Publié le 19 Mai 2019

Dans la famille de Bruce Wayne, je voudrais la cousine Kate.

Bon, je ne suis pas très familier des héros de Comics américains, mais tout le monde sait que Bruce Wayne est l'homme qui se cache sous le costume de... Batman. Et tout le monde connait Batman. Je vous fais grâce de la généalogie de la chauve-souris, reste que Kate Kane est sa cousine et que c'est elle qui endosse le costume dans la série de CW à venir à l'automne. Et c'est là qu'on retrouve Ruby Rose,DJ et mannequin australienne qui fait l'actrice depuis la fameuse série Orange is the new black.

Mais finalement ce qui est à saluer dans cette affaire, c'est que pour une fois, la série est bâtie sur une héroïne, aux cheveux courts, plutôt badass et homosexuelle...

 Parce que c'est déjà dans le scénario. Etonnante Amérique de tous les paradoxes où d'un côté on tente à tout prix de renvoyer les femmes dans leurs foyers, faire des tartes en élevant les gosses qu'on les oblige à avoir et où de l'autre on peut faire l'apologie d'une femme, libre, qui sait se battre, aime les femmes et sauve la veuve et l'orphelin de Gotham City.

D'ailleurs c'est peut être ça qu'il faut comprendre. Que ce n'est que dans les fictions que ce genre de personnage peut exister? Enfin, je voudrais bien croire que non... 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 18 Mai 2019

Toutes en une: Un portrait de Julie

Parfois c'est le hasard qui provoque les rencontres. Et parfois c'est juste un rendez vous qui est inscrit dans un agenda secret, mais qui est pris depuis longtemps. A force d'écrire des portraits de femmes aux cheveux courts, de décrire des caractères, des personnalités, des parcours comme autant de dénominateurs communs, il fallait qu'arrive un jour celle qui pourrait, à elle seule, être le portrait de toutes ces femmes.

Julie n'a pas encore 30 ans et depuis toujours un caractère de tomboy qui ne peut échapper à personne. Il suffit de la voir jongler avec un ballon à la manière d'un footballeur professionnel, de la voir boxer le sac ou les pattes d'ours de son entraineur. Cette femme là n'a pas froid aux yeux et son charisme séduit même les élèves de son cours d'espagnol.

Un jour, comme c'est souvent le cas, elle a décidé d'être elle même, d'avoir l'allure de sa vraie personnalité. Une rencontre amoureuse, un besoin de changement et direction le coiffeur! Pourtant elle a attendu d'avoir 20 ans et jusque là trainait ses longs cheveux bruns qui lui battaient le dos, libres et sauvages. A son image, elle passe sans transition, du très long au très court et depuis joue avec les styles mais aime toujours avoir les oreilles et la nuque dégagées. 

Elle est parisienne mais aussi new-yorkaise, aussi à l'aise sur son scooter que sur un skate, saute en parachute et surf en Australie, mais sa vie elle la voit surtout à Bali, là bas, au fin fond de l'Indonésie où elle croit avoir trouvé un sens à sa vie. Une sorte de paradis où elle s'épanouie davantage qu'ailleurs. La jeune femme à la tête bien pleine ne rechigne pas à montrer son corps et Bali, c'est un peu Sea Sex & Sun...

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Toutes en une: Un portrait de JulieToutes en une: Un portrait de Julie

Elle est jeune et belle, audacieuse et déterminée, nomade et indomptable. Pourtant Julie rêve de famille, d'enfant...  Sans doute est-ce pour conjurer son propre passé?

 

Julie Perez sur Instagram

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 17 Mai 2019

Mégane F.

Mégane F.

Il y a certaines images qui sont ainsi figées dans l'esprit des gens, en général. Lorsqu'on évoque des cheveux blancs, tout le monde pense à une personne âgée par exemple. De même si on parle de coupe à la nuque et aux tempes rasées, tout le monde ( oui les mêmes ) pense à un homme... C'est bête hein?

