Publié le 19 Juin 2017

Photo: Simona Donato

Photo: Simona Donato

Elle a couru, intelligemment, avec ses soeurs pour attraper une proie, qu'elles ont dévoré, partageant avec le reste de la bande, les petits, le mâle... Rassasiée, elle a léché le museau rougi des petits pour que les mouches ne les assaillent pas et puis elle a entrainé toute la bande à l'ombre d'un acacia et là elle ne dort que d'un oeil. La lionne est peut être moins imposante que le "roi", mais sans elle, rien ne se fait.

Ma savane n'a sans doute pas le même violence ni la même cruauté, mais je vois, souvent, des lionnes, seules ou en bande, qui affrontent leur quotidien, chasse, nourrissent et élèvent leurs petits. Elles aussi je les vois, des fois, écrasées de chaleur, profiter d'un répit et laisser le soleil tanner leur corps félin.

Mes lionnes ont l'assurance et l'audace des fauves et chacun compte sur elles sans jamais les flatter... Et au cas où tous ne l'aient pas remarqués, elles ont le poil court.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 16 Juin 2017

Stupide Cupidon

Parmi les assistants, qui s'agitaient en s'efforçant d'être efficaces, elle avait finit par remarquer la jeune femme au débardeur noir, celle qui visiblement secondait le photographe, avec son grand réflecteur à la main. D'abord distraitement, pour occuper son regard, puis de manière plus appuyée, sans vraiment savoir pourquoi, elle cherchait à détailler son corps, évaluer sa silhouette, deviner sa poitrine sous le vêtement de coton noir. Ce noir qui contrastait tant avec la pâleur de sa peau. Il y avait de l'harmonie, le corps fin, presque juvénile, le regard clair, les cheveux châtains, coupés si courts qu'au premier coup d'oeil elle avait failli la confondre avec un garçon. Si elle l'avait été, elle l'aurait trouvé beau... et du coup.... elle la trouvait belle. Pourtant elle n'était jamais séduite par les autres femmes, quelques clins d'oeil complices parfois, un sourire... Sans plus. Tout à coup, elle n'en revenait pas, ne la quittait pas des yeux, se projetait vers elle, l'imaginant tout près, trop près... Elle la désirait!

Imperceptiblement elle secoua la tête, comme pour reprendre ses esprits. Ça ne pouvait pas être possible... Elle frotta sa nuque, elle aussi avait les cheveux courts et ce geste l'emporta à nouveau vers l'assistante. Tout en caressant ses cheveux elle imaginait sa main sur la nuque de la jeune femme, à la rencontre de ses mèches dorées, l'ébouriffant, l'enserrant de sa main et collant ses lèvres sur les siennes. Mon Dieu! Cette chaleur qui montait en elle...

Son allure semblait fragile, pourtant à travers la mèche qui lui masquait l'oeil, il y avait dans son regard une force et une détermination surprenante. Une rassurante confiance et cette assurance donnait du charisme à l'androgyne...

La main posée sur son épaule la fit sursauter. Elle inclina la tête, l'homme l'enlaça et il échangèrent un baiser. Elle balbutia un mot gentil, ils se sourirent et bras dessus, bras dessous s'éloignèrent du plateau... Elle tourna la tête, une fois encore... l'androgyne avait disparue.

Photo: Giulia Bertini

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 15 Juin 2017

"Tout ce que je peux dire, ma chère, c'est que ça allait bien à Demi Moore"

"Tout ce que je peux dire, ma chère, c'est que ça allait bien à Demi Moore"

On s'en doutait un peu et les personnes concernées ne pourront pas le nier, les cheveux longs, c'est beau, c'est sympa, c'est "girly"... mais ça tient chaud! Et à la veille de l'été, par les températures qui nous accablent déjà, c'est difficile de ne pas avoir un peu de compassion pour celles qui malgré tout résistent, avec queues de cheval, barrettes et chouchous, à la tentation d'un rafraîchissement à la tondeuse. 

Cependant, aussi grand soit ce désir, il faut bien admettre que cela est loin d'être à la portée de chacune, même si de nos jours on est presque sûr de trouver une tondeuse électrique dans le placard de chaque salle de bains de France ou de Navarre. D'ailleurs, disons le tout de suite, l'option "do it yourself" est tout de même, d'un point de vue sophistication, la pire à envisager. Quitte à avoir la boule à zéro, autant l'avoir avec classe!

