Publié le 8 Janvier 2015

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 7 Janvier 2015

Première fois

Cette première fois, elle arrive quelque fois sans aucune préméditation. Habituée des cheveux courts, la distraction ou la confiance vous font à peine réagir lorsque la coiffeuse pose la question.... puis glisse habilement la tondeuse sur la peau tendue de la nuque. La surprise est agréable mais tout de suite teintée d'inquiétude. Est-ce que ce n'est pas "trop" rasé tout de même, se demande-t-on, avant de découvrir une sensation nouvelle et fascinante.

D'autre fois c'est l'aboutissement d'une volonté déterminée et l'on savoure, les yeux fermés d'abord, cet instant de folie où sous le carré bien lisse, on met à nue sa nuque et l'on a hâte de passer la main pour goûter voluptueusement à un plaisir secret si souvent fantasmé...

Quelque soit la manière, y goûter c'est prendre le risque de ne plus pouvoir s'en passer, d'en vouloir même à chaque fois un peu plus, d'avoir l'audace de le montrer, la fierté de le dévoiler et chaque jour, d'une caresse, mesurer le temps et l'heure où à nouveau il faudra faire tondre ses cheveux pour retrouver l'envoûtement de cette nuque fraîchement rasée...

Photo: Justin N. Lane

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Humeurs

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Publié le 6 Janvier 2015

Fière

Ce jour là, tu as décidé d'être une femme différente. Différente de celle que tous autour de toi voulaient voir, mais bien celle que tu avais toujours été. Tu n'as jamais supporté qu'on te prenne pour une petite chose fragile de toute façon.

Tu as décidé de laisser les autres à leurs illusions, de ne plus jouer le jeu d'une société qui voudrait te considérer avec mépris et condescendance. Parce que tu sais que les choses peuvent être différentes.

Dans la savane, les lions et leur longue crinière ne sont que les profiteurs d'un système qui leur donne une place de maître. Mais ce sont les lionnes, aux poils ras qui mènent la bande, chassent et tuent pour faire vivre la troupe. L'image t'a plu...

Le cheveux ras à ton tour, tu ressens ce courage et cette force qui t'écarte de la masse, qui montrent aux autres à quel point tu es différente, à quel point tu peux, toi aussi, si tu le veux, mener le monde.

Photo: Jay Pieter

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 4 Janvier 2015

Silhouette

On imagine parfois qu'un simple coup d'oeil suffit. On fait confiance aux indicateurs qui depuis des lustres jalonnent notre inconscient collectif. Cette connaissance que l'on voudrait intrinsèque, même pas besoin de l'entretenir ou de la mettre à jour, comme font les pilotes qui apprennent à reconnaitre les avions à leur silhouette. Nope! Inutile, même pas la peine...

Il serait pourtant judicieux de réviser les paramètres, parce que si on en est resté aux cheveux longs, poitrine 95B et hanches prononcées, un bon nombre d'individus risquent de demeurer "non identifiés".

Pas la peine de froncer les sourcils. C'est ainsi.

Parce que finalement, tout bien réfléchi, quand une femme n'a pas la poitrine d'une bimbo et les hanches d'une matrone, elle peut avoir envie d'une coupe de cheveux qui dégage bien les oreilles sans que cela fasse d'elle un alien. Parce que certains êtres ne sont que prisonniers de leur corps et cherchent par d'autres moyens d'être celui qu'ils sont réellement, parce que c'est juste sympa d'avoir la coupe de Tintin quand on s'appelle Elisabeth, parce que... Enfin y a trop de raisons et toutes valables, pour que les femmes qui aiment ça ne se privent pas d'avoir une autre silhouette que celle qui est ancrée dans les cerveaux reptiliens de certains hommes.

Photo: Kai Heath

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 3 Janvier 2015

Les gens sont bizarres.

Madame Triplon semblait au bord du désespoir. Elle racontait presqu'en ayant des sanglots dans la voix que sa fille, sa jolie petite princesse avait tellement changée qu'elle soupçonnait l'influence d'une secte. Intrigué j'ai prêté une oreille à ses lamentations, moi qui d'habitude ne suis pas très compassionnel.

Le Bonne Femme racontait comment, depuis des années maintenant, sa fille rechignait à mettre les robes qu'elle lui achetait, comment elle se détournait d'elle et des choses de la maison...

Comme elle voyait que je semblais attentif, elle me pris le bras et j'ai senti que l'ultime révélation allait se faire à ce moment.

En effet, ce qui pesait lourd sur la patate de la dame, ce qui avait déclenché toute cette détresse, c'est que, comme un achèvement, un coup de grâce, sa fille, sans même lui demander, avait coupé ses cheveux. Ses beaux cheveux qu'elle même prenait tant de soins à brosser, dans le temps, ses cheveux longs et merveilleux qui étaient l'emblème de sa féminité, qui la faisaient si belle et la rendaient si désirable.

Evidemment, cette révélation me consternait. J'attendais un scoop, l'affaire du siècle et déjà j'imaginais comment préter main forte à cette famille dans le désespoir face au kidnaping intellectuel de leur enfant... Et voilà que la mémère se désespère simplement parce que sa fille a décidé d'être elle même et de s'affranchir du joug maternel.

Cette fois la vieille pleurait presque, comme si sa fille était morte. " Mais rendez vous compte mon "pauvre monsieur" qu'elle s'est quasiment rasé la tête!" Autant dire que je n'étais pas dupe. Déjà mécontent d'être traité de "pauvre" par la mégère, je n'avais plus aucune empathie pour son malheur et aurais été heureux à ce moment de rencontrer la jeune fille pour l'assurer de ma plus profonde sympathie.

