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Les Affranchies
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L'amour du travail bien fait

21 Janvier 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

L'amour du travail bien fait

Je crois que tout le monde aime bien couper les cheveux... En tout cas tout le monde aimerait bien ça.

J'ai remarqué ça dès mon plus jeune âge, lorsque je résistais vaillamment , mais inconsciemment, à mon père qui tenait absolument à me voir avec la coupe en brosse d'un jeune garçon digne de ce nom à l'époque. Tout le monde autour de moi, ma soeur aînée, des amies à elle, chacune tentait sa chance en proposant de me couper les cheveux puisque je refusais d'aller chez le coiffeur de mon père, comme s'il s'agissait d'une gourmandise, d'un loisir délicieux.

Moi aussi, plus tard, j'ai aimé ça... Mais sans jamais céder un pouce sur mes principes. Une coupe de cheveux, c'est trop important pour confier ça à n'importe qui! Et en dehors des professionnels de la profession, je n'ai jamais rencontré de personnes suffisamment amoureuses de cet art pour les laisser s'exercer sur ma tête. Donc j'imagine que les autres sont comme moi.

Pourtant, de nos jours, on dirait que tout le monde veut s'y mettre. Pas un foyer où il n'y ait pas aujourd'hui une tondeuse électrique. Seulement voilà, il ne suffit pas d'avoir une boîte de gouache sous la main pour être Léonard de Vinci. C'est sérieux ces choses là! Même pour se faire la tête de Sinead O'Connor, il faut aimer le travail bien fait et ne pas se contenter de "moissonner" la chevelure comme si on tondait la pelouse de tante Adèle... Sinon c'est pas Sinead... c'est moche!

Par contre, quand on a le soucis du détail, qu'on aime l'harmonie qui frôle le presque parfait, qu'on a du goût et une certaine adresse, là oui, on peut savourer ce plaisir étrange et sensuel.

Photo: Bil Brown

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Ne renoncer à rien

20 Janvier 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Ne renoncer à rien

Je me demande parfois si ma voisine ne fait pas exprès, me voyant arriver, d'aborder avec sa commère, des sujets qui le plus souvent me fâchent, ou sinon ne me laissent jamais indifférent.

Je la vois de loin, la bonne femme, appuyée sur le manche de son balai en paille de riz, qui après avoir donné trois coups sur son bout de trottoir, commence à papotter avec le voisinage. Elle connait mon parti pris et c'est comme si elle me provoquait en duel à chaque fois.

J'étais donc ce matin là encombré de mon sac de commissions et de ma baguette de pain frais, lorsqu'elle haussa un peu le ton pour déclarer à sa copine que les femmes qui se coupaient les cheveux trop courts, cela signifiait immanquablement qu'elles renonçaient à quelque chose...

Faisant mine de n'avoir rien perçu de son manège, je m'arrêtais bien sûr, pour m'enquérrir de à quoi diable une femme pouvait-elle bien renoncer en se coupant les cheveux "trop courts".

" Eh bien! A la féminité, à la séduction et donc par conséquant aux hommes..." La faiblesse de l'argument avait de quoi décourager, mais malgré tout je jouais le jeu. " Comme les nonnes qui entrent au couvent vous voulez dire?" Elle parut un peu décontenancée par mon exemple...

"Euh ... Ben oui par exemple. Non mais dans la vie de tout les jours, vous voyez bien, vous en croisez vous, des femmes qui se coupent les cheveux comme des garçons, hein? Eh bien on ne m'enlèvera pas de l'idée que ces femmes là elles renoncent à quelque chose en faisant ça...."

Il y a souvent du bon sens dans l'esprit des gens simples et il serait injuste de ne pas leur reconnaître cette qualité...

" Vous avez raison, je crois." Autant vous dire que ma balyeuse de trottoir s'est mise en mode " qu'est-ce qui m'embrouille lui" dès les premiers mots de ma réponse. "Effectivement, ces femmes là renoncent à une catégorie d'hommes qui n'auraient pas suffisamment d'intelligence et d'ouverture d'esprit pour apprécier une femme authentique et sûre d'elle, c'est vrai. Elles renoncent aussi à écouter tout ces gens qui pensent qu'avoir les cheveux courts vous fait ressembler à un homme, c'est vrai aussi. Elles renoncent à l'image d'une femme traditionnellement soumise aux règles patriarcales d'une société bâtie pour les hommes. C'est pas rien! Elle renoncent à renoncer à leurs envies... Tant de renoncements... Vous avez raison de les plaindre je crois."

