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Les Affranchies
Articles récents

Contrefaçon

6 Août 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

ANNA PICHLER

Qaund on est enfant, on a des traits d'enfant. Une jupe ou une queue de cheval font de vous une fille, un pantalon et des cheveux courts, un garçon. Personne ne s'en préoccupe vraiment. On imagine l'enfant asexué. 

Plus tard, adulte, d'autres aspects donnent des indications sur le genre. La femme aux hanches larges et à la poitrine généreuse ne trompera personne, même en pantalon, même les cheveux courts. Mais alors quelle est elle, cette fille aux hanches droites dont le corps étroit bouleverse le code? Quel est il ce garçon aux bras fins et aux joues imberbes?

Une sorte d'enfant éternel qui peut jouer, comme avant, une mi-temps dans chaque camp. Androgyne-garçon, androgyne-fille, androgyne tout court. Ses choix sont selon ses goûts et ses plaisirs l'accompagnent. Mais ce n'est pas parce qu'elle s'aime garçon qu'elle goute aux filles. Elle n'est pas dans cette logique là. C'est sa chance...

 

Modèle: Anna Pichler

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Comme un frisson, l'été

5 Août 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

basistka.jpg

En sortant du salon elle s'est arrêtée à la terrasse de ce petit café qu'elle aime tant. La matinée touche à sa fin, mais le soleil n'est pas encore mordant. Elle a commandé un cappuccino, la serveuse lui a fait un magnifique sourire. Il se passe quelque chose d'étrange. Elle a le sentiment qu'on l'observe. Plus précisément qu'on la regarde mais avec bienveillance. A la table voisine l'homme aussi sourit, même les passants. 

Elle se sent légère. Pas seulement parce qu'elle vient de faire couper ses cheveux, mais plutôt comme si l'atmosphère l'y invitait. Machinalement elle pose la main sur sa nuque et ses doigts caressent les cheveux tondus. Instinctivement, comme un réflexe, un frisson la secoue et en baissant le regard elle voit la peau de son bras hérissée par la chair de poule. A son tour elle sourit. Elle n'aurait jamais imaginé un tel effet.

La serveuse est revenue avec le cappuccino, elle lui a fait un compliment sur sa coupe. Ca lui a fait plaisir, elle avait peur que cela soit trop court. Pourtant elle a du mal à enlever la main qui caresse sa nuque. Comme si elle voulait faire durer ce frisson encore et encore...

 

Photo: Dorotka Leśniańska

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Le courrier imaginaire

4 Août 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires

isabella-rosselini.jpgEn trois mots, de quoi s'agit il?

L'idée nous est venue Pauline - pooline's world - et moi de faire "des choses ensemble". Holààà! Pas de ça ici hein? Non non, ce n'est pas ce que vous croyez...

Sur le thème de la Femme aux cheveux courts et dans un style épistolaire, faire un échange de points de vue peut être amusant et un peu décalé. Un prétexte en somme...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma chère amie,

Vous n'imaiginez pas mon désarrois depuis que, par miracle, la Science est parvenu à me sortir de cette léthargie où j'étais plongé depuis ce terrible accident de fiacre. Le médecin m'avait averti, craignant sans doute pour mon coeur, que je devais m'attendre à quelques bouleversements dans l'ordre des choses que j'allais découvrir.

En effet quelle stupéfaction de trouver sur ma table de chevet un livre complètement souple dont le papier glacé était totalement coloré et où figuraient plus d'images que de lecture. Désoeuvré comme je le suis en ce moment j'ai feuilleté tout de même ce" magazine" selon le terme qu'employa l'infirmière. 

Jésus Marie Joseph! Quelle surprise. Au milieu de centaines de réclames que font des épiciers ou des pharmaciens pour placer leurs produits, des pages entières où j'ai deviné que l'on parlait de mode d'aujourd'hui exposent des femmes presque nues. Sur le coup j'ai prestement refermé le livre. Et puis j'ai ri de bon coeur, pour un peu j'aurais rougit comme un collégien découvrant son premier daguerréotype polisson. 

