Publié le 13 Juin 2017

Hana Ben Abdessalem pour Lancôme

Hana Ben Abdessalem pour Lancôme

Beaucoup, parmi celles qui lisent ce blog, se reconnaissent souvent dans les articles qui parlent d'expériences personnelles. Le récit de Rahma ne fera pas exception. Sauf que là, il s'agit d'une jeune tunisienne et on comprend qu'il y a, en plus, une pression toute particulière en arrière plan... Je vous le livre, tel quel...

Mon histoire avec les cheveux courts remonte à ma toute petite enfance lorsque ma mère m'emmenait avec elle chez son coiffeur pour me faire couper les cheveux très courts.
À l'époque je détestais ça , pour moi les coupes courtes c'était pour les garçons et les dames âgées , moi je rêvais d'avoir de beaux cheveux longs comme toutes mes copines. Mes rendez-vous chez le coiffeur se soldaient donc généralement par des cris et des pleures .Mais ma mère insistait tout de même , certainement pour le côté pratique.


On peut remarquer ici l'influence de la société et des critères de beauté sur la petite fille que j'étais. Je finis donc, vers l'âge de huit ans, par me laisser pousser les cheveux.
j'entrai alors dans ma phase de cheveux longs qui durera près de 11 ans
Les premières années ça me plaisait ,j'entrais dans la case que la société m'avait assignée. Puis vint l'adolescence et avoir les cheveux longs ne suffisait plus pour être dans cette case ; il fallait me lisser les cheveux moi qui les portais bouclés il fallait plus toujours plus.
C'est là que j'ai commencé à m'interroger sur le sens de tout ça. Pourquoi me compliquerais-je la vie pour des futilités pareils.pourquoi la beauté s'arrêterait-elle sur des cultes tels que les cheveux longs ou la peau blanche.


Petit à petit j'ai commencé à m'éloigner de ces idées reçues, j'ai commencé à voir la beauté un peu partout autour de moi, là où la plupart des gens qui m'entouraient ne la voyait pas.
Et il y'a maintenant 2 ou 3ans je suis tombée sur les photos de ma mère les cheveux courts . Dans ces clichés elle avait une vaingtaine d'années  et je fus frappée par la beauté de cette femme brune aux traits si jolis toute jeune toute fraîche qui assumait si fièrement cette coupe que les gens qualifient de masculine mais qui sur le coup , à mes yeux  était ce qu'il y'avait de plus féminin.


C'est là que j'ai commencé à m'intéresser aux coupes courtes et à leur fragilité mélée de révolte et d'insoumission . Il y a chez les femmes aux cheveux courts quelque chose qui m'émeut  qui me procure une sympathie spontanée à leur égard. C'est absurde de dire ça car comme le dit Henry David Thoreau "la valeur d'un homme n'est pas dans sa peau pour que nous le touchions " mais la beauté n'est elle pas subjective ? Ça nous exempte donc de toute explication rationnelle.
Je pris alors la décision ferme de les couper et d'assumer cette beauté qui m'a été  étrangère pendant toute mon enfance tant j'étais aveuglée par l'opinion des autres. Après le Baccalauréat, me suis-je dit, je le fais.


Je fixai mon rendez-vous pour le samedi 30 juillet 2016. Que dire de ce que j'ai ressenti...
C'était un parfait mélange de peur , d'anxiété d'excitation mais surtout de curiosité. 
C'était vraiment ça le plus fort : la curiosité, celle d'expérimenter cette nouvelle vie et de remplacer , L'image de soi par une autre qui nous est totalement inconnue. 
Lorsque je me suis assise devant le mirroir et que le coiffeur à passé ses doigts dans ma chevelure en me demandant ce que je voulais j'ai souris de tout mon coeur, fière de cette audace qui ne m'a pas fait défaut et qui a réussit malgré tout à m'amener jusqu'à ce fauteuil " couper tout s'il vous plaît " ai-je dis  "vous voulez dire une coupe à la garçonne?" " oui c'est cela " rétorquais-je 
Je ne garde pas beaucoup d'images de ce moment tant l'adrénaline me brouilla les sens.  J'ai juste cette image de mèches qui tombent gracilement sur le sol et ce bruit de ciseaux qui se rapproche  de plus en plus de mon cuir chevelu jusqu'à le frôler dans une douce caresse métallique. C'était tout frais, tout  léger ! 
C'était un moment de pure plaisir, de pure féminité.
Lorsque le coiffeur s'arrêta, mon premier geste fut de passer le bout de mes doigts sur ma nuque dénudée. C'était nouveau. C'était magnifique. 

