Publié le 19 Avril 2015

Un portrait: Chloé

La spontanéité me réjouit toujours, surtout lorsqu'elle répond à ma curiosité. Depuis le temps que court ce blog, j'aime bien regarder le profil des personnes qui le visitent. Et parfois je découvre de belles photos qui pourraient tellement bien trouver leur place dans ces pages.

Et lorsque le dialogue s'installe, cela me plait toujours de voir et de lire les mots qui racontent l'évolution d'un style ou d'un état d'esprit.

A 15 ans, le petit "tomboy" qu'est Chloé a décidé qu'il était temps de se révéler, à elle même et aux autres. Couper ses cheveux longs, c'est émerger d'une foule dans laquelle elle ne s'épanouie pas. Ça tombe bien, maman est coiffeuse et la métamorphose se fait en douceur. Néanmoins c'est une explosion de confiance qui lui donne le courage de révéler sa vraie nature.

Un portrait: Chloé

Pourtant, 4 ans plus tard, Chloé mesure une certaine évolution. Son caractère de "garçon manqué" c'est adoucit, un besoin de féminité qui ne lui fait pas renoncer aux cheveux courts bien sûr mais lui fait aimer un peu plus de sophistication.

Elle étudie la photographie à Paris et même si elle travaille à côté pour payer les factures, le coiffeur reste un budget non négligeable pour une jeune femme aux cheveux courts. Finies les coupes de maman loin de la Bretagne natale, alors la priorité est au style.

Et la bouille de petit garçon s'estompe, même si elle reste androgyne, c'est une jeune femme qui cultive son genre. Le caractère affirmé, les envies divergentes et la féminité qui trouve sa place...

Un portrait: Chloé

Et en découvrant Chloé, cette jolie femme aux cheveux courts, déterminée à poser son oeil critique sur la société, j'ai hâte de voir, un jour, le résultat de son travail de photojournaliste...

Photo: Chloé Pochon

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Quartier Libre, #Portrait

Repost 0

Publié le 17 Avril 2015

Tu aimes ça? Non, j'adore!

Comme disait ma tante Adèle : "Il n'y a pas de fumée sans feu"

Et quand j'y pense, je me dis que la tantine était toute pleine de bon sens et que pour elle, s'il y avait un effet cela voulait dire qu'il y avait forcément une cause...

Prenons l'effet "cheveux courts". La cause est le plus fréquemment que la personne aime ça. Avouons le, c'est tout de même rare de croiser des femmes aux cheveux courts qui sont contraintes de le faire.

Mais parmi ces femmes aux cheveux courts j'en connais certaines qui seraient presque plus acharnées que moi-même et qui, si elles le pouvaient, iraient chez leur coiffeur chaque semaine, voir plus, pour avoir le tour d'oreille et la nuque toujours bien nets et dégagés. Si, j'en connais!

Et donc forcément, devant ce constat, je me dis que cette fumée là provient du même feu que celui qui me fait moi aimer les cheveux courts, la même sensualité, la même volupté, le même plaisir tactile et sensoriel et... stoooop! Aucun fétichisme là dedans.

Non, la vérité est ailleurs. C'est avant tout une histoire d'image, une façon de faire coller au mieux son intérieur avec son extérieur. C'est aussi une question de plaisir, mais façon stimuli, quand on sent la brise caresser son cou, quand une main vous fait frissonner en passant sur la nuque fraîchement rasée. Et même si des fois tous ces petits signaux ne sont pas réellement perçus, c'est tout de même ça qui fait aimer avoir les cheveux courts... Enfin pour celles qui les ont très courts.

Et du coup, je me dis que ces femmes là, à l'allure parfois un peu "masculine", ont cette sensualité et savent faire preuve d'une volupté toute féminine...

Photo: Ramon Felix

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost 0

Publié le 16 Avril 2015

Révélation

Ce jour là il y a de l'électricité dans l'air. Dans le studio, les nerfs sont à fleur de peau et cela se traduit par des éclats de voix, des rires nerveux, entrecoupés de silences dramatiques.

Puis arrive le moment fatidique où le coiffeur saisit les cheveux noués sur la nuque et tranche de quelques coups de ciseaux, des années de cheveux longs.

Révélation

Il y a de l'émotion, bien sûr... La jeune femme garde le visage dans ses mains. A quoi pense-t-elle? A ce coup de poker, ce quitte-ou-double qui fera exploser sa carrière ou la ruinera pour des années? A ces années d'efforts pour avoir les cheveux aussi longs, qui viennent d'être effacées d'un coup de ciseaux?

Pas de regrets, ce n'est rien, ce ne sont que des cheveux, rien d'autre... il faut relever la tête, faire face à ce nouveau visage...

Révélation

Durant de longs instants les ciseaux vont claquer tout autour de sa jolie tête qui se dessine petit à petit. Autant de temps passé sur sa nuque lui laisse présager qu'elle sera courte, sûrement plus qu'elle ne l'a jamais été auparavant, mais elle a confiance, parce que tous autour d'elle sont des professionnels de qualité.

