Publié le 2 Juin 2013

Raorie2

Il l'avait emportée avec lui, dans ses songes maudits et chaque nuit la faisait renaître à son esprit...

 

A peine les paupières closes, s'il parvenait à trouver le sommeil, elle le rejoignait et il ne voyait toujours que cette image trop sombre aux contours passés où seul lui semblait net le regard de nacre noire. Un regard sans aménité, transperçant, qui paraissait toujours en colère.

 

Sans doute que cette colère n'était pas dirigée contre lui... sans doute. Sans doute que cette dernière image n'était que le reflet d'un caractère, entier et sans transigeance.

 

Elle était nue comme une déesse antique, une statue d'airain qui aurait déjà cette teinte qui assombrit avec le temps les idoles païennes et son coeur se tordait comme ses tripes se nouaient parce qu'il voulait tendre la main, encore, au moins essayer, pour caresser le bronze et n'y parviendrait pas.

 

Et le temps passait, dans la nuit en tête à tête avec sa déesse sauvage et fière et il lui semblait que sa colère s'apaisait sans qu'elle ne sourit pour autant, il la voyait presque amicale. Au petit jour, épuisé il sombrait dans les limbes et la déesse l'abandonnait aux mortels... jusqu'à la prochaine nuit.

 

Il l'avait emporté avec lui, mais il ne savait pas d'où, ni comment elle était parvenue à son esprit. Elle n'était sans doute qu'un rêve, une illusion ou un désir.

 

Photo: Brandon Fernandez

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 1 Juin 2013

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Aujourd'hui dans ma grande ville du Sud, y avait Gay Pride. C'est pas une nouveauté, ici c'est plutôt bien accueilli et toujours festif. Il faisait beau, chaud et je me suis dit que ça pouvait être sympa parce que finalement... eh bien j'y ai plein de copines. 

Mais moi qui ai l'oeil toujours attentif aux détails, j'ai remarqué en suivant du regard cette foule bariolée et dansante que, comme pour un rendez vous important les jeunes goudous, comme les autres, avaient soigné la coupe de cheveux. Le soleil avait dénudé les épaules et les jolies nuques paraissaient parfois bien tondue, ou pas, les tours d'oreilles bien dégagés et les mèches bien lustrées s'envolaient en tout sens...

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Une belle journée de fierté.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 31 Mai 2013

Dasha

Arrive toujours le moment de la confrontation, avec soi même, avec les autres, lorsqu'il faut assumer son désir et ses envies avec les regards extérieurs...

Il y a des parcours qui révèlent de surprenantes découvertes et décider de se couper les cheveux en est un. Lorsqu'il faut réaliser son envie d'abord. Avant on s'imagine, on tente de se voir et puis l'audace vient et la détermination d'accomplir les choses que l'on décide. La réalité pratique est une première confrontation, là, chez le coiffeur, face à son image, lorsque les ciseaux claquent et que les mèches dégringolent. Plus encore quand le ronronnement de la tondeuse pousse la tête en avant et que l'on sent sur sa peau même l'instrument sculpter notre nouvelle image... Le coeur bat un peu fort parce déjà on craint, moins de ne pas se plaire, au contraire il y aurait là plus d'excitation qu'autre chose, mais plutôt la réaction de celles et ceux qui n'ont pas l'audace, ni le coeur assez vaillant pour accepter autant de bouleversement. Comme si notre image leur appartenait, ils vont se sentir volés, obligés de changer la mise au point de l'objectif qu'ils gardent braqué sur nous, dérangés par cette nouvelle silhouette.

Le plaisir alors se gâche si on ne résiste pas aux mots et aux regards. Le plaisir de se découvrir presque nue, de toucher cette matière que l'on sent différente lorsque la longueur n'y est plus, le plaisir de saisir notre tête, d'y frotter ses mains sans aucune conséquence sur notre coiffure, caresser ce pelage qui nous rend animal et en profiter en se disant que dans quelques dizaines de jours ces plaisirs là seront déjà altérés.