 

Encore maintenant je me surprend à refaire ce geste , parfois même en public, c'est assez bête et gênant. La seule question que je me posais alors c'était : pourquoi pas avant ? Pourquoi tout ce temps perdu ? 
Peut être parce que toute forme de beauté nouvelle et moderne est le fruit d'un travail personnel et que certaines âmes y sont plus sensibles que d'autres.
Parmi les choses bizarres aussi qui m'arrivent souvent c'est lorsque je me trouve avec une bande d'amis ou juste d'inconnus et où j'ai les cheveux encore plus courts que ceux des garçons présents. Ça me fait rigoler surtout lorsqu'ils sont misogynes...

 

Rahma M.
 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre, #Divers & variés

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Publié le 10 Juin 2017

Délice et volupté

Il faut être femme aux cheveux courts pour connaître cette secrète volupté, alors que le quidam à l'oeil blasé ne devine rien et s'étonne même d'entendre que ces cheveux déjà très (trop? ) courts réclament une coupe.

Elle, est impatiente à la promesse de retrouver cette délicate sensation et de s'abandonner aux mains expertes de celle ou celui qui va lui redonner les clés de ces délices secrets.

Délice et voluptéDélice et volupté

Personne ne sait... personne ne dit. Pourtant ces quelques gestes, mesurés, précis, techniques même, comme le battement d'aile du papillon à l'autre bout de la Terre qui va provoquer ici un ouragan, déclenchent une onde d'émotions insoupçonnées. Ce n'est rien d'autre que la cruelle caresse des lames d'aciers aux dents acérées sur la nuque qui dévoile son architecture à mesure que la peau se découvre. 

Délice et voluptéDélice et volupté

Le métal a la tiédeur d'une caresse et la brutalité de la faux qui moissonne et les vibrations emplissent les oreilles de ce ronronnement qui pourrait agacer et qui pourtant excite. Le geste est appliqué, minutieux. Il faut pencher la tête et puisqu'on ne peut voir, fermer les yeux pour ressentir l'étrange plaisir qui depuis la nuque envahit le corps tout entier. Et lorsque la tondeuse a terminé sa partition, la caresse est nouvelle, celle du peigne, plus doux, sur lequel les lames des ciseaux claquent frénétiquement. 

Délice et voluptéDélice et volupté

Au fur et à mesure l'esprit s'échauffe et le coiffeur, peut être malgré lui, devient complice de ce crime de volupté lorsque son soucis de perfection lui fait caresser de la main cette toison désormais rase qui se laisse fouler par sa main et se redresse tout aussitôt, comme la fourrure d'un chat, drue et soyeuse. Et puis, la coupe achevée, vient le moment délicieux, où de sa propre main elle va mesurer avec satisfaction toute la finesse de sa nuque enfin rasée dans un imperceptible soupir de plaisir...

Délice et volupté

Captures extraites de la vidéo d'Adam Ciaccia. A voir ici

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 8 Juin 2017

Bouder son plaisir

En l'honneur de quoi, j'vous d'mande un peu, est-ce qu'il faudrait restreindre ses plaisirs et ses goûts en se pliant à l'opinion générale, sachant en plus que celle-ci a souvent un goût de chiotte dans presque tous les domaines?

Il faut l'admettre, nous sommes cernés. Non, pas par les cons.... enfin si, mais je le dirai pas. Ah je l'ai dit? Bon ben tant pis, c'est fait, c'est fait. Ce que je voulais dire, c'est que nous sommes, en presque tout, limités par des barrières invisibles, fabriquées de toute pièce par "l'opinion", une sorte d'entité mystérieuse et sournoise qui fait croire "aux gens" que ceci est bien et que cela l'est moins, pour des choses qui ne regardent finalement personne d'autre que celui ou celle qui est concernée. Vous suivez là?

