Publié le 30 Octobre 2013

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Un premier coup de crayon, puis un autre, le profil qui apparaît pourrait être le sien, au moins dans l'allure, le style, la posture... Les traits se suivent, se croisent, se noircissent ou s'estompent.... Il y a une part d'elle dans cette femme qui se dévoile. Une part de désir ou d'envie. Le dessin de ce cou, long et nu. A grands coups elle stylise la chevelure, de longues mèches qui tombent sur l'oeil, un mouvement sophistiqué, travaillé... et créé ce contraste tant aimé avec la nuque que quelques pointillés montrent rasée.

Presque inconsciemment, pendant que sa main continue de dessiner, celle qui soutenait sa tête glisse imperceptiblement et vient caresser doucement sa nuque.  Comme si soudain les sensations éprouvées se traduisaient sur la feuille de papier, la gomme vient effacer quelques traits trop longs, transforme les cheveux courts en cheveux tondus, accentue le dessin du crâne opposé à la chevelure.

Et l'envie lui vient de réaliser ce fantasme graphique, d'accomplir ce que son crayon lui montre, la soumettant à la tentation de ressembler à cette femme sortie de son imaginaire. Elle sait le faire, elle a besoin de ce trouble étrange, de cette excitation...

Demain sans doute elle sera nouvelle dans le regard des autres, apaisée. 

 

Dessin: Delf G.


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Publié le 29 Octobre 2013

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C'est amusant, presque touchant de voir comme ce geste qui pourrait être anodin, est devenue une routine. Chaque matin et même plusieurs fois dans la journée, elle passe ainsi la main sur sa nuque depuis que ses cheveux y sont coupés ras. C'est un mélange de sensations mais en même temps une façon de vérifier jusqu'à quel point il est encore raisonnable d'attendre avant d'aller à nouveau chez le coiffeur. Comme une jauge elle plonge ses doigts à travers les mèches plus longues, caresse la zone plus courte, là où les cheveux sont tondus, cherche à évaluer si cela convient encore, si le plaisir est le même si le touché est différent... Bien sûr ce n'est pas raisonnable, plusieurs fois par jour, mais le geste est devenu habituel, comme l'impatient tapote avec ses doigts le bord de la table ou le penseur se frotte le front... Elle fait glisser ses doigts, effleurant à peine et cette douceur étrange la rassure, l'excite ou l'agace... et la réjouit. 

A vrai dire c'est arrivé comme ça, sans intention, une sorte de bonus accompagnant la satisfaction et le sentiment de liberté éprouvé en sortant de chez le coiffeur. Le plaisir de s'approprier cette nuque nouvelle et d'y découvrir ce délicat picotement était une surprise, une petite douceur supplémentaire.

 

 

Photo: Pascal Pierrou

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Publié le 28 Octobre 2013

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Dans notre équipage, Frida est la caution scientifique. Indéniablement notre docteure en médecine mentale peut nous en remontrer à Laora et moi. D'ailleurs elle ne se prive pas de le faire parfois, lorsqu'elle est un peu énervée par les minauderies de l'italienne qui tourne autour du pot... et que c'est moi qui joue le rôle du pot.

Un soir à la veillée, notre doktorin se prenant subitement pour un animateur de jeu télé un peu connu nous lança un nouveau défi...

Ma Psy "- Esske quelq'un sait ce ksé "Kaétofopie"?

Laora - ....?

Moi - ...?

Ma Psy - Ein indice... C'est la komplice des coiffeurs."

Inutile de dire qu'à ce stade l'italienne et moi étions dans l'obscurité la plus totale. J'avais compris malgré l'accent gutural de la bavaroise qu'il s'agissait d'une maladie, une phobie précisémment, mais "Kaéto" ne m'inspirait pas du tout. 

C'est Laora, qui avait fait latin-grec dans sa scolarité qui décrocha le pompon.

Laora - Ma cé céloui qu'il aime pas les chéveux longs, no?

Ma Psy - Bravo chérie, wunderbach! J'ai ein patiente qui connait ce drouble... ce qui par bonheur l'obliche à se faire couper les cheveux toujours drès courts..."

Alors que Frida continuait son explication, le regard pétillant à l'idée de récompenser Laora, certainement "en nature", je m'étais plongé dans l'encyclopédie Quillet en douze volumes et débarquais triomphant.

Moi - Aaaah tu voulais dire Chaetophobie! Je comprend mieux, oui bien sûr c'est évident, il s'agit de la phobie des cheveux en général, qui peut aussi se traduire par une phobie plus particulière des cheveux longs, sur soi même voir sur les autres..."

