque rasée, les tempes tondues et un jour vient naturellement l'envie de voir pousser un peu ses cheveux. On a l'état d'esprit pour cela, le temps, l'humeur, alors après avoir sauté un, puis deux rendez vous chez le coiffeur, on se dit pourquoi pas? Puis on y retourne, on lui explique le nouveau cap à suivre et on taille un peu, à peine, histoire de faire propre, mais inéluctablement la chevelure s'épanouie. Alors il faut user d'artifices, de cire, de gomme, de gel, d'épingles et de barrettes... 

Seulement voilà... On sous-estime la force des sensations, celles qu'on a explorées durant des années, ce shoot de confiance en soi qu'on éprouve à chaque coupe bien fraîche, cette volupté à caresser son cou dégagé, cette délectation à l'androgynie tutoyée ou réaffirmée,

MéliMéli
MéliMéli

Méli

ces gestes qui rassurent, qui font sourire et qui sont devenus si familier. Tout cela ne se balaie pas d'un revers de main...

La parenthèse était charmante, certain.e.s y ont cru, d'autres ont souri et puis quelques mois plus tard on retrouve avec bonheur, cette coupe devenue un estampillage personnel, une marque connue, celle avec laquelle tout le monde vous reconnait, depuis si longtemps et ces retrouvailles sont parfois aussi chaleureuses que la satisfaction d'un changement hasardeux aurait pu l'être, l'orgueil d'avoir tenté le coup et la petite jouissance de sentir à nouveau ses cheveux "longs" mâchouillés par les lames de la tondeuse pour avoir à nouveau la nuque bien rasée. 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 16 Juin 2019

La résistance s'organise!

Après les révélations d'une sociologue, soupçonnant la Fédération Internationale de futchebôle "d'inciter" les joueuses à conserver une allure "féminine" pour des raisons obscures d'image médiatique et de droits de retransmission (sic)

(Voir le texte ci-dessous publié sur la page FB du blog )

j'étais, je l'avoue, un peu dépité à la perspective de ne plus voir sur les terrains de France et de Navarre où se déroule la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, que des athlètes courant, dribblant, contrôlant et shootant, le visage battu par les plus longues queues de cheval .. du monde! 

De fait, l'équipe des Bleues que je soutiens de bon cœur, à part Wendie Renard et Sarah Bouhaddi la gardienne de but, m'a fait croire un instant que tout le monde avait été sommé de se faire poser des rajouts pour avoir les cheveux aussi longs que les consignes supposées de la Fédération imposait à chacune. Soudain, la compétition m'a semblé étrange, comme si une fois encore l'homme parvenait à maitriser le comportement de ces joueuses, pour de simples raisons de profits, arguant qu'il fallait en passer par là pour espérer un jour avoir des salaires comparables ( de loin ) à ceux des joueurs masculins.

Et puis, malgré tout, j'ai vu, ici et là, au fil des matches, des joueuses de différentes nationalités qui semblaient résister au diktat, comme par exemple Sophie Schmidt et Rebecca Quinn de l'équipe nationale canadienne

La résistance s'organise!La résistance s'organise!
La résistance s'organise!La résistance s'organise!

ou encore Lorena Benitez de l'équipe argentine. Evidemment je ne parle pas des équipes asiatiques, pour qui visiblement les directives supposées de la FIFA n'ont pas été traduites dans la langue ad hoc et encore moins de la Chine où ce serait plutôt obligatoire d'avoir la coupe réglementaire.  

Il m'avait pourtant bien semblé que l'expression de la diversité était un gage d'épanouissement et d'intelligence... Bon ça fait rien, je continue à regarder jusqu'au bout!

Force & Honneur comme disait Maximus 

 

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Rédigé par jeaneg

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