Publié le 21 Mars 2017

Comment diable est-ce qu'on peut passer 8 ans à parler quasi quotidiennement des femmes et de leurs cheveux courts sans passer pour un être futile qui n'a sans doute pas grand chose à faire de ses journées pour se consacrer à autant de frivolité?

C'est certainement la question que pourraient se poser toutes celles et tout ceux qui se sentent en sécurité dans les schémas ancestraux d'une bonne vieille société patriarcale. Je l'avoue, ce blog n'avait d'autre but, à l'origine, que d'assouvir mon envie de révéler l'admiration que je voue aux femmes et la dilection que j'ai à parler de leurs cheveux courts. Et puis, petit à petit, j'ai perçu très clairement qu'il n'y avait rien d'anodin dans tout ce qui touchait les cheveux et la longueur qu'on leur donne. Ainsi, ces femmes aux cheveux courts que j'adule se sont rapidement révélées des pionnières, des aventurières, des militantes, des exceptions. Certaines ne voient que l'esthétique de leur coiffure, ce qui leur va le mieux, d'autres, habituées des minorités, démontrent à quel point elles ne veulent pas entrer dans les cases, d'autres encore ont cette dilection pour les sensations renouvelées à chaque passage chez le coiffeur...

Il faut être aveugle pour ne pas voir à quel point la coupe de cheveux est tout sauf une chose futile. Celles qui en sont adeptes connaissent la force que cela leur donne, la confiance qu'elles en acquièrent, les messages qu'elles peuvent véhiculer ou juste la satisfaction qu'elles ont à être, sans contraintes, maitres de leur image, en accord avec leur vraie nature et leur caractère.

Je sais bien moi, combien il est difficile pour certaines de résister plus de trois semaines avant de retrouver la légèreté de leur petite tête bien faite, la douceur de leur nuque dégagée, le style qui les rend invincible. Il n'y là rien de frivole, croyez moi.

Photo: Coline

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 17 Mars 2017

Un vendredi soir d'octobre, à 20h30, ma mère m'a emmenée chez un coiffeur. 

Croyez-bien que je l'ai relativement mal pris quand elle me l'annonça : je pris ça pour un genre de message subliminal, qui me disait '' ta coupe, c'est affreux, on va tenter de résoudre le problème ''. Merci Maman. Ne m'en veux pas si tu lis ça.
Et puis, quelle idée d'y aller si tard ?  Elle tenta de me le vendre à tout prix, et je finis par céder : la coiffeuse savait ce qui m'irait : elle faisait des miracles, paraît-il. Bon.
Situé au premier étage d'un vieil hôtel particulier au toit vernissé, muni d'une immense porte cochère, le salon semblait vouloir se dissimuler au regard des passants.
Je suis rentrée : un grand espace à l'architecture traditionnelle mais agencé avec modernité. Les murs en pierre apparente étaient rehaussé de unes de journaux. Une immense pile de livres en tous genre était apposée dans un coin ; dans un autre, une vitrine exposant des bijoux ; un immense miroir face à un siège ; une longue table en bois trônait au centre, recouverte de magazines, tels GQ, Elle... Une enceinte diffusait une musique lounge dans toute la pièce.
Ma mère s'assit sur une chaise, et je fis de même. Louise, la coiffeuse arriva : elle nous salua d'un grand sourire chaleureux.
Le temps de finir avec une cliente, et ce fut mon tour. Elle passa sa main dans l'immense tignasse que j'avais sur la tête. Cash, elle dit : '' Ca va pas du tout. C'est moche. On est dans de l'intermédiaire. '' Je commençais sérieusement à me dire que c'était un coup monté.
N'ayant pas d'autre choix que d'approuver, je hochais la tête.
Et là, le monde s'est écroulé. Pas le mien. Celui de ma mère. La coiffeuse s'est exclamée '' il faut raser '' ; j'ai jubilé, ma mère s'est effondrée. Le visage crispé, les bras croisés, un aveugle aurait pu voir sa réticence. Tentant de la rassurer vainement, la coiffeuse gagea que ce ne serait pas trop court.
    Une fois lavés, mes cheveux allaient expérimenter leur premier rasage. Ce fut une sensation étrange, puisque nouvelle. La délicatesse alliée à son professionnalisme me fit aimer immédiatement ce sentiment. Un petit peu hédoniste sur les bords, ce plaisir ressentit fut libérateur et apaisant. Je me promettais intérieurement de recommencer.
La nuque dégagée, un rasage léger sur les côtés, les oreilles nettes, une coupe fraîche : c'était parfait et innovant. Une mèche relevée pour un effet rock'n roll, ajoutée à mon blouson en cuir brun et mes converses montantes dessinaient un portrait adéquat. C'était cela qu'il manquait à ce look particulier : une coupe de cheveux.
    Ce fut approuvé par le cercle familial : parfait. Que demander de mieux ?
Plus court. Plus marqué, plus net. Changer encore.
La fois suivante, je changeais les règles du jeu. Je choisis ma coupe, et cela eu pour conséquence un incident diplomatique catastrophique. Ma mère, monarque souverain, émis un droit de veto : si je refaisais plus court encore une fois, ce serait votre humble serviteur qui devrait se débrouiller dans le financement de ses rendez-vous mensuels chez le coiffeur.
Je vous laisse deviner le choix que je fis.

