Publié le 10 Mai 2017

Photo: Irina Soboleva

Photo: Irina Soboleva

 Il y a des questions dont on ne se débarrassera jamais, des grandes interrogations existentielles, voir existentialistes, du genre: qui suis-je, d'où viens-je, où vais-je... enfin vous voyez le topo. Et puis il y a parmi ces questions récurrentes, d'autres qui sont peut être moins fondamentales, mais qui n'en sont pas moins importantes et celles là, j'aime bien me les poser aussi de temps en temps. D'ailleurs celle là, c'est quand même bien l'endroit pour ça.

Est-ce que toutes les lesbiennes ont les cheveux courts? Si oui, est-ce qu'une femme qui se coupe les cheveux est lesbienne? et si toutes les femmes aux cheveux courts sont lesbiennes, que devient l'homme qui est amoureux des femmes aux cheveux courts? Est-il condamné à errer sa vie durant dans un monde où l'objet de son désir ne le calculera jamais? Et puis, quid des lesbiennes aux cheveux longs? Sont-elles parmi l'univers saphique les plus audacieuses, démarquées des tendances et des courants majeurs... ?

Bon bref! Tout cela finit par devenir absurde. Mais depuis le temps que je cherche l'argument imparable pour mettre définitivement ce préjugé sans queue ni tête à la poubelle, je crois que j'ai une théorie qui pourrait être recevable.

Evidemment, comme je le rabâche depuis des années ici même, la longueur des cheveux d'une femme n'a aucune influence sur sa féminité et encore moins sur sa sexualité. Avoir les cheveux courts, c'est juste l'expression d'une personnalité affirmée, qui s'affranchie du jugement des autres et prend le contre-pied des stéréotypes dans lesquels l'homme voudrait contenir les femmes. C'est peut être justement sur ce dernier point que les lesbiennes tendance cheveux courts s'appuient le plus, se plaçant à l'exact opposé de l'image fantasmée par l'homme et son désir. Mais cela ne peut être qu'un critère parmi d'autres, comme la simple envie d'être soi même, libre de tout préjugé, ou encore le plaisir, toujours un peu trouble d'avoir les cheveux très courts, ou le choix de l'ambiguïté. Notez que ces critères, tous autant qu'ils sont, s'appliquent également et généralement à tout le monde, si bien qu'il est impossible et stupide d'affirmer que les cheveux courts "ça fait lesbienne". CQFD

Désespérément, je crois que c'est juste le cerveau de l'homme qui est un peu dysfonctionnant.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 8 Mai 2017

Quartier Libre - Gaëlle

" Je ne sais pas trop par où commencé, je n'ai jamais rien rédigé sur moi pour quoi que ce soit publié quelque part, en général, je n'aime pas ça. Mais pour une fois, je vais céder étant donné que j'ai pu pas mal conversé avec notre passionné des femmes aux cheveux courts, alors je me suis dit, pourquoi pas.. Je m'appelle Gaëlle, je viens de Belgique et j'ai 21 ans. J'ai toujours été un garçon manqué, depuis toute petite, j'ai grandi entouré de garçon. Je n'ai jamais aimé les robes ni les jupes. J'ai toujours joué au foot, à la guerre avec les garçons dans la cour de recréation. J'ai toujours préféré le côté masculin au féminin. C'est à mes 17 ans que j'ai décidé de couper mes cheveux tout court, jusque là, je les avais toujours eu long. Mais ma coupe ne me plaisait pas particulièrement.