Comme je tentais de faire entendre raison à la mère éplorée, lui expliquant que sans doute la prunelle de ses yeux jugeait qu'il était temps pour elle d'exprimer sa personnalité (qui avait dû bien souffrir de l'étouffement d'une mère si abusive) et que plus que tout, cette coupe de cheveux était le signal de son indépendance. La mère cessa de sangloter, releva le menton, fronça les sourcils et la bouche déformée par le mépris me lâcha : " Monstre!"

Comme quoi... une fois encore j'aurais mieux fait de m'occuper de mes affaires.

Photo: Lucas Passmore

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 2 Janvier 2015

L'amant

Il a ce pouvoir, d'être le seul spectateur de ton paysage inconnu, cette face de toi même que toi même tu ignores. Il est, on l'imagine, un explorateur minutieux et prudent, capable de s'émerveiller de la géographie de ce corps, de cette image qui est l'écho de ton intérieur le plus secret.

De sa main consciencieuse aux doigts minutieux il peut caresser chaque vague de ce duvet invisible qui souligne l'échine qui le mène à ton cou puis ta nuque où les cheveux tondus toujours plus court dévoilent sans pudeur ton masculin le plus tendre.

Lui seul, sans doute, connait vraiment ton âme pour aimer chaque détails de cette conjugaison harmonieuse d'Andros et de Gyné. Dans le clair obscur c'est une face de garçon qui parfois s'offre à lui, lorsque la femme reste masquée dans l'ombre. Alors tu lui tends la nuque comme on tendrait les lèvres pour avoir un baiser dans ce creux si intime.

Photo: Aabigail Cyanure

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 1 Janvier 2015

Santé, bonheur!

Je souhaite à toutes les Femmes aux cheveux courts, une année pleine de petits plaisirs et de grandes joies, d'audace et de confiance, de renouveau et de découverte.

Que celles qui le sont déjà rayonnent et continuent à donner envie. Que celles qui ne le sont pas encore trouvent le courage de pousser la porte pour découvrir mille bonheurs si particuliers.

Ayez du style, soyez unique et admirable! Je vous aime.

Illustration: Parlor Tattoo Prints

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 31 Décembre 2014

L'heure des bonnes résolutions

Voilà, on y est presque. Encore quelques heures et l'inexorable calendrier va basculer et faire tourner la grande roue de la Fortune. Sauf que là on est quasiment sûr qu'elle va s'arrêter sur le 2015... faite vos jeux.

Dans ces moments là, on y peut rien, il faut absolument qu'on se promette des choses, qu'on fasse des voeux et qu'on souhaite à peu près tout à tout le monde.

Charité bien ordonnée commençant par soi même, comme disait la tante Simone qui avait débuté dans un bordel de Valparaiso avant de finir baronne et blasonnée dans un château de Touraine, il y a lieu que les voeux que vous allez formuler s'adressent également à vous même.

Comme par exemple celui d'être vous même, sans conditions ni restrictions. Et rien que ça, ça peut aller loin!

Mais dans la limite du raisonnable, parmi ces résolutions, vous donner l'image de celle que vous êtes réellement, tout au fond de vous même et depuis toujours n'est pas la plus saugrenue. Et huit fois sur dix cette image elle passe... par le coiffeur. D'autant que là, l'épreuve est sans douleur et sans conséquence irréversible. Alors...

Soyez vraie, soyez vous même!

(Enfin, moi j'dis ça... j'dis rien)

Photo: Egor Kuzmin

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 30 Décembre 2014

Invincible

Dans les ténèbres qui m'enserrent
Noires comme un puit où l'on se noie
Je rends grâce aux dieux, quels qu'ils soient
Pour mon âme invincible et fière.
Dans de cruelles circonstances
Je n'ai ni gémi ni pleuré
Meurtri par cette existence
Je suis debout, bien que blessé.
En ce lieu de colère et de pleurs
Se profile l'ombre de la Mort
Je ne sais ce que me réserve le sort
Mais je suis, et je resterai sans peur.
Aussi étroit soit le chemin
Nombreux, les châtiments infâmes
Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme

 

William Ernest Henley ( 1843-1903 ) - Invictus

Photo: Axel Bruniau

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 29 Décembre 2014

Page boy

Au Moyen Âge, un page était un jeune freluquet chargé le plus souvent de faire gaffe à la robe de la dame de qualité qui l'employait ou de porter les messages du chevalier qui lui bottait les fesses de temps en temps. Néanmoins, comme garçon on lui coupait les cheveux à la mode masculine du moment, soit tout en rond autour de la tête, genre "au bol".

Et puis, 500 ans plus tard, un coiffeur sans doute érudit s'est dit qu'il pourrait remettre ça au goût du jour. Mais plus question que la coupe soit masculine, les garçons du Middle West de ce temps là avaient plutôt la coupe en brosse aérodynamique. Ce serait donc pour les filles! Et on appela ça la coupe "Page boy", ce qui était so exotic pour des américains dont l'Histoire ne comportait aucun Moyen Âge.

Evidemment il y eu quelques adaptations, quelques "féminisations", un peu plus de longueurs, de quoi cacher les oreilles et la nuque, mais le principe restait le même, une coupe "en rond" autour de la tête.

Bien sûr en France ça nous a tout de suite rappelé quelque chose cette coupe et on l'a baptisée " à la Jeanne d'Arc", ce qui a dût certainement plaire terriblement aux garçons qui depuis avaient eux aussi été affublé de ce style, plutôt genderfluid avant l'heure.

Et miracle de la mode et des tendances, de temps à autres, cette coupe au bol ancestrale reparait, déclinée en différentes longueurs et sans plus aucun genre aujourd'hui.

Etonnant, non?

Photo: Hershesons

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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