La tension est retombée, le sourire revenu, le pari semble gagné...

RévélationRévélation

On est à la veille des 90's et si Linda a déjà connu quelques succès dans la mode depuis 3 ou 4 ans, c'est maintenant que sa carrière explose.

oooOOOooo

 

Tout le monde n'est pas topmodel, pourtant souvent les choses se passent comme ça... Même s'il n'y a pas  à chaque fois un photographe de renom pour immortaliser l'événement et que les choses se font un peu plus dans l'anonymat.

Mais carrière ou pas, souvent les bénéfices tirés d'un peu d'audace bouleversent le quotidien... 

 

Photos: Peter Lindbergh

Photos: Peter Lindbergh

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost 0

Publié le 15 Avril 2015

Beau gosse et jolie fille

A quoi ça tient des fois...

Il y a tant de subjectivité dans les critères que nous accordons pour qualifier le beau et le moins beau, qu'une même personne peut sembler très attractive pour l'un et absolument repoussante pour l'autre. Mais est-ce que l'on peut vraiment se fier à ces critères, qui souvent sont forgés par notre éducation, notre environnement et la société dans laquelle on a grandit.

Ainsi, toutes celles et tout ceux qui ont été élevé(e)s dans le culte d'une image féminine, maternelle ou hypersexualisée, comme la plupart de mes congénères, considèreront en tout premier lieu que les cheveux courts sont LE critère premier et qu'il est rédhibitoire.

Quelle folie! Toutes ces barrières, tous ces obstacles entassés dans les esprits et qui empêchent simplement de laisser son coeur aller à la contemplation ou à l'admiration. Ainsi, l'homme hétéro s'interdira même le regard qu'il pourrait porter sur un homme alors qu'au fond de lui même il pourrait le trouver beau, tout comme un seul coup d'oeil sur une femme aux cheveux "trop" courts sera instantanément répulsif.

Parce que trop souvent on laisse son esprit confondre ou associer, attractivité et désir, parce que peut être il y a toujours dans les cerveaux primaires une condition sexuelle à l'attirance...?

Moi personnellement j'aime les gens beaux et par chance je ne suis entouré que de gens beaux. Je crois que cela me rend heureux. Bien sûr, selon mes critères à moi...

Photo: Amanda Crew

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost 0

Publié le 14 Avril 2015

Une coupe de fille

Faut avouer qu'il y a des mots ou des expressions qui ne veulent plus dire grand chose de nos jours. Enfin, tout est question de point de vue, comme toujours.

Mais à considérer les cheveux courts par exemple, ça me paraît un peu surréaliste de désigner telle ou telle autre comme une coupe "masculine" ou "féminine". Mon opinion serait plutôt que la personnalité, le style, déterminent l'adjectif de genre, si tant est qu'on ait besoin d'en utiliser un...

Prenons la boule à zéro de Natalie Portman, il y a quelques années. Cela ne l'a pas le moins du monde rendue masculine et cette coupe, portée par elle, ne pouvait pas être qualifiée de "masculine", cela ne venait pas à l'esprit, tout simplement.

Aujourd'hui, quand on aime avoir les cheveux courts, on peut s'affranchir plus facilement de certaines règles.

Alors bon, oui, d'accord, on peut toujours admettre que certains détails pourraient avoir tendance à rappeler un genre plus qu'un autre, comme... je ne sais pas moi... Bon ben non, je ne vois pas! ( Et non, je ne suis pas de mauvaise foi... enfin pas plus que d'habitude...)

Une fois encore, il faut s'en convaincre, ce n'est pas la coupe de cheveux qui détermine le masculin du féminin. Juste le caractère et la dose que l'on veut bien mettre de l'un ou l'autre de ces ingrédients dans son style.

Photo: Lena Kravtsova

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost 0

Publié le 12 Avril 2015

Pousse, pousse et repousse

C'est un peu une aventure moderne, un défi. Ça commence parfois par un rendez vous manqué, et le temps qui s'écoule, inexorablement. Les cheveux courts depuis longtemps, on a l'habitude d'aller chez le coiffeur régulièrement, et puis un concours de circonstances, une conjonction d'événements font parfois qu'au bout de deux ou trois mois, semaines après semaines... pas moyen d'aller se faire couper les cheveux. Alors, pourquoi ne pas les laisser pousser, un peu?

Courage et abnégation! On se coiffe différemment, on essaie des trucs, on lisse, on gel, on brush et on jure tout autour de soi que bientôt c'en sera finit de la garçonne androgyne...

