Publié le 12 Novembre 2016

Millie Bobby Brown

Oui c'est vrai, elle n'est pas encore femme. Pour tout dire même, elle est à peine adolescente. Pensez donc, elle aura 13 ans en février... Et puis les cheveux courts, ce n'est pas vraiment un désir profond. Cependant, sa personnalité stupéfiante et ses cheveux tondus l'ont propulsée "en haut de l'affiche" avec le rôle de Eleven dans la série "Stranger Things" de Netflix

Millie Bobby Brown

Malgré son jeune âge, la petite britannique ne manque pas d'expérience dans le métier. Cependant, elle est un peu dans le creux de la vague lorsque les producteurs de la série lui proposent ce rôle. Le casting confirme les espoirs qu'ils placent en elle. Mais ce n'est que lorsqu'elle est prise définitivement qu'on lui apprend qu'elle devra tondre ses cheveux.

No problemo! Enfin pour elle, parce que maman n'est pas vraiment d'accord...

Inspirée par Charlize Theron dans son rôle de Furiosa du dernier Mad Max, la jeune fille joue le jeu et coupe ses cheveux longs pour devenir Eleven.

Le succès est planétaire, au point même que le personnage devient un thème de déguisement pour les fans d'Halloween. Depuis, bien sûr, la vie de Millie Bobby Brown a changé. Elle pose dans les magazines, est courtisée par les annonceurs, les créateurs, les animateurs. On la voit davantage et j'imagine que tous sont séduit par sa fraîcheur et son enthousiasme, mêlées à cette formidable maturité, comme moi.

Etonnante personnalité, talent incontestable pour exprimer les émotions et incarner les personnages, on la découvre espiègle, amusante, au naturel. Elle chante, danse et s'amuse...

Le succès de la série Stranger Things appelle une deuxième saison et convoque toute la bande de ces talentueux gamins, dont Millie Bobby est, naturellement, la cheffe de file. Mais si Charlize Theron a rechigné à couper ses cheveux à nouveau pour les besoin de scènes additionnelles, un an après le tournage de Mad Max, Millie Bobby Brown, elle, est prête à passer de nouveau sous la tondeuse. Sans état d'âme.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 9 Novembre 2016

Tilda Swinton

Tilda Swinton

Le souffle court et le front humide, je me suis redressé comme un diable sort de sa boite, légèrement hagard. Je m'étais assoupi en sortant de table et cette petite sieste sympathique avait finalement viré au cauchemar. L'italienne était en vadrouille pour quelques jours encore, il ne me restait que Frida pour épancher mon trop plein d'émotions. 

Je filais donc à son cabinet et m'affalais sur le Chesterfield passablement défoncé, au désespoir d'Ipomée, la secrétaire, qui allait devoir faire patienter le prochain client et bousculer son agenda.

Moi "- Doc, je viens de faire un cauchemar terrible! J'ai rêvé qu'un connard devenait le maître du Monde et que depuis tout était remis en question et on se retrouvait tous comme les Amish à rouler en carriole à cheval...

Ma Psy - Ach! Z'il n'y a ke za, ze n'est pas très graffe...

Moi - ... ah non mais pas que! Bon, moi je m'en fout, mais c'est surtout pour vous les nanas. Alors plus d'avortement, plus de contraception... Plus le droit de porter un pantalon... Evidemment l'homosexualité est punie tout comme la sodomie et interdiction de posséder un godemiché... 

Ma Psy - Ah ya! Tout te même.... Mais razzure toi liebe, tout ça était dans ton rêfe. Za ne fa pas arrifer...

Moi - ... tu rigoles? Et puis attend, le pire c'est que les femmes avaient interdiction formelle de se couper les cheveux...

Ma Psy - Ahaha! Ah ya , za z'est franchement le bire. Je benze que tu zeras d'accord afec moi pour que tout le monde aille tout de zuite chez le coiveur avant que le monde change... Et préfiens la milanaise, qu'elle se fazze tondre avant de rendrer... On ne sait chamais... 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

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Publié le 8 Novembre 2016

Photo: Elsa Campini

Photo: Elsa Campini

Ce n'est pas vraiment que tu n'aimes pas ça, non. D'ailleurs même, en y réfléchissant bien,  il y a comme un trouble dans ton esprit, une sensation étrange... et tu t'empresses de railler, comme les autres, plus fort que les autres même, de peur que ce trouble ne finisse par être décelé.