Le problème, c'est qu'on ne peut pas lutter contre "l'opinion". Elle est insaisissable, impalpable. Vous la chassez ici, elle ressurgit dix fois plus fort là... Et c'est elle qui fabrique les préjugés et les idées reçues, genre: plus ont a les cheveux longs, plus on est féminine, voyez de quoi j'parle?

Non, la seule chose à faire est de l'ignorer. Si! La mépriser, s'en ficher, la dédaigner... Et finalement n'en faire qu'à sa tête, pour être soi même, avec ses goûts, ses couleurs, ses envies de voyage et de tatouage, sa nuque bien dégagée et sa ( petite ) tête haute.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 6 Juin 2017

Photo: Marie C.

Photo: Marie C.

C'est une version nouvelle, inédite. Avec Marie, on pourrait revoir ainsi tous nos classiques. C'est une héroïne moderne, originale, à la féminité ré-inventée... Sa fragilité est dissimulée, bien planquée derrière son armure de princesse badass, la clope au bec, la nuque rasée. Pourtant on peut imaginer bien des personnages re-visités... Maria, moins désarmée devant Robert Jordan dans "Pour qui sonne le glas", Marie "Slim" Browning toute aussi insolente avec Harry Morgan dans "Le port de l'angoisse", Patricia, moins naïve avec Michel Poiccard dans "A bout de souffle" Et puis pourquoi ce ne serait pas elle "le voyou"? Après tout... Elle serait Léon et Mathilda serait un petit garçon?

Mais on gamberge, on gamberge... Reste que Marie est une jeune femme, de celles qui ne veulent plus du Prince Charmant condescendant, ni attendre en se tapant la broderie. Plus à l'aise en Sarah Connor qu'en Cendrillon.

Et alors? Oui je sais...On dirait que la seule chose qui dérange ce sont ces cheveux courts. Oh mon Dieu! Bien trop courts!... On dirait quoi encore? Qu'elle veut ressembler à un garçon? Tu parles! Elle est bien plus intelligente que ça.. Ressembler à un garçon... quel manque d'ambition! Non, d'ailleurs elle se plait bien en fille. C'est juste qu'elle la veut différente, moins vulnérable, qu'elle adore avoir les cheveux courts, qu'elle fume et arrive à garder la cigarette aux lèvres, qu'elle préfère les jeans et les Doc's aux robes et aux escarpins... c'est tout.

C'est tout!

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 5 Juin 2017

Je kiffe ma life!

Je l'avoue, j'ai failli me perdre. J'avais oublié la légèreté et l'enthousiasme des débuts, l'insouciance avec laquelle j'avais écrit les premiers articles de ce blog... Alors j'ai ouvert un pot de mousse au chocolat, je me suis rappelé les heures de terrassothérapie, les rencontres, les discussions profondes sur le sens de la vie, l'amour, la mort, les chatons... Et puis comme si la Providence n'attendait que cela pour me récompenser, Beli, ma muse, mon idole, m'a envoyé un selfie avec un petit message pour me rappeler juste l'essentiel:

I love #lesfemmesauxcheveuxcourts

Il y a sans doute plein de raisons différentes pour aimer les femmes aux cheveux courts. Le sujet n'est pas vraiment là. Il faut surtout aimer les gens qui n'ont pas peur d'être eux même! 

N'empêche... Je me rend compte que si Beli et d'autres qui ont croisé un jour mon chemin, n'avaient pas eu le goût pour les cheveux courts et l'enthousiasme de faire connaissance avec un homme qui le revendique, nous ne nous serions à coup sûr jamais rencontrés. 

Pourtant, je me dis de plus en plus souvent, que le temps passe et qu'il va falloir sans doute songer à en finir avec ce blog. Il a été certainement plus loin, plus haut et plus fort que tout ce que je pouvais imaginer et m'a permis de côtoyer, de comprendre des milieux auxquels j'étais étranger. En prônant l'ouverture d'esprit, j'ai également ouvert le mien, encore davantage. J'en ai été récompensé par l'affection reçue en retour. Et ça, c'est d'la balle!