C'est ballot parce qu'en réalité, ces deux images là en particulier ( mais il y a plein d'autres exemples ) sont de plus en plus battues en brèche par celles qui n'ont pas peur de se les approprier. Ainsi les cheveux blancs, ou gris, sont une véritable tendance et pas seulement chez les jeunes femmes. Celles qui naturellement arrivent à l'âge où les leurs palissent, les acceptent et renoncent aux diktats d'une certaine vision de la féminité. Une injustice de moins, puisque de son côté, l'homme dont la maturité transparait dans la grisaille de ses cheveux s'en trouve valorisé, inspirant un "charme" nouveau, alors qu'une femme du même âge et confrontée à la même nature se sentait presque obligée d'avoir recourt à la coloration pour, soi-disant, continuer à {se} plaire. 

Quant aux cheveux courts, il y a belle lurette que les femmes de tous bords et de tous âges n'ont plus peur d'un bon coup de tondeuse qui dégage nuque et tours d'oreilles et ont abandonné l'idée que la féminité serait réduite à une longue chevelure, une paire de seins confortables et une croupe callipyge. 

Alors non, ni âge ni genre ne peuvent être définis par une couleur ou une coupe de cheveux. Et c'est tant mieux!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 7 Mai 2019

La jeune femme avait l’allure de celles qui n’ont pas l’habitude de flâner, un pas décidé, ni rapide ni lent, juste la bonne mesure. Elle avait une silhouette mince et sportive, un jean serré, des bottines de cuir fauve et un blouson court en daim sur un chemisier blanc.  

 

Il l’avait tout de suite repérée dans la foule. Il avait cette faculté d’avoir le regard attiré par les petites têtes bien faites. Une sorte d’instinct, un sens dont lui seul croyait disposer. La jeune femme portait les cheveux très courts, d’une couleur châtain un peu boisée qui avaient de jolis reflets sous le soleil. Ensuite seulement venait la vision générale, l’allure, les vêtements, comme un complément d’information… Elle dégageait une impression assez puissante, d’indépendance, de caractère et de détermination.

 

Par chance elle prenait son temps et s’était arrêtée devant une vitrine. Ses cheveux courts l’étaient particulièrement sur la nuque et le contour des oreilles où ils étaient presque rasés, dans un subtil dégradé parfaitement fondu. Il jugea que la coupe était récente, à voir la pâleur de la peau, là où les cheveux plus longs la protégeaient auparavant du soleil.

 

Il en était là de sa réflexion lorsque le dialogue d’un couple à la table d’à côté attira son attention. La jeune femme aux cheveux courts était le sujet de leur discussion et visiblement ils ne partageaient pas vraiment son opinion. C’était un homme et une femme, la bonne trentaine, qui comme lui étaient installés en terrasse pour regarder le monde tourner autour d’eux. Et comme lui, ils avaient repéré la femme aux cheveux courts à son allure charismatique, mais très vite des critiques à propos de sa coupe de cheveux faisaient resurgir plein de préjugés.

« Ah la vache ! C’est court quand même » disait l’homme. « Je ne trouve pas cela très féminin ! »

-« Faut avouer que ça lui va plutôt bien » répliquait la femme. « J’aimerai bien les faire couper moi aussi, mais il faut du courage… »

-« Arrête ! Si tu fais ça je demande le divorce » lança-t-il sur le ton de la plaisanterie. « J’aurais l’impression de coucher avec un homme »

-«  C’que tu peux être bête ! Regarde, elle n’a pas du tout l’allure d’un homme, elle est même assez stylée. Je trouve qu’elle a beaucoup de charme… »

-« Non rien à faire ! Pour moi une vraie femme doit avoir les cheveux longs »

-«  Une VRAIE femme ? Parce que tu penses qu’une femme n’en est plus une sans ses cheveux ? »

-«  Ben …

- Mais tu te moques de moi ? Et tu penses que j’aurais besoin de ton autorisation pour aller chez le coiffeur ?

- J’ai pas dit ça, je… »

 

La discussion de la table d’à côté tournait à la querelle conjugale. Il en avait de toute façon assez entendu. Toujours les mêmes rengaines, les mêmes préjugés, les mêmes erreurs et non-sens sur la féminité, le genre, le sexe, l’identité, la personnalité… Rien de nouveau chez les esprits faibles.