Cette femme aux cheveux courts, "bien trop courts", tu la fustiges et la montres du doigt, pour alerter et dénoncer une imposture, déclarer qu'elle est "apostat", qu'elle aurait renoncé à être femme, défigurée par ses tempes rasées, sa chevelure tondue. Tu dis qu'elle a perdu tout pouvoir de séduction... mais en réalité tu es à la fois fasciné et effrayé.

Cette femme aux cheveux courts te fait peur, petit mâle, parce qu'elle semble ne pas vouloir te séduire, parce qu'elle à l'air de mépriser ton statut, celui que tes ancêtres mâles, depuis la nuit des temps, t'ont solidement conféré, de pouvoir dominer les femelles qui jouent de leurs appâts pour te mettre en valeur, enfin un truc un peu simpliste dans ce genre. 

Ce qui te fait grincer, c'est bien que cette femme te fascine et te paraît inaccessible. Trop forte, trop audacieuse, trop indépendante, te voilà frustré qu'elle n'ait pas besoin de toi... ton piédestal vacille, ton trône chancelle.

Alors cette intouchable, tu la destitues, niant toute sa féminité, en ricanant et parlant fort, demandant si elle est fille ou garçon... pour garder une contenance qui, tu le sens, te fait défaut devant cette femme qui, sans doute, ne t'a même pas calculé.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 6 Novembre 2016

Photo: Viktor Rubis

Photo: Viktor Rubis

C'est un pouvoir que l'on découvre avec le temps. Parfois on hésite longtemps avant d'oser le sortilège, parce qu'il se cache derrière ce que l'on croit un sacrifice.

C'est certainement ce premier pas, audace où inconscience, qui fait de cette femme, une autre, à la féminité exacerbée, au charme envoutant. Courageuse, impatiente, fébrile, elle confie son désir à l'autre qui va, sans peur, trancher dans un pan de vie entier, déchirer le cocon et envoyer au tapis cette chevelure que l'adolescence à chérie.

Le cou nu, enfin, personne ne la voit plus comme avant. Ses mains ne cessent d'explorer ce nouveau territoire, riche et généreux, qu'avec le temps elle va cultiver comme un jardin, taillant, tondant, rasant, excitée toujours un peu plus par ses propres sensations, accueillant volontiers aussi les mains et les baisers, les caresses, des doigts et des regards.

Le voilà ce pouvoir formidable, capable d'exalter la féminité alors que certaines imaginent lui donner un coup fatal en coupant leurs mèches d'enfant

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 4 Novembre 2016

Ne rien attendre, ni redouter, ni espérer, juste être soi même, intensément, sans prêter d'importance aux regards du monde qui se complait dans sa routine, sinon pour s'amuser de ces mines étonnées ou consternées...

Ne rien attendre, de personne, à part l'amour, sincère, profond, inconditionnel...

Aimer, s'aimer, se convaincre que rien d'autre n'a d'importance. Exhiber ses tatouages, comme un livre ouvert sur soi, adorer ses petits seins et ses hanches droites, parce qu'ils sont l'harmonie de ce corps qu'on habite et le consacré en raffolant des caresses sur sa nuque rasée.

Aimer boire, chanter, pleurer et puis rire, parce que l'émotion est le fluide qui nourrit l'âme comme le sang nourrit le corps

 

Oser l'aventure comme on ose le quotidien, oser partir, comme ça, pour rien et se faire espérer. Être celle qu'on admire, libre, courageuse, authentique et dont en secret on jalouse l'audace et la témérité.

Et puis chérir autant la lumière que la solitude, aimer sa tristesse quand elle vient vous serrer la gorge, parce qu'elle est la promesse d'un autre bonheur...

Et pour tout cela ne rien attendre de personne que de soi même.

Amen

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Tendresses

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Publié le 2 Novembre 2016

Eddie Campbell

Eddie Campbell

Il y a des choses dans la vie pour lesquelles il faut savoir être intransigeant! C'est mon point de vue... et je le partage. Par exemple, avec les mots. Moi qui aime bien jouer avec, autant vous dire que je ne plaisante pas sur le sens et la définition. 

Ainsi, je suis particulièrement exaspéré d'entendre la plèbe, misérablement inspirée par les médias, qualifier d'androgyne ou de "garçonne" la première jeune femme aux cheveux courts qui lui tombe sous la rétine. Comme s'il suffisait de se couper les cheveux pour se transformer subitement en un être hybride sans genre clairement défini...