Restent les regards et les mots. Surtout ceux des proches, celles et ceux en qui on devrait avoir confiance. Les autres ne sont que des sots. Avant même d'entamer le parcours de cette découverte on savait qu'il y aurait cette confrontation avec les autres et qu'immanquablement les avis seraient multiples et variés. Est ce que c'est une raison pour s'y plier et finalement risquer de ne pas être soi même? Est ce qu'il faudrait toujours se ranger dans l'image que les autres voudraient avoir de nous?

L'issue victorieuse de la confrontation arrivera forcément parce que le plaisir doit surmonter les sarcasmes ou les regrets. Ce ne sont que des cheveux après tout.

 

Photo: Dasha Astafieva

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 30 Mai 2013

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Bon je ne voudrais pas avoir l'air de la ramener, mais je tiens tout de même à rappeler que j'ai raflé la mise samedi dernier en pronostiquant la Palme d'Or du dernier Festival de Cannes. Mieux encore! Le film ET l'actrice ont reçus la récompense suprême. Dès demain j'ouvre un cabinet de voyant-marabout-extra chic type.

En attendant j'aurais le triomphe modeste et beau joueur je vais même remettre la mise en jeu. Evidemment avec un tel résultat tout le monde maintenant veut en savoir plus sur ce film, "La vie d'Adèle" et les articles ne manquent pas pour raconter que le scénario est très inspiré de la bande dessinée de Julie Maroh  "Le bleu est une couleur chaude". Un bleu que l'on retrouve dans la couleur des cheveux d'Emma ( Léa Seydoux ) justement.

Il faudra de toute façon attendre la sortie en octobre pour tirer des conclusions, mais on peut être certain que ça ne va pas faire des millions d'entrées. Pourtant j'ai le sentiment que ce film est d'ors et déjà culte et qu'il va confiner au classique du genre tellement il peut réconforter les adolescentes, désemparées ou non face à leur sexualité qui les entraîne hors de la meute.

Et qu'on ne vienne pas s'étonner de voir un peu plus de filles aux cheveux bleus et courts. Par les temps qui courent ça vaudra autant qu'un drapeau arc-en-ciel.

 

Photo: Léa Seydoux

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 29 Mai 2013

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J'avais fini par m'habituer à cette image que véhiculait Laora depuis quelques mois, fille androgyne à la chevelure mi longue, mi courte, c'était selon, une belle masse d'une matière soyeuse et lustrée, allure qu'elle accentuait parfois en s'habillant résolument homme ou en interprétant ma garde robe à sa guise. Elle avait fait beaucoup d'effort à la fois pour endurer la repousse de ses cheveux et pour résister aux assauts de Frida qui tentait toujours de la convaincre d'une bonne coupe façon Hitler jungen qu'elle saurait lui prodiguer personnellement.

Raisonnablement je savais donc qu'aucune rechute n'était à l'ordre du jour et que le cabri piémontais ne risquait pas de succomber aux désirs fétichistes de notre waffen ss domestique. Pourtant je tombais presque immanquablement dans le piège lorsque la douce transalpine cherchait à me taquiner...

Laora "- Hey caro cuore! Tou sais quoi?

Moi - Ben non chevreau, mais tu vas me dire j'en suis sûr....

Laora - Si! Et jé crois qué avé bientôt les vacances jé vé mé couper les chéveux. Ma comme toi..." et ce disant elle se lovait comtre moi, tripotant avec nonchalance ses mèches brunes, ébourriffant sa frange ou remontant lentement sa main depuis sa nuque vers le sommet de sa tête. Comprenant qu'une fois encore son stratagème semblait fonctionner, elle poursuivait alors en me sussurant les mots à l'oreille.... " ... Tou viendras avé moi no? Pour bien dire au coiffeur comment il faut qu'il coupe bien corto là et pouis là ...

Moi - .....

