Publié le 8 Août 2019

Photo: John Manolakis

Photo: John Manolakis

Ça n'a l'air de rien comme ça et pour un peu on y prêterait à peine attention. Pourtant, depuis un peu moins d'une dizaine d'années, la tendance se confirme, le style s'affirme et aujourd'hui on trouverait presque banal - oui enfin n'exagérons rien tout de même - de croiser dans la rue une jeune femme aux cheveux courts, coupés à la manière de certains hommes, les côtés et la nuque extrêmement dégagés, presque rasés et pourtant inspirant une réelle féminité, par l'allure et le comportement. 

Parce que les femmes aux cheveux courts ont ce pouvoir d'inventer une autre image de la féminité, en assumant des choix qui sont au-delà du cadre ancestral. Et il ne faut pas s'y tromper, c'est un pouvoir immense.

Photo: John Manolakis

Photo: John Manolakis

Cette image nouvelle pourrait être une voie inattendue vers la dé-construction de mentalités exécrables qui laissent croire aux garçons que tout est possible et que tout est permis dans les rapports qu'ils ont avec les femmes, tant que celles-ci correspondent à l'idéal patriarcal... Allez savoir?

Autre conséquence de cette appropriation, ce style ne s'enferme plus dans la communauté homosexuelle, qui avait tendance à l'accaparer, affichant ainsi une forme de militantisme. Le manque de discernement de nos contemporains suffisant à faire l'amalgame entre femmes aux cheveux courts et lesbiennes...

Enfin, bien des témoignages et des expériences le révèlent, la féminité étant intrinsèque et naturelle, elle se trouve exacerbée lorsqu'on efface les artifices et très souvent, plus les cheveux sont courts, plus elle se dévoile. Etonnant non?

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 4 Août 2019

Ria Serebryakova

Ria Serebryakova

La réalité n'était pas tant qu'il préféra les femmes aux cheveux courts, mais plutôt qu'il avait horreur de l'excès de féminité, la fragilité élevée au rang de statut et les atouts féminins à celui d'appâts. Ce jeu de séduction fondé sur l'artifice et l'esbroufe l'écœurait. Et du coup, il sentait dans l'allure d'une femme qui s'affranchirait de tout cela, une forme de complicité, de traitement d'égalité. 

Malgré tout, il avait tout de même tenté l'effort de chercher à savoir, si en dehors du volet "séduction", il y avait un avantage particulier à s'accoutrer comme le font certaines. Le soutien-gorge avait forcément une fonction autre que celle de faire "pigeonner" la poitrine pour qu'elle déborde du décolleté. Certes! Mais les talons hauts? Les jupes et les robes? Les ongles longs, les faux cils... Alors oui, les cheveux longs, il pouvait comprendre que la matière elle même pouvait mériter d'être soignée, embellie et entretenue dans une certaine longueur. Le problème c'est que cela formait un tout et que bien souvent pour rompre avec ce schéma, le moyen le plus spectaculaire était de couper ces cheveux. C'était le préliminaire à l'affranchissement, les reste suivait...

On pouvait bien lui rétorquer qu'il y avait tout de même un aspect "plaisir personnel" et que cela devait être respecté, mais il ne parvenait pas, peut être pour ne l'avoir jamais essayé, à trouver du plaisir à être jambes nues en plein hiver, les chevilles tordues par des talons qui ne pouvaient pas avoir d'autre fonction que surélever la personne et de "galber" son mollet, ou passer un temps précieux à camoufler les imperfections de son visage sous des poudres et des crèmes hors de prix. En fait tout cela venait de tellement loin, de la nuit des temps peut être même. Peut être même que la femme, femelle du mammifère humain, n'était après tout pas fabriquée comme lui? Cela expliquerait beaucoup de choses certainement...

Alors il se contentait de dire qu'il aimait les femmes aux cheveux courts, leur allure, leur détermination, leur envie de se départir de l'image conventionnelle de la femme. Et voilà!

