Publié le 7 Octobre 2015

Faut qu'ça change!

Celles et ceux qui s'imaginent que les cheveux courts sont une fin en soi, se trompent. D'abord parce que rien n'est jamais définitif et puis aussi parce qu'il y a plein de manières de bouleverser son image, même quand on a les cheveux courts. Tout est dans le détail.

Un jour blonde, le lendemain fuchsia, ou acajou, ou gris... Pourquoi pas? Quand on ose les cheveux courts, on est bien capable de tenter cela.

Et puis quand on a les cheveux courts, tout est dans le détail. Quelques millimètres, en plus ou en moins, changent parfois bien des choses. D'autres détails par contre, quelque soit le style, demeurent. De la coupe au carré jusqu'à la boule à zéro on peut avoir toujours la nuque bien rasée, juste pour le plaisir...

Et même on peut être confronté à d'étonnants paradoxes. Comme celui de constater qu'on apparait plus féminine en coupant ses cheveux encore plus courts, alors qu'on craignait justement d'accentuer son allure masculine...

La femme aux cheveux courts a beau être une personne déterminée, audacieuse et authentique, elle n'en n'échappe pas moins aux règles du genre humain qui craint parfois de s'ennuyer si rien ne change autour de lui.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 5 Octobre 2015

Une ou deux choses à dire

Ok! Personne ne considérera jamais que les cheveux courts des femmes soient un sujet de société qui revête une quelconque importance... Soit! Evidemment, si on met ça sur le même plan que tout le reste, ça semble assez futile.

Pourtant, sans vouloir lui donner plus d'importance qu'il n'en a, le sujet n'est pas anodin si on se rappelle qu'il y a moins de cent ans, certains étaient capables de faire un procès à leur gendre parce qu'il avait laissé leur fille se faire couper les cheveux et pire encore, cela pouvait aller jusqu'au drame familial où le mari trucidait son épouse pour la même raison.

Si bien qu'on se dit que depuis longtemps, les cheveux courts des femmes ont toujours été un signal, une façon d'exprimer liberté et indépendance. Aujourd'hui on le ressent moins bien sur, mais il ne faudrait pas oublier qu'il n'y a pas si longtemps, les femmes devaient demander l'autorisation à leur mari ou leur père pour travailler et la France figurez vous ressemblait de ce point de vue, un peu à ce que nous montrent les pays musulmans avec leur charia aujourd'hui...

Parce qu'en réalité, ce qui dérange le plus les mous du bulbe qui râlent de nos jours en disant que les cheveux courts " c'est pô féminin" et en inventant autant de balivernes de la même veine pour se plaindre c'est juste que les femmes se permettent autant de liberté avec l'image que eux, les hommes, les vrais, les durs, les maîtres, aiment avoir d'elles.

Alors, quoi qu'on en pense, aujourd'hui encore, la femme aux cheveux courts reste un symbole et même si elle ne milite en rien, cette liberté que quelques fois on lui dispute est toujours un acte d'indépendance... Qu'on se le dise!

Photo: Owen Bruce

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 3 Octobre 2015

Le jour du grand jour

Des événements importants, on en a tous, tout au long de notre vie. Certains plus importants que d'autres d'ailleurs. Mais quelque soit la hiérarchie adoptée, chacun est comme une nouvelle étape qui nous fait avancer.

Se couper les cheveux, c'est une chose à la fois, simple, indolore et dérisoire... techniquement.

En réalité c'est toujours un événement, quand c'est la première fois, bien sûr, mais aussi quand on décide enfin d'aller au bout de son envie et de passer outre les avis de l'entourage, qui n'est jamais le dernier pour vous briser à la fois l'élan et le moral.

Cyndel est une graphiste talentueuse, qui s'installe dans la grande ville du Sud pour son boulot, pour son plaisir, pour l'amour, pour la vie quoi!

Nouvelle vie, nouvelle ville, nouvel appartement... nouvelle tête. Elle en a l'envie depuis longtemps, mais comme beaucoup de jeune femme, elle a toujours eu le soucis de ne pas "brutaliser" les mentalités de ses proches, de ses parents, qui déjà lui trouvaient un air de garçon avec ses cheveux courts. Quelle idée!