 

Lui au contraire se nourrissait d’esthétique, admirait l’androgyne dans son ambiguïté, se délectait de cette féminité réinventée, nouvelle, hors cadre que les vieux clichés ne pouvaient plus définir. Ayant définitivement abandonné le couple à sa dispute, il se concentrait sur cette silhouette dont il ne voyait que le dos à présent. Malgré le col relevé il distinguait parfaitement la nuque déliée que le style de la coupe semblait allonger. Il avait toujours trouvé dans ces détails de l’anatomie une source d’inspiration quasi érotique. Les cheveux ras laissaient voir les tendons et le creux qui se formait entre eux sur cette nuque étroite, les oreilles aussi, dévoilées, apparaissaient comme des bijoux d’ivoire parfaitement ciselés. Tout l’art du coiffeur avait consisté à sculpter la chevelure pour effacer toute démarcation entre la peau nue et la masse des cheveux, bien plus longs sur le dessus de la tête. On passait du clair à l’obscur sans jamais que le regard soit heurté par une cassure quelconque. C’était harmonieux, séduisant et cela racontait finalement beaucoup de choses sur la personnalité de la jeune femme. On pouvait déjà imaginer rapidement qu’elle n’était pas soumise à une volonté extérieure comme aurait pu l’être la femme du couple d’à côté et cette coupe de cheveux représentait pour lui l’étendard de l’indépendance et de la liberté…

 

La jeune femme repris son chemin et rapidement fut avalée par la foule. Vision éphémère, cet instant avait rassasié son esprit d’esthète et conforté son amour pour les femmes aux cheveux courts.    

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Nouvelles et petites histoires, #Divers & variés

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Publié le 2 Mai 2019

Méli Rezeg

Méli Rezeg

Il y a comme ça des petites histoires qui, dans l'oreille d'une personne avertie, prennent une saveur particulière. La scène se passe chez le coiffeur. Un coiffeur de quartier, un salon pour hommes. Il y a là deux fauteuils occupés par deux clients et deux coiffeurs qui s'occupent d'eux et sur les chaises le long du mur du fond, trois autres clients qui attendent patiemment leur tour. Enfin une place se libère et le client qui quitte le fauteuil est... une cliente. Elle passe une main sur sa nuque, rasée et époussette son épaule, l'air ravie. A ce même moment, le client suivant s'est déjà approché et croise la jeune femme avant de s'installer sur le siège en lançant au coiffeur qui l'attend le peignoir à la main:

"Alors tu me fais la même coupe que la meuf hein? Nickel!"

Et là, l'histoire se termine, mais seulement pour celles et ceux qui n'entendent pas plus loin que leurs oreilles. Parce que pour les autres, cette réplique a tout de même un parfum savoureux. Ben oui quand même! C'est un homme qui réclame qu'on lui coupe les cheveux comme la jeune femme qui l'a précédé sur le fauteuil, la prenant pour exemple, tout naturellement... Mais c'est DINGUE? Enfin, dingue... c'est étonnant alors qu'en réalité ça ne devrait pas l'être. Mais que certaines jeunes femmes aient réussi à s'approprier des codes masculins au point que certains hommes prennent exemple sur elles... c'est fort quand même. Certains grincheux diront que c'est le monde à l'envers? Moi je dirais plutôt que c'est le monde qui avance.

( L'anecdote, authentique, a été vécue par Elise ) 

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés, #Humeurs

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Publié le 29 Avril 2019

Elise

Elise

Tout le monde se souvient de cette fable du professeur qui, face à sa classe, rempli consciencieusement un bocal avec des objets de différentes tailles et demandant à chaque étape si le bocal est plein, jusqu'à finir par du sable fin qui parvient à s'insinuer dans les moindres interstices restants. La morale de l'histoire arrive enfin et le prof raconte que si l'on rempli son bocal ( sa vie ) avec des choses de petites tailles en premier, il ne reste plus de place pour les choses essentielles ( les objets les plus gros )...