Jusqu'au jour où le naturel reprend le dessus. Tout est maîtrisé, sous contrôle. Aux mêmes à qui l'on a juré qu'ils pousseraient jusqu'aux épaules "au moins", on affirme que c'est déjà bien suffisant comme ça et que finalement on se préfère avec les cheveux courts. Et à partir de là, la promesse d'un rendez vous chez le coiffeur suffit à redonner un enthousiasme qu'on avait peut être pas eu depuis des mois...

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost 0

Publié le 11 Avril 2015

Cagliari

Il ne l'écoute pas... Le soleil se couche sur le sud de la Sardaigne et elle raconte ce qu'elle sait de cette ville. Le dôme de l'auditorium, tout proche, le clocher de Ste Eulalie au fond vers le port... Mais il n'écoute rien parce que la seule architecture qui le passionne à ce moment là c'est celle de son corps fin et souple, la silhouette qu'elle dessine sur l'azur qui pâli, ses gestes, son profil, ses cheveux, son long cou...

Il allume une cigarette et dans cette atmosphère sans un souffle, le parfum du tabac blond donne une saveur particulière à ses pensées. Elle lui tourne le dos à présent, les deux mains sur la balustrade et son débardeur de coton noir dessine ses épaules dorées d'où s'élève ce cou qu'il admire tant, à la fois robuste et fin, solide et délicat. La nuque y est fraîchement rasée, comme le contour des oreilles et la chevelure sombre qui retombe dessus brille aux reflets du couchant, sculptant une petite tête juvénile.

Comme il s'approche, elle penche un peu la tête sur le côté et offre sa gorge au baiser qu'elle devine. Il lui tend la cigarette, la pose sur ses lèvres et embrasse sa nuque, provoquant une tension qui cambre le corps tout entier. Une main glisse sous le coton et caresse le ventre dur, l'autre empoigne doucement les cheveux plus longs et courbe le cou. Elle soupir, les yeux clos et frissonne dans l'air tiède de Cagliari...

Photo: Ariana London - Instagram

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Tendresses, #Divers & variés

Repost 0

Publié le 10 Avril 2015

La nuit je mens

On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour j'ai fait le mort
T'étais pas née

À la station balnéaire
Tu t'es pas fait prier
J'étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d'eau

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

J'ai fait la saison
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T'accaparer seulement t'accaparer
D'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose

Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
...

Texte: Alain Bashung

Photo: Interview Magazine

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Divers & variés

Repost 0

Publié le 9 Avril 2015

Ah les boules!

Bon, c'est pas un scoop! Les tendances c'est fait pour aller et venir, à un rythme presque aussi régulier que les saisons, mais avec plusieurs années d'écart... peut être.

Et la tendance du moment, cela semble être à nouveau les boules. Enfin ce style de coupe que les anglo-saxons appellent bowlcut et que certains stylistes ont baptisés coupe boule dans les années 90. Oui parce que coupe "au bol" ça faisait un peu trop cul-terreux sans doute à cette époque.

Mais aujourd'hui, cette coupe au bol dans sa version la plus médiévale, c'est juste une évolution naturelle puisque depuis des mois, voir des années le style undercut qui consiste à relever ses cheveux sur le sommet, tondre les côtés et la nuque puis laisser retomber les cheveux longs du sommet, avec plus ou moins de bonheur, n'impressionne plus personne.

Enfin, c'est surtout la minutie que l'on apporte à la frange qui fait le bol. Et cette frange, c'est chic, c'est juvénile, c'est androgyne, enfin c'est sans genre quoi. Voilà!

Du coup, depuis 1412 et encore en 2015, il y aura toujours des coupes au bol.... et c'est pas finit.

Photo: Ruby Rose - Instagram

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Humeurs

Repost 0

Publié le 8 Avril 2015

Vafanculo! ...        Merci, toi aussi!

Il y a longtemps que, pour ma sauvegarde, j'ai pris la précaution de ne jamais monter en voiture avec Laora. Non pas que la transalpine conduise mal, mais disons qu'elle a tendance à considérer que la conduite "à la romaine" est la manière la plus efficace pour aller en voiture d'un point A à un point B...

Ce faisant, je me prive d'un spectacle toujours haut en couleur, bien que la leçon de vocabulaire soit assez lacunaire. Malicieusement d'ailleurs la belle italienne a longtemps voulu nous faire croire à Frida et moi que " Vafanculo" était une façon un peu populaire de dire à son voisin qu'il avait une belle voiture, lui aussi...

Moi "- Tu sais chevreau, je ne suis pas dupe hein! En fait ça veut dire :" Va te faire enculer!"

Laora - Ma, c'est pas oune méchanceté, jouste oune façon dé parler.

Moi - En même temps, peut être que certain(e)s ne s'en trouvent pas fâché(e)s...

Laora - Voilà! C'est jouste oune proposition pour essayer autre chose... " Dit-elle en pouffant de rire.

Moi "- C'est malin!

Laora - Quoi? Moi j'aime bien...

Voir les commentaires

Rédigé par jeaneg

Publié dans #Ma Psy et Moi

Repost 0