Le jour du grand jour

Alors, comme enfin elle se sent libre loin des regards inquisiteurs, elle se lance! Du très court veut-elle, enfin, pas trop, mais quand même et plus elle y pense plus le noeud lui serre l'estomac. C'est Régine, évidemment, qui va savoir exactement quoi faire. Très court, pas tondu, pas rasé, juste très court.

Cette émotion là, c'est celle des grands jours, celle qui vous fait avancer dans votre propre vie. La petite tête émerge sur son long cou et soudain, tous les avis sont unanimes, tant la féminité de Cyndel est flagrante. Ses cheveux courts d'avant avaient presque fini par la faire oublier.

Le jour du grand jourLe jour du grand jour

Elle apparait enfin, le sourire encore timide, cherchant à se reconnaitre... Elle guette chaque reflets, s'étonne de son image, quand tout le monde l'admire, lui trouve un air de Jean Seberg déambulant sur les Champs Elysées avec son t-shirt du Herald.

Alors oui, c'est un grand jour assurément, ce jour où vous réalisez vos envies sans craindre le regard des autres...

Le jour du grand jour

Photos: Jeaneg©

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses, #Portrait

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Publié le 2 Octobre 2015

Capital

Je me suis souvent demandé ce qui pouvait pousser une femme, au delà de l'enfance et de l'adolescence, à garder les cheveux très longs. Le plus souvent, la réponse que je me fais est que ces femmes là doivent compter sur une sorte de capital, considérant que leur chevelure est l'atout le plus sûr de leur séduction, de leur féminité, de leur jeunesse.... que sais-je? Difficile dans ces conditions de leur en vouloir et loin de moi l'idée de les condamner. Après tout, je bénéficie moi aussi de cette grande largesse d'esprit qui permet de ne pas réprouver mon propre point de vue...

Mais même si je ne juge pas, il me reste tout de même un sentiment de compassion lorsque je considère une femme mûre qui étale sur son dos une chevelure à la grisaille naturelle en prenant une pause à la terrasse d'un café, comme si elle était encore une jeune naïade ayant le secret espoir d'affoler un coeur viril. Je l'imagine éloignée d'une forme de modernité et sans doute tenue à l'écart des plaisirs que peuvent révéler pour un homme comme moi la douceur d'une coupe de cheveux, hardie et conquérante. Et puis aussi, il faut bien le dire, j'éprouve une certaine pitié pour cette personne qui s'imagine encore que sa longue chevelure est le meilleur gage de sa féminité, ce qui, à mes yeux, relève de l'obscurantisme le plus médiéval.

Mais bon...

Photo: James Perry

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 30 Septembre 2015

Cette fille là

Tu l'as vue un jour et son allure t'a intriguée. De loin tu ne savais pas, garçon efféminé, fille masculine. Tu l'as suivie du regard, son style te plaisait, contemporain, sans genre mais raffiné, intelligent, élégant. Lorsque tu l'as croisée, tu n'as pas résisté, tu t'es retourné. Elle avait les cheveux coupés si courts, sa nuque en était émouvante. Elle avait la silhouette d'un joli garçon, pourtant sa féminité ne te trompait pas. Etrangement. Tes doutes s'envolaient et cette révélation la rendait soudain désirable...

Dans son sillage, le parfum était masculin, bien sûr, c'était évident, quoi d'autre aurait pu si bien lui coller à la peau?

C'était irrésistible, cette façon qu'elle avait d'être garçon sans camoufler sa féminité. Elle ne jouait pas un rôle, elle ne travestissait pas son personnage et ce naturel troublant séduisait plus qu'il n'intriguait.

Tu étais là, fasciné, sans rien oser, comme si parler, l'aborder et chercher à la connaitre risquait de rompre un charme. Etrange. La merveilleuse androgyne s'est éloignée puis a disparue. Et toi, tu es resté sans bouger, sous le charme, comme un promeneur qui au fond de la forêt vient d'avoir la vision d'une biche et son faon, te sentant privilégié d'une rencontre avec cet humain magnifique...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 29 Septembre 2015

L'une le fait, l'autre pas

Il y a jumelles et jumelles. Certaines sont très "fusionnelles", d'autres le sont moins et souvent cet attachement provoque des situations intéressantes, lorsque les deux se lancent dans une activité professionnelle qui les exposent médiatiquement...