 

Texte et photo: Marie C.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Chronique de Marie

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Publié le 17 Mars 2017

On vous souhaite un Beau Séjour

N'allez pas croire que je passe ma vie à regarder la télé, non non non. Mais en général je fais confiance à Arte pour occuper ma soirée quand je suis à la maison. Bon! A part cette révélation fondamentale sur ma vie privée, je dois aussi avouer que j'aime bien les fictions dont le personnage principal est féminin. Alors du coup, depuis quelques semaines je regarde " Beau Séjour", parce qu'au départ j'aime bien ce personnage de Kato, cette jeune femme d'aujourd'hui qui ressemble tellement à toutes celles que je croise chaque jour.

Un drame policier, tinté de métaphysique où l'héroïne, assassinée, cherche elle même les traces de son tueur parmi les vivants, dont certains peuvent encore la voir et l'entendre... Bref! 

On vous souhaite un Beau Séjour

Pas tellement de stéréotypes dans cette fiction belge. Au contraire même, familles recomposées, ambiance rurale... Kato ( Lynn Van Royen ), allure de tomboy, est une fille intelligente et aventureuse, qui fait de la moto et sort avec le beau gosse du coin. Mais on devine bien que sa vie n'est pas aussi lisse qu'il y parait...

L'enquête, la vraie, est menée par un couple de policières, bien loin elles aussi des stéréotypes du genre. Et j'avoue que c'est reposant.

On vous souhaite un Beau Séjour

Ah! Un dernier détail... Kato, si elle a un air d'adolescente, avec ses cheveux courts, son blouson et son sweat à capuche, est incarnée par une actrice de 28 ans, mère de famille. Belle performance! Comme quoi, les cheveux courts ça donne de la maturité aux ados et ça rajeuni les autres... CQFD

Bon ben du coup, le jeudi soir, vous savez où me trouver hein?

"Beau séjour" sur Arte le jeudi soir 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs, #Divers & variés

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Publié le 16 Mars 2017

Question de style - Un portrait de Lena

 Pour rien au monde Lena ne voudrait avoir une autre nature de cheveux. Souple et lisse, une belle nature à l'évidence. Une chevelure épaisse, drue, soyeuse, idéale pour le style qu'elle affectionne... Et là, alors que toutes les jeunes femmes de son âge tenteraient de cultiver cette manne, pour les avoir longs en guise, pensent-elles, d'atout maître de leur féminité, et bien Lena, elle, adore qu'on les lui rase.

 

Question de style - Un portrait de Lena

Mais ce n'est pas juste histoire de prendre le monde à contre-pied. C'est sa façon à elle de surmonter la timidité, d'exprimer sa personnalité, de se rassurer et d'acquérir une confiance qui lui faisait défaut. 