Laora - Je mé démande s'il faut que jé lé tonde pas carrément? " Inutile de dire qu'à ce stade, la perfide ne manquait pas de vérifier l'effet produit par son discours, du regard d'abord, puis de façon plus précise, effleurant " par inadvertance " ma braguette. Jugeant satisfaisant le résultat obtenu, la garce se relevait subitement en éclatant de rire et en précisant " No mais jé déconne là.... " s'enfuyant vers la salle de bains où elle devait rester enfermée jusqu'à ce que mon énervement s'atténue

 

 

Modèle: Antonella Bertolla

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 28 Mai 2013

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On a beau dire, je crois que pour plus des 3/4 de mes contemporains, parler des femmes aux cheveux courts demeurera sinon un sujet mystérieux, du moins un sujet d'une futilité incalculable. Évidemment, partant de là on finit par considérer que les seuls thèmes qui méritent qu'on y consacre un peu de notre neurone seraient ... je sais pas moi, les grands problèmes de notre monde comme le Concours de l'Eurovision, le vocabulaire de Franck Ribéry ou le charisme légendaire de l'homme de beurre... Mais je médis...

Pourtant, depuis que je m'y intéresse, je sais bien que le sujet n'est pas anodin. Sans parler de la recherche esthétique qui préoccupe chaque jour les femmes de 10 à 90 ans ( oui avant on s'en fout un peu et après c'est beaucoup plus aléatoire- mais il y a toujours des exceptions ) et ce n'est déjà pas rien, il faut considérer que se couper les cheveux remet en cause bien des choses, qu'on en soit conscient ou pas. Bon déjà il y a cette histoire d'image. Il n'y a qu'à voir les commentaires suscités par un changement de coiffure autour de nous pour se rendre compte que quelques fois notre propre allure ne nous appartient plus. Tout le monde a toujours quelque chose à dire sur notre image. A la fin c'est peut être ça qui contraint, qui empêche certaines de faire ce qui leur plairait vraiment... ?

Mais il y a surtout ce changement intérieur. Oui oui, un vrai bouleversement en fait. Lorsque d'une allure moyenne, pour ne pas dire banale, on passe à un style personnel, une image qui nous reflète, une envie assouvie. Lorsqu'on a résolument dégagé ses oreilles, son visage, lorsqu'on a décidé d'avoir la nuque rasée et que ce nouveau soi même nous révèle, qu'on sourit aux quelques frissons que procurent une caresse sur le cou, qu'on parvient à s'ébourriffer avec bonheur et qu'on se sent capable de conquérir le monde... Oui bien sûr... à part ça c'est plutôt futile comme sujet.

 

 

Photo: Isabel Hickmann par Paulo Vainer

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 27 Mai 2013

Astrid Erinion

C'est amusant ce mot qu'on se partage, les anglo-saxons et nous. Même orthographe, sans doute même origine étymologique... Pour nous ça voudrait plutôt dire secret, qui demande de la discretion ou révélation. Pour eux le sens premier c'est confiance. On s'y retrouve, il faut avoir confiance pour faire des confidences.

Et pour se faire confiance à soi même, comment fait-on? Il faut lutter, jour et nuit, pied à pied contre ces voix un peu sarcarstiques, ces démons malicieux qui s'évertuent à démonter l'édifice qu'on peine à construire, qui sont là, quoi qu'on fasse pour glisser dans notre esprit un doute qui parfois nous fait renoncer. Chercher dans le regard des autres ne suffit plus, entendre les bonnes paroles ne convient plus. Il faut plonger.

Nos confidences nous rapprochent des personnes en qui l'on a confiance mais il n'y a que nous qui puissions gagner notre propre confiance, oser, faire ce qui nous rend heureux sans faire de peine, sans blesser personne, juste être soi même.

 

Photo: Astrid Erinion

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 26 Mai 2013

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"C'est toi maman, la plus belle du monde...."

Oui bon, je pense bien que Luis Mariano n'avait pas une telle image en tête lorsqu'il interprétait la chanson de Fernand Bonifay... N'empêche! Ce sont bien les mots qui importent et cette maman là est certainement pour ce bébé la plus belle du monde. Il doit même apprécier particulièrement le mimétisme et l'attention avec laquelle cette mère admirable l'accueille, elle aussi vêtue sobrement, la tête toute aussi légère que celle de son bébé.