Parmi tous ces modèles vestimentaires pour femmes une chose m'a particulièrement intrigué et peut être saurez vous me rendre les choses plus claires.

En effet certaines poses montrent des personnages au genre indéterminé. Incapable d'affirmer si le vêtement était pour femme ou pour homme. Bien sûr les traits plutôt fins et la poitrine que je pouvais deviner sous le vêtement me faisaient penser à une femme, mais celle-ci portait un costume d'homme et surtout ses cheveux étaient sévèrement coupés comme si la pauvre revenait à peine de Toulon. Je dois avouer ma chère que cela dépasse mon entendement. Ces femmes n'ont-elles pas de maris à s'occuper? Et si oui comment ces derniers peuvent-ils admettre que leur femme porte un pantalon ou pire encore visite le barbier pour se faire tailler les cheveux courts. Ce mélange des genres me parait bien malsain et je m'étonne que l'Eglise puisse le tolérer.

Comment diable les enfants de ce siècle peuvent ils posséder de saines références si les femmes, au delà de se travestir, gomment ainsi leur genre au point d'être confondues avec des garçons? 

Votre dévoué Jean Edmond

Post scriptum: On m'apprend que le président Carnot a depuis été assassiné. Quel dommage, cet homme semblait brillant...

 

( La réponse sera sur le blog de Pauline, par retour du courrier )

Modèle: Isabella Rosselini

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O mio bambino

3 Août 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

Varga-Zsuzsa-3.jpg

Je n'avais pas réussi à extraire Laora de ma vie. Le mal était incurable. La gazelle des Abruzzes, mon petit chamois des Dolomites, cette fille à l'accent chantant et aux parfums de Toscane que j'avais aperçu la première fois s'engouffrant sous le porche de l'immeuble de Frida, sa chevelure luxuriante flottant sur ses menues épaules, était pour toujours enracinée dans mon coeur.

J'avais eu le temps, durant ma retraite dans un bordel de Cappadoce, de réviser tous les épisodes de notre relation et l'évidence m'était apparue, me foudroyant comme Saul sur le chemin de Damas. Cette fille ne pouvait pas s'enchaîner à une seule personne. Elle était libre et sans contrainte, aimait qui lui plaisait, à son gré et rien ni personne ne pouvait l'accaparer.

De retour à Paris, estimant que mon purgatoire avait été suffisamment conséquent, je filais directement chez elle sans même avertir Frida. Pourquoi l'aurais-je fait après tout? Cette machiavélique teutonne avait assez profité de la situation. Je revenais gonflé de certitudes et de testostérones, prêt à tout avouer à la belle ragazza.

Mon enthousiasme fut un peu douché lorsque je constatais que l'appartement était vide. L'effet de surprise était à l'eau. Le téléphone m'en apprit davantage:

Laora "- Pronto...

Moi - Où es tu?

Laora - Ô mio bambino! Come staï? Tou es dé rétour. Vene vite j'ai hâte dé té rétrouver...

Moi - Moi aussi mon chevreau, mais où es tu?

Laora - Ma sour la Côte où vé tou? C'est oune villa qué oune ami il nous prète.

Moi - Frida est avec toi?

Laora - Si! Avé l'ami aussi et l'ami dé l'ami. Il est souper mignon, jé souis sour qu'il té plaira... Vieni presto."

J'avais un moment espéré que cette histoire serait oubliée. Visiblement Frida, au lieu du plan prévu, avait dû enfoncer le clou pour convaincre Laora de ma bisexualité. 

Et alors? Après tout qu'importe puisqu'elle aime ça? A moi la Côte d'Azur, la mer le soleil... Et le sexe, sous toutes ses formes...