Désolé de mettre un frein aussi brutal à tant d'ambition, mais n'est pas: 

Demi Moore, Natalie Portman, Charlize Theron, Sigourney Weaver,  Sinead O'Connor ou même Kristen Stewart qui veut!

Alors certes, l'expérience est incomparable, humainement enrichissante, sociologiquement édifiante, mais encore faut-il se plaire un minimum dans cette aventure et si c'est pour s'effondrer en larmes dès le dernier coup de tondeuse donné... c'est même pas la peine!

Mais alors, comment faire disent les plus déterminées? C'est vrai que c'est tout de même le genre de truc pour lequel il faut bien se jeter à l'eau et attendre le résultat pour savoir si ça marche ou pas. Evidemment!

Sauf qu'un(e) professionnel(le), quelqu'un comme notre Régine nationale par exemple, peut très bien vous donner quelques points de repères, des critères, qui vont pouvoir vous laisser penser que... ben oui ça va le faire, ou bien .. non, t'oublie!

Cela dit... en toute objectivité et même si on en a vu parfois, il y a peu de personnes à qui cela ne va vraiment, mais alors vraiment pas... Faites vos jeux!

 

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 14 Juin 2017

Photo: ©jeaneg

Photo: ©jeaneg

C'est une femme aux cheveux courts, mais pas vraiment dans le style de celles qui habituellement apparaissent sur ces pages. Pourtant, il ne faut jamais s'arrêter à une apparence. L'occasion était là, il fallait aller à la rencontre de Lauren.

Lauren est américaine, naissance à L.A, vie à L.A, travail à L.A, connait tout le monde à L.A. Si si... Normal, il y a du beau monde qui défile dans son studio de tatouage. " Madison Paige?.. Terra Juana?... Oui ce sont des potes à moi!... Isabela Gasser? Ah ben oui, on était ensemble il y a 3 jours... qu'est-ce qu'on s'est marrées!" Autant vous le dire: Lauren est "soooo famous!"

 

A la rencontre de Lauren

Question tatouage, elle même ne sait plus combien elle en a et il est difficile de trouver un endroit visible de son corps qui ne soit pas encré. C'est presque la moindre des choses pour une tatoueuse. Question coupe de cheveux, une fois le premier coup de ciseaux donné dans sa longue chevelure de jeune fille, là aussi ça était l'escalade. Couleurs et styles se sont succédés durant ces dernières années, comme s'il y avait du temps à rattraper. Elle a gardé le naturel de son enfance de tomboy, c'est juste que son style s'est mis petit à petit en adéquation avec son caractère. 

A la rencontre de Lauren

Pour son premier tour en Europe, Lauren ne s'économise pas: Danemark, Espagne, Suisse, France, Allemagne... En un mois - le temps réglementaire entre deux coupes de cheveux - elle sera partie retrouver ses amies, de place en place, laissant parfois le hasard, comme cette rencontre avec Les Femmes Aux Cheveux Courts, guider ses pas. Simplicité, nonchalance, gentillesse, curiosité, échange... Assurément une belle rencontre.

A la rencontre de Lauren

Vous voulez en savoir davantage  sur Lauren?

Son Instagram

Son site Internet

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés, #Portrait

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Publié le 13 Juin 2017

Hana Ben Abdessalem pour Lancôme

Hana Ben Abdessalem pour Lancôme

Beaucoup, parmi celles qui lisent ce blog, se reconnaissent souvent dans les articles qui parlent d'expériences personnelles. Le récit de Rahma ne fera pas exception. Sauf que là, il s'agit d'une jeune tunisienne et on comprend qu'il y a, en plus, une pression toute particulière en arrière plan... Je vous le livre, tel quel...

Mon histoire avec les cheveux courts remonte à ma toute petite enfance lorsque ma mère m'emmenait avec elle chez son coiffeur pour me faire couper les cheveux très courts.
À l'époque je détestais ça , pour moi les coupes courtes c'était pour les garçons et les dames âgées , moi je rêvais d'avoir de beaux cheveux longs comme toutes mes copines. Mes rendez-vous chez le coiffeur se soldaient donc généralement par des cris et des pleures .Mais ma mère insistait tout de même , certainement pour le côté pratique.