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 30 Juillet 2019

Lois Mcleod

Lois Mcleod

L'autre jour, alors que je discutais avec une amie à la terrasse de notre café favori, je ne me souviens plus du sujet principal de la discussion mais toujours est-il qu'à un moment j'ai voulu la définir, comme une personne, non-binaire, genderfluid, bref en un mot "queer". Hélas Je me suis heurté à une réplique un peu cinglante du genre:

" Ah j'en ai rien à faire moi de toute cette grammaire là! Je ne veux pas entrer là dedans. Pour moi si tu as des couilles tu es un garçon et si tu as une chatte tu es une fille. Point!"  

A voir ma mine défaite je suppose qu'elle a du se dire qu'elle avait été un peu trop radicale, bien que son discours soit frappé au coin du bon sens...

" Oui bon, tu vas dire que je suis un peu réac, mais regarde, les individus sont les premiers à refuser les catégories, à ne pas vouloir être mis dans des cases et à la première occasion il en créer de nouvelles et classe les gens. A la moindre "anomalie" on en invente une nouvelle... Moi je suis physiologiquement une nana, avec des seins, oui bon ça va te marre pas, avec une chatte et c'est pas parce que j'aime bien m'habiller comme s'habillent couramment les mecs ou me couper les cheveux à ras, que je dois m'inventer une catégorie particulière?"

Je tentais malgré tout de plaider en affirmant que tout le monde n'avait pas sa force de caractère et que souvent les gens ont besoin, pour se rassurer, de nommer les choses ou de se reconnaître les uns les autres. Mais là encore la riposte fut teintée d'évidence...

"D'accord! Ils ont besoin de se rassurer, de se reconnaitre... malheureusement ils finissent par devenir sectaires, à s'enfermer dans leur case, à se plaindre des autres ou à dénigrer celleux qui ne sont pas dans leurs rangs. Ne me dis pas que c'est faux, tu le sais très bien!"

Alors bien sûr, cette discussion aurait pu être sans fin. J'aurais pu dire que c'est parce que les autres les dénigrent et souvent violemment, qu'ils se replient sur eux mêmes ou se "méfient" des autres. Pourtant, à la fin, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que bien des choses seraient plus simples si tous les "queer" étaient aussi à l'aise avec leur différence que mon amie...

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 29 Juillet 2019

Filipa Ribeiro

Filipa Ribeiro

Difficile de croire aujourd'hui qu'il n'y a pas un brin de dissidence, une once de provocation, un soupçon de résistance dans l'esprit de chaque femme aux cheveux courts. La pression semble devenue si forte qu'on en aurait presque de la nostalgie en songeant à la relative liberté des années 70 et 80. Mais le patriarcat, un peu déboulonné à cette période, a bien vite retrouvé sa virulence, s'est renforcé du soutien de bonnes âmes qui avaient été elles aussi décontenancées par ce vent d'indépendance, mettant ainsi à jour cette bizarrerie, ce "comportement contre nature" de femmes dénigrant la volonté d'autres femmes qui luttent pour au moins l'égalité. Etrange non?

Alors du coup, on voit volontiers à travers ces coupes "un peu courtes" un signe de rébellion pacifique, une volonté discrète de s'extraire du cadre, une façon d'affirmer "je ne suis pas celle que vous croyez"... A bien y regarder, c'est souvent par la coupe de cheveux que s'exprime cette façon de mettre les points sur les i, histoire de marquer les esprits, à la manière de Sinead O'Connor qui, pour répondre à la demande de sa maison de disque qui la voulait plus "sexy" et plus " girly" s'est pointée le lendemain les cheveux complètement tondus, ce qui en fit une véritable icône d'ailleurs.

Qu'importe, pour moi toutes les femmes aux cheveux courts sont des militantes, qui œuvrent comme le colibri de la fable, en faisant chacune "leur part" pour ne plus être considérées différemment des autres humains. Amen

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 25 Juillet 2019

Des mots sur le cœur

Je n'ai jamais aimé faire partie d'un groupe, quel qu'il soit. Il faut dire que je ne suis jamais définie à travers ma sexualité, mon genre ou encore le fait d'être sportive. J'aime m'entourer de gens différents. De toutes les ethnies, les religions, les croyances... Je me suis toujours dit que si je faisais partie d'un groupe quelconque je rentrerais dans des cases. Je viendrais à me définir par un trait de caractère alors que je suis un tout. Alors, m'engager dans une communauté ne m'a jamais vraiment enchantée.