C'est la veille de partir pour un voyage d'un mois en Amérique que j'ai décidé de marquer le coup, un grand changement. Comme un nouveau départ, une nouvelle Gaëlle. Depuis que j'ai coupé mes cheveux, je me suis sentie tout de suite beaucoup mieux, avec moi même. Je peux le dire, et mon entourage aussi, ca me va bien mieux les cheveux court, disons que c'est mon style, avec les cheveux longs, je me sentais moche et c'était le cas. Au delà de se sentir belle ou moche, le fait d'avoir les cheveux court peut faire se sentir bien dans sa peau. Avec les cheveux court, je me suis tout de suite sentie plus à l'aise, plus moi même et j'assumais parfaitement ma nouvelle coupe. On ne peut pas dire que je me suis sentie plus garçon, ce n'était pas le but. Je ne voudrais pour rien au monde être un garçon, ni avoir de sexe masculin entre les jambes, je n'aime pas ça, ça n'aurait aucun sens. C'est une fierté pour moi d'être une fille avec ce côté masculin. Ça a ses avantages comme ses inconvénients. 90% du temps, partout où je vais, on m'appelle jeune homme. Du à mon genre, à mon style, ma façon de me tenir et plus particulièrement à ma coupe. Je n'ai pas de problème avec ça, à partir du moment où on s'habille comme tel, j'estime qu'on doit pouvoir accepter le fait qu'on nous prenne pour un garçon. Ce qui me dérange plus, c'est lorsque que ces gens se rendent compte de leur erreur, ils deviennent alors mal à l'aise. A partir de là, moi même je suis mal à l'aise. Paradoxalement, lorsque je me rend dans des toilettes publiques, chez les filles, on me regarde souvent en me disant que les hommes c'est de l'autre côté. A ce genre de personne, je leur répond fermement que je suis une fille. Ca a ses avantages, d'être considéré comme une fille et un garçon. Dorénavant, lorsque la queue des toilettes est trop longue, je vais dans celles des garçons, ça va plus vite et en soit, je passe crème dans ces cas là, je me fais même moins dévisager que lorsque je vais chez les filles..

Depuis mes 17 ans, j'ai les cheveux court. Plus j'allais chez le coiffeur, plus j'étais tentée de les faire de plus en plus court. Depuis 3 ans maintenant, j'ai rasé mes cheveux pour la première fois. Je n'avais jamais osé auparavant les raser bien que je sois tentée, simplement parce que ma mère a horreur de ça. Je fais partie de ces personnes qui respectent leur mère, pour ma part, mon vécu fait que je dois tout à ma mère. Elle a toujours accepté mon style mais elle déteste les tatouages, piercing, cheveux rasés. Quand je suis revenue pour la première fois avec les cheveux rasés, elle ma dit que c'était horrible, que j'avais l'air d'une racaille, que je faisais crapuleuse. J'ai démarré en n'osant pas trop, j'ai commencé en rasant par 14mm. Me voilà 2 ans plus tard avec du 4mm. Le problème avec les cheveux court, c'est qu'on les veut de plus en plus court. Pour ma part, une fois qu'il ont un peu trop repoussé, ça me démange d'aller les recouper. Le plus intéressant derrière ces coupes de cheveux, ce n'est pas au final de se sentir garçon ou fille, mais de se sentir soi même. Aller savoir, ce qui se cache derrière cette coupe, quelle histoire a forgé telle ou telle personne à se couper les cheveux ou avoir un style quelconque. On ne choisit pas un style pour se donner un genre, mais pour être soi même. La question n'est donc pas " pourquoi avoir fait ça " mais plutôt " Qu'avez vous vécu, qu'avez vous traversé, pour en être arrivé à cette apparence là ?" Et probablement vous ne le saurez jamais, c'est un mystère, tout comme ce qu'elles dégagent. 

Quartier Libre - GaëlleQuartier Libre - GaëlleQuartier Libre - Gaëlle

Texte et photos: Gaëlle Lebek

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 7 Mai 2017

Photo: David Sims

Photo: David Sims

Ton souvenir m'effleure, comme un rai de lumière à travers les volets clos. Il me ramène à ce jour d'été où je t'ai vue dans cette même lumière. J'ai eu envie de toi.

Ta nudité était chaude, comme un soleil qui se couche et ton oeil espiègle jouait avec l'ombre et le jour. Tu avais enfin le cou nu, ourlé de mèches courtes et légères et cette nuque était pleine de promesses. Si je ferme les yeux, je retrouve même le parfum de ta chevelure, léger, raffiné qui dégoulinait sur ta peau.