En attendant, je laisse encore vagabonder mes humeurs et mes états d'âme... tant que le vent me porte.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Juin 2017

Amandine R. par elle même

Amandine R. par elle même

Il n'y a pas si longtemps, peut être 10 ou 15 ans, on aurait pas imaginé une jeune femme, dans la vingtaine ou à peine sortie de l'adolescence, affirmer autant ou revendiquer autant son androgynie au point d'adopter un style de coupe de cheveux tellement dans les codes  masculins. Les cheveux courts étaient déjà signe de transgression, mais finalement admis depuis qu'actrices et mannequins, icônes glamour irréprochables avaient montré la voie. 

Arriva néanmoins le temps où les exemples manquèrent, où ceux trop longtemps exhibés s'usèrent. Le "tomboy" d'aujourd'hui avait pris l'habitude de faire tailler sa mèche chez le coiffeur de papa, juste par soucis d'économie et cette routine masculine fit tomber bien des barrières...

Ce besoin de gommer les genres, le plaisir de l'ambiguïté, mélange de l'être et du paraître, certaines d'entre elles ont trouvé le moyen de l'exalter en osant ces coupes de cheveux aux tempes blanchies et à la nuque rasée, jouant du reste comme d'un panache, naturel ou décoloré, dont le désordre savant contraste brillamment avec la sévérité du tour d'oreille bien tondu.

Ce besoin androgyneCe besoin androgyne

Mais imagine-t-on l'audace et l'assurance qu'il faut lorsqu'on a 17 ou 23 ans, pour ce démarquer autant des jeunes femmes de son âge sans pouvoir invoquer d'autre raison que le plaisir de "passer à la tondeuse" chaque semaine ou chaque mois ou celui de lire le trouble dans le regard des gens déboussolés dans leur quotidien. Et parvient on à admettre qu'il ne s'agit que d'un choix qu'il ne viendrait à l'idée de personne de contester à un garçon?

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 2 Juin 2017

Photo: Instagram @lavieduneblondie

Photo: Instagram @lavieduneblondie

Ça commence des fois par une conjoncture malheureuse. Un agenda mal goupillé, des rendez vous annulés et de fil en aiguille, les cheveux poussent et finissent par atteindre une longueur oubliée depuis longtemps. Et à ce moment là arrive devant le miroir cette idée saugrenue de "laisser pousser". Histoire de voir comment ça fait...

Bon, on en est là, c'est décidé et maintenant c'est affaire de volonté et d'amour propre. Après ce n'est que pour quelques mois, juste pour voir, blablabla blabla... bla. Sauf qu'il y a un paramètre qui jusque là ne pouvait pas être détecté. Au bout de quelques semaines, ces cheveux qui ont envahi la nuque et presque recouvert les oreilles donnent un sentiment  d'étouffement. On a beau les glisser le plus possible derrière les oreilles, la masse s'épaissie, s'alourdie. Tout ça ne devrait être que satisfaction, eh ben non, chaque jour davantage on s'exaspère. Et puis, le plus dur quand ont a pris plaisir depuis longtemps à jouir d'une nuque toujours bien rasée, c'est d'avoir cette impression de friche quand on passe les doigts à travers sa toison.

Mais en réalité... laisser pousser ses cheveux ne signifie jamais ne plus les couper. Au contraire même. Paradoxalement, pour qu'ils repoussent correctement il faut les couper. Avec parcimonie bien sûr. Et bonne nouvelle, parce que c'est la base du nouveau futur carré ou de la petite boule qu'on se prépare, la nuque peut continuer à être savamment rasée. Oui bien sûr, c'est moins spectaculaire, mais c'est toujours ça.

Aller! Courage ( non j'déconne. De toute façon au bout de 3 mois le retour aux cheveux courts est encore plus impressionnant... mouhahaha! )

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 29 Mai 2017

Photo: Thomas Depaepe

Photo: Thomas Depaepe

Il y a, tout au long des pages de ce blog, des Muses qui le parcourent et reviennent de temps à autres, fidèles et bienveillantes. De belles figures, altières qui donnent de la noblesse à mon propos.