Suzanne

Chacun, dans sa vie, a des priorités qui lui sont propres. Pour ma part, je me suis rapidement rendu compte que les relations humaines, l'amitié, la camaraderie, la discussion, la rencontre, tout cela venait se placer juste après la famille. Ainsi, depuis que j'écris ce blog, j'ai pu faire la connaissance d'une quantité de jeunes femmes, toutes avec une histoire particulière, un caractère affirmé, et qui toutes ont conforté mon opinion concernant les femmes aux cheveux courts, sans exception.

Aussi, depuis toujours, je n'ai jamais hésité à sacrifier une activité quotidienne et routinière, un repos ou une soirée et faire des kilomètres et des kilomètres pour passer un moment ou quelques heures avec une personne que j'inclue facilement dans mon cercle d'ami.e.s. Et plus volontiers encore lorsqu'il s'agit de personne que je "connais" depuis longtemps à travers les réseaux sociaux, sans jamais avoir pu encore la rencontrer "en vrai".

Parce qu'en vrai, c'est toujours mieux, parce qu'il y a la voix, le regard, les sourires, parce qu'il y a le style du moment, les vêtements, l'humeur, la coupe de cheveux plus ou moins fraîche, parce qu'il y a les tatouages, les piercings, les lunettes... tous ces détails, ces petits paramètres qui façonnent la personnalité... Parce qu'on ne triche pas...

Alors c'était sympa de faire "un saut" à Toulouse vendredi soir pour retrouver Laurine et rencontrer Suzanne, c'était sympa d'aller "en ville" dimanche matin pour rencontrer Elise et boire un café au soleil.

Oui je sais, j'ai une vie formidable !

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 24 Avril 2019

Instagram, pic et pic et colégram

Alors un jour, je m'y suis mis! Un peu timidement au début, ben oui, comme tout le monde, puis j'ai trouvé ça marrant finalement et avec le temps j'ai vu s'accumuler une jolie collection de portraits. Des visages familiers et d'autres plus éphémères, des amies et des rencontres. Et ça fait bientôt 6 ans que ça dure. Alors forcément depuis tout ce temps là, certaines images sont devenues de vrais "dossiers". C'est toujours amusant ( enfin des fois ça dépend pour qui... ) de voir une tête qu'on avait il y a quelques années, des cheveux plus longs, une coupe plus "osée", ce blond délavé qu'on a essayé une fois ou cette nuque rasée qu'on a oubliée depuis... Un vrai album de famille!

Instagram est un monde étrange, une sorte de bazar oriental où l'on trouve tout, vidéos insolites, souvenirs de vacances, soirées obscures... des tranches de vie d'humains... et de chatons. Moi évidemment j'aime bien y montrer la tête de mes amies, des femmes aux cheveux courts bien sûr, que je capture avec mon téléphone très smart ou qu'elles mêmes me font passer en sortant de chez leur coiffeur. Ça prend un air de communauté, une sororité en quelque sorte dont je serai le dénominateur commun et le conservateur.

Et puis je me suis pris au jeu, quand j'ai vu le nombre de followers grimper, plus de 1000, plus de 1500 et encore davantage, ma vanité, qui n'est jamais très loin, a été flattée, je me suis imaginé être "populaire". Une idée rapidement remise à ça juste proportion lorsque j'ai découvert des comptes avec des nombres à 2 chiffres suivis d'un K pour faire plus simple. Des comptes sur lesquels on trouve aussi de jolies petites têtes bien faites, avec des coupes de cheveux remarquables souvent, mais qui en réalité ne sont que des catalogues de coiffures lorsque l'origine de la photo est créditée ou des butins de voleurs lorsque les images sont juste "piquées" sur les autres comptes.. Bref! Rien à voir avec mon album de sourires amicaux, de souvenirs délicieux et de rencontres amicales. 