Dans la mode, il y a les soeurs Bell et les soeurs Venturini. Les unes sont anglaises et les autres italiennes.

On le sait bien, la mode est un monde cruel dans lequel il faut savoir saisir les opportunités si l'on veut garder l'espoir de percer un jour.

Camilla et Giulia Venturini

Camilla et Giulia Venturini

Se démarquer, avoir l'allure différente, attirer l'attention... c'est quelques fois le pari gagnant. Prendre une tondeuse et se raser les cheveux, ça parait simple comme ça et on se dit que ça marche à tous les coups. Sauf que peu des jeunes filles de la mode osent ce pari.

Camilla et Giulia Venturini n'ont pas hésité elles. Déjà un peu "branchées" cheveux courts, c'est Camilla qui a franchi le pas la première, entrainant sa soeur et propulsant la paire sur le devant des podiums.

L'une le fait, l'autre pasL'une le fait, l'autre pas

Pour les soeurs Bell en revanche, c'est Ruth qui a tiré son épingle du jeu. Sans doute lasse d'être le clone de sa soeur et que les jumelles anglaises n'aient finalement guère plus de saveur que deux jeunes et jolies filles aux longs cheveux blonds, comme il y en a des milliers dans les agences de modèles, Ruth coupe radicalement ses cheveux, exprimant ainsi ce que tout le monde avait un peu deviné, un caractère plus "boyish" que sa soeur May

L'une le fait, l'autre pasL'une le fait, l'autre pas

Et la voilà elle aussi, propulsée dans tous les défilés de la Fashion Week, mais cette fois en solo.

Oh bien sûr, il ne faudrait pas croire que la célébrité et le succès dans ce domaine ne sont qu'une question de coupe de cheveux. Ni que ces jolie boules à zéro ne sont que des calculs marketing. Je crois que c'est au contraire l'expression d'un caractère affirmé, d'une volonté d'être soi même, malgré les codes de la profession. Et ce genre d'audace, ça paie toujours.

Who dares wins...

Ruth Bell par Heidi Sliman

Ruth Bell par Heidi Sliman

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Publié le 27 Septembre 2015

Satisfaction personnelle

Comment pourrait-elle faire comprendre aux autres, ce plaisir, ce sourire intérieur qui va finir par émerger sur son visage? Ces choses là ne peuvent pas s'expliquer. C'est impossible. Quand le monde entier, ou sa plus grande partie n'aspire qu'à se fondre dans des cadres bien étiquetés, alors que l'apparence voudrait définir chacun(e) dans son rôle, sans doute possible... Elle, elle sort de chez son coiffeur avec cette infinie satisfaction, ce plaisir insondable d'être parfaitement celle qu'elle veut être.

D'ailleurs il n'y a rien à expliquer. Il n'y a aucun militantisme, il n'y a pas de transgression. Elle se sent tellement féminine, elle l'est tout au fond d'elle même depuis toujours et lorsqu'un grincheux insinue qu'elle ressemble à un garçon à cause de ses cheveux trop courts, elle éclate de rire, parce qu'elle sait bien que ce n'est pas vrai, que ça ne peut pas l'être. C'est juste q'avec ses cheveux courts elle ne se confond plus avec les fantasmes plus ou moins obscures des esprits archaïques.

Et au delà de ces considérations elle ne pense qu'à elle, à son allure, à son image, celle qui lui remonte le moral, qui la rend invincible, à ces petits plaisirs, ces sensations uniques, son envie d'ébouriffer ses cheveux sans vraiment les décoiffer, cette douceur qui allonge sa nuque... enfin que des petites choses insignifiantes, pour lesquelles elle ne doit rien à personne.

Photo: Ariana London - portfolio

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 25 Septembre 2015

"Ma mère va me tuer"

Il y a parfois des confrontations que la jeune femme aux cheveux courts ne peut guère éviter...

Elle a beau avoir le caractère trempé, avoir depuis longtemps habitué ses proches à son style affirmé, elle ne parvient pas toujours à esquiver les remarques assassines d'une mère qui définitivement considère qu'elle a 12 ans, ad vitam aeternam.