Je profitais à ce moment de la bouche bée de mon interlocutrice pour passer le porche et m'engoufrer dans mon immeuble, non sans avoir lancé un jovial " Bonjour chez vous" à la cantonade...

Photo: Soline Rebillard

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Ah la chance!

19 Janvier 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Ah la chance!

J'aurais aimé savoir dessiner...

Oui je sais, ça fait un peu début de ( mauvaise ) biographie, des souvenirs, un regret. Mais je n'en suis pas encore là.

Non simplement en voyant certaines oeuvres je me dis que si j'avais su dessiner, j'aurais certainement mis cela au service de ma dilection pour les cheveux courts et les corps androgynes. Tout comme l'écriture, le dessin est le partenaire de l'imagination et j'aurais pu ainsi à loisir faire naître des petites têtes parfaites, des nuques déliées, fines et fortes, bordées de cheveux courts ou largement dénudées, s'élançant au dessus d'épaules plus ou moins frêles...

Cela semble tellement facile lorsqu'on le voit bien fait, donner du reflet à des cheveux de jais, tracer le mouvement de chaque mèche, faire du volume ou en enlever...

Comme un architecte j'aurais bâti les plans, en suivant l'inspiration de mes amies et leur aurait ainsi fierement procurer un modèle, à soumettre à leur coiffeur.

Ou devenu riche et célèbre, j'aurais martelé tout au long de mon oeuvre à travers mes dessins qu'il n'est de femme que les femmes aux cheveux courts, tel un prophète, prosélyte et tyrannique

Mais non, je m'égare et je délire...

J'aurais, juste, aimé savoir dessiner...

Illustration: Elise Bucamp

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L'après midi de Julie

18 Janvier 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Quartier Libre, #Divers & variés

L'après midi de Julie

Quand on voyage, qu'on a une âme d'aventurière et qu'on a pas peur d'aller à la rencontre des autres, on se projète sans vraiment penser aux détails, jusqu'à ce que le quotidien vous les rappelle... Et quand on est une femme aux cheveux courts, ce n'est pas un détail certes, mais arrive un moment où il faut mettre la main sur un bon coiffeur.

Lorsque Ju est arrivée dans ma grande ville du Sud, ce rappel des détails commençait à se faire méchament sentir et le besoin d'une coupe de cheveux lui aussi...

Charitable comme je suis, je n'ai pas hésité longtemps avant de lui donner LA bonne adresse pour se faire couper les cheveux à Montpellier, mon coiffeur.

L'après midi de JulieL'après midi de Julie

Venue de son Nord natal et dans la région pour plusieurs mois, Ju ne semble craindre, rien ni personne. Les voyages ont formé sa jeunesse, de Londres à Los Angeles et de Lille à Montpellier, ce qui, je le sais, ouvre l'esprit bien plus largement que le reste.

Alors donc, ce samedi frais mais ensoleillé, je l'ai guidée dans les ruelles animées de la ville, jusqu'entre les mains expertes de Régine, à qui elle s'est confiée après avoir exprimé ses désirs...

L'après midi de JulieL'après midi de JulieL'après midi de Julie

Envie de légèreté, d'oreilles bien dégagée et de nuque fraîchement taillée, Régine a su comme d'habitude, capter l'envie de Julie, tondant par ici, desépaississant là et taillant une coupe boyish à souhait selon le style qu'elle affectionne.

Une demi heure et une poignée d'euros plus tard, Julie sortait de là comme après une cure de vitamine, rayonnante, visiblement satisfaite de son allure et de ce premier rendez vous dans un salon "pour hommes"

L'après midi de JulieL'après midi de Julie

Habituellement, 99% des jeunes femmes, à cet instant, passent la main sur leur nuque tondue et affichent un sourire de contentement qui me ravi. Eh bien Julie est le 1% restant. Sa préoccupation à elle se trouve dans la mèche qui balaie son front... et rien d'autre. Non, si, elle est contente, très contente même, du reste, mais son truc c'est la masse de cheveux au dessus et sur son front... C'est comme ça!

Admirable Julie, pleine d'audace et de détermination, capable de s'aventurer dans une ville inconnue, confier sa tête à une personne toute aussi inconnue ( mais recommandée ) et qui avoue devant une boisson chaude manquer de confiance en elle... Admirable je vous dis!

L'après midi de Julie

Merci pour ce moment... 