Etonnement, alors que la plupart, timides et réservées, auraient conservé ce magnifique paravent, à la fois refuge et appât, Lena a eu besoin d'affirmer son androgynie. Alors, un peu avec le trac, mais déterminée, elle a tout fait couper, dans ce style qui allie si bien les genres. Depuis, toutes les deux semaines, elle a besoin de souligner à nouveau cette allure ambiguë, de retrouver sa nuque et ses tempes mises à nu... Paradoxalement c'est ce qui aujourd'hui la rend populaire auprès de son entourage et des inconnu(e)s du monde entier qui la suivent sur les réseaux sociaux. 

Question de style - Un portrait de LenaQuestion de style - Un portrait de Lena

Un style sans faille que finalement peu sont capables d'assumer, mais qui sans erreur possible désigne une jeune femme de tempérament, audacieuse et déterminée qui, à la manière des comédiens qui avouent leur timidité, se met en lumière pour lutter contre sa réserve naturelle.

 

Photos: Lena Cordiez

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Portrait

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Publié le 15 Mars 2017

Photo: Jason Bennett

Photo: Jason Bennett

Quand elle était petite, elle boudait lorsqu'une fois sur deux, ou sur trois on l'emmenait avec son frère chez le coiffeur. A chaque fois elle voulait qu'on lui coupe les cheveux comme le garçon, mais toujours elle ressortait avec cette coupe au carré de petite fille qu'elle détestait...

Et puis elle a grandie, elle est devenue femme. Mais cela n'a rien changé. Dans ses contes d'enfance c'était elle le prince charmant, pas la fille endormie, elle était Peter Pan, pas Wendy et quand adolescente elle lisait Jack London c'est bien elle qui barrait le Snark...

Aujourd'hui elle va toujours chez ce vieux coiffeur qui lui coupait les cheveux au carré. Mais à présent c'est à elle qu'il tond la nuque et le tour des oreilles. Elle est pourtant femme, adore souligner son regard de mascara et peindre ses lèvres. Elle porte des bijoux, glanés ici et là, des bagues d'argent et des colliers de turquoise. Elle s'aime en pantalon, en laine et en coton, se chausse en cuir parce que c'est plus pratique pour la moto... Elle n'en est pas moins femme. 

Au mur chez elle il y a cette grande carte du Monde où elle plante des épingles aux têtes colorées, ici des photos sans cadres et là des bibelots étranges... Parfois son coeur se laisse attraper, par un garçon ou une fille qui lui plait, mais l'appel du large la préserve des serments intenables. C'est le prix de sa liberté...

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses

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Publié le 14 Mars 2017

Allez allez, on remballe Freud, Lacan et Dolto. Arrêtez de penser, chaque fois que vous voyez une fille avec les cheveux coupés très courts, que c'est parce que cette personne souffre de troubles de la personnalité, qu'elle a du mal à définir son genre, que bien que fille, elle se voudrait garçon et bla-bla-bla...

Essayez un peu d'élargir le champs , de desserrer l'étau dans lequel on maintient votre cerveau depuis trop longtemps et puis surtout essayez de ne pas tout mélanger.

D'accord, il y a des personnes qui n'aiment surtout pas qu'on les prennent pour des filles... Ok, certaines cherchent à se rendre visibles pour une communauté. Vrai encore, certaines apaisent leur dysphorie de genre en coupant leurs cheveux à la manière d'un garçon... 

Mais...

Il y a surtout des personnes qui affirment leur personnalité, des femmes qui n'ont pas peur d'inventer leur féminité, des filles qui aiment les codes masculins et ne craignent pas de se les approprier, des jeunes femmes bien dans leur peau, affranchies du regard de ceux qui à part médire ne savent rien de leur intimité et des raisons pour lesquelles elles aiment avoir cette allure qui cultive leur part de masculin et fait grincer les grincheux. Il y a des conquérantes, des guerrières, qui ont chacune un combat à mener. Surtout!

 

Photo: Kriss Photography

 

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

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Publié le 12 Mars 2017

Photo: @clai.rence

Photo: @clai.rence

C'était un dimanche matin. Un peu de pluie avait arrosé les rues de la ville mais l'air était doux comme au printemps. A cette heure l'endroit n'était pas très agité, on entendait un air de jazz au fond du bar, quelque chose de lent et suave. Le serveur avait à peine prête attention à elle, se contentant d'apporter le thé noir qu'elle avait commandé et de laisser la note, coincée sous un cendrier.