Puis un soir, dans la confusion, sans conviction je me suis retrouvée dans ce bar, avec cette soirée des femmes aux cheveux courts. Je me suis assise et j'ai observé. Je n'ai participé à aucune conversation, je me suis installée calmement et j'ai regardé tout ce qui m'entourait. Et je me suis rendue compte que j'étais entourée de Femmes Badass! Toutes plus courageuses les unes que les autres, toutes différentes, toutes belles, qui s'assument! J'étais fascinée et je me sentais tellement petite et insignifiante à côté de toutes ces femmes. Elles rigolaient et s'enlaçaient. Et moi, je voulais faire partie de leur Team. Je voulais en être. Etre courageuse et assumée.

Je suis partie de cette soirée en espérant un jour les retrouver.

Quelque jours après cette soirée, quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai retrouvé mon portrait sur la page Facebook de cette Team. Je n'aime pas être prise en photo à mon insu, d'autant plus si on poste la photo sans mon accord. Mais là, là je me suis sentie badass parce que cette Team m'avait remarquée alors que j'avais eu l'impression d'avoir été insignifiante à côté d'elles toutes.

Je ne vais pas vous mentir, le jour où le grand créateur (celui du blog) m'a contactée et m'a proposée d'aller boire un verre, je me suis dit "c'est quoi ce délire bordel?!". Je me suis tout de même déplacée, par acquis de conscience.

Je crois bien que sur toutes ces dernières années, il a été une de mes plus belles rencontres. Je n'étais pas au mieux. Et ils m'ont intégré dans leur Team.

J'ai appris grâce à eux qu'une communauté ne se résumait pas à un trait de caractère et que dans un même groupe il y a un nombre incalculable de personnes plus différentes et fabuleuses les unes que les autres. Le créateur a réussi à me faire voir les choses d'un autre angle et me faire sentir bien. J'ai commencé à me sentir privilégiée. J'ai repris confiance en moi. J'ai réussi à me sentir unique et badass avec toutes ces femmes. Elles m'inspirent. Et les voir s'assumer, s'aimer les unes les autres et elles-mêmes, se soutenir, se sourire... Ça me donne la force et le courage de dire et de faire des choses dont je ne me préoccupais pas avant...

Cette année est une bonne année. Je rencontre des gens qui m'inspirent, qui me font rendre compte que le combat ne se fait pas dans son coin mais ensemble. Qu'il ne se fait pas dans l'ombre mais dans la lumière.

Cette année, j'ai fait la Pride. Pendant, longtemps je ne me suis pas senti concernée puis j'y suis allée. J'ai pleuré. De fierté. D'émotion. J'ai été émue de voir tous ces gens plus différents les uns que les autres. Ces gens qui marchaient ensembles avec fierté.

Maintenant, je suis fière de faire partie de ce groupe.

Alors, je veux remercier ces gens qui sont entrés dans ma vie, qui ont tout chamboulés, qui ont remis beaucoup de choses en question. Grâce à eux, j'ai pu voir que faire parti d'un groupe te permet de te sentir unique et peut te redonner confiance en toi.

Merci de m'apprendre à me remettre en question, d'apprendre de vous et de me redonner la confiance en moi que je perds parfois dans un moment de faiblesse.

 

Texte: Delphine D.