Ksalon, 6 rue du Petit St Jean, Montpellier

Photo: Myself

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Ne rien manquer

17 Janvier 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs, #Tendresses

Ne rien manquer

C'est un peu comme le reflet infini du miroir dans le miroir, lorsque le photographe fait une photo de photographe qui elle même photographie...

Mais il y a parfois dans le cliché autre chose qu'un simple jeu de miroir, un simple jeu espiègle et malicieux. Si l'on regarde bien il y a aussi de l'amour, ou de l'affection, enfin un sentiment révélé, une envie discrète de dire les choses, l'admiration, le désir peut être?

Ou juste un plaisir d'esthète, une envie de saisir les courbes et les plis, le revers d'une manche, l'ornement d'une oreille, la nudité d'une nuque... trouver admirable le mouvement d'une chevelure, aussi courte soit-elle, aimer l'émergence d'un cou, fin et robuste, d'un col échancré.

Et puis sourire, rassuré d'avoir saisi cet instant, cette image qui toujours fera renaître, en la regardant, le même sentiment, d'affection, d'amour ou le plaisir simple de l'esthète.

Photo: Elise Bucamp

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Un Quartier Libre de mère en fille

16 Janvier 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Quartier Libre

Un Quartier Libre de mère en fille

Il y a deux ans de cela, à la suite d'une rupture amoureuse, Séléna décide de se couper les cheveux. Une réaction classique et bien connue, changer de tête pour tourner la page, jusque là rien de très original...

Si Séléna avait les cheveux longs, c'est simplement parce qu'elle n'avait jamais songé à les couper. Aucun a priori, aucune volonté de "préserver" un quelconque atout de féminité, non. Sa féminité est naturelle, innée. Elle tient ça certainement de sa mère Patricia et aussi loin qu'elle se souvienne, Séléna ne l'a jamais connu autrement qu'avec les cheveux courts...

Un Quartier Libre de mère en fille

Cependant, autre effet bien connu, après cette première coupe au carré, Séléna ne tarde pas à sentir le besoin de les couper plus courts, jusqu'à rejoindre l'image de Patricia, qui elle les porte très courts. On pourrait imaginer qu'il ne s'agit que de simple mimétisme...

De cette "transformation" la jeune femme dira qu'elle représente une sorte de rituel de passage, une étape dans sa vie de femme, entre l'adolescence et l'âge adulte. Les circonstances, le déclencheur sont bien moins importants que la volonté d'aller à la rencontre d'elle même, de se découvrir "vraie"!

Et celle qui n'était qu'une très belle jeune fille, brillante, élégante et ... un peu banale, devient une femme brillante, élégante, authentique et remarquable. Mais ce que sans doute elle n'imaginait pas en accompagnant Patricia chez ses amies coiffeuses, en exprimant son côté "aventurière" elle mettait sans doute ses pas dans les pas de sa mère.

Un Quartier Libre de mère en filleUn Quartier Libre de mère en fille

Parce que sa mère est une aventurière à sa façon et il faut l'être quand la Vie vous bouscule. Dans les années 80 lorsqu'elle entre à l'Ecole de Police, c'est presque un sacerdoce pour elle. Pour l'occasion elle a coupé ses cheveux, ce qui ne ravit pas tout son entourage, mais qu'importe, elle a décidé de prendre les commandes de sa vie.

Cette envie d'aventure on le retrouve chez Séléna, qui rêve de parcourir le monde, pour qui les études, l'avenir, sont indissociables de la cuisine, sa passion.

Mais alors que Patricia n'a guère changé le style de la coupe qu'elle a adopté depuis longtemps, Séléna, elle, explore encore différentes longueurs avec la complicité des coiffeuses dont elle expérimente le talent.

Un Quartier Libre de mère en filleUn Quartier Libre de mère en fille
Un Quartier Libre de mère en filleUn Quartier Libre de mère en fille

Sûre de sa féminité, aujourd'hui, la tondeuse qui rase sa nuque ne lui fait pas peur, au contraire, elle avoue adorer la sensation.

" Les femmes aux cheveux courts attirent certains hommes qui sont en général, plus "open", plus intelligents. C'est un bon filtre pour s'épargner bon nombre de "relous""

Un Quartier Libre de mère en fille
Un Quartier Libre de mère en fille

La mère et la fille, élégantes femmes aux cheveux courts, complices depuis toujours, se retrouvent finalement aussi dans leur image, déterminées et volontaires et c'est bien plus qu'une simple histoire de coupe de cheveux...