Alors, quand l'envie d'une coupe encore plus courte que d'habitude nait dans son esprit, qu'elle ne résiste plus au plaisir de s'approprier cette coiffure qui depuis un moment trotte dans sa tête, il y a, en plus de toutes ses incertitudes, de ce petit stress qui lui noue l'estomac au moment de s'installer dans le fauteuil, il y a cette petite voix qui lui chuchote à l'oreille " ... ta mère va te tuer...". Et puis, au fur et à mesure que la tondeuse ratiboise consciencieusement sa chevelure, dégage ses oreilles et sa nuque comme jamais auparavant elles ne l'avaient été, toutes ses angoisses disparaissent, son estomac se dénoue lorsqu'elle se découvre telle qu'elle s'imaginait. Le stress est évanoui, il ne reste que la satisfaction d'être elle même, belle, rayonnante, sûre d'elle.

Et là, en quittant le salon, en caressant cette nouvelle nuque bien rasée, elle sourit et se dit à elle même, avec un certain fatalisme qui voudrait conjurer le sort : " Ma mère va me tuer!"

Photo: Jeaneg©

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 24 Septembre 2015

Une gorgée de café chaud

C'est un matin d'automne où l'air est envahi par l'odeur du café chaud et du pain grillé. Sur les marches, devant sa porte, elle s'est assise, serrant de ses deux mains la tasse fumante. Une silhouette fragile qui fait le dos rond, presque endormie encore quand la tiédeur de la nuit résiste à la fraîcheur du matin.

Sa blondeur désordonnée accroche la lumière et à cet instant, il savoure la douce incertitude, la délicieuse ambiguité que provoque cette vision androgyne.

Elle a depuis quelques jours cette coupe des enfants sages, cette allure de collégien studieux à la nuque proprement tondue qui cautionne la liberté du reste de sa chevelure. D'un geste familier elle glisse une main dans ses mèches blondes et s'ébouriffe sans soucis pour son image, certaine à cette heure matinale de ne pas être jugée. Encore une hésitation, puis elle ne résiste pas à la douceur des cheveux ras et caresse cette nuque déliée où se creuse un sillon délicat.

C'est parce qu'il la connait que cette vision où le genre est troublé le séduit. Il sourit et s'amuse d'imaginer qu'on puisse la voir comme un garçon, juste à cause de ses cheveux courts, alors que c'est une jolie androgyne, posée là, sur les marches de sa maison.

Photo: Jeaneg©

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 21 Septembre 2015

Question de confiance

On aimerait tellement ne jamais se tromper... Mais voilà, personne n'est infaillible et il arrive dans la vie d'une femme aux cheveux courts d'avoir à choisir un nouveau coiffeur et reconstruire avec elle ou lui un nouveau lien.

Nouvelle vie, nouvelle ville, autre ambiance. Une fois que l'essentiel est réglé, il reste ce qui n'est pas superflu, même si cela peut le paraître aux yeux de certain(e)s: Trouver dans un rayon kilométrique raisonnable, le salon de coiffure qui va pouvoir soigner cette image, ce style, cette allure qui fait tant de bien à l'amour propre.

C'est alors parfois que l'évidence fait un clin d'oeil, lorsque, en bas de l'immeuble, de l'autre côté du boulevard, là juste à deux pas, se trouve le petit salon de quartier qui a toute l'apparence d'un salon pour homme. Petite boutique proprette où un jeune homme aux bras colorés de tigres et de dragons semble vous attendre en tapotant sur l'accoudoir de faïence de son imposant fauteuil de barbier.

Alors il faut prendre un peu son courage à deux mains, c'est vrai. Mais avant il faut observer, de loin, mine de rien, voir les client(e)s et la tête qu'ils/elles ont en sortant de là et pourquoi pas entrer, juste pour regarder, évaluer la technique, ce coup de ciseaux précis, cette adresse à manipuler la tondeuse. Parce qu'après tout c'est cela qu'on aime. Tout est question d'ambiance et de feeling... Avant d'être réciproquement adoptée par ce nouveau coiffeur.

Photo: Elizma chez Blindbarber

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Rédigé par jeaneg

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