En fait ce n'est rien moins qu'un manque d'imagination, plus qu'un manque de connaissance. Dans l'esprit du mortel de base, une jolie fille habillée d'un pantalon est déjà "masculine". Alors imaginez si en plus la demoiselle a le tour d'oreille et la nuque fraîchement déboisées?

Du coup, on trouve à Emma Watson ou Anne Hathaway une "terrible allure androgyne". Non mais j'vous jure...

 

Bonjour! Comment tu t'appelles?Bonjour! Comment tu t'appelles?

L'androgynie est un état, tout comme l'est la féminité, solidement ancré dans l'âme, le corps et l'esprit et là aussi, la longueur des cheveux n'y est pour rien. 

C'est un peu comme si le monde était mal voyant, content de ne rien voir et de s'en tenir aux grands traits. Ainsi, tant que les cheveux sont longs, on est fille et féminine, sans nuances. Mais coupez vous les cheveux et vous voilà "garçonne" irrévocablement, aussitôt rangée dans une case intermédiaire, ambiguë et un peu malsaine. Aaaah misère!

 

 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 31 Octobre 2016

Bon sang! Qu'est-ce qui m'arrive?

Autant vous le dire tout de suite, j'ai un mépris total pour les hommes politiques en général et ceux de mon pays en particulier. Et je suis bien obligé de constater que dans ce domaine les femmes sont parfois pire encore.

Et puis badaboum, voilà que comme Saül sur le chemin de Damas, je tombe de mon cheval et mon esprit est frappé par cette femme là. Une femme politique, allemande, née au fin fond de l'ex RDA et qui défend des convictions écologistes...

Bon sang! Qu'est-ce qui m'arrive?

Mais au-delà de ça, en écoutant parler Ska ( oui en réalité c'est Franzeska, mais là aussi elle semble vouloir aller à l'essentiel ) je suis davantage impressionné par les convictions humanistes, le bon sens, le réalisme de son discours. Il faut dire que le jeune femme n'est pas du genre à parler sans d'abord avoir buché son sujet. Elle parle 5 langues, a étudié l'Islam et le Judaïsme, séjourné en Turquie et à 29 ans a été élue députée au Parlement Européen...

Alors bien sûr, il y a l'effet "femme aux cheveux courts" et dans son cas cela semble être une règle intangible, mais plus encore que sa jeunesse et ses yeux rieurs qui semblent vouloir à tout prix exprimer de la gentillesse, même lorsqu'il faut évoquer des sujets douloureux, j'aime l'enthousiasme et la volonté de convaincre

Alors bon, je peux me tromper, bien sûr, me laisser berner par cette allure et ces cheveux courts, mais après tout, ça me fait du bien d'imaginer que peut être un jour, grâce à des femmes comme Ska Keller, le monde pourrait aller moins mal 

Bon sang! Qu'est-ce qui m'arrive?Bon sang! Qu'est-ce qui m'arrive?

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Rédigé par Jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 30 Octobre 2016

Ekaterina Volkova

Ekaterina Volkova

De loin il l'a vu s'approcher. Imperceptiblement il a ralenti, le regard fixé sur la silhouette gracieuse. Elle avait une allure franche, un peu altière, un pas souple. Marchant sur le même trottoir, leur rencontre était inéluctable. De plus près il percevait d'autres détails, la qualité de son vêtement, la délicatesse de ses doigts qui tenaient une cigarette avec une certaine élégance, du bout des phalanges...

L'insistance avec laquelle il la dévisageait attira son regard à elle. Ils se croisèrent des yeux avant de se croiser du corps. Son visage seul émergeait des lainages, son cou mangé par un col roulé de cachemire. Le fard était discret et de bon goût, comme ses lèvres au dessin parfait, à peine soulignées de maquillage. Ses paupières lourdes étiraient ses yeux en amande et ses pommettes saillantes accentuaient cette impression d'Europe Centrale au léger parfum d'Asie.

Ses cheveux étaient tondus, une coupe si courte que l'épaisseur d'un doigt aurait suffit à les mesurer. Sans doute avaient ils été plus courts encore, presque rasés et repoussant, ils prenaient cette allure de pelage, soyeux et dru. Et cela donnait à sa féminité un charme particulier et envoutant.