Sur son Moleskine elle avait gribouillé deux trois choses que l'atmosphère lui inspirait, une perspective, comme un chemin vers l'horizon, une bouche pulpeuse qui souriait, une silhouette sans visage, à la tête ronde... Elle esquissa un sourire, passa une main derrière son oreille, caressant les cheveux encore ras, ébouriffa vainement le dessus, encore trop dru, trop court pour être décoiffé, caressa la nuque rasée... Tant de choses avaient changé.

Elle se mit à écrire, d'une belle écriture ronde et légère.

"Ce jour là, ma vie a changé..." sans s'arrêter, sa plume courrait sur le papier, la délivrant de son histoire. Elle racontait sans le nommer, comment "il" l'avait enfermée dans sa propre vie, comment sa "gueule d'amour" l'avait trompée, comment "il" l'avait manipulée, bafouée et toutes ces rivières de larmes qu'elle avait versées... Jusqu'à ce mot: Adieu!

Elle est partie, brûlant tout derrière elle, ne laissant aucune trace. Elle s'est installée loin, dans une nouvelle vie. Dans cet élan, pleine de courage, elle a coupé ses cheveux, pas juste un peu, pas pour se plaire, non. C'est comme si en se dépouillant de sa chevelure elle renaissait, nouvelle, plus forte, enfin vivante. Sa tête fraîchement tondue lui est apparue familière, comme lorsqu'on retrouve une amie adorée et perdue de vue depuis trop longtemps. Son coeur cognait fort, elle était exaltée, excitée par cette peur au fur et à mesure qu'on la rasait. Elle souriait, les yeux bordés de larmes tout en se sentant infiniment légère, libre de tout. Elle s'est plu.

Depuis elle garde ses cheveux très courts, caressant volontiers sa tête comme l'enfant se rassure en serrant son doudou et à chaque fois se régénère, retrouvant un peu de cette exaltation du premier jour de sa nouvelle vie.

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Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Nouvelles et petites histoires

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Publié le 11 Mars 2017

Photo: Marie C.

Photo: Marie C.

C'est une addiction. Comme une drogue qui permet de vous évader, comme l'alcool : ça ne résout pas les problèmes, mais le lait et l'eau non plus. Ce poids qui vous oppresse depuis des jours, et qui, là, tout de suite, disparaît comme il est arrivé. Cette sensation de délivrance.... La question n'est pas '' comment '', mais '' pourquoi ''. Pourquoi ce comportement répétitif mensuel ? D'où vient cette volonté , ce désir de recommencer ? C'est métaphorique. Comme s'enlever une épine du pied, en quelque sorte. La douleur est atténuée de manière considérable : imaginer vos problèmes incarnés à travers vos cheveux. Les couper fréquemment revient ainsi à diminuer vos incertitudes, vos contrariétés et autres tracas. C'est purement psychologique. Mais c'est une raison parmi d'autres. Les femmes aux cheveux courts, leur essence, ce qu'elles dégagent : il y a quelque chose d'assez indescriptible. Un genre de self-control qu'on leur envie, une allure. Un caractère affirmé, qui leur permet de s'assumer telles qu'elles sont. Alors, on franchit le cap. On va le faire. On va couper. On veut profiter de cette assurance, de cette carrure. Le rendez-vous est dans deux semaines. 14 jours. 336 heures. Plus de 20 000 minutes. C'est loin. C'est long. Mais ça vaut la peine d'attendre.