Mais tu n'es plus qu'un songe de ma mémoire, une ombre de mes nuits chaudes et sans sommeil. Le soleil qui joue à travers les persiennes s'amuse et me tourmente, faisant croire à ta présence... Pourtant, je sens le grain de ta peau de miel sous mes doigts, j'ai presque le goût de tes rouges baisers sur mes lèvres trop sèches. Mais tu disparaitras à nouveau avec la lumière, m'abandonnant sans cesse, chaque fois que le jour se lève...

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 3 Mai 2017

Toute première fois

Premier cri, premier sourire, premier mot, premier pas, première rentrée, première bagarre, première fierté, premier amour, premier baiser, premier chagrin, première victoire...

A toutes ces premières fois qui construisent patiemment l'humain, il ne faudrait pas oublier d'ajouter cette première fois où elle est revenue à la maison après avoir coupé ses cheveux. Un peu fébrile, à la fois excitée et inquiète, fière d'être elle même et pas très sûre encore de ne pas déplaire.

Alors quelle déception quand l'accueil est hostile, dévalorisant, ou pire encore, indifférent.

Est-ce qu'il n'est jamais arrivé, qu'un père ou une mère se moque de son enfant qui vient de faire ses premiers pas debout? Est-ce qu'ils s'amuseraient de ce premier chagrin d'amour? Est-ce qu'ils ne seraient pas fier de leur enfant qui vient de partir sur son vélo débarrassé des petites roues?

Choisir ses vêtements, choisir ses idoles, prendre possession de son corps et de son image, c'est aussi un pas, tout comme abandonné sa chevelure d'enfant, affirmer sa personnalité, trancher avec le passé et faire un pas de plus vers l'avenir.

Peu importe la coupe après tout, il y en aura d'autres. L'important c'est de voir cette jeune fille devenir jeune femme, cette personnalité s'affirmer et soutenir cette fierté d'être soi même.

Gif: Shisheido

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 3 Mai 2017

Photo: Peter Basch

Photo: Peter Basch

Je t'ai rencontrée par hasard,
Ici, ailleurs ou autre part,
Il se peut que tu t'en souviennes.
Sans se connaître on s'est aimés,
Et même si ce n'est pas vrai,
Il faut croire à l'histoire ancienne.
Je t'ai donné ce que j'avais
De quoi chanter, de quoi rêver.
Et tu croyais en ma bohème,
Mais si tu pensais à vingt ans
Qu'on peut vivre de l'air du temps,
Ton point de vue n'est plus le même.

Cette fameuse fin du mois
Qui depuis qu'on est toi et moi,
Nous revient sept fois par semaine
Et nos soirées sans cinéma,
Et mon succès qui ne vient pas,
Et notre pitance incertaine.
Tu vois je n'ai rien oublié
Dans ce bilan triste à pleurer
Qui constate notre faillite.
" Il te reste encore de beaux jours
Profites-en mon pauvre amour,
Les belles années passent vite."

Et maintenant tu vas partir,
Tous les deux nous allons vieillir
Chacun pour soi, comme c'est triste.
Tu peux remporter le phono,
Moi je conserve le piano,
Je continue ma vie d'artiste.
Plus tard sans trop savoir pourquoi
Un étranger, un maladroit,
Lisant mon nom sur une affiche
Te parlera de mes succès,
Mais un peu triste toi qui sais
" Tu lui diras que je m'en fiche...
que je m'en fiche..."

Texte: Léo Ferré

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Divers & variés

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Publié le 1 Mai 2017

Roberta Carrese

Roberta Carrese

Peut être que les gens ne se posent pas vraiment la question...? S'ils le faisaient, la première étape serait de consulter un dictionnaire. Là, ils apprendraient que la féminité pourrait être un ensemble de caractères psychologiques, morphologique ou comportementaux que l'on considère comme spécifiques aux femmes. 

Bon, je suis d'accord, ça ne nous avance pas beaucoup beaucoup. Néanmoins, si on approfondi la recherche, on ne trouvera nulle part que la longueur des cheveux soit un trait spécifique des femmes et par conséquent que cela est un quelconque rapport avec la féminité. CQFD.