Photos: Laïla Brisset

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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Publié le 24 Juillet 2019

Photo: Jonathan Valerius

Photo: Jonathan Valerius

Il y a quelques jours, un commentaire à la suite d'un article sur la page Facebook du blog, demandait ce qu'il fallait faire pour "être une femme aux cheveux courts". Au début j'ai souri, j'ai même cru à une plaisanterie. La réponse la plus stupide que j'aurais pu faire aurait été : "ben il faut te couper les cheveux chérie, c'est pas plus compliqué que ça!" Mais bien sur, cela aurait été une erreur de m'en tenir au premier degré. La vraie question était: "que dois-je faire pour faire partie de votre bande, pour, peut être, apparaitre sur vos pages..."

Je suis alors allé visiter le compte FB d'Olivia, mon interlocutrice. Les photos que l'on poste de soi sont souvent très révélatrices. Sur Facebook ou sur Instagram, avec un peu d'attention et d'empathie on parvient à tracer un portrait, on découvre des états d'âme et l'on se fait une idée du caractère de la personne qui s'affiche. Olivia semble être une femme de talent, qui s'exprime par la photographie et l'écriture. Une femme courageuse aussi, qui ne se plaint pas et parvient à trouver dans les détours de la vie de quoi s'émerveiller. Une femme bien entourée, de famille et d'ami.e.s et peut être aussi une femme qui lutte ou a lutté pour combattre la maladie. Une ou deux photos, prises par d'autres, montrent un crâne nu... Mais jamais aucune allusion n'est faite dans les commentaires, alors peut être que je me trompe. Enfin ce n'est pas vraiment le sujet...

Le sujet est: Comment être une Femme Aux Cheveux Courts? Et elle mérite d'être posée cette question! Bien sûr il faut avoir les cheveux coupés, d'une manière ou d'une autre, laissés à leur plus simple expression après le passage de la tondeuse, ou élégamment taillés dans toutes les formes possibles au dessus des épaules. Et je pourrais ajouter, volontairement, sans contrainte. C'est peut être sur cela qu'on pourrait m'opposer le cas de la maladie? Mais en fait non, parce que celles que je connais ne s'en laissent pas imposer et si le traitement de la maladie a pour effet secondaire la perte de leurs cheveux, elles décident, avant que cela n'arrive, de tout raser. Certaines même, ayant vaincu le mal, persistent à garder leur tête tondue, comme un bras d'honneur à leurs souffrances passées.

Alors être une Femme Aux Cheveux Courts ce n'est pas seulement avoir les cheveux courts bien sûr, c'est surtout un état d'esprit, la force d'accepter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être, comme disait Marc Aurèle, l'envie, le besoin d'être authentique, sans artifice et sans fard, la fierté d'être soi-même et de ne pas s'en laisser conter.

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 19 Juillet 2019

Clara S. par ©jeaneg

Clara S. par ©jeaneg

Si l'on ne fait pas attention aux détails, nous échappent mille nuances, d'ombres et de lumières, de demi-teintes et de tonalités qui apparaissent parfois dans une coupe de cheveux, lorsque le contraste est exploité à son excès, où l'ultra court côtoie la chevelure lourde et lisse et que les reflets de brillance illuminent la matière...

Il y a pourtant dans la mise en évidence de cette texture si particulière, un art qui semble de la sculpture, un travail d'orfèvre où le maillet et les gouges sont remplacés par le peigne et la tondeuse. Ainsi on peut imaginer ce qu'il faut de passion et de sens artistique pour façonner une coupe de cheveux, courte, dans sa longueur, son épaisseur, sa texture, pour que l'ensemble soit harmonieux, ou audacieux, pour dégrader, minutieusement et obtenir un fondu semblable à l'estompage d'un dessinateur et son fusain. La technique seule ne suffit pas, il faut l'œil et le toucher, le goût, presque l'excitation de créer. Et puis l'exercice achevé, la chevelure s'anime, à chaque mouvement de tête quelque soit le sens, l'ensemble reste harmonieux, précis, seules les ombres et les reflets sont différents... jusqu'à la prochaine coupe.