On peut remarquer ici l'influence de la société et des critères de beauté sur la petite fille que j'étais. Je finis donc, vers l'âge de huit ans, par me laisser pousser les cheveux.
j'entrai alors dans ma phase de cheveux longs qui durera près de 11 ans
Les premières années ça me plaisait ,j'entrais dans la case que la société m'avait assignée. Puis vint l'adolescence et avoir les cheveux longs ne suffisait plus pour être dans cette case ; il fallait me lisser les cheveux moi qui les portais bouclés il fallait plus toujours plus.
C'est là que j'ai commencé à m'interroger sur le sens de tout ça. Pourquoi me compliquerais-je la vie pour des futilités pareils.pourquoi la beauté s'arrêterait-elle sur des cultes tels que les cheveux longs ou la peau blanche.


Petit à petit j'ai commencé à m'éloigner de ces idées reçues, j'ai commencé à voir la beauté un peu partout autour de moi, là où la plupart des gens qui m'entouraient ne la voyait pas.
Et il y'a maintenant 2 ou 3ans je suis tombée sur les photos de ma mère les cheveux courts . Dans ces clichés elle avait une vaingtaine d'années  et je fus frappée par la beauté de cette femme brune aux traits si jolis toute jeune toute fraîche qui assumait si fièrement cette coupe que les gens qualifient de masculine mais qui sur le coup , à mes yeux  était ce qu'il y'avait de plus féminin.


C'est là que j'ai commencé à m'intéresser aux coupes courtes et à leur fragilité mélée de révolte et d'insoumission . Il y a chez les femmes aux cheveux courts quelque chose qui m'émeut  qui me procure une sympathie spontanée à leur égard. C'est absurde de dire ça car comme le dit Henry David Thoreau "la valeur d'un homme n'est pas dans sa peau pour que nous le touchions " mais la beauté n'est elle pas subjective ? Ça nous exempte donc de toute explication rationnelle.
Je pris alors la décision ferme de les couper et d'assumer cette beauté qui m'a été  étrangère pendant toute mon enfance tant j'étais aveuglée par l'opinion des autres. Après le Baccalauréat, me suis-je dit, je le fais.


Je fixai mon rendez-vous pour le samedi 30 juillet 2016. Que dire de ce que j'ai ressenti...
C'était un parfait mélange de peur , d'anxiété d'excitation mais surtout de curiosité. 
C'était vraiment ça le plus fort : la curiosité, celle d'expérimenter cette nouvelle vie et de remplacer , L'image de soi par une autre qui nous est totalement inconnue. 
Lorsque je me suis assise devant le mirroir et que le coiffeur à passé ses doigts dans ma chevelure en me demandant ce que je voulais j'ai souris de tout mon coeur, fière de cette audace qui ne m'a pas fait défaut et qui a réussit malgré tout à m'amener jusqu'à ce fauteuil " couper tout s'il vous plaît " ai-je dis  "vous voulez dire une coupe à la garçonne?" " oui c'est cela " rétorquais-je 
Je ne garde pas beaucoup d'images de ce moment tant l'adrénaline me brouilla les sens.  J'ai juste cette image de mèches qui tombent gracilement sur le sol et ce bruit de ciseaux qui se rapproche  de plus en plus de mon cuir chevelu jusqu'à le frôler dans une douce caresse métallique. C'était tout frais, tout  léger ! 
C'était un moment de pure plaisir, de pure féminité.
Lorsque le coiffeur s'arrêta, mon premier geste fut de passer le bout de mes doigts sur ma nuque dénudée. C'était nouveau. C'était magnifique. 

 

Encore maintenant je me surprend à refaire ce geste , parfois même en public, c'est assez bête et gênant. La seule question que je me posais alors c'était : pourquoi pas avant ? Pourquoi tout ce temps perdu ? 
Peut être parce que toute forme de beauté nouvelle et moderne est le fruit d'un travail personnel et que certaines âmes y sont plus sensibles que d'autres.
Parmi les choses bizarres aussi qui m'arrivent souvent c'est lorsque je me trouve avec une bande d'amis ou juste d'inconnus et où j'ai les cheveux encore plus courts que ceux des garçons présents. Ça me fait rigoler surtout lorsqu'ils sont misogynes...

 

Rahma M.
 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre, #Divers & variés

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Publié le 10 Juin 2017

Délice et volupté

Il faut être femme aux cheveux courts pour connaître cette secrète volupté, alors que le quidam à l'oeil blasé ne devine rien et s'étonne même d'entendre que ces cheveux déjà très (trop? ) courts réclament une coupe.