 

Modèle: Varga Zsuzsa

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Elle

1 Août 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

012.jpg

Comme elle avait décidé de laisser pousser ses cheveux, elle allait malgré tout aussi souvent voir son coiffeur. Celui-ci pour poser les bases d'une future coupe au carré, point de passage obligé affirmait-il, lui avait fait cette coupe où sa nuque était toujours rasée et les cheveux la recouvrant coupés droit et bien net. J'adorai la voir ainsi. Elle était blonde naturellement et le contraste entre les cheveux ras plus sombres et le casque doré était, à mes yeux, du plus bel effet. Sa peau claire était couverte d'un duvet soyeux comme la peau d'un fruit et je l'agaçais parfois en l'embrassant à tous moments. Elle me chassait alors, gentiment, pour aussitôt revenir à moi, m'interrogeant pour s'assurer que je l'aimais encore. Je n'aurais pu mentir car j'étais fou de son corps musclé tout autant que de son esprit vif. Elle riait comme un garçon et savait se faire chatte quand à travers son regard d'azur je lisais l'envie de plaisir... Alors sans effraction, elle cambriolait mon coeur, posant elle même mes mains sur ses cheveux rasés et fermant les yeux aux caresses de mes doigts enveloppant sa nuque.

 

Photo: Jean François Jonvelle

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Nina

1 Août 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Dans mon panthéon, dans le rayon chanteuse, on trouve comme ça, au hasard, Sade, Diana Krall, Maria Callas, Sharleen Spiteri, Aretha Franklin, Nina Simone... Ah ben tiens! En parlant de Nina...

J'en connais une autre, parmi les chanteuses "qui en ont". De la voix et du tempérament. Nina Karlsson, chanteuse et pianiste russe, chante en anglais, plutôt jazz/rock. J'aime.

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Photo: Yasha Vetkin

Nina Karlsson

 

Il y a à travers ses différents portraits la métamorphose d'une jeune fille de bonne famille russe cultivée et musicienne, qui petit à petit devient égérie d'un groupe de musiciens rock, abandonnant Rachmaninov et Chostakovitch pour ses propres compositions qui accompagnent sa voix claire et puissante...

 

 

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Grazie mille

31 Juillet 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

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Qu'est ce que voulez que je vous dise. Un dimanche matin ensoleillé, à l'heure où je profite encore de la fraicheur de la nuit, je découvre dans les liens de ce blog une nouvelle photo d'Anne Catherine Frey, ma chouchou préférée ( avec Estelle, Marine, Pauline, Charlotte, Re-Estelle, Cloé.... )

Et de lien en lien, je tombe sur la source, un article de Vanessa Jackman pour Grazia.it ( ça fera plaisir à Laora )

Autant vous dire un petit Noël avant les tisons et une Pâques largement au balcon.

Pas la peine de préciser comment cette jeune femme m'a tapé dans l'oeil avec son allure et sa coupe de cheveux "so boyish" mais à la fois tellement féminine, parfait exemple du chic et du raffinement d'une femme aux cheveux courts. Forcémment en travaillant ( même comme étudiante ) dans la mode, ça aide.

Ainsi vous saurez tout, à condition d'être trilingue, sur cette jeune luxembourgeoise qui étudie à Paris.

Et moi je me contente de mettre quelques photos, où pour une fois, on découvre cette fameuse coupe de cheveux sous d'autres angles et un peu moins courte que l'originale *

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*L'originale, au printemps 2011 Juin-2011 1073

 

Photos: Vanessa Jackman

 

 

 

 

 

 

 

 

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Maria the killer

30 Juillet 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Maria

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Il faut du sang froid, pour, après être resté à l'affût des heures, délivrer la mort et voir tomber sa cible à travers sa lunette. Un ou deux fiers à bras avaient jalousé Maria quand Roberto lui avait attribué le M24. Des tireurs médiocres qui pensaient que tirer avec un fusil à lunette leur faciliterait la tâche. Les explications ne suffisant pas il avait fallu les humilier un peu en les laissant faire la démonstration de leur incompétence. La Leupold du M24 grossit 10 fois et multiplie d'autant les erreurs du mauvais tireur. Il faut comprendre le vent, la chaleur du soleil, faire corps avec son arme en faire le prolongement de son esprit. Maria faisait tout cela d'instinct. Dans la fureur d'un assaut ou d'une embuscade les combattants ne voient pas vraiment la mort frapper leurs adversaires. Ils tirent beaucoup, touchent parfois, distinguent des silhouettes qui tombent. Maria ne manquait jamais sa cible. Le coup parti elle gardait l'oeil sur sa lunette pour voir le visage grimacer quand la balle ne faisait pas éclater la tête...