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Publié le 17 Juillet 2019

Photo: Marina Ishu

Photo: Marina Ishu

C'est sans doute un privilège de nos jours, de pouvoir faire une pause, se mettre sur le bord du chemin et regarder le monde qui s'agite autour de soi, juste un instant. Et si dans cet instant, on prend la peine d'y réfléchir un peu, on doit bien admettre que c'est assez "révolutionnaire" de voir aujourd'hui, le style de certaines femmes aux cheveux courts. Attendez! C'était pas imaginable ça auparavant, ces coupes, tondues à zéro, ces dégradés fondus au millimètre, cette allure presque "virile" endossée par des femmes incontestablement féminines.

Plus spectaculaire que le vêtement, la coupe de cheveux serait en passe d'abolir les genres, d'ouvrir une nouvelle voie. N'allez pas croire qu'il s'agit juste de délire de coiffeurs en mal de création ou de signe ostentatoire d'appartenance à une communauté et si c'est le cas, ce n'est pas que ça. La demande est réelle, le non-genre s'assume de plus en plus. C'est une esthétique nouvelle qui séduit par son côté levée de tabou, transgression des codes. Et puis il y a aussi, indiscutablement des sensations inconnues jusque là, visuelles, tactiles, un sentiment de force, d'invincibilité, nourri par ce style que personne ne s'attendait un jour à voir conjugué au féminin.

Et c'est tant mieux, mine de rien...

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 15 Juillet 2019

Photo: Melody

Photo: Melody

L'humain est ainsi fait qu'il ne supporte pas d'être confronté à des questions qui n'auraient pas de réponse. Il lui faut tout classer, tout ranger dans sa petite tête, que les choses y soient ordonnées pour qu'il soit rassuré. C'est à cause de cela que les inventeurs de génie sont souvent mal compris et qu'ils doivent batailler des années pour faire admettre leur création. Et puis quelques temps plus tard, on trouve ça presque naturel, comme si cela existait depuis toujours...

Avec ça, l'humain parvient presque toujours à tout catégoriser. Même celleux qui se refusent à entrer dans une case, aiment bien y mettre les autres. Il faut inventer des mots, trouver la bonne rubrique. La souplesse de la langue anglaise se prête merveilleusement à cet exercice et l'on se retrouve avec un vocabulaire façon poupées russes, où les mots englobent d'autres mots, qui signifient la même chose mais avec assez de nuance pour créer une sous catégorie et l'on va de queer à genderfluid, voir genderqueer carrément, mais aussi agender, transgender, non-binary gender... etc. En réalité, cela ne facilite la vie de personne et pas forcément non plus celle de l'humain dont le corps biologique féminin ne colle pas du tout avec son esprit, son caractère, son âme, son allure, son type, ses façons, son comportement, son style, ses manières, son attitude, son expression... masculine. Cela ne fait pas pour autant, d'elle un garçon, mais plutôt une inventrice. Une inventrice de génie, qui parvient, sans se forcer, à créer un genre nouveau, un modèle unique, à usage personnel. Et si elle y parvient, si elle est assez forte, elle pourra mépriser les haineux/ses et les simples d'esprit qui n'aiment pas qu'on les embrouille avec des choses qu'ils/elles ne comprennent pas.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 11 Juillet 2019

A deux pas d'ici

On va souvent chercher bien loin ce qui, des fois, se trouve au bout de la rue. Et ce n'est pas Serena qui dira le contraire. Elle qui nous avait emmené jusqu'à Taiwan pour nous faire découvrir un barber de là bas, elle qui voyage souvent et ne manque jamais une occasion de se faire une coupe sur place, qui se partage entre l'Espagne et le bordelais, avait finalement plus d'habitudes chez un barbier de Valencia qu'aux alentours de Bordeaux où elle vit.

Et puis voilà qu'après avoir entendu parlé d'un salon à deux pas de son travail, elle se décide à y faire un tour. Et là, bingo!

C'est un salon " de mecs ", mais elle est bien accueillie, ambiance sympa. Et c'est une coiffeuse qui va lui tailler sans doute un des meilleur "fade" qu'elle ait eu depuis longtemps. Et tout ça pour moins de 15€... What else?

Photos: @deambulateur

Westwood Barber Shop @westwood.bordeaux

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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