Elle, est impatiente à la promesse de retrouver cette délicate sensation et de s'abandonner aux mains expertes de celle ou celui qui va lui redonner les clés de ces délices secrets.

Délice et voluptéDélice et volupté

Personne ne sait... personne ne dit. Pourtant ces quelques gestes, mesurés, précis, techniques même, comme le battement d'aile du papillon à l'autre bout de la Terre qui va provoquer ici un ouragan, déclenchent une onde d'émotions insoupçonnées. Ce n'est rien d'autre que la cruelle caresse des lames d'aciers aux dents acérées sur la nuque qui dévoile son architecture à mesure que la peau se découvre. 

Délice et voluptéDélice et volupté

Le métal a la tiédeur d'une caresse et la brutalité de la faux qui moissonne et les vibrations emplissent les oreilles de ce ronronnement qui pourrait agacer et qui pourtant excite. Le geste est appliqué, minutieux. Il faut pencher la tête et puisqu'on ne peut voir, fermer les yeux pour ressentir l'étrange plaisir qui depuis la nuque envahit le corps tout entier. Et lorsque la tondeuse a terminé sa partition, la caresse est nouvelle, celle du peigne, plus doux, sur lequel les lames des ciseaux claquent frénétiquement. 

Délice et voluptéDélice et volupté

Au fur et à mesure l'esprit s'échauffe et le coiffeur, peut être malgré lui, devient complice de ce crime de volupté lorsque son soucis de perfection lui fait caresser de la main cette toison désormais rase qui se laisse fouler par sa main et se redresse tout aussitôt, comme la fourrure d'un chat, drue et soyeuse. Et puis, la coupe achevée, vient le moment délicieux, où de sa propre main elle va mesurer avec satisfaction toute la finesse de sa nuque enfin rasée dans un imperceptible soupir de plaisir...

Délice et volupté

Captures extraites de la vidéo d'Adam Ciaccia. A voir ici

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

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Publié le 8 Juin 2017

Bouder son plaisir

En l'honneur de quoi, j'vous d'mande un peu, est-ce qu'il faudrait restreindre ses plaisirs et ses goûts en se pliant à l'opinion générale, sachant en plus que celle-ci a souvent un goût de chiotte dans presque tous les domaines?

Il faut l'admettre, nous sommes cernés. Non, pas par les cons.... enfin si, mais je le dirai pas. Ah je l'ai dit? Bon ben tant pis, c'est fait, c'est fait. Ce que je voulais dire, c'est que nous sommes, en presque tout, limités par des barrières invisibles, fabriquées de toute pièce par "l'opinion", une sorte d'entité mystérieuse et sournoise qui fait croire "aux gens" que ceci est bien et que cela l'est moins, pour des choses qui ne regardent finalement personne d'autre que celui ou celle qui est concernée. Vous suivez là?

Le problème, c'est qu'on ne peut pas lutter contre "l'opinion". Elle est insaisissable, impalpable. Vous la chassez ici, elle ressurgit dix fois plus fort là... Et c'est elle qui fabrique les préjugés et les idées reçues, genre: plus ont a les cheveux longs, plus on est féminine, voyez de quoi j'parle?

Non, la seule chose à faire est de l'ignorer. Si! La mépriser, s'en ficher, la dédaigner... Et finalement n'en faire qu'à sa tête, pour être soi même, avec ses goûts, ses couleurs, ses envies de voyage et de tatouage, sa nuque bien dégagée et sa ( petite ) tête haute.

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 6 Juin 2017

Photo: Marie C.

Photo: Marie C.

C'est une version nouvelle, inédite. Avec Marie, on pourrait revoir ainsi tous nos classiques. C'est une héroïne moderne, originale, à la féminité ré-inventée... Sa fragilité est dissimulée, bien planquée derrière son armure de princesse badass, la clope au bec, la nuque rasée. Pourtant on peut imaginer bien des personnages re-visités... Maria, moins désarmée devant Robert Jordan dans "Pour qui sonne le glas", Marie "Slim" Browning toute aussi insolente avec Harry Morgan dans "Le port de l'angoisse", Patricia, moins naïve avec Michel Poiccard dans "A bout de souffle" Et puis pourquoi ce ne serait pas elle "le voyou"? Après tout... Elle serait Léon et Mathilda serait un petit garçon?