Enfin je me suis dit qu'un hashtag serait comme un signe de ralliement qui permettrait aux habituées de se reconnaitre et aux autres de se joindre à la bande. Alors voilà... L'Instagram des Femmes Aux Cheveux Courts et le #lesfemmesauxcheveuxcourts dont je suis finalement assez fier. 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 20 Avril 2019

Photo: Dave Benett

Photo: Dave Benett

Il y a une chose qui me trotte dans la tête depuis longtemps... Je voudrais vous dire, à vous les femmes qui n'avez rien demandé et à tout le monde d'ailleurs, mais surtout à vous qui étiez peut être bien loin de ces considérations, peut être même femme aux cheveux courts auparavant, mais pas tant que ça... et qui soudain êtes frappées par la maladie qui vous oblige, vous force à transformer, ce visage, cette tête et même ce corps, je voulais vous dire que vous devriez être fière de vous et plutôt que de vous cacher, de dissimuler ce crâne comme s'il vous faisait honte, vous devriez le montrer, avertissement courageux de votre détermination à combattre.

Un truc me désole toujours, c'est qu'à chaque fois qu'il y a du malheur et de la peine, on arrive à profiter de cette fragilité et en jouant sur les bons sentiments, l'empathie, on parvient encore à tirer du profit. J'aimerai bien, moi, que comme le sang, on ne parle que de don lorsqu'il s'agit de cheveux. Mais hélas, même le sang, que le donneur offre volontiers et avec compassion pour le bien de ses semblables, même lui devient objet de trafique et source de profit pour certains.

Au contraire, soyez fière de votre lutte, assumez ce crâne qui vous révèle. Personne ne doit avoir honte d'être malade et la perte de vos cheveux n'est pas une marque d'infamie. Au contraire c'est la preuve de votre courage et ce n'est que ça. Partout nous devrions voir ces guerrières, fortes ou fragiles, conquérantes ou résistantes et les encourager du regard, d'un sourire ou d'un mot...

Voilà, j'avais ça à dire. 

"... Tu sais que parfois la vie a connu d'autres couleurs."  

Citation: L'espoir (extrait) - B. Lavilliers

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 18 Avril 2019

Asia Piwka par Turpie Studio

Asia Piwka par Turpie Studio

On croit volontiers que le changement c'est forcément aller du bien vers le mieux. Sauf que parfois le mieux se cache derrière une idée fausse qui fait croire que faire ceci ou faire cela va "aggraver" le cas. C'est une chose fréquente cet état d'esprit que rencontrent les "tomboys" montées en graine et devenues femmes. Une étape a été importante, celle de la première coupe de cheveux, libératrice, qui a changé la physionomie et mis en adéquation un visage avec un caractère. Mais soudain arrive cette idée saugrenue qui vient bouleverser les certitudes. Les couper plus courts, trop courts remettrait la féminité même en cause. Bêtise!

C'est assez étonnant en effet, mais souvent, c'est la demi-mesure qui gâche les choses. La voici, cette jeune femme aux cheveux courts. Elle a toujours été un "garçon manqué", depuis l'enfance où elle ne quittait jamais sa queue de cheval. Et puis un jour, dans l'adolescence, elle a franchi un grand pas qui l'a conduite chez le coiffeur et elle s'est trouvée enfin, androgyne à souhait, en harmonie avec elle même. Mais si l'entourage, toujours prompt à donner son avis, accorde à ces cheveux courts le bénéfice d'une esthétique certaine, il met en garde l'audacieuse, lui faisant croire que plus court serait trop court.

Trop court? Mais trop comment? Est-ce que "trop court" serait une condamnation sans appel et un basculement irrémédiable dans le monde de la masculinité? Eh bien non justement! et très souvent c'est même exactement le contraire. Oui oui, le contraire! Ambiguë avec cette coupe un peu floue, elle apparait soudain extrêmement féminine avec le cheveux ras. Etrange n'est-ce pas? Même cette tendance à s'approprier des styles qui furent masculins dans les années anciennes, cette façon de raser la nuque, de dégrader les tempes, de coiffer les cheveux plus longs dessus, même cela ne parvient pas à atténuer la féminité, qui, comme on le sait depuis longtemps, ne se mesure pas à ce genre de détails. Bizarrement, dans cet équilibre subtil que maintient l'androgyne entre masculin et féminin, le fléau de la balance penchera soudain indiscutablement vers le féminin si le changement n'a pas peur de confondre le "mieux" et le "pire"

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 16 Avril 2019

Photo: Laïla Brisset

Photo: Laïla Brisset

J'ai passé 22 ans de ma vie avec les cheveux longs. Genre vraiment long. Je veux dire des cheveux qui descendent jusqu'au milieu du dos et d'une épaisseur impressionnante. Du plus loin que je me souvienne j'ai eu les cheveux longs. Quand je regarde des photographies de mon enfance, j'ai les cheveux châtains, longs et épais. J'ai cette impression que je suis née avec les cheveux de Pocahontas.