Mais qu'on ne compte pas sur moi pour engraisser les marchands de fleur et les revendeurs d'électroménager. Je veux bien fêter les mamans aujourd'hui, mais comme beaucoup de choses je pense qu'on ferait mieux de les honorer plus quotidiennement et moins "commercialement".

Mais puisqu'on a besoin de ces journées commémoratives dans nos agendas overbookés pour penser au moins une fois à nos mères, moi qui suis débarrassé de cette contrainte, j'envoie mes sentiments les plus affectueux à toutes les mamans "Femmes aux cheveux courts" virtuels ou réels, celles qui sortent du cadre, celles qui ont choisi d'être elle-même avant tout, celles qui partageront le collier de nouille et le cendrier en pâte à sel avec leur compagne, celles qui donnent à leurs enfants une idée différente de la femme éternelle, avec amour et bienveillance...

 

Photo: DJ Nastia

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 25 Mai 2013

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J'ai pas l'habitude de faire des pronostics ou de m'adonner aux jeux de hasard ( oh si peu... ) cependant il y a un faisceau d'indices comme on dit Quai des Orfèvres, qui me laisse penser que l'imminant palmarès du festival de Cannes risque bien de consacrer la jolie Léa, ou sinon le film "La vie d'Adèle" dans lequel elle a un rôle majeur. 

Il y a comme ça des parcours qu'on sent s'amorcer irrésistiblement vers une marche triomphale. Elle a déjà une riche carrière mais je ne l'ai vu que dans "L'adieu à la Reine" et déjà là, en costume et cheveux longs, sa grâce juvénile, son visage solaire au regard un peu mélancolique, son jeu son talent tout m'a séduit.

Et là, cette blondeur et cette coupe tellement accordées à ce discret sourire, comme si elle était détachée de toute l'attention qui lui est portée... Moi je vous le dit, les paris sont ouverts et je mets le tapis sur Léa Seydoux

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 24 Mai 2013

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Cette émotion... il n'avait pas beaucoup d'effort à faire pour se laisser prendre à ce jeu trouble, dans ce contre-jour où il ne pouvait que deviner les ombres, elle l'emportait, tellement, mais tellement loin...

Le noir charnel que le blanc de sa chemise éclairait comme un halo. Elle avait une allure terrible lorsqu'elle piquait dans son dressing, un vêtement, un accessoire. Il suffisait d'un rien. Dans le tissu de coton blanc son corps se faufilait, sa façon à elle de se glisser dans sa peau. Ces courbes, ces lignes sombres, malgré l'ombre aucun détail n'échappait à sa mémoire. Elle était nue et sans vraiment le voir son regard allait de son sexe au buisson parfaitement taillé à ses hanches, au creu de ses reins, son ventre plat, ses seins délicatement déssinés, sa gorge généreuse et son visage... Elle devait sourire. Ses cheveux courts dans la transparence livraient quelques nuances de leur teinte boisée et la longue mèche pendait comme sa tête s'inclinait un peu, contrebalançant l'autre côté qu'il savait presque tondu.

Ses bras paraissaient si fins à travers les manches boutonnées et les épaules du vêtement étaient si mal remplies, qu'elle était comme une enfant, dissimulée en lui. Et il y avait un trouble étrange à la dépouiller de ses propres habits, comme si elle avait cherché à être lui, fusionnant autant qu'elle le pouvait son image à la sienne. Elle ne se travestissait pas, elle était lui et lui se sentait elle. A mesure que la distance réduisait entre eux il découvrait chaque détail et son parfum l'envoutait davantage, jusqu'à ce qu'elle l'enveloppe du voile de coton blanc et colle son corps tiède contre le sien, adorable jumeau.

 

Photo: Valentin Kopalov

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Rédigé par jeaneg

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