Je pensais faire mon effet et m'attendais à une révolte de la thérapeute et de l'érudite, criant à la mauvaise foi et à la tricherie... mais les deux égéries étaient déjà lancées dans un roulage de pelle d'échauffement qui mettait la robustesse du canapé à rude épreuve. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, j'abandonnais donc la lecture enrichissante de monsieur Quillet pour me rincer l'oeil...

 

 

Photo: Kalin Ruichev

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Publié le 27 Octobre 2013

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Je suis un peu fasciné par la facilité avec laquelle le monde de la Mode s'amuse à mélanger les genres et à brouiller les pistes. Jusqu'à présent, cela profitait essentiellement à des modèles transgenres qui usaient de leur physionomie ambigue pour transgresser les codes. Ainsi Andrej Pejic défile pour les collections prêt à porter femme de Jean Paul Gaultier, Casey Legler fait la même chose pour les collections homme de Tom Ford. 

 

elliot-sailors-female-male-model-612x400Elliott Sailors

 

La nouveauté c'est Elliott Sailors.

Mannequin durant une dizaine d'années, elle a rapidement pris conscience que sa carrière comme modèle féminin ne pourrait pas aller bien au delà de la trentaine. Dans cette réflexion, elle fait le constat que les hommes, pour leur part, ne sont pas touchés par une telle limite ou qu'en tout cas ils peuvent continuer à travailler dans le modelling jusqu'à un âge plus avancé.

Qu'à cela ne tienne, Elliott va devenir un mannequin homme. Sans changer de sexe, sans divorcé de son mari, juste en prenant l'allure d'un garçon. Parce que dans la Mode, les "jolis garçons" ça plait toujours, tout comme l'ambiguité. L'androgyne est tendance. 

Jusqu'à lors ses traits un peu masculins étaient contrebalancés par le maquillage et une belle chevelure blonde. Elle le sait et sait ce qu'il faut faire pour devenir un "joli garçon". Direction FSC Barber...

Le potentiel était là, il fallait l'exploiter... Mais quel courage tout de même!

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Publié le 26 Octobre 2013

Audrey-Chenu.jpg

"... Et par le pouvoir d'un mot

Je recommence ma vie

Je suis né pour te connaître

Pour te nommer

Liberté."

 

Les destins tragiques m'ont toujours pénétrés jusqu'au coeur et j'aime parler des héroïnes. Leurs histoires sont d'amour, d'aventure, de haine, de mort ou de renaissance. Et parfois tout cela en même temps.

Certaines par leur audace écrivent l'Histoire, d'autres parviennent simplement à survivre, surmontant malheurs et obstacles. Toutes ont cette veine qui fait les personnages de roman comme Hugo les imaginait...

Mes héroïnes ne sont pas des saintes, mais elles ont ce point commun d'être des femmes authentiques en quête d'absolu, de vérité, de respect et d'égalité, capables de se battre pour cela.

Des héroïnes aujourd'hui il y en a toujours, pas besoin pour ça d'avoir un destin extraordinaire, je le sais, je le vois, j'en connais. Mais il arrive parfois, dans un ciel étoilé, qu'on voit passer un astre plus brillant, plus fulgurant que les autres, filer à travers notre espace et montrer un chemin...

C'est toujours fascinant d'être le spectateur d'une vie qui s'accomplit en quelques années alors que la plupart d'entre nous traversent la leur sans vraiment y parvenir.

J'ai passé mon après midi avec cette femme aux cheveux courts qui me racontait son histoire. Elle n'était pas devant moi, mais j'entendais sa voix un peu grave, son ton un peu gouailleur. Son récit s'est fait d'une traite, sans me laisser souffler et si l'émotion m'a envahi c'est parce que je savais que cette héroïne là pénétrait vivante dans mon Panthéon.

 

 

Extrait: Liberté - Poésies et Vérités - Paul Eluard

Photo: Audrey Chenu

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Publié le 24 Octobre 2013

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Ce serait plutôt comme le trac, une sorte de peur stimulante, une envie un peu effrayante mais qui finalement excite comme pourrait le faire une attraction chez Disney... C'est souvent une alternative que les femmes aux cheveux courts ont - presque - toutes envisagée et il faut bien dire que dans la balance les atouts ne sont tout de même pas négligeables. 

Evidemment il peut y avoir le prix. La récurrence du passage chez le coiffeur quand on a les cheveux courts fait bien sur considérer cet aspect, sachant qu'une coupe coûte entre 15 et 20 € soit dans la plupart des cas moitié moins cher.