Ils se sont croisés, sans se quitter du regard, le visage neutre, sans sourire ni inquiétude. Il n'a pas osé se retourner, a écouté ses talons claquer sur le trottoir au rythme de sa démarche, ni lente ni pressée. Le bruit s'est estompé, puis a disparu. Il n'a voulu gardé que le souvenir de son regard, bleu comme la mer de Kara.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 28 Octobre 2016

Photo: Danila Mednikof

Photo: Danila Mednikof

C'est amusant cette dictature qui s'impose presque seule, naturellement. Enfin, amusant, façon de parler. Ça dépend pour qui. Et puis une dictature c'est jamais amusant.

N'empêche, c'est comme si, depuis toujours, tous les parents du monde, et sans doute leurs propres parents avant eux, ne parvenaient pas à concevoir que leur fille chérie, la prunelle de leurs yeux, l'amour de leur vie, devienne autre chose qu'une princesse de Walt Disney. C'est fou ça, non?

Comme s'ils étaient aveuglés, ou apeurés, que leur enfant, la chair de leur chair, se fabrique une identité autre que celle que sa physiologie et l'Etat Civil lui ont concoctée. Une fille ça fait ci et ça fait ça. Ça s'habille comme ci et pas comme ça et de toute façon, c'est cheveux longs. Coute que coute. Quelle tristesse.

Non parce que j'en connais moi, des p'tites gonzesses qui ne rêvent pas de dinette et d'aspirateur en plastic et qui n'attentent qu'une occasion de filer de grands coups de ciseaux dans leur tignasse. Et ces filles là, qu'on se rassure dans les chaumières, n'ont pas envie pour autant de changer de sexe.

C'est juste une envie, un besoin même, d'être elles mêmes, d'être en accord avec leur caractère, leur intérieur. Rien de plus.

La conscience s'éveillera sans doute plus tard, comprenant que les princesses dans notre monde, finissent toujours par ... se faire avoir.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 26 Octobre 2016

Week-end à Montpellier: un portrait de Flora

C'était un week-end de pluie, de vent et de ciel bas, qui sans doute aurait été un peu triste si Flora ne m'avait pas rendu visite. Elle est comme ça, Flora. Ni une ni deux, elle prend son sac sur le dos, sa planche et son carnet et file dans le Sud, faire des rencontres...

Elle a cette allure de jolie tomboy lorsqu'elle "skate" à travers les rues, au milieu des badauds, mais reste attentive à ne gêner personne, roule quelques mètres dans la pente, s'arrête, repart...

Flora est une fille sans histoire, une jeune femme aux cheveux courts bien dans sa peau qui refuse de se compliquer la vie.

Week-end à Montpellier: un portrait de Flora
Week-end à Montpellier: un portrait de Flora

C'est cette gentillesse et cet esprit clair qui rendent les gens éternellement jeunes. Pourtant Flora cultive quelques paradoxes. Malgré des études plutôt scientifiques, ou pour le moins techniques en psychomotricité, elle peaufine l'art du dessin et sur son carnet bleu, saisi des gestes, des attitudes, des mouvements, à la manière des grands peintres, qu'elle traduit ensuite en de jolis portraits, sans visages, sans regards, mais dans lesquels pourtant le sujet se reconnait sans mal.

Week-end à Montpellier: un portrait de FloraWeek-end à Montpellier: un portrait de Flora

Elle revendique sa féminité, entretenant malgré tout son allure ambigue, façonnant une autre image de la femme. 

Elle roule en skate comme d'autres font du vélo. C'est plus qu'un mode de transport, c'est un mode de vie, un univers dans lequel elle se sent à l'aise. 

Flora a les cheveux courts, comment l'imaginer autrement? Pourtant elle a attendu longtemps avant de les couper définitivement courts pour être enfin totalement elle même. 

Week-end à Montpellier: un portrait de FloraWeek-end à Montpellier: un portrait de Flora

Depuis, c'est Nicolas, son coiffeur devenu ami, qui exécute ses envies. Et je le sens, à la manière qu'elle a de passer la main sur sa nuque, qu'elle est victime de cette addiction fatale qui pousse à toujours couper plus courts, petit à petit, ou à rapprocher un peu plus les rendez vous avec le coiffeur.

 

 

Week-end à Montpellier: un portrait de Flora

Flora ne manque pas de talents, outre sa gentillesse, son style, son coup de crayon, la fidélité avec ses amies d'enfance... elle est capable aussi d'ensoleiller un week-end de pluie.

Flora Vrc Illustration et Facebook

Son coiffeur: Nicolas Hairshop, 26 rue Pascal 75005, Paris

Photos: Kriss Photography et ©jeaneg

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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