Parce que j'en connais, des femmes, à la beauté délicate, à la morphologie sans équivoque, au style raffiné, au caractère subtil, qui depuis bien longtemps ont renoncé aux boucles dorées de leur enfance. J'en connais, qui n'ont pas de scrupules ni d'états d'âme à tondre leurs cheveux qui je ne sais par quel subterfuge, seraient devenus au fil des siècles LE symbole même de la féminité.

La féminité ne peut que difficilement se définir, chaque individu étant unique, chaque femme en a elle même sa propre définition. Et celles qui aiment avoir les cheveux courts ne sont certainement pas celles qui en possèdent le moins.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 29 Avril 2017

Photo: Jeff Todd

Photo: Jeff Todd

Vous les croisez peut être chaque jour, vous les appréciez, ou les détestez, vous jugez, vous commentez. Vous vous dites sans doute qu'elles sont bien masculines pour des filles, ou bien vous êtes toujours à vous demander à qui vous avez affaire, fille ou garçon?

Ça vous trouble, ça vous gène ou tout simplement cela vous laisse indifférent(e)? Et après tout, cette indifférence est un moindre mal...

C'est son allure de merveilleux androgyne qui d'abords appelle le regard. Un corps d'éphèbe, noyé dans des vêtements larges, un visage lisse et bien sur des cheveux très courts. Naïvement on pense que la fille est de celles qui n'ont pas froid aux yeux et s'embarrassent peu du conformisme féminin. Mais parmi ces filles là, il y a des âmes errantes, qui mènent des combats de Titans parfois pour accepter leur corps. Et cette lutte est secrète...

Comment imaginer cet affrontement s'il n'y avait parfois quelques indices, semés par l'intéressé... Il parle de lui au masculin et emploi sans se tromper le pronom de ce genre. Le contraste est frappant, on croit au lapsus... et puis non, au long de la conversation la chose se confirme. Une conversation où la voix de basse, un peu grave sonne à l'oreille elle aussi comme un indicateur. Je la trouve sexy, moi, cette voix qui affuble le tomboy. Justement, le style, lui aussi, s'il se voulait sans genre, il est tout de même masculin, subtilement, intentionnellement.

Je me suis laissé prendre... Je m'étais trompé parce que je ne voyais que la femme androgyne aux cheveux courts, de celles qui me séduisent par leur allure et leur caractère. Mais je n'y étais pas. Pourtant le charme a opéré et l'affection demeure pour ces garçons "manqués" qui se battent chaque instant pour réparer ça.

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 28 Avril 2017

Cara Delevingne

Cara Delevingne

On dira ce qu'on veut et je ne sais pas ce qu'en pensent les autres, mais moi je trouve ça toujours douloureux. Enfin, moche quoi!

A mes yeux, la peau du crâne rasée a cette pâleur morbide qui n'inspire rien de bon et l'aspect visuel d'un oeuf dur fraîchement débarrassé de sa coquille. Mais bon! Je sais aussi, que cette apparence est éminemment temporaire et qu'au bout d'une semaine déjà, quelques millimètres de cheveux changent tout.

N'empêche! Qu'on y soit contraint par la maladie ou par le réalisme requis d'un scénario, c'est tout de même courageux. Enfin... 

En ce moment, actrice, chanteuse, modèle... c'est à qui fera le plus joli buzz ( jeu de mot! ) Alors bien sûr, il y a toujours quelque part un retour attendu sur cet investissement personnel.

Evidemment quand on s'appelle Cara Delevingne, Kristen Stewart ou Katy Perry, c'est plutôt excitant ce genre d'excentricité, mais c'est rarement gratuit.

Le crâne rasé de miss Delevingne, aussi moche soit-il, sera peut être le gage d'une récompense consacrant son passage des podiums de la mode vers les écrans de cinéma. En attendant, si elle voulait bien l'assumer, outre le bénéfice d'une expérience personnelle enrichissante, elle donnerait un bel exemple et peut être même du réconfort, à toutes celles qui n'ont rien demandé et qui ne peuvent pas faire autrement...