Je n'ai pas à me plaindre, des compliments sur ma chevelure j'en ai eu à foison. J'avais presque toutes mes copines qui me jalousaient, je sortais dans la rue on me faisait des jolies remarques dessus. Puis petit à petit, j'ai commencé à m'effacer derrière ma chevelure. Pour moi, je n'existais que par mes cheveux. Je passais beaucoup de temps à les coiffer, à les toucher et je ressentais ce besoin de recevoir des compliments sur mes cheveux. Je n'avais pas beaucoup confiance en moi. Je ne me trouvais pas spécialement jolie et j’admets que mes 15 kilos en trop ne m'aidaient pas. Le regard des autres me faisait mal, alors il ne me restait plus que mes cheveux. Puis est venu le temps où mes kilos superflus se sont envolés. Mais physiquement je ne me plaisais toujours pas. Je me cachais encore derrière ma chevelure. Je dirais même que c'était pire parce que même si j'ai tout fait pour perdre ces kilos en trop, j'avais l'impression d'avoir perdu une partie de moi. Je n'avais plus cette excuse de « je m'habille comme un mec parce que je suis en sur-poids ». Et je n'avais pas encore trouvé mon style et on ne peut pas dire que j'étais audacieuse à ce niveau-là. Je ne me plaisais toujours pas. Je ne me trouvais pas assez jolie. Et le regard des autres m'effrayait toujours autant. Mais lorsqu'on me complimentait sur mes cheveux, je me sentais rassurée et jolie. Il était hors de question que je m'émancipe d'eux. Ils étaient une partie intégrante de ma vie. Ils étaient moi. Et sans eux, je n'arrive pas à être moi.

photo: Kriss Photography

Puis, les années passaient et je commençais à me lasser de ces compliments sur mes cheveux. On ne remarquait que je faisais du sport, que j'avais fait un effort sur mes vêtements, que je me maquillais... Non ! J'étais des cheveux longs. Inconsciemment, je me suis effacée littéralement derrière eux...

Vient le monde merveilleux d'Instagram où il est possible de suivre des filles audacieuses à l'autre bout du monde. Viennent les soirées dans les bars où je croise ces filles courageuses d'être Elles. Ces filles que j'admirais tant. Je me disais « ah... que j'aimerais... ». Que tu aimerais quoi Delphine ?!

Que tu aimerais être comme ces filles ? Être toi-même ? Vas-y REVELE toi au monde. Révèle toi à toi-même !!!

Alors, j'ai commencé par un carré. J'ai commencé par des piercings. Un tatouage visible. Pas n'importe lequel. Au bras. Un bras complet. J'ai assumé mes tee-shirt AC/DC, Pink Floyd, mes Doc Martens. Mes jeans, mes vestes en cuir, mes cheveux verts, mon trait d'eye-liner... Je me suis assumée. Et un jour, après une rupture difficile, je me suis fait raser les côtés.

Voilà Delphine ! Tu es enfin toi !!!! Ça été un travail de longue haleine mais tu y es arrivée. Tu as tout donné. Tu t'es cherchée pendant 25 ans et le chemin n'est pas terminé, mais tu as réussi à t'émanciper et à te révéler au monde mais surtout à toi-même, tu peux enfin te regarder fièrement dans le miroir et être capable de te trouver jolie.

Alors toi, oui toi qui me lis, je ne te dis pas de te couper les cheveux, de mettre des Doc et monter sur ta moto, je n'en ai pas moi-même, mais révèle toi à toi-même.

Tu verras qu'il est plus aisé d'accepter la critique quand tu te plais, que lorsque l'on te critique pour ce que tu n'es pas. On ne né pas audacieux, on le devient, ça se travaille, tous les jours ! Accepte toi, tu es merveilleuse !!!!

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre

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