On rentre. On patiente. Un peu. La conversation s'engage sur des banalités. Les cours, le temps, l'actualité. Les cheveux prennent un bain, et se font délicatement masser. On enfile la blouse, ample, sombre et soyeuse. Le moment tant désiré arrive. Le siège pivote : on se retrouve face à la glace. Les longues mèches humides retombent sur le front. La tête haute, l'air fier prêt à subir l'assaut des instruments. Les ciseaux coupent pour raccourcir, mais pas trop. Gardons un mouvement, une légère longueur surplombant le front. Le cliquetis des lames s'estompe. Elles s'en vont reposer sur la table en silence. L'amas de cheveux au sol est dispersé d'un rapide coup de balai. Enfin. L'enclenchement du sabot. Le vrombissement de la tondeuse. Le mouvement vertical, du bas vers le haut, s'arrêtant au sommet du crâne, cette délicate caresse sur la peau. La voici presque nue. Un dégradé de couleur sombre, sophistiqué et esthétique. Puis plus rien. Seulement une sensation agréable, jouissive et épurée. On la savoure, fermant les yeux. Il faut la conserver précieusement, mémoriser chaque perception, chaque ressenti. Plaisir éphémère déjà envolé. On ressort, une nuque immaculée. L'air du soir effleurant le visage, jouant dans les mèches rebelles. C'est une délivrance. Un renouveau succinct, voué à s'atténuer rapidement. Ils repousseront. Les problèmes feront leur réapparition. Ils reviendront, et, fidèles à eux-mêmes, envahiront de nouveau cette tête, dispensant un sourire à la nuit.

Marie C.

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Publié dans #Chronique de Marie

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Publié le 10 Mars 2017

Photo: Txema Yeste

Photo: Txema Yeste

Elle a de la colère qui couve dans sa tête, sur son coeur. Une exaspération qui n'était d'abord qu'un agacement... mais les choses ont dégénérées. Comme si elle faisait offense à ceux qui la regardent... Elle n'imaginait pas s'engager dans un bras de fer le jour où, plutôt fière d'elle, elle a cédé à son envie et d'un seul coup ratiboisé sa chevelure. Quelle sensation! Quel extraordinaire sentiment de liberté, quelle satisfaction d'avoir eu ce courage... Elle s'en amuse encore aujourd'hui quand elle y pense.

Elle savait bien que les autres seraient surpris, qu'il y aurait des interrogations, des soupirs mais aussi de l'enthousiasme et des félicitations... Et puis tout cela passerait, on s'habituerait.

Mais il y a eu autre chose... une sorte de pression, faite de regards sombres, de mots cruels, de phrases intolérables venant de gens inconnus. Les sempiternelles questions: "T'es une fille ou un garçon?" " T'es jolie, pourquoi tu laisses pas pousser tes cheveux?", les fausses méprises de celles et ceux qui sournoisement vous appellent monsieur quand même un nouveau né ne se tromperait pas... Comme si "la foule" vous reprochait un intolérable écart de conduite.

Elle a tenu bon, résisté aux premières vagues d'assaut, s'amusant même de tant de stupidité. Pourtant elle a failli se décourager, jeter l'éponge. Quelques mois durant, elle a renoncé à ses rendez vous chez le coiffeur et puis comme un sursaut de conscience, elle y est retourné, plus déterminée qu'avant, plus radicale aussi et la colère s'est mise à couver. Comment ce monde peut-il être aussi con? De quel droit pourrait-on lui imposer d'être celle qu'elle n'est pas, pourquoi faudrait-il qu'elle contente les regards des hommes, en étant "appétissante" à leurs yeux. Cela n'a jamais été dans sa nature et sa vraie nature est trop large, trop longue, trop haute pour entrer dans ces petits moules, tous identiques. Alors les cheveux courts, ce n'est pas de la résistance. Non c'est juste elle même. Et aujourd'hui, chaque fois qu'elle va les faire couper, elle a le sentiment de faire aussi un pied de nez à ce monde stupide...

 

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Rédigé par jeaneg

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Publié le 8 Mars 2017

Photo: Blind Barber

Photo: Blind Barber

Il y a des filles qui aiment la coiffure, mais qui ont horreur des chignons... 

Il y a des filles qui adorent s'habiller avec des vêtements masculins...

Il y a des filles qui n'aiment pas qu'on les prennent pour des filles et d'autres qui s'en fichent...

Il y a des filles qui n'aiment pas qu'on les prennent pour des garçons, même si elles aiment les vêtements masculins et les coupes bien rasées...

Il n'y a rien de compliqué à tout cela. C'est juste le courage d'être soi même...

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Publié dans #Humeurs

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