Je n'étais pas sensé participer aux opérations de guérilla. Les conséquences que pouvaient entraîner la capture ou la mort dans un accrochage d'un "conseiller" étaient incalculables pour le petit groupe et pouvaient remettre en cause l'aide qui leur était apportée.

Pourtant j'avais convaincu Roberto de me binômer avec Maria pour être son spotter. Nos actions se situaient souvent loin des batailles et des escarmouches.

Maria s'était endurcie et pourtant son allure s'adoucissait. Ses cheveux retrouvaient un peu de longueur, encadrant son visage d'ange. Notre complicité dans l'action se poursuivait dans l'intimité et je savais bien que cela ne plaisait pas à tous...

 

 

Photo: Emily Wroe by Justin Hollar

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800

30 Juillet 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

tumblr_lov7b9iy5B1qeiwryo1_500.jpgDans un mois pile ce sera l'anniversaire du blog. 

Ca me laisse rêveur des fois cette aventure. Et surtout, moi qui suis plutôt du genre diléttante, voir la somme de travail réalisée. Enfin, travail, j'exagère. Je crois que je n'ai jamais vraiment travaillé de ma vie. Sans doute que quelqu'un avait soufflé à mon oreille quand j'étais enfant cette citation de Confucius: " Choisis un travail que tu aimes et tu n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie". La passion m'a sauvé.

En attendant, voilà plus de 800 articles ( 802 exactement ) commis en même pas deux ans. Et un enthousiasme toujours attisé par les commentaires que vous avez la gentillesse de déposer.

Peu importe finalement les motifs qui vous amènent ici, lire une petite histoire, chercher l'inspiration pour une nouvelle coupe ou le courage de changer, le plaisir ou l'excitation, la réflexion et le questionnement... Moi je me régale 1,1457 fois par jour ( en moyenne ) à vous livrer mes humeurs et mes états d'âme sur les Femmes aux cheveux courts que j'aime tant. Et ça me rend heureux.

 

Photo: Natalie Portman auteur inconnu

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Y'avait du soleil sur son front...

29 Juillet 2011 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses

Agy

Il avait de grands yeux très clairs
Où parfois passaient des éclairs
Comme au ciel passent des orages.
Il était plein de tatouages
Que j'ai jamais très bien compris,
Son cou portait: "pas vu, pas pris"
Sur son coeur on lisait: "personne"
Sur son bras droit un mot: "raisonne".

Je sais pas son nom, je ne sais rien de lui
Il m'a aimée toute la nuit
Mon légionnaire!
Et me laissant à mon destin
Il est parti dans le matin
Plein de lumière!
Il était mince il était beau,
Il sentait bon le sable chaud
Mon légionnaire!
Y'avait du soleil sur son front
Qui mettait dans ses cheveux blonds
De la lumière!

Bonheur perdu, bonheur enfui,
Toujours je pense à cette nuit,
Et l'envie de sa peau me ronge.
Parfois je pleure et puis je songe
Que lorsqu'il était sur mon coeur,
J'aurais dû crier mon bonheur...
Mais je n'ai rien osé lui dire.
J'avais peur de le voir sourire!

On l'a trouvé dans le désert,
Il avait ses beaux yeux ouverts,
Dans le ciel passaient des nuages.
Il a montré ses tatouages
En souriant et il a dit,
Montrant son cou: "pas vu, pas pris"
Montrant son coeur: "ici personne"
Il ne savait pas... Je lui pardonne.

Je rêvais pourtant que le destin
Me ramènerait un beau matin
Mon légionnaire!
Qu'on s'en irait loin tous les deux
Dans quelque pays merveilleux
Plein de lumière!
Il était mince il était beau,
On l'a mis sous le sable chaud
Mon légionnaire!
Y'avait du soleil sur son front
Qui mettait dans ses cheveux blonds
De la lumière!


Paroles: R. Asso

Model: Agyness Deyn

 


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