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 27 Avril 2017

Photo: Txema Yeste

Photo: Txema Yeste

Je la connaissais depuis de nombreuses années, mais Alice était unique en son genre.
C'était une sorte d'équation insoluble, composée de multiples termes, sans jamais aboutir à un seul résultat : Elle. Alice était tout, sauf elle-même. La seule chose qui était constante dans cette étrange composition, c'était ses cheveux, portés souvent très courts. Une nuque impeccable pour une peau claire, visible aux yeux de tous, et de petites oreilles dégagées, toujours à l'affut. 

C'était une ronde de personnages, des rôles dans des situations données, des nombres évoluant dans un espace. Des cartes tirées du paquet et abattues au moment voulu.
Un genre de signe, une ligne sans fin ; une couleur, le noir, puisqu'il n'en était pas une. Elle n'était pas, tout simplement, et n'existait qu'à travers ses personnages. 

Tour à tour, Alice était Armande : un crâne fraîchement rasé pour un skin fade, suivi d'un imper en cuir noir pour un côté sévère. On la dévisage, avec son côté aryen, ses cheveux blonds et ses grands yeux bleus. Il n'en était rien, et elle voguait très loin de ces idées.  Un jour arrivait Liz, avec un blazer long, une touche de maquillage pour rehausser une féminité dissimulée, avec une coupe au bol pour un air plus délicat. Si elle ne voulait pas être une grande fille, elle serait un petit garçon : c'était Clémentine, un jean un peu large, les cheveux ébouriffés plus ou moins coiffés, et une paire de converses pour un t-shirt à col rond. 

Pessimiste et optimiste, solitaire et entourée, patiente et exaspérée, engagée et je m'en foutiste, indécise et déterminée. Tout et son contraire. Une équation caméléon.
Tel était son malheur et sa chance : ne pas savoir ce qu'était qu'être soi.  En contrepartie, elle pouvait se permettre d'être autre, de jouir d'une liberté illimitée en s'autorisant à être une foultitude de personnes. Femme un jour, homme un autre, les deux ou aucun. La seule chose qu'Alice mettait un point d'honneur à conserver, c'était ses cheveux. Jamais longs, toujours courts. 

Texte: Marie C.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Chronique de Marie

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Publié le 26 Avril 2017

Photo: ©jeaneg

Photo: ©jeaneg

Après avoir héroïquement franchie cette étape décisive, laissant sur le carreau d'un salon de coiffure, les mèches blondes de son enfance, la femme aux cheveux courts, libérée, fière et confiante, rencontre rapidement ce que toutes connaissent bien, cette addiction sournoise et irrésistible, qui va la pousser à chaque rendez vous à couper davantage ses cheveux déjà courts.

Parfois même, tellement habituée au charme de sa petite tête et au plaisir trouble de sa nuque bien tondue, elle se laisse entrainer à l'excès, encourant, elle le sait d'avance, les foudres de son entourage...

Et puis un jour, plus ou moins long à venir, arrive une envie de voir ce que cela pourrait donner s'ils étaient un peu plus longs.... Elle laisse passer un rendez vous, puis deux, mais n'en peut pas d'avantage, se trouve un autre coiffeur, tente une coupe plus longue, pour voir ... 

Elle essaie de se convaincre, déclare à la cantonade qu'elle arrête, qu'elle a décidé de les laisser pousser, fanfaronnade destinée à l'encourager à ne pas renoncer.

Finalement, après quelques mois, plutôt fière de sa volonté de fer, elle retrouve des bouclettes et une épaisseur qu'elle avait oubliée... Mais aussi une image qui, si elle reçoit l'approbation du reste du monde, ne l'excite pas plus que ça. Et puis... les beaux jours reviennent.

Alors, sans rien dire à personne, elle retrouve son coiffeur, le vrai et comme souvent, la rechute est encore plus sévère. Finies bouclettes et ondulations, elle se redécouvre, les tempes un peu "blanchies", la nuque bien rasée, le dessus follement ébouriffé et dans la tête cette phrase désormais culte qui la fait sourire :  "Ma mère va me tuer!"

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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