Parmi elle, Marie Ange semble la plus extrême de toutes, qui ne tolère plus qu'un millimètre ou deux à ses cheveux depuis cet été de 2013 où elle les avait tondus pour la première fois. Depuis, au gré des photographes qui surent saisir son âme, il y a eu ce portrait de guerrière, cette humeur de premier jour, cette idée d'une nouvelle religion, un questionnement sur les limites entre trop et trop, un nouveau portrait, au coin de la rue, puis des questions sur la mode

Mais tout cela remonte à loin...

Enfin je la retrouve avec cette nouvelle image, le crâne toujours fraichement tondu à tel point que certain(e)s diront rasé, ultime fierté de femme aux cheveux courts, si courts qu'ils en sont presque absents. Et pourtant elle demeure un exemple, une figure emblématique de caractère et de charisme, fière et sans peur. Et chaque image d'elle devrait inspirer celles et ceux qui s'imaginent que la chevelure est le suprême atout de la féminité, leur faire découvrir sans doute, que l'essentiel est ailleurs...

La voici qui revient à la photographie et j'espère que j'aurais encore de nombreuses occasions d'afficher son portrait de femme aux cheveux courts ras. 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Portrait

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Publié le 28 Mai 2017

Cet effrayant changement!

L'autre jour, oisif et désoeuvré, je traînais sur l'Internet un peu désabusé et alors que je passais par Facebook, je me suis arrêté sur les commentaires que suscitait un post de Mélanie. Et comme une révélation, je retrouvais la vraie vie, celle des femmes qui ont peur de se couper les cheveux. C'est bien vrai qu'à force d'écrire ici, sur celles qui n'ont pas ces inquiétudes, j'aurais presque fini par croire qu'elles étaient toutes ainsi.

Le dialogue était bon enfant, l'une tentant de convaincre l'autre que telle coupe lui irait sans aucun doute. Ces hésitations, cette apparente peur de couper ses cheveux "trop" courts, m'ont rappelé à moi toutes les raisons trop souvent invoquées par celles qui ont envie mais n'osent pas. Certaines sont légitimes et d'autres énervantes, du genre: " mon mari ( petit ami, frère, père, oncle, monsieur le curé... etc ) ne veut pas!" ou bien " qu'est-ce que vont penser les autres? "... Triste.

Et puis, au fil des commentaires, l'un est apparu pour dire que ce n'était pas tant le manque de confiance qu'il fallait blâmer, mais en réalité le changement. Le changement fait peur, voilà! Ce qui fiche les pépètes c'est de basculer dans une autre dimension, c'est de tomber du camion où toutes sont bien rangées et se retrouver visible, prenant un autre chemin... peut être.

C'est vrai, on est tellement habitué au confort de nos habitudes... La conformité est tellement rassurante en ce qu'elle nous dispense d'affirmation de nous même... des fois. Mais avoir envie de se faire couper les cheveux et y renoncer de peur de bouleverser tout son petit monde, alors là, je dis non! 

 

Cet effrayant changement!

Photos: David Santos-Coy

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 27 Mai 2017

Photo: Fany Meil

Photo: Fany Meil

La douceur et le parfum d'un t-shirt propre, un rayon de soleil qui caresse la nuque... Il y a parfois dans l'atmosphère du matin, ces toutes petites choses que l'on ne remarque pas toujours...

C'est le chant d'une tourterelle, cachée au sommet du grand pin, dans les premières clartés du jour. C'est l'air encore humide de la nuit fraîche avant que le soleil n'assèche les pelouses et déjà le bourdonnement d'insectes laborieux allant de fleurs en fleurs dans les plate-bandes nourricières. Tout cela sent l'été et réjouit l'humeur. 

Dans l'émotion de ce renouveau général, l'envie la presse d'être elle aussi, fraîche et nouvelle. Pour fêter cela, elle est allé chez le coiffeur. Une sorte de bonus.

Et là, sa main venue sentir la tiédeur de la peau exposée au soleil ne peut résister à la tentation et remonte doucement vers les cheveux presque ras. Cela fait naître un sourire sur son visage... Alors, dans l'odeur de café chaud et de pain grillé, elle ébouriffe sa courte chevelure... Ça sent l'été.

Fany Meil sur Instagram

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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