Je voudrais les remercier, l'une et l'autre d'avoir accepté de se raconter et d'être des fidèles de ce blog

Photos: Séléna S. et Patricia I.

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Louve Alpha

15 Janvier 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Tendresses, #gayfriendly

Louve Alpha

J'en connais des "Lisbeth Salander", au cuir de combat, le visage piercé, la gorge encrée qui sourient parfois presque aussi bien qu'un American Staff et semblent prêtes à mordre la carotide du premier qui s'aventure à leur parler...

Elles ont la carapace que la vie leur a taillé mais souvent on se trompe si on ne regarde pas plus près...

Elles sont sans artifices, quelques fois jusqu'à la provocation, féministes par nature, mais à la façon dont chacun devrait l'être, glissant sur les genres, tantôt elle, tantôt lui dans l'apparence, mais revendiquant leur féminité différente.

Les cheveux courts, mais à la manière de personne, juste pour le plaisir et le corps dessiné comme autant d'oeuvres d'art...

Elles sont comme ces louves, chef de meute entrainant avec elles d'autres louves qui se reconnaissent... Mais seuls ceux qui font allégeance pourront voir d'assez près, que sous l'armure il y a plus de tendresse que n'importe où ailleurs.

Photo: Dwam

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Frida est vénère

14 Janvier 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Ma Psy et Moi

Frida est vénère

C'était une vraiment belle journée pour un mois de janvier. Je venais juste de faire une demi heure de queue pour acheter mon hebdo et comme j'étais dans le quartier, ma bonne humeur m'entraina jusqu'au cabinet de ma psy de la Forêt Noire.

A peine entré, d'un oeil méfiant je cherchais Ipomée la secrétaire lusitanienne, habituellement si prompt à faire barrage de son corps s'il le faut pour préserver le secret médical du cabinet de consultation. Mais là... personne. Juste des éclats de voix, puissants et gutturaux qui ne pouvaient émaner que de ma chère thérapeute.

N'entendant rien à la langue germaine, je comprenais malgré tout au nombre de Scheiße que la blonde teutone était énervée.

Moi " - Ben mon poussin de Silésie, qu'est ce qui t'arrive?

Ma Psy - Ach! Tu tompes pien! Je zuis trop dékoutée... Mais za va aller, inztalle toi que je te rakonte... Fikures toi que j'ai foulu oufrir un blog pour raconter notre histoire, toi, l'italienne, moi, les cheveux courts tout za...

Moi - Nooon? Et tu ne m'as rien dit. Mais c'est génial!

Ma Psy - Mouais.. Zauf que depuis je zuis harcelée par un tas de types bizarres qui se foutent pas mal de mes histoires et qui veulent juste que je me rase la tête...

Moi - Aaaah... les coupeurs de nattes! Ben ça devrait pas t'étonner, après tout c'est toi la psy non? Ce genre de pathologie c'est ton domaine.

Ma Psy - Ja mais j'imaginais plutôt m'adresser à des gens comme toi liebe...

Moi - Ah non mais moi je suis " un amoureux des femmes ( aux cheveux courts ) alors que ces types là sont " des psychopathes des cheveux courts " et peu importe ce qu'il y a dessous, femmes, enfants, hommes, ce ne sont que des "supports". La plupart d'ailleurs n'ont aucun respect pour les femmes ou les considèrent comme des "femelles" juste bonnes à ramener des canettes du frigo pendant qu'ils regardent le foot à la télé... Je sais, j'en ai croisé des types comme ça. Ils seraient capables d'obliger leur femme ( s'il parviennent à en épouser une ) à se couper les cheveux selon leur goût, tout comme un barbu imposerait le niqab. Affreux!

Ma Psy - Scheiße! Je préfère enkore te soigner toi...

Photo: Nikki by T.

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Une histoire américaine

13 Janvier 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Divers & variés, #Quartier Libre, #gayfriendly

Une histoire américaine

Une histoire qui pourrait bien être d'ici, ou d'ailleurs...

Lorsque j'ai rencontré "virtuellement" Kylei, j'ai d'abord été frappé par la ressemblance que je lui trouvais avec mon amie Sab. Elle était à mes yeux une sorte d'icône américaine, blond californien, machoire carrée, allure saine et sportive, je pouvais l'imaginer cheerleader de son collège durant son adolescence, populaire et courtisée.

Une histoire américaine

Parcourant les photos de son album, cette idée se confortait. J'avais cette impression revigorante que la jeune femme avait découvert sa vraie nature en coupant ses cheveux et s'épanouissait ainsi, enfin fidèle à elle même.

Pourtant, la discussion avec Kylei allait m'apprendre une réalité un peu différente...

Depuis toujours la jolie blonde aux cheveux longs est un vrai tomboy, au plus profond d'elle même. Pourtant, elle joue le jeu auquel on l'invite, fréquente les garçons, puis s'installe avec l'un d'eux. Le couple voit la naissance d'un petit garçon et la vie de Kylei semble toute tracée...

Mais la nature est toujours la plus forte et bientôt cette vie d'artifice devient insupportable. C'est un homme qui mûri dans le corps de la jolie blonde, le garçon qu'elle a toujours été.

Une histoire américaine

L'affrontement est sévère lorsqu'elle révèle à son entourage son homosexualité. Rejetée, menacée, privée de son enfant, Kylei va sombrer dans une vie de paria et devoir se battre. Elle peut compter pour cela sur le soutien de ses amies, mais aussi du pasteur de sa paroisse qui contre toute attente, l'aide et lui apporte un soutien moral... L'Amérique et ses paradoxes.

Une histoire américaine

A la manière d'un conte, le soleil revient dans la vie de Kylei. Elle a depuis longtemps coupé ses cheveux et jeté ses robes. Elle retrouve un job dans les espaces verts, à Virginia Beach, un appartement avec vue sur un lac au bord de l'océan, l'amour auprès de Cierra qui bientôt l'épouse et bien sûr son fils de huit ans qui vit aujourd'hui avec ses deux mamans.

Dorénavant Kylei assume ce rôle masculin. Elle a bien sûr envisagé d'aller plus loin dans la transformation chirurgicale, mais elle pense avant tout à son fils qui lui ne voit en elle que sa maman. Alors elle conjugue. D'ailleurs sa coiffeuse persiste à lui faire payer sa coupe au tarif femme... jusqu'au jour où Kylei ira pour ça dans un barbershop!

Une histoire américaineUne histoire américaine
Une histoire américaineUne histoire américaine

Merci Kylei Cook pour ta confiance... Et pour être une femme aux cheveux courts, déterminée et authentique.

Son Facebook

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Code "Barber"

12 Janvier 2015 , Rédigé par jeaneg Publié dans #Humeurs

Code "Barber"

On dit que les cordonniers sont souvent mal chaussés, mais je crois qu'il en va de moins moins de même pour les coiffeurs.

Ce qui me fascine, c'est de voir de plus en plus de femmes tenir ce rôle et surtout de les voir pour certaines s'approprier les "codes" que je croyais définitivement masculins.

Moi qui suis toujours un peu plus que les autres attentif à ce genre de choses, il ne m'a pas échappé qu'une tendance nous revient des pays anglo-saxons et que certaines boutiques de "barbiers" refleurissent dans nos quartiers. Mais je dis barbiers.. pas simplement des boutiques de coiffeur masculin, non! Des salons "typés", stylés, à l'ambiance "vintage" et aux coiffeurs hipstero-beatniko-rockers, tatoués jusqu'aux oreilles pour les plus authentiques, tour d'oreilles et nuque "à blanc"et barbe soignée. Dans ces salons, la coupe de cheveux est un art. On y fait du travail d'orfèvre, on travaille le "skin fade" comme une pièce de joaillerie, à la tondeuse et au rasoir.

Du coup, mon préjugé négatif sur la capacité des femmes à savoir parfaitement couper les cheveux très courts tombe à l'eau. Mais c'est peut être parce que j'avais en tête cette image de la coiffeuse manucurée, reine du brushing, bavarde et futile qui papote sans arrêt en jonglant avec ses bigoudis. Et si parmi elles, certaines rêvaient secrétement de coupes à la tondeuse ou de dégradés parfaitement fondus, cela ne pouvait être que du domaine du fantasme.

Mais ça.... c'était avant!

Pour pénétrer ce monde un peu fermé, ces temples du hipster, il fallait un poil de masculinité dans l'allure avec toute la sensibilité féminine à l'intérieur, des femmes au caractère trempé, qui savent que ce n'est pas avec des artifices éculés de féminité de peep show qu'on fait sa place ici, mais avec la passion d'une artiste qui taille le cheveu comme on taille une gemme. Et parce que c'est une passion, souvent les codes sont les mêmes, tous genres confondus, dans le vêtement, les tatouages et même les coupes de cheveux.

Et moi... ça m'va!

Photo: Jenny Johansen

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