Mais on gamberge, on gamberge... Reste que Marie est une jeune femme, de celles qui ne veulent plus du Prince Charmant condescendant, ni attendre en se tapant la broderie. Plus à l'aise en Sarah Connor qu'en Cendrillon.

Et alors? Oui je sais...On dirait que la seule chose qui dérange ce sont ces cheveux courts. Oh mon Dieu! Bien trop courts!... On dirait quoi encore? Qu'elle veut ressembler à un garçon? Tu parles! Elle est bien plus intelligente que ça.. Ressembler à un garçon... quel manque d'ambition! Non, d'ailleurs elle se plait bien en fille. C'est juste qu'elle la veut différente, moins vulnérable, qu'elle adore avoir les cheveux courts, qu'elle fume et arrive à garder la cigarette aux lèvres, qu'elle préfère les jeans et les Doc's aux robes et aux escarpins... c'est tout.

C'est tout!

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 5 Juin 2017

Je kiffe ma life!

Je l'avoue, j'ai failli me perdre. J'avais oublié la légèreté et l'enthousiasme des débuts, l'insouciance avec laquelle j'avais écrit les premiers articles de ce blog... Alors j'ai ouvert un pot de mousse au chocolat, je me suis rappelé les heures de terrassothérapie, les rencontres, les discussions profondes sur le sens de la vie, l'amour, la mort, les chatons... Et puis comme si la Providence n'attendait que cela pour me récompenser, Beli, ma muse, mon idole, m'a envoyé un selfie avec un petit message pour me rappeler juste l'essentiel:

I love #lesfemmesauxcheveuxcourts

Il y a sans doute plein de raisons différentes pour aimer les femmes aux cheveux courts. Le sujet n'est pas vraiment là. Il faut surtout aimer les gens qui n'ont pas peur d'être eux même! 

N'empêche... Je me rend compte que si Beli et d'autres qui ont croisé un jour mon chemin, n'avaient pas eu le goût pour les cheveux courts et l'enthousiasme de faire connaissance avec un homme qui le revendique, nous ne nous serions à coup sûr jamais rencontrés. 

Pourtant, je me dis de plus en plus souvent, que le temps passe et qu'il va falloir sans doute songer à en finir avec ce blog. Il a été certainement plus loin, plus haut et plus fort que tout ce que je pouvais imaginer et m'a permis de côtoyer, de comprendre des milieux auxquels j'étais étranger. En prônant l'ouverture d'esprit, j'ai également ouvert le mien, encore davantage. J'en ai été récompensé par l'affection reçue en retour. Et ça, c'est d'la balle!

En attendant, je laisse encore vagabonder mes humeurs et mes états d'âme... tant que le vent me porte.

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 4 Juin 2017

Amandine R. par elle même

Amandine R. par elle même

Il n'y a pas si longtemps, peut être 10 ou 15 ans, on aurait pas imaginé une jeune femme, dans la vingtaine ou à peine sortie de l'adolescence, affirmer autant ou revendiquer autant son androgynie au point d'adopter un style de coupe de cheveux tellement dans les codes  masculins. Les cheveux courts étaient déjà signe de transgression, mais finalement admis depuis qu'actrices et mannequins, icônes glamour irréprochables avaient montré la voie. 

Arriva néanmoins le temps où les exemples manquèrent, où ceux trop longtemps exhibés s'usèrent. Le "tomboy" d'aujourd'hui avait pris l'habitude de faire tailler sa mèche chez le coiffeur de papa, juste par soucis d'économie et cette routine masculine fit tomber bien des barrières...

Ce besoin de gommer les genres, le plaisir de l'ambiguïté, mélange de l'être et du paraître, certaines d'entre elles ont trouvé le moyen de l'exalter en osant ces coupes de cheveux aux tempes blanchies et à la nuque rasée, jouant du reste comme d'un panache, naturel ou décoloré, dont le désordre savant contraste brillamment avec la sévérité du tour d'oreille bien tondu.

Ce besoin androgyneCe besoin androgyne

Mais imagine-t-on l'audace et l'assurance qu'il faut lorsqu'on a 17 ou 23 ans, pour ce démarquer autant des jeunes femmes de son âge sans pouvoir invoquer d'autre raison que le plaisir de "passer à la tondeuse" chaque semaine ou chaque mois ou celui de lire le trouble dans le regard des gens déboussolés dans leur quotidien. Et parvient on à admettre qu'il ne s'agit que d'un choix qu'il ne viendrait à l'idée de personne de contester à un garçon?

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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