En dehors du point de vue économique, il faut voir le côté professionnel de la chose. Forcément, un coiffeur pour homme est un expert en matière de coupe de cheveux. Mieux que personne il sait tailler, ciseler, tondre, raser toutes sortes de styles qui jusqu'à peu encore étaient "masculins".

Il y a aussi un côté pratique. Sachant que tout est dévolu à la coupe, les choses vont plus vite. On shampooinne, on coupe, on sèche et roulez jeunesse. En 20 minutes l'affaire est faite... si on est pressé.

Les avantages ne manquent pas... Pourtant ce n'est pas aussi simple. Parce qu'en touchant à nos cheveux ont touche à notre intimité, une histoire très personnelle pour laquelle il faut de la confiance et de la compréhension. Et franchir la porte d'un salon de coiffure "pour hommes", quand on est pas de cette catégorie là, ce n'est pas si évident. C'est un peu comme pénétrer un monde nouveau, se lancer dans une exploration d'une nouvelle tribu. Ici pas de chichis, on imagine quelque chose de pratique, un peu brutal, rapide et sans délicatesse. 

En fait c'est comme pour tout. C'est toujours le premier pas qui compte. Après, on s'aperçoit que c'était un peu ridicule d'imaginer tout cela. Au contraire même cela peut être chaleureux, amical, parce que l'essentiel c'est aussi de se sentir connue, reconnue et il y a parfois plus de froideur et d'anonymat chez Franck Provost que chez le petit coiffeur du quartier...

Une fois encore, oser et découvrir par soi même permet de mettre à terre bien des préjugés.

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Publié le 22 Octobre 2013

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Je ne sais pas ce que serait aujourd'hui une femme qui endosserait une telle qualification. Parce que ce n'est pas rien tout de même, enfin si l'on se réfère à l'Histoire bien sûr.

Nous ne sommes plus au début du XXème siècle et les mentalités ont changées. La garçonne des années 20 était un peu comme une extraterrestre dans la société de l'époque, pensez donc, une femme indépendante, rien que ça aurait suffit à lui faire risquer la prison. Je crois que je ne parviens même pas à imaginer l'audace qu'il aura fallu pour braver les régles de ce temps là. Porter un pantalon, se couper les cheveux... Alors qu'aujourd'hui.

Est ce que c'est plus simple pourtant? Je crois que l'homme, le mâle, n'est pas réellement parvenu à digérer cette guerre de cent ans. C'est sans doute ça qui le fait encore saisir bassement chaque occasion de glousser et de moquer.

Une garçonne aujourd'hui serait sans doute davantage sur la troisième voie, celle de l'androgyne. Indépendante toujours, plus que jamais, c'est l'ambiguité qui pourrait la rendre encore sulfureuse. Plus qu'une simple coupe de cheveux elle veut une coupe masculine ou se rase la tête. Son corps est une oeuvre d'art, dazibao vivant, elle porte des tatouages qui auraient fait rêver quelques marins du Corps Expéditionnaire. La moto est son nouveau destrier à moins que le vélo ne lui suffise...

Elle dérange, elle attire, elle fascine, elle agace, elle est belle de l'intérieur et c'est parce que cela ne l'intéresse pas qu'elle ne domine pas encore le monde.

 

 

Modèle: Raquel Nave

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Publié le 21 Octobre 2013

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Il y a avec la page Facebook du blog, une sorte de développement de l'intérêt suscité par le blog que je considère un peu comme un dommage colatéral. C'est à la fois difficile de s'en plaindre parce que cela fait croître le chiffre de celles et ceux qui ont classé la page dans leurs "mentions j'aime", mais en même temps cela me chagrine d'être confronté à cette réalité...

C'est ma faute aussi! L'abondance de sujets et surtout de photos qui les accompagnent, concernant les têtes nues, les boules à zéro et les cheveux rasés, de ces derniers temps, produit une recrudescence de nouveaux "amis" fétichistes au delà de ma simple dilection. 

Mais en fait je ne parviens pas à dire pourquoi cela m'embarrasse. Il y a évidemment les titres "évocateurs" du style "Head shave", "Pelo rapado" ou encore " Ato tondeur" qui finalement peuvent préter à sourire tellement on sent le besoin d'expression de l'objet fétiche. Pas très glorieux... Pourtant je ne peux pas me renier, moi aussi je pourrais être de ceux là.. Je pourrais.. Mais je ne le suis pas! D'ailleurs en général "les coupeurs de nattes" ne restent pas très longtemps parmi les amis de la page FB du blog. Sans doute déçus rapidement par la teneur des propos, bien trop éloignés de leur soif de cheveux coupés, tondus rasés dans un esprit de domination et une atmosphère sado-maso.

Non, définitivement non, je ne me sens pas de ce clan là. Je ne jette pas la pierre et d'ailleurs je me dis au fur et à mesure que j'écris cet article, qu'il est peut être inutile de relever le sujet. Non de toute façon je n'y peux rien. Sinon peut être donner la force à celles et ceux qui ont du mal à s'assumer, à avouer que, oui, les cheveux courts c'est un sujet qui les fascine, parce que cela n'est pas qu'une question d'esthétique, c'est un domaine qui touche l'intime, la personnalité, l'intégrité, la mentalité et qu'en même temps, le spectacle d'une tondeuse qui glisse à travers les cheveux courts en moissonnant une part de soi même ou d'une personne cela peut être fascinant.

Moui... Pas de quoi fouetter un chat en somme

 

Photo: Adam Ciaccia

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Publié le 20 Octobre 2013

marta.jpgIl y a quelques jours, en découvrant le blog de Marta, j'ai eu envie de faire un article. Et comme je le fais souvent, j'ai écrit un petit mot à l'intéressée pour en savoir plus..

Ainsi, très gentiment Marta Purriños a pris le temps de me répondre, en anglais, même si cela n'est pas sa langue.

Question:

As i said, i write a blog, in french, dedicated to women with short hair. Not only about haircut, but i want to talk about these women who are with a strong mind, who dare to be without mask or artifice.

So, you are a nice exemple with your buzzcut and i would like to interrogated you about the beginning, how you decided to cut your hair and why?
How your relatives reacted this day and after?

At last, do you think to cut your hair like that to a long time ( i have to say that you are absolutely gorgeous and this haircut seems to be really your brand )

 

Réponse: 

 The first, thanks so much for your amazing words, People like you make me feel so great, you give me strength to carry on day to day.

I have been always a radical girl, I like feel the adreline inside my veins, and my hair couldn’t to be different.

I cut my hair when I was young (yes, more than now :)) and these time of my life I had many problems, honestly think in this life all the things around you aren’t good for yourself, you know? I chose put my hair because it gives me force and security.

For me, my no hair represents who I am, It makes me feel alive, feminine and sexy, I like feel me different, it isn’t something aesthetic, is part of me.

You said me that some pictures I saw it of myself  it wasn’t perfect the cut of my hair, and yes, I have to say you that I cut myself my hair, it’s no easy, but it is more confortable, I often cut my hair five time on the week.

For the last, like you said, my crewcut is my brand, I don’t think in leaving grow up my hair, it’s a stupid crazy J

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L'anglais est un peu approximatif, les réponses ne sont pas tellement en accord avec les questions, mais qu'importe, c'est toujours sympa d'échanger...

Addict Be Iconic

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 19 Octobre 2013

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Cette fille des beaux quartiers... bon sang, il ne parvenait plus à se l'ôter de l'esprit. Comme si tout l'obsèdait, son allure, ses vêtements, sa classe naturelle, son maquillage... Tout, vraiment tout transpirait le luxe et l'aisance. Et son parfum...

En fait non... C'est sa coupe de cheveux qui l'étonnait le plus. Il avait tellement l'habitude de voir les femmes de ce genre avec des coiffures sophistiquées, les cheveux longs, gonflés, arrangés... elle non. Son cou était long et les cheveux presque tondus... Rien de masculin pourtant, au contraire. C'était comme une exacerbation de sa féminité. Encore plus femme que toutes celles qu'il pouvait croiser place de la Muette, toute celles qui avaient besoin d'artifices pour paraître.

Elle avait ensoleillé sa nuit et pas à cause de ses vêtements chics ou de ses lèvres Chanel. Il rêvait de son sourire de nacre, de sa peau sans défaut, de cette mèche qu'elle glissait doucement sur son front... et cette allure si fière, si naturelle. Sans aucun doute tout devait lui aller, jean et limousine ou tailleur et cabriolet.

Pourtant il restait fasciné par ses cheveux courts parce que cela semblait être la seule vraie part de sa personnalité, la seule image vraie d'elle même et il trouvait tellement d'audace à cette nuque rasée qui la faisait émerger de cette jungle des beaux quartiers, la rendant accessible et humaine. Vraie.

 

 

